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La condition inhumaine

 

A chaque instant, dans tous les pays, sous tous les climats, l'homme métronome vacille de la servitude volontaire à l'esclavage subi, obligatoire. Broyé par un travail souvent non désiré, il trime pour s'insérer dans une société déshumanisée qu'il s'est lui-même façonnée. Quel que soit le niveau où il se situe dans l'échelle des activités humaines organisées, coordonnées en vue de produire ce qui est sensé lui être vitale voir utile, il se flagelle le plus souvent en vain pour le superficiel. L'être humain n'est plus reconnu en tant que tel, il est devenu une matière première malléable et corvéable à merci, une variable d'ajustement économique qui passera dans une comptabilité prévue à cet effet, de la colonne crédit à la colonne débit suivant son taux de rendement et de profitabilité.

 Chaque zone de production est composée de la sorte, une petite minorité exploitant une grande majorité pensant qu'elle n'a pas d'autre choix que d'accepter et d'endurer d'où, l'incompréhensible toute-puissance des opprimants sur les opprimés dont la finalité de l'activité se résulte à servir et enrichir leurs oppresseurs. Dans cet organigramme infernal, les dirigeants ont très bien compris qu'il fallait hiérarchiser les fonctions par l'attribution de pouvoirs fictifs à des subalternes qui, se croyant soudain investis d'une mission d'après leurs mérites, viendront écraser et presser leurs congénères transformant de fait, le travail de qualité assumé en tache bâclée et déresponsabilisée au nom du sacrosaint rendement financier. La productivité à marche forcée abolit la réflexion et tue la créativité.

 L'ensemble des travailleurs, surtout agricoles et industriels subit aujourd'hui un burn-out incroyable. Le nombre des dépressions et suicides est en pleine expansion, qui s'en chagrine ? Certainement pas les leaders responsables de ce capitalisme sauvage ni les médias, censés informer et prévenir les maux de la société, qui leur appartiennent. Sur les lieux de travail, on ne parle plus d'accomplissement, d'élaboration, d'évolution mais de corvée, devoir, effort. Un mot magique, devant lequel tout le monde se prosterne pour englober tout cela : " Business ". Avez vous remarquez comment l'usage de la langue anglaise dans le monde du travail balaie par sa simplicité d'expression et ses raccourcis grammaticaux tout sentiment d'humanité ? Attention, leur dialectique a changé la vision du monde. Ils interdisent le débat d'idée et imposent leur morale. Ce sont les bien-pensants qui ne dérapent jamais et pour cause, ils sont la glace.

 Des changements radicaux présentés comme des évolutions par la caste dirigeante, tel que la robotisation, l'informatisation, la délocalisation, afin d'accumuler des profits non redistribués, imposent la précarisation, la flexibilité, la polyvalence qui engendrent à leurs tours, les emplois précaires, le chômage, la pauvreté. Encore une fois, qui s'en émeut ? Pas les possédants, car habitués aux privilèges, l’égalité leur semble une frustration. Dans cet accouchement aux forceps, deux catégories sont mises au monde du travail. Premièrement les exploités sous-payés, pressés comme des citrons et vivant dans l'angoisse permanente de perdre les chaines qui font d'eux des esclaves. La seconde, celle des chômeurs sans cesse en expansion de par leur nombre. Bien entendu, ces deux parties sont interchangeables et créées de toute pièce afin d'initier une compétition permanente entre actifs et passifs pour le plus grand bonheur des exploiteurs qui rêvent de restaurer la société des seigneurs et du servage. Leur programme est simple, une main-d'œuvre amovible, jetable et remplaçable payée avec des cacahouètes et disponible 24H sur 24.

 Revenons à cette catégorie médiane très minoritaire qui, s'en sans rendre compte, alimente, entretien et permet la stabilité de ce système pervers. Les chefs, sous-chefs et autres parasites mettant leur médiocrité au service de cette basse besogne et prospérant dans l'ombre des premiers. Je parle bien entendu de ceux qui ont fait allégeance à ce système en toute connaissance de cause et dont les effets pervers sont pour eux source de jouissance de leur insignifiant et illusoire petit pouvoir. Ceux qui vendraient père et mère pour les miettes d'un salaire supérieur, un titre ronflant ou de basses flatteries. Ceux qui croient que nous sommes plus déterminés par ce que l'on possède que par ce que nous sommes réellement, le fruit de nos actions. Ceux-là sont indispensables à l'équilibre de cet enfer, le mal nécessaire, la métastase de la pathologie, les piliers du bagne des travailleurs et par leurs néfastes actions, la passerelle alimentant les richesses des pharaons régnant sur la pyramide.

Quel bilan tirer de cette situation si ce n'est que l'homme ne s'épanouit presque plus dans son travail, que ce mode de vie imposé et basé sur la possession de biens matériels manufacturés sclérose sa créativité, tue sa spontanéité. Charlie Chaplin avait déjà singé le modèle et Orwell nous avait prévenus de ses excès. Nous avons le droit et le devoir de poursuivre et de punir le travail homicide, le travail qui abrège la vie de l'homme, qui estropie l'enfant, le travail qui déforme la femme, qui fait dégénérer l'espèce et déchoir les nations. Dans ce cas nous luttons pour la liberté, nous combattons le crime qui l'abroge, l'attentat à l'humanité qui se propage.

"Il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir." Albert Camus

"L'esclave n'a d'autre refuge contre les caprices sans loi d'un maître, contre son pouvoir sans limites, contre sa cruauté sans répression, que la révolte ou la vengeance. Un front courbé sous le joug ne couvera que de sombres pensées, un cœur ulcéré par les mauvais traitements ne palpitera que d'émotions haineuses, n'enfantera que de sinistres projets." L.A Martin


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24 réactions à cet article    


  • oncle archibald 5 février 2018 11:44

    Gabriel allez vous suicider et qu’on n’en parle plus. Ni la société Française ni le monde ne ressemblent à ce que vous décrivez. Il y a des gens heureux au travail, beaucoup plus que les aigris comme vous veulent nous faire croire. Et puis, globalement, dans le monde il y a de plus en plus de gens qui vivent mieux aujourd’hui qu’hier et c’est tout à fait dommage de ne pas le voir.

    En France la plupart des cadres aiment leur boulot et le font bien, la grande peur des exécutants qui ont des taches répétitives est de se trouver demain remplacés par un robot. Pour les autres, ceux qui exécutent de leurs mains mais doivent avoir acquis une compétence et réfléchir avant d’agir aucun problème, ils sont plus recherchés que les cadres dont il y a maintenant pléthore sur le marché de l’emploi.

    Je ne supporte pas dans votre baratin l’idée que le travail soit bâclé, il ne l’est pas parce que le produit « bâclé » serait invendable. La recherche d’une meilleure productivité n’abolit pas la réflexion, bien au contraire elle la rend incontournable, elle ne tue pas la créativité elle la suscite.

    Le problème majeur à mes yeux est comment ferons nous demain pour occuper ceux qui hier encore travaillaient à des taches peu intéressantes et répétitives puisque ces postes de travail auront disparus. Benoit Hamon était semble-t-il le seul des candidats à la présidentielle a bien sentir que le problème était là et à proposer une piste pour la recherche de solutions qui ne pourront pas être trouvées dans l’urgence. Gouverner c’est prévoir et ça fait bien cinquante ans que nos dirigeants ne prévoient rien !


    • Gabriel Gabriel 5 février 2018 13:27

      @oncle archibald

      Vous avez raison cher oncle, le monde du travail va de mieux en mieux. On crois rêver d’entendre ce genre de connerie ou plutôt non, excusez moi, mettons cela sur de l’ignorance ou de l’aveuglement. De plus en plus de chômeurs, de travailleurs sous payés, de stress, de Burn-out, de suicide mais cela ne semble pas trop vous émouvoir car, sans doute êtes vous dans la catégorie des gens pour qui tout va bien et qui ne comprennent pas pourquoi il n’en vas pas de même pour les autres... Et bien non cher oncle, tout cela est factuel et vérifiable chaque jour et empire avec le temps. Mais bon, désolé d’écrire ce qui dérange plutôt que ce qui arrange. Vos commentaires sont à chaque fois plus polémiques et virulents, les nerfs peut-être ? Un conseil arrêtez de vous faire du mal et cessez de me lire.
      PS : Non je ne vais pas me suicider. 

    • oncle archibald 5 février 2018 14:09

      @Gabriel : j’ai trois enfants qui sont maintenant quadra. L’un est prof dans un CFA, l’autre ingénieur roboticien et il travaille pour l’industrie automobile, et ma fille est ergothérapeute, elle travaille dans une maison de retraite. 


      Bien sûr ils ne trouvent pas que tout est parfait, ils ont en tête beaucoup d’améliorations possibles, mais grosso modo ils ne trouvent pas non plus que la vie soit invivable, ils élèvent leurs enfants, prennent des vacances en famille ..... 

      Et ça ne sont pas les seuls ! Avez vous pris une autoroute qui va vers la mer l’été ou vers la neige l’hiver ? Croyez vous qu’il n’y ait que des « nantis » qui se dirigent vers ces zones de loisirs ? Moi je n’ai jamais pu leur offrir ce qu’ils offrent à leurs enfants.

      Prenez conscience qu’il est absolument démontré que sur l’ensemble de la planète un pourcentage beaucoup plus élevé d’etres humains vivent mieux qu’il y a un siècle, ont accès à la nourriture et à l’éducation, qu’il y a, toujours en pourcentage de la population beaucoup moins d’homicides, beaucoup moins de morts par faits de guerre, etc etc ...

      Marre des mecs comme vous qui ne voient que ce qui va mal et se lamentent sur le refrain « c’était mieux avant ». C’est faux ! Je crains que vous ne voyez qu’une chose : les très riches sont eux aussi de plus en plus riches, et ca vous tord l’estomac. Moi je me contente de souhaiter une réforme fiscale qui permettrait d’augmenter leur contribution au « pot commun » qui va servir, de plus en plus, à aider ceux qui sont dans la mouise par ce qu’ils sont insuffisamment qualifiés pour trouver ou garder un emploi.

    • Gollum Gollum 5 février 2018 14:38

      @oncle archibald

      Avez vous pris une autoroute qui va vers la mer l’été ou vers la neige l’hiver ? Croyez vous qu’il n’y ait que des « nantis » qui se dirigent vers ces zones de loisirs ? 

      Ben justement parlons-en. Je suis assez vieux pour pouvoir faire des comparaisons. Quand j’étais jeune on y allait à la mer. Et sur l’autoroute il y avait toutes sortes de voitures, des luxes et des pas luxes, genre dodoche, ce qui montrait une certaine hétérogénéité sociale… Bref, quasi tout le monde partait en vacances.

      Aujourd’hui sur les autoroutes vous n’avez plus de véhicules de bas de gamme, très peu… Tout le reste est de la grosse berline de ceux qui ont encore de l’argent. Les autres ne circulent plus.

      Alors certes si on compare au misérable XIXème siècle notre époque a ses avantages. Il n’en reste pas moins qu’une régression bien visible est à l’ordre du jour. Même les journaux économiques officiels admettent qu’il y a maintenant une hyper-classe de riches qui phagocytent la masse monétaire à leur seul profit.

      Et qu’il n’y a plus le phénomène de ruissellement du haut vers le bas censé faire que le bas progresse. Emmanuel Todd en parle quelque part..

      Bref, nous sommes en gros déséquilibre social par rapport à il y a quelques décennies.

    • oncle archibald 5 février 2018 14:50

      @Gollum : tout à fait d’accord sur le déséquilibre social, à mon avis facilement réparable par une modification en profondeur de la collecte de l’impôt. 


      Du temps de de Gaulle la tranche résiduelle de l’impôt sur le revenu était à 65% et si ceux qui avaient des revenus imposables dans cette tranche rouspetaient un peu pour la forme mais finalement étaient bien conscients qu’ils étaient les plus favorisés. 

      À ce jour on a beaucoup diminué l’impôt sur le revenu au profit de l’infâme CSG qui s’applique au même taux, a l’aveugle pourrais-le dire, quels que soient les revenus du contribuable. C’est carrément honteux et contraire à la « fraternité » exigée par notre constitution.

    • foufouille foufouille 5 février 2018 15:11

      @oncle archibald
      " j’ai trois enfants qui sont maintenant quadra. L’un est prof dans un CFA, l’autre ingénieur roboticien et il travaille pour l’industrie automobile, et ma fille est ergothérapeute, elle travaille dans une maison de retraite. 


      Bien sûr ils ne trouvent pas que tout est parfait, ils ont en tête beaucoup d’améliorations possibles, mais grosso modo ils ne trouvent pas non plus que la vie soit invivable, ils élèvent leurs enfants, prennent des vacances en famille ..... 

      Et ça ne sont pas les seuls !"

      c’est le syndrome du centre du monde, je ne pense pas que la caissière à temps partiel se paye des belles vacances.
       


    • oncle archibald 5 février 2018 15:45

      @foufouille : « c’est le syndrome du centre du monde » ... vous sortez ça d’où ? Font-ils partie des 5% qui possèdent tout et s’enrichissent en réduisant le reste du monde à l’esclavage comme le sous entend Gabriel ? Pas du tout. Ils ont bien bossé pour obtenir leurs qualifications, ils ne rechignent pas au boulot, et ne se trouvent pas malheureux. Il y en a des millions comme eux ! Même s’il y a toujours trop de laissés pour compte je m’insurge contre la présentation de la société qui est faite par Gabriel et un tas d’autres ici, dont vous.


    • Gabriel Gabriel 5 février 2018 16:07

      @oncle archibald
      Oubliez moi un peu voulez vous ?


    • foufouille foufouille 5 février 2018 16:08

      @oncle archibald
      ils font partie de ce qui reste de la classe moyenne mais qui manifestement rencontre peu de pauvres ou pas longtemps comme toi.

      je fais partie de la france d’en bas depuis vingt ans et je n’ai pas vu d’amélioration.
      des droits nous en avons aucun sans se battre avec beaucoup de mal.
      les crevures de bureaucrates sont de pire en pire, dernièrement j’ai du me battre pour exonérer une taxe d’habitation pour un garage situé à 800 km de chez moi. heureusement que j’ai un compte internet aux impôts, sinon je n’aurais pu prouver que la mise en recouvrement automatique était
      réelle.
      un membre de ma famille est emmerdé par un huissier véreux qui a utilisé un faux titre exécutoire pour saisir son compte puis sa retraite.
      etc

      même se soigner est devenu difficile.


    • gaijin gaijin 5 février 2018 16:47

      @oncle archibald
      «  j’ai trois enfants qui sont maintenant quadra. »

      oui quadra c’est la force de l’age dans 10 ans il y en aura un au chomage et un burn out ...........

      j’ai eut un père comme vous cadre sup partit de rien a 40 ans il s’extasiait devant tappie a la téloche qui promettait une france de winners .....a 50 ans frappé d’obsolescence il ne parvenait plus a trouver du taff ( sousdiplomé a son niveau et surqualifié aux niveaux inférieurs ) et commençait a se dire qu’il y avait un truc pourrit quelque part ........
      aujourd’hui a la retraite il a bien sur retrouvé ses chers discours de droite ......... smiley smiley
      ( salauds de pauvres ........)



    • Fanny 5 février 2018 22:36

      @oncle archibald

      « c’était mieux avant ». C’est faux !


      Hum, pas pour tout le monde.

      Ingénieur (aujourd’hui retraité) dans une boîte du CAC40 qui réussit très bien au plan mondial, j’ai eu la chance d’avoir un boulot intéressant sous une pression hiérarchique tout à fait supportable.

      Des collègues retraités ayant leurs enfants dans cette même entreprise me disent que les choses changent, et pas du tout dans le bon sens. La pression ne cesse d’augmenter et devient pénible à supporter. La vie d’un ingénieur devient dure : le stress, les heures passées devant sa boîte mail, y compris à la maison, les déplacements WE compris, la concurrence pour une promotion … Le plaisir au travail tend à s’effacer, à disparaître, ce qui d’ailleurs risque à terme de dégrader la performance de l’entreprise. Des esprits stressés ont moins d’idées originales. Je n’envie pas les jeunes qui m’ont succédé.

      Le bilan est certes positif ailleurs. Les salariés avec une bonne formation dans les filiales des pays de l’Est et au Maroc ont vu leurs salaires s’envoler. Normal.

      Mais pour les classes moyenne et moyenne supérieure en France, j’ai bien peur qu’on n’aille vers des temps plus durs, et cette dérive est déjà amorcée. Il n’y a pas lieu d’être très optimiste.


    • Gollum Gollum 7 février 2018 12:26

      @oncle archibald


      J’ai eu quelque peu la flemme de contrecarrer votre optimisme… Vous restez d’ailleurs toujours, de façon étrange, dans un cadre strictement national. Alors que la grande nouveauté de nos derniers temps est la main mise de la ploutocratie financière sur le monde politique comme médiatique..

      Ce qui change quelque peu la donne.

      Ci-joint l’analyse d’Aldous Huxley sur notre avenir, qu’il ne voit pas rose du tout :


    • Gollum Gollum 5 février 2018 12:49

      « Dans la glorification du ’travail’, dans les infatigables discours sur la ‘bénédiction du travail’, je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis ! épouvante ! Le « travailleur « , justement, est devenu dangereux ! Le monde fourmille d’‘individus dangereux’ ! Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum ! […] Êtes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? Si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ? « 

      Nietzsche, Aurore (les zones en gras le sont de par mon initiative)

      • Gabriel Gabriel 5 février 2018 13:30

        Bonjour Gollum et merci de ce rappel Nietzschéen.


      • Ruut Ruut 5 février 2018 13:08

        Pourtant NIKE a, rien qu’avec son nom, expliqué son concept de base.


        • Gabriel Gabriel 5 février 2018 13:35

          @Ruut
          Excellent ! Merci. Ces grandes firmes s’enrichissant grâce à la bêtise consommatrice et sur la misère d’autrui. En effet, comment expliquer l’achat d’une paire de chaussures ou d’un tee shirt à cinquante fois sa valeur alors qu’en début de chaîne l’enfant ou la femme qui les fabrique n’a même pas de quoi se chausser ou se vêtir....


        • oncle archibald 5 février 2018 15:03

          @Gabriel : vous pouvez facilement mettre un terme à cette situation en n’achetant plus rien qui ait été fabriqué en Asie. Qui peut contester que c’est l’acheteur qui choisit ce qu’il achète ?


        • scorpion scorpion 5 février 2018 16:16

          @oncle archibald

          Toi t’es tu genre à oublier que tu es né au bon endroit au bon moment... Un Monsieur plein de certitude quoi ! Peut-être que tu l’ouvrirais moins si tu étais né au Vietnam à bosser pour Nike à l’age de 10 ans Ducon ! 

        • oncle archibald 5 février 2018 16:57

          @scorpion : je suis hyper conscient que j’ai eu de la chance d’avoir les parents que j’ai eu, mes enfants sont persuadés d’avoir eu la même chance, et j’explique autant que je le peux à mes petits enfants la chance qu’ils ont d’avoir les parents qu’ils ont.

          C’est incontournable on a plus de chance de vivre convenablement si l’on est né en Europe plutôt qu’ailleurs, et en Europe en France plutôt qu’ailleurs et en France dans une famille correctement logée, disposant de revenus suffisants, avec des parents normalement instruits et ayant conscience de leur devoirs envers leurs enfants qu’ailleurs.

          Il n’en reste pas moins vrai que l’on peut voir ces chances là et les faire fructifier comme l’on peut ne pas les voir et braquer son regard sur celui qui a plus d’argent que vous, celui qui a des enfants qui font polytechnique, qui épousent un conjoint très riche, etc etc .... En bref on peut voir les choses de façon positive ou négative.

          C’est ce que je tentais d’expliquer à Gabriel, mais il ne veut pas discuter avec moi. Peut être à court d’arguments ou tout simplement persuadé qu’il sait tout et que je ne sais rien ; qu’il a nécessairement raison et que j’ai nécessairement tort ....


        • oncle archibald 5 février 2018 17:06

          @scorpion : « Peut-être que tu l’ouvrirais moins si tu étais né au Vietnam à bosser pour Nike à l’age de 10 ans Ducon ! »

          Sans doute que si j’étais né au Vietnam je ne serais pas sur Agoravox à essayer de discuter avec des gens qui me traitent de con, mais peut être aussi si j’étais vietnamien et si j’avais 10 ans serais-je ravi de travailler chez Nike ou ailleurs pour ramener un peu d’argent à mes parents qui en manquent tellement, ce qui parait vraiment étonnant dans un pays communiste, synonyme de paradis sur terre.

          Vous essayez de raisonner à ma place et à la place des Vietnamiens alors que vous ne le pouvez pas !


        • Ruut Ruut 6 février 2018 10:01

          @oncle archibald
          Sauf que ces produits ne sont pas disponibles. (en n’achetant plus rien qui ait été fabriqué en Asie.)

          Donne moi où je peut acheter un matériel informatique 100 % conçus et Fabriqué en France, OS inclus.

          Où je peux acheter du 100 % conçus en France et Fabriqué en France ?

          Car même dans tes jouets actuellement Made in France tu as une majorité des pièces Made in China ou Taïwan. (C’est en plus Légal en France ce mensonge)
          Donne les magasins et les sites.


        • Claudec Claudec 5 février 2018 17:13

          Comparer l’avoir des plus riches au dénuement des plus pauvres, comme le font les champions d’une lutte des classes ayant pourtant fait depuis toujours et partout la démonstration de sa vaine obstination, c’est omettre que la richesse des uns est constituée d’actifs dont les autres tirent leurs revenus, aussi faibles soient-ils. Ce sont ces avoirs – ce fameux Capital – qui financent les outils de l’économie, le progrès, l’emploi et la rémunération de tous ceux qui participent à l’accroissement de la richesse globale de la société, ne serait-ce que par leur consommation, aussi faible soit-elle. Ramener ce mécanisme à une comparaison de richesses individuelles n’a aucun sens, sauf à réduire la légitime aspiration au bien être des plus démunis, en soif d’un égalitarisme sommaire et sans issue conduisant à l’exacerbation d’un sentiment de frustration mortifère.

          Richesse et pauvreté sont des conditions relatives, et en cela l’essence même de toute inégalité – non limitativement d’ordre matériel d’ailleurs. La pauvreté existe par la richesse et réciproquement, instrumentalisée par les uns, combattue par les autres ; compensée dans une mesure toujours insatisfaisante, que ce soit par la charité, par la solidarité ou par la loi.

          Avec ou sans capital, la pauvreté est une fatalité liée à la structure incontournablement pyramidale de notre société et à notre démographie. Par le sort qui le fait naître dans une condition plutôt que dans une autre, chacun est, de sa naissance à sa mort, le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que lui, quelle que soit l’évolution de sa condition au cours de son existence.

          Ce qui n’est pas une fatalité par contre est la misère profonde dans une société d’abondance, et le nombre toujours croissant de ceux qui en souffrent, laissés pour compte du progrès.




          À population constante, un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l’écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de cette dernière, (augmentation de la pauvreté), alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l’effet inverse. De même, quand la pyramide sociale se développe en volume, du fait de l’augmentation de sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner son sommet de sa base, et pour effet l’accroissement de l’écart entre richesse et pauvreté. Ces deux observations révèlent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond une réduction de la pauvreté et inversement, sans modifier les inégalités autrement que dans leur importance. En d’autre termes, l’augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palice n’aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.

          Plutôt que de nous obstiner, à la manière de la mouche qui se heurte contre la vitre qu’elle ne voit pas, à la poursuite d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réduire par une population moindre – régulation des taux de natalité à l’échelle planétaire, par l’éducation notamment – et un choix entre plus de riches et moins de pauvres, ou moins de riches mais davantage de pauvres.

          • Gabriel Gabriel 5 février 2018 17:58

            @Claudec


            Je n’aurais pas mieux formalisé la situation. Cet article est fait pour parler de la détérioration des conditions de travail aussi bien morales, physiques que financières. Je n’ai jamais prêché l’égalité qui en soit est une absurdité tant que les différences naturelles existes mais je prêche pour l’équité. Aujourd’hui les fortunes captées par une minorité sont colossales et sans justificatif pendant que des femmes et des enfants travaillent comme des esclaves. Enfin pour terminer sur votre juste conclusion, tant que le problème de la surpopulation ne sera pas abordé sérieusement, toutes les dérives vont s’amplifier avec le lot de catastrophes. 

            J’en parle dans cet article dont je vous donne le lien ci-dessous.


            Merci de votre participation.

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