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Accueil du site > Tribune Libre > La conscience, pendant la vie après la mort, de Platon… au (...)

La conscience, pendant la vie après la mort, de Platon… au CNRS

 Des philosophes et d’éminents croyants, cherchent un sens à la conscience depuis plus de deux mille ans. Après les exégèses des intellectuels intéressés par les sources de la conscience, des médecins livrent leurs observations et des scientifiques osent une explication au détour de modèles mathématiques.

Le chemin qui conduit à l’explication de la conscience suit un dédale de réflexions philosophiques, religieuses ou scientifiques qui tentent de la caractériser. Partant de la même question, elles conduisent invariablement à des culs-de-sac intellectifs ; des réflexions impossibles à contredire ou à valider. Ignorant tout de cette « matière » intellectuelle insaisissable, les hommes poursuivent obstinément leur quête.

Les premières civilisations différenciaient le corps et l’âme pour prolonger la vie. Les égyptiens croyaient que le « souffle de vie » (l’âme), qu’ils situaient dans le cœur, se séparait du corps et pouvait y revenir. Les indouistes distinguent aussi l’âme du corps, capable d’aller-retours entre le « paradis » et les corps dans lesquels elle se réincarne.

Au fil des siècles toutes les sociétés humaines ont cherché à comprendre son origine et sa jonction avec le corps.

Sa connotation religieuse et son caractère évolué, imposent qu’on lui substitue « l’esprit » pour que les agnostiques et autres athées reconnaissent ainsi leur préférence. C’est aussi l’étape primitive de l’âme ou de la conscience, capable de s’enrichir de connaissances.

Les quelques exemples qui suivent donneront un aperçu de la perception qu’en avaient des esprits brillants, sans toutefois indiquer quand il apparaît en chacun de nous. Parler assurément d’esprit supposerait d’abord que l’on en connaisse l’origine. Au moment de la naissance ? Pendant le développement du fœtus ? Au moment de la rencontre du spermatozoïde avec l’ovule ? Au moment de la naissance de chacune de ces cellules …. ? Quand placer le « branchement » ou « l’allumage » de l’esprit de chacun ?

Nous ne savons pas non plus si l’esprit est une dotation limitée à certains hominidés, ni à quel moment dans l’évolution des espèces l’esprit s’est éveillé. Les bactéries qui seraient à l’origine de la vie sur terre, emportaient-elles déjà le « bagage » nécessaire ?…

Bien que l’esprit soit dépendant de la matière si l’on considère que sa réalité résulte de l’existence des êtres, la tentation est grande de lui trouver une autre source. Beaucoup s’y sont essayés. Quelques exemples permettent d’apprécier les hypothèses suscitées par cette curiosité « vivante », si tout ce qui est, est vivant. L’esprit (conscience) qui commande aux sens du corps humain, est-il le même que celui qui écoute et comprend des commentaires spirituels et encore le même qui conçoit des idées abstraites ?

Tentant d’y répondre,

Platon déjà définit l’âme comme une « réalité divine qui se réincarnerait dans d’autres corps ». Il pointe son immatérialité, avec un degré intrinsèque à l’homme pour l’animation du corps.

Aristote, comme les monistes qui croient que tout ce qui existe est lié, considère lui que « …l’âme est quelque chose d’uni intrinsèquement au corps ». Il la positionne donc et nous laisse en déduire qu’elle est issue de la matière humaine. Sans chaire, pas d’âme.

Virgile, poète romain plus prosaïque, décèle une caractéristique à « … l’âme (qui) aurait un sexe et qui en changerait souvent  ».

Ibn Sina (Avicenne) trouve deux intellects. L’Intellect Matériel (« l’esprit »), incapable d’abstraction et d’imagination en ce qu’il n’est que le réceptacle de la volonté divine et (rejoignant sur ce point Platon) « …capable de recevoir l’Illumination de l’Ange (*) » qui active la connaissance prenant ainsi une autre dimension, il devient l’Intellect Agent.

(*) L’Ange étant en contact avec le Plérôme (monde céleste parfait).

Ibn Rushd (Averroès) considère l’âme avec plusieurs compartiments. « L’Intellect Agent qui anime l’Intellect Possible » pouvant être séparé du corps, source des idées et du traitement des connaissances. Il parle d’un « … Intellect Commun pour tous ». L’Intellect Patient traitant lui les données sensorielles de l’individu.

Thomas d’Aquin, réfute la possibilité d’une connexion divine avec l’âme au motif que la volonté des hommes et leurs fautes seraient alors imputables à Dieu.

Les holistes développent une « Théorie selon laquelle l'homme est un tout indivisible qui ne peut être expliqué par ses différentes composantes (physique, physiologique, psychique) considérées séparément ».

Les explications et leurs objections jonchent les siècles et les sociétés humaines…

Plus récemment, les médecins, psychiatres et autres spécialistes se contentent eux, d’observations cliniques réalisées auprès de sujets approchant la mort ou revenant d’un « arrêt de vie ». Ils racontent l’état intellectuel des sujets ayant vécu ces moments. Leurs conclusions semblables conduisent à la survivance d’un état psychique après la mort, alimentant le point de vue de ceux qui supposent que la conscience existerait indépendamment du corps.

Ainsi, de nombreuses appréciations laissent entendre le caractère possible de l’extra-corporalité de l’esprit comme le propose l’ousiologie (science métaphysique) qui distingue l’existence concrète de celle abstraite.

Loin des considérations ésotériques religieuses ou médicales, des physiciens aujourd’hui plantent pourtant un décor de la même veine en ce qu’ils distinguent la conscience, du réel (matériel).

Après André Comte-Sponville qui affirmait en 1994 ; « la théorie de la relativité ne saurait annuler le présent, ni faire être ce qui n’est pas ou plus. Le présent seul est réel … L’instant, bien précisé, reste un absolu », l’intéressant Philippe Guillemant du CNRS (https://youtu.be/WjkA36qOQdU), nous apprend lui autre chose et aborde la conscience sous un angle inhabituel. Ignorant tout d’elle, elle serait cependant la source de tout.

Il avance que « … la matière est essentiellement composée de vide, que les modèles mathématiques nous disent qu’on n’a pas à faire à de la matière mais à des vibrations principalement et qu’en physique, personne n’a compris ce qu’était le temps. …. Ils ne savent pas à quoi sert le présent, certains pensent qu’il n’existe que parce qu’il est lié à la conscience. Dans le monde quantique, les objets n’existent pas dans le temps ni dans l’espace, le temps n’existe pas. Ainsi l’existence est ramenée à la conscience (la réalité) … dont personne ne sait ce que c’est ».

« … de nombreux et illustres physiciens prétendent que notre réalité est créée par la conscience émanation du cerveau, et Thibaud Damour de l’académie des sciences prétend que la mort est une illusion, la notion de réel est créée par l’esprit humain dont on ne connait pas l’origine. La conscience résultant de l’esprit humain, accumule des informations. Il n’existe pas de réalité en dehors de notre conscience qui fabrique l’espace et le temps. »

Le temps est passé vite en physique.

Pour hypothéquer ces théories scientifiques dont il est la racine pour beaucoup, Einstein avait envisagé « … comme parfaitement possible que la physique peut ne pas être fondée sur la notion de champ, c’est à dire sur des éléments continus. Mais alors il ne resterait de tout mon échafaudage, y-compris la théorie de la gravitation et aussi de la physique actuelle, pratiquement rien. »

Insensible à ces considérations, l’intelligence artificielle nous prépare la conscience artificielle. Saura-t-elle nous dire d’où elle vient ?


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18 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 9 novembre 10:04

    Dans le monde quantique, les objets n’existent pas dans le temps ni dans l’espace, le temps n’existe pas.

    ha ??


    • #Shawford #Shawford 9 novembre 10:34

      Bonjour, sympa la référence à Guillemant, mais sa pensée reste malheureusement obstinément oblitérée par les docteurs de la foi scientistes et mécanicistes.

      Tout en sachant que s’ils pullulent dans la sphère polidico-médiatico-idéologique comme ici même, ils sont au contraire tout autrement dans la sphère académique du monde de la physique : Rovelli, Damour, Klein, etc... aucun ne s’amuse à réfuter un Guillemant en bloc, car le quantique impose quoi qu’on on en dise qu’on s’émancipe de l’intangibilité de la flèche du temps et de la thermodynamique à sens unique.

      Reste que les physiciens (et donc Guillemant lui aussi) se circonscrivent eux mêmes un peu trop dans ce champ de la conscience, qui est pas définition le plus vaste qui soit, mais au simple titre d’expression ultime et plénipotentiaire de ce qu’est le « vivant ».

      Surtout en fait, à trop se focaliser sur la conscience du fait de la seule marche forcée des cybernéticiens qui oblitèrent de facto le distinguo corps/esprit pour tout mettre dans le pot du support numérique, on passe à côté de l’intercession indispensable du biologique.

      Là dessus la pensée la plus vivace, novatrice, synthétique tout autant que combative de notre temps est celle de penseurs comme Benasayag en particulier qui fait une démonstration et définition magistrale de ce qu’est le vivant, de sa singularité, à savoir quelque chose en perpétuel mouvement et interaction avec son environnement.

      Partant :

      1. la conscience est, mais n’est que le résultat synthétique à l’instant t de ce processus insaisissable par essence (car toujours dans l’entre deux)

      2. le corps comme l’esprit et donc la conscience participent de façon égale dans cette interaction avec l’environnement, et tout particulièrement avec ces mixtes qui sont cet entre-deux de constructions symboliques. Ces mixtes qui sont justement le fruit de cet échange entre le vivant et son environnement, dans lequel le vivant puise comme dans un réservoir sans pour autant pouvoir le circonscrire (langage, mathématiques, outils, technologies...).


      • gaijin gaijin 9 novembre 11:28

        " Insensible à ces considérations, l’intelligence artificielle nous prépare la conscience artificielle.

        "

        l’intelligence artificielle étant un mythe ......


        • Étirév 9 novembre 12:00

          PLATON (429-347) ET LA « CONSCIENCE »
          La misogynie engendre le remords, quand elle n’est pas assez mûre pour engendrer la folie.
          La lutte commencée par Socrate va continuer. Platon est son élève.
          Il s’agit de renverser la Divinité féminine et de lui substituer toutes sortes d’entités chimériques. C’est de cela que Platon va s’occuper.
          Dans son Cratyle, il donne une étymologie de Zeus, cherchant à lui donner les 2 sexes.
          L’étymologie sanscrite de Zeus est Dyaus (de div, briller, d’où dêvâ ; diva) qui veut dire ciel. Dyaus est devenu, en grec, Zeus.
          Quand on a masculinisé la Divinité, on y a ajouté « père » et on a fait Dyaus-pitar (ciel-père), devenu en latin Ju-piter.
          Primitivement, Zeus signifiait « la Mère », ou « celle par qui la vie est donnée aux êtres ». On a écarté cette signification pour ne plus accepter que celle de Ciel qui semble en éloigner « la Femme », alors que cela l’en rapproche, puisque partout l’homme jeune avait comparé la femme aux astres du ciel qui illuminent et rayonnent.
          Mais nous sommes arrivés à une époque de réaction masculine contre l’amour primitif et les idées qu’il avait fait naître ; la femme, maintenant, est regardée par l’homme orgueilleux de haut en bas, c’est-à-dire avec une vue qui descend, puisque c’est le rôle de la sexualité de faire descendre, chez l’homme, l’influx nerveux du pôle cérébral vers le pôle générateur. Vue de cette manière, la femme n’est plus, pour l’homme, qu’un sexe, il ne la considère plus que dans la partie inférieure du corps, cette partie que l’on avait symbolisée par un animal (le lion dans le sphinx).
          Il compare la Mère à la terre, elle devient tellurique ou chtonique ; il ne comprend plus son esprit, et ne pouvant plus s’élever jusqu’à lui, ou le croyant si haut qu’il le met maintenant dans un Ciel imaginaire.
          Cette forme nouvelle que l’on cherchait à donner à la religion causait partout des troubles profonds.
          La Femme est donc de moins en moins divines. « Les Déesses et les hommes sont un même sang », dit Pindare, s’acheminant vers la négation de la Divinité.
          Mais les noms des Déesses avaient été remplacés partout par le mot « immortelles » ou « éternelles », et ce qualificatif, dont on ne comprenait plus l’origine, achevait de compliquer la question.
          Cependant, si Platon rejette la Divinité féminine, il se déclare dieu lui-même et se fait appeler le « divin Platon ». Il se dit fils d’Apollon, et nourri par les abeilles du mont Hymette.
          Donc, il a une naissance miraculeuse, comme tous, les orgueilleux prétendus divins. Pour compléter sa divinité, il déclare qu’il vécut vierge.
          Mais aucun homme n’outrage impunément la femme ; le châtiment du crime de lèse sainteté féminine ne se fait jamais attendre. C’est que la conscience de l’homme est une éternelle justicière qui ne pardonne pas.
          Aussi, expliquons maintenant ce qu’est le principe même de la conscience.
          Malgré la séparation des sexes, le principe mâle et le principe femelle sont représentés dans tous les individus.
          L’homme a en lui une partie féminine : il est un peu femme ; la femme a en elle une partie masculine, elle est un peu homme.
          La conscience de l’homme, c’est la voix de cette partie féminine restée en lui, de cette sensibilité cérébrale encore un peu active.
          Chez la femme, la conscience est spontanée, primesautière parce que ses impulsions cérébrales ne sont pas troublées par la vie sexuelle. Chez l’homme, elle est lente, réfléchie, parce qu’elle fait l’objet d’une lutte entre deux impulsions différentes, l’impulsion rationnelle et l’impulsion sexuelle.
          Donc, la conscience de l’homme c’est la voix de la partie féminine qui est en lui ; elle parle comme parlerait une femme.
          Quand il veut obéir aux impulsions sexuelles, mutilant ainsi l’élément sensitif de son cerveau, la voix féminine le lui reproche, sa conscience crie, s’agite, le tourmente. Quand il commet un acte injuste, quand il torture la femme ou l’enfant, cette voix intérieure crie encore. Il cherche bien à la faire taire, quand son tourment devient trop violent, il s’étourdit, mais tous les moyens qu’il emploie sont impuissants, la voix est toujours là, sourde mais tenace. Il en souffre et, alors, impute à la femme, qui en est la personnification vivante, tous ses maux intimes.
          La femme est la conscience manifestée de l’homme.
          Comme elle, elle impose à l’homme des devoirs qui sont, la plupart, en opposition directe avec ses secrets désirs.
          Mais si la femme est souvent obligée de se taire, la conscience, elle, parle avec une telle autorité, que l’homme est bien forcé de s’apercevoir qu’elle est là, qui veille sur lui. Et, alors, prenant ses reproches pour ceux de la femme, (même quand elle ne les formule pas) c’est à elle qu’il répond, à elle qu’il s’en prend de son tourment intérieur.
          La femme pardonne souvent, la conscience jamais. Un poète a dit : « Jamais au criminel, son crime ne pardonne ! »

          Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent...


          • Saint Rata de l'himalaya Saint Rata de l’himalaya 9 novembre 13:08

            Sylvie Dethiollaz

            directrice de l’Institut. Sylvie Dethiollaz, docteur en biologie moléculaire Responsable accueil et suivis thérapeutiques & Collaborateur de recherche

            .
            + 1 livre

            Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps

            https://www.inrees.com/Livres/voyages-aux-confins-conscience-sortie-hors-corps/



            • SamAgora95 SamAgora95 9 novembre 14:54

              @Saint Rata de l’himalaya

              Pourquoi préciser qu’elle est docteur en biologie ? 

              Le seul avantage qu’aurait pu lui donner son doctorat sur ma concierge dans le domaine des SHC aurait était de conduire une étude avec un vrai protocole scientifique,hélas ! cela ne fut pas le cas.

              Encore des études pseudo scientifiques pour vendre des bouquins et des conférences.


            • Duke77 Duke77 10 novembre 10:01

              @SamAgora95 Il le précise car, bien évidemment, un individu ayant un cursus scientifique avancé a forcément acquis une méthodologie plus rigoureuse et porte un regard plus aiguisé sur ce genre de phénomène qu’un artiste peintre. Tu fais mine de ne pas le comprendre, mais évidemment cela ne montre que ton agacement, car tout ceux cherchant des preuves concrêtes préfèrent entendre le point d’une scientifique plutôt que celui d’une bonne soeur sur les phénomènes spirituels. Avoir prouvé de bonnes capacités scientifiques avec un diplome à la clé est un gage de qualité de meneur d’étude, c’est un fait et tu n’y peux rien. En plus, cette dame ne croyait pas du tout à ce genre de choses ce qui donne plus de crédit à sa démarche et sa conclusion. Quant à son étude, depuis plus d’une décennie, bien-sûr qu’elle est parfaitement scientifique (puisque c’est sa formation, Sylvie n’a aucun mal à adopter une approche scientifique du phénomène), et elle admet d’ailleurs que son étude est encore incomplète. Sa conclusion actuelle est que la tendance va dans le sens d’une conscience qui peut fonctionner sans le corps, mais que la preuve ultime, l’expérience irréfutable est encore à l’étude. Son attitude vis à vis de ses avancées sont donc elles aussi éminement scientifiques. CQFD


            • SamAgora95 SamAgora95 10 novembre 15:53

              @Duke77

              Je suis en effet agacé, car dès qu’une étude pseudo scientifique ou q’un religieux essai de donner du crédit à ce qu’il veut prouver...il nous site Einstein ou met en avant les diplôme d’un intervenant, même si le diplôme en question n’a rien avoir avec le sujet.

              Un scientifique n’est pas un être omniscient au dessus des autres dans tous les domaines (morale, sagesses et même intelligence).
              C’est tout simplement une personne qui à choisi de se spécialiser dans l’étude d’un domaine pour lequel elle a obtenu une certification reconnue par tous.

              Je le répète, mon dentiste ou mon médecin n’ont pas plus de crédibilité pour me parler de parapsychologie ou de la conscience que ma concierge qui est passionnée par ce domaine. 

              Ce que je critique c’est justement le fait que le seul avantage que lui donne son statut de scientifique n’est pas été mis en pratique, à savoir la mise en oeuvre d’une vraie démarche scientifique pour étudier ce phénomène....

              Exemple : Pourquoi conclure à la réalité d’un phénomène soi-disant scientifiquement prouvé, alors que cette étude n’a pas fait l’objet d’une publication scientifique, pire...elle n’a pas été reproduite par d’autres laboratoires ? Ce n’est pas ça la science, sinon nous serions encore au moyen age.

              En général les scientifiques ne sont pas stupides, s’il y avait le moindre début de preuve, la moindre anomalie statistiques prouvés, le phénomène serait étudié sérieusement...mais hélas il n’y a rien, malgré de nombreux prix à coût de millions de dollars.

              Pour le moment ces phénomènes nous enseignent simplement que notre cerveau est bien plus complexe que ce que notre intuition nous laisse penser.

              http://psychologie-heterodoxe.blogspot.com/2017/03/quelques-remarques-sur-lexperience-de.html


            • Saint Rata de l'himalaya Saint Rata de l’himalaya 10 novembre 21:12

              @SamAgora95
              Tu as lu le livre . ?
              tu nous éclaireras donc sur le protocole mise en place ,par les différents acteur de se travail ,huissiers ect.qui représente un bon 1/5 du livre.(et chiant à lire)
              merci donc pour cette futur critique méthodologique,scientifique de ce travail
              by.


            • SamAgora95 SamAgora95 11 novembre 11:32

              @Saint Rata de l’himalaya

              Extrait Wikipédia :
              https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique

              « ...Ce sont les preuves répétées et confirmées par d’autres chercheurs, diverses et variées, qui confortent une hypothèse. C’est son acceptation par de nombreux chercheurs qui conduit à un consensus sur l’explication du phénomène.... » 

              Le protocole expérimentale n’est qu’une fraction du travail qui permet de valider une méthode scientifique...n’importe qui avec un doctorat et des moyens financiers peut mener des expériences...Les publier et les faire valider par la communauté scientifique et une autre paire de manche.


            • pemile pemile 9 novembre 13:41

              « Ainsi, de nombreuses appréciations laissent entendre le caractère possible de l’extra-corporalité de l’esprit »

              Tout est dans le « nombreuses appréciations laissent entendre le caractère possible » ! C’est la version longue de AMHA ? smiley



              •  C BARRATIER C BARRATIER 9 novembre 20:47

                Nos connaissances avanceraient plus vite si nous nous posions la même question sur les loups, les porcs, les oiseaux migrateurs, les abeilles ,etc. au lieu de décréter que l’être humain a l’exclusivité de la conscience.

                Maurice VERNET médecin philosophe a vainement tenté de démontrer l’existence de l’âme....chez les hommes et les femmes seulement.

                Voir son livre « La vie et la mort » en particulier, et aussi « la sensibilité organique »

                Personnellement il me suffit de savoir que j’ai un cerveau, de tenter de le nourrir correctement, de le faire travailler.

                Après une « fausse » mort, il n’est pas étonnant que des personnes se souviennent d’une vie intérieure. Le cerveau ne meurt pas tout tout de suite, les ongles et la barbe continuent à pousser après la vraie mort .

                L’esprit, la pensée sont des formes particulières de l’énergie comme la vie...

                Voir en table des news ;

                Sens de la vie, sens de l’univers http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59

                • Duke77 Duke77 10 novembre 09:37

                  @C BARRATIER

                  Sauf que l’activité du cerveau peut être enregistrée en temps réel ( électro-encéphalogramme), la pousse des ongles, non. On peut donc savoir précisément si le cerveau fonctionne ou non car celui-ci émet des ondes électromagnétiques quand il y a transmission d’information entre les neurones. Votre argument est donc nul et cela depuis longtemps (le cas Pamela Reynolds date de 20 ans !), ce qui montre que vous n’avez jamais étudié le sujet ... mais que ça ne vous empêche pas d’avoir un point de vue arrêté. Avoir un point de vue définitif sur un sujet qu’on ne connait pas nécessite une science infuse ! Donc, on va tout de suite vous informer que visiblement, vous ne l’avez pas cette fameuse science infuse. Allez étudier un peu le sujet et revenez après.


                • JL JL 10 novembre 08:43

                  ’’Nous ne savons pas non plus si l’esprit est une dotation limitée à certains hominidés, ni à quel moment dans l’évolution des espèces l’esprit s’est éveillé.

                  ’’

                   

                  Votre recherche est très influencée par le concept d’âme, qui serait l’apanage des seuls êtres humains. Pardon pour le pléonasme. Et cette croyance vous mène à des amalgames et des mélanges de genres.

                   

                  De deux choses l’une : ou bien l’on s’accroche à cette idée de quelque chose qui serait le privilège d’êtres vivants supérieurs, et il est inutile d’appeler ça autrement que « âme ».

                   

                  Ou bien l’on s’accorde à reconnaître que ce quelque chose c’est tout simplement ce qui caractérise la vie, quelle qu’elle soit, ainsi que le dit C. BARRATIER ci-dessus : ’’Nos connaissances avanceraient plus vite si nous nous posions la même question sur les loups, les porcs, les oiseaux migrateurs, les abeilles ,etc. au lieu de décréter que l’être humain a l’exclusivité de la conscience. ’’

                   

                   


                  • L'apostilleur L’apostilleur 10 novembre 19:41

                    @JL

                    ’ Votre recherche est très influencée par le concept d’âme,...’
                    Ce que vous appelez « recherche » n’est qu’une compilation de réflexions lues au fil du temps qui me sont revenues en écoutant Philippe Guillemant, et conduisant à des questionnements.

                    Pour ce qui concerne « l’influence du concept de l’âme », je vous renvoie à cette précaution (qui n’était visiblement pas suffisante) pour une meilleure compréhension des citations : 
                     
                    « Sa connotation religieuse (l’âme) et son caractère évolué, imposent qu’on lui substitue « l’esprit » pour que les agnostiques et autres athées reconnaissent ainsi leur préférence. C’est aussi l’étape primitive de l’âme ou de la conscience, capable de s’enrichir de connaissances. »

                    Si l’âme est souvent citée, c’est aux auteurs qu’on le doit.


                  • JL JL 11 novembre 08:42

                    @L’apostilleur
                     
                     il ne suffit pas de changer les mots pour changer les choses. Appelez ça esprit sans vous libérer des connotations que vous dénoncez attachées au concept d’âme et vous mal-direz les choses.
                     
                     L’esprit ce n’est pas l’âme : si vous avez la prétention d’inventer un nouveau concept, alors il vous faut inventer un nouveau mot pour le nommer.


                  • L'apostilleur L’apostilleur 11 novembre 10:48

                    @JL

                    En fonction de leur perception, les personnages cités ont dessiné des contours différents à l’âme, dont le sens utilisé ici est celui voulu par leurs auteurs. 
                    Au fil du temps, les mêmes mots traduisent des conceptions différentes.
                    Le concept religieux de l’âme se distingue de celui de l’esprit des athées. 

                     


                  • Gollum Gollum 11 novembre 11:22

                    @L’apostilleur & les autres

                    Vous citez Platon. Or Platon distingue bien âme et esprit.

                    Il en ressort que l’âme (psyché) est l’étage intermédiaire entre Hylé (matière) et esprit (pneuma).

                    L’âme est donc le siège des émotions et de la vie psychologique. 

                    Platon distingue 3 types d’hommes : les hyliques attirés par la matière et les plaisirs et jouissances liés à cette matière. Les psychiques tiraillés entre esprit et matière avec une lutte interne suivant que domine hylé ou pneuma...

                    Et les pneumatiques (ultra-minoritaires) vivant selon l’Esprit et donc non soumis aux passions.

                    La Hylé est féminine. Le Pneuma est masculin. La Psyché est androgyne.

                    Vivre selon l’Esprit c’est se viriliser. Succomber aux charmes de la Matière c’est se féminiser.

                    Je ne sais pas si Platon accorde la notion d’âme aux animaux et même aux plantes (à priori je dirai oui) mais Plotin accorde l’âme à tout ce qui est vivant : plantes et animaux..

                    Bien évidemment on remarquera que cette trinité platonicienne respecte à merveille la logique tri-polaire de Lupasco.. smiley

                    Autre sujet : Thomas d’Aquin, réfute la possibilité d’une connexion divine avec l’âme au motif que la volonté des hommes et leurs fautes seraient alors imputables à Dieu.

                    Ah, ah... Quel aveu.. Je n’en dirai pas plus mais précisément je pense contre Thomas d’Aquin..

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