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Accueil du site > Tribune Libre > La « crise des migrants » et le poids des structures

La « crise des migrants » et le poids des structures

Ce qu’il est convenu d’appeler « la crise des migrants » est un phénomène à multiples facettes, mais il est rarement étudié en profondeur. Le commentaire dominant décrit les flux de population et les dilemmes qu’ils entraînent, mais on se garde bien d’indiquer la puissance des mécanismes qui les produisent. On préfère commenter la conjoncture plutôt qu’analyser les structures. Comme s’il fallait enfouir sa tête dans le sable, le rapport de causalité entre pauvreté et migration est le parent pauvre d’une couverture médiatique de la crise qui privilégie les querelles franco-françaises entre « mondialistes » et « populistes ». Si l’on prend la peine de s’y attarder, pourtant, on voit que cette crise résulte d’un état du monde dont les pays riches sont bénéficiaires, qu’elle est l’effet visible de l’échange inégal et qu’on n’y comprend rien si l’on ignore le poids des structures.

 

Pour commencer l’analyse, on peut partir d’un paradoxe : curieusement, ceux qui s’indignent de « l’invasion migratoire » sur le sol français ne voient aucun inconvénient à ce que la France soit présente militairement dans onze pays africains et que ses entreprises y fassent la pluie et le beau temps. Cette attitude a quelque chose de fascinant, parce qu’elle traduit une vision du monde où certains jouissent de privilèges dont on se demande s’ils sont déterminés par la race, le climat ou la latitude. Les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, en effet, n’ont rien d’une collaboration idyllique entre des nations souveraines, et l’histoire coloniale a tissé un réseau de dépendances dont les Africains se seraient volontiers passés si on leur avait demandé leur avis avant de les coloniser.

 

Parce qu’elles relèvent des structures, ces dépendances multiples, contrairement à une certaine doxa néocoloniale, s’exercent toujours au présent. Leur principal effet est de vider de sa substance l’indépendance nationale chèrement acquise lors des combats de la décolonisation. Un pays dont le PIB est inférieur au chiffre d’affaires d’une entreprise française, par exemple, jouit d’une souveraineté nominale, et non d’une souveraineté réelle. Et lorsqu’il faut négocier un contrat d’exploitation minière, l’ancienne métropole exerce une influence exorbitante sur les décisions politiques locales. La France défend ses intérêts, dira-t-on, et c’est bien naturel. Mais la question se pose de savoir si l’influence française est respectueuse des intérêts de ses partenaires. Edouard Philippe en sait quelque chose. Le contrat entre le consortium nucléaire Areva et le gouvernement du Niger a été signé alors qu’il était responsable des relations publiques du groupe. Jugé scandaleusement léonin - au profit d’Areva -, cet accord fut dénoncé par de nombreuses organisations nigériennes et il contribua à l’effervescence qui conduisit à une nouvelle révolte touareg en 2012 dans toute la région sahélienne.

 

Cette révolte provoqua la décomposition du pouvoir malien jusqu’à un coup d’Etat militaire qui fut le prélude à l’intervention militaire de la France dans le cadre de l’opération Serval, en janvier 2013. Depuis cette date, la présence militaire française au Sahel a généré deux effets pervers : le discrédit de gouvernements locaux incapables d’assurer la sécurité des populations et la croissance exponentielle des attentats terroristes dans toute la région. En théorie, la présence militaire française était censée juguler la terreur. Dans les faits, elle a progressé au même rythme, l’une justifiant l’autre. C’est pourquoi de nombreux Africains se demandent, à juste titre, si l’intervention de la France n’est pas le problème au lieu d’être la solution, et si la terreur n’est pas un alibi justifiant une présence armée qui coïncide étrangement avec de solides intérêts miniers.

 

Bref, les discours officiels ont beau répéter qu’on n’est plus au temps des colonies, il y a davantage de militaires français en Afrique en 2018 qu’au lendemain des indépendances en 1960. Ce retour à une situation quasi-coloniale passe comme une lettre à la poste dans l’Hexagone. Sa coïncidence avec la crise des migrants a pourtant de quoi laisser perplexe, d’autant qu’elle s’accompagne d’une singulière corrélation que personne n’a relevée : les pays d’Afrique aujourd’hui les plus pauvres sont ceux où l’armée française est la plus présente. Actuellement, la France mène des opérations militaires dans quatre pays africains : le Mali, le Niger, le Tchad et la République centrafricaine. Or trois de ces pays ont l’indice de développement humain (IDH) le plus faible du continent. Il s’élève à 0,352 pour la Centrafrique, 0,353 pour le Niger et 0,396 pour le Tchad. Quant au Mali, avec 0,442, son IDH est supérieur à celui des pays précités, mais il est largement inférieur à celui de la plupart des pays africains.

 

On rappellera que l’indice du développement humain est un indice synthétique combinant le PIB/habitant, le taux de scolarisation et l’espérance de vie. Inventé pour l’ONU par l’économiste indien Amartya Sen, il permet de mesurer le niveau de développement global d’un pays. A titre d’exemple, l’IDH le plus élevé du continent africain est celui de l’Algérie (0,745), pays qui a conquis sa souveraineté de haute lutte en affrontant l’armée française durant la guerre de libération (1954-1962). A l’opposé, le pays ayant l’IDH le plus faible (0,352) est la République centrafricaine, où l’armée française est omniprésente. Même si la corrélation est frappante, la présence des troupes françaises n’explique pas la pauvreté. Mais les pays africains de l’aire francophone qui ne parviennent pas à décoller, manifestement, sont le terrain de jeu d’une puissance néo-coloniale qui les maintient dans la dépendance et corrompt leurs dirigeants pour en exploiter les ressources minières. La présence militaire française est à la fois le symbole de cette dépendance et l’instrument de sa perpétuation.

 

Les adversaires de l’accueil des migrants en France - et en Europe - soulignent que ces demandeurs d’asile n’ont rien de réfugiés politiques et qu’ils fuient la misère. Ce n’est pas faux, mais il faut ajouter que la politique des pays européens - dont la France - n’est pas étrangère à cette misère. On sait depuis les travaux du regretté Samir Amin combien les mécanismes de l’échange inégal forgés sous la colonisation ont été cyniquement perpétués au lendemain des indépendances. Qu’il s’agisse de l’extraversion de l’économie des pays du sud - vouée à la mono-exportation de matières premières ou de denrées agricoles - ou de la soumission des Etats au joug impitoyable de la dette publique - dénoncée avec justesse par Thomas Sankara - , ces mécanismes mortifères n’ont pas disparu. Au contraire, ils se sont amplifiés et raffinés avec le temps. Pour le monde développé - et pour la France qui a préservé en Afrique son « pré carré » -, la Côte d’Ivoire est un réservoir de cacao et le Niger un réservoir d’uranium. Le prix de ces marchandises est fixé par les rapports de force internationaux - les fameuses « lois du marché » -, et non par la philanthropie des puissances occidentales, encore moins par les autorités des deux Etats concernés.

 

Prétendre que les troupes françaises stationnent dans les pays du Sahel pour des motifs chevaleresques - « sauver la démocratie » ou « endiguer l’obscurantisme » - est parfaitement risible. Les dirigeants français se soucient fort peu du sort des milliers d’enfants africains contraints de travailler dans les plantations de cacao pour des planteurs pris à la gorge par des négociants qui imposent, à leur tour, les tarifs exigés par les trois multinationales qui se partagent le marché mondial du chocolat. Ils ne s’inquiètent pas davantage des équilibres fragiles de la société sahélienne où l’exploitation éhontée des gisements d’uranium sur des territoires utilisés par les Touaregs a jeté les ferments de la guerre civile, sans parler des effets catastrophiques de la destruction délibérée de l’État libyen. Les structures de l’échange inégal pèsent sur les populations africaines comme une damnation et les poussent à l’exil pour échapper à la misère. Et c’est en refusant de voir cette réalité aveuglante, en ignorant ce poids des structures héritées de l’ère coloniale, qu’on s’interdit de comprendre les ressorts économiques de la crise des migrants.

 

Le drame, c’est que ces ressorts économiques, hélas, ne sont pas les seuls. Non seulement les pays du sud subissent les termes de l’échange inégal, mais ils font les frais de l’ingérence étrangère. Le cas le plus flagrant est la Syrie, où une guerre par procuration est orchestrée par les puissances occidentales alliées aux pétromonarchies du Golfe. Avant la guerre, la Syrie était un pays autosuffisant sur le plan alimentaire et en voie d’industrialisation, avec une population éduquée et bénéficiant d’un système de santé moderne. La « stratégie du chaos » y a importé des hordes de mercenaires dont le gouvernement syrien, au bout de huit ans de guerre (2011-2018), parvient à peine à se débarrasser. Destinée à abattre un Etat qui refusait d’obéir, l’intervention impérialiste a condamné à l’exil cinq millions de personnes. En France, ceux qui s’affligent de cet exode massif portent eux-mêmes la responsabilité de l’ingérence qui en est la cause. Avec des variantes, bien entendu : à droite, on s’indigne de l’invasion migratoire ; à gauche, on fait vibrer la corde humanitaire.

 

Mais la Syrie n’est pas un cas isolé. Les pays où menace la famine sont ceux d’où proviennent la plupart des réfugiés. Or la faim n’est pas une fatalité qui pèserait sur des contrées abandonnées des dieux. Dressée par l’ONU, la liste des pays où la situation alimentaire est la plus critique parle d’elle-même : le Yémen, le Nigéria, le Sud-Soudan. Dans ces pays, c’est l’intervention étrangère qui a provoqué le chaos. La guerre civile et le terrorisme y ont ruiné les structures étatiques, banalisant une violence endémique et provoquant l’exode des populations. Au Yémen, l’agression saoudienne sponsorisée par l’Occident a fait 10 000 morts depuis mars 2015. Elle a déclenché une monstrueuse épidémie de choléra et elle menace de famine 8 millions de personnes. Ce désastre humanitaire sans précédent n’a rien d’une catastrophe naturelle : comme le drame syrien, c’est une co-production des puissances occidentales et des pétromonarchies du Golfe.

 

Au Nigéria, la situation chaotique dans laquelle est plongé le nord-est du pays gangrène toute la région. Des millions de personnes, fuyant les violences du groupe Boko Haram, s’entassent dans des camps de réfugiés. Alimenté par la propagande saoudienne, le terrorisme défie cet Etat, le plus peuplé du continent, qui comptera 440 millions d’habitants en 2050. Depuis la calamiteuse destruction de la Libye par l’OTAN, l’Afrique sub-saharienne - incluant le Mali, le Niger, le Tchad et la République centrafricaine - est le terrain de chasse préféré des djihadistes. Au Sud-Soudan, la proclamation de l’indépendance, en 2011, a débouché sur une guerre civile où deux camps rivaux se disputent le contrôle des richesses énergétiques. Cet Etat sécessionniste enclavé, coupé du Nord auquel l’opposa une interminable guerre civile, est le fruit de la stratégie américaine dans la région. Cette création artificielle visait à contrecarrer l’influence du Soudan, inscrit par Washington sur la liste des « Etats voyous ». Aujourd’hui, le Sud-Soudan est un champ de ruines : des dizaines de milliers de morts, trois millions de réfugiés, cinq millions de personnes qui souffrent de malnutrition.

 

Pour compléter ce sinistre tableau, il faudrait ajouter, bien entendu, le résultat catastrophique des invasions de la Somalie (1992), de l’Afghanistan (2001) et de l’Irak (2003) par les troupes de l’oncle Sam, avec leur moisson de massacres et de destructions à grande échelle au nom de la « démocratie » et des « droits l’homme ». Il faudrait aussi dresser le bilan des embargos meurtriers décrétés par un Occident vassalisé par Washington contre des pays qui refusent de lui obéir, de Cuba à l’Irak, de la Syrie à l’Iran et au Vénézuéla. L’embargo, c’est l’arme des riches contre les pauvres, l’instrument cynique des pays développés qui interdisent aux autres de se développer à leur tour en les coupant des circuits commerciaux et financiers internationaux. Avec la destruction par voie militaire et la déstabilisation par la terreur importée, l’étranglement économique par l’embargo est la troisième arme figurant dans la panoplie de l’ingérence occidentale. Les milliers de Vénézuéliens qui fuient aujourd’hui leur pays agressé par les puissances occidentales avec la complicité de la bourgeoisie locale sont les dernières en date des victimes de cette guerre économique menée par les dirigeants des pays riches contre les populations des pays pauvres. 

 

Il suffit de regarder une carte pour voir que l’exode des miséreux de la planète est le fruit amer des politiques occidentales. La « crise des migrants » dont se repaissent les médias est une co-production à laquelle participent trois séries d’acteurs : les prédateurs néo-coloniaux des pays d’accueil, les élites corrompues des pays d’origine et les mafias esclavagistes des pays de transit. Aucune explication mono-causale ne pourra exonérer les uns ou les autres de leur responsabilité. Mais tant que sévira l’échange inégal, le poids des structures contribuera à creuser l’écart entre les riches et les pauvres. On préfère généralement ignorer la partie immergée de l’iceberg, mais il serait temps de s’y intéresser. Les migrants sont les laissés-pour-compte d’un monde inégal, et la seule solution au problème est de faire en sorte qu’il le soit de moins en moins. La crise migratoire est un signal d’alarme. Elle rappelle l’urgence du développement pour des pays qui sont à la traîne parce qu’ils sont mal gouvernés, parce que les pays riches en pillent les ressources et parce qu’ils n’exercent qu’une souveraineté factice. La Chine, l’Inde, de nombreux pays d’Asie s’en sortent, au contraire, parce qu’ils ont rompu les chaînes de la dépendance.

 

En Europe, ni le rejet des migrants dont une certaine droite a fait son fonds de commerce, ni leur accueil à bras ouverts revendiqué par la gauche humanitaire ne constituent une solution au problème. L’idéologie identitaire et l’idéologie humanitaire sont les deux faces du dieu Janus, et elles expriment un aveuglement gémellaire. Elles se confortent mutuellement, nourrissant une surenchère stérile qui conduit tout le monde dans l’impasse. L’affrontement médiatique entre « mondialistes » et « populistes » est un théâtre d’ombres destiné à masquer les véritables enjeux de la crise et à occulter le poids des structures. Les identitaires ignorent les causes de l’inégalité du monde, tandis que les humanitaires ne voient pas qu’ils se contentent d’en gérer les effets. Or une addition de vues partielles permet rarement d’y voir clair, et il est vraiment urgent de dépasser cette fausse alternative.

 

Contre ce double aveuglement, il faut rappeler la formule de Spinoza : « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre ». Pas plus que l’égoïsme, la compassion ne fait comprendre ce qui se déroule sous nos yeux. Stimulée par l’aiguillon de la misère, l’immigration de masse n’est dans l’intérêt de personne. Ce n’est ni une chance ni une calamité, mais un problème dont le Nord et le sud sont co-responsables, et qu’il faut affronter en cessant d’en ignorer les causes. La question du sauvetage des naufragés ne devrait même pas se poser, tant la réponse est évidente. Mais l’éthique de la responsabilité doit relayer l’éthique de la conviction. La meilleure chose qu’on puisse souhaiter à ceux qui traversent la Méditerranée en cédant au mirage occidental est de contribuer au développement de leur pays. On sait très bien quels intérêts sert le discours sans-frontiériste : ceux qui exigent l’accueil massif des migrants entendent bénéficier grassement de l’échange inégal avec les pays du sud. Le patronat allemand, pour ne citer que lui, se réjouit de l’arrivée d’une main d’œuvre malléable qui constitue, selon la formule de Marx, « l’armée de réserve du capital ».

 

Non que la société idéale soit une société close et que la fermeture des frontières soit une solution au problème. Mais la souveraineté ne se monnaye pas. L’aspiration d’un Etat à conserver le contrôle de ses frontières est parfaitement légitime, et c’est d’ailleurs ce que font tous les Etats, sauf ceux de l’Union européenne qui ont accepté dans le cadre de « l’espace Schengen » de repousser ce contrôle aux frontières extérieures de l’Union - contradiction aujourd’hui devenue explosive, et dont il n’est pas sûr que l’UE sorte indemne. On ne peut s’en tirer à bon compte en stigmatisant ceux qui, en Italie ou en Hongrie, ont décidé de restreindre l’accès au territoire national. Comme disait Aristote, « on ne va pas délibérer pour administrer les affaires des Scythes », ce peuple lointain à qui les Grecs auraient trouvé ridicule de vouloir imposer quoi que ce soit. Lorsqu’on est pour la souveraineté, il faut l’être jusqu’au bout, et admettre qu’un Etat décide de ses affaires à sa façon. Que chacun assume ses responsabilités, et les vaches seront bien gardées. Ce n’est pas l’Italie qui a décidé de détruire la Libye, ni de soutenir les terroristes en Syrie. La crise des migrants est le miroir des turpitudes occidentales, mais il faut reconnaître que Paris, Londres et Washington se taillent la part du lion. « Nos guerres, leurs morts », dit-on, et ce n’est pas faux. « Nos guerres, leurs réfugiés », faudrait-il ajouter. Ou mieux encore : « Nos guerres, nos réfugiés », car c’est chez nous qu’ils viennent dans le vain espoir d’un avenir meilleur.

 


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70 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 octobre 2018 16:23
    "...curieusement, ceux qui s’indignent de « l’invasion migratoire » sur le sol français ne voient aucun inconvénient à ce que la France soit présente militairement dans onze pays africains et que ses entreprises y fassent la pluie et le beau temps."

    ET cela correspondrait aux pays d’origine des migrants... Avec ou sans la Tunisie, l’Algérie et le Maroc ?

    • foufouille foufouille 2 octobre 2018 16:58
      « le rapport de causalité entre pauvreté et migration »
      le smic africain est de 100€ doncça fait de smic pour payer le passeur ?
      l’uranium est payé au même prix partout et les mines ne sont PAS que a AREVA.


      • foufouille foufouille 2 octobre 2018 17:00
        les soldats français sont aussi super puissant pour tenir face à des centaines de milliers de combattants.
        pour les épidémies, ça fait bien rire vu qu’il y en a presque partout en afrique.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 octobre 2018 17:07

          Encore la faribole de la Françafrique, servie par des grosses têtes qui voient le monde immobile depuis 60 ans smiley

          Comme si les liens de domination et d’interdépendance étaient à sens unique :

          lorsque Bongo finançait à tour de bras les partis politiques français, vous croyez que c’était gratuit ?

          lorsque des ressortissants français sont pris en otage pendant les conflits en Côte d’Ivoire, vous appelez ça comment ?

          L’Histoire stationnaire et hémiplégique, vue par une « élite » franchouillarde moribonde.


          • Oceane 2 octobre 2018 22:01

            @Olivier Perriet

            Mais qu’est-ce que les APE (Accords de Partenariat Économique) entre l’U.E et les blocs des ACP (Afrique -Caraïbes-Pacifique ) ?

            Pas curieux ?


          • Oceane 2 octobre 2018 22:29

            @Olivier Perriet

            Bongo finançait son maintien en place, comme les Saoud. Il suffit de voir que la France et ses « petites mains » locales ont éliminé tous ceux qui refusaient de baisser le pantalon.

            Quelle équivalence y a-t-il entre le néo-colonisateur et le néo-colonisé ? Colon/colonisé est un rapport de soumission de l’un à l’autre. Néo-colon/néo-colonisé dès la fin de la colonisation directe. Le néo-colonisé est le dirigeant officiel de la néo-colonie tandis le colonisateur devenu néo-colonisateur est en réalité le vrai dirigeant. Ce qui est très avantageux pour lui : le courroux des peuples néo-colonisé n’est pas dirigé contre lui, mais contre son larbin à la couleur local.

            Tu parles de la Côte d’Ivoire et des « otages » sans commencer par le premier coup d’État le plus long de la France en Afrique ? La bonne blague !


          • JC_Lavau JC_Lavau 2 octobre 2018 22:41

            @Oceane. Devenues 100 % indigènes, les armées laissées par le départ des anciens colonisateurs sont restées des armées d’occupation. Elles vivent sur le pays conquis, sans s’être données la peine de devenir des armées nationales et disciplinées.


          • leypanou 3 octobre 2018 08:41

            @Olivier Perriet

            Comme si les liens de domination et d’interdépendance étaient à sens unique  : vous avez encore beaucoup à apprendre sur l’histoire de notre pays.

            Simple question : y a-t-il déjà eu un coup d’état fomenté par un gouvernement étranger d’Afrique en France ?

          • phan 3 octobre 2018 12:46

            @leypanou

            Simple question : y a-t-il déjà eu un coup d’état fomenté par un gouvernement étranger d’Afrique en France ?

            Le putsch des généraux du 21 avril 1961 (putsch d’Alger).
            Le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.

            Simple question : y a-t-il déjà eu un coup d’état fomenté par un gouvernement étranger en France ?

            Mai 68, l’UE contre le vote français sur la Constitution Européenne, le Coup d’État du 9 janvier 2014 par Manu la tremblotte, ex-lié éternellement ...

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 13:34

            @Oceane

            Sur la Côte d’Ivoire, je parle de 2003, mais vous n’étiez sans doute pas née. Un bien drôle de coup d’état, qui a vu Laurent Gbagbo rester au pouvoir pour 10 ans supplémentaires, au final pour ne pas avoir trouvé le début du commencement d’une solution.

            Ah, mais c’est vrai, ce n’était pas sa faute :

            C’est sûr quand on voit l’Histoire borgne et à sens unique, c’est toujours très facile à interpréter.

            Mais ça a un rapport assez lointain avec la réalité.



          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 13:49

            @leypanou

            sacrément incompétents ces Français, faire un coup d’état qui dure plus de 10 ans smiley


          • phan 3 octobre 2018 14:40

            @Olivier Perriet
            La force Licorne est en tourisme depuis 10 ans, Bolloré a un petit port de plaisance d’Abidjan et le couple Alassane Dramane Ouatarra et Dominique Ouatarra (née Novian) est marié à Neuilly/Seine par Nicolas Sarkozy en octobre 1990.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 14:46

            @phan

            Mon Dieu, quelle horreur


          • phan 3 octobre 2018 15:26

            @Olivier Perriet

            Laurent Gbagbo est toujours présumé coupable et Nicolas Sarkozy est toujours présumé innocent : quelle horreur !

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 15:58

            @phan

            Laurent Gbagbo a gouverné plus de 10 ans, pour se retrouver au point de départ

            quelle lenteur pour ce coup d’état (d’ailleurs Sarkozy n’avait rien à y voir en 2003 - vous n’étiez pas né sans doute).


          • phan 3 octobre 2018 16:27

            @Olivier Perriet

            Pour deux témoins de l’époque et pour un témoin de l’époque : vous êtes né avec les symptômes d’Alzheimer !

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 22:38
            @phan

            Ils sont marrants les deux gentlemen qui découvrent qu’après plus de 10 ans de règne de Gbagbo, et un pays coupé en 2, la Côte d’Ivoire n’est pas une démocratie policée comme en Europe.


            Sans déconner : vous savez que c’est Gbagbo lui même qui a demandé l’intervention militaire française en 2003, en vertu des accords de défense hérités d’Houfouet Boigny ? Et que le contentieux avec la France est né du demi refus de Chirac, qui n’a pas souhaité prendre franchement parti pour lui et a considéré qu’il s’agissait d’une question interne ?

            Comme le dit Vergès, Gbagbo s’entendait très bien avec Bolloré, et « il y a 10000 Français qui vivent bien là bas » (sous entendu « et qu’on tient un peu par les c....s »)

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 octobre 2018 22:39
            @phan

            en 2003 vous n’étiez pas né

          • phan 3 octobre 2018 23:23

            @Olivier Perriet
            En 2003, selon les accords Kléber, je suis né à Linas-Marcoussis. Comme les Ivoiriens, vous y voyez que dalle !


          • JC_Lavau JC_Lavau 3 octobre 2018 23:24

            @phan. Tu as oublié que l’ivoirien doit être jeune, un jeune ivoirien.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 octobre 2018 09:58

            @phan

            l’élection d’Ouattarra est pétrie d’irrégularités, et contestée, comme toutes les précédentes, dont celle qui a permis à Gbagbo d’être au pouvoir.

            Mais bon, vous pouvez continuer d’analyser 2011, comme les deux vieilles canailles, sans évoquer ce qui s’est produit les années précédentes, en bons idéologue que vous êtes.


          • Oceane 4 octobre 2018 10:36

            @JC_Lavau

            Bonjour,

            Absolument d’accord, mais ne perdons pas de vue que la France sort par la grande porte pour revenir par la petite porte - ses « Gouverneurs à la peau noire ». Il y a dans les nouveaux États ceux qui veulent réellement que le colon s’en aille et ceux qui n’ont d’existence nationale qu’à travers lui. Il faut remarquer que la France écarte de diverses manières ceux qui sont contre elle et remet les clés de ces États à ceux qui ne voient aucun problème à ce qu’elle continue de diriger en sous main.

            D’armées coloniales devenues « nationale » mais servant le « Gouverneur » nommé par la France, elles ne pouvaient que demeurer en esprit des armées dorénavant néo-coloniales servant a tenir en respect les populations. Au fil du temps et des viscicitudes de la vie, même les anciens adversaires de la France ont rejoints les gouvernements et le parti unique. Le colonisateur avait, une fois de plus, remporté une bataille.


          • Oceane 4 octobre 2018 11:06

            @Olivier Perriet

            Mais non, ils ne sont pas incompétents, sauf que la France se croyait encore en 1960 et avant. D’après Stephen Smith et Antoine Glaser dans l’un de leur ouvrage, la situation en Côte d’Ivoire et au Gabon, lors de l’éviction du premier chef d’État et l’intronisation de Bongo où les soldats n’avaient pas osé tenir tête que soldats français, était radicalement différente. En Côte d’Ivoire, soldats et populations ont tenu tête à Licorne. D’où le titre d’un article paru à cette : « Avertissementde la Côte d’Ivoire à la Francafrique ». En 1960, quelques minutes suffisaient pour démettre un pantin. Les choses n’étaient plus les mêmes en 2002, date réelle du début du coup d’État.

            L’état psychologique de 1960 et 2011 n’était plus le même. D’où cet avertissement.


          • Oceane 4 octobre 2018 11:27

            @Olivier Perriet

            En 2003, le coup d’État avait déjà commencé l’année d’avant, lorsque le président ivoirien se trouvait en déplacement en Italie et qu’il avait dû écourter son séjour pour rentrer précipitamment.

            Pourquoi ne pas laisser parler l’héritier de la mise en oeuvre de ce coup d’État initié par Jacques Chirac ?

            « Il y a eu improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du desert, des montagnes et des grottes. Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire... On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Ouattara, sans aucune polémique, sans rien. » Nicolas Sarkozy.


          • phan 4 octobre 2018 12:45

            @Olivier Perriet
            En 2003, c’est l’apogée de la bataille entre chiraquiens (françafrique) et des sarkozystes (usafrique) : résultat des courses le traite Sarko (de Balladur,Pasqua,Chirac,Khadafi) a raflé la mise en 2004 chez l’ UMP et votre ancien idole D. Gnan Gnan (ex-young leader) est parti avec un score rikiki de 9%.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 octobre 2018 13:00

            @Oceane

            Soutien aux djihadistes au Mali, oppositions aux djihadistes en Syrie :

            Le Tiers mondisme est une vraie girouette qui tourne dans le sens du vent.

            Vous espérez convaincre qui avec vos théories pré-écrites qui ne sont que des variations sur le thèmes « Français méchants, Africains, Arabes, idiots manipulés » ? Des enfants de maternelle ?


          • agent ananas agent ananas 4 octobre 2018 17:09

            @leypanou
            Simple question : y a-t-il déjà eu un coup d’état fomenté par un gouvernement étranger d’Afrique en France ?

            euh, Kaddhafi en finançant Sarkozy ? smiley


          • blablablietblabla blablablietblabla 2 octobre 2018 19:06

            Très bon article , qui a le don de faire sortir du bois ce vieux crétin de foufouille. La smala de fachos on les voit pas beaucoup là , eux qui sont prompte à déverser leur logorrhées raciste à longueurs d’article au lieu de descendre dans la rue dire non à la guerre et dénoncer l’ingérence française .


            • foufouille foufouille 2 octobre 2018 19:13

              @blablablietblabla

              si tu as 30 smic en cash, tu es un bourgeois. ils sont 1 milliard en afrique ...........


            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 octobre 2018 20:13

              @blablablietblabla


              « au lieu de descendre dans la rue dire non à la guerre et dénoncer l’ingérence française... »

              Ce soir, on f’ête le basculement du Québec. Désolé smiley


            • frugeky 3 octobre 2018 10:03

              @foufouille


              Et moi qui pensait que j’étais un bourgeois avec mes 100 balles (euros) dans la poche...je suis loin du compte !
              30 smic en cash !!! Mazette, mais c’est énorme !

            • microf 4 octobre 2018 12:48
              @blablablietblabla

              Bravo, très très bon commentaire, et vrai.

            • Attilax Attilax 2 octobre 2018 19:17

              Bon article qui remet les choses à leur place, merci.


              • Reiki 2 octobre 2018 20:27

                Jolie plume, 

                malgré tout, la migration restera un élément de discorde qui ne cessera pas ... Je reste opposé a cette idée .

                • Oceane 2 octobre 2018 21:48

                  @Reiki

                  Après le « problème juif », voici venu le « problème migrant ».


                • alinea alinea 2 octobre 2018 20:28


                  Oui j’ai envie de dire aussi, merci pour l’article où votre esprit de synthèse et votre clarté nous consolent de l’ambiance qu’on connait.
                  J’aimerais bien qu’un thésard (je vois mal qui que ce soit payer quelqu’un pour ce travail !) nous fasse un topo sur ce que notre niveau de vie doit à nos relations avec l’Afrique ; disons, comparer les prix si nous avions avec les pays africains les mêmes relations qu’avec l’Allemagne ou les US par exemple. disons des relations d’égal à égal, après qu’on aurait un peu payé nos dettes en aides réelles.
                  Je voudrais que quelque chose de clair, frappant les esprits, se pose comme connaissance partagée, dans nos pays réciproques.
                  Quoi de moins, ou plus cher ici ; quoi de plus là-bas. Il faudrait mettre en équivalence les payes, car il n’y a aucune raison pour que nous nous contentions de penser que deux euros par jour, c’est OK pour eux ! c’est la paye que Monsieur Bolloré octroie à ses récolteurs d’huile de palme.
                  Et puis, la pollution, pour l’uranium, les métaux rares... à quel titre accepter une telle inégalité dans les relations commerciales avec l’Afrique ?
                  Et les petits Français qui se sentent tellement méprisés et spoliés dans leur pays,quel bénéfice tirent-ils de ces échanges inégaux ?



                  • waymel bernard waymel bernard 2 octobre 2018 22:23

                    @alinea
                    Il y a beaucoup de produits que nous n’achèterions plus à l’Afrique si les prix étaient plus élevés.


                  • alinea alinea 2 octobre 2018 22:34

                    @waymel bernard
                    Nous les achèterions où ?


                  • alinea alinea 3 octobre 2018 00:04

                    @Oceane

                    Merci pour ces articles, la fatigue venant je n’ai lu que celui du Grand Soir.
                    En ce qui concerne l’émigration, je pense saisir les grands traits des causes et conséquences. Je n’ai pas la solution puisque celle-ci imposerait une politique qui ne semble pas possible pour mes contemporains dans un avenir proche.
                    Je vois deux choses, on ne répare pas en un tour de main des siècles d’exploitation, de violence et d’horreurs.
                    Et je vois le ressenti que je pense sincère de milliers de gens qui vivent mal d’être délogés de chez eux - et ce ne sont pas les immigrés qui le sont-.
                    On ne porte jamais aux vues du commun des mortels le ressenti des immigrés ; tels qu’on nous les montre, ils sont vindicatifs et viennent ici forts de la dette que nous avons à leur égard.
                    Cet état, ou aspect, qui nous est posé, est-il juste ? totalement ou un peu juste ?
                    Je n’aime guère me faire une idée sur quelque chose dont le réel est fugace, par mille mains tripoté et je sais la différence entre la gnaque du faible qui doit frayer son chemin, et l’arrogance du fort qui impose son ego.
                    je pense que les deux existent, coexistent,
                    Je me demande vraiment où on va, il y a des dimensions jamais abordées dans nos échanges où ceux qui sont exposés expriment leur rejet, et où les nantis planqués expriment leur ouverture.
                    Mon sentiment profond, sur ces choses qui ne me touchent pas personnellement puisque je vis dans un bled où la seule immigration négative est bobo citadine et tue à coup sûr la culture du lieu. de par mon vécu, j’ai toujours été étonnée que l’on s’insurge contre une immigration de pauvres, alors que celles des riches nous dépossèdent.
                    Je vois plutôt la France comme le petit jardin exotique de l’Europe du nord, qui y est venue foutre le bordel, au niveau des prix, des exigences citadines dans l’organisation de la vie au village que comme le lieu du grand remplacement.
                    Du coup, je me dis que mon pays est bel et bien en proie aux invasions, puisque celle que je vis et qui n’est pas moindre, n’est jamais mentionnée, tandis que l’autre est sur le devant de la scène, sans que l’une ou l’autre ne pose la moindre question à nos gouvernants.
                    Longtemps j’ai pensé qu’on pouvait venir en France, envahir des régions entières, y imposer sa langue, mais comme on le faisait avec le fric, c’était admis, toléré, voire valorisé, tandis que si l’on venait sans un, quêtant les aides, c’était l’horreur. Je voyais les premiers dénier et pourrir notre culture, on me répondait non ce sont les autres qui le font.
                    Aujourd’hui, je pense donc que nous sommes bouffés par tous les bouts et que le « nous » n’a plus aucun sens puisque, à l’intérieur, les intérêts divergent !
                    je pourrais durer longtemps sur ce thème !!!
                    je vous souhaite la bonne nuit !!


                  • leypanou 3 octobre 2018 08:33

                    @alinea

                    disons, comparer les prix si nous avions avec les pays africains les mêmes relations qu’avec l’Allemagne ou les US par exemple. disons des relations d’égal à égal, après qu’on aurait un peu payé nos dettes en aides réelles : une remarque, la France ne traite pas d’égal à égal avec les US déjà, car elle est dépendante de beaucoup de choses états-uniennes car n’a jamais cherché à s’en défaire, surtout à cause de ses dirigeants qui n’y trouvent rien à dire.

                    Si la France a décidé de « sanctionner » la Russie, via par exemple la non-vente des frégates Mistral ou la livraison de viande, c’est un diktat US suivi par tous les traitres à leurs pays.

                    Savez-vous aussi que la France n’a que 10 drones de reconnaissance, dont 6 de fabrication états-unienne et 4 israélienne. Pire, avec la cession d’Alstom à General Electric, la France n’est plus libre quant à la vente de ses centrales nucléaires (vous êtes anti-nuc ,ok).

                    Bref, il y aurait beaucoup à dire sur votre remarque mais le Français lambda n’a pas à se sentir coupable de ce qu’il ne maîtrise pas : les employés de Total ou de Bolloré, pour ne prendre que ces 2 exemples, ont un intérêt direct à ces relations inégales mais les autres non.

                    Si vous avez du temps, je vous conseille cette lecture.

                  • troletbuse troletbuse 2 octobre 2018 20:59

                    Dernière nouvelle : Manouel Valls vient d’être hospitalisé. La cause : il s’est mordu les couilles après la démission du rat Collomb. Il vient de rater un nouveau poste de ministre de l’intérieur. et peut-être de prochain président de la ripoublique  smiley


                    • jacques casamarta 2 octobre 2018 21:09

                      très bon article, bien documenté et précis. ll montre bien les énormes enjeux politiques autour de la question des migrants. Ci dessous le lien sur un article que m’avais inspiré la situation de nombreux pays africains lors du cinquantenaire des indépendances. 



                        • Sergio Sergio 2 octobre 2018 21:16

                          Là c’est plutôt 


                           « La crise des structures face au poids des migrants »

                          • jacques casamarta 2 octobre 2018 21:20

                            ET ENFIN SUR LES MIGRANTS. UN TEXTE DE 2015 MAIS LA SITUATION S’EST AGGRAVÉE DEPUIS


                            • microf 2 octobre 2018 21:41
                              Bravo mon cher @Bruno Guigue, mais vous n´allez pas vous faire des amis.
                              Il fallait écrire un article bien documenté et précis sur le grand remplacement de la population des « de souches par les migrants ». Démontrer comment les migrants vont envahir la France, prendre tous les emplois, chasser tous les « de souches », lá, vous aurez déjá eu au moins 155 commentaires, et d´ici á ce que l´article disparaisse, 500.


                              • Zolko Zolko 2 octobre 2018 22:40
                                "Nigéria [...] les violences du groupe Boko Haram [...] la propagande saoudienne, le terrorisme défie cet Etat, le plus peuplé du continent, qui comptera 440 millions d’habitants en 2050"
                                 
                                Il me semble que vous décrivez assez clairement que, en fait, non, la France et plus généralement l’homme blanc n’y est pour pas grand chose dans l’affaire : c’est d’une part la surpopulation Africaine, l’explosion démographique incontrôlée qu’ils s’infligent eux-mêmes, qui crée une pression sociale intenable, et de l’autre côté c’est une religion arriéré et agressive qui détruit ce qu’il y a.
                                 
                                J’en ai un peu marre d’entendre dire que j’exploite l’Afrique et les Africains. Donc non, merci, qu’ils se débrouillent entre-eux.

                                • Ruut Ruut 3 octobre 2018 06:42
                                  Lorsque je voit l’entretien des infrastructure en Afrique, il y as surtout un problème interne et un manque de volonté locale de projection dans le futur.
                                  Le bouc émissaire trop facile du vilain colon doit cesser.
                                  En France il y as aussi des zones sans électricité ni eau courante et ce n’est pas la faute du colon.
                                  Si personne ne se bouge le cul sur place, rien ne se fera.


                                  • microf 3 octobre 2018 17:00

                                    @Ruut


                                    Ne vous en faites des soucis @Ruut pour ce problème les solutions á ces genres de problèmes constructions et entretien des infrastructures en Afrique, ont déjá été trouvées.
                                    L´infrastructure en Afrique aujourd´hui est contruite par le chinois et sera entretenue par les chinois, alors, il n´y aura plus de dégradation, le futur est assuré.
                                    Les africains ne critiquerons plus le colon et chacun sera content, le colon ne sera plus critiqué, l´africain a ses infrastructure construites et entretenues par les chinois, et les chinois aussi contents de construire et d´entretenir les infrastructures en Afrique.

                                  • foufouille foufouille 3 octobre 2018 17:27

                                    @microf

                                    sauf que l’afrique ne pourra jamais rembourser les crédits chinois en bonne cigale ce qui fait que toute l’afrique appartiendra aux chinois .........


                                  • zygzornifle zygzornifle 3 octobre 2018 08:16

                                    Macron va aller les palper et faire des selfies avec .....


                                    • zygzornifle zygzornifle 3 octobre 2018 08:19

                                      Personne n’a oser chiffrer le coût réel de cette migration , nourriture , abris , soins , transport , frais d’administration , frais de police etc ....


                                      Et QUI va payer , allez les mougeons au boulot la facture va arriver sous peu ....... 

                                      • Ruut Ruut 3 octobre 2018 08:34
                                        Surtout que l’absence de VISA touristique pour des raisons bidons augmente la motivation pour ces actions illégales.


                                        • Trelawney Trelawney 3 octobre 2018 10:52

                                          Vous oubliez une donnée essentielle dans votre article : L’influence économique ne vient pas de la « françafrique » mais de la Colombie.


                                          La consommation de cocaine dans les pays européens croit de manière exponentielle et va dépasser celle de haschich. Pour livrer cette drogue en Europe et de manière continue, les trafiquants ont jeté leur dévolu sur l’Afrique et on fait main basse sur des pays comme le Mali et la Guinée Bissau. 
                                          La drogue est livré par cargos depuis les ports de Carthagène et Baranquilla et les ballots sont jeté au large de cap Skiring. récupéré par les pécheurs locaux ils continuent leur route vers Bamako où ils sont pris en charge par les touaregs pour être transporté jusqu’à Tesalit. De là ils empruntent plusieurs routes vers l’Algérie et la Libye pour ensuite arriver en France par Marseille. Tout ce transport se fait avec la complicité des armées et polices locales. Car comment refuser cette manne lorsque la Colombie triple à elle toute seule le PIB de la Guinée Bissau.

                                          Le Touareg est pragmatique, il est trafiquant d’arme le lundi, de drogue le mardi, terroriste Al qaida le mercredi puis Daesh le jeudi etc. Du moment que ça lui rapporte du cash. Les colombiens ont donc armés et équipés ces touaregs pour que les convois de drogues surarmés traversent sans crainte le Sahara. Comment arrêter un convoi de 5 camions et 10 4x4 équipés de calibre 50 sans faire un bain de sang ? La réponse a été trouvé par la France et l’envoi de militaire sous couvert de la lutte anti- terrorisme.
                                          Le touareg a eu l’idée d’ajouter au ballots de cocaine quelques migrants en guise protection contre les tirs de l’armée. Ils livrent ainsi ces migrants en Libye qui seront pris en charge par les mafias locales pour être acheminé par bateau vers l’espace shengen. Ca améliore l’ordinaire.

                                          Parce que vous avez quand même remarqué que le début d’envoi de zodiac de migrants correspond à la date de l’opération Serval. Ce n’est pas un hasard.

                                          colonie, indépendance, souveraineté, politique etc ne sont que des mots pour masquer la réalité. Business et opportunité. 

                                          Dès que l’on porte un coup fatal au trafic de drogue, ça se traduit automatiquement par des attentats terroriste (C’est Escobar qui a inventé le procédé). Dès que vous identifie une route de passage de migrant, c’est parce que la drogue y voyage en quantité (Maroc, Libye, Syrie etc)

                                          On peut toujours trouver des excuses et des responsables politiques, c’est quand même Cali et Medelin qui mène le bal



                                          • alinea alinea 3 octobre 2018 13:30

                                            @Trelawney
                                            C’est vrai que la drogue, on l’oublie trop souvent dans nos hauts-le-cœur ! Le pognon des mafias et des passeurs se rient de la vie ! cela fait un moment qu’on ne se demande plus pourquoi personne ne veut légaliser !


                                          • Trelawney Trelawney 4 octobre 2018 08:09

                                            @alinea
                                            on ne se demande plus pourquoi personne ne veut légaliser !

                                            Personne ne veut légaliser, parce que ça rapporte beaucoup plus quand c’est illégal.
                                            Prenez l’exemple de la prohibition dans les années 20. S’il n’y avait pas eu de prohibition, des villes comme Las Vegas n’aurait jamais vu le jour.

                                            Les trafics de drogue, d’humains, d’armes représente 20% du PIB mondial. Si demain on se donne les moyens pour stopper ces trafics, cela veut dire que vous perdez dé facto 20% de vos revenus. Etes vous pret à cela ? non !
                                            Alors on compose avec les trafiquants et on gère les flux migratoires comme les problèmes sanitaires de la consommation de drogue

                                          • alinea alinea 4 octobre 2018 20:58

                                            @Trelawney
                                            Je sais bien, c’est ce que je dis, mais que ne disent pas nos dirigeants !!


                                          • zak5 zak5 3 octobre 2018 11:04

                                             Comme s’il fallait enfouir sa tête dans le sable

                                            on s’enfouit la tête dans le sable surtout quand on ose jamais parler de la démographie galopante qui mine ces pays (ex. en 2050, le Nigeria sera devant les USA, mais il ne faut surtout pas critiquer un pays misérable). On préfère parler de la responsabilité des pays occidentaux dans ce drame (qui est bien réelle) mais a aucun moment on ne parlera de la responsabilité des pays de ces migrants. or on ne résoudra jamais le problème quand on le traite a moitié, au contraire, on risque de l’alimenter


                                            • microf 3 octobre 2018 16:50
                                              @zak5

                                              Très bon commentaire.
                                              C´est très simple @zak5, je vous suggère pour vous qui ne vous enfouissez pas la tête dans le sable et vous faites des soucis, certainement avez une solution comment règler ce problème, sinon, je vous suggererais de faire des propositions á ceux qui s´enfouissent la tête dans le sable.
                                              En Europe on est champion de règler ce genre de problème, par exemple lorsqu´il y avait le soit-disant problème Juif, des mesures adéquates ont été prises pour le règler, il ya eu une solution finale, aujourd´hui en Europe, il ya moins de Juifs.
                                              Vous pourriez sugerrer ce genre de solution pour qu´il y ait moins d´africains.

                                            • foufouille foufouille 3 octobre 2018 17:04

                                              @microf

                                              la solution est chinoise on stérilise toutes les africaines après un seul enfant. et encore, il faudrait certainement faire une loterie pour avoir un seul enfant pour 50%.


                                            • zak5 zak5 4 octobre 2018 20:35

                                              @microf

                                              certainement avez une solution comment règler ce problèmeIl suffit d’en parler, de la démographie, cette fabrique de migrants  de ces pays), c’est déjà un début de la solution

                                              En Europe on est champion de règler ce genre de problème, par exemple lorsqu´il y avait le soit-disant problème Juif, des mesures adéquates ont été prises pour le règler, il ya eu une solution finale

                                              les juifs a rescousse des antisémites qui l’eut cru (parmi ces migrants il y a un paquet d’antisémites de culture ) ?

                                              Mais pourquoi avez-vous besoin de dramatiser à l’ extrême ?

                                              il y a d’autres solution finale vous savez ? comme par exemple inviter le africains et les maghrébins a retourner chez eux (en ne pouvait pas le faire avec les juifs puisqu’ils n’avaient pas encore un pays a eux). Ces africains et ces maghrébins (et les gauchistes bien entendu) considèreront que c’est un exil forcé, mais on n’est pas exilé dans son propre pays. Ceci bien entendu sera fait si les choses deviennent ingérables, et elles le seront si des gens comme vous continuent à être entendus et pris au sérieux


                                            • microf 3 octobre 2018 16:38
                                              @Aéroclette,
                                              Ne vous faites des soucis chère ou cher Aéroclette pour la démographie en Afrique.
                                              Je ne sais pas oú vous prenez vos informations, même avec une natalité de 10 enfants par femmes en Afrique, la démographie en Afrique ne sera jamais une ménace.
                                              Ces enfants africains vont mourir avant d´avoir atteint l´âge de 20 ans, mourir de maladie, de pauvreté, de guerres...
                                              L´espérance de vie aujourd´hui en Afrique est en baisse partout, il n´ya plus un pays aujourd hui en Afrique oú l´espérance de vie dépasse 60 ans.
                                              En Centrafrique, l´espérance de vie est de moins de 40 ans, et au vu des difficultés que créee l´Occident dans ces pays, dans 50 ans, il n´y aura plus d´africains, alors, l´Occident viendra prendre la place, le grand remplacement quoi.




                                              • Attilax Attilax 3 octobre 2018 16:48

                                                @microf


                                                Il y a 40 ans, au début du sida, on nous disait qu’il n’y aurait plus d’africains dans 40 ans.
                                                Aujourd’hui, on nous dit qu’ils seront deux milliards dans 20 ans.

                                                Visiblement la démographie n’est pas une science exacte.

                                              • Jonas 6 octobre 2018 08:05

                                                @microf

                                                Le grand drame de l’Afrique , c’est sa démographie galopante Quel que soit le chiffre de sa croissance , celle-ci sera noyée par le nombre de naissance. En 2050 l’Afrique aura 2,5 milliards de personnes et battra l’Inde et la Chine. Sur 10 milliards de personnes que comptera le monde 25% seront des Africains. 
                                                Un rappel pour mémoire, 
                                                Les Africains étaient 150 millions en 1930. 
                                                En 1960 ,300 millions 
                                                « L’année de l’Afrique »qui vit 17 pays accéder à l’indépendance , la population a doublé pour atteindre 
                                                600 millions en 1989., puis le cap du milliard en 2010 et 2,5 milliards en 2050 . Et la projection en 2100 , sur une population de 11 milliards sur la planète , 40% seront des Africains.

                                                Les responsables Africains corrompus et incapables malgré l’aide au développent octroyée par les pays Occidentaux , n’ont pas amélioré la situation de leurs compatriotes occupaient qu’ils sont à se battre pour obtenir le pouvoir et le garder. Cette aide généreuse a plutôt fait des millionnaires Africains qui planquent l’argent reçu ,dans les banques et les paradis fiscaux.

                                                Il faut une nouvelle génération de responsables Africains qui cesse d’écouter les Tiers-mondistes , et appliquent ce que la Chine et l’Inde ont fait pour juguler la démographie. 



                                              • stef 4 octobre 2018 07:31

                                                Soyons objectif : la théorie du grand remplacement est de plus en plus visible il suffit de se balader non seulement en Ile de France mais aussi de Brest à Strasbourg de Dunkerque à Nice pour constater que la France se colore et devient de moins en moins gauloise . Tout le reste n’est que littérature ! ! ! 


                                                • UnLorrain 4 octobre 2018 08:30

                                                  « business et opportunité » Bien vu par Trelauwney.

                                                  Madagascar ne fait peut-être pas partie de l’Afrique...Mais vu dans un documentaire TV où il était dit qu’il y pousse des plantes médicinales uniques au monde..Ce serait sans doute pure utopie que de vouloir faire un « business » de commerce de ces raretés médicinales,pas assez lucratif je présume. Alors ce pays bat des records de pauvretés. On y voit avec pitié ce jeune homme se décidant a tracter un pousse-pousse en guise d’emploi,rentré a sa misérable chaumière auprès de son seul enfant et sa femme après sa journée de labeur,il dit avoir et prendre froid a cause de ce courant d’air,il se trompe,il est épuisé et manque de calorie d’où le fait qu’il prend froid.


                                                  • zygzornifle zygzornifle 4 octobre 2018 09:37

                                                    L’Aquarius va avoir le pavillon de la France Insoumise et va être rebaptisé le Mélanchonus avec un de ses hologrammes a la barre .....


                                                    • Jonas 5 octobre 2018 08:53

                                                      A Bruno Guigue. 

                                                      Vous n’êtes pas un analyste politique, encore moins un analyste économique mais un idéologue politique, un vieux tiers-mondiste. qui répète les mêmes arguments que les incapables et impuissants responsables Africains pour se défausser sur les Occidentaux. 

                                                      La preuve , de ces incapables et impuissants responsables Africains , ne pouvant plus compter sur les l’aides des pays Occidentaux dont ils ont bénéficié depuis leur indépendance, se tournent maintenant vers la Chine , qui est devenue le premier partenaire et le premier endetteur de ces pays. La Chine s’occupe , des infrastructures et autres Palais des Congrès qui ne servent à rien et les pays Africains lui offre les matières premières et les terres arables dont la chine a besoin pour sa machine commerciale. 

                                                      Un autre piège dans lequel sont tombés , les responsables des pays Africains corrompus et sans scrupules est celui de la dette. La gentille Chine pousse , les pays Africains à contracter des crédits impossibles à rembourser. Selon le Fond monétaire international ( FMI) plus de 15 pays Africains sont en surendettement , comme la Zambie , qui ne peut plus honorer ses traites, est contrainte de céder des actifs comme ceux de la compagnie nationale d’électricité. 

                                                      Au lieu de répéter des lieux communs , il faut penser au discours de Barack Obama a Accra en juillet 2009. Ce président ne peut être soupçonné d’être un raciste ou un colonialiste. 
                                                      << L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais des institutions fortes ... L’Occident ne pouvant être comptable d’une culture de conflit , qui est aussi constant que le soleil dans la vie de beaucoup d’africains... Tout comme il convient de rejeter du mauvais côté de l’histoire , ceux qui se servent des coups d’Etat ou qui modifient les Constitutions pour rester au Pouvoir et Obama de condamner les pratiques de corruptions. de ces pays >> 
                                                      Il faut vous renouveler , votre curseur d’analyse est bloqué au temps jadis. 

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