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Accueil du site > Tribune Libre > La dette et le démantèlement de la SNCF… Certains espèrent se régaler (...)

La dette et le démantèlement de la SNCF… Certains espèrent se régaler !

Quand on évoque le déficit des services publics, on a envie d’aller au fond des choses, de mieux comprendre. Comment se fait-il dans un pays où les actionnaires du CAC40 continuent à faire des profits pharamineux, où nombre de patrons gagnent près de 5 millions d’euros par an (1), que l’on n’arrive pas, depuis tant d’années, à équilibrer les comptes de la SNCF, ce service public qui n’a jamais été voué à faire du profit ? Evoquer le rapport Spinetta c’est tout naturellement évoquer tous les rapports qui ont précédé la privatisation d’un service public. Le préambule à la privatisation de tous les services de santé, de la Sécurité Sociale vouée au démantèlement, de celui de l’éducation est inscrit ici. La rentabilité n’est-elle pas le mot d’ordre premier ? De quel monde veut-on ? L’éducation, la santé des enfants seraient finalement réservées aux plus nantis, toujours plus riches mais proportionnellement de moins en moins nombreux ?… Libéraux, gouvernants, connaissez-vous vraiment l’odeur de vos « idéaux » ? 

 

L’ENDETTEMENT OBLIGE DE LA SNCF

Dès l’origine, les premières sociétés ferroviaires ont été obligées de s’endetter compte tenu des cahiers des charges qui les engageaient à créer des lignes à priori pas toujours rentables .

« Le fragile équilibre des compagnies, déjà mis à mal par l’expansion contrainte du réseau vers des territoires très peu fréquentés, sera également bouleversé lors de l’éclatement des première et seconde guerres mondiales » (2).

Il y avait donc déjà la notion d’un service public bien distincte de la notion de recherche de profit.

Cette tendance à l’endettement se poursuivra après la création de SNCF en 1937. Ainsi, malgré de multiples restructurations accordant une plus large autonomie de gestion à l’entreprise, sa dette augmentera régulièrement jusqu’à atteindre 31.7 milliards d’euros en 1996.

Mais la SNCF devient contrainte, de par les directives européennes, de « restaurer l’équilibre de ses comptes ». Entendez par là qu’on change clairement d’optique et d’objectifs : c’est la rentabilité qui prime et non pas la satisfaction des besoins du public comme à l’origine.

Et on entre alors dans un nouveau secteur d’activités et de gestion fait de déstructurations, de transferts de capitaux... Une principale restructuration sera la création de RFF (réseau français de France) directement issue de la SNCF qui permettra une amélioration première mais qui surtout brouille les cartes de la gestion de l’ensemble.

« (...) à partir de 2013, l’augmentation soutenue des investissements de renouvellement et de développement (LGV Sud Europe Atlantique, LGV Bretagne – Pays de la Loire, contournement de Nîmes et Montpellier) va contribuer à une rapide hausse de la dette de RFF jusqu’à 39,3 milliards d’euros à la clôture de l’exercice 2015 » (3). La petite ligne que prend mamie les jours de marchés est loin d’une priorité !

 

LA PRIVATISATION A COMMENCE DEPUIS LONGTEMPS.

Dès avant la SNCF devenant une société européenne capitaliste à la recherche de profit comme toutes ses conjointes, se lance dans la divesification et la conquête de nouveaux marchés : Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra... « De 187 en 2010, elles sont aujourd’hui plus d’un milliers. À travers elles, la SNCF est présente dans 120 pays. » .

« En 2016, l’opérateur historique du train français réalisait un tiers de son chiffre d’affaires à l’international, contre 12 % il y a dix ans » (4).

En 2015 le groupe a été divisé en trois établissements publics à caractère commercial (EPIC) gérant et créant ses propres filiales au gré d’une stratégie de développement impliquant le transfert d’ activités vers des sociétés privées. SNCF réseau gère ainsi les infrastructures, les voies ferrées, la circulation des rames. SNCF mobilités se consacre au transport des voyageurs et des marchandises sur ses trains. Ces établissements sont incorporés dans la troisième entité, SNCF tout court, qui est donc un holding.

L’objectif est ici atteint. Non pas la résolution de la question de la dette mais le basculement des actifs, comme les wagons, les machines ou l’immobilier vers les sociétés privées en parallèle avec une dette et le coût du personnel restant dans l’entreprise public. La conquête des marchés et les bénéfices promis aux uns, la dette et la rénumération du personnel pour la maison mère et donc à payer avec l’argent public.

 

LE FESTIN EST SERVI !

A travers ce processus de privatisation engagé, l’ autre objectif, toujours inavoué mais primordial, reste la baisse du coût du travail. Rappelons que le génie entreprenerial français réside avant tout dans cette recherche et dans la danse rituelle et incantatoire quand on évoque les 35 heures…

Tous ceux qui ont la « chance » d’avoir trouvé un boulot dans une des multiples filiales de la SNCF ne bénéficient plus depuis longtemps du « statut de cheminot ». Ces filiales, qui utilisent massivement par ailleurs le travail intérimaire et les CDD, emploient déjà 115 000 salariés hors statut. Quant aux cheminots avec statut, leur nombre en baisse constante, est passé de 178 000 en 2003 à 148 000 en 2016.

Le service public, lui, s’est constamment détérioré, faute d’investissement là où ce n’était pas « rentable »... mais sans doute utile . Et cette détérioration a même pu être entretenu au profit, par exemple, des filiales de bus que mettaient sur pied la SNCF.

La morale de cette triste histoire, emblématique de la vision libérale, reste à la fois la promesse d’un échec et celui d’une victoire. Un échec car jamais les privatisations des services publiques dans quelques pays que ce soit n’ont profité aux populations, particulièrement aux plus démunies. Une victoire pour les nantis, les possédants, les spéculateurs capables d’investir un minimum pour faire ensuite de juteux bénéfice dans la spéculation, la revente…

Quelles qu’aient été les acrobaties de gestion et de comptabilité dont a été capable la SNCF au cours de ces 50 dernières années, la dette est restée, s’est accrue. Mais l’objectif était-il vraiment sa résolution ? N’était-il pas plutôt de continuer, sous une forme ou sous une autres,à percevoir l’argent public pour une société EPIC condamnée, de par sa nature de service public, au déficit ? Mettre sur le dos des « nantis » que seraient les cheminots, la fameuse dette et la mauvaise gestion de la SNCF fait partie des bobards que l’on fait croire à d’autres pauvres. Et ça marche !

Cet apparent triomphe de la politique de la « bienfaisante privation », préfigure bien sûr une attaque en règle contre la Sécurité Sociale et les quelques services publics restants.

Et Nono croit que demain tout ira mieux….

 

 

(1) « En 2015, la rémunération globale des patrons des 120 plus grandes entreprises françaises cotées a atteint 3,5 millions d’euros… Soit une hausse de 20% par rapport à 2014 ! »…

« Pour les sociétés qui composent le CAC 40, les plus grosses donc, la rémunération moyenne est en hausse de 18% par rapport à 2014, atteignant ainsi 5 millions d’euros. Proxinvest souligne d’ailleurs que ce montant excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable, que le cabinet a fixée à 240 fois le Smic (4,8 millions d'euros). » Manon Gauthier-Faure « Marianne » 13/11/2016.

Cela n’est évidemment pas directement lié à la dette de la SNCF mais paraît néanmoins toujours aussi scandaleux et bon à faire savoir...

(2) « Transport et distribution » par siapartners – 06/01/2017

(3) Rapport Mariton, SNCF Réseau

(4) Bellaciao 16/02/2017, Stéphane Ortega / Rapports de force

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.1/5   (29 votes)




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75 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 22 février 09:50

    Du temps du monopôle de la CEITA les paysans lui vendaient du tabac et la France produisait des cigarettes. Après son dépeçage aucune cigarette n’est plus produite en France.
    La CGT a appelé à voter Macron : comme Thibault, un poste surpayé à l’OIT attend le brave moustachu.


    • Diogène Diogène 22 février 10:12

      @Jean Roque

      que fait la base ?

    • leypanou 22 février 10:43

      @Diogène
      choucas est mort le 14 février à 11:48, paix à son âme ; Jean Roque est né le 14 févier à 12:06, souhaitons lui longue vie.
      Pour la Baudruche et Jo.Di, il faut consulter la nécrologie.


    • Buzzcocks 22 février 10:49

      @leypanou
      Bien sur, on l’a tous reconnu mais il faut avouer qu’il a un peu changé de style.


    • Diogène Diogène 22 février 11:16

      @Buzzcocks

      c’est plus sucré, mais pas plus digeste !

    • Garibaldi2 22 février 17:18

      @Jean Roque

      Vous voulez parler de la SEITA, Service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes ?

      ’’La CGT a appelé à voter MACRON’’, vous avez un lien ?


    • Le421 Le421 22 février 20:08

      @Jean Roque
      Du temps du monopôle de la CEITA les paysans lui vendaient du tabac

      La CEITA, la CEITA !!

      Ah bon.

      J’ai connu la SEITA, à une époque... Ils fabriquaient « les troupes », une copie de Gauloise absolument infecte...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 février 20:24

      @Le421 Les P4 ,c’était pas cher minot . Sinon dans les bois ont fumait des « lianes » ...


    • leypanou 23 février 10:51

      @Le421 @Garibaldi2
      ne le malmenez pas trop, il y a un peu de confusion dans son esprit (SEITA, CETTA pour lui c’est pareil).
      Vous ne savez pas ce que c’est être grand remplacé comme lui et son grand remplaçant est déjà  là.
      Les colons envahissent la France ; bientôt, ils seront à Sarlat.


    • Dzan 23 février 11:59

      @Jean Roque
      Et Notat, feux Chérèque père et fils ?
      Faut aller jusqu’au bout.


    • Jason Jason 22 février 10:25

      Bonjour,


      Votre article est très clair et montre très bien la tendance générale d’un Etat qui arbitre, sous la houlette de Bruxelles, en faveur du capital.

      Privatisation des autoroutes, privatisation de la couverture santé (les assurances complémentaires), privatisation de la distribution de l’eau, privatisation des chemins de fer. Lorsqu’on privatise, il se produit immanquablement une augmentation des tarifs. Parce qu’il faut rémunérer deux maitres : les actionnaires et les prêteurs de capitaux. Bien sûr les frais de gestion (de transaction) ne sont plus à la charge des administrations, c’est ce qu’on dit pour couvrir la manoeuvre. 

       De plus, concernant le statut des cheminots, le poids des retraites, les carrières plus courtes que dans le privé, l’endettement de la SNCF, le tout payé par le contribuable, tout cela conduit à un besoin de remaniement profond. Mais, comment cela va-t-il se faire ? Le plan Spinetta n’est qu’un projet ; sera-t-il passé au forceps du 49-3 ou bien convenablement négocié pour les cheminots ?

      L’Etat étant très endetté, et Bruxelles étant à la manoeuvre en faveur des entreprises privées et des actionnaires, la France n’échappe pas au dogme libéral.

      Quoi qu’il arrive, l’usager va encore une fois être mis à contribution. Ce que l’usager ne donnera pas sous forme d’impôts destinés aux subventions, il le donnera au privé. Mais, la pression fiscale restant constante, il en résultera une perte de pouvoir d’achat des consommateurs. La population n’est-elle pas là pour se faire tondre ? Une fois de plus.

      Cette privatisation n’augure rien de bon pour tout le monde.

      • chantecler chantecler 22 février 11:22

        @Jason
        D’autant que ce qui sera privatisé ne sera que le secteur rentable .
        La dette , les infrastructures resteront à la charge de l’état .


      • pipiou2 22 février 13:31

        @chantecler

        La privatisation n’est pas confirmée, vous allez un peu vite.


      • jef88 jef88 24 février 11:36

        @Jason
        Votre article est très clair et montre très bien la tendance générale d’un Etat qui arbitre, sous la houlette de Bruxelles, en faveur du capital.

        Bruxelles ? ? ? N’avez vous jamais entendu parler de la banque Rotschild et de deux de ses atout maitres ? Pompidou et Macron ?
        L’état n’arbitre pas, il joue en faveur du capital et ce n’est pas obligatoirement européen, c’est français également ........
        Et cela dure depuis près de 50 ans !
        - Une branche industrielle, le textile a été COMPLÉTEMENT détruite entre 1960 et 1970 !
        - Combien de PME ont été détruite sous Giscard ?
        - De quand datent les délocalisations, ou ont elles été, qui en profite  ?
        - Qui possède les médias ?
        Alors ! Cherchez les véritables bénéficiaires du bazar actuel .....

      • Pimpin 22 février 10:33

        Le train n’est pas rentable à cause du coût énorme de l’entretien des voies. 

        Coût plus important que celui des routes qui lui est pris en compte par le contribuable.
        C’est un choix à faire, soit l’état prend en compte l’entretien des voies, donc le contribuable, soit le billet de trains atteint des sommets.

        • sweach 22 février 13:53

          @Pimpin
          Vous n’avez pas comprit.


          Aujourd’hui mes impôts payent déjà le train, il y a une voie, il y a plusieurs train par jour, il y a des chauffeurs, il y a des employés qui entretiennent ma voie.

          Sauf que quand je vais dans ma gare, on me demande encore de payer pour pouvoir emprunter le train que je finance. Hors ce prix à l’usage est trop important et largement supérieur au même déplacement que je fais avec ma voiture.

          Je paye donc deux fois pour un même service, le train que je ne peu pas prendre et la voiture que je suis obligé de me payer.

          Le service du train fonctionne très bien, mais il fonctionne surtout à vide.

          Il est totalement anormal qu’un Nimes -> Montpellier aller/retour me soit facturé 20€20, je peux évidemment prendre l’abonnement pro pour 80€/an, mais la différence de prix entre un trajet unitaire et l’abonnement ne choque personne ?
          Un abonné paye 98% moins chère son billet qu’un client à l’unité.

          Seul les voyages très récurrents peuvent être rentable, à ce compte là mais le train est principalement utilisé pour des voyages spontané et pas forcement toujours aux même endroits, avec cette logique il est impossible d’être rentable.

          La seul est unique chose que doit faire la SNCF, c’est de remplir ses trains quitte à les faire « gratuit », le tarif doit être justifié par le taux de remplissage. De toutes façon tout est déjà payé par l’impôt et si gratuit ils ne sont pas suffisamment utilisé on peut supprimer la ligne.

          Toute cette histoire c’est un GROS GROS foutage de gueule.
          Mais dans notre société le mot « gratuit » est presque un gros mot, alors qu’ils n’ont pas conscience qu’ils payent déjà pour un train qu’ils n’ont pas le droit de prendre.

        • Pere Plexe Pere Plexe 22 février 18:12

          @Pimpin
          Le transport ferroviaire,s’il doit payer les infrastructures ne peut être rentable.

          Or c’est bien la situation actuelle 
          C’est aussi pourquoi le rapport Spinetta comme une demie douzaine avant lui préconise la reprise de la fameuse dette, c’est à dire le désinvestissement de l’état.
          Sans quoi aucune entreprise, qu’elle soit privé ou publique, ne peut espérer ne serait ce que l’équilibre. Ne croyez pas que se serait pour faire un cadeau à la SNCF.

          Mais c’est aussi vrai pour le transport routier qui ne paye pas les infrastructures qu’elle détruit...

        • Trelawney Trelawney 22 février 19:02

          @Pere Plexe
          Encore faut-il faire un audit pour savoir exactement ce qu’il y a dans cette dette.

          Lorsque la SNCF demande aux régions de participer économiquement à l’entretien des trains et wagons, les régions trouvent cela normal. Mais lorsque ces régions demande à la SNCF qu’elle est la part du cout d’entretien du TGV pour le déduire, la SNCF leur envoie une fin de non recevoir.
          Est-ce que vous trouvez normal que c’est aux régions et donc aux contribuables de payer l’entretien des TGV ? Moi non

        • biquet biquet 23 février 10:42

          @sweach
          Hors ce prix à l’usage est trop important et largement supérieur au même déplacement que je fais avec ma voiture.
          C’est absolument faux. Même à 2 passagers dans une voiture, le train est moins cher.


        • Trelawney Trelawney 23 février 12:31

          @biquet
          Lille Paris par l’A1 : 225 km.

          Cout avec une 6CV (voiture standard)
          (0.382*225)+16.1 (péage) = 102.05 euros / 2 = 51 euros
          0.382 = frais kilométrique selon barème impôt

          SNCF TGV seconde classe : entre 54 et 89 euros

          Pour info : j’ai une Tesla S 100D et je suis déjà allé jusqu’à Limoge sans recharger. Sur autoroute j’emploie la fonction pilote automatique et je ne touche plus le volant. Je pourrais même m’endormir sans que ça gène. La voiture gère absolument tout et si devant moi une Tesla roule, cette dernière m’envoie automatiquement les infos de route et la voiture ralenti pour absorber un dos d’ane ou un nid de poule sans problème. Arrivé à Paris je recharge dans les parkings sous terrain. Il y a plein de borne et je suis certain d’avoir une place libre.
          Même au niveau confort, c’est mieux que le TGV

        • CN46400 CN46400 23 février 17:30

          @Trelawney
          Et la Tesla sur orbite, c’est comment ?....


        • Trelawney Trelawney 26 février 07:56

          @CN46400
          Elle n’est pas sur orbite, elle se dirige vers mars


        • sweach 27 février 16:25

          @biquet
          *C’est absolument faux. Même à 2 passagers dans une voiture, le train est moins cher*

          Vous prenez souvent le train ?

          A moins de prendre un abonnement, le coût du train est supérieur à celui de la voiture et ça se vérifie facilement.

          Dans l’absolue vous n’avez pas totalement tord, car effectivement ceux qui prennent le train et qui fond des trajets régulier (la majorité), ont un coût nettement inférieur à la voiture.

          Mais ceux qui souhaiterait prendre le train de façons ponctuel ne sont pas lotie à la même enseigne, du coup ils ne choisissent pas ce mode de transport car bien souvent bloqué par le prix.

          Donc effectivement quand on compare ce que paye réellement les utilisateurs du train par rapport à ce que paye les utilisateurs de la voiture, le train est gagnant, mais cela ne reflète pas l’inaccessibilité de ce moyen de transport et la perte stupide de voyageur bloqués par un tarif trop important alors même que le train circule à vide.

          Après il y a le system de « Promo », Prems, Ouigo, week-end, etc ...
          Qui finalement est le seul moyen de rendre accessible le train, mais on se heurte à de grande incertitude, cela empêche de faire des projets vue qu’on ne peut anticiper le coût de son transport. Donc c’est bien souvent les « offres » qui influence la destination, plutôt que le besoin, c’est la loi du bon endroit au bon moment, sans aucune logique économique ou humanité dans ces tarifs.

          Au lieu de répondre à un besoin, ils en créent.

        • Alren Alren 22 février 12:53

          Les routes sont détériorées à 90% par les poids lourds surtout ceux ayant une lourde charge par essieu. Or ils ne paient aucune taxe spécifique pour la réparation des dégâts qu’ils commettent.

          Il est de l’intérêt de tous que le maximum de transport, personnes et marchandises, se fassent par rail (et par péniche) pour minimiser la dépense énergétique surtout si l’électricité n’est pas produite avec des énergies fossiles qui modifient le climat.

          Le rail a un bien meilleur rendement que la route : pour 1000 t transportées, j’ai lu que cela allait du simple au double.

          Quant aux passagers, ils vont bien plus vite qu’en car et avec une plus grande sécurité.

           


          • berry 22 février 13:28

            @Alren
            Vous avez réinventé le 19ème siècle.
            Je doute que vous soyez entendu.


          • Alren Alren 22 février 17:23

            @berry

            Le train électrique du XIXème siècle ?

            Il faut jeter vos livres d’histoire et acheter les bons !!!

            Un détail sur l’excellence de la technologie française du XXIe siècle : les moteurs de nouveaux TGV ont la meilleure efficacité du monde. « First in the world » comme s’en vanteraient les US.


          • CN46400 CN46400 23 février 11:31

            @Alren
            Curieux que personne ne reprenne l’idée de l’écotaxe que la droite et Hollande ont fait capoter, d’abord en privatisant sa collecte, ensuite en lançant le système en Bretagne alors qu’en Alsace Lorraine elle serait passée sans pb majeur, enfin en ne l’appliquant qu’à une partie du réseau routier alors que les dégâts du camionnage sont les mêmes partout. Ce qui, au passage, simplifiait grandement la perception puisqu’il aurait suffit de déduire les tickets d’autoroute de l’évolution du compteur kilométrique des camions pour déterminer la base de la taxation.
             Des entreprises (une de 1500 employés dans ma contrée) qui étaient prêtes à revenir sur le rail, dans ces conditions, ont abandonné leur projet.
             Rappelons que cette taxe, votée à l’unanimité, visait à transférer sur les camions le coût de l’entretien des routes pour égaliser la concurrence avec la SNCF qui paie, elle, l’entretien des voies ferrées.


          • Dzan 23 février 12:04

            @Alren
            Merci les benêts Bretons
            Au fait , combien de condamnations pour les dizaines de milliers d’euros de dégâts. ?
            En comparaison, bien sur d’une chemise déchirée.


          • pipiou2 22 février 13:30

            L’auteur a déjà un problème sémantique de base : équilibrer ses comptes ne signifie pas être rentable.

            La SNCF n’a pas vocation à faire du profit, mais n’a pas non plus vocation à être massivement déficitaire.

            Quand les bases d’un raisonnement son erronées on ne va pas très loin.


            • Alren Alren 22 février 17:26

              @pipiou2

              C’est l’État qui a sciemment rendu déficitaire la SNCF.

              C’est comme si c’était votre voisin qui décidait de vos dépenses en voulant vous mettre en faillite.


            • pipiou2 23 février 03:44

              @Alren
              Ben voyons, c’est pas ridicule comme argument ?

              Vous ne croyez pas que ça fait des années que les gouvernements se trainent ce boulet et ils voudraient l’alourdir d’après-vous ?

              Tu devrais dire que c’est la faute, ce serait aussi crédible.
              En tout cas ça montre à quel point vous avez envie de garder vos oeillères.


            • Alren Alren 24 février 13:39

              @pipiou2

              Si la SNCF était un « boulet » la privatisation serait un échec, personne n’en voudrait !

              Si au contraire il y a tant de pressions et de propagande en faveur de la privatisation, c’est qu’il y a du fric à se faire pour les privilégiés qui s’empareront des bons morceaux !

              Tu ne comprends pas ça Pipiou2 ? C’est pourtant élémentaire !


            • pipiou2 24 février 22:52

              @Alren
              Les réflexions de gamins c’est toujours élémentaire. Comme vous n’aimez pas l’économie capitaliste, vous ne cherchez pas à la comprendre, vous restez au niveau élémentaire, voire maternelle.

              Si il y a tant de fric à se faire pourquoi la SNCF ne le fait-elle pas dès aujourd’hui ? Ou même depuis des années ?

              Si il y a des acteurs favorables à la privatisation c’est d’abord que ces candidats savent qu’ils peuvent rendre l’entreprise beaucoup plus productive qu’elle ne l’est aujourd’hui, et aussi parce que le très mauvais état de la SNCF leur permettra éventuellement de négocier de des efforts financiers.

              De toutes façons on n’en est même pas encore à la privatisation et on ne sait même pas si elle aura lieu, donc vous ne faites qu’étaler vos « théories » plutôt fumeuses.


            • CN46400 CN46400 25 février 08:13

              @pipiou2
              « c’est d’abord que ces candidats savent qu’ils peuvent rendre l’entreprise beaucoup plus productive »

              Productive de quoi ? Cash pour les proprios ou service pour les usagers ?...


            • Konyl Konyl 22 février 13:42

              « c’est la rentabilité qui prime et non pas la satisfaction des besoins du public comme à l’origine. »

              Les besoins du public ? Ce n’est plus le cas depuis plus de 30 ans, n’importe quoi. Les salaries et la SNCF travaillent pour leurs pommes avant tout autre chose.

              « Le service public, lui, s’est constamment détérioré, faute d’investissement là où ce n’était pas « rentable »... mais sans doute utile . »

              Vous croyez réellement que le manque d’investissement est responsable de tout les maux de la SNCF ? D’une ce sont les dirigeants qui décident des investissements (donc la SNCF) et de deux aujourd’hui il est impossible de changer quoique ce soit dans cette boite sans risquer de perdre des millions à cause des grèves. Je me souviens à Saint Lazare, il y a quelques année, on avait eu 2 jours de grève pour contester un déménagement de bureau dans la gare.

              Et donc que proposez vous comme solution ? Aucune, vous pleurnichez c’est tout.
              La privatisation intervient parce que justement l’état ne peut plus abreuver ce troupeau de grévistes complètement en décalage avec les réalités économiques.

              La masse salariale augmente mais le nombre de salarié baisse :

              https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/a-la-sncf-le-nombre-de-salaries-baisse-mais-la-masse-salariale-augmente_724617.html


              • Alren Alren 22 février 17:29

                @Konyl

                S’il n’y avait pas du profit à se faire à travers la privatisation, il n’y aurait aucun capitaliste sur les rangs pour s’emparer du rail français !!!

                Tout à coup ce qui n’était pas « rentable » devient source de juteux dividendes pour les parasites sociaux. Comment expliquez-vous ça ?


              • Konyl Konyl 22 février 17:41

                @Alren
                Ah mais je trouve ça triste, et bien entendu que les salariés paieront le prix fort.
                Je dis juste que c’est logique, on prend les gens en otage, pour des cons pendant 30 ans, un jour on paye. Si les dirigeants avaient été moins courte vue et si les syndicats avaient un tant soit peu pensé aux autres et au futures génération, il n’y aurait pas autant de souci aujourd’hui.


              • titi 22 février 18:06
                @Alren

                « Tout à coup ce qui n’était pas « rentable » devient source de juteux dividendes pour les parasites sociaux. Comment expliquez-vous ça »

                Y’a peut être un problème de management dans ces établissements publics ?
                Non ?
                Des choses comme la gestion des absences ? Le contrôle des heures effectuées et payées ? 
                Les arrêts maladie en rafale ?
                Qui font que, magiquement, quand on s’occupe de ces choses, on passe d’une société qui perd de l’argent à une société qui en gagne.




              • Le421 Le421 22 février 20:12

                @titi
                Ouais... Ça m’étonnerait que quelqu’un reprenne la ligne Sarlat-Libourne.

                Donc, encore une sous-préfecture sans même une gare, sans autoroute, sans voie rapide.

                Ceci dit, certains cons évitent de venir par ici. Côté positif !!  smiley


              • Dzan 23 février 12:09

                @Konyl
                Salauds de cheminots
                Z’ont une prime de charbon à c’qui paraît !!!

                En réalité, cette prime n’existe plus depuis les années 1970 et la fin des locomotives à charbon, en 1974. Seuls les conducteurs en bénéficiaient, et non les mécaniciens. Concernant la prime "pour absence de prime", qui est censée récompenser les agents n’ayant le droit à aucune prime, elle n’a jamais existé. Des cheminots ont été jusqu’à rendre publique leur fiche de paie pour le prouver.

                RTT et congés. Les cheminots bénéficient officiellement de 28 jours de congés payés (c’est 25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables pour les salariés du régime général). Marianne s’est amusé à faire le calcul : alors qu’un salarié du secteur privé aux 35 heures dispose de 131 jours de repos ou congés par an, les cheminots bénéficient de 132 jours de congés payés et repos hebdomadaires. Et on notera que le personnel roulant travaille généralement le week-end. Reste que les cheminots disposent de jours de RTT, selon le nombre d’heures travaillées par jour, si ce nombre dépasse sept. Selon la grille communiquée par la SNCF, les agents qui travaillent en direction ont 10 jours de RTT par an ; les conducteurs et contrôleurs en ont 22 ; les personnels qui travaillent la nuit ou en 3x8 en comptent 28.

                C’est tellement la joie que :

                La SNCF recrute. La compagnie souhaite embaucher 1000 conducteurs de train cette année. Mais c’est un métier qui n’attire plus vraiment en raison des contraintes de travail et aussi d’un diplôme particulièrement sélectif.

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