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Accueil du site > Tribune Libre > La difficile couleuvre de la dette publique à avaler

La difficile couleuvre de la dette publique à avaler

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Parce qu'omniprésente dans notre quotidien, la dette est constamment un sujet d'actualité.

La dette, qu'elle soit personnelle ou communautaire, représente de nos jours, un énorme bloc de granit qui plombe les bonnes volontés, alors qu'elle était vendue initialement comme un facteur de développement de croissance, et de libération des énergies humaines.

Si originellement, son rôle pouvait sembler louable, elle grève désormais nos budgets.

Qu'est-ce qui a changé ? Sa privatisation.

Tandis que comme la plupart des morts médiatiques, les responsables deviennent des saints, vous ne trouverez aucun politicien médiatisé aborder ce sujet. N'allez pas demander à Macron, Lepen, Zemmour, Mélenchon et autres personnages publics en lice pour les présidentielles d'aborder le sujet, car comme le dit l'adage « On ne mord pas la main de celui qui nous nourrit. ».

Ici, je n'aborderais pas les chiffres dans leur absolue exactitude, tout au plus parce que le sujet n'est pas spécialement transparent et les données récentes difficilement étayables.
Tout au plus, peut-on savoir qu'en 2017, les intérêts déboursés de la dette publique se chiffraient aux alentours de plus de 1400 milliards d'euros pour une ardoise de 2170 milliards d'euros.
Ça donne une bonne idée de la situation dans laquelle est le pays de nos jours, surtout après l'augmentation spectaculaire de l'endettement avec la politique du « quoi qu'il en coûte » pour subventionner et tenter de sauver ce qui peut l'être, en période de crise.
Sur cette année 2017, le déficit de l'État se chiffrait aux alentours de 72 milliards d'euros, et ce dernier s'endettait encore à hauteur de 200 milliards d'euros.
Et même si l'on nous vend aujourd'hui des taux d'intérêts très faibles, le poids de ceux ci sont tels que ça ne fait guère de différence au vu du passif à éponger.

Tout au plus, les iresponsables politiques qui ne rendent jamais de compte, viendront-ils aborder le sujet de la dette dans sa globalité, avec des positions aussi variées que le défaut de paiement, l'effacement de l'ardoise, la réorientation pour l'investissement, ou la coupe nette dans les budgets en se serrant la ceinture.

Pas un ne viendra plaider pour l'effacement des intérêts de la dette, et un changement de politique en la matière, alors même que depuis que Giscard a fait passer une loi forçant l'État et collectivités à emprunter au privé avec intérêts, alors qu'il empruntait à la banque de France, qui émettait de la monnaie, à taux zéro, auparavant.

Outre les processus d'évasions et d'optimisations fiscales tous azimuts, les mécanismes d'aide de l'État aux entreprises avec des coûts faramineux pour des résultats honteux, les belles théories de ruissellement dont on ne voit jamais que quelques gouttes, les soi-disant, vilains chômeurs et pseudo-assistés tellement heureux de vivre avec moins de 500€ par mois en augmentation constante et responsables de tous les maux du monde / sécurité sociale plongeant à cause des cancers des fumeurs et autres irresponsables / retraites des boomers pourris-gâtés et déconnectés de l'impact de leur mode de vie plombant le travail et ayant hypothéqué l'avenir des jeunes...
Personne ne veut parler des intérêts de la dette, qui sont pourtant le fondement majeur de toutes les politiques de dégraissement et d'austérité publique.

Des fermetures de lit dans les hopitaux (ayant lourdement pesé sur la crise sanitaire, dont on a pourtant récompensé les exécutants comme Jean-Castex...) et le manque de reconnaissance pour le personnel soignant (effectifs, moyens, matériel, salaire...), la paupérisation de l'instruction publique, et bien d'autres choses, sont intimement liées aux intérêts colossaux de la dette nationale, et de toutes les dettes locales.

Qu'il s'agisse de la TVA, des taxes sur le carburant (près de 60% du prix à la pompe) et l'énergie électrique, de vos impôts fonciers, des impôts sur le revenu, quand on vous vend la nécessité de financer les services dont tous profitent dans leur quotidien, il ne s'agit constamment que de s'endetter davantage, et rembourser toujours plus d'intérêts.

La question étant, à qui profite vraiment ce crime dont personne ne veut parler ni remettre en question, tant chacun dépend d'organismes privés émetteurs de monnaie ?

Qui garde à l'esprit dans ce quotidien économiques, que les banques privées bénéficient d'un privilège de création monétaire qui était autrefois exclusif à la Banque de France, et qu'alors que dans le langage courant on parle d'emprunt, il s'agit en réalité d'usure sur quelque chose qui n'a jamais été prêté, puisque ces organismes ont la possibilité de créer de la monnaie à partir de rien, avec des réserves fractionnaires obligataires tellement ridicules, qu'elles ne représentent plus rien ?

De nos jours, ce sont les usuriers qui mènent la marche du pays, et du monde, et qui tirent les ficelles, s'octroyant depuis que des politiciens complices promus au rang de saints une fois trépassés, leur ayant offert un privilège, une généreuse rente sur toute les énergies humaines déployées, dans un cercle vicieux inflationnaire qui n'en finit jamais, et que tous taisent, d'autant que plus d'argent et émis et mis en circulation à raison d'une quantité finie de biens matériels (au delà de tous les arguments écologiques), moins cet argent aura de valeur.

L'on en a même fait changer le sens des mots, là où, l'usure désignait tout intérêt indépendamment du taux, les modifications d'usages ont intégré que l’intérêt était acceptable et que l'usure ne définissait plus qu'un taux « abusif ». (À la discrétion du législateur et des juges)
Le tout, avec la complicité des instances qui dictent le bon usage de la langue française...

En la matière, le manque de débat public et de transparence est criant, et généralement, où celle-ci fait défaut, l'odeur putride de la corruption n'est jamais loin... Et pensez-bien que les gros médias, subventionnés par un état se traînant son boulet, et dépendant de l'humeur des banques, autant que leurs annonceurs eux-mêmes, ne prendront guère de risques à ce sujet... Sinon de l'enfoncer et présenter cette remise en question comme une vilaine théorie du complot à éliminer de la pensée collective.


« Un usurier s'occupe de vous au présent, vous prête au conditionnel, vous ruine au futur »

 

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31 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 octobre 09:08

    La dette de l’état est l’arbre qui cache la forêt du racket organisé par ce nouveau féodalisme qu’est le capitalisme financier en train de se mettre en place : les chefs de guerre (économique) sont les investisseurs financiers, cependant que la chair à profits tient lieu de chair à canons. Les trésors de guerre sont les actions, ces droits à percevoir des dividendes sur toute la production mondiale via le système de sous-traitance organisée par les multinationales. Ce système n’est ni plus ni moins qu’un système mafieux qui ne dit pas son nom.

     

     Une dette est dite odieuse quand elle est contractée par une dictature à l’encontre de l’intérêt public, et avec la connivence des créanciers
     

    Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France

     

    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131115.OBS5654/mais-pourquoi-voulez-vous-payer-vos-dettes.html

     

    Qu’est-ce que la dette ? Une approche anthropologique et historique. par David Graeber, anthropologue états-unien.

     

     « Le capitalisme entre dans sa phase sénile » Le volume des transactions sur ces marchés est de plus de 2 500 000 milliards de dollars, alors que le PIB mondial est de 70 000 milliards de dollars. Samir Amin : « La pensée économique néoclassique est une malédiction pour le monde actuel. » Samir Amin, 81 ans, n’est pas tendre pour plusieurs de ses collègues économistes. Et encore moins pour la politique des gouvernements. « Économiser pour réduire la dette ? Des mensonges délibérés » ; « Régulation du secteur financier ? Des phrases creuses. » Il nous livre son analyse au scalpel de la crise économique. (revue Solidaire)


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 octobre 09:16

      @Francis, agnotologue
       
       « Car à la fin, il faut avoir un peu de suite dans les idées et, si ça n’est pas trop demander, procéder logiquement. En l’occurrence, la prémisse réside dans le constat que nous vivons une de ces époques historiques de surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, États) est le produit même du néolibéralisme… :
      . les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ;
      . les États se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches).
       
      De cet énorme stock de dette, il va bien falloir se débarrasser. Or la chose ne peut se faire que selon deux options : soit en préservant les droits des créanciers – l’austérité jusqu’à l’acquittement du dernier sou –, soit en allégeant le fardeau des débiteurs – par l’inflation ou le défaut.
       
      Nous vivons à l’évidence en une époque qui a choisi de tout accorder aux créanciers. Que pour leur donner satisfaction il faille mettre des populations entières à genoux, la chose leur est indifférente. C’est à cette époque qu’il faut mettre un terme. (*)
       
      Changer d’époque suppose en premier lieu d’affirmer le droit des « débiteurs » à vivre dignement contre celui des créanciers à l’exaction sans limite. Seuls les fétichistes du droit des créanciers pourront s’insurger qu’on y attente, en tout cas qu’on lui en oppose un autre, pas moins légitime, et même beaucoup plus si l’on se souvient des origines de la dette.
       
      Où le parti pris acharné des créanciers nous conduit, nous ne le savons maintenant que trop. L’alternative est donc simplissime : ou bien nous poursuivons dans cette voie, par ailleurs exposée à la perspective d’un échec macroéconomique très probable,
      ou bien nous choisissons le parti inverse, celui des corps sociaux. … 
       
      Il faut avoir soit l’idéologie monétariste, soit l’insuffisance conceptuelle, chevillées au corps pour soutenir qu’une banque centrale puisse faire faillite, et même doive être recapitalisée, thèse parfaitement inepte qui témoigne d’une incompréhension profonde de ce qu’est vraiment cette institution, absolument dérogatoire du droit économique commun. Créatrice souveraine et ex nihilo de la base monétaire – la forme supérieure de la monnaie – adossée à son pouvoir entièrement symbolique de faire accepter son signe, la banque centrale peut faire des pertes comptables mais sans aucune incidence au regard de sa propre économie institutionnelle puisqu’elle peut tout simplement monétiser ses pertes et s’auto-recapitaliser par création monétaire. 
       
      Bien sûr il en résulte une augmentation de la masse monétaire puisque les dettes correspondantes, annulées, ne passeront pas par le moment de destruction monétaire de leur remboursement. Et alors ? Contrairement à ce que croient les illuminés du monétarisme, la création monétaire, même très importante, n’est nullement vouée à dégénérer par essence en inflation … C’est le propre de la domination que le désastre est le plus souvent la meilleure chance des dominés. 
       
      La fenêtre de ce désastre bancaire-là, à l’inverse de celle de 2008, il ne faudra pas la manquer. Une fois de plus il faut rappeler les effrayés à la conséquence. En situation de surendettement historique, il n’y a de choix qu’entre l’ajustement structurel au service des créanciers et une forme ou une autre de leur ruine. A chacun de choisir son camp et de dire clairement pour laquelle des deux options il penche.
       
      A tous ceux qui n’auront pas pris le parti des rentiers mais que la perspective de la convulsion continue d’inquiéter, il faut redire qu’on n’a jamais vu un ordre de domination, a fortiori quand il est aussi puissant que le néolibéralisme, « rendre les clés » de son mouvement spontané.
       
      C’est dans le monde des rêves social-démocrates qu’on se plait à imaginer des gentils puissants, qui d’eux-mêmes trouveraient les voies de la décence et de l’autolimitation. Sauf hypothèse de sainteté, on ne voit pas bien par quel improbable mouvement de l’âme les dominants pourraient consentir de leur propre gré à la transformation d’un monde qui leur fait la vie si belle et auquel tous leurs intérêts, patrimoniaux aussi bien qu’existentiels, ont intimement partie liée. Au prix sans doute d’attrister le Parti de la Concorde Universelle, il faut donc rappeler qu’un ordre de domination ne cède que renversé de vive force. » Lordon : « En sortir » LMD, 26/9/12
       
       
       
      (*) C’est à cette époque qu’il faut mettre un terme :

      Les créanciers ont décidé : ce sera le Grand Reset


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 octobre 09:19

      @Francis, agnotologue
       
      «  La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social » Par Agnès Rousseaux (6 septembre 2012) Emprunt, crédit, créanciers, débiteurs, déficits, remboursement, taux d’endettement, « pacte budgétaire »… La dette est partout, elle a envahi nos vies. Or la dette n’est pas seulement économique, elle est avant tout une construction politique. Elle n’est pas une conséquence malheureuse de la crise : elle est au cœur du projet néolibéral et permet de renforcer le contrôle des individus et des sociétés. « Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie », nous explique le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato … Certains textes du Moyen Âge expliquent que le crédit est un « vol du temps ». On disait alors que le temps appartenait à Dieu. Et que les créditeurs étaient des voleurs du temps de Dieu. Aujourd’hui, le temps appartient au capital. Avec le crédit, on fait une préemption sur l’avenir... En Italie, il est prévu de vendre chaque année pour 20 à 25 milliards d’euros de biens de l’État. D’ici dix ans, on aura tout privatisé ! … « On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. (Jean Baudrillard) » (La Fabrique de l’homme endetté).
       
       etc. etc.


    • Armelle Armelle 21 octobre 17:11

      @Francis, agnotologue
      « les États se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts »
      Ha bon ?!??


    • Étirév 20 octobre 09:08

      Contrôle des changes (1968), mise en place de la dette (1973), création de l’UE (1992) = processus « ORWELLIEN »
      les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique (traités de Maastricht et Lisbonne) de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
      Tant que le destin des monnaies restera l’apanage des banquiers mondialisés, et continuera en conséquence à échapper aux peuples qu’elles contraignent, nous assisterons à la continuation de la mise sous tutelle financière, économique, juridique et politique de ces derniers.
      Si l’on retourne aux fondamentaux, il apparaît en effet que la monnaie, et son pendant qu’est la dette, conjuguée au principe de l’entreprise anonyme qu’elle a juridiquement autorisé à se mettre en place, sont les armes du servage d’aujourd’hui au même titre que l’épée et la lance étaient celles du servage d’hier.
      NB : L’une des méthodes employées depuis plus d’un siècle par le système financier oligarchique pour faire de la guerre un « business » est le « casus belli ». Exemples : 1898 avec le USS Maine, 1915 avec le RMS Lusitania, 1941 avec Pearl Harbor, 1964 avec les incidents du golfe du Tonkin, 2001 avec le « 9/11 ».
      BLOG


      • zygzornifle zygzornifle 20 octobre 09:26

        La dette tout le monde s’en fiche, un état peut vivre avec sans problèmes, c’est bien plus difficile pour un citoyen .....


        • titi 20 octobre 12:09

          @zygzornifle

          « un état peut vivre avec sans problèmes »
          La dette n’est en effet pas un problème.
          Elle le devient quand pour rembourser la dette, on emprunte.
          C’est ce que fait l’Etat francais qui est incapable de présenter des comptes à l’équilibre même dans les années fastes.
          Pour mémoire Hollande a bénéficié dans son quinquennat d’un remarquable « alignement des planètes » : croissance, pétrole peu cher, dette financée à taux négatif, etc...
          Et il en a fait quoi ? des balades en scooter...


        • zygzornifle zygzornifle 22 octobre 09:54

          @titi

          Et il en a fait quoi ? des balades en scooter...

          Il amenait Popaul au cirque ....


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 octobre 09:27

          ’’les belles théories de ruissellement dont on ne voit jamais que quelques gouttes’’

           

          En matière progrès industriel, il n’y a que deux politiques possibles : transformer les gains de productivité en augmentation de la production, ou en augmentation du temps libre. La première solution est dangereuse dans un monde de surproduction pour deux raisons : la première raison, c’est que l’appareil productif se cancérise ; la seconde raison c’est parce que elle induit de fait un système ploutocratique. La ploutocratie étant le gouvernement par les riches dont la seule justification serait la théorie de ruissellement si cette théorie n’était invalidée par les faits.

           

          « Le pauvre ne doit jamais ni voler, ni tromper le riche (…). La conscience du pauvre lui rappelle dans cette circonstance qu’il ne vaut pas mieux qu’un autre et que, par l’injuste préférence qu’il se donne, il se rend l’objet du mépris et du ressentiment de ses semblables comme aussi des châtiments puisqu’il a violé ces lois sacrées d’où dépendent la tranquillité et la paix de la société.

          « Celui qui doit modérer ses appétits et renoncer à l’injuste préférence qu’il se donne, c’est donc le pauvre. Le riche, lui, travaille (hem !), non pas pour s’enrichir lui-même, mais pour enrichir la société 

           « De fait, le libéralisme, est fondé sur le sophisme suivant : « ce qui est bon pour le riche est bon pour la société dans son ensemble » d’où découle le non moins choquant « greed is good » (la main invisible faisant ce qu’il faut). Ainsi, on amalgame enrichissement individuel et enrichissement collectif, profit et richesse, investissement et spéculation, et l’on justifie dans un jeu à somme nulle, voire mortifère, le principe de socialisation des pertes, privatisation des profits. » (Adam Smith, cité par Dany-Robert Dufour, « La cité perverse)

           


          • eddofr eddofr 20 octobre 10:39

            Ah, la dette.

            Moi, je n’ai aucun crédit en cours, zéro crédit, rien, nada ...

            Moi, je ne bénéficie d’aucune aide, ni APL, ni aides machin, ni subventions, ni allocations chômage, ... rien de rien.

            Et pourtant, si j’en crois nos bons dirigeants, je croule sous une dette collective que je vais devoir rembourser parce que je suis un gros dépensier !


            • troletbuse troletbuse 20 octobre 10:48

              @eddofr
              Oui mais tu as un compte en banque où est viré ton salaire ou ta retraite, où on te pique directement les impôts, peut-être un logement ? , c’est suffisant.
              L’idéal serait de ne rien posséder et d’avoir un emprunt à rembourser.


            • Polybe 20 octobre 11:11

              La dette publique est la différence entre les rentrées d’argent et les dépenses.

               

              Dans les dépenses publiques, il y a celles incontournables du domaine régalien mais il y a aussi de nombreux gaspillages par les collectivités territoriales. Lors du 101ème congrès des maires, du 20 au 22 novembre 2018, il était question de maîtriser leurs dépenses mais avec la crise des Gilets Jaunes, en ayant besoin d’un appui, on est revenu sur l’encadrement prévu.

               

              Pour ce qui concerne les rentrées, tous les contribuables ne sont pas au même régime dans le pays qui affiche sur les frontons des édifices publics le mot « Egalité ». Il y a ceux qui sont soumis à tous les prélèvements et ceux qui peuvent bénéficier d’un régime allégé dont la légalité est surprenante.

              Pandora papers, Panama papers, OPENLUX, optimisation fiscale dont celle des entreprises du CAC40 qui placent leurs sièges sociaux aux Pays-Bas avec l’Etat français parmi les actionnaires, paradis fiscaux au sein même de l’Union Européenne, célébrités françaises résidant en Suisse, GAFAM, île de Man, l’Irlande...

               

              Certains pays ont été retirés de la liste des paradis fiscaux seulement à partir du moment où ils ont promis de ne plus l’être dans le futur...

               

              Le syndicat des finances publiques solidaires informe que le manque à gagner pour l’Etat français se situe entre 60 et 80 milliards d’euros du fait de la fraude fiscale et entre 40 et 60 milliards d’euros du fait de l’optimisation fiscale.

               

              Et pour compenser le manque à gagner pour notre Etat, on taxe et surtaxe les classes moyennes et populaires de notre pays avec des taxes sur les taxes et dépenses publiques astronomiques en les culpabilisant sur leur consommation d’énergie alors que d’autres peuvent faire du tourisme spatial.

              Les pauvres sont faits pour être très pauvres et les riches, très riches.

              Mais

              des élus issus du Peuple, par le Peuple, POUR le Peuple ?


              • titi 20 octobre 11:30

                @Polybe

                « Le syndicat des finances publiques solidaires »

                Solidaire est un syndicat.
                Il est aussi fiable dans ses estimations que la CGT quand il s’agit de la participation à une manifestation.

                Les estimations sérieuses c’est 30 milliards.
                15 au titre de la TVA
                15 au titre de « l’évasion fiscale »


              • titi 20 octobre 12:05

                @titi

                Les 15 milliards d’évasion fiscale (donc sans la TVA) 
                Illicit Financial Flows Vulnerability Tracker (taxjustice.net)

                C’est une estimation en $. Avec le cours actuel on est plutôt sur 17, mais l’ordre de grandeur est là.


              • titi 20 octobre 11:34

                Et d’ailleurs l’évasion fiscale, qui est très condamnable, n’est pas un excuse.

                L’évasion fiscale de l’Allemagne est supérieure à la notre et pourtant les budgets sont à l’équilibre.


                • chantecler chantecler 20 octobre 11:42

                  @titi
                  Les Allemands n’ont pas l’habitude de payer .
                  Plutôt de faire payer ...
                  C’est que la choucroute est chère !


                • L'apostilleur L’apostilleur 20 octobre 14:54

                  @ l’auteur 

                  « ...La question étant, à qui profite vraiment ce crime dont personne ne veut parler... »

                  Autre question, pendant combien de temps ?

                  Si l’on comprend bien que les profits des gros pourvoyeurs de capitaux de la planète trouvent un refuge avec les emprunts d’Etats, l’appauvrissement de ces États croulant sous la dette devraient les inquiéter. Au bout du bout, les issues sont peu nombreuses et risquées, la banqueroute et/ou l’instabilité politique et sociale. 

                  Dans tous les cas leurs placements sont en danger, sauf pendant le temps que durera la solidarité financière justifiée par la crainte de l’effondrement systémique que pourrait provoquer un défaillant majeur. 

                  Pendant des siècles la France a réglé ses dettes à coup d’éponge. Le fait du prince.

                  https://onenpensequoi.over-blog.com/2018/02/j-ai-demande-a-mon-voisin-pourquoi-il-se-disait-de-gauche.html


                  • titi 20 octobre 15:39

                    @L’apostilleur

                    « Au bout du bout, les issues sont peu nombreuses et risquées »
                    La France bénéficie actuellement de la bonne santé de l’euro.
                    Elle emprunte à taux négatifs. 
                    Pas parce que les banques aiment Macron, mais parce qu’elles parient sur l’affermissement de l’Euro par rapport aux autres monnaies et que le futur change leur fera gagner de l’argent.

                    Donc visiblement pour les marchés, d’autres pays sont dans le collimateur.


                  • tonimarus45 20 octobre 18:58

                    @ par Libre----Arretez de mettre tous les partis dans le meme panier ; la gauche, je dis bien la gauche ,or mis bien sur les socialos qui ne sont plus a gauche suite au virage vers le neo liberalisme (dixit chevenement) de mitterrand au debut des annees 80 a toujours ete contre les privations y compris et surtout la privatisation de la dette qui permet aux banquiers de s’en mettre plein les fouilles


                    • SilentArrow 21 octobre 02:45

                      Non seulement faut-il arrêter de payer les intérêts, il faut en plus considérer les intérêts déjà payés comme remboursement du capital emprunté.

                      Et si les banquiers rouspètent, pendez-les et nationalisez leurs banques.


                      • Jean Keim Jean Keim 21 octobre 08:04

                        Quels que soient les taux d’intérêts des emprunts, fussent-ils négatifs, comme le dit si bien le banquier : un emprunt doit être remboursé, sinon vous devrez vendre les bijoux de famille, ainsi la Finance s’approprie les biens de ce monde, plus aucune entreprise ne fonctionne sur ses propres capitaux.


                        • DantonQ DantonQ 21 octobre 08:10

                          Cette histoire de dette publique est une imposture. Cela sert de prétexte pour imposer l’austérité permanente au peuple, mais, en réalité, ils s’en foutent complétement !

                          Les élites satanistes qui dirigent le monde savent très bien qu’ils vont mettre en œuvre leur projet délirant de nouvel ordre mondial et de « grande réinitialisation » au cours duquel l’argent physique, la monnaie, sera remplacé par une puce électronique, la fameuse « marque de la bête » dont parle le livre de l’apocalypse, et qui fera que personne ne pourra acheter ni vendre sans cette marque infâme.

                          Donc les dettes seront annulées. Mais ceux qui veulent sauver leur âme par contre ne devront sous aucun prétexte accepter cette marque infâme qui est celle du diable. Sinon, ils seront jetés dans le grand étang de feu et de souffre, je ne vous fait pas un dessin pour savoir ce que c’est... 


                          • Louis Louis 21 octobre 09:49

                            @DantonQ

                            Bonjour monsieur mon cher

                            D’abord permettez moi de vous féliciter pour votre pseudo très original

                             smiley

                            Ensuite je confirme vos propos de la marque

                            Par un lapsus révélateur l’attachée de presse de la maison blanche a récemment employé le mot de « marqués » au lieu de vaccinés !!

                             https://nouveau-monde.ca/la-secretaire-de-presse-de-la-maison-blanche-qualifie-les-vaccines-de-personnes-marquees-la-marque-de-la-bete/

                            Bonne continuation sur la voie agoravoxienne la voie qui mène à la révélation (apocalypse)

                             smiley


                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 21 octobre 09:24

                            La dette c’est comme l’argent, la meilleure et la pire des choses

                            « L’argent c’est comme la merde ; si on l’entasse c’est une nuisance, il faut le répandre. Et si on le répand, ça fertilise » Francis Bacon
                             

                            Étonnant que ni l’article ni aucun commentaire n’évoque le Grand Reset comme solution à la dette concoctée par les milliardaires, c’est-à-dire des possesseurs odieux de ladite dette.


                            • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 21 octobre 09:58

                              J’ai déjà répondu à un commentateur sur cette antenne.

                               qui disait « à qui faudrait-il rembourser des dettes quand tous les pays sont endettés ? Il n’y aurait plus de dettes. »

                               « La dette est une vue de l’esprit à un moment donné. Être endetté n’est pas grave en soi si à l’origine, c’est un investissement pour apporter une amélioration à la vie de tous les jours. Il y a des dettes fictives, des dettes publiques au niveau des Etats qui doivent prouver leurs potentiels de réaction et des dettes personnelles. Wiki est assez complet pour l’expliquer  »répondis-je.


                              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 21 octobre 10:29

                                @Réflexions du Miroir
                                 
                                ’’Il y a des dettes fictives, des dettes publiques au niveau des Etats qui doivent prouver leurs potentiels de réaction et des dettes personnelles.’’
                                 
                                 vous oubliez la dette odieuse, la dette illégale, la dette illégitime, la dette non soutenable

                                « La notion de « dette odieuse » ne renvoie pas à une appréciation d’ordre moral mais à une doctrine de droit international théorisée par le juriste Alexander Sack : une dette est dite odieuse quand elle a été contractée par une dictature, à l’encontre de l’intérêt public, et avec la connivence des créanciers.
                                 
                                Une dette est illégale si elle a été contractée sans respecter les normes juridiques en vigueur. Dans le cas de la Grèce, la question est de savoir si les mémorandums et la restructuration de la dette de 2012 ont respecté la constitution grecque et les règles de fonctionnement du FMI et de l’Union européenne. Il est également nécessaire d’examiner si les conditions imposées à la Grèce n’ont pas violé les conventions garantissant l’exercice des droits humains fondamentaux.
                                 
                                Une dette est illégitime quand a elle été contractée en défaveur de l’intérêt général de la population. L’exercice d’audit réalisé par le Collectif pour un audit citoyen, soulignait deux éléments d’illégitimité de la dette publique française : les taux d’intérêt excessifs des années 1990 (alors que d’autres modes de financement étaient possibles) et les cadeaux fiscaux de la décennie 2000. On retrouve ces deux facteurs dans le cas de la Grèce qui a subi durant les années 1980 des taux d’intérêt extravagants, comme beaucoup de pays du Tiers Monde à l’époque.
                                 
                                Enfin, la soutenabilité de la dette ne doit pas être définie étroitement comme la capacité à rembourser la dette, mais en relation avec un principe de primauté des droits humains, ainsi qu’avec la possibilité pour un pays de suivre une trajectoire équilibrée. C’est de ce dernier point de vue qu’on peut d’ores et déjà remettre en cause les conditions imposées par la Troïka en contrepartie de ses prêts. ».


                              • véronique 21 octobre 14:08

                                1400 milliards d’intérêts payés en 2017  ? On en est très loin. Les intérêts de la dette représentent chaque année moins de 40 milliards, et ont tendance à se réduire.

                                Un article de 2019, assez clair sur le sujet :

                                https://www.liberation.fr/france/2019/01/11/la-charge-de-la-dette-une-ardoise-qui-pese-de-moins-en-moins_1698530/


                                • SilentArrow 22 octobre 09:46

                                  @véronique

                                  Même 40 milliards, c’est trop. C’est 40 milliards en trop.

                                  Les banques n’ont rien fait pour mériter le payement de ces intérêts. Il s’agit d’un vol rendu légal par la trahison de vos « élus ».


                                • véronique 22 octobre 10:01

                                  @SilentArrow

                                  Oui c’est encore trop, je suis d’accord. 


                                • Jean Keim Jean Keim 21 octobre 15:17

                                  Notre monde est constitué d’idiots congénitaux et/ou d’inconscients décérébrés qui pensent (pourquoi pensent-ils ainsi ? Ah ! si seulement il se posait sincèrement cette question ) que notre mode de vie est le seul possible, au sujet de la dette monstrueuse, les opinions oscillent entre soit on rembourse car c’est le marché qui l’exige, soit on ne rembourse pas car il y a maldonne les dés étant pipés, seulement les deux alternatives sont dans le même mouvement, dans tous les cas le moteur de notre civilisation reste la compétition et le profit justifiés par un mode de penser dévoyé, les fous pensent que nous naissons, que nous devons apprendre des règles de vie fixées par des intérêts particuliers, que nous devons travailler pour le bien de l’économie, si possible, si nous sommes malin, en tirer des avantages, accepter les contraintes de la société, et mourrir dans un dénuement spirituel effrayant, une vie humaine est une suite ininterrompue de souffrance, le simple bonheur de l’instant est analysé et détruit.


                                  • PhilVite PhilVite 21 octobre 15:30

                                    La dette publique, c’est le meilleur moyen de faire passer le pognon de la poche des pauvres à la poche des riches.
                                    Et vu qui contrôle le bouzin, c’est pas près de s’arrêter.

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