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La France insoumise et l’axe gauche-droite

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Le bon score de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles de 2017 (19.58%) et l’absence de compromission avec le parti socialiste laisse entrevoir de belles perspectives futures pour LFI. Cependant, il n'existe pas encore un réel ancrage solide et durable de ses idées au sein de la population, et notamment des classes populaires, préalable nécessaire afin de pouvoir gouverner dans la situation conflictuelle dans laquelle nous serons plongé si nous parvenons au pouvoir. Ce papier exposera modestement, et de manière très synthétique, des idées afin d’aider à définir le positionnement politique à adopter pour parvenir à cet objectif. Il n’est pas question ici de traiter de la question du programme économique, européen ou écologique mais de la position de LFI sur l’axe gauche/droite en ce qui concerne les questions dites sociétales.

 

Rapide définition et historique

 

Par souci de clarté, les termes « socialisme » et « gauche » sont à comprendre ici dans le sens qui était le leur au XIXe et début XXe, bien avant que des décennies de soviétisme, de sinistrisme et de marketing politique ne les détournent de leurs significations originelles (rappelons que ni Marx ni Proudhon ne se sont défini en leur temps comme étant de gauche). La gauche représentait alors le parti des descendants des Lumières luttant face à la Réaction et rétorquant à ces derniers qu’une République valait bien mieux qu’une monarchie pour conserver les disparités de pouvoirs et d’argent, ils étaient en somme libéraux sur le plan économique, politique et culturel. Le socialisme était lui une doctrine relativement neutre en ce qui concernait le débat gauche-droite qualifié de « bourgeois », comme l’atteste l’attitude des guesdistes durant l’affaire Dreyfus, et concentrait sa critique sur le libéralisme économique et sur l’avènement du Capital. Ce n’est qu’à la suite de Jaurès, qui préconisait une alliance dans la théorie et dans la pratique entre le socialisme et la gauche, que ce dernier mot a adopté son sens actuel pour la majorité des gens, c’est-à-dire une doctrine à la fois critique du capitalisme et progressiste sur le plan des questions de société. Notons aussi que pour certains, notamment la majeure partie du PS, le mot gauche est à comprendre en son sens originel (libéralisme économique et culturelle).

L’analyse présentée ici est qu’un retour à la doctrine originelle du socialisme sur le positionnement politique, c’est-à-dire à une relative neutralité concernant les débats gauche-droite, nous permettrait de déployer toute l’originalité et l’actualité de la critique socialiste et permettrait notamment un ancrage durable et solide dans les classes populaires.

Et ceci pour plusieurs raisons, il nous semble tout d’abord que la gauche culturelle n’a plus de combats importants à mener. En effet les principes tels que la laïcité, l’égalité homme/femme (pas tout à fait complète cependant), l’abolition de la peine de mort, le droit à l’avortement, la loi contre le racisme, la reconnaissance des homosexuels, sont aujourd’hui ancrés dans la loi et dans la société et aujourd’hui la Réaction au sens classique du terme est défaite (et même le Front National d’aujourd’hui est en réalité bien plus un parti communautariste qu’un parti fasciste). S’il est évident que nous devons toujours défendre les principes cités ci-dessus, il nous semble aussi que la gauche culturelle, vide de toute proposition importante, est rentrée dans une sorte d’excès, d’hybris, sous l’impulsion des universités américaines fascinées par la « French theory », et que ceci constitue un point de divergence majeur entre les classes populaires et les classes éduquées (ayant eu accès aux études supérieures).

Aussi, Jean-Claude Michéa[1] a bien montré à travers ses différents travaux la filiation naturelle qu’il existe entre le libéralisme économique et la gauche culturelle. Et plus qu’une simple filiation, le philosophe montre que la gauche culturelle est devenue le complément indispensable du Capital qui, dans sa logique d’expansion du marché, doit balayer toutes les traditions et lever tous les tabous afin de faire advenir le règne de l’homo oeconomicus. De ce fait, Michéa nous montre l’incohérence majeure du logiciel de la gauche radicale, qui associe libéralisme culturelle et anticapitalisme. C’est dans la perspective de lever cette incohérence, puissamment ressenti dans les classes populaires, qu’un divorce, opéré avec soin et finesse, nous semble nécessaire entre la gauche culturelle et LFI. Il y a une place pour défendre un féminisme et un antiracisme populaire distinct des versions bourgeoises actuellement valorisés dans les médias. Il ne s’agit évidemment pas d’allier notre théorie à celle des conservateurs mais de proposer une troisième voie sur les questions sociétales, qui devront être traitées au cas par cas.

 

Comment opérer ce divorce ?

 

La dernière campagne au présidentielle a montré un début de fléchissement de Jean-Luc Mélenchon vers un divorce avec la gauche culturelle (notamment en se montrant soucieux de la souveraineté nationale, en s’affichant avec les symboles nationaux, et en abandonnant la proposition de régularisation de tous les sans-papiers). Il nous semble que ce mouvement doit aller jusqu’à son terme ce qui ne veut pas dire que LFI doit se priver de tout programme moral mais que celui-ci doit se constituer autour d’une double critique portant à la fois sur la gauche culturelle et sur la droite conservatrice, le tout formant la critique des effets culturels du capitalisme et de la lutte de tous contre tous.

Ainsi un point fondamental à mettre en avant est la critique de l’infantilisation de la société qui peut servir d’axe central d’un programme moral socialiste. La télévision-poubelle, l’abaissement du niveau culturel dans les médias et à l’école, mais aussi les passions identitaires sont des exemples à citer des causes et effets produits par cette infantilisation. Ce phénomène, favorisé par le pouvoir, permet aussi aux puissants d’une part d’avoir des masses plus dociles à gouverner et d’autre part à favoriser la consommation impulsive (l’enfant représentant à ce titre le consommateur idéal rêvé par les capitalistes). Il nous serait très profitable de nous opposer fortement à cela et d’appeler la société à passer à l’âge adulte, et il faudrait pour cela assortir le discours de propositions comme par exemple l’interdiction de la télé-réalité.

 

Pour un antiracisme patriotique

 

Si la critique de l’infantilisation doit occuper la place majeure de notre programme moral, il faut également se différencier de la gauche culturelle à travers les questions de l’antiracisme et du féminisme, deux points où celle-ci propose un discours critiquable et fruit de l’américanisation de la pensée.

Christopher Lasch[2] sur l’antiracisme : « La politique devient de plus en plus une question de groupes d’intérêts, où chacun revendique pour son propre compte une part des bienfaits de l’Etat-providence, en définissant ses intérêts dans le sens le plus étroit possible et en excluant délibérément toute revendication plus générale ou toute tentative de formuler les revendications d’un group en termes universels. L’un des exemples que vous avez mentionnés, celui de la lutte de Noirs aux Etats-Unis, illustre bien ce point. Je voudrais mentionner un autre exemple de la façon dont des idéologies apparemment radicales, militantes, révolutionnaires ont effectivement contribué, dans la période récente, à ce processus. Le mouvement pour les droits civiques de la fin des années 50 et 60 était, à beaucoup d’égards, un retour à une conception antérieure de la démocratie. Elle donnait voix à ceux des objectifs des Noirs qui pouvaient parler à tous. Elle s’en prenait au racisme, pas seulement au racisme blanc, mais au racisme en général. Le mouvement du Black Power, qui a démarré au milieu des années 60, semblait beaucoup plus militant – il accusait Martin Luther King et d’autres leaders de la première phase de ce mouvement d’être des réactionnaires bourgeois -, il a réellement reformulé les objectifs du mouvement noir. Il s’en prenait au racisme blanc comme si le racisme était un phénomène réservé aux Blancs, d’une manière qui rendait beaucoup plus difficile une redéfinition de la lutte des Noirs – au fond, il s’agissait de redéfinir les Noirs des Etats-Unis comme un groupe d’intérêts parmi d’autres, réclamant sa part du gâteau sans formuler aucune revendication d’ordre général. »

On le voit Christopher Lasch distingue deux lignes divergentes au sein de l’antiracisme : une ligne universelle, représenté par la figure de Martin Luther King, face à une ligne communautariste, représenté par Malcolm X et dont la progression s’est faite parallèlement à celle de la « culture du narcissisme ». Il nous semble que cette distinction existe toujours à notre époque et que, si le courant universaliste nous permet d’entrevoir à l’horizon la fin du racisme, le second courant peut nous entraîner pour une durée indéterminée dans le cercle vicieux des communautarismes (la montée d’un communautarisme renforçant toujours les autres).

C’est pour cette raison qu’il serait judicieux pour LFI de distinguer ces deux courants, de se réclamer de l’antiracisme universel (ou patriotique) et de produire une critique de l’antiracisme communautariste vers lequel la gauche culturelle a tendance à incliner. Cela ne nous couperait aucunement des populations de banlieues car la principale demande des gens ordinaires qu’on y trouve est bien « d’être considéré comme des français comme les autres » et non pas de porter sa religion ou sa couleur de peau comme un étendard de combat. Cela serait une erreur de considérer que des groupes tels que le PIR[3], qui défend une vision communautariste de l’antiracisme, seraient populaires en banlieue. En réalité la grande majorité des gens ordinaires de banlieues formulent une demande équilibrée d’égalité républicaine qui s’inscrit dans l’intérêt général. Ils voient la devise républicaine sur le fronton des mairies et demandent à ce que cela soit appliqué, voilà tout. Il nous semble par ailleurs que l’antiracisme communautariste est l’apanage de quelques bourgeois issus de l’immigration disposant d’une forte caisse de résonnance médiatique, mais sans soutien de masse dans les communautés concernées.

Rappelons également la notion de racisme objectif et subjectif formulée par Emmanuel Todd[4]. Celui-ci rappelle le fait que l’on observe historiquement une montée du racisme lors de chaque période de dégradation économique, et en conclut que, pour le combattre, il convient avant tout d’améliorer la situation économique de la population. Les politiques économiques libérales, sources des maux économiques actuels, sont donc ainsi objectivement racistes bien que son aile gauche représenté par le PS se pense antiraciste. Ce parti est donc dans une situation d’un antiracisme subjectif mais dans la pratique impulse des politiques objectivement racistes (au sens où elles favorisent les conditions du racisme).

 

Pour un féminisme des modestes

 

Toujours dans la même logique de divorce nécessaire entre le socialisme et la gauche culturelle, il convient également d’aborder la question du féminisme. On constate en effet la prééminence médiatique d’un certain féminisme mondain (lui aussi venu des Etats-Unis et emblématique de la gauche culturelle) dont il convient pour LFI de se démarquer pour proposer un féminisme des modestes, des invisibles, qui s’appuierait sur les problématiques et revendications formulées par les femmes ordinaires, caissières, femmes de ménage, ouvrières, agricultrices, etc. Et si les féministes d’aujourd’hui défendent parfois des idées justes, il faut souligner avec ironie le caractère futile de certaines de leurs propositions (songeons à l’écriture inclusive, ou à la réécriture d’œuvres littéraires anciennes jugées trop offensantes envers les femmes), bien éloignées des préoccupations des femmes ordinaires.

 

 

Sur l’immigration

 

L’immigration nous semble être aujourd’hui un point de divergence important entre classes populaires et classes éduquées, et sur ce point également le socialisme permet une troisième voie, entre la libre circulation totale des hommes, d’essence libérale (et défendu par son aile gauche), et la fermeture totale des frontières, d’essence nationaliste et chauvine. Rappelons à ce propos que les socialistes originels critiquaient l’immigration comme outil du Capital[5] afin de faire pression à la baisse sur les salaires et avoir une main-d’œuvre plus « docile », en même temps qu’ils défendaient les droits et la dignité des travailleurs étrangers présents sur le territoire. Un compromis national est aujourd’hui possible et nécessaire sur cette question et LFI serait bien avisé de travailler à ce compromis plutôt que d’être aligné sur les positions de la gauche libérale. Pour ce faire, la proposition de Jean-Pierre Chevènement[6] qui propose une distinction entre réfugiés politique et immigration économique afin de faciliter l’accueil des premiers et restreindre celui des seconds parait équilibré et une bonne façon de réduire les flux de migrations en ayant un critère humaniste : et en effet quel est le sens d’une immigration économique dans un pays comptant 10% de chômage ? Cela n’est pas défendable en vérité mais, ceci dit, vouloir réguler le flux d’immigration ne veut pas dire que nous ne devons pas défendre les travailleurs étrangers présents sur le territoire, ni que les brutalités policières envers les immigrés doivent être mise sous le tapis.

Le président Macron, qui souhaite restreindre voire stopper l’immigration économique, semble actuellement se diriger vers la solution préconisée par Chevènement. De ce fait il traite les effets de l’immigration, mais il ne peut pas en dénoncer les causes car cela implique une critique du capitalisme, de la géopolitique otanienne et de la Françafrique dont le président est tous trois garant. Le positionnement équilibré pour LFI serait de proposer de traiter et la cause et les effets en se prononçant pour une régulation de l’immigration d’une part, et d’autre part en brisant les réseaux mafieux de la Françafrique, en dénonçant les guerres de l’Otan, et en soutenant politiquement les travailleurs africains.

 

 

Conclusion

 

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2017 a révélé un inter-classisme typique du socialisme à la française avec des résultats assez homogènes (trop en l’occurrence) par classes sociales. Et s’il est certes bon de réaliser un score de 19% chez les cadres mais on peut raisonnablement penser qu’il sera difficile de faire mieux et qu’un plafond a été atteint. Du côté des classes populaires on peut dire que le résultat est décevant en tout cas insuffisant : 24% et 22% pour les employés et les ouvriers, sans compter les masses d’abstentionnistes. Il parait évident que la grosse marge est à faire à ce niveau-là. C’est pourquoi il nous parait nécessaire de mettre la question économique et social au cœur de notre programme en ne se laissant pas entrainer dans les débats entre gauche culturelle et droite réactionnaire -débat qui apparait de plus en plus comme une supercherie pour la population- mais en cherchant dans ces questions sociétales une troisième voie socialiste.

La critique socialiste, la critique de l’Argent, n’a jamais eu autant d’actualité et de pertinence qu’à l’heure actuelle où le néo-libéralisme règne sans partage depuis plus de 30 ans. C’est la théorie qui permet de comprendre au mieux la société et la place que chacun d’entre nous y tient. Elle parle au cœur et à la raison. Elle possède un potentiel de libération intellectuelle immense qui ne demande qu’à se répandre dans le peuple, aujourd’hui dans une situation de vide idéologique. Nous avons d’excellentes cartes en main. Si nous savons les jouer avec intelligence et sans commettre d’erreur, la partie est quasiment gagnée.

 

[1] Thèse centrale de l’ensemble de ses œuvres.

[2] Christopher Lasch et Cornelius Castoriadis, « La culture de l’égoïsme », conversation de 1986 éditée en 2012.

[3] Parti des Indigènes de la République.

[4] Dans « Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse », 2015

[5] Voir « Jaurès, les socialistes et l’immigration  », Gilles Candar, 2007. Les socialistes ne manquaient alors pas de mots durs pour qualifier l’immigration, qui peuvent paraître choquant aujourd’hui. Il fallait certes à cette époque pondérer la doctrine par plus d’humanisme tout comme il faut pondérer aujourd’hui la doctrine par plus de patriotisme.

[6] « Les sombres mises en garde de Jean-Pierre Chevènement », interview par Éric Dupin pour slate.fr


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214 réactions à cet article    


  • MagicBuster 9 février 11:26

    Mélenchon a ses chances au Maroc ou en Tunisie ; pourquoi il s’entête en France ?


    • Le421 Le421 10 février 09:11

      @MagicBuster
      2


    • Fergus Fergus 9 février 11:44

      Bonjour, Renard

      Il ne faut pas se faire d’illusions : tant qu’il subsistera un parti socialiste ; la France Insoumise continuera d’être décrite dans les médias comme une formation d’extrême-gauche, ce qui est incompatible avec un élargissement de l’électorat suffisant pour accéder au pouvoir ou, à défaut, conquérir un grand nombre de sièges aux législatives.

      En conséquence il faut définitivement tuer le PS ! Par chance, les Le Foll et compagnie s’y emploient. Mais rien n’est gagné car le positionnement politique très droitier de Macron peut se traduire dans l’opinion par des retours significatifs d’électeurs vers les socialistes, ce qui aurait pour effet de redonner vie au PS.

      La conclusion est donc paradoxale : Mélenchon et la France Insoumise ont impérativement besoin d’un repositionnement de l’exécutif sur une politique un peu moins ouvertement libérale afin de ne pas laisser d’espace viable entre LREM et la FI !


      • Alren Alren 9 février 13:10

        @Fergus

        C’est du Machiavel !

        Je ne suis pas convaincu que la politique de guerre civile froide menée par Macron et l’UE contre 99% des Français, amène les ouvriers et employés à revenir à un PS dont les votes approuvent parfois la politique de l’anti-France actuellement au pouvoir.

        Certains « stratèges » de cette anti-France essaient de reparler de Hamon, sentant le danger qu’elle court avec la déconfiture du FN, pour détourner les voix des gens simples de la FI.
        C’est dire qu’ils sont sans vraie solution !


      • Laulau Laulau 9 février 14:02

        @Fergus
        Il y a du vrai.


      • Fergus Fergus 9 février 15:36

        Bonjour, Alren

        « amène les ouvriers et employés à revenir à un PS... »

        Vous semblez oublier que le PS n’est plus un parti de classes populaires, mais un parti de classes moyennes. Or, si ces électeurs des classes moyennes qui se sont ralliés à Macron (par dépit de voir l’aile libérale du PS balayée par le résultat de la primaire) se détournent du président, ce sera plus facilement pour redonner vie au Parti Socialiste que pour voter FI. C’est ce danger que je pointe du doigt.


      • Fergus Fergus 9 février 15:38

        Bonjour, Laulau

        Merci !


      • JC_Lavau JC_Lavau 9 février 15:51

        @Fergus. C’était vrai localement dans les années 72-75, il y avait encore du militantisme populaire. L’entrisme des ambitieux commençait déjà.


      • Alren Alren 9 février 17:44

        @Fergus

        La « classe moyenne » un mot pour recouvrir des situations disparates, si elle est particulièrement malmenée par Macron, n’a guère été épargnée par Hollande.

        La casse du code du travail met les salariés de cette classe autant en difficulté que les salariés populaires.
        Or seule la FI redonnera à l’économie du pays un code du travail mettant la loi au-dessus des petits arrangements d’entreprise. Pour le PS qui a patronné la loi El Khomri, il n’est évidemment pas question de remettre en cause cette loi ni les aggravations des ordonnances Macron.

        Et ces salariés des classes moyennes, diplômés du supérieur le savent bien.


      • Croa Croa 9 février 19:43

        À Fergus
        « d’être décrite dans les médias comme une formation d’extrême-gauche » : Vrai ! Mais cela ne signifie nullement que la France Insoumise (Ø) doive changer ! Ça veut juste dire que les médias sont aux mains des ennemis de la Ø et la seule chose à faire serait de détourner les gens de toutes ces propagandes qui les abusent. Ce n’est pas facile à faire car les citoyens ordinaires n’ont pas les moyens de l’oligarchie propriétaire des médias autorisés. Il y a « LeMédia » visible seulement sur internet mais c’est quand même un début !


      • Fergus Fergus 9 février 19:45

        @ Alren

        « ces salariés des classes moyennes, diplômés du supérieur le savent bien »

        Je crains que vous ne vous fassiez des illusions : nombre d’anciens socialistes parmi ceux-là ont voté Macron ! Et pour cause : dans la France de 2017, il n’y avait plus que des différences mineures entre les socio-libéraux, les centristes et les juppéistes.

        C’est toujours vrai, et c’est pourquoi si Macron déçoit ceux qui sont venus du PS, ils retourneront prioritairement vers ce PS tant qu’il bougera encore un tant soi peu. Et un PS vivant restera une interface entre LREM et la FI en marginalisant cette dernière au plan idéologique, d’où le problème que j’évoquais ci-dessus.


      • baldis30 9 février 19:50

        @Fergus
        bonsoir,

        je ne vous suis pas, et pour une fois je suis loin de vos postions.

        Les particularismes de la gauche et les divers enc .... de mouche qui ont excité et amplifié ces particularismes renvoient automatiquement vers l’abstention, à moins de faire un choix entre la peste et le choléra comme en 1969 ou en 2017.

        Une autre composante est possible pour faire une gauche solide mais elle est rejetée : celle du gaullisme de gauche dans la continuité du programme CNR....

        Elle est rejetée par ceux-là même qui en ont le plus profité et pour certains frauduleusement ... que ce soit au niveau individuel ou au niveau collectif avec des water-closets conseils bien mis en évidence par la justice.

        Et l’attraction pour le misérabilisme vert variété moderne du masochisme quand il ne s’agit pas en plus de sadomasochisme en direction des populations les moins bien pourvues.... 

        L’attraction pour le misérabilisme vert ? On sait où conduit cette couleur quelle que soit sa teinte, parce qu’elle est la vitrine en apparence honorable d’une seule teinte .... cherchez laquelle ... et ce n’est pas celle de l’émeraude, ni celle de Véronèse ...... c’est bien plus sombre !

        le vert plus le rose ... c’est quelque chose qui tourne autour du « caca d’oie » en attendant de marcher selon le même pas !


      • Fergus Fergus 9 février 19:52

        Bonsoir, Croa

        Je ne prétends pas que la FI doive changer, mais que son avenir passe par la mort du PS sans quoi elle risque de continuer à être bordurée (voir ci-dessus mon post à Alren).

        En fait, ce n’est pas tant une histoire de propagande médiatique que de... représentation graphique sur un demi camembert : ne sont considérés par les Français comme des alternatives au pouvoir en place que les partis situés immédiatement à gauche et à droite de celui-ci !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 février 21:01

        @totrob
        Le PS n’est pas mort ! Il est dans un Gouvernement de coalition qui ne dit pas son nom. 26 ministres et secrétaires d’Etat viennent soit du PS , soit de l’ UMP.


        Le PS et l’ UMP ont fait le travail de « pseudo alternance » pendant plus de 30 ans. Rejetés par les électeurs, « une révolution colorée des médias », a abouti à la même chose !

        Grâce au charme de Macron Kaa : « Pensez Printemps- Ayez confiance- Je vous aime ! »

        Parler de Gauche et de Droite ne signifie plus rien, ils sont tous européistes, et ne décident plus de rien.


      • Croa Croa 9 février 21:39

        À Fergus,
        Oui, justement de « représentation » comme tu dis mais qui sont ceux qui usent de représentations (graphiques et autres) ? Les médias ! Tout comme ces mêmes médias cachent la vérité sur celui qu’ils soutiennent vu que le régime de monsieur macron, avec le soutient de l’ensemble des puissances d’argent n’est rien d’autre qu’un régime fasciste et c’est bien ce que nous subissons aujourd’hui.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 février 22:38

        @totrob
        Du point de vue des Mamamouchis européens, que le PS disparaisse ne pose aucun problème, du moment qu’ils ont installé la relève, ils sont jetables, une fois qu’ils ont fait leur travail.
        La mondialisation a ubérisé les politiques, avant que d’ubériser les salariés. 


        La preuve, Hollande désavoué, ils ont propulsé aussitôt un autre euro-atlantiste tout dévoué à la finance. Ils en ont des pleins tiroirs, ils sont interchangeables... Regardez le complot de Goldman Sachs, c’est la réalité de manière humoristique, mais c’est la réalité : ils se connaissent tous et sont interchangeables !

        Les étiquettes, c’est juste pour faire plaisir aux électeurs. Socialistes, Modem, Marcheurs, UMP, FN, FI, c’est tout pareil, du moment qu’ils racontent des salades aux Français, et appliquent les décisions et les réformes européennes.

        La preuve, c’est que les électeurs peuvent changer de bourricot à chaque élection, ils ont la même politique qu’avant, en pire. Tsipras en est la caricature.

      • Le421 Le421 10 février 09:14

        @Fergus
        Vous semblez oublier que le PS n’est plus un parti de classes populaires, mais un parti de classes moyennes

        Je dirais même « moyennes supérieures ».
        Des gens sans trop de soucis qui mesurent leur appartenance à la gauche à l’aune du sociétal !!

        Genre Fabius qui place son fric en œuvres d’art pour défiscaliser... Un exemple parmi tant d’autres.


      • Le421 Le421 10 février 09:24

        @Fifi Brind_acier
        Et l’ennemi à abattre, c’est l’Europe !!

        Tellement simple.

        On zigouille l’UE et hop !! Ça baigne dans le bonheur !!

        Booouuuuh Làlàlà...
        Y’a du boulot !!


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 février 20:06

        @Le421

        « Qui gouverne vraiment la France et l’ Europe ?? »

        C’est la question élémentaire à se poser, mon Cher Watson, quand on s’intéresse à la politique... Sinon, on se trompe constamment de cible.


      • Attila Attila 12 février 23:20

        @Le421

        Il y a beaucoup de gens qui nous lisent et qui sont capables de comprendre ce que nous écrivons. Fifi et les autres veulent simplement sortir de l’Union Européenne. 
        Où avez vous lu qu’ils voulaient détruire l’UE ? Dans vos rêves !

        .

      • Albert123 9 février 11:48

        Autant je valide votre distinction du socialisme et du gauchisme autant croire que les sociétalistes qui forment la FI fonderont un nouveau socialisme véritable m’apparaît comme une bouffonnerie sans nom.


        entre les connections obono / PIR , autain/ LGBT néo feministe, Miller/le média/bobocratie, Melenchon / GOF le couple garrido / corbière, et un islamo gauchisme bancal et mal assumé, la FI regroupe tout ce que vous dénoncez, 

        bref le ramassis de zinzins qui gravitent au sein de la FI est contraire à votre beau projet, dès lors pourquoi revenir sans cesse dessus sinon vouloir nous fourguer un produit dont le contenu est à l’opposé de ce que vous prétendez vouloir mettre en avant ?

        • Alren Alren 9 février 17:46

          @Albert123

          Merci de me traiter de « zinzin » !!!


        • izarn izarn 9 février 18:01

          @Albert123
          Si vous croyez que les gens qui ont voté Le Pen, Dupont et Asselineau, vont soudain voter pour la Merluche, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusque dans le troufignon...
          Le nouveau Tsipras, personne n’en veut !
          Le plan B pour l’UE !
          Ouarf ! Ouarf !
          Gardez ça pour les nébuleux du bulble, les anti-trumpistes, les pro-clinton, les LGBTQ, les BHLiens, les anti-Poutine, les « Je suis Charlie », les zombies hollandesques ! (La Merluche a voté inconditionnellement pour Hollande en 2012, et obligatoirement pour Macron en 2017 ! Putain le révolutionnaire ! Ouaou les testicules ! Quelle responsabilité ! Mais à quoi y sert ce mec, autre qu’un vulgaire rabatteur ?)
           smiley
          Je signale que je me fiche de Marine, de l’Aignan et de l’Asselineau....Je vote pour des convictions pas pour des gens.


        • Albert123 9 février 18:07

          @Alren

          vous savez ce que vous avez à faire pour ne plus l’être,

          c’est votre seul choix si vous refuser d’être autonome et authentique en vous suffisant de la vision d’un autre et en embrassant une ligne politique qui est cousue de fil blanc.

          c’est votre seul désir de soutenir un parti politique malgré l’accumulation de casseroles et la fréquentation d’individus peu crédibles car incohérents qui s’y retrouvent en nombre.








        • izarn izarn 9 février 18:11

          @izarn
          Il est totalement idiot de la part de Phillipot de draguer les élécteurs de la Merluche : Ils sont totalement irrécupérables. C’est le top de l’abrutissement mondialiste clintonien.
          Preuves : Y détestent Trump et Poutine à mort !
          Sauf les jeunes ; on peut se tromper. Et à leur âge je me suis trompé aussi.
          Mais les vieux cons, leur cas est désespéré.
          Il vaut mieux aller vers LR. Il y a aucun espoir de rémission du cancer du cerveau dans la FI....
          Inutile de mettre votre bulletin de vote dans une poubelle de l’Histoire, y a mieux à faire.
           smiley


        • Le421 Le421 10 février 09:17

          @izarn
          Dites-le !!
          On est complètement abrutis et cons !!
          Vous gênez pas.
          Perso, j’en ai autant à votre service...

          Comme disait Coluche : « Je suis con, oui, mais putain, j’aime ça !! »

          Et si vous pensez nous faire changer d’avis, je vous souhaite bon courage quand même !!  smiley


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 9 février 11:53

          Que c’est joli, l’illusion politique ^^


          • Tall Tall 9 février 12:07

            A Bruxelles, un socialiste a osé faire le pas : proposer des cours d’arabe à l’école.

            Je soumets cette idée aux fans de Mélenchon car ça devrait lui plaire ... non ?

            • Alren Alren 9 février 13:20

              @Tall

              Que l’anglais soit obligatoire de fait et dès l’école primaire comme si cette langue était et devait rester universelle ne vous dérange pas en revanche ! Je me trompe ?

              Or l’anglais, comme toute langue n’est pas neutre. Elle entraîne avec elle une valorisation de modèle de société. Quand les bases sont acquises, l’apprentissage d’une langue s’élargit à une étude des cultures qui lui sont associées, ici les USA d’abord, la GB ensuite.
              Deux pays d’inégalités sociales, de communautarismes, de capitalisme inéluctable assumés.

              Tant que l’enseignement de l’arabe sera facultatif, optionnel, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas enseigné à l’égal des autres langues étrangères.


            • Tall Tall 9 février 13:25

              @Alren


              Deux pays d’inégalités sociales, de communautarismes, de capitalisme inéluctable assumés.

              C’est vrai que l’Arabie, c’est vachement + égalitaire et démocratique ... smiley

            • Alren Alren 9 février 17:50

              @Tall

              Et vous trouvez que l’Allemagne dont la langue est beaucoup plus apprise que l’arabe est égalitaire et démocratique ?

              Comme d’habitude vous n’avez pas compris le distinguo : l’apprentissage de l’anglais est dans les faits obligatoire, pas l’apprentissage de l’arabe, ou du russe ou du chinois etc.


            • izarn izarn 9 février 18:16

              @Alren
              Surtout que le Royaume-Uni est sortit de l’UE : Il n’y a aucun peuple sauf l’Irlande qui parle anglais.
              Pourquoi donc l’Irlande a ce pouvoir extraordinaire d’imposer sa langue ?
              A moins qu’Asselineau ai raison ; l’UE en fait, c’est un machin des USA....
              A mon avis il vaut mieux édudier le chinois, c’est plus prudent...
               smiley


            • Croa Croa 9 février 19:50

              À Tall,
              Tes gosses peuvent déjà choisir l’arabe comme langue vivante. Les collèges qui le proposent sont assez durs à trouver mais c’est possible.
              Je ne vois pas où est le problème, c’est aussi normal de pouvoir apprendre l’arabe que de pouvoir apprendre l’allemand ou l’espagnol.


            • Ouallonsnous ? 9 février 19:51

              @Alren
              Il est totalement anormal et antirépublicain (voir la constitution ; la langue de la république est le français) qu’une autre langue que le français soit obligatoire dans l’EN !

              Se rappeler également que les moyens et heures consacrés à l’enseignement de l’anglais et de la tutelle impérialiste auquel il méne, sont pris su l’enseignement du grec où du latin qui sont les langues « racines » de notre incomparable langue française, qui fut, si je ne m’abuse la langue diplomatique et celle des élites de l’Europe jusqu’a l’orée du 20ème siècle, et reste la langue des organismes internationaux non aliénés aux anglo-yankees !


            • Tall Tall 9 février 20:12

              @Croa


              Il s’agit ici d’enseignement officiel à Bruxelles dans le contexte de la scolarité obligatoire.


            • Le421 Le421 10 février 09:19

              @Tall
              Salut Tall !!
              1) C’est basé sur le volontariat et c’est facultatif.
              2) A la limite, je dirais que pour mieux combattre un ennemi, il faut bien le connaître.
              Règle de base maintenant oubliée...


            • Lugtata Lugtata 10 février 19:48

              @Alren

              Parce que l’Allemagne n’est pas démocratique maintenant ? smiley

              Sinon l’anglais est devenu un besoin professionnel, que ça plaise ou pas c’est devenu quasiment indispensable pour qui à un peu d’ambition professionnel.

            • Blé 11 février 07:04

              @izarn

              Prenez la peine d’écouter la télé et les radio en France et vous constaterez comme moi que l’on entend de plus en plus d’anglais que ce soit dans les pub, dans les émissions dans les J T etc...

              On oblige personne à apprendre l’ anglais mais pour comprendre certaines pub sur les média français si vous ne comprenez pas l’anglais, on ne comprend pas la pub qui passe. En clair cela signifie que la marchandise proposée par la pub ne s’adresse pas aux « petites gens » mais à la catégorie de gens aisée et très aisée qui comprennent l’anglais. D’autre part, nous avons un président qui préfère l’anglais dans ses déplacements que le français sauf pour humilier les français quand il est à l’étranger.

              Juste un tout petit détail : quand un étudiant italien rencontre un étudiant allemand ou d’un autre pays, ils se parlent en anglais. D’ici peu, on nous fera croire qui si on ne parle pas anglais, c’est que l’on est stupide, inculte, mal dégrossi, bref on entendra le même discours que les alsaciens, bretons, picard, corses entendaient parce qu’ils ne parlaient pas français.

              Pour unifier la France, la classe dominante a rendu l’école obligatoire en 1881, pour unifier l’union européenne l’anglais sera obligatoire ce qui ne veut pas dire que l’apprentissage de cette langue sera obligatoire mais ceux et celles qui ne la comprendront pas seront tout simplement largué-e-s.


            • Aristide Aristide 9 février 12:15

              Mélenchon est LFI et LFI est Mélenchon. 


              Les scores obtenus le sont en grande parti dus à la qualité de tribun qu’est Mélenchon, sa culture, son aptitude à déplacer les lignes, jouer avec son contradicteur, enfin ... un homme politique de talent qui d’ailleurs l’a démontré pendant 30 ans au sein du PS.

              Qu’en sera t’il de LFI après Mélenchon ? Surement à l’image de cette chère Garido, une recherche de point de chute plus ou moins confortable. 




              • Alren Alren 9 février 13:31

                @Aristide

                « Mélenchon est LFI et LFI est Mélenchon. »

                Mélenchon a catalysé un regroupement de gens dont les talents divers et multiples donnent à la FI une envergure qu’un homme seul n’aurait jamais pu lui procurer malgré les immenses qualités intellectuelles et morales de l’homme.

                Moi même qui ne voulait ni du PCF, ni du PS, ni des écolos à la Cohn-Bendit, j’ai immédiatement adhéré au Parti de Gauche à sa création. Il représentait tout ce que je voulais trouver dans un parti politique, vraiment rouge et vraiment vert.

                Et le programme L’avenir en commun, rédigé collectivement n’a fait que renforcer cette adhésion.

                Ceci dit, je partage le point de vue de l’auteur de l’article : tant pis s’ils nous quittent mais les antiracistes communautaristes, les féministes bourgeoises sont dans l’erreur. La FI doit cesser de tenir compte de leurs positions.

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Renard

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