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Accueil du site > Tribune Libre > La grève par procuration est probablement la seule solution pour faire (...)

La grève par procuration est probablement la seule solution pour faire reculer un pouvoir anti démocratique

A la 8ème journée de mobilisation contre la loi travail, nous sommes quasiment dans la même situation qu’en octobre 2010. A l’époque, 7 journées de mobilisations de grande ampleur, soutenues par 75% des Français, n’avaient pas permis d’obtenir le retrait de la réforme Sarkozy des retraites. Une petite différence entre 2010 et 2016 : les mobilisations contre la loi travail ont conduit à quelques concessions à la marge de la part de l’exécutif. Une autre différence, très importante du point de vue de la démocratie, c’est que la loi travail vient d’être adoptée en 1ère lecture sans aucun débat à l’Assemblée Nationale, par usage du 49-3.

L’inversion de la hiérarchie des normes contenue dans l’article 2 du projet de loi est gravissime puisque ce serait le début de la fin du droit du travail. De la même façon que ce serait la fin du code de la route si on autorisait chaque ville à y déroger sur certains points. Ou la fin du code pénal si on autorisait chaque département à y déroger sur certains points.

Quand une réforme est désapprouvée par 75% des Français, qu’elle est imposée par un coup de force à l’AN, et en plus par un Président et un Premier Ministre qui n’ont plus la confiance des Français, il doit bien avoir des solutions pour obtenir le retrait de cette réforme. Aujourd’hui, il suffirait que les dirigeants de la CGT, de FO, de Solidaires, de la FSU, de l’UNEF ... acceptent de reconnaitre pourquoi et à quel moment ils ont « perdu le match » en 2010. Rien n’indique malheureusement qu’ils se soient seulement posé la question.

Le match a été perdu en octobre 2010 quand, après 6 grandes journées de mobilisation, l’amplification de la grève dans quelques secteurs stratégiques (SNCF, raffineries, routiers et quelques autres secteurs) a été décidée, mais sans que les directions syndicales n’organisent un soutien financier massif, national et rapide aux salariés en grève. Car il était évident que, sans ce soutien financier, les grévistes ne pourraient pas tenir longtemps. Explications complémentaires dans « Adresse du 20 octobre 2010 à Bernard Thibault, François Chérèque et Jean-Claude Mailly »

Le refus d’organiser le soutien financier massif aux salariés en grève dans les secteurs stratégiques, au motif que cela s’apparente effectivement à une forme de grève « par procuration » c’est l’erreur principale qui a conduit à « perdre le match » en octobre 2010. La 8ème journée de mobilisation contre la loi travail montre à nouveau que seule la grève illimitée dans quelques secteurs susceptibles de bloquer l’économie peut faire reculer Hollande et Valls sur la loi travail. , la CGT, FO et Solidaires vont-ils refaire la même erreur qu’en 2010 ? On aura la réponse avant fin mai.

Les profonds changements intervenus au niveau de l’organisation du travail et du management des entreprises font que des millions de salariés jugent improbable de pouvoir obtenir le retrait d’un projet de loi par la méthode classique et ancienne de la grève dans un maximum de secteurs. La preuve en a été apportée en 2010. Il suffit de regarder et de parler autour de soi, sans a priori idéologique (exercice quasi impossible pour les militants très engagés), pour arriver aux constats suivants :

  • des millions de Français ne peuvent pas faire grève, ou n’osent pas faire grève, ou jugent que ça ne ferait ni chaud ni froid à leur employeur. Mais des millions sont prêts à peser très fort, si les directions syndicales sont capables de leur proposer des modalités efficaces de soutien financier aux grévistes de quelques secteurs stratégiques
  • il y a ceux, très nombreux, que l’on entend déclarer lors d’interviews : « j’ai 2 enfants, 3 crédits … je voudrais bien faire grève, mais je ne peux pas me permettre de perdre 80 euros par jour ». Cette réalité dramatique, Sarkozy, Hollande, Valls et le Medef la connaissent bien et en déduisent à juste titre que des grèves massives et généralisées sont très improbables
  • de nombreux salariés du privé n’osent pas se lancer dans une grève de plusieurs jours et se limitent souvent à des débrayages pour aller aux manifestations. Mais n’oublions pas que 5 à 10% de grévistes pendant 2 jours, dans une entreprise du privé, ça ne fait généralement ni chaud ni froid à l’employeur. Les salariés sont même contraints de rattraper ensuite leur boulot en retard ! Et les directions en profitent pour repérer ceux qui osent relever la tête et s’en souviendront lors des augmentations de rémunération aujourd’hui totalement individualisées et discrétionnaires. Ces situations sont très majoritaires chez les cadres et les techniciens. Dans de tels cas de figure, il est certainement plus utile et plus habile que ces salariés puissent verser à une caisse de solidarité aux grévistes une partie des 1, 2 ou 3 jours de salaire qu’ils étaient prêts à sacrifier
  • il en est exactement de même dans beaucoup de secteurs de la Fonction Publique : si les salariés perdent des jours de salaires, l’employeur n’en a rien à cirer. Mieux, il se frotte les mains puisqu’il fait des économies
  • il en est de même pour les retraités qui ne peuvent pas utiliser le levier de la grève

La solidarité financière avec les grévistes des secteurs stratégiques doit donc être organisée immédiatement par les dirigeants de la CGT, de FO, de Solidaires, de la FSU et de l’UNEF. Par un appel national unitaire expliquant l’organisation rigoureuse et transparente des collectes de soutien dans un maximum d’entreprises, de réunions et de lieux publiques.

Une telle action permet aussi de mesurer et de montrer le niveau de sympathie et de soutien dont bénéficient les salariés en grève reconductible.

Cette stratégie adéquate permettrait non seulement d’obtenir le retrait au moins des articles les plus dangereux de la loi travail. Mais, plus important encore, cela montrerait à nos dirigeants actuels et futurs que les organisations syndicales, les associations et les citoyens progressistes ont enfin trouvé la bonne méthode pour bloquer les réformes antisociales et s’opposer aux coups de force antidémocratiques. Enfin, cela éviterait que les millions de militants et de citoyens qui se sont mobilisés et ont fait des sacrifices (pertes de salaires pour les grévistes) éprouvent une nouvelle fois un énorme sentiment d’échec. Ce qui ne manquerait pas d’en dissuader beaucoup de se mobiliser à l’avenir et même de se syndiquer. Il y va donc aussi de l’avenir des organisations syndicales.

Sur l’efficacité du soutien financier aux grévistes, lire « Pour collecter 90 millions d’euros au profit des salariés en grève, il suffirait que 25 % des Français qui les soutiennent versent en moyenne 10 euros »


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102 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 27 mai 2016 10:27

    Sauf que cette fois, ce gouvernement de batards va sauter.. !


    • taktak 27 mai 2016 15:18

      @Le p’tit Charles

      Une caisse de grève a été ouverte par la CGT INFO COM pour pouvoir donner en ligne (ou directement)

      https://www.lepotcommun.fr/pot/x9a9rzjr


    • André Martin 27 mai 2016 18:34

      @taktak

      Merci pour cette info très peu connue. Bravo pour les 100 000 euros récoltés. Faudrait « juste » mille initiatives de ce type. Donc pas possible sans un appel national, unitaire et aux modalités transparente de redistribution des sommes collectées. Quelques initiatives partielles et quasi confidentielles de ce type avaient vu le jour en 2010 ... qui n’ont pas permis aux grévistes de tenir dans la durée.

      Qu’aucune collecte de soutien aux grévistes ne soit systématiquement organisée à la fin de chaque journée de mobilisation est pour moi incompréhensible et désespérant.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 mai 2016 22:30

      @André Martin
      Les syndicats touchent depuis des années 4 milliards d’euros par an de subventions diverses. Vous avez bien lu, 4 milliards, pas 4 millions ! Vous multipliez par 10 ans, ça fait 40 milliards.


      Et que font-ils de cet argent ?? Ils font des dépenses somptuaires pour le bureau de Le Paon, ou ils achètent des châteaux , au lieu de constituer des caisses pour les grévistes. Je suis contre la Loi Travail et contre toutes les réformes structurelles imposées par l’ Europe, mais ils ont suffisamment d’argent pour ne pas avoir à faire la quête.

    • Croa Croa 28 mai 2016 09:16

      Après vérification le lien parait fiable (toujours se méfier des sites où on paye car il existe des faux.) Il est aussi possible de payer par chèque & courrier postal :
      http://infocomcgt.fr/images/medias/pdf/2016/2016_05_23_InfoComCGT_communiqu e_solidarite_financiere.pdf
      Disposer d’un reçu vous permettra d’obtenir une remise fiscale l’an prochain smiley


    • hervepasgrave hervepasgrave 28 mai 2016 10:43

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour,
      je reconnais que sur ce point je suis d’accord avec toi.C’est aussi la première que je vois quelqu’un exprimer ce que je dis depuis un bon moment.Les grèves sur les retraites ont sonné le glas de notre société pacifique .
      Alors,parler de grève par procuration n’est vrai que pour la chose suivante..
      De ne pas avoir à s’exposer en faisant grève et prier que celle-ci réussisse rapidement a remettre tout dans l’ordre initial.
      Maintenant , déjà à l’époque de la réforme des retraites,il y aurait du avoir une grève nationale.Normal de mon avis ,car c’est une réforme destructive de la société.Alors cela aurait au moins eut le mérite ,même en cas de ratage.De mettre les choses à plat . Là il ne peux qu’à un moment même plus ou moins tardif que d’avoir une société explosive. Si c’est un but recherché, le plan est plutôt foireux et grandement positive pour une certaine classe sociale.

      Maintenant sur l’argent des syndicats ,il doit y avoir des règles de dépenses.Tu es une maline.Cette critique est logique à la rigueur, pour les personnes de mon acabit, mais venant de toi ,je reste perplexe ! car il doit avoir bien évidemment des restrictions sur l’usage de cet argent.Le fait de fait des achats sans nom, cela doit être permis et même incité,mais quant à se servir de cette argent pour de la redistribution et cela ne vas non ? alors ! sort nous des exemples ou quelques documentation officielles dont je ne doute pas que tu es les copies.

      D’autres part ,il est évident que cet argent devrait être employé pour aider les gens du secteur privé « petites entreprises/pmi/pme /petits artisanats /petits commerces..... » ce serait là le rôle de syndicat de subventionner la liberté de s’exprimer. Dans les faits réparé les dommages collatéraux que pourrait subir quelques individus (perte d’emploi ou tout autres dommages de la vie professionnelle « toujours en précisant que ces victimes là ne dégradent pas le travail qu’ils se doivent d’accomplir, je dis cela il est toujours facile de mettre en avant des salops/des profiteurs que des gens bien ».
      Mais là déjà , tu dois être en train de faire un malaise car trop risqué de toucher de près ou de loin les petites infrastructures qui pourtant se disent très préoccupées de notre société ;Mais il ne faut pas approcher même de loin ,ou par la pensée du grisbi. Une princesse se doit d’avoir sa caissette pleine. « Oh ! le triste sire que je suis » bon week-end


    • Armelle l’Insoumise (---.---.80.98) 28 mai 2016 16:08
      @André Martin

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. Il fut une époque, déjà assez lointaine, ou un drapeau était tendu à la fin des manifs et des assemblées pour récolter des fonds de soutien aux grévistes. Il serait parfaitement judicieux de reprendre ces bonnes habitudes militantes et solidaires.

      Il faudrait absolument que l’ensemble des organisations syndicales dans la lutte fassent comme la CGT vient de le faire en organisant une caisse de luttes, et officialisent haut et fort l’appel aux dons.

      Une organisation forte de soutien financier aux salariés en grève illimité serait une arme de poids face au mépris du gouvernement.

    • karl jooris (---.---.140.72) 28 mai 2016 18:21

      @André Martin
      rappelez vous fondé en 1903 par un groupe d’anarchistes,un comité de défense sociale fut crée,elargi au pluralisme en 1908 avec pour vocations

               récolter de l’argent pour aider les militants et grévistes privés de salaires
               faire campagne de presse pour créer ou conforter le courant d’opinion
               faire le lien avec les avocats afin d’assurer la défense des interpellés à tort
          
       EXTRAIT de paris-luttes.info/1912-entr-aide-et-defense-sociale       

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 2016 07:54

      @hervepasgrave
      Si vous voulez en savoir davantage sur l’argent et les pratiques des syndicats, lisez « Syndicats, corruption, dérives et trahisons » de Touly et Lenglet... , , résultat de 3 ans d’enquête.


    • hervepasgrave hervepasgrave 30 mai 2016 13:35

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour,
      je ne veux rien savoir de plus sur les syndicats ni sur tous les partis politiques et les faux nouveaux partis.Rien que dalle en Français ,poubelle ,il faut du neuf et tant pis s’il y a « des bavures,des ratages » ,aie j’aurais du dire cela autrement « des pertes graves et des erreurs, »
      Une petite question tout de même car tu critiques toi aussi tout ce qui bouge ! Alors le plus difficile est de se regarder dans une glace ,car après le risque d’avoir une telle pratique est d’être a son tour très attaquée et le but qui est essentiel oublié. Le problème des syndicats ,ce n’est pas qu’ils sont achetés ou achetables,c’est surtout la pratique politique qui en découle. Alors, demain comment agirait tu ? C’est plus difficile que la critique que d’avoir un terme sur une action.Un risque de ne pas être compris. Ah !Ah ! je m’amuse, et il faut bien en profiter cela ne vas pas durer. Allez tiens,je lance un pari dans deux ans je ne verrais plus le dixième de tes commentaires que tu nous produit aujourd’hui tu seras devenu une maya l’abeille.


    • hervepasgrave hervepasgrave 30 mai 2016 13:38

      @hervepasgrave
      Au fait FIFI, j’aurai du faire plus simple comme réponse à ton commentaire.
      J’aurais du dire non ! aurait été plus intelligent.en disant :
      « je vois assez d’horreurs »


    • Emmanuel 27 mai 2016 10:32

      Bonne idée ! Mais pourquoi ce chiffre de 90 millions d’euros ?


      • André Martin 27 mai 2016 11:47

        @Emmanuel

        Il y a 48 millions de Français de plus de 20 ans. Les 75% d’entre eux qui sont opposés à la loi travail sont donc 36 millions. Si seulement un quart d’entre eux, soit 9 millions, versent 10 euros, cela fait les 90 millions d’euros. Certains sont prêts à verser beaucoup plus pour défendre le droit du travail qu’ils espèrent laisser à leurs enfants et petits-enfants. C’est juste un calcul d’ordre de grandeur pour montrer que c’est tout à fait réaliste, même si c’est un gros travail de solliciter 25 % des opposants à la loi. Mais internet et l’imagination permettent de faciliter le processus.

        Pour moi c’est seulement l’imagination des directions syndicales qui risque de faire défaut. La preuve c’est qu’elles ne l’ont jamais organisé de collecte nationale, massive, unitaire et transparente. D’où cette contribution qu’il faudrait faire parvenir très vite aux directions syndicales.


      • André Martin 27 mai 2016 18:22

        @Emmanuel

        Et 90 millions d’euros ça permet de compenser intégralement la perte de salaire pendant 2 semaines pour 90 000 grévistes, ou pendant 4 semaines pour 45 000 grévistes. Très largement suffisant pour bloquer bien plus que les raffineries (pas besoin de 100 % de salariés en grève pour empêcher la production)


      • Croa Croa 27 mai 2016 18:31

        À André Martin « versent 10 euros »
        C’est peu en effet. Les intérêts en jeux méritent beaucoup plus !
        *
        De plus ces dons pour des aides ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66% du montant des sommes versées, retenues dans la limite d’un plafond égal à 20% du revenu imposable. (Pour ça il faut que le don soit géré par le syndicat ou par une association d’aide.)
        *
        DONC NOUS POUVONS Y ALLER !  smiley


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 mai 2016 22:34

        @André Martin
        Si les syndicats, depuis 30 ans que durent la casse des entreprises et la casse sociale, avaient décidé d’appeler à sortir de l’ UE, nous n’en serions pas là....


        Il existe au moins un syndicat qui appelle au Brexit depuis 2013, c’est le syndicat des transports anglais.

      • hervepasgrave hervepasgrave 28 mai 2016 21:35

        @Fifi Brind_acier
        Bonjour, autant je ne me risquerait pas à monnayer avec les syndicats existants ,car vue l’inefficacité que je vois depuis des décennies,j’aurai autant peur de la perte d’une partie plus que substantielles de l’argent donner. Les redirections,répartitions indirects.Mais le but est un sou donné directement ,sans autres excuses !
        Mais dans l’esprit contemporain actuel ,les gens donnent et nourrissent tellement d’associations que si nous faisions les comptes ,hou ! la la ! cela serait effarant de voir ce qu’il reste au bout du compte. Et puis je suis fortement étonné d’entendre un parti politique tenir de tel propos des décennies et des décennies,après , 30 ans dis tu !
         « si les syndicats » ! Elle bien bonne celle là !
         La politique aurait à faire des reproches aux syndicats alors qu’elle les as toujours mis en garde de ne pas venir jouer dans la cour des politiques ? A ce que je vois aujourd’hui tout le monde essaye de faire des raccrocs improbables.Lamentable et petit.
         Et pour information que tu devrais connaitre ma spécialiste de le politique pour diriger (enfin, c’est comme cela depuis bien longtemps dans l’histoire) il faut garder en vie quelques syndicats pour faire croire illusoirement qu’il y a une lutte ,qu’elle est démocratique et que la raison gagne toujours à la fin.Nous vivons en plein roman.


      • Fergus Fergus 27 mai 2016 10:44

        Bonjour, André

        En effet, la « grève par procuration » est sans doute le moyen le plus efficace dans la société contemporaine pour obtenir gain de cause. Une option appelée à se développer dans un contexte de précarité croissante du salariat.


        • colere48 colere48 28 mai 2016 14:43

          @Fergus

          Bonjour Fergus

          En effet, la « grève par procuration » est sans doute le moyen le plus efficace dans la société contemporaine pour obtenir gain de cause....

          Mais pas que... Il faudra voter avec force !!

          LA FRANCE INSOUMISE :

          Nous ne nous soumettons pas à l’injustice et l’inégalité,
          aux terroristes ni aux racistes. Nous voulons la paix, la
          dignité sociale, la laïcité, la sécurité et la fraternité. Nous
          refusons le chômage et la précarité. Se soigner, se loger,
          s’instruire ne doivent plus être des privilèges. Nous voulons
          le partage des richesses. Nous ne nous soumettons pas
          à cette monarchie présidentielle ni à la caste d’oligarques
          qui dirigent. Nous voulons une assemblée constituante
          pour passer à la 6e République. Nous ne nous soumettons
          pas aux traités européens qui donnent tout pouvoir à la
          finance. Nous voulons le peuple souverain. Nous ne nous
          soumettons pas aux lobbys productivistes. Nous voulons
          la planification écologique et la sortie du nucléaire et des
          énergies carbonées. Nous voulons inventer, créer, partager.
          Nous ne nous soumettrons pas au futur que les puissants
          veulent nous imposer. Nous voulons la liberté et l’égalité.
          Nous sommes la France insoumise ! Tournons la page de cet
          ordre injuste et cruel. Proposons la candidature de Jean-Luc
          Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017.
          Retrouvons-nous le dimanche 5 juin à Paris,
          place Stalingrad pour le défilé
          de la France insoumise et fière de l’être !

          La France Insoumise Meeting du 5 juin 2016 avec JL Mélenchon


        • tf1Groupie 28 mai 2016 14:55

          @Fergus

          Oui le refus des régles collectives, la violence, la brutalité et le harcèlement sont efficaces pour obtenir ce que l’on veut.

          Tous les moyens sont bons et foutre la merde dans notre pays est ce qu’il y a de mieux.

          D’ailleurs la France est aujourd’hui un modèle en Europe


        • Armelle l’Insoumise (---.---.80.98) 28 mai 2016 16:20

          @colere48
          A dimanche Camarade ! Vite la 6ème République !


        • Fergus Fergus 27 mai 2016 10:50

          @ André Martin

          Petit bémol sur le code la route et la justice : il existe déjà de nombreuses dérogations au premier dans les agglomérations ; quant à la seconde, il est évident qu’à délit identique, elle n’est pas rendue de la même manière dans les différents ressorts, et même dans les différentes chambres, en fonction du climat social et culturel local, ou de la perception des textes de référence par les magistrats.

          Ces observations n’ôtent rien au fait qu’en matière de travail, le référentiel doit être le même pour tous dans une branche d’activité, les possibilités de dérogation existantes suffisant largement à répondre aux besoins spécifiques de certaines entreprises.


          • HELIOS HELIOS 27 mai 2016 11:16

            .... bonjour Fergus...


            les derogations dont vous parlez ne sont pas libres !

            Par exemple, la vitesse en ville est de 50. une municipalité peut deroger et limiter a 30... elle n’a pas le droit de remonter a 70... par exemple !
            La loi « cadre » du code de la route ne le permet pas, comme le faisait jusqu’a present le code du travail.
            C’est pareil pour la justice... il y a des lois infranchissables.

            L’article 2 de ce « nouveau code » du travail representé par la « loi El Kohmry » permet a des entreprises de deroger dans le « mauvais » sens, pietinant les accords de branches.
            On comprend bien pourquoi. Si cette loi passe, dans 5 ans, il n’y aura plus que des accords d’entreprise et les accords de branche serviront de papier peint dans le bureau du responsable des ressources humaines de l’entreprise. C’est exactement ce que veut « l’Europe » de Bruxelles et les entreprises americaines cachées derriere la porte du TAFTA... sovenez vous, le repreneur eventuel de je ne sais plus quelles boite en France... les connecteurs ou les pneus, je ne sais plus....

            • tonimarus45 27 mai 2016 12:11

              @HELIOS—ne vous y trompez la loi « komri » est tres coherente dans l’abjection

              Et je ne prends que les trois mesure principales qui font debat et qui va entuber profond les ouvriers
              Je prends l’ exemple d’une ptite pme qui n’a pas de syndicat puisque pas obligee
              1) le patron reuni ces ouvriers pour discuter des heures suplementaires ;HIERARCHIE DES NORMES DE LA LOI « KOMRI »
              2) le patron propose de ne payer les heures suplementaires que 10% de plus ;MESURE SUR LES HEURES SUPLEMENTAIRES DE LA LOI v « KOMRI »
              3) chantage au licenciement qui sera facilite et paye des clopinettes ;MESURE SURLA POSSIBILTE DE LICENCIER PLUS FACILEMENT,ET BIEN SUR INDEMNITES DE LICENCIEMENT REVU A LA BAISSE DE LA LOI « KOMRI »
              JE discutais en fin de matine avec une connaissance(carrossier) qui vote a droite et meme fn et qui ,saint jean bouche d’or m’a raconte ce qu’il lui ete arrive
              Pour faire simple proposition de rupture conventionnelle et chantage a la cle«  »si tu n’accepte pas je te pourrirais la vie j’usqu’a ce que tu partes« ( bien sur dit verbalement)Et la loi »komri" va encore facilite encore plus les licenciements ??????


            • rocla+ rocla+ 27 mai 2016 12:47

              à Personne 



              Ce qui est bien , dans le cadre de la liberté , c’ est que si le salarié 
              n’ est pas content de son patron il peut partir sans aucun problème . 

              Ce qui est pas bien dans ce même cadre , si un patron est pas content de 
              son ouvrier  il est obligé de le garder . 

              C ’est la liberté selon les syndicats .

            • foufouille foufouille 27 mai 2016 14:04

              @rocla+
              « 

              Ce qui est bien , dans le cadre de la liberté , c’ est que si le salarié 
              n’ est pas content de son patron il peut partir sans aucun problème . »
              tu es tellement stupide que tu penses que tout le monde est rentier ?
              un employé qui démissionne vivra de l’air du temps.
              ou tu es trop alzheimer pour comprendre que le travail n’est plus aussi facile a trouver qu’en 70.

            • Croa Croa 27 mai 2016 15:21

              À Fergus & HELIOS
              *
              Hélios à raison. Il s’agit là d’un principe de droit. Il existe une hiérarchie dans les textes avec au sommet la constitution et tout en bas les règlements privés. (Règlements privés : par exemple dans les associations, les syndics... Les accords d’entreprises relèvent du droit privé.) Pour qu’il puisse y avoir dérogation à un droit supérieur il faut que cette possibilité de dérogation soit inscrite dans le texte supérieur et c’est justement un des trucs présent dans le projet El Connerie ! Quelque part il s’agit d’une auto-destruction du code du travail, pas moins !


            • André Martin 27 mai 2016 16:28

              @rocla+

              Vous avez raison de dire qu’il est plus facile pour un salarié de quitter une entreprise que pour un employeur de se séparer d’un salarié dont il n’est pas totalement satisfait. Mais c’est quasiment le seul point sur lequel le salarié a une plus grande liberté d’action. Dans tous les autres domaines, c’est l’employeur qui a toute liberté (salaire, temps de travail, conditions de travail, augmentations individuelles, ...) ... ce qui peut d’ailleurs conduire un salarié à chercher ailleurs un peu plus de considération et/ou de rémunération.  

               

              Mon expérience de 30 années d’ingénieur technico-commercial et de syndicaliste dans une grande entreprise m’ont permis de constater que les entreprises, hormis les TPE, ont en réalité tout pouvoir pour se séparer de qui elles veulent quand elles le veulent.

               

              Pour les TPE c’est effectivement assez différent. Certains dirigeants de TPE peuvent en effet hésiter à embaucher en CDI, par crainte des difficultés pour se séparer d’un salarié ou d’être condamnés aux Prudhommes à verser des indemnités significatives.

               

              Sur toutes ces questions je vous invite à lire mon dialogue/argumentaire humoristique « Manuel Valls a essayé de vendre sa loi travail à un syndicaliste  »



            • Luap (---.---.92.162) 27 mai 2016 18:11

              @André Martin
              Je trouve que c’est une bonne idée. Je suis syndiqué FSU et je vais les contacter en ce sens.


            • Croa Croa 27 mai 2016 18:42

              À HELIOS,
              En ce qui concerne le code de la route et la vitesse en agglomération tu te trompes un peu : 50 c’est la limitation par défaut. Le maire n’a pas le droit de changer cette limitation par défaut (pour toute l’agglomération) mais il peut tout à fait prévoir des limitations différentes sur des secteurs de route ou de rues délimitées. Le code encadre tout ça ( Impossible par exemple de remonter une section de route à 130 km/h par exemple.)


            • Fergus Fergus 27 mai 2016 18:50

              Bonjour, HELIOS

              « une municipalité peut deroger et limiter a 30... elle n’a pas le droit de remonter a 70... »

              Il existe de nombreuses agglomérations où des rues autres que des rocades dédiées sont bel et bien limitées à 70 km/h. Sauf erreur de ma part, cela relève d’un accord entre le maire et le préfet.

              Pour le reste, d’accord avec vous sur la Loi Travail : ce texte doit disparaitre ou, a minima, être amputé de son nocif article 2.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 mai 2016 22:40

              @tonimarus45
              « Les G.O.Pé datent de Juin 2014, elles contiennent toutes les réformes structurelles qui doivent être appliquées en France » , dont la Loi Travail.


              Vous appelez à sortir de votre belle Europe des banksters qui veut détruire tout le modèle social français ? Ou vous comptez attendre que nous soyons dans la situation des Grecs, qui après 20 000 manifestations, sont ruinés ??

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mai 2016 08:13

              @tonimarus45
              Le MEDEF rêve depuis 1945 d’en finir avec le modèle social français issu du CNR.

              Denis Kessler idéologue du MEDEF :
              " La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là . Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !« 


              C’est votre belle Europe des banksters qui lui sert sur un plateau, les réformes qu’il attend depuis longtemps. Les G.O.P é ( Grandes Orientations de Politique économique) sont publiées depuis Juin 2014.

              Mais surtout, attaquez vous aux marionnettes du Gouvernement, sans jamais expliquer que c’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne d’élaborer les programmes économiques des 28 pays.

              S’attaquer aux effets sans jamais s’attaquer aux causes, c’est le meilleur moyen d’enfumer les citoyens et de les envoyer dans le mur.

               »Dieu se rit des hommes qui hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes"


            • Fergus Fergus 28 mai 2016 09:10

              Bonjour, Fifi Brind_acier

              Les GOPE sont des textes à contenu incitatif, mais nullement contraignants, contrairement à ce qu’affirme la propagande UPR.

              Seule la lâcheté de nos gouvernants, alliée à l’adhésion plus ou moins tacite à la doxa libérale qui prévaut, font que ces « vœux » de la Commission soient repris à leur compte par nos gouvernants. Il est donc malhonnête d’écrire : « doivent être appliquées en France ». C’est tout simplement faux !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 2016 08:07

              @Fergus
              « Mais nullement contraignant... » Rêve ! L’article 121 du TFUE donne tous les pouvoirs à la Commission pour élaborer les politiques économiques des 28 pays.


              Site Bastamag, qui confirme ce que dit l’ UPR :
              En plein mouvement social, la Commission demande à la France d’être encore plus néolibérale.
              " Le 18 mai, à la veille d’une nouvelle journée de manifestations contre la loi travail, la Commission européenne publiait ses recommandations aux pays de l’Union européenne en matière d’économie. C’est ce qu’on appelle le “semestre européen”, un dispositif chargé depuis 2011 de surveiller les politiques économiques et budgétaires dans l’UE.

               Dans les faits, ces recommandations régulières de la Commission aux gouvernements des pays membres ont pour rôle de leur forcer la main pour réformer leur droit du travail.
              En février dernier, le semestre européen critiquait par exemple un marché du travail français jugé trop « rigide », dans lequel la protection contre les licenciements serait trop élevée [1].

              À nouveau, les prescriptions de Bruxelles transmises mercredi ressemblent à s’en méprendre à un argumentaire du plus dogmatique des néolibéraux. « Dans le contexte actuel de chômage élevé, le coût du travail au salaire minimum risque de freiner l’emploi des personnes peu qualifiées, dit la Commission.

              Qui préconise de « veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité ». Traduction : que le salaire minium n’augmente surtout pas."
              (...)
               Lire aussi la suite de l’article !


            • André Martin 27 mai 2016 11:58

              Il faut lire bien évidemment " L’inversion de la hiérarchie des normes contenue dans l’article 2 du projet de loi est gravissime puisque ce serait le début de la fin du droit du travail." ... au début du 2nd paragraphe de la contribution.


              • Pot Commun (---.---.176.196) 27 mai 2016 12:01

                pour aider les grévistes :
                https://www.lepotcommun.fr/pot/x9a9rzjr


                • papakill papakill 27 mai 2016 12:30

                  Bonjour L’auteur,

                  c’est pas bête du tout comme idée ça. Moi effectivement ce n’est pas façile de concilier journées de grêve et travail + famille et enfants à gérer.

                  En revanche, soutenir financièrement les hommes et femmes qui se battent dans les secteurs stratégiques je peux !


                  • Fergus Fergus 27 mai 2016 18:54

                    Bonjour, papakill

                    Oui, c’est une bonne idée, déjà avancée à plusieurs reprises dans le passé. Mais il ne faut pas se faire d’illusions : si cette stratégie de lutte devait prendre de l’ampleur et part conséquent fragiliser les gouvernements, les pouvoirs publics s’empresseraient d’élargir légalement le recours à la réquisition.


                  • Pierre 27 mai 2016 12:48

                        Et merde alors, j’étais persuadé qu’avec leurs magouilles à tous niveaux, les syndicats, grâce au pognon de ceux qui bossent et ne parasitent pas l’activité économique, détenaient assez de moyens pour casser ce qui reste des ressorts de notre pays, dernier territoire du terrorisme marxiste. 

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