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Accueil du site > Tribune Libre > Le plus grave accident nucléaire français a eu lieu le 13 mars 1980 à (...)

Le plus grave accident nucléaire français a eu lieu le 13 mars 1980 à Saint-Laurent-des-Eaux. De niveau 5 comme celui de Three Mile Island

Il y a quarante ans, le 13 mars 1980, un deuxième accident nucléaire grave survenait dans la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, entre Blois et Orléans. L'accident nucléaire français le plus grave.

Les dirigeants d’EDF et Giscard d’Estaing prirent-ils la décision d’informer du danger la population locale ? Ainsi que le firent les autorités américaines à Three Mile Island l’année précédente, où un réacteur avait également subi une fusion partielle et où la population fut invitée à quitter temporairement les alentours ? Allons donc ! Nous sommes en France ! Un pays civilisé ! Dont il est bien connu que les radionucléides ont une terrible peur bleue. Au point qu’ils s’arrêtent illico à ses frontières dès qu’il est en vue !

En digne prédécesseur de l’illustre Pr Pellerin du SCPRI, Marcel Boiteux, PDG d’EDF à l’époque des accidents de Saint-Laurent-des-Eaux, s’exclama face Jean-Baptiste Renaud, auteur du désormais fameux documentaire « Nucléaire La Politique du Mensonge », et après avoir tout d’abord nié la gestion dans toute sa carrière à la tête d’EDF du moindre accident nucléaire : « On n’a pas fait un communiqué dans la presse disant : « Il y a du plutonium qui est sorti dans la Loire et néanmoins c’est pas dangereux », parce que c’est une bonne manière d’avoir tous les ennuis possibles. On aurait vu toute une population s’enfuir affolée, les accidents de voiture et tout ce qui va avec ! Il faut être responsable dans ces cas-là !  » (L’aveu de Marcel Boiteux - YouTube). Car effectivement il prit la décision inouïe de rejeter dans la Loire, au lieu de les stocker dans des containers appropriés, le plutonium et les actinides provenant de la fusion partielle du réacteur.

 

Pour protéger la population des dangers mortels des accidents de voiture ? Evidement non. Il n’y en avait pas eu à Three Mile Island. La seule véritable explication était la volonté de dissimuler la gravité de l’accident nucléaire. Motif évidemment inavouable. Mais qu’une analyse historique, politique et psychologique perce sans grande difficulté. Car ce qu’il faut comprendre, de cette époque comme de celle d’aujourd’hui, c’est que ce qui importait et qui importe toujours avant tout à la nucléocratie française, c’était de ne surtout pas mettre en danger le programme électronucléaire français.

D’autant qu’une précédente fusion partielle de cœur avait eu lieu dix ans plus tôt dans l’autre réacteur de la même centrale. Et soumise elle aussi à la même omerta. Une omerta de plus de quarante ans. Témoignage éloquent de celle-ci, aucune enquête épidémiologique n’a jamais été réalisée sur les conséquences sanitaires de ces accidents.

Mais l’omerta se mit à gravement se fissurer en 2011 à la faveur de l’accident de Fukushima. Le 22 mars un article était publié dans l’hebdomadaire Le Point : « Le jour où la France a frôlé le pire ». Pourtant il fallut attendre encore quatre ans de plus pour voir Canal + diffuser en 2015 le documentaire de Jean-Baptiste Renaud. Trois ans plus tard, Thierry Gadault et Hugues Demeude prirent le relai et publièrent leur livre « Nucléaire : danger immédiat ». Enfin un forum sur ces accidents de Saint-Laurent-des-Eaux parvint contre vents forts et grosses marées à se dérouler à Orléans en octobre dernier à l’occasion du cinquantenaire du premier accident.

Le plus surprenant c’est que le livre de l’historienne américaine Gabrielle Hecht, « Le Rayonnement de la France » publié en France en 2004, abordant ces accidents et leur contexte, ne suscita à leur égard aucun intérêt particulier, y compris du mouvement antinucléaire lui-même.

 

Requête de reclassement INES des accidents

Et c’est à la suite du forum d’Orléans, à l’approche du quarantenaire du second accident, que le Collectif régional « Loire et Vienne à zéro nucléaire » vient d’adresser aux dirigeants de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), une requête.

Celle d’affronter la falsification de leurs prédécesseurs et de prendre désormais en compte la réalité de la gravité de ces accidents nucléaires au regard des preuves accumulées. Et en conséquence de réévaluer leur classement dans l’échelle INES de gravité des accidents nucléaires, en les faisant accéder du niveau 4 actuel au niveau 5 de Three Mile Island.

La question est désormais de savoir, dans ce pays aliéné par le nucléaire, si les dirigeants actuels de ces institutions censées assurer la sûreté nucléaire auront le courage et la dignité d’aller à l’encontre de leurs prédécesseurs et de l’inertie coupable de la nucléocratie française.

 

Pour qui a le souhait de connaitre les termes de cette requête adressée aux responsables de l’ASN et de l’IRSN, je la reproduis ici :

 

« En vertu des principes de transparence et de retour sur expérience, nous ne pouvons que déplorer la méconnaissance des accidents nucléaires de Saint-Laurent-des-Eaux par nos concitoyens à l’échelle locale comme nationale, et la sous-évaluation de leur gravité réelle sur l'échelle INES.

Nous vous rappelons la chronologie des évènements :

  • Le 17 octobre 1969, tranche 1 (SLA1) : fusion partielle du cœur de 5 assemblages de combustible.
  • Le, 13 mars 1980, tranche 2 (SLA2) : fusion partielle du cœur de 2 assemblages de combustible
  • Le 21 avril 1980, éclatement d'un conteneur d'un élément combustible dans la piscine d'entreposage de la tranche 2.

Les deux premiers accidents ont été classés 4 sur l'échelle INES.

Le 21 juillet 2015, des carottages ont été effectués dans des sédiments de la Loire à Monjean-sur-Loire, situé à 225 km en aval de Saint-Laurent-des-Eaux.

 

Rappel des notes de l'IRSN sur les accidents de Saint-Laurent

  •  La première le 18 mai 2015 décrivait les accidents et concluait en constatant que les pollutions radioactives au plutonium retrouvées dans la Loire n'étaient dues qu'aux essais de bombes atomiques et à l'accident (ou incident ?) survenu dans la piscine. Le classement INES au niveau 4 des deux accidents de fusion partielle y est justifié par le fait qu'ils n'auraient pas entraîné un risque radiologique important hors du site nucléaire.
  • La seconde, du 17 mars 2016, venant après les analyses des prélèvements de Monjean-sur-Loire le 21/07/15, conclut au contraire que les pics de pollution au plutonium constatés dans les sédiments en 1969 et en 1980 sont dus aux accidents de Saint-Laurent-des-Eaux.

A la lecture de ces notes, nous nous étonnons :

  • que la note de 2016 fournisse une conclusion radicalement différente de celle de 2015, sans l'annuler explicitement.
  • que ces notes n'évoquent que la pollution au plutonium (238,239, 240) alors que celle-ci ne peut être dissociée de la pollution aux autres émetteurs α incluant essentiellement l'américium 241 à hauteur de 40%. (60% de Pu),
  • que les rejets d'émetteurs α, pourtant volontaires et particulièrement élevés entre 1980 et 1985, ne soient pas pris en compte dans le bilan des rejets alors que les archives d' EDF montrent qu'ils s'élèvent à 4 Gbq pour la période 1975-1985. Par ailleurs les rejets d'émetteurs α sont légalement interdits depuis le 13 déc 1980,
  • que l'IRSN soit capable de mesurer l'impact radiologique d'un accident de satellite, des essais de bombes atomiques et de Tchernobyl, mais pas de la pollution massive des deux accidents de Saint-Laurent.
  • qu'elle cite "Une étude réalisée en 1980 (Thomas,1982)", quand il s'agit en réalité de mesures réalisées dans le 1er trimestre 1980 par le SCPRI, avant l'accident donc, mais qu'elle n'évoque pas des mesures de 1983 (toutes mesures citées dans l’étude de Alain J. Thomas : "Comportement géochimique des radionucléides à l'amont de l'estuaire de la Loire. Contrat CNEXO n°82/6844 - Rapport final - 1989 ").

 

Les faits avérés

L'importance de la pollution hors du site nucléaire provoquée par ces accidents peut être évaluée par :

  • La présence de particules de plutonium, les plus lourdes du tableau des éléments, retrouvées à Monjean-sur-Loire , très loin de Saint-Laurent (225 Km en aval). La réalité des rejets de plutonium dans le fleuve suite à ces accidents a été attestée publiquement le lundi 4 mai 2015 par une interview de Marcel Boiteux, Directeur général puis Président d'EDF à l’époque de ces accidents.
  • Le fait que les sédiments ne sont que des marquages du passage d'un très long panache de pollution. Ils n'indiquent pas l'activité radioactive volumique des rejets ni leur masse.
  • Le constat de la présence de plutonium dans les matières en suspension (MES) (Étude d'Alain J. Thomas de l'Institut de Biogéochimie Marine de L’École Normale Supérieure. 1989).
  • Le fait que l'IRSN n'a aucun renseignements sur le volume, la nature ni la concentration des rejets effectués par EDF pour « nettoyer » les sites accidentés. L'absence d'éléments détaillés sur les rejets ne devrait pas présumer de l'absence de pollution, mais au contraire de la volonté de dissimulation de l'importance des accidents.

En conséquence, nous demandons à l'ASN et à l'IRSN de reconsidérer le classement INES de niveau 4 des accidents du CNPE de Saint-Laurent-des-eaux pour le porter au niveau 5, car :

  • la pollution aux émetteurs α hors du site nucléaire, maintenant avérée, fût importante à en juger par les marquages sédimentaires constatés 225 Km en aval et 35 ans après les accidents,
  • l'impact sur l'environnement est incontestable,
  • l'impact sur la santé des populations n'a pas pu être nul étant donné que toutes les grandes villes de la Loire y puisent leur eau de consommation. »

 

 

Du Collectif régional « Loire et Vienne à zéro nucléaire » : ACEVE, SDN 41, SDN Berry-Giennois-Puisaye, SDN Touraine, SDN 49, SDN 72, SDN 79, SDN Pays Nantais, Réseau « l'EPR ça suffit »,Collège d'histoire de l'énergie nucléaire et de ses aléas


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45 réactions à cet article    


  • ZXSpect ZXSpect 13 mars 10:18

    En cette période sereine, votre article est le bienvenu smiley


    • Patrick Samba Patrick Samba 13 mars 19:22

      @ZXSpect
      Oui, il eut été plus plaisant de n’avoir pas à en parler...
      Mais pour cela il eut fallu qu’il n’y ait pas eu d’accident.
      Et je n’ai pas choisi qu’il se soit passé à cette date le plus grave accident nucléaire français ...


    • nono le simplet nono le simplet 13 mars 10:43

      le drame reste qu’il a fallu plus de 30 ans avant qu’on apprenne un peu sur la réalité smiley


      • Patrick Samba Patrick Samba 13 mars 19:25

        @nono le simplet
        Bien des choses ne sont pas sues.
        Cf notamment l’affaire des liquidateurs étudiants : Témoignage dans cette vidéo du forum d’Orléans :  Forum sur St-Laurent-des-Eaux.1ère partie : Déroulé des accidents nucléaires, leurs secrets - YouTube


      • nono le simplet nono le simplet 14 mars 06:28

        @Patrick Samba
        merci pour ce lien ... je regarderai à tête reposée


      • rita rita 13 mars 10:49

        Vive les centrales à charbons !

         smiley


        • Patrick Samba Patrick Samba 13 mars 19:16

          @rita
          Et à gaz, et à pétrole !
          Et mieux, les renouvelables.
          Mais surtout pas le nucléaire...


        • totof totof 14 mars 04:45

          @rita
          Sacré Rita... Toujours là pour défendre les idées les plus... comment dire... dég... heu non... pourr... Ha non, heu... les moins intelligentes.


        • The White Rabbit The White Rabbit 13 mars 11:41

          La radioactivité détruit-elle le coronavirus ? smiley


          • amiaplacidus amiaplacidus 13 mars 16:10

            @The White Rabbit
            La réponse et oui, et s’il ne le tue pas il le fait muter.

            Le problème, c’est que dans quelques mois on ne parlera plus du covid-19.
            Alors que dans 100.000 ans, dans la mesure où homo sapiens serait encore sur terre, on parlera de la radioactivité des déchets radioactifs.


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 mars 16:30

            @amiaplacidus. Certainement pas : l’annulation et le renversement du champ magnétique terrestre d’une part, d’autre part la reglaciation auront fait des dégâts que tu es loin de soupçonner.


          • amiaplacidus amiaplacidus 13 mars 16:54

            @JC_Lavau

            Que viennent faire ici le champ magnétique terrestre et la reglaciation ?
            Il n’y a aucune influence de la glaciation sur la radioactivité.
            Un champ magnétique peut modifier la trajectoire des particules radioactives alpha et bêta (sans influence sur gamma), mais cela ne change rien à l’affaire.

            De toute façon j’ai écrit : dans la mesure où homo sapiens serait encore sur terre. Donc prenez-le comme : s’il survit à une reglaciation ou un renversement de champ magnétique. On sait que la vie a survécu à ces deux phénomènes. En revanche, elle est bien plus sensible à la radioactivité.


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 mars 21:41

            @amiaplacidus. Bref : les phénomènes naturels n’ont aucun intérêt, puisqu’ils ne peuvent servir à ta guerre de religion. Seuls comptent les phénomènes imaginaires, plus dociles.


          • pemile pemile 13 mars 11:58

            EDF aurait un plan pour gérer l’épidémie de coronavirus mais je ne trouve pas si il est publié ?

            https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/coronavirus-trois-centrales-nucleaires-touchees-en-france-1183848


            • sls0 sls0 13 mars 13:24

              @pemile
              En prenant l’exemple de Cattenom, il y a un effectif de 1100 personnes. Le weekend et lors de pont, il y a 60 personnes d’astreinte hors les 100 personnes nécessaires à la conduite en tenant compte du roulement.
              En zone de conduite et nucléaire, l’air tourne sur du filtre absolu.
              Un travailleur du nucléaire à l’habitude de se protéger de la contamination de particules bien plus petites qu’un virus. Ils ont déjà le geste de protection.
              Au magasin il y a du stock concernant masques et gants.
              Tous n’ont pas ces connaissances aussi poussées les agents administratifs n’ont qu’une connaissance théorique et non pratique.
              Cela dit si un enfant revient à la maison avec le coronavirus ce sera comme le reste de la population, idem si on touche les poignées de caddys au supermarché.
              Le weekend hors gardiennage, 20-30 personnes suffisent pour faire tourner la centrale, 80 sont chez eux pour le roulement et 60 sont aussi chez eux en cas de problème de maintenance.
              Le weekend ça tourne en effectif minimum, ça permet de se faire une idée du mode dégradé.
              Pendant la période des congés il manque 1/3 des effectifs. Si le coronavirus met HS 1/3 du personnel, on sortira du normal sans tomber dans le critique.
              Si une région serait fortement touchée, avant une mise en sûreté de l’installation on pourrait faire intervenir du personnel travaillant sur le même type de tranches d’autres régions.
              Vu le taux de personnes atteintes par le coronavirus, on atteint pas et de loin les taux que j’ai pris au dessus.
              Autre chose, il y a trois médecins qui travaillent à la centrale, un médecin pour 400 personnes. Pour le suivi, la prévention et les décisions il y a du monde au plus proche. Au niveau santé et sécurité ce sont les maitres, le patron n’oserait même pas aller à leur encontre.


            • pemile pemile 13 mars 16:20

              @sls0 « Au magasin il y a du stock concernant masques et gants. »

              Et d’après les échos que j’ai du plan d’EDF, il y aura aussi de la bouffe et du PQ pour plusieurs semaines dans le but de confiner le personnel à l’intérieur de la centrale sur la durée.


            • sls0 sls0 14 mars 17:10

              @pemile
              Tout est pris en compte pour un accident nucléaire grave, si du personnel doit rester sur place tout est prévu. C’est autre chose qu’une grippe.
              Confiner dans le temps, il faut relativisé. Le plus gros accident c’est la fonte du coeur. Il y aurait monté en pression de l’enceinte réacteur qui peut être demanderait de relacher de la pression via le filtre à sable. A proximité de la sortie du filtre ce ne serait pas conseillé pendant quelques minutes. Sinon ça circulerait sur le site pour la mise en place de moyens de refroidissement supplémentaires pour éviter cette surpression.
              Il y a une équipe nationale qui viendrait en renfort avec du gros matériel.
              Pour l’équipe d’astreinte qui est sur place il y a de quoi dormir, se doucher et manger.

              Le PWR n’est pas du BWR. Le BWR n’a pas d’enceinte de confinement, tout est relâché à l’extérieur en cas de brêche oou rejet non maitrisé.
              Tree Miles Island et Tchernobyl deux fusion de coeur. Pour le PWR ça fait du niveau 5, pour le BWR du niveau 7. Si la température de l’eau augmente dans le PWR ça engendre une antiréactivité, pour le BWR, ça risque de s’emballer.
              PWR et BWR ont en commun d’être nucléaire mais la conception est différente. C’est un peut comme une panne du système de freinage, sur un camion les freins se bloquent, sur une voiture on va peut être dans un mur.
              Si l’accident de Tchernobyl n’a eu aucun effet sur l’organisation du fonctionnement en France car les mêmes manips en France sont interdites ou impossibles, en shuntant toutes les sécurité le coeur se serait étouffé. Par contre l’accident de TMI a furieusement bousculé l’organisation et l’ergonomie en France. Pendant 20 minutes c’est des automatismes qui mettent en position de sûreté, l’homme suit des procédures allant vers la position de repli ou sûreté.
              Il y a assez de simulateurs pour faire passer les opérateurs. Même le meilleur en cas de fort stress et trop d’informations risque de faire des conneries pendant 20 minutes. Maintenant on essait plus de récupérer le système, une seule direction le repli.
              Pour résumer TMI, un incident, la salle de commande se transforme en sapin de Noël, mauvais diagnostic et l’incident se transforme en accident niveau 5. Sans enceinte de confinement c’était du 7.
              Facteur humain et tout n’a pas été envisagé en conduite incidentelle.
              St Laurent c’est aussi du facteur humain et organisationnel, le CO2 circule pour se réchauffer mais aussi refroidir le réacteur. Les « briques » de graphite sont creusent mais il y en a d’autres pleines. Ils ont bouché un canal ce qui a engendré la fusion.
              Depuis après analyse de risques, on écrit ce que l’on va faire, ça se fait sous double contrôle, on fait ce qui est écrit, c’est contrôlé par une personne qui n’a pas fait le geste technique. On revalide le système et il y a un contrôle à postériori de l’ensemble. Les choses ont changé depuis TMI.
              Tchernobyl aussi un gros facteur humain, ils ont franchement fait du hors piste, un chef de parti avait beaucoup de persuasion mais peu de connaissances.
              Fukuhsima facteur humain comprenant la fraude. C’est le Japon le chef est tout puissant car il fait partie de la bonne caste. Il y avait des traces historiques de tsunamis avec une hauteur supérieure à 8m et ça n’a pas été pris en compte. TEPCO peut dire ce qu’ils veulent il y a faute très grave. Fukuhsima et Thernobyl pas d’enceinte de confinement ça fait du niveau 7.
              Normalement pour une étude sismique ça pousse très loin coté historique, c’en fait des chroniques à lire, la meilleur précision c’est chez les notaires qu’on l’a trouve, pas d’émotionnel mais un description factuelle des dégâts. Oui ça va très loin, au Japon ils ne pouvaient pas passer à coté de stèles comémoratives indiquant l’endroit atteint par les tsunamis historiques. Même sur la cote ouest des USA il y a des traces de tsunamis japonais historiques.
              En Ecosses dans les collines on trouve des coquillages datant de la période préhistorique, dû à un glissement de sédiments du coté des iles Lofoten. Je crois qu’il y en aurait des traces du coté de Bruxelles.
              Au moyen âge un bateau s’est retrouvé au centre de Douvre. Sur les iles grecques il y a plein de traces de tsunamis, on en parle comme cause de déclin de civilisations mais c’est à prendre en compte si on veut mettre une centrale nucléaire dans le coin.


            • sls0 sls0 13 mars 14:13

              J’ai lu les deux notes de l’IRSN.

              Le premier prélèvement c’est des plantes aquatiques et des alluvions après l’incident. Le charriage d’alluvions sur la Loire c’est 480 000 tonnes par an qui avance à 1-2km/an. Les alluvions c’est du sable qui est bien plus gros que des particules de plutonium.

              C’est pour cela qu’on met des capteurs de radioactivité au fil de l’eau qui sont bien plus performants. A titre d’exemple, il y a eu un sapin de noël sur les alarmes de Chooz B ainsi qu’en Belgique en aval. Vu les éléments ça ne pouvant pas venir de Chooz. On a remonté la piste et on a retrouvé le coupable. C’était un riverain qui avait passé une scintillographie et avait pisser. Oui c’est sensible.

              Le deuxième prélèvement ce n’est pas au fil de l’eau mais sur une ile. Un ile sur la Loire c’est du dépôt de sédiments, le placier pour l’or. Le seul endroit sur une rivière où ça se dépose, où le charriage est figé.

              Il est donc normal que l’on trouve des choses que l’on ne retrouve pas dans le lit.

              Bien sûr que l’on va retrouver des traces de l’accident de 1980. Comme c’est inférieur aux traces dues aux essais nucléaires athmosphériques avant leur interdiction, ce n’est pas la cata tout de même.

              Toujours dans le rapport il est indiqué qu’au milieu des années 80 on avait retrouvé une dosimétrie normale. De mémoire, l’incident de St Laurent on en avait parlé aux actualités, comme ormerta j’ai vu pire.

              Pas d’internet à l’époque donc pas d’accès direct aux rapports de l’ASN. J’en ai lu une photocopie lors d’un stage, celui qui voulait savoir pouvait savoir.

              J’aimerai bien voir la déclaration de revenus de l’auteur, qui le paie ? 


              • HELIOS HELIOS 13 mars 16:16

                @sls0

                ... l’auteur est comme les autres integristes, rien ne lui fait changer son dogme.

                Heureusement qu’il y a une population qui a du bon sens.
                Tout le monde peut comprendre qu’un accident peut arriver et c’est parfaitement excusable si toutes les mesures préalables ont été définies et respectées.

                Au lieu de participer et a aider, ce genre d’ayatollah est toujours la pour ressortir sa foi (oui, foi, car c’est une religion d’être antinucleaire)... ce qui entraine les réactions de défenses naturelles de ceux qui agissentt -et pas ceux qui parlent-, par une forme de discretion intelligente.

                En l’occurrence, la centrale de St Laurent a eu des pannes majeures en terme technique... un peu comme si le moteur de votre voiture casse un piston ! c’est extremement grave pour le vehicule, mais la panne en elle même n’est pas extraordinaire.
                La fusion d’un assemblage, surtout a cette époque, est une panne grave pour un coeur mais peu important au regard du fonctionnement global d’un réacteur de ce type.... les 2 fois ou cela s’est produit, les mesures de protections et les réparations ont été faites normalement et rappelons-le, le niveau 4 n’a pas été dépassé, c’est a dire aucun effet grave à l’exterieur de la centrale.

                Alors, faudrait-il se passer du nucleaire parce que quelques ayatollahs décident que le nucleaire ne leur plait pas ?
                Si l’auteur de l’article montrait sa competence en proposant de revoir la COP21 et se mettait a defendre l’utilisation d’hydrocarbures pour faire fonctionner les generateurs electriques, je m’excuserai platement devant lui, mais cette integrité intellectuelle ne le touchera pas. 
                Nous faisons face a une bande de masochistes qui savent tres bien qu’il faut beaucoup d’energie pour vivre depuis le bien etre des habitations, mais aussi pour la productions des biens que nous utilisons et tous les services que rendent l’automatisation de appareils devenu indispensables depuis l’ascenseur, les machines a laver, la lumiere etc... jusqu’au vehicules.

                Ces gens là se sentent bien en s’imposant des contraintes a eux même, ce qui ne serait pas grave s’ils ne voulaient les imposer aux autres.

                Il n’est pas question de remettre en cause, ni notre modele de civilisation, de plus en plus technologique, et ou en permanence se recherche les sobriete énergetique, ni notre modèle de liberté.

                L’auteur qui peut etre l’a compris mais son action n’est pas correcte ni conforme au fonctionnement de la société.
                Il pourrait participer a toutes les instances existantes qui permettent de réguler les exces, exiger la sécurité et mettre en place des politiques plus efficaces... non, il se contente d’assouvir son dogme ....


              • pemile pemile 13 mars 16:28

                @HELIOS « les mesures de protections et les réparations ont été faites normalement »

                Il est donc normal d’aller racler l’uranium fondu avec une petite pelle et un seau. avec une corde autour de la taille pour gérer le timing !

                Et qu’en 1980, il ait eu 352 sous-traitants pour remettre en état et que ces sous-traitants n’aient pas été suivi médicalement ?

                Et bien sûr, de ne surtout pas communiquer sur les accidents ?


              • HELIOS HELIOS 13 mars 16:44

                @pemile

                ... caricatures et mauvaise foi !


              • pemile pemile 13 mars 16:48

                @HELIOS « caricatures et mauvaise foi ! »

                Vous rigolez, c’est le discours des retraités de la centrale smiley


              • HELIOS HELIOS 13 mars 16:48

                @pemile

                ... sans vouloir faire de comparaisons...

                Quand les préparations alimentaires contiennent du cheval a la place du boeuf, vous accusez la recette ? Les traiteurs, les vaches, les chevaux et la sauce tomate ?
                NON, bien sûr... mais vous exigez des autorités des contrôles plus précis, efficaces et des règles de ventes.

                Faites pareil pour la production d’energies nucleaires... envoyez le directeur de St Laurent au tribunal, ça c’était une bonne action à faire.


              • pemile pemile 13 mars 16:53

                @HELIOS « sans vouloir faire de comparaisons »

                Oui, évitez quand elles sont aussi ridicules, et évitez donc aussi vos ’intégristes qui ne veulent pas changer de dogme’ ?


              • alinea alinea 13 mars 16:54

                C’est bizarre, sIsO et HELIOS, vous n’avez pas l’air d’avoir compris l’essentiel du message :
                l’auteur me corrigera si je me trompe, mais il ne dit pas qu’il y a eu à St.Laurent un Tchernobyl qu’on aurait tu ; il dit qu’il y a eu un Three Miles Island qu’on a tu. Certes un communiqué a dû être publié, du même style qu’un carambolage sur l’autoroute sans mort.
                Je veux bien qu’on prenne les gens pour des cons, mais ne prenez pas l’auteur pour un imbécile : il insiste sur la spécificité française qui, en l’occurrence cache les faits, ceux-ci et d’autres, qui n’envisage pas de changer son fusil d’épaule, contre vents financiers corrompus et marées d’accidents qui éveillent les esprits...
                En tous cas, c’est mon point de vue, aucune gabegie, aucun gaspillage, aucun luxe ne mérite de risquer l’accident dont les dégâts irréparables sont éternels, ni supporter ce risque parce que le libéralisme aidant, les conditions ne sont plus d’une fiabilité maximum.
                C’est aussi, en filigrane : ce qui n’est pas étudié ni édité n’existe pas, ce qui fait dire à certains que le nucléaire c’est peanuts question mortalité et santé ! Dans la vallée de la Loire, les morts de cancers sont dues à pas-de-chance ! On finit tous par mourir n’est-ce-pas ?
                C’est commode, vous ne trouvez pas ? Vous supportez bien, semble-t-il, d’être absolument dépendant de branleurs avides et d’autres incompétents.
                Libre à vous mais permettez que nous soyons un certain nombre à le refuser, et que nous usions de la seule arme en notre possession : la parole.
                Elle vous fait mal ?


              • HELIOS HELIOS 13 mars 17:26

                @alinea

                ... tout ce que l’on fait pour vivre, même le jour ou le premier chasseur-cueilleur s’est installé pour cultiver et manger sa production, l’homme a pris un risque.

                L’essentiel, comme vous le sous entendez est d’évaluer ce risque et bien savoir que le risque existe partout.

                Ce qu’on reproche en général, c’est que les anti-nucleaires n’acceptent pas ce risque là... soit parce qu’ils ne savent pas, -ce qui de nos jours est devenu impossible- soit parce qu’ils se sont forgés un dogme, c’etait le sens de mon intervention.

                La parole est libre et c’est bien ainsi... dans les exemples de cet article, il y a la contamination des sables... ok... 

                Ce que je reproche a tous les opposants au nucleaire, c’est de ne pas se battre pour que les seuils minimum soit plus bas, puisqu’ils considèrent que c’est dangereux tels qu’ils sont fixés actuellement.
                Je sais qu’ils ne le font pas, tout simplement parce qu’ils refusent l’usage du nucleaire, plutot que d’en rendre son service plus sûr. Ce refus, a ce niveau s’appelle un dogme, et c’est l’objet de mon rejet du dogme alors que j’accepte le risque du nucleaire... d’autant que les précautions actuelles sont bien au dela des valeurs naturelles.

                enfin, et pour votre réponse... vous parlez de dégats irreparables,... qu’attendez vous pour exiger des installations inviolables en cas de fuite ou de fusion ?.... c’est déjà fait, les bassins de retention existent et les réacteurs s’arretent automatiquement dans leur enceinte confinée en cas de fusion... c’est bien cela... toutes les centrales ne sont pas des Tchernobyl... le reste, fait partie du risque pour que vous puissiez avoir de la lumiere, du chauffage, faire votre bouffe et bientot vous passer de petrole pour ces « details domestiques ».


              • HELIOS HELIOS 13 mars 17:29

                @HELIOS

                les précautions actuelles sont bien au dela des valeurs naturelles.

                le au dela s’entend comme meilleures en terme de sécurité que les valeurs naturelles 


              • sls0 sls0 13 mars 17:43

                @pemile
                Discours d’un retraité de la centrale et non des retraités de la centrale.
                J’en ai connu qui y on foutu leur gueule.
                Personnellement je suis allé où il y avait 25 rems ou 0,25 Sv. J’y sui allé en connaissance de causes et après m’être entrainé et chronométré.


              • pemile pemile 13 mars 17:50

                @sls0 « Discours d’un retraité de la centrale et non des retraités de la centrale. »

                Technique de biais, son discours est faux, argumentez, les sous-traitants ont été suivis médicalement, sourcez.


              • sls0 sls0 13 mars 18:16

                @pemile
                Du moment qu’on bosse dans le nucléaire c’est le contrôle et le passage devant le médecin tout les 6 mois. Bien sûr qu’il y a un suivi, c’est obligatoire.


              • pemile pemile 13 mars 18:34

                @sls0 « Bien sûr qu’il y a un suivi, c’est obligatoire. »

                wiwi, toute l’embrouille de la modification de l’article 4451-2 du code du travail et de l’ordonnance de 2016.

                Pour les sous traitants, un suivi sur la durée, des 150.000 personnels des 600 entreprises sous traitantes, qui sont souvent ceux qui prennent la dose ? sourcez donc !


              • Patrick Samba Patrick Samba 13 mars 19:12

                @pemile
                Et que dire de l’emploi par des entreprises sous-traitantes d’étudiants de l’IUT de Tours comme liquidateurs lors de l’accident de 80 ?
                Il est plus que probable qu’ils n’ont pas eu de suivi sanitaire ultérieur...
                Témoignage dans cette vidéo du forum d’Orléans :  Forum sur St-Laurent-des-Eaux.1ère partie : Déroulé des accidents nucléaires, leurs secrets - YouTube


              • mmbbb 14 mars 08:35

                @alinea certes mais il est pour l energie renouvelable , l argument choc des ecolos . Bove ton pote n en veut pas dans son Larzac Zone desertique et ventée ou l implantation de gigantesques éoliennes serait la plus opportune . Quant on installe des éoliennes offshore dans la baie de St Brieuc , Fergus n est pas content . L horizon est défiguére Un pays modele cite par les ecolos francais l Allemagne , cet pays doit utilise 50 % de thermique qui évidemment ne pollue pas . . Charbon lignite et gaz Cette transition energetique est par ailleurs tres couteuse . Comme le faisait remarquer Charpak physicien a l ecologiste Mamaire, le charbon a cause et cause encore de nombreuse victimes ( des milliers dans le monde ) , Le charbon sera encore utilise pendant longtemps et il est polluant Il contient du mercure entre autre qui se retrouve par effet de convection des vents dans les glaces . Mamaire est un grand humaniste , il passe ces victimes comme un bon capitaliste par perte et profit .Seul compte les victimes du nucléaire Quant a nous , plus il y a aura de l energie renouvelable ( eoliennes panneaux solaires ) plus nous risquerons le blackout . Mais comme le biocarburant les ecolos se defausseront . Ce ne sera pas de leur faute . 
                 


              •  Il y eu également à propos de St Laurent Nouan l’épisode de la Loire qui avait gelée ,ce qui ne plaisait pas du tout aux réacteurs assoiffés ; ça devenait chaud

                Ils ont donc fait appel à l’armée pour tirer à boulets rouges dans l’embâcle en souvenir de la Moskova sans doute !  smiley


                • Patrick Samba Patrick Samba 13 mars 19:08

                  @Armand Griffard de la Sourdière
                  Pire : l’armée n’a rien pu faire. Impossible de faire exploser la glace. Heureusement la glace a suffisamment fondu spontanément pour que le pompage de l’eau redémarre à temps. On est passé à deux doigts de l’accident majeur. A deux doigts...
                  Témoignages dans cette vidéo du forum d’Orléans :  Forum sur St-Laurent-des-Eaux.1ère partie : Déroulé des accidents nucléaires, leurs secrets - YouTube


                • @Patrick Samba
                   merci pour cette info .
                   Perso je connaissais par un proche qui était directeur de l’aménagement lors de la construction de St Laurent B (mais pas en poste à l’époque des graphite-gaz A1 et A2 de 1969 et 1971 .
                  il s’est bien gardé de m’affranchir de ce qu’il en était réellement , et que tout était dans l’article de la N.R que je mets en lien .. smiley
                   secret professionnel oblige (les consignes secret d’état EDF )
                   Cela dit
                   Alors évidemment pour ma blague sur la Moskova , c’est juste pour indiquer que Napoléon avait fait tirer quelques Cent trente mille boulets rougis à blanc pour stopper la progression ennemie et çà c’est pas de la blague .


                • Esprit Critique 13 mars 17:33

                  Vive le nucléaire !


                  • Matlemat Matlemat 13 mars 21:52

                    @Esprit Critique
                    Vive la mort.


                  • JBL1960 JBL1960 13 mars 18:28

                    Ce vendredi 13 mars 2020 : Une explosion retentit dans l’usine Saipol, classée Seveso, près de Rouen Une intervention des pompiers est en cours ce vendredi 13 mars 2020 dans l’usine Saipol à Grand-Couronne près de Rouen, rapporte France Bleu. Un incendie s’est déclaré après une explosion sur le site classé Seveso seuil bas.

                    Un périmètre de sécurité de 500 mètres a été mis en place autour de l’usine Saipol à Grand-Couronne près de Rouen, après une explosion qui s’est produite sur le site classé Seveso seuil bas, rapporte France Bleu.

                    Source Sputnik News

                    Et en même temps, Philippe à 13 h 13 ce 13/03 a annoncé à la radio, sans rire, que les rassemblements de plus de 100 personnes étaient interdites, et même à 50 en Alsace...

                    Par contre, faut aller veauter hein ?

                    Les Mairies dépêchent des gonzes, et des gonzesses pour distribuer en mains propres ou sales des consignes de sécurité pour aller veauter dimanche, et en masse !

                    Euh, non, en fait, venez avec votre stylo et la priorité sera donné aux ainés, y’aura du gel hydro-alcoolique à volonté, même qu’on en trouve nulle part...

                    Même si vous n’êtes pas inscrit sur les listes, viennent vous le (re)mettre !

                    Combien de preuves faudra-t-il encore...

                    JBL1960

                     smiley


                    • Matlemat Matlemat 13 mars 21:59

                       Merci à l’auteur, c’est tellement évident que le nucléaire ne peut se maintenir que par les mensonges et les dissimulations.


                      • Patrick Samba Patrick Samba 14 mars 01:50

                        @Matlemat

                        Précisément.
                        Merci aussi.


                      • mmbbb 14 mars 09:00

                        @Matlemat et comment voulez vous le remplacer ? Le jour ou il n y aura plus de nucleaire en France , et si vous voulez avoir des TGV qui roulent , une industrie qui marche, des hopitaux qui fonctionnent sans risque de blackout , nous serions obliges comme l Allemagne de revenir au thermique . Vous et l auteur , seriez les premiers a porter plainte si les services ne seraient pas disponibles ..
                        Allegre a sur ce point , une idee simple ; la transition energétique devra se faire sur du long terme . Les solutions techniques actuelles ne permettent pas une rupture radicale .
                        Quant aux eoliennes , leur fabrication nécessite beaucoup d elements chimiques simples, Une technique les plus performante retenue par les Chinois est l aimant permanent dont le neodym est l un des composant . Ce neodym que l on retrouve dans le « tout electritique » prone par les ecolos .
                        Ce sont les Chinois qui detiennent ce marche strategique . L affinage de ces terres rares est tres polluant , De surcroît ces terres sont meles a des elements faiblement radioactifs , Une region entiere en Chine est desormais polluee et cette population creve de cancer Mais les ecolos francais s en tapent , un chinois qui creve c est comme un mineur dans les mines de charbon , ce sont des morts quantifiables .
                         Seul compte en bon marketteur « la vitrine verte » .

                        https://www.consoglobe.com/mines-ciel-ouvert-terres-rares-impact-cg

                        Le probleme de l energie n est pas aussi manicheen helas .


                      • mmbbb 14 mars 09:01

                        @mmbbb « ce ne sont pas des morts quantifiables » 


                      • julius 1ER 15 mars 10:20

                        @mmbbb
                        c’est sûr que le manichéisme concernant le nuc ... n’est pas de bon aloi, il faut être pragmatique, j’ ai toujours été anti-nuc mais maintenant il faut bien se rendre compte qu’il y a tout un parc de centrales à gérer et à accompagner jusqu’en phase terminale ..... l’intelligence voudrait que pendant ce temps des moyens énormes soient mis en place pour assurer une transition énergétique vers un autre modèle moins énergivore .... mais on est loin du compte car les gens sont schyzos, ils sont encore dans le toujours plus mais pas dans le mieux .... alors ????


                      • sls0 sls0 15 mars 03:50

                        D’où vient le mSv de dose max par an apporté par le nucléaire non naturel et non médical.

                        Par rapport aux doses fortes on a une létalité, si on ne tient pas compte a un effet de seuil on a une belle droite. Avec un critère d’acceptabilité de 1/100 000 on a 1mSv. C’est pas plus difficile, on accepte un risque de 1/100 000. Personnellement ça me va bien. Il y en a qui voudrait plus haut et d’autres plus bas. Avant la directive européenne c’était plus haut et ça m’allait aussi. On est dans le poullième.

                        Si vous voyez un automobiliste qui roule à 6km/h sur l’autoroute c’est une personne cohérente du moins au niveau risque. Si on applique le taux de 1/100 000 à l’automobile on devrait rouler à 6km/h. Le taux pour la circulation routière est de 1/1000 ce qui fait qu’on roule plus vite.

                        Plus haut je parle de seuil, on a fait plein d’études épidémiologiques sur le sujet.

                        Un échantillon de 95000 travailleurs du nucléaire c’est une bonne base, si on suit la courbe linéaire qui sert de base pour la morbidité, normalement ils devraient avoir plus de cancer, ben non, en cancer secs ils sont en dessous de la moyenne. En leucémie c’est un peu plus mais comme les cas de leucémie ne viennent que d’un seul endroit en Angleterre il y a peu être un facteur étranger, s’ils employaient du perchlo c’est un bon numéro.

                        Il y a bien une explication qu’un faible dosimétrie ferait en sorte qu’il y ait plus d’enzymes réparateurs d’ADN.

                        Pour travailler dans le nucléaire il faut une bonne santé à l’embauche qui sera suivie tout les 6 mois, gare à celui qui a moins de 3,5 millions de globules rouges. Autre explication.

                        Donc il n’y a pas de corrélation entre la faible dose et le cancer ou mortalité chez les travailleurs du nucléaire.

                        Par contre les mineurs dans les mines d’uranium ont plus de cancer du poumon. Il y a aussi l’arsenic et la poussière. On a regardé le taux de cancer de la population du Limousin, il y a moins de cancers chez ceux qui résident en zone granitique radioactive que zone d’alluvions non radioactive.

                        Je donne des contres exemples de la non linéarité de la courbe, c’est pour poser le doute mais je ne discuterai pas avec les tenants de la linéarité, c’est du poullième, comme je l’ai écrit plus haut 1mSv me va très bien.

                        Si j’ai regardé de plus près c’est que peut être un jour j’aurais pu être appelé suite à un accident à intervenir dans un endroit à forte dose. Il vaut mieux réfléchir avant pour ses propres critères d’acceptabilité que dans l’urgence. Là il vaut mieux regarder la littérature scientifique sur le sujet qu’une courbe plus administrative. Je m’étais donné 20 mSv en une seule intervention. C’est dans un cas grave, quand la sûreté du public est en jeu. En limite haute je m’étais donné 50 mSv, à éviter si possible, la littérature tout en restant majoritaire coté non nocivité n’était plus une majorité absolue. 50 fois la dose public peut paraitre beaucoup, c’est volontaire, comme un pompier prend des risques volontaires et le critère d’acceptabilité est au niveau de la voiture, ce n’est pas suicidaire quand même si on s’en tient à la courbe linéaire sur laquelle j’ai des doutes en dessous de 100-200 mSv.

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