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Accueil du site > Tribune Libre > Le repassage des seins, une violence peu connue

Le repassage des seins, une violence peu connue

On l’appelle aussi le massage des seins. Une bien jolie expression qui suggère un moment caressant. Mais repassage des seins est plus réaliste. Non, ce n’est pas une caresse. Ce n’est pas plus une technique de déplissage des chemises, robes ou soutiens-gorge. On n’utilise pas de fer à repasser.

Contrôler la sexualité des adolescentes

Ce sont les mères qui le pratiquent. Elles utilisent des pierres chauffées sur le feu, des bâtons brûlants, des pilons, ou tous objets durs permettant d’écraser la chair. Parfois ce sont leurs poings fermés qui triturent la poitrine jusqu’à sentir les glandes être aplaties.

L’expression « repassage des seins » signifie écraser les seins en formation des adolescentes à peine pubères. Le but est d’empêcher la poitrine naissante de se développer. Cela commence vers 8 ou 9 ans, au tout début de la puberté, chez les fillettes du Cameroun - où des millions de femmes en sont victimes. Le repassage des seins est aussi pratiqué dans d’autres pays de l’Afrique équatoriale. Avec les même outils de torture, la même détermination dans la cruauté. Et la même justification donnée par les mères : soustraire les filles au regard des garçons.

D’où cela vient-il ? On l’ignore. La raison donnée est une volonté de retarder le passage des filles vers l’adolescence afin qu’elles se détournent des garçons et étudient avec sérieux. Le « traitement » est pratiqué de force par les mères. La cruauté n’a pas de sexe.

Quelle est la vraie raison ce cette pratique ? Pourquoi casser ainsi la féminité des filles et la fierté de leur poitrine, organe à la fois de maternité et de séduction ? Pourquoi ces mères humilient-elles leurs filles au prétexte de les protéger des garçons ? C’est comme les punir en quelque sorte d’être des filles.

Si l’on s’en tient à la raison invoquée, comment ces mères peuvent-elle transmettre à leurs filles un tel rejet, une telle détestation ou peur de l’homme ? Où trouvent-elles le culot de se défausser sur les hommes pour reproduire sans discuter ce qu’elles-mêmes ont subi ? Beaucoup de questions, peu de réponses.

Une piste n’est jamais explorée : le contrôle de la sexualité des filles par les mères. Dans toutes les sociétés, plus encore que les pères, ce sont les mères qui veulent contrôler la sexualité des adolescentes. Dans presque toutes les sociétés dites machistes, il n’est que de voir la place dominante des mères ou des aïeules dans la famille et leur pouvoir psychologique sur la descendance. Elles contrôlent parfois pour de bonnes raisons : éviter une grossesse précoce. Mais aussi par jalousie et rivalité. Ou besoin de dominer.

Le contrôle sur les femmes vient des mères, pas des hommes. Eux se contentent de reprendre à leur compte la parole maternelle. Les hommes n’ont au fond pas de vraie raison de contrôler les femmes. Puisque leur but est de se reproduire - ou simplement de coucher - ils ont avantage à ce que les femelles soient disponibles. La violence ne serait pas une bonne stratégie car les femelles n’acceptent la violence que si elles la contrôlent. Le repassage des seins est une méthode de contrôle de la sexualité très violente, autant psychologiquement que physiquement puisqu’elle atteint la fille, la future femme, dans son intégrité physique et dans une représentation de sa féminité.


La violence faite aux femmes par des femmes

Trois extraits d’un article paru sur afrik.com en date du 19 octobre 2012 :

« En décembre 2005, deux anthropologues, le Dr. Flavien Ndonko et Germaine Ngo’o, s’intéressent au phénomène et décident de mener une enquête. Le résultat est accablant. Au Cameroun, elles seraient près de 24% à avoir vu leurs seins naissants écrasés. Une torture initiée par les mères qui font croire aux adolescentes que c’est un service qu’elles leur rendent. »

femmes,hommes,afrique,repassage des seins,excision,mutilation,massage,seins,enfants,victimes,violence,violence féminine,contrôle,sexualité,cameroun,mère,féminité,tradition,adolescentes,« Pour aplatir les seins, les mères utilisent souvent des pilons ou des pierres écrasées et chauffées. Il y a aussi la méthode des peaux de bananes plantain, de feuilles et de serviettes chaudes à appliquer sur les poitrines. Certaines vont plus loin encore en utilisant des "serres-seins" ou du sel et du pétrole. Les poitrines tombent au fur et à mesure des massages. »

« Un jour, ma mère m’a appelée et elle a commencé à me masser les seins avec une pierre chauffée dans le feu. Elle avait un chiffon pour ne pas se brûler et a posé la pierre brûlante sur moi. Elle disait qu’il fallait que la pierre soit bien chaude pour casser le ‘noyau’ qu’il y a quand les seins poussent. Ça faisait très mal. Quand elle massait, je criais tellement que les voisins venaient voir ce qui se passait dans la cuisine. »


Cette pratique n’est que très peu dénoncée.

Dans l’excision ce sont des femmes qui mutilent les filles. On le sait. Elles le reconnaissent elles-mêmes : « l’excision est uniquement due aux femmes ». Ici comme dans l’excision, ce sont des femmes et des mères qui justifient cette mutilation des seins. Pas d’hommes à rendre responsables. Les victimes sont des enfants, les bourreaux uniquement des femmes. Comme dans l’excision. Il ne s’agit pas ici de diaboliser les femmes et les mères mais de dire la réalité, de transgresser ce tabou de la violence féminine.

L’excision et le repassage des seins sont deux illustrations de la violence physique faite aux femmes par des femmes. Une violence banalisée, incorporée dans la culture, justifiée. Les victimes se comptent par millions. La Féminista parle de la première violence (l'excision), l'indignation est bien vue socialement même si elle est inefficace, mais à peu près pas de la seconde. N’y a-t-il donc pas d’argent à se faire dans ce cas-ci ? Ou bien cela dérange-t-il de reconnaître que la violence féminine est une réalité tout sauf marginale ?


La vidéo ci-dessous est une reconstitution. La réalité est pire.


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94 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 11 février 2013 10:23

    sexualité, coutume et religion ne font pas bon menage...regardez et ecoutez les opposants au mariage pour tous !


    • Aldous Aldous 11 février 2013 12:06

      En quoi est-ce comparable ?
      Vous voulez dire que les opposants du mariage homo vous cassent les couilles ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 février 2013 13:00

      L’auteur s’ennuie alors au lieu de s’occuper de sa famille, il préfère juger les autres cultures du haut de sa grande prétention.


    • Aldous Aldous 11 février 2013 13:22

      Oui mais là il est consentant... smiley


    • Naw 11 février 2013 14:08

      A La mouche du coche

      Pas besoin d’une grande prétention pour condamner ces horreurs.
      Ou alors on ne dit plus rien et on permet des souffrances sous prétexte de ne pas juger une autre « culture ». Ce qui n’empêche pas de comprendre le contexte culturel.


    • Surya Surya 11 février 2013 18:16

      Mouche du coche, je vous suggère un exercice d’écriture : reprenez le thème traité par Homme Libre, et réécrivez entièrement l’article sans apporter le moindre jugement, (puisqu’il ne faut surtout pas juger cette pratique faisant atrocement souffrir ces fillettes) c’est à dire en étant, au mieux, complètement neutre, au pire compréhensif.

      Je serai étonnée si vous y parvenez, ou alors cela signifie que vous êtes totalement insensible à la souffrance de ces fillettes sous prétexte qu’elles sont Africaines. Le « c’est culturel, on n’a pas à juger » ne signifierait-il pas plutôt : « c’est leurs oignons, on s’en fout » ?

      La même pratique en Europe, exactement la même pratique, que diriez vous ? Je pense que vous seriez hyper choqué.

      Il ne s’agit pas ici de porter un jugement de valeur sur une pratique ou une tradition quelconque, il s’agit de dénoncer une pratique qui fait terriblement souffrir, et inutilement en plus de ça, des gosses et des adolescentes. Il ne faut pas tout mélanger.


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 février 2013 19:00

      @ Surya,


      « Il ne s’agit pas ici de porter un jugement de valeur sur une pratique ou une tradition quelconque »

      Mais bien sûr. Tout l’article ne fait que cela, porter un jugement de valeur sur des gens qui ne font pas comme nous. 
      Mais enfin qui êtes-vous pour juger les autres ? Commencez déjà par avoir une vie exemplaire et surtout une culture qui inspire le respect, et après vous pourrez parler.



    • Clojea Clojea 11 février 2013 19:13

      @ la mouche du coche : Suggestion : Prochaine vie, allez vous faire masser les seins comme écrit dans l’article, comme ça vous pourrez goûter les joies d’une culture complètement stupide. Vous nous direz si vous aimez


    • Surya Surya 11 février 2013 19:24

      Mouche du coche, je ne juge pas « les autres », je juge une pratique, nuance...

      Je ne suis pas là à excuser une pratique qui fait souffrir sous prétexte qu’elle se passe dans un autre pays que le mien, dans une autre culture que la mienne.

      Je n’ai aucunement jugé les gens eux mêmes, c’est à dire les personnes qui, pour une raison ou une autre, se croient obligés de pratiquer cette torture.

      C’est culturel ? Ah bon ? C’est culturel de faire souffrir des fillettes ? Il y aurait donc des cultures prédisposées à cela ? En disant « c’est culturel », vous n’apportez pas un jugement de valeur, peut être ? Si, mais vous ne vous en rendez même pas compte. Et pour le coup, vous jugez les gens, pas la pratique en elle même, indépendamment de où et quand elle se pratique.

      Ma culture est loin d’être exemplaire et je ne suis pas choquée si des personnes venant d’autres pays et d’autres cultures en critiquent certains aspects. Je n’irai pas leur demander de se taire sous prétexte que c’est ma culture et non la leur. Au contraire !


    • Surya Surya 11 février 2013 19:29

      Clojea, pas une « culture » complètement stupide, mais une « pratique » complètement stupide. Juste une pratique.


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 février 2013 19:46

      Mais oui Fatale ! 

      Il est évident que je trouve comme vous cette pratique tout à fait inacceptable. 
      En même temps cette habitude que nous avons pris de juger les autres cultures juché sur notre hamburger au cheval avec lady gaga dans le casque est encore plus inacceptable ! Nous sommes devenue aussi prétentieux que notre culture est devenue laide.  smiley

    • Surya Surya 11 février 2013 20:28

      Mouche du coche, pour apporter juste une précision qui, je l’espère, rendra plus clair ce que j’ai voulu dire : je ne comprends pas comment on peut estimer qu’il est « donneur de leçons » (ce n’est pas vous qui avez écrit ça) de dénoncer, ou critiquer, appelez cela comme vous le voudrez, une pratique qui fait souffrir une personne, que cette personne soit une femme ou un homme (et à plus forte raison un enfant). Donneur de leçon d’accord si l’on porte un jugement sur une pratique traditionnelle qui ne fait pas souffrir la personne, parce qu’on se croit supérieur.

      C’est ce que j’ai voulu dire en disant : « il n’est pas question ici de porter un jugement sur une tradition QUELCONQUE », le quelconque signifiant : une pratique qui n’est pas porteuse de souffrances.

      Qu’on dise : « c’est culturel » pour tout ce que vous voulez, ok, mais de là à étendre ce : « c’est culturel » aux pratiques qui font souffrir, comme les mutilations, etc... là je dis non, stop, vous allez trop loin. C’est mettre la tête dans le sable que de continuer à scander « c’est culturel » dans de telles conditions.

      Ces femmes, fillettes et adolescentes souffrent, cette pratique est visiblement extrêmement douloureuse, s’il vous plait ne perdez pas cela de vue.

      Ce n’est pas être donneur de leçon que de refuser la souffrance infligée à dessein, d’où qu’elle vienne, et de quelque culture qu’elle vienne.


    • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:12

      @ La mouche du coche :

      Votre commentaire est pertinent et je me pose la même question, celle du colonialisme culturel. Il est bien plus voyant dans l’excision, sur quoi je proposerai bientôt un article.

      Je suis touché par la cruauté de cette pratique du repassage des seins. Je n’incrimine pas une culture mais une pratique qui n’a rien de culturel au sens où elle ne provient pas des fondements de la culture régionale. D’autre part je souligne que la domination sexuelle et la violence n’ont pas de sexe.


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 février 2013 21:30

      Nous bombardons des villes entières sans aucun mort de notre côté et nous permettons ensuite de juger les coutumes des autres. Dieu que nous sommes laids ! smiley


    • Surya Surya 11 février 2013 21:59

      Mouche du coche, dans votre dernière remarque il y a évidemment du vrai, beaucoup de vrai, mais ce n’est pas une raison. Il faut condamner ces bombes qui font souffrir ET condamner aussi ces pratiques qui font souffrir. Le colonialisme reste ancré dans la tête de bien des gens, c’est un fait, c’est une certitude, mais il faut refuser la souffrance d’où qu’elle vienne, refuser de l’infliger (bombes) et refuser de l’accepter si elle apparait dans certaines pratiques dans d’autres pays, sans se poser la question de savoir si on va avoir l’air colonialiste. Je suis contre le colonialisme, il n’y a aucune raison de coloniser qui que ce soit, et je déplore qu’il existe encore à l’état latent dans les mentalités, que cela parasite dans bien des situations notre façon d’appréhender le monde et nos rapports avec d’autres nations, mais, et c’est là que je ne vous suis plus hommelibre, se poser la question du colonialisme culturel quand on est témoin d’une terrible souffrance, c’est déplacé, et ça a même un côté un peu condescendant et... colonialiste. En gros, l’occidental, encore et toujours, se pose la question de savoir s’il doit ou non intervenir pour critiquer une pratique (voire y mettre fin) qu’il considère de toute façon, et tout bas, comme dégradante, appartenant à une culture dont on se dit que de toute façon ces pratiques y sont courantes... mais chuuut... il ne faut surtout pas le dire tout haut, on pourrait avoir l’air colonialiste.

      Personnellement c’est pas du tout comme ça que je vois les choses. Je vois des être humains qui souffrent, en plus des très jeunes ados à qui on inflige des souffrance, que l’on torture dans leur chair, et ça me révolte, un point c’est tout. Moi aussi je suis un être humain, alors pourquoi je n’aurais pas le droit de dire à un autre être humain que je ne supporte pas l’idée qu’il torture le corps de sa gamine pour lui écraser sa poitrine ?

      Pourquoi faut-il absolument qu’on se croit obligés de se poser la question de savoir s’il est de bon ton ou non de faire une remarque, que si on le fait on risque de passer pour des donneurs de leçon, faire du « colonialisme culturel » alors que si ça se passait chez nous, ça ferait la une des journaux et les personnes concernées iraient droit au tribunal pour maltraitance envers enfant ?

      Accepter que cela se passe uniquement parce que cela se passe en Afrique, n’est ce pas une forme de condescendance ? C’est cette question là que je me pose, et non celle du « colonialisme culturel » qui est sans doute vrai dans certains cas, mais que je me refuse d’appliquer dès lors qu’il y a souffrance et malheur.

      On vit tous sur la même planète, et nous sommes tous des êtres humains, que je sache.


    • BarbeTorte BarbeTorte 11 février 2013 22:01

      @moucheducoche

      On ne parle pas de culture, là, on parle de violences physiques faites aux femmes, ou plutôt aux fillettes. Ne vous trompez pas, ce n’est pas une culture qui juge l’autre, c’est porter à la connaissance du plus grand nombre. Au Cameroun, ces faits sont connus, il y a des émissions de TV qui en parlent pour les dénoncer. Au nom de quoi devons nous faire « comme si » ? Comme si c’était normal, puisque c’est « leur culture ». Danse même registre, respectons les lapidations, les mains tranchées, les viols collectifs, ... je vous laisse le soin de continuer la liste. smiley smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 février 2013 22:53

      Michel « C’est aux peuples de changer leurs cultures. Et cela ne peut se faire que sans contraintes de l’ extérieur, invasives si vous voyez ce que je veux dire. »


      Et voilà. Qu’est - ce que je disais ! Les petits fachos drapés de leur bonne conscience rêvent, grace à cet article, de bonnes guerres « propres ». Cet article incite à la haine et c’est bien ce que j’avais vu dès le début. smiley

    • alinea Alinea 11 février 2013 10:28

      Est-il si difficile de ne pas reproduire le sort que l’on a soi-même subi ?


      • loph loph 11 février 2013 11:44

        Peut-être même existe-t-il d’autres approches que de conformer le corps à une vision obtuse ?

        L’approche cognitive a ceci de bon qu’elle n’a pas de limite. On peut très bien se donner une idée, et dérouler le fil. Évidemment, si l’on rencontre une personne n’étant pas animée par cette manière de faire (tortionnaire ou autre), on va au devant de grandes déceptions.
        C’est bien le cas ici.

        Mais l’humanité n’en est pas à ça prêt. Je trouve quand même dommage qu’elle fasse grand cas de son intelligence supérieure, et soit capable de comportements qu’elle seule perpétue parmi la masse de représentants du monde animal.

        Allez donc comprendre la psyché dite humaine !

        En sus, je resterai toujours intraitable sur ces personnes imposant leurs vues à d’autres par la force. Quand on est au delà du respect, il faut rester ferme avec ces irrespectueux pour qu’ils reviennent à de meilleurs comportements.

        Je sais bien que cela est plus facile à dire qu’à faire, de surcroît au sein du contexte intime et lorsqu’on n’en a pas les moyens... Il n’empêche qu’il n’y a pas beaucoup d’alternatives.

        Je remercie l’auteur d’avoir pris la peine de relater cette situation.
        Quant à une éventuelle évolution des mœurs, bien malin celui qui pourra l’affirmer. Mais pour un avenir exempt de troubles, qu’ils soient intimes, sociaux ou environnementaux, mieux vaut avoir une bonne perception de soi-même et de la place que l’on tient dans le cadre réel.


      • sleeping-zombie 11 février 2013 12:10

        Bien sûr que c’est difficile. Parce que ça commence par admettre que ce qu’on a subi n’est pas normal. Qu’on est une victime, et qu’on a souffert en vain...


      • ffi ffi 11 février 2013 15:32

        Disons que l’on est toujours fier de qui l’on est. C’est une question d’amour-propre.

        Ne pas reproduire implique une conversion.


      • BlackMatter 11 février 2013 18:18

        « Est-il si difficile de ne pas reproduire le sort que l’on a soi-même subi ? »


        Oui c’est difficile parce que assez inconscient. Moi même, j’ai subit d’assez mauvais traitement par ma mère et je reconnais que jeune adulte j’étais assez violent (et surtout sur les plus faibles). J’ai du passé par un psychologue pour en parler -me rendant bien compte que j’avais un problème-. Mais j’ai appris finalement que la violence appelle la violence, et que ca n’était pas parce qu’on avait été violent avec moi que je devais être violent. (J’ai appris par la suite que ma mère avait été violentée par son père mais j’ai essayé de lui expliquer qu’il fallait mettre un terme à ce type de processus).

      • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:16

        C’est une question centrale, Alinéa. Et j’admire certaines réponses faites sous votre comm, courageuses. L’idée de conversion est aussi à creuser, mais une conversion devant venir de l’intérieur, comment la provoquer ? Déjà en parler.

        Je mentionne la violence féminine, comme dans d’autres formes la violence peut être masculine. Admettre sa propre responsabilité quand elle est manifeste est parfois un début de conversion.


      • morice morice 11 février 2013 10:37

        et c’est reparti : à partir d’une COUTUME, l’auteur nous ressort son OBSESSION en une phrase caractéristique de son problème mental personnel :


        « L’excision et le repassage des seins sont deux illustrations de la violence physique faite aux femmes par des femmes. »

        écrit-il ; en INSISTANT et en mettant « par des femmes » en évidence. C’est symptomatique chez lui et c’est GRAVE. Il ne pige même pas l’origine de la coutume, qui n’a rien à voir avec les femmes mais bien avec le désir masculin «  Inventée et pratiquée par les mères, elle consiste à ralentir la croissance mammaire des jeunes filles afin d’éviter toute dérive sexuelle, rapports précoces ou encore d’attirer l’œil des garçons. »

        C’est donc bien un phénomène de défense contre une agression de départ. Elles ne le font ni par gaieté de cœur ni par sadisme, ce que laisse entendre notre obsédé du « démon féminin ». Elevé par des femmes uniquement, ce qu’avait retrouvé une journaliste belge à son propos, il a été véritablement traumatisé et nous étale depuis des mois sa psycho fracassée. Pour lui, la femme est l’auteur de tous les maux de la terre. Même comme ici, quand on démontre facilement qu’il se TROMPE et dans les grandes largeurs, à en devenir régulièrement ici complètement GROTESQUE.

        le jour où il cessera de tout retourner selon ses lubies machistes, celui-là, n’est pas encore arrivé, hélas....

        • Mowgli 11 février 2013 11:18

          Et voilà le clown attitré d’Agoravox qui ramène sa fraise. Papa-maman lui ont confisqué ses gros navions, alors il se rattrape comme il peut aux nichons.


        • Gasty Gasty 11 février 2013 11:24

          Oui une désagréable impression dans ce récit que la femme est accusée d’auto mutilation et que l’homme s’en tire bien dans cette affaire, aucune responsabilités.

          Si l’auteur est un homme, son état mental m’inquiète.


        • Aldous Aldous 11 février 2013 12:14

          Mheu non morice.

          C’est juste un article illustrant la concurrence victimaire.

          Et toc... je te sors mes « femmes battues en burqa ».

          Joker ! J’ai la carte « Seins repassés » !

          Zut... Alors je joue « Mariage Homo », je passe par la case Député et j’empoche 20 000 €

          Bien joué. Mais moi je sort ma carte « Enfant castré par ses mères lesbiennes ».

          Heu ? Je peux jouer ma carte Horreurs nazies ?

          Non, suis un peu l’jeu, l’atout appelé c’est la « guerre des sexes ».

          Oui mais j’peu la jouer à Eugénisme, nan ?

          Bon moi je joue plus, y’a point Godwin là !


        • morice morice 11 février 2013 12:44

          Si l’auteur est un homme, son état mental m’inquiète.


          vous pouvez en effet...

        • ffi ffi 11 février 2013 15:37

          Morice aime regarder les doigts...

          Il y a aussi le phénomène des veuves noires (aussi du fait des femmes...). S’acharner sur une veuve, déjà affectée par le deuil...

          Les traditions africaines sont un petit peu sauvages et cruelles pour nos mentalités.


        • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:25

          Il n’y a ici aucune coutume, contrairement à l’excision qui vient des mythes fondateurs de différentes ethnies. On peut rechercher les mythes fondateurs des ethnies du Cameroun, il n’y a pas de repassage des seins.

          La responsabilité appartient à celles qui commettent l’acte. Dire stupidement comme Morice chiure de mouche que c’est à cause des hommes, c’est comme dire que le viol c’est à cause des femmes qui aguichent. No way dans l’irresponsabilité.

          Mais la violence féminine reste très taboue. Pourtant si l’on veut faire reculer la violence il faut l’appréhender globalement. Ce qui suppose la déconstruction du stéréotype misandre. Les deux sexes sont capables de violence.


        • Mowgli 11 février 2013 10:53

          Cela me fait penser aux pieds bandés des Chinoises du siècle avant-dernier. Demandez « foot binding » à Google. Vous en apprendrez des choses !


          • Aldous Aldous 11 février 2013 12:18

            Un homme castré par sa femme c’est rigolo (en tous cas dans les émission pour nanas aux US ) :

            http://www.youtube.com/watch?v=nrvDhSB7GHk


          • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:27

            @ Fatale :

            d’une part la raison invoquée n’est confirmée par aucune étude. Les garçons n’ont pas d’agressivité particulière envers les filles adolescentes au Cameroun. Et les filles cherchent les garçons autant que l’inverse. D’autre part les pulsion sexuelles existent chez les deux sexes, et nous devons apprendre à vivre avec.

            Par contre la rivalité mère-fille est une piste à explorer.


          • aimable 11 février 2013 11:23

            dans les mutilations c’est toujours la femme qui est la victime et l’homme n’y serait pour rien , comme c’est bizarre ? mr morice


            • morice morice 11 février 2013 13:56

              dans les mutilations c’est toujours la femme qui est la victime et l’homme n’y serait pour rien , comme c’est bizarre ? mr morice


              c’est bien ce que je dis : ce n’est pas un problème de femmes mais bien d’hommes qui tiennent à garder un POUVOIR. Et là une société qui REPOND à ce pouvoir. Mal, mais elle répond : ce n’est pas elle l’initiatrice !

            • nemotyrannus nemotyrannus 11 février 2013 14:17

              Non .


              Il n’est dit nulle part que ça a un lien avec la religion. Tout au plus une coutume , comme la scarification ou autres .

              Il est même possible que ce soit lié à la sexualité. 

              La question c’est : faut-il faire comme les autres ? 

              Faire comme les autres est-il nécéssairement de la soumission ? Faut-il tout faire pour plaire à l’autre sexe ? 
              Elles n’y sont pas obligées non plus... 
              Avoir des critères sexuels n’est pas un crime , aussi dégueulasses soient-ils . C’est les forcer à les appliquer qu’il l’est.

              On peut aussi bien parler de ces Indiens qui se forcent à se faire bouffer le bras par des fourmis venimeuses pour plaire à ces dames ou à ces bébés à qui doivent on coupe le bout de la teub parce que ce serait supposé plus attirant , en dehors de tout aspect religieux .




            • ffi ffi 11 février 2013 15:40

              Morice, tu n’y connais vraiment rien. Tu n’y a jamais été...
               
              La vérité, c’est mes préjugés !

              Regarde le monde tel qu’il est plutôt que comme tu voudrais qu’il soit...


            • nemotyrannus nemotyrannus 11 février 2013 20:23

              Et argumentez b****ordel !


            • Méfrange 11 février 2013 11:30

              Homme libre fait valoir son droit à la liberté d’expression dans le cadre déterminé par la charte d’AgoraVox. Dénoncer des pratiques rétrogrades et manifestement contraires à la nature (la puberté) est tout à son honneur. Pour ne pas être suspecté de partialité, il faudrait chercher si n’existe pas en occident l’équivalent du fer à repasser chimique ou hormonal en blouses blanches et bien aseptisées, et peut-être inversé (les implants, les hormones). 

              Il faut aussi se poser la question de la catastrophe que peut peut-être représenter une grossesse précoce au Cameroun pour une famille. (une sur 5). Il y a plusieurs ethnies différentes au Cameroun. Est-ce partout pareil ou dans une seule. Est-ce une coutume ancestrale qui perdure ou une pratique récente ? L’article est intéressant mais pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds au Cameroun il est difficile de commencer à comprendre les mères qui font ça. Enfin il serait intéressant de savoir si ces coutumes s’importent en occident comme l’excision ou si ça reste une affaire entre africains. Un prochain article peut-être ? smiley D’après http://www.imagesandco.com/book.php?reportage=reportage_gripe&num=76&photo=18&photographe=19 je cite « A Yaoundé, capitale du pays, l’accessoire le plus à la mode chez les adolescentes n’est pas la basket Puma, c’est le serre-seins : 44% des filles à la poitrine jugée prématurée ont porté le bandeau de contention. « De nos jours, l’amélioration de l’hygiène, des modes de vie, de l’alimentation favorise la croissance rapide des seins, observe Micyline Sinou, gynécologue à l’hôpital général de Yaoundé. Avant, ils poussaient vers 13 ans ; aujourd’hui, c’est sept mois plus tôt. Or les parents comme l’Etat ont démissionné en matière d’éducation. »

              • I.L. I.L. 11 février 2013 13:00

                Il y a toujours une étonnante facilité pour les victimes de devenir bourreaux. Chassez le naturel...


                • njama njama 11 février 2013 13:06

                  Dans l’excision ce sont des femmes qui mutilent les filles. On le sait.

                  Et qu’est-ce qu’il fait ce barbier égyptien ? il coupe que des cheveux en quatre et des poils sur le menton ?

                  http://www.youtube.com/watch?v=Yd2m7y9CjI0

                  Mais non, il la « lave » juste une petit peu la p’tite gamine (qu’il dit) ! Elle était sale ?

                  Et dans les circoncisions ce sont les hommes qui mutilent les garçons ! on le sait  smiley

                  Circoncision, excision même combat ! il y a des rites archaïques derrière la circoncision, que les religions juive, musulmane ont perpétué, reprise sous l’influence des valeurs puritaines victoriennes et par les évangéliques américains. Les égyptiens la pratiquaient depuis des siècles bien avant Abraham.

                  Ce qu’il y a d’incroyable avec les américains c’est que tout est bon pour faire du pognon
                  Etats-Unis : la chute du nombre de circoncisions pourrait coûter des milliards

                  D’ici à ce qu’ils excisent les filles y-pas loin ... la moitié de la population tout de même ! ça fait des milliards de $ smiley La clitoridectomie - ablation du clitoris - a été pratiquée en Angleterre pour lutter contre l’hystérie, puis connut un essor aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.
                  « Sous l’influence de ce violent courant puritain, les médecins américains ont peu à peu imposé la circoncision de routine à tous les garçons nouveaux-nés dans les maternités. Ainsi, aux États-Unis, le taux de circoncision en hôpital était encore estimé à 85% en 1980 et baisse lentement depuis. Jusque dans les années 1940, les filles étaient souvent circoncises pour les mêmes raisons. Le fait de se dissimuler derrière des considérations religieuses ou scientifiques pour justifier la circoncision met donc en évidence une motivation sous-jacente : la volonté d’imposer par un traumatisme durable un mode relationnel fondé sur la terreur du père. »

                  http://www.regardconscient.net/archi04/0405circoncision.html

                  C’est vrai qu’à environ entre 500 et 1000 € la circoncision comme le rappelait Valérie Boyer
                  ça chiffre vite ! sans compter que par derrière le commerce du prépuce se porte bien, à 35 $ pièce ... rien n’est perdu, comme dans le cochon smiley

                  L’excision en Occident

                  Motivations médicales

                  Entre 1860 et 1870, l’ablation du clitoris dans un cadre médical fait son apparition en Angleterre et aux États-Unis. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, cette clitoridectomie a une finalité médicale, même si celle-ci peut paraître obscure. L’opération se pratique surtout en Angleterre, et perdure aux États-Unis au-delà de la période victorienne. Là, elle est utilisée et parfois combinée avec l’ablation des ovaires, jusqu’en 1880 où seule la clitoridectomie subsiste après cette date. Des raisons médicales, telles que « troubles mentaux » (hypersexualité, nervosité, hystérie) furent la justification de ces opérations. Elle fut aussi pratiquée pour « traiter » le lesbianisme, mais aussi, jusqu’en 1935, dans les hôpitaux psychiatriques, pour traiter l’épilepsie, la catalepsie, l’hystérie, la mélancolie, voire la kleptomanie. Toujours aux États-Unis, l’infibulation des petites lèvres fut utilisée pour prévenir la masturbation, et la clitoridectomie ou la cautérisation du clitoris sera recommandée dans les manuels jusqu’en 1936 pour les mêmes raisons. La clitoridectomie était enseignée en 1982 dans les facultés de médecine britanniques, probablement pour répondre à des demandes de femmes souhaitant lutter contre leur masturbation ou celle de leurs filles. C’est en 1985 que le parlement anglais criminalise l’excision à travers le Prohibition of Female Circumcision Act 1985, précisé et mis à jour en 2003. En 1995, le gouvernement fédéral américain émet la Federal Prohibition of Female Genital Mutilation Act of 1995 criminalisant l’excision.


                  • DanielD2 DanielD2 11 février 2013 13:07

                    Rooooo les chochottes, ça vaut mieux que de se faire bouffer comme les albinos.

                    Ha l’Afrique, c’est tellement beau ...


                    • Georges Yang 11 février 2013 13:13

                      La tradition est essentiellement transmise par les femmes, quelle que soit la culture

                      Il n’y a que les traditions guerrières qui le soient par les hommes

                      Il semble que le repassage des seins viennent du désir d’empêcher leur croissance, c’est à dire maintenir la fillette à l’état apparent d’impubère afin d’éviter les prédateurs sexuels le plus longtemps possible Ca ne marche pas avec les violeurs pédophiles, mais les gens appliquent la coutume ; pas plus que de ne pas manger d’oeuf pendant la grossesse pour ne pas avorter !

                      Si la coutume persiste c’est que paradoxalement, les filles surtout en milieu urbain ne sont plus mariées nubiles par les pères et oncles, et que les grossesses d’adolescentes non mariées sont de plus en plus nombreuses, y compris au Cameroun

                      De plus, dans le centre et le sud du Cameroun, Yaoundé, Douala et Kribi (surtout christiano-animiste) la liberté sexuelle est de plus en plus grande, garder les filles moins attirantes le plus longtemps possible est tout juste une solution empirique

                      Dans le sud du Tchad et du Soudan entre autres, les scarifications sur le visages des filles avait pour principale motivation de les enlaidir aux yeux des esclavagistes arabes venus du nord, ça marchait pas très bien, les filles scarifiées finissaient esclaves agricoles, les non scarifiées dans les harems ou comme esclaves domestiques

                      Ces formes d’empirisme ne sont donc pas des formes de machisme au premier degré, mais ont un lien avec la sexualité

                       

                       


                      • morice morice 11 février 2013 13:58

                        Ces formes d’empirisme ne sont donc pas des formes de machisme au premier degré, mais ont un lien avec la sexualité


                        ridicule : c’est bien l’attrait sexuel envers le mâle qu’on tente de minimiser. Comme on ne va pas s’attaquer au mâle, on tente de résoudre le problème autrement. C’est bien le résultat d’une société machiste.

                      • ffi ffi 11 février 2013 16:01

                        Ca n’a rien de machiste.
                         
                        C’est une manière de contrôler la reproduction, qui est galopante en Afrique.
                        Les mère ont une peur maladive que leur fille tombe enceinte et que le garçon s’enfuit en lui laissant l’enfant sur les bras.
                         
                        Cependant, avoir très peur ne justifie pas de torturer. C’est une limite à ne pas franchir.

                        C’est à la société de s’organiser pour réguler la sexualité correctement et ne pas créer de petits orphelins (comme par exemple en mettant en place le mariage...).

                        Quant aux violeurs, ils devraient être punis plus sévèrement, mais la corruption le permet rarement.

                        En Afrique, il n’y a quasiment pas d’état. Chacun fait sa loi, enfin, surtout le plus fort...
                        C’est la loi de la jungle.


                      • Aldous Aldous 11 février 2013 13:27

                        Je me disais aussi... C’est donc l’église catholique qui oblige ces femmes à écraser les seins de leurs filles.

                        Tous est clair grace à Colignon !

                        Salaud de Benoit XVI !


                      • ffi ffi 11 février 2013 16:06

                        Moi je côtoie journalièrement des camerounaises, pour raisons familiales, elles sont souvent indépendantes et féministes.

                        Ces scènes de torture, ça ne m’étonne pas du tout. Ca fait partie de la mentalité, des croyances à la con de là-bas. Même pour les féministes.


                      • Georges Yang 11 février 2013 13:35

                        L’âge légal du marriage est de 18ans pour les filles au Cameroun, or elle sont de plus en plus sollicité dans la société moderne, alors qu’elle se marriait très jeune dans la société traditionelle

                        Une fille enceinte perd de sa valeur au niveau de la dot, tout est donc fait pour qu’elle reste vierge le plus longtemps, mais surtout moins exposée à la grossesse précoce

                        Ca ne marche pas très bien, le repassage des seins est un pis aller ( avec ou sans sans jeu de mots)


                        • Jimmy 11 février 2013 13:47

                          je voulais réagir à votre intervention qui déplorait les attaques had hominem de morice et la mansuétude du site à son égard mais j’ai eu une erreur 404 car elle avait disparu


                          • morice morice 11 février 2013 14:00

                             c’est le camarade morice.


                            ce vocable a déjà été utilisé ici par un mec viré, et c’est bien le même qui est revenu, avec les mêmes défauts de langage : la modération ,c’est à vous de le VERIFIER : il vient de se trahir là.

                            • LE CHAT LE CHAT 11 février 2013 14:17

                              c’est vachement primitif comme technique , pourquoi elles utilisent pas
                              les lamineuses de pate à pizza ? smiley


                              • le crocodile 12 février 2013 05:07

                                Bonjour MATOU

                                Ils n´utilisent pas les lamineuses à pizza justement parce qu´ils sont PRIMITIFS  !
                                CQFD


                              • njama njama 11 février 2013 14:24

                                Les hommes n’ont au fond pas de vraie raison de contrôler les femmes.

                                Tout à fait d’accord, mais en fait ils ont eux-mêmes tellement peur d’être contrôlés par les femmes que cela leur a paru être une raison suffisante pour qu’ils cherchent à les contrôler ... et ma foi, ils ne s’en sortaient pas trop mal jusqu’à présent, sauf que le vent tourne ... la barque tangue ...
                                Les religions monothéistes avaient largement entériné le consensus il y a déjà quelques millénaires, « le chef de la femme c’est l’homme ... Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme »  ! comme le rappelait Paul de Tarse, et si on remonte plus loin à la Genèse, la femme n’est que sa côtelette ... de quoi justifier au nom du décret divin qu’elle fut sa servante. Et voilà comment la femme se retrouva prisonnière de ce statut discriminatoire décrété par la théologie des hommes !

                                Avec l’égalité des Droits entre hommes et femmes devenue de hautes luttes un acquis MÉRITÉ (même si elle n’est pour l’instant que pour partie transcrite dans les moeurs ... ), qui appelle nécessairement une parité représentative en valeur (celle de la moitié de l’humanité tout de même ) ... hou-la-la, c’est la panique dans le Landerneau des mâles au point que certains même parlent d’un risque de « bouleversement de notre contrat social »  !!!
                                La fin du Patriarcat sûrement ? mais qui s’en plaindra au fond ... au vu du bilan (?)
                                Les hommes perdraient leurs prérogatives, leurs petits privilèges de dominateurs ... une castration plus imaginaire que réelle ... juste une petite excision de leur pouvoir en fait .Ça fera pas mal et ça ne saigne pas smiley


                                • ffi ffi 11 février 2013 15:54

                                  Les hommes ont le devoir de protéger les femmes.
                                  Une femme porte la vie.


                                • njama njama 11 février 2013 17:02

                                  Les hommes ont le devoir de protéger les femmes.

                                  bon sang, mais c’est bien sûr ... les hommes ont le devoir de protéger les femmes contre les hommes ... l’auteur sera sûrement d’accord avec ffi ...

                                  Donc résumons, les hommes ont le devoir de protéger les femmes contre eux-mêmes ...
                                  donc je change mon assertion, en :
                                  mais en fait les hommes ont tellement peur d’eux-mêmes que cela leur a paru être une raison suffisante pour chercher à contrôler les femmes, parce qu’ils ne savent pas se contrôler eux-mêmes ... smiley


                                • ffi ffi 12 février 2013 00:14

                                  @Njamena :
                                  Que les hommes aient dû mal à se contrôler, c’est assez vrai.
                                  Encore qu’il ne s’agit pas là d’en faire une généralité, car il y a des degrés dans le contrôle de soi, et chaque homme parvient à un certain niveau.
                                   
                                  Mais il faut aussi comprendre les mécanismes : il est évident que celui qui se vautre dans la luxure quotidiennement et ne vit que pour jouir de son corps, aura beaucoup de mal à se contrôler et souvent de plus en plus de mal à mesure que le temps passe (exemple : DSK).
                                  C’est comme une toxicomanie (on pourrait dire gaudiomanie).
                                  C’est un vice. Il faut réprimer les vices, par exemple en luttant contre leur expression publique, avant qu’ils n’engendrent des fautes. Le principe du délit de corruption de mineurs montre déjà ce principe établit dans le droit.
                                   
                                  En revanche, il y a des hommes plutôt branchés sur l’intellect, qui aiment jouir de penser, et s’abstiennent en général. Ceux-là seront plutôt timides, n’oseront jamais franchir le pas, et finiront bien souvent vieux garçons.

                                  Mais je ne renie pas mes mots.
                                  Les hommes ont le devoir de protéger les femmes.
                                  Pour cela, il leur faut la bonne disposition d’esprit :
                                  Ne pas considérer le corps d’autrui comme l’instrument d’une jouissance pour soi,
                                  Mais considérer son corps à soi comme l’instrument d’une puissance pour autrui.

                                  En matière de sexualité, le plus simple est le mieux : proposer le mariage, se marier, puis être fidèle. Cela doit être la voie normale de l’homme de Bien.


                                • cedricx cedricx 11 février 2013 15:33

                                  Oui dans les sociétés traditionnelles machistes, ce sont très souvent les mères qui veillent à perpétuer les traditions et les pratiques, dont elles ont été elles même victimes dans leur jeune âge. 


                                  • Jimmy 11 février 2013 15:35

                                    Avec l’égalité des Droits entre hommes et femmes devenue de hautes luttes un acquis MÉRITÉ

                                    on peut savoir de quelles luttes vous parlez ?

                                    moi ça m’a plutôt l’air d’avoir été imposé d’en haut sans discussion possible


                                    • njama njama 11 février 2013 17:07

                                      Et Olympe de Gouges ça vous dit rien ?
                                      Et les suffragettes ?
                                      ...


                                    • njama njama 11 février 2013 17:14


                                      Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

                                      Olympe de Gouges
                                      1791

                                      Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.

                                      Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel.

                                      L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.

                                      Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

                                      À décréter par l’assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.
                                      Préambule

                                      Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous..

                                      En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

                                      Article premier

                                      La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
                                      etc ...


                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 17:14

                                      nous on connait Olympique Piscine .


                                      • manusan 11 février 2013 18:15

                                        à Marseille, on en ferait un clip de rap.


                                        • Deneb Deneb 11 février 2013 19:43

                                          Chez une tribu reculée au fin fond de la jungle amazonienne, les pères, pour retarder l’adolescence des jeunes garçons, leur « travaillent » les testicules à l’aide d’une grosse pierre chauffé à blanc. C’est aussi à ce moment là que le jeune guerrier apprend leur terrifiant cri de guerre : aïe-aïe-aïe-aïe !!!


                                          • njama njama 11 février 2013 21:07

                                            Vos sources Deneb ?
                                            le circoncision ... aïe-aïe-aïe-aïe !!!


                                          • philouie 11 février 2013 19:50

                                            Bof, en France une contestataire vient de se faire internée en HP dans l’indifférence générale.

                                            la France est un pays de veaux.

                                            donneurs de leçons

                                            mais de veaux.


                                            • Georges Yang 11 février 2013 19:56

                                              Faut pas voir du machisme primaire partout ! Il existe des traditions venues d’une autre époque

                                              Prenons les pieds bandés, éradiqués par Mao Tsé Toung

                                              En fait, il s’agissait d’une question de prestige

                                              Avec des pieds tout petits, on ne peut pas travailler aux champs. Les paysannes chinoise avaient des pieds normaux, plutôt larges du fait du manque de chaussures

                                              En épousant, ou prenant une concubine aux pieds bandés, on montrait qu’on a suffisament de fric pour avoir une femme qui ne travaille pas, c’était du prestige, pas du machisme

                                              Malgré tout, Mao a réussi, là où tous les leaders arabes et africains ont échoué sur l’excision et il l’a fait sans ONG féministes occidentales


                                              • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:39

                                                Merci pour cette précision Georges Yang, elle remet les choses à leur place. Aujourd’hui on veut analyser le passé avec les critères du présent. On « colonise » le passé en quelque sorte. Et l’on en vient comme Maugis à citer les pieds bandés pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la réalité.


                                              • Gasty Gasty 11 février 2013 22:43

                                                Il n’en demeure pas moins que la femme est l’objet.

                                                C’est la tendance de l’ hommes machisme de croire que les femmes leur sont inférieures dans tous les domaines et pensent ainsi qu’il est logique qu’elles soient cantonnées à des tâches subalternes, et dans ce cas, comme objet de luxe.

                                                La question du prestige n’est pas à l’opposé du machisme, au contraire.


                                              • hommelibre hommelibre 11 février 2013 22:48

                                                @ Gasty :

                                                Mais pas du tout. Vous en êtes où ? Là vous parlez de quelques familles bourgeoises du XIXe siècle. Pas des millions de paysans et paysannes chinois, français, allemands, qui avaient besoin les uns des autres pour survivre.

                                                Objet ? C’était plutôt une promotion sociale, et les hommes eux n’y avaient pas droit.

                                                Il faut arrêter de tout biaiser.


                                              • Gasty Gasty 11 février 2013 23:46

                                                Mais c’est vous qui biaisez, à combien estimez-vous le nombres de machos dans une société ? A quelques familles bourgeoises ? Mais toutes les tranches sociales ont leurs machos.

                                                Et pour ce qui est de la paysanne chinoise, je ne vois pas très bien ou se trouve la promotion sociale à se faire handicapé à vie, c’est cher payé la promotion, parce que ces femmes étaient dans l’impossibilité de marcher tellement leurs pied étaient déformés et douloureux.
                                                Des hommes auraient-ils acceptés ? Mais plaindre ces pôvres hommes qui eux n’y avaient pas droit, franchement j’en tombe sur le cul !


                                              • hommelibre hommelibre 12 février 2013 11:08

                                                @ Gasty :

                                                « Mais toutes les tranches sociales ont leurs machos ». Et leurs « machelles » aussi... D’ailleurs il faudrait redéfinir le macho, parce qu’il ne suffit pas de dire macho pour que le loup apparaisse.

                                                Pour les paysans, c’est sûr que de se casser le dos en étant courbé dans les rizières toute leur vie, être perclus de rhumatisme, dépendant des récoltes, était une situation enviable !


                                              • Gasty Gasty 12 février 2013 11:26

                                                Le problème, c’est que vous vous octroyez un rôle honorable... à nouveau.


                                              • hommelibre hommelibre 12 février 2013 11:46

                                                Gasty, je ne comprends pas votre procès d’intention.


                                              • philouie 11 février 2013 19:59

                                                Pour montrer du doigt et donner des leçons vous êtes forts.

                                                mais vous êtes qui ?

                                                vous êtes quoi ?

                                                qu’est-ce qui vous interrèsse si ce n’est votre confort et votre ventre repus.

                                                mais vous inquiétez pas, demain encore on ira bombarder et tuer, on exploitera et on esclavagira pour que votre ventre repus ne souffre pas trop.

                                                vous êtes des veaux

                                                donneurs de leçons

                                                mais des veaux.


                                                • philouie 11 février 2013 20:01

                                                  cinquante ans que l’Afrique est maintenu sous sujétion, que le peuple est maintenu dans l’ignorance, que la souveraineté est volé par des hommes de paille.
                                                  pour qu’on puisse, voler spolier,exploiter.

                                                  vous êtes des veaux

                                                  donneurs de leçons

                                                  mais des veaux.


                                                  • philouie 11 février 2013 20:04

                                                    Elles repassent les seins mais ça vous ne gène pas que nos avions bombardent, qu’ils détruisent des villages, qu’ils tuent des familles.

                                                    assis devant votre télé vous avez le ventre plein et vous montrez du doigt.

                                                    vous vous prenez pour les phares de l’humanité, mais en fait vous en êtes la honte.

                                                    autour de votre nombril et de votre ventre repus tourne le monde.

                                                    les africains crèvent et vous les montrez du doigt.


                                                    • philouie 11 février 2013 20:05

                                                      On enferme en HP une contestataire : vous rallumez votre télé et vous vous écrasez
                                                      comme des serpillères.

                                                      c’est ça la France ?

                                                      des serpillères ?


                                                      • Mickaël Mithra 11 février 2013 20:52

                                                        Article très intéressant, merci.


                                                        • njama njama 11 février 2013 21:24

                                                          Surtout les hommes qui se disent libres ...

                                                          Comment se dire hommelibre quand on est aussi porter sur le sexe ? avec l’@uteur un article sur deux au moins est en Tribune Libre en dessous du niveau de la ceinture ou à fleur de sexe ... je comprends les inquiétudes de Morice ...
                                                          Faudrait créer une nouvelle catégorie dans les articles d’AgoraVox, « syndrome freudien », « sexe », ou « sexologie », ou « pipi_caca » ...
                                                          avec Georges Yang ils pourraient faire la manchette de la rubrique on ne leur volerait pas la vedette


                                                          • hommelibre hommelibre 11 février 2013 21:42

                                                            La sexualité vous pose problème ? C’est un des domaines les plus délicats et permanents dans les relations entre femmes et hommes. C’est un sujet majeur. Gardez donc votre procès d’intention qui n’a aucun intérêt. On a compris que vous ne m’aimez pas. Je m’en fous d’ailleurs.


                                                          • hommelibre hommelibre 12 février 2013 00:14

                                                            Michel, au moins nous avons ceci en commun. Avoir de vraies discussions, même si on peut aussi se tacler.

                                                            J’ai d’autres passions mais ici elles ne trouveront pas leur place. J’ai déjà essayé.

                                                            Les relations hommes femmes sont un des plus grands chantiers pour un être humain. Il serait dommage d’en faire l’économie.

                                                            Et là dedans j’ai une ligne que je porte et affine régulièrement, changeant parfois d’angle, reposant les fondamentaux.


                                                          • njama njama 11 février 2013 22:02

                                                            La superstition est de croire que de raccourcir un clitoris, un prépuce, aplatir des seins ou faire un bistournage fait quelque chose à l’affaire, tout cela procède de la même logique où que soit la mutilation, ... c’est la violence seule qui fait l’affaire ...


                                                            • njama njama 11 février 2013 22:42

                                                              Je veux dire, l’ablation, la mutilation on peut l’oublier, elle n’est souvent pas vitale et essentielle , peu handicapante sur une vie, (et heureusement qu’elle s’oublie dans la plupart des cas), mais la violence (gratuite, infondée au plan de la raison, exercée souvent sur des enfants - ou un animal - qui ne peuvent s’y opposer) elle ne s’oublie pas ...
                                                              Elle n’est nécessaire qu’à établir une domination, ou la perpétuer en rejouant celle subie, peu importe finalement où elle blesse le corps.
                                                              L’article reprend d’ailleurs ce thème dans son titre.
                                                              Sauf qu’il semble inverser les choses. Le repassage ses seins n’est pas l’origine de la violence , c’est la violence qui repasse les seins. La première violence puise ses sources dans la métaphysique, dans l’intention - trouble, floue sûrement ... l’inconscient ? - , la seconde est seulement douloureuse, même si elle laisse des séquelles physiques (cicatrices, pertes de sensibilité, disgrâces ... ).

                                                              Un site très intéressant sur ces questions :
                                                              http://www.regardconscient.net/default.htm


                                                            • njama njama 12 février 2013 09:04

                                                              @ Michel Maugis

                                                              la vraie problématique est pourquoi le rejouement de cette violence ... quelle que soit la mutilation. L’effet de la violence en dehors de douleurs et d’altérations du corps, est de créer un relation dominant / dominé ... et c’est ainsi que l’autorité de coutumes (dont bien souvent on ne cerne plus très bien les raisons originelles) se perpétue ...
                                                              Si on prend le cas de la circoncision ... l’idée que Dieu l’aurait demandée est simplement absurde, elle ne résiste pas à la raison, et des preuves archéologiques ont permis de démentir la Bible. Elle était pratiquée bien avant Abraham, elle se perpétue par le rejouement ... au point que cela ne servirait à rien de condamner quelqu’un qui l’aurait pratiquée illégalement selon les lois d’un pays (la pratique de la circoncision est interdite en France, sauf pour raisons médicales) - je l’acquitte d’office par un non-lieu - , et même s’il s’agissait d’une excision car cela ne résoudrait pas le problème. Cela reviendrait à en faire un bouc-émissaire au lieu de juger vraiment la question. On opposerait une violence (judiciaire, celle du Père Fouettard, de la geôle) à une autre violence rejouée de manière ancestrale ... et là on touche à l’inconscient collectif humain, car chaque société perpétue ce genre de choses à différents degrés (la fessée par exemple, ou le fouet dans les écoles anglaises il n’y a pas si longtemps).


                                                            • ecolittoral ecolittoral 12 février 2013 09:22

                                                              Quelle nouveauté.

                                                              Les hommes et les femmes pratiqueraient des actes barbares.
                                                              Rien de nouveau...sauf pour les machos et les féministes.

                                                              • hommelibre hommelibre 12 février 2013 11:03

                                                                @ Michel :

                                                                Il y a une différence fondamentale entre vous et moi : je ne considère pas que c’est la société qui fait l’Homme mais l’inverse. La société est le produit externe du mode interne de fonctionnement humain. Qu’il y ait ensuite rétroaction et interaction ne change pas fondamentalement cela. La société ne s’est pas organisée par hasard. Le goût du pouvoir n’est pas le produit de l’éducation, il précède l’éducation. Croire qu’une nouvelle organisation sociale va changer la configuration psychique profonde de l’humain est un leurre. Même la coercition n’y arrive pas durablement. Elle le fait par le système de la carotte et du bâton, c’est-à-dire en jouant sur les mécanismes enfantins.

                                                                Les hommes contrôlent la société ? En partie. Pas totalement. Les femmes contrôlent la reproduction et la sexualité, l’éducation et les soins (comme chez de nombreux mammifères). Dans votre imagerie naïve, les femmes seraient cachées dans l’ombre à attendre que les hommes veuillent bien leur laisser un strapontin. Quel mépris des femmes de les croire aussi incapables de prendre une place. Vous sous-estimez d’ailleurs la force des alliances hommes-femmes. Si une organisation sociale a tenu aussi longtemps ce n’est pas par la dictature des hommes, mais par l’adhésion des partenaires. Et si comme vous dites les femmes sont moins aliénées que les hommes, on peut penser qu’elles ont voulu l’organisation sociale, et qu’elles en ont été aussi des actrices. Mais je ne partage pas la théorie de l’aliénation, qui n’est qu’un subterfuge pour les dominants de justifier le fait de vouloir guider et libérer les aliénés. Quelle farce ! Les humains sont libres : c’est un principe de base.

                                                                Qu’est-ce qui a déclenché le féminisme ? Trois éléments majeurs : D’une part une période de misogynie à la Renaissance et surtout au XIXe siècle. D’autre part le Code Napoléon. L’alliance homme-femmes s’est rompue. Il aurait été possible d’avancer ensemble sans la violence anti-hommes féministe et marxiste, sans ce procès stupide et biaisé fait aux hommes - la démocratie donnait des droits à tous et toutes, droits que la grande majorité des hommes n’avaient eux-même pas avant cela. Le vote masculin universel n’a réellement été effectif qu’au début du XXe siècle. Les hommes qui travaillaient dans les mines ou aux champs n’étaient guère des dominants ! C’était d’ailleurs souvent les femmes qui géraient les budgets. Les femmes ont toujours travaillé, eu une place - différente en général bien qu’il y ait eu aussi des femmes en politique bien avant le XXe siècle. Les hommes allaient mourir sur les champs de bataille ou dans les mines : quelle domination !... Enfin le déclenchement a pu être aussi la militarisation de la société et donc la prééminence donnée au masculin, entre autre comme conséquence de la démocratie qui avait institué la conscription obligatoire.

                                                                Le marxisme ne prend pas en compte la globalité des éléments qui construisent une société. Sa lecture part d’un principe de conflit et d’extinction du conflit par la domination d’une classe sur une autre sans coopération (car dans la réalité c’est bien cela). Rien de nouveau, rien qui fera changer le monde.

                                                                Rien ne dit que les humains auraient pu évoluer en se passant des conflits et de la guerre. Les motifs guerrier existent d’abord dans l’humain, dans les différences naturelles, dans les jalousies, dans les frustrations, dans ce qui fait l’humain quel que soit le système. Défendre la famille ou le clan n’est pas un fait du hasard ou une contrainte sociale. Là aussi vous sous-estimez la force de l’alliance femmes-hommes. Les femmes ont forcément voulu cette alliance et la protection masculine, autant pour garantir leur sécurité lors de l’accouchement que pour les aider à subvenir aux besoins des petits.

                                                                Une théorie intéressante actuelle est que ce sont les femmes qui ont fabriqué le couple monogame, et qui choisissent les géniteurs autant pour leurs performances physiques que pour leur capacité à collaborer. Les femmes n’ont pas été simplement soumise, ça c’est de l’imagerie d’Epinal. Dans un système donné, elles ont mis en place les stratégies dans lesquelles elles avaient des avantages notoires. Faire travailler les hommes dans les travaux les plus durs et les plus ingrats L’exploitation de l’homme par la femme), les faire mourir à la guerre, leur faire prendre le mauvais rôle dans l’éducation (père punisseur - mère consolante), etc. Je pense que malgré les apparences (la visibilité de l’homme est un handicap face à l’invisibilité de la femme) ce sont les femmes qui ont dominé la société. Aujourd’hui elles deviennent plus visibles. Elles gagnent et perdent : elles perdent l’angélisme, la discrétion, l’exploitation de l’homme, les protections psychologiques dont elles jouissaient, entre autres.

                                                                Vous pouvez ironiser sur les indiennes qui ont gagné le « droit d’être violées ». le viol a toujours été un crime. Il le reste. Il ne représente heureusement que 0,003% environ de la société. On ne fait pas une théorie de la domination et de la violence comme masculine sur un tel chiffre.

                                                                Considérer les hommes comme ayant tout pouvoir est erroné et la conclusion tirée de cette erreur, soit une domination de principe évacue le fait de réciprocité. Aucune organisation ne tient longtemps sans une part de réciprocité, de devoirs mutuels. En Afrique les chefs sont redevables au village de sa prospérité, par exemple.

                                                                Le marxisme, produit d’une bourgeoisie libérale dissidente voulant prendre le pouvoir pour elle, a réduit la société à un simple rapport de force de deux groupes. Il évacue la complexité de la société, la psyché humaine, les moteurs affectifs, religieux, la complexité humaine en un mot.

                                                                Revenons sur la guerre : ceux qui y allaient étaient pour la plupart des soldats payés, qui ne devaient plus travailler aux champs. Ce n’étaient pas des dominants qui commandaient. Ils faisaient la police demandée par la population. Il y avait alors une notion de mutualité, de réciprocité, de bien commun.

                                                                Vous dites que l’esclavagisme a formé les mentalités. Comment imaginer que l’esclavagisme est venu ainsi, sans prendre en compte le fait qu’une partie de l’esprit humain l’a accepté et justifié ? Les différences économiques ont certes facilité l’expression du psychisme humain et donc de la domination esclavagiste. Mais penser que l’indifférenciation économique et culturelle changera cet esprit est un leurre. La suppression autoritaire des différences ne les déracine pas. Cela c’est de l’ordre d’un travail sur soi. Vouloir une société gouvernée par des hommes et des femmes désintéressés des intérêts égoïstement privé c’est enter dans la morale. Ce n’est pas l’ordre politique qui va produire ces êtres là. D’ailleurs l’égoïsme tempéré fait partie de la nécessaire survie de l’humain : chacun est responsable de soi et doit se gérer d’abord pour soi. Mais la survie implique une alliance, une collaboration. Vous semblez refuser l’idée que les sociétés humaines ont pratiqué une forme d’alliance et donc adhéraient à la gestion des différences selon les époques. les révolutions sont venues de la faim, et de la fin des alliances (par exemple l’ancien régime).

                                                                Dans les régimes communistes dont l’URSS fut un pionnier, l’alliance des couches de la société semble ne s’être réalisée que par la contrainte et l’élimination physique d’un grand nombre. Pas très attractif.

                                                                Enfin : « Mais il n’ y a pas violence au nom d’ elle, pour le plaisir de la violence ! Elles le font par amour... » Vous n’êtes quand-même pas sérieux, là ?...


                                                                • hommelibre hommelibre 12 février 2013 21:34

                                                                  @ Michel :

                                                                  Je pourrais vous dire la même chose : Vous tournez en rond sur vos dogmes. J’ai même le sentiment d’une rigidité gratinée et de mécanismes de défense super rodés. Vous ne parlez jamais de vous, mais des théories apprise.

                                                                  Comment peut-on suivre un individu qui a pondu seul une théorie supposée changer le monde ? C’est une religion, non ? Je ne crois pas au sauveur, et rien que cela devrait rendre Marx suspect et forcer à une analyse critique sévère de ses théories.

                                                                  Les différences sociales ne sont pas automatiquement une lutte. La société du Moyen-Âge imposait une mutualité dans les groupes sociaux, et une mobilité inter-groupes. Le marxisme est pris en défaut sur le Moyen-Âge.

                                                                  Il y a différentes manières de tenter de changer le monde. Vous jugez un peu vite les gens. S’ils ne font pas ce que vous faites, ils ne font rien ? C’est court.


                                                                  • objection 17 février 2013 11:40

                                                                    Spartacus est un troll est donc ne vaut pas la peine qu’on prenne du temps pour lui répondre !


                                                                    • therasse therasse 17 février 2013 14:44

                                                                      Décidément la connerie n’a pas de limite, ni la barbarie qu’elle génère. Face à ces barbaries d’un autre âge, il n’y a rien d’autre à dire. 


                                                                      Certains crétins prétendent qu’il existe une supériorité de l’homme sur l’animal. J’en ai toujours douté ; mais là, j’avoue qu’on atteint des limites infranchissables.

                                                                      Religions, coutumes, traditions, chez les uns, instincts chez les autres. Du pareil au même ! 



                                                                      • Virginie 17 février 2013 15:24

                                                                         Cette pratique est à faire connaitre au même titre que toutes les pratiques de mutilations. 

                                                                         Cependant s’attaquer aux femmes de manière générale, les placer comme bourreaux principaux, est tout simplement hors propos. Dénoncez-vous la pratique ou les femmes ?
                                                                         Ces mères sont aussi coupables que les hommes qui ne remettent pas en cause leur comportement, que toutes les personnes sexes confondus qui ne font rien pour que ça change.
                                                                         Dénoncer le comportement des femmes, c’est tout simplement se tromper de combat, rajouter une couche sur les problèmes et les conflits de genre !
                                                                         Quand ces femmes sont élevées de manière à avoir honte de leur propre sexe, par leur mère, par leur père, leur famille, la société, l’Histoire, c’est tout un système de vie, de pensée, de représentation qui est en cause. Un système de société depuis des millénaires dirigé par des hommes, où les femmes au lieu de se considérer comme être à part entière ne se considèrent que comme des objet de satisfaction des hommes.
                                                                         Au lieu de s’affirmer en tant qu’individu face aux hommes, elles acceptent de mutiler leur corps (et celui de leur fille), pour leur échapper, ce qui est là encore déplacer le fond du problème.
                                                                         Comme pour beaucoup de choses, s’attaquer au fond, essayer de travailler en profondeur pour que les choses changent est beaucoup plus long, beaucoup plus difficile que d’agir en surface, réagir violemment... Alors on se trompe de combat.

                                                                         Quoi qu’il en soit, hommelibre, cette pratique est à combattre (toute personne sensée est d’accord la dessus...), les femmes qui la pratique aussi bien sûr, mais ce n’est pas en attaquant les femmes que quoi que ce soit avancera. C’est un réel problème de société, de genre, hommes et femmes.


                                                                        • Montagnais Montagnais 17 février 2013 16:12

                                                                          HL est un magicien, joueur de flûte d’Agora .. qui emmène magistralement son petit troupeau de rats ou d’enfants, tout endormis, tout zombi derrière lui (2/3 approbation)


                                                                          Sa ritournelle ?..« Violence » !.. « Violence peu connue » ..

                                                                          Comment voulez-vous qu’on adhère pas, qu’on suive pas .. Même Mouche du coche s’est fait assommer qui contestait .. qui pourtant a produit quelques petites raisons ..

                                                                          Mais .. considérez ce qui suit, Wikipedia, vérifié sur bien d’autres sources, je développerai pas, à vous de vous former votre propre jugement si vous arrivez à réveiller ..

                                                                          « It is typically carried out by the girl’s mother who will say she is trying to protect the girl from sexual harassment and rape »

                                                                          Protéger du viol !.. ça peut faire comprendre, hésiter à condamner, faire réfléchir isnit ?..

                                                                          Par acquis de conscience - il en faut parfois un chouïa - j’ai fait ça : 

                                                                          - Control+F « violence » : 40 occurrences 

                                                                          - Control°F « viol » : une seule, et encore guère significative ..

                                                                          .. ça me donne plus l’envie de faire le procès des papa que des mamans

                                                                          Et quand y’aura deux papa, bonjour les dégâts .. là, on parle de X !

                                                                          • enfoiré 17 février 2013 16:30

                                                                            et LES VICTIME DE LA MODE

                                                                             CES PETITE ADO OU VIEILLE PETASSE OCCIDENTALLE EN MAL DE GROS LOLO
                                                                            QUI SE FONT FOURRER LES NICHON DE DOGGY BAG CANCERIGENE A BASE DE SILICONE PETROLIFERE,

                                                                            CA COMPTE ?

                                                                            AH NON ELLE, ELLE FONT PARTIE DE LA RACE CIVILISEE


                                                                            • enfoiré 17 février 2013 16:41

                                                                              et les truie occidentales qui se font charcuter les teton, et renfourer des silicone cancerigene, ca comte ?


                                                                              • Analyzer Analyzer 20 avril 2020 23:20

                                                                                Les services repassage c’est tout un art, il faut être humble et savoir comment et quand le faire. 

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