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Accueil du site > Tribune Libre > Le revenu Universel : Utopie ou changement de société ?

Le revenu Universel : Utopie ou changement de société ?

L’approche des élections présidentielles et le cortège de promesses électorales qui va avec, met sur le devant de l’actualité le revenu de base ou revenu universel.

En une semaine, 3 articles sur le sujet sont parus sur Agoravox (Moderatus, Luniterre, Touriste). Article pour le moins critique, mais malheureusement pas assez renseignés. Je vais donc, apporter ma contribution sur :

  • Ce qu’est le revenu universel, son origine
  • Le pourquoi de la nécessité d’une telle mesure
  • Son financement
  • Le bouleversement sociétal d’une telle mesure

 

Qu’est-ce que le revenu universel, son origine

Le revenu universel aussi appelé « revenu de base » est un revenu versé au montant unique (ou variant selon l’âge) par l’état à tous ses habitants, quels que soient leurs revenus ou leurs situations professionnelles. Il est versé automatiquement de la naissance jusqu’à la mort et s’additionne avec tout autre revenu (salaire, certaines allocations…). Le premier pays à avoir mis en place ce revenu est l’état d’Alaska aux USA avec « L'Alaska Permanent Fund » qui est un fonds d’investissement tiré des revenus du pétrole, créé en 1976 et qui, aujourd’hui, avoisine les 28 Milliards de $. Les dividendes sont versés à tous les habitants d’Alaska. En 2014 chaque habitant de plus de 5 ans a reçu 1884 $. L’Iran et Macao ont adopté le même système avec les revenus du pétrole pour les uns et du jeu pour les autres. Quelques réserves indiennes ont créé un RU plus évolué avec les revenus des casinos.

 

La création d’un revenu universel est-il utile et nécessaire en France ?

 

Pour répondre à cette question, il faut déjà comprendre comment fonctionne le système de protection sociale actuel, dans son mode de rétribution et de financement.

Le système de protection sociale français est un système évolué qui protège le travailleurs résident en France, en cas de maladie, d’accident du travail, de chômage. Ce même système offre des allocations aux familles et des pensions aux retraités. Ce système qui est réparti en plusieurs caisses de recouvrement gérées par les syndicats est en grande partie financé par un prélèvement sur les salaires. Ce système s’adresse donc aux salariés et à leur famille.

Il existe d’autres moyens de protection sociale tel que le RSA, minimum vieillesse ou CMU, mais ceux-ci sont financés par l’état ou les collectivités et sont versés à ceux qui n’ont pas droit aux premières allocations.

Ce système de protection sociale créé par le Comité National de la Résistance à la fin de la seconde guerre mondiale, n’a grosso modo pas évolué depuis (sauf pour le montant des cotisations et le niveau de remboursement des allocations). Ce qui fait dire à certain qu’il est devenu obsolète. Il faut cependant noter qu’au prélèvement des cotisations sur les salaires on y a ajouté une Cotisation Sociale Généralisé qui n’est rien d’autre qu’une taxe qui a d’abord été prélevée sur les salaires et ensuite sur certains revenus financiers et certaines allocations versées comme les retraites et le chômage.

Aujourd’hui, le montant total des prestations sociales versées pour le paiement des frais de santé, des accidents du travail, du chômage, des retraites et des allocations familiales s’élève à 624.6 milliards d’euro, alors que le montant des cotisations sociales est de 498.6 milliards d’euro. L’Etat paie la différence soit 126 milliards d’euro en prélevant sur la TVA et diverses taxes sur le tabac et l’alcool. L’état paie aussi les assurances complémentaires comme le RSA, la CMU et le minimum vieillesse qui ne sont pas compris dans ce calcul.

 

Pour répondre à cette question, il faut aussi connaitre à quel niveau économique se situe la France et surtout quels sont les besoins et les attentes des français en matière de protection sociale.

Depuis la seconde guerre mondiale, la France a toujours été dans le top 5 des économies les plus puissantes, avec les USA, la Chine (qui a remplacé le Royaume Unis, jusqu’à devenir la première puissance), Le japon et l’Allemagne. Depuis la seconde guerre mondiale, la France a toujours été dans le top 3 des pays les plus inventif et innovant (plus grand nombre de brevets déposés et inventions créées) avec les USA et le Japon. (Le quatrième pays est l’Allemagne très loin derrière la France). En matière de protections sociales, la France a économiquement les moyens de ses ambitions. Pour tous les français, la protection sociale fait partie de leur ADN. De la même manière que l’esprit d’entreprendre est dans la culture de l’américain, la protection sociale et familiale l’est dans la culture du français. Pour le français le « Egalité » de sa devise est avant tout une égalité de droit et protection face aux accidents de la vie comme le chômage ou la maladie, mais aussi pour garantir un avenir confortable aux familles françaises.

 

Mais la France demeure encore pour quelque temps, un pays économiquement stable dans un monde qui ne l’est pas. Si jusqu’aux années 70, la France pouvait se satisfaire d’un système de protection sociale financé par les salaires dans une économie florissante mais tournée sur elle-même (car à part le pétrole on n’importait pas grand-chose), la mondialisation et surtout la concurrence des pays en voie de développement a complétement changé la donne. Depuis 1970, la France voit disparaître des pans entiers de son industrie comme le textile, les mines, la sidérurgie, la construction navale, l’électroménager etc. Avec des disparitions d’entreprises, disparaissent les emplois, augmentant inexorablement le nombre d’ayants droit au chômage et diminuant d’autant les cotisations sociales pour les payer. A cela vient s’ajouter un paramètre prévisible, mais que l’on a caché sous le tapis pendant longtemps, à savoir les augmentations de production dues au progrès industriel. Si en 1950 une usine Renault fabriquait 100 000 4CV avec plus de 4000 ouvriers, aujourd’hui elle fabrique 5 fois plus de voitures nettement plus sophistiquées avec 5 fois moins de personnes.

Aujourd’hui la France doit faire face à un chômage chronique et aucune solution économique pour le résorber. La France est d’autant plus touchée que les cotisations sociales prélevées sur les salaires augmentent à mesure que les emplois diminuent, rendant le cout du travail toujours plus cher.

Un autre problème vient s’ajouter à celui du chômage grandissant. Avec la mondialisation, un pays ne peut plus se développer seul. Il lui faut obligatoirement s’unir avec d’autres pays pour se renforcer économiquement et financièrement et ainsi, faire face à la concurrence. Et c’est valable pour tous les pays du monde, même les plus grands. Comme on calcule toujours la solidité d’une chaine à la solidité du maillon le plus faible, il faut que ces pays, unis dans un groupement d’intérêts, avancent ensemble et soient sur le même niveau économique. Pour avoir du crédit auprès des états comme des établissements financiers, ils se doivent d’être solides économiquement. Et s’endetter pour financer un système social ou des dépenses d’états non justifiées n’est pas, aux yeux de beaucoup de monde, un gage de solidité. On a vu ce qu’il s’est passé pour la Grèce, mais aussi l’Argentine et le Venezuela. A ce jour il est moins risqué de prêter de l’argent à l’Irak et à l’Ukraine qu’à l’Irlande et à la Grèce. Et si la situation de l’Irlande et de la Grèce bien que plus dramatique soit plus enviable que celle du Venezuela, c’est uniquement parce que ces deux pays sont accrochés à l’UE et à l’euro, alors que le Venezuela est tout seul à gérer sa crise.

 

Donc la France a la lourde tâche, car c’est sa raison d’être, de maintenir à flot un système de protection sociale perfectible mais dans l’ADN du français tout en garantissant une stabilité économique pour pouvoir se développer économiquement, créer de l’emploi, réaliser des dividendes. En l’état actuel des choses, la tâche est insurmontable !

Certains militent pour un changement radicale de société afin d’adopter un système collectiviste où tous les biens sont mis en commun (nationalisés) et où l’état gère jusqu’à notre avenir personnel. Il est aussi évident que si ces personnes veulent nous imposer ce système, car ce système ne peut être qu’imposé par la force, elles ont tout intérêt à laisser se détruire de lui-même le système de protection sociale actuelle et par voie de fait le système politique de notre pays tel qu’il est. Mais l’histoire a prouvé que "L'échec économique du communisme, avec ses gaspillages, sa pénurie, sa misère, son oppression, sa tyrannie bureaucratique, a réglé le sort de l'extension indéfinie d'une forme unique d'organisation. Tout comme les excès d'une orthodoxie néolibérale, accompagnée elle-même de son cortège de détresses matérielles et morales, d'exclusion, de violence, d'injustices, de sa tyrannie de la marchandisation, qui détruit toutes les solidarités et dévalorise le don de soi et toutes les formes de civilité, a signé, à son tour, l'échec de l'extension indéfinie du domaine du marché. »

 

Avec un système économique qui a trouvé ses limites et aucun autre système sérieux pour le remplacer, il est évident que les améliorations du système de protection sociale actuelle pour le rendre plus juste (retraites fonctionnaire et privé, remboursement des soins etc.), ou pour l’adapter à la réalité économique (réduction des allocations chômages, augmentation de l’âge de départ en retraite etc.) sont en matière d’économies réalisées, anecdotiques et ne font seulement que retarder l’échéance. Car il faut se rendre à l’évidence, avec des cotisations qui vont en diminuant et des besoins en allocations qui augmentent, notre système de sécurité sociale tel qu’il est va disparaître, et notre société avec.

 

Il faut donc qu’on remette à plat ce système. Et sur la base de ce qui a été fait et qui a pendant pas mal de temps fait ses preuves, observer comment on peut adapter ce système de protection sociale à la réalité économique d’aujourd’hui en garantissant les deux socles immuables à savoir :

  • Egalité de traitement pour les français
  • Financement stable et pérenne

 

L’idée d’allouer un revenu universel à tous les français fait alors son chemin, car elle a l’avantage de proposer une alternative originale pour la protection sociale des plus démunis tout en donnant une égalité de traitement à tous les français. Elle est financièrement simple à calculer puisque c’est le nombre de français multiplié par le montant du RU.

 

Mais avant d’énumérer les avantages et les inconvénients de ce système, cherchons à savoir combien il va couter

 

Concept d'un revenu universel qui concerne les personnes de 4 ans jusqu'à leur mort et quel que soit leurs situations financières. En dessous de 4 ans, pas de revenu sinon on aura à faire à une démographie galopante. Cette mesure ne peut concerner que les français vivant en France, sinon on devra faire face à une immigration non contrôlée

Donc pour toutes les personnes françaises habitants en France, à l’exclusion de toutes les autres :

- de 4 à 18 ans : 400 euro par mois (concernés 11.6 millions de personnes)

- de 18 à 65 ans 800 euro par mois (concernés 39.4 millions de personnes)

- plus de 65 ans 1000 euro par mois (concernés 11.4 millions de personnes)

Le budget total de ce RU est de 570.72 milliards d'euro par ans. Actuellement, nous dépensons 624.6 Milliards d'euro en prestations sociales. Dans ces prestations il y a : les arrêts maladie, les allocations familiales diverses, le chômage, les retraites. Toutes ces prestations sont bien sûr supprimées. Il reste la consommation de soins et de biens médicaux (les soins, frais hospitaliers optiques dentistes etc.) qui représentent environ 191 milliards d'euro. Les accidents du travail doivent être financés à 100% par les entreprises, ne serait-ce que pour les responsabiliser sur cette question Donc on arrive avec un total de 760.72 Milliards d'euro et donc un écart par rapport à maintenant de 136.2 milliards d'euro.

760.72 Milliards d’euro, c’est le tiers de notre PIB et quasiment le double des dépenses de l’état. Ça n’est pas anodin et il y a 136.2 milliards d’euro à trouver pour compléter le budget.

 

Le revenu universel n’est qu’un complément de salaire et n’a pas pour but de se substituer au salaire. Il permet donc de compléter un revenu pour assurer un revenu décent, mais aussi et c’est là l’essentiel de la mesure, pour offrir une liberté d’action aux personnes.

Il est aussi évident qu’avec un revenu universel, on supprime :

  • Les allocations chômage,
  • Les arrêts maladies
  • Les allocations diverses (logements, familles etc.)
  • Le RSA
  • Les retraites (qui devront se faire par palier échelonné dans le temps)

 

Le changement de société opéré par la création du revenu universel.

 

800 euro par mois n’est pas suffisant à une personne, pour vivre décemment. C’est une évidence. Donc 800 euro par mois n’est pas une prime à l’oisiveté. Par contre, avec 2000 euro par mois pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) on n’est pas très loin de revenu moyen d’une famille française. Et 2000 euro par mois pour un couple de retraité et un peu au-dessus de la moyenne actuelle.

Le premier changement opéré par le RU qui sera autant spectaculaire, que non-maitrisable est : la vie en communauté, car il est évident que les gens vont se grouper en collocation ou autre pour pouvoir mutualiser les dépenses de la vie courante. Ce n’est ni utopique ni marginal, car les gens trouveront très vite leurs intérêts à vivre ensemble, et il est évident que les maisons communautaires, les maisons de familles vont essaimer un peu partout

Vient automatiquement le second changement : la diminution importante des emplois de services. Si avec 2000 euro par mois, une famille française arrive à vivre et si l’un des deux parents reste chez lui pour s’occuper des enfants, c’est autant de crèches, de cantines, d’assistantes maternelles en moins.

 

Les plus grands changements s’opéreront dans le monde du travail. Avec le RU on supprime :

  • Tout ou partie du code du travail
  • L’emploi à vie pour les fonctionnaires
  • La date de départ à la retraite
  • Les 35 heures, le 32, 30 ou même 48 heures par semaine
  • Les licenciements économiques.
  • Les arrêts maladies
  • Les congés payés, RTT et jours fériés
  • L’interdiction de travailler le dimanche
  • Les ruptures conventionnelles

La liste n’est pas terminée, mais rien qu’avec cela, le choc sociétal sera rude pour beaucoup de personnes qui auront l’impression de vivre dans un autre monde.

Les rapports du français avec le monde du travail vont aussi changer, car il est évident que si les conditions de travail et de salaire ne sont pas convenables, l’employeur aura du mal à trouver du personnel. Mais surtout certains travails pénibles auront du mal à trouver des salariés. Le RU va apporter une flexibilité totale dans le monde du travail, tant niveau employeur qui devra faire face à des cas d’absentéisme constants et importants, que du niveau salarié qui considérera encore son salaire important pour vivre mais (c’est là qu’est toute la différence) plus indispensable.

De plus le niveau de chômage (sera-t-il encore nécessaire de s’en inquiéter) sera historiquement bas, car avec une flexibilité pareille, comment en serait-il autrement. Et un pays où le code du travail se résume à une série de règles sur la sécurité et les conditions de vie au travail, est un pays rêvé pour les investisseurs. Beaucoup d’entreprises risquent de migrer vers la France et d’employer des français. Et je ne doute pas que ces société trouveront très vite des solutions pour l’absentéisme (ne serait-ce que des primes).

La taxation sur les salaires sera brutale, car pour financer le RU on prélèvera sur les salaires et sous forme de taxe, ce qui veut dire que le salarié touchera entre 30 et 40% de ce que l’employeur lui versera. L’état devra combattre le travail au noir, car avec ce système il va fortement se développer.

L’immigration galopante sera aussi problématique, car avec le RU beaucoup d’emplois pénibles ne trouveront de volontaires. Comme le RU ne s’adresse qu’aux français vivant en France. Il y aura dans ce pays deux monde avec les français d’un côté et les laissés pour compte de l’autre. Et un système d’apartheid comme celui-ci n’est pas viable. Il faudra trouver des solutions pérennes pour ce problème.

 

Cette mesure va aussi mettre un coup d’arrêt à la désertification des campagnes. Avec des mesures incitatives, il sera facile d’implanter des PME dans les campagnes et avec le RU beaucoup de personne vont migrer vers les campagnes où la vie est plus facile et moins cher qu’en ville à la condition d’avoir un revenu. Il y aura forcément une dévaluation du coût des logements en ville et centre-ville et des besoins en transports plus forcément nécessaires.

 

L’éducation va aussi être bouleversée et le cursus classique (bac et études supérieures) risque d’être remplacé par une formation professionnelle continue.

 

Le RU est un changement radical de notre mode de vie et de notre société car on quitte ce système fallacieux basé sur le sacrifice économique, c’est à dire de cette obsession des coûts au détriment de tout le reste, pour entrer dans un système plus "égalitaire". Mais cela va mettre une sacrée pagaille dans "l'économie financière" notamment dans l'immobilier, les crédits, bref, tout ce qui fait le bonheur des banques. C'est peut-être pour cela que nos politiques, banquiers, syndicalistes pensent que lorsqu'on aborde ce sujet on ouvre la boite de pandore.


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136 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 janvier 11:57

    Au
    Revenu de Base (ou Universel) financé par la Fiscalitésans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargneavec Refondation du Capitalisme

    Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2017.




    • gogoRat gogoRat 17 janvier 14:22

      Cet article est un témoignage intéressant lorsqu’on cherche à percevoir la perception dans la population du débat soulevé par la récente découverte (enfin !) ; par nos candidats à la présidentielle, d’une idée pas si neuve que ça ...
       
      à voir les ’réactions’, NON, il n’existe pas, dans les têtes, une seule acception de ce que le vocable ’Revenu de base’ peut bien vouloir désigner.

      Pour ma part, les mots de ce vocable, choisis pour orienter subrepticement l’opinion, sont dangereux : prêtant à une dérive-récupération rapide du concept vertueux sous-jacent qu’il vaudrait beaucoup mieux baptiser : ’Revenu Minimal d’ Existence ’

      cf ces précédentes ’réactions’ :
       * http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-revenu-de-base-acceptable-187990#forum4764665
       + voir plus bas dans la même page ...


    • gogoRat gogoRat 17 janvier 14:43

       Notons aussi que pour convaincre il est utile de rester précis.

       Essayons donc de rectifier quelque peu cette approximation fallacieuse :
      ’ Pour le français le « Egalité » de sa devise est avant tout une égalité de droit et protection face aux accidents de la vie comme le chômage ou la maladie, mais aussi pour garantir un avenir confortable aux familles françaises.’
       
       >> NON :
       le « égalité’ du triptique ’Liberté, Egalité, Fraternité’ n’est pas réduit à à des questions de droit à de la protection ou du confort !
       L’abstraction à laquelle nous invite cette exigence est à la fois beaucoup plus fondamentale, plus basiquement simple, plus pragmatique et plus humainement haute :
       il s’agit d’une égalité en dignité !
       ( i e : finies les castes Noblesse / Clergé / Tiers-Etat ! )

       Ce qui implique certes des exigences d’égalité en Droit, d’efforts d’équité ... et de justice, du genre, éviter d’avoir la prétention de considérer certains de ces frères comme des ’assistés » dès lors que n’ayant plus la ’chance’ (cf la fourberie verbale : ’égalité des chances’ ) de bénéficier d’un contrat de subordination, ces prétentieux les considèrent comme indignes d’un revenu indispensable à leur survie !


    • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 22:39

      @gogoRat
      Si j’ai bien compris, pour financer ce salaire sans rien faire, on supprime le remboursement des soins pour les maladies graves (qui peuvent coûter des dizaines de milliers d’euros à celui qui a la malchance de choper un cancer par exemple). Ca, c’est du social ou je ne m’y connais pas, diantre ! smiley
      Quand je vois dans les barêmes indiqués qu’un couple avec enfant vit déjà très à l’aise (si personne n’a de maladie grave) sans que personne ne travaille, je me dis qu’ils viennent d’inventer le paradis sur Terre... probablement financé par... le Qatar ? smiley

      Restons sérieux : Quand je vois d’un côté ceux qui veulent augmenter le nombre d’heures travaillées dans un pays où le chômage fait rage, puis de l’autre ceux qui veulent nous payer tous à ne rien foutre, je me dis que je ne finirai peut-être pas mes jours dans ce pays où les psychopates tendent à se multiplier trop. C’st dangereux !
       
      C’est tout ce qu’ils sont capables d’inventer pour sauver d’une part le libre échange (dont l’effet sur le chômage est habilement camouflé par la « technologie qui fait tout ») et d’autre part les mythes de la France où il fait toujours bon vivre sous nos socialistes qui ont toujours la dernière trouvaille à la mode.


    • touriste 17 janvier 23:04

      @V_Parlier
      En effet, plutôt que d’inventer un très improbable revenu universel, il serait bien plus simple de partager le travail entre tous.


      Impossible nous disent les néo libéraux !

      Au prétexte de soi disant « lois économiques » ... qui nous obligent ... le fameux « TINA » There is no alternative ... et autres fadaises

      Oubliant que « le monde n’est que ce que les hommes (et les femmes) décident d’en faire »



    • Trelawney Trelawney 18 janvier 07:59

      @touriste
      il serait bien plus simple de partager le travail entre tous.
      Le partage du travail entre tous sans baisse du coût de production (et oui, nous ne sommes pas seul au monde et la concurrence fait rage) veut dire partage du salaire qui va avec.


      « le monde n’est que ce que les hommes (et les femmes) décident d’en faire »
      Ca, c’est de la poésie ! Mon esprit pragmatique me fait dire que le monde est tellement complexe et imprévisible, que l’homme se contente de mener sa barque tant bien que mal en évitant avec angoisse le ressac. Autrement dit : « faut s’adapter mon gars »

    • Anatine 18 janvier 08:29

      @Trelawney

      Peut-etre mais l’histoire c’est faite ainsi.


    • Trelawney Trelawney 18 janvier 08:46

      @Anatine
      L’histoire n’est qu’une addition de points de divergences. Si Napoléon n’avait pas eut la grippe, il n’y aurait jamais eut Borodino, la prise et l’incendie de Moscou et la retraite de Russie qui va avec. C’est le nez de Cléopatre etc.

      Ca n’a rien à voir avec des décision mûrement réfléchis des humains. 

    • Trelawney Trelawney 18 janvier 08:57

      @Griffon Jaune
      Exact, mais faut faire avec


    • gogoRat gogoRat 18 janvier 23:50

       @V_Parlier

       Ben non, vous ne m’avez pas pas compris ! Manifestement !!
       
       Je ne sais pas si cela va vous rassurer ou vous contrarier, mais, au vu de l’incohérence crasse, inconséquente, creuse, nuisible, et sans entendement que j’oserais voir dans nombre des propos tenus ici, dans cette page, si je me permettais, moi aussi, de me fier ainsi à mes projections plutôt qu’à ce qui est dit sans ambages, j’avouerais que :
       les bras m’en tombent !

       Mais, voilà , je vais me reprendre ...


    • gogoRat gogoRat 18 janvier 23:52

       Puisque le français, en clair dans le texte, au premier degré, est inopérant, sans doute faut-il essayer le langage imagé, poétique ? et dans un autre dialecte ?!
       Mieux : en n’utilisant de plus que les mots d’une célébrité mondiale !
       
       D’où l’idée de vous livrer ces passage d’une traduction de Dostoievski - ʼLe songe d’un homme ridiculeʼ
       ( Celles et ceux qui voudront la version originale, en cyrillique, sauront la trouver)
       ...


    • gogoRat gogoRat 19 janvier 00:01

      passage d’une traduction de ’Le songe d’un homme ridicule’ :
       
       ʻIls [ au ’paradis’ : les ’contaminés’] me répondaient [...] ˵ Nous sommes menteurs, méchants et injustes, nous le savons, nous pleurons et en souffrons .
      [...]  Mais nous avons la science et à travers elle nous retrouverons la vérité, mais nous l’accepterons cette fois consciemment ;
       le connaissance est supérieure au sentiment, la conscience de la vie supérieure à la vie .
      [ ...] et la connaissance des lois du bonheur est supérieure au bonheur.˶
      [...] et après ces mots, chacun s’aimait plus que les autres et d’ailleurs ils ne pouvaient pas faire autrement.
       
       Chacun devint si jaloux de sa personnalité qu’il s’efforçait par tous les moyens d’humilier et d’abaisser celle des autres et y mettait toute sa vie.
       
      L’esclavage naquit et même l’esclavage volontaire : les faibles se soumettaient volontiers aux plus forts pourvu que ceux-ci les aident à écraser de plus faibles qu’eux. ’

       ----
       Voilà pour le songe.
       
       Reste à songer que, ici, dans la vraie vie, nos bien-pensants, donneurs de leçons, préfèrent voir leurs ’assistés’ crever sous les ponts et dans le froid, plutôt que de commettre la lourde faute de leur laisser attribuer un RME non politiquement correct selon leur idéologie !


    • JL JL 17 janvier 12:05

       Avez vous oublié que les nobles qui étaient rentiers ont mal fini en 1789 pour ce qui concerne la France ?

       
       Le travail pour être valorisant, doit être utile, et c’est cela que nous devons préserver. Aujourd’hui travailleur est synonyme de chair à profits. C’est cela qu’il faut changer.

      • Robert Lavigue Robert Lavigue 17 janvier 12:10

        @JL

        Avez vous oublié que les nobles qui étaient rentiers ont mal fini en 1789 pour ce qui concerne la France ?

        Les bourgeois, par définition rentiers, s’en sont plutôt bien sortis !


      • JL JL 17 janvier 12:15

        @Robert Lavigue
         

         attendez, l’histoire n’est pas finie.

      • Trelawney Trelawney 17 janvier 12:16

        @JL
        Marx disait que « la liberté s’arrête là ou commence le travail par nécessité ». Le RU est versé automatiquement de la naissance jusqu’à la mort et s’additionne avec tout autre revenu tels que le salaire. Il n’est jamais dit que la personne cessera de travailler, bien au contraire, puisque jusqu’à preuve du contraire, le travail reste le seul moyen pour créer de la richesses et donc des dividendes qui serviront à financer le RU.

        Le RU nous désengage en parti du « travail par nécessité » et c’est en cela que ce système engendre des conséquences difficilement prévisibles

      • Albert123 17 janvier 12:44

        @Trelawney

        l’enfer est pavée de bonnes intentions dit ’on également.

        On a par ailleurs d’excellentes raisons de se méfier de tout ce qui est pondu par cette gauche aussi sournoise que totalitaire.

        Quand pour 470 € / mois on aura surtout réussis à dézinguer complètement le système social français ceux qui ne supportent pas l’assistanat et ceux qui on tout fait pour que cet assistanat existe pourrons enfin de nouveau coucher ensemble et se déclarer



      • JL JL 17 janvier 13:10

        @Trelawney
         

         « la liberté s’arrête là ou commence le travail par nécessité  »
         
         Marx n’a pas dit que des conneries. Mais là, j’hésite. La mère qui élève ses enfants n’est pas libre ? L’animal sauvage n’est pas libre ? Le Sauvage n’est pas libre ? Walden dans son bois n’était pas libre ? Robinson n’était pas libre ? C’est pourtant une idole du libéralisme. 
         



      • gogoRat gogoRat 17 janvier 15:07

        ATTENTION à ne pas se laisser piéger par l’ébullition médiatique de l’instant sur un débat de Revenu de Base qui risque bien de n’avoir pour but que de créer un feu de paille ! Ceci pour mieux épuiser rapidement le risque d’adoption du concept bien compris
        .

         L’objectif majeur des Français ne doit pas être que n’importe quelle expérimentation à grande échelle soit adoptée le plus vite possible. (Un ratage, bien médiatisé pour le coup, signerait alors une malencontreuse fin définitive du concept mort-né )
        Ce qui est primordial c’est que le concept vrai du RME soit au plus vite pleinement compris par le plus grand nombre. Le reste suivra alors fatalement.

         D’où cette idée de coupler le RME à ce concept, plus abstrait, mais encore plus large d’ACR
        Attention Citoyenne Requise !

        Voir le concept ACR = Attention Citoyenne Requise pour ce qui suit
         (https://www.omnispace.fr/civicare/?ctrl=forum&_idTheme=1&nbsp ; )
        cf, notamment ces extraits :

        • la mise en évidence de contradictions logiques dans la rhétorique courante pourrait aider à un éventuel progrès des consciences collective et individuelles.

         Voilà l’essentiel de la conscience qui fait défaut à tous nos candidats, y compris ceux qui se disent en dehors de la réduction Droite-Gauche ( Pour les extrêmess :
        "Qui va trop à l’Est va à l’Ouest !
         Quant au Centre, il est en plein milieu du segment Droite-Gauche ! )

        ____

        • ACR ou ’mérite’ relèveraient d’une morale implicitement consensuelle,
          tandis que l’impôt relève de l’obligation officiellement légitimationnée.

         Un Revenu Minimal d’Existence ne saurait se réduire à une promesse électorale tout juste bonne à attraper des gogos ! (voir la façon par laquelle le concept à été expédié à la TV ; genre ’on vous a informés de cette lubie , maintenant rigolez et rideau )
         Un RME ne pourra pas être mis en place par un quelconque candidat si la majorité des Françaises et Français reste dans le statut quo moral !

      • picpic 17 janvier 12:40

        Sans compter que quelqu’un qui reçoit un revenu universel est infiniment plus utile au monde que beaucoup de traders, qui eux bousillent allégrement la société humaine dans son ensemble.
        Pourtant, on parle bien de « travail » et d’un « salaire » concernant ces traders et on y trouve rien à redire... Par contre, quelqu’un qui ne travaillerait pas et recevrait un revenu, serait considéré comme une nuisance pour la société, allez comprendre...


        • sarcastelle sarcastelle 17 janvier 21:40

          @picpic

          .
          Sans compter que quelqu’un qui reçoit un RU est infiniment plus utile au monde que beaucoup de traders
          .
          Absolument, et j’ajoute que ce récipiendaire du RU est infiniment moins coûteux pour la société s’il est en bonne santé tandis que le trader serait gravement malade. Il est également infiniment plus agréable pour les autres s’il est avenant, qu’un trader qui serait bougon. Ajoutons encore qu’il vaut mieux rire à plusieurs dans une Rolls que pleurer tout seul dans une 2 CV. 

        • jpm jpm 17 janvier 12:40

          Article interessant,

          mais selon moi une grosse betise a propos du financement (voir ci-dessous)... digne des propos du regrete Jacques Marseille.

          Le budget total de ce RU est de 570.72 milliards d’euro par ans. Actuellement, nous dépensons 624.6 Milliards d’euro en prestations sociales. Dans ces prestations il y a : les arrêts maladie, les allocations familiales diverses, le chômage, les retraites. Toutes ces prestations sont bien sur supprimées.

          Ce n´est pas parce que le montant a financer semble important qu´il faut faire ou dire n´importe quoi, sous peine du tuer le projet de revenu de bas dans l´oeuf. Ce dernier doit rester une avancee sociale, et donc completer la protection sociale developpee par le programme du Conseil National de la Resistance.

          On ne finance pas le revenu de base de Madame Bettencourt avec le montant des allocations chomage ou des retraites. Sinon on vole les travailleurs qui ont cotise pour cela.

          Au contraire, on introduit un financement specifique par un prelevement obligatoire sur tous les revenus qui permet de reprendre aux plus aisés le montant de cette allocaiton de base, dont ils n´ont pas besoin.


          • Trelawney Trelawney 17 janvier 13:00

            @jpm

            Ce dernier doit rester une avancee sociale, et donc completer la protection sociale developpee par le programme du Conseil National de la Resistance.
            Dans les milliards de dépenses pour la protection sociales, les postes sont les suivants par ordre décroisant :
            La vieillesse retraites : 257.6 milliards
            Maladie invalidité accidents de travail 218 milliards dont 191 milliards en frais de soins
            Maternité famille 56 milliards
            Chômage 38 milliards
            Frais de gestion 26.9 milliards
            Logements 16.8 milliards
            Pauvreté exclusion 11.2 milliards
            Si vous mettez en place un RU vous supprimez de facto la vieillesse (257.6), maladie (218-191) 27 milliards, maternité famille (56), Chômage 38. Une grosse partie des frais de gestion même la totalité puisque double emploi avec le trésor public (26.9), logement (16.8) et pauvreté exclusion (11.2) soit un total de 433.5 milliards d’euro.

            Il est évident que l’état se substituera à la sécurité sociale pour financer les accueil de migrants etc
            Les sociétés pourront tout à loisir financer des retraites complémentaires comme c’est le cas pour EDF, AIR France ou SNCF

          • jpm jpm 17 janvier 13:07

            @Trelawney

            oups... vous irez expliquer aux retraités que desormais ils devront se contenter du RU, et que si cela ne leur suffit pas, ils pourront toujours retourner travailler. Je ne donne pas cher de votre peau smiley

            De la meme facon, vous irez expliquer aux accidentes du travail et aux femmes enceinte que c´est la panacee de vivre avec seulement le revenu de base, a combien deja ? 750 euros par mois.

            Tout cela n´est pas raisonnable... et je pense qu´il vous faut reprendre votre copie. A moins que vous ne travaillez pour une nouvelle forme de redistribution... des travailleurs qui perdraient tous leurs droits au profit du du grand capital et de ceux qui n´aiment pas se lever le matin.

            Honnettement, avec des defenseurs du revenu de base comme vous, ce dernier n´a plus besoin d´adversaires smiley


          • Trelawney Trelawney 17 janvier 13:22

            @jpm
            vous irez expliquer aux retraités que désormais ils devront se contenter du RU, et que si cela ne leur suffit pas, ils pourront toujours retourner travailler. 

            Dans le monde dans lequel on vit tous les deux, combien de couples retraités vivent avec 2000 euro ou plus par mois ? Et lorsque le mari qui a cotisé décède, quel est le montant de pension à laquelle son épouse a droit ? Vous constaterez que la situation d’un couple retraité avec un RU à 1000 euro chacun est plus enviable que la situation actuelle.
            Mais peut être que comme beaucoup, vous pensez qu’en ayant cotisé toute votre vie, car vous aviez un bon salaire, vous avez le droit à une retraite confortable. Vous oubliez seulement un détail qui a de l’importance. le système de retraite actuelle est un système par répartition, c’est à dire que vos cotisations servent à payer les retraités actuels et pas à financer votre retraite.

            Comme je l’ai dit dans l’article, si on donne un RU dès la naissance on va se retrouver avec une démographie galopante. Il faut donc que la maternité soit une décision individuelle et financée personnellement. Il n’y a rien d’anormal à cela.

            Comme les accidents de la route sont financés par les assurance, les accidents du travail doivent être financés à 100% par les entreprises

          • jpm jpm 17 janvier 13:37

            @Trelawney

            nous ne vivons peut etre pas dans le meme monde. Quoi qu´il en soit, je vous mets au defi de convaincre les retraités actuels (la majorite des votants) qu´ils vont desormais toucher le meme montant que le jeune gars qui ne veut meme pas venir tondre leur pelouse, car il se sentirait exploite. Non tout cela ne tient pas.

            Le contrat social en France, c´est la retraite par repartition, sous entendu que les anciens actifs ont obtenus des droits... qui ne sont rien d´autres qu´un salaire differe. Vous ne pouvez pas effacer tout cela... et surtout vous n´obtiendrez jamais leur accord dans les urnes.

            Je ne suis pas sur non plus de vous suivre sur le revenu de base des enfants. Je veux bien qu´on supprime les allocations familiales si on les remplace pas un revenu de base enfants (qui peut etre moins important que la version adulte), verse des la naissance... voire meme un peu avant si vous remettez en cause les avantages de la marternite. Mais pas question de laisser les parents sans aides.

            Sinon encore une fois, votre projet de revenu universel consiste a priver les gens de leurs droits sociaux. Je ne suis pas sur que votre approche soit tres populaire... et vous voudriez denigrer le projet de revenu de base, que vous ne vous y prendriez pas autrement.


          • sarcastelle sarcastelle 17 janvier 21:33

            @jpm

            .
            On voit que Trelawney a réponse à tout. 
            .
            Quand je lui dis être dans une situation non seulement modeste mais encore susceptible de ne strictement rien gagner au RU malgré cette modestie, mais en faisant quand même les frais du RU... lorsque tout contribuable surtout modeste attend quelque chose de sa contribution... il me répond que je manque de hauteur de vue lorsque lui parle d’universalisme. 
            .
            Quand vous doutez qu’un retraité (disons moyen à moyen +) se satisfasse du RU à la place, il vous fait observer qu’il lui suffit d’être en ménage pour percevoir alors l’équivalent d’une retraite moyenne. L’hypocrisie ici l’emporte-t-elle sur le comique, ou l’inverse ? 
            .
            Pas de doute : Trelawney raisonne en parfait collectiviste, par définition obligé de s’asseoir sur toute aspiration individuelle. 

          • Habana Habana 17 janvier 13:48

            Je ne vais pas plus loin que le dessin !

            Croyez vous sérieusement que le développement personnel s’amplifierait de manière significative chez des gens qui n’ont jamais rien branlés de leur journée ? Des fainéants qui ne pensent qu’à grossir devant la télé à regarder des émissions plus merdiques de jour en jour ?
            Ceux qui se développent personnellement sont ceux qui ont déjà certainement les plus grosses journées au travail. S’ils travaillaient moins, ils pourraient alors accroître ce développement.
            Mais ne croyez pas une seconde que les « couch potato » vont s’inscrire à la musique où au sport ! Beaucoup trop fatigant !

            • gogoRat gogoRat 17 janvier 14:28

              bis :

              ’ il est clair que les idées fausses (voire mauvaises ?) vont bon train concernant le Revenu Minimal d’Existence.
               
               D’abord, foin des idéologies stériles !
              La raréfaction du dit ’travail’ n’est pas due à un bouc émissaire genre ’Le grand méchant Capitalisme’. L’humanité doit au contraire se féliciter de la réussite de ses efforts ancestraux ayant enfin amenuisé la charge des corvées incontournables ! 
               Les robots, contrairement à une idée fumeuse et saugrenue, ne sont pas un mal à combattre par leur taxation : ils nous libèrent d’une charge de corvées qui empêchait une démocratisation de l’otium !
               (Un sage, grand mathématicien et philosophe, B.R., a très bien su démontrer que la civilisation humaine n’est pas le fruit du ’travail’ mais celui de cet otium ! )

               Ensuite, dès qu’on est capable de faire abstraction des procès d’intention trop faciles et stériles, lorsqu’on se renseigne sur la genèse du concept de ce RME, on se rend bien vite compte qu’il est amené par un raisonnement tout bête de bon sens :
               par sa seule existence, un citoyen apporte une valeur économique à son pays ; surplus de valeur qui sera perdu si ce citoyen ne vit plus !
               Pour en concevoir l’intuition rapide,contentons-nous ici d’évoquer le cas du nourrisson, incapable de ’travailler’ mais occasionnant sans rien produire d’autre que ses pleurs et ses déjections, toute une industrie de couches-culottes, et de soins ...

               en outre, on sait aussi que les militaires calculent savamment et précisément une valeur chiffrée au centime près pour chaque vie humaine .
               ( et rappelons cette citation de Jean Bodin :

              •  ’Il n’est de richesse que d’hommes’ )
               ..

               Enfin, les comptes d’apothicaires pour rejeter une bonne idée sous prétexte qu’elle ne serait pas La Perfection indépassable, ne sont pas dignes du tout !
               « Le mieux est l’ennemi du bien »
               
               Le statut quo, la mort des pauvres, pour éviter ce que d’aucuns ont la prétention absurde de diagnostiquer ’assistanat’ n’est pas plus censé que de remettre aux calandes grecques le RME sous prétexte d’une imperfection résiduelle dans la hiérarchie des revenus !

               Ce qu’il est urgent de comprendre, c’est que la fin du chantage à la misère qui fait mourir, même si elle n’établirait pas illico une Justice parfaite entre les citoyens, serait un bouleversement structurel dont on est bien incapable aujourd’hui de soupçonner toutes les incidences positives.

               Refuserait-on de passer de l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique sous prétexte que ce dernier commencerait avec moins de Qubits que votre bon vieil ordi de dispose de bits ?
               
               Pour qui a vraiment des convictions, est-il plus important de disposer du confort conventionnel que la liberté ?


            • Trelawney Trelawney 17 janvier 13:54

              Le contrat social en France, c´est la retraite par repartition, sous entendu que les anciens actifs ont obtenus des droits... qui ne sont rien d´autres qu´un salaire differe.


              Où avez vous vu cela ? La seule chose que peut garantir la caisse de retraites et même celles complémentaires, c’est de payer les retraites en fonction de ce qu’elle a dans ses caisses et pas plus. Si elle n’y arrive pas, elle demande à l’état de compléter sous forme d’endettement.
              Il existe un « contrat social », mais ce ne vaut pas plus qu’une promesse électorale. Si un jour la France se trouve en grande difficultée financière (type la Grèce), les retraités n’auront plus droit à leur pension et cela du jour au lendemain et il risque d’avoir de nombreuses crises cardiaques. Mais c’est comme cela, notre système n’est pas pérenne.
              Ce qui me fait dire que si rien n’est fait dans les 10 prochaines années (et pas du saupoudrage comme reculer l’age de la retraite), les salariés de 40 ans et moins ne toucherons jamais leur retraite


              • jpm jpm 17 janvier 14:16

                @Trelawney

                les caisses de retraites ont dans leur caisse le montant des cotisations reversees chaque mois par les travailleurs. A supposer que vous decidiez de ne plus payer ces cotisations et donc de spolier les anciens travailleurs qui ont construits vos routes et vos hopitaux... et meme qui ont paye pour vos etudes... vous seriez tenus quoi qu´il en soit de les dedommager.

                Votre conception de la societe et de la solidarite intergenerationelle est bien pauvre... et heureusement que les gens qui ont fait la securite sociale ne pensaient pas comme vous. Voir a ce propos, ci dessous un lien vers l´excellent film de Gilles Peret.

                http://www.lasociale.fr/


              • Trelawney Trelawney 17 janvier 14:51

                @jpm
                Aujourd’hui, les caisses de retraites (y compris les complémentaires) ne récupèrent que 64% du montant des pensions à verser. C’est l’état, pour l’instant, qui verse le reste.

                Si pour une raison ou une autre, l’état n’est plus en mesure d’assurer ce financement, il y aura forcément une réduction du montant des pensions. Comme pour le cas des chômeurs bien que le travailleurs devenu chômeur a cotisé pour son chômage.
                Vous avez tendance à confondre retraite et salaire. ce n’est pas du tout la même chose. La retraite n’est comme le RSA, le chômage etc, qu’une allocation payé par un organisme sociale qui dépend des cotisations qu’il engrange

                Ceci dit il ne faut pas être alarmiste, car nous sommes en pleine période où les retraités sont issus du baby boom. Donc le nombre de retraité est à son maximum et va diminuant

                la retraite moyenne est à 1036 euro net par mois (souvant un couple vit avec cela). celle d’un fonctionnaire est un peu plus importante 1700 euro par mois. celle d’un salarié SNCF RATP, beaucoup plus 2010 euro par mois mais pour c’est derniers, c’est leur société qui fait le complément

              • jpm jpm 17 janvier 16:15

                @Trelawney

                vos chiffres montrent bien a quel point les retraités ne pourraient pas se contenter d´un simple RU. Il faut donc tenir compte des droits acquis par les travailleurs, qu´ils soient salaries ou independants, tout au long de leur carriere. Ne pas le faire detruirait tout confiance dans la solidarite nationale. C´est probablement ce que souhaite certains groupes capitalistes qui aimeraient bien vendre des retraites ou des assurances sante privees.

                Je refuse que la belle idee d´un revenu de base, reelle avancee sociale, qui complete la protection sociale acquise par nos ainés, serve de pretexte a ces sombres manipulations marchandes.


              • CN46400 CN46400 17 janvier 17:48

                @Trelawney

                Désolé mais les cotisations retraite sont prélevées, comme la SS et la CAF, à partir du salaire brut. C’est donc bien un salaire différé garanti par l’état (ex caisse des mineurs...)


              • Trelawney Trelawney 17 janvier 18:14

                @jpm
                C’est la moyenne des retraites, c’est à dire le montant total des retraites divisé par le nombre de retraités et dans ce domaine il y a de gros écarts entre ceux qui ont tous leurs trimestres et les autres.

                Il est évident qu’une grosse majorité des retraités du privé, du monde agricole, des artisans, ne vivent pas avec 1036 euro par mois. ils ont souvent beaucoup moins. Il y en a même qui ont moins que le RSA.
                Fonctionnaires et secteurs spécifiques (SNCF, AIR FRANCE, etc) sont une exception dont il ne faut pas parler car contraire aux principes de la sécurité sociale pour l’égalité des droits

                Pour le secteur spécifique, si la société (AIR FRANCE pour le cas le plus probable) fait faillite. les pilotes retraités qui touchaient leurs pensions financées par les sociétés se voient reversés dans le système classique avec des pensions minables car n’ayant pas tous leurs trimestres. Et ce n’est pas l’état français qui mettra le complément.

                Si la France se trouve en grave difficulté financière, les organisme tel que le FMI, les banques etc n’accepteront de racheter la dette ou recapitaliser le pays à la condition de ne plus financer les organismes de retraites qui devront payer les pensions avec leur 64%. Contrat moral ou pas.

                Ce n’ai pas plaisant à entendre, mais il faut regarder la réalité en face

              • jpm jpm 17 janvier 18:24

                @Trelawney

                ne vous inquietez pas pour la dette... les assurances vie des francais sont bien remplies et le gouvernement sera toujours a temps de servir le moment venu. Il ne sera pas donc pas necessaire en cas de crise de priver la veuve et l´orphelin de leur moyens de subsistance.

                Pour ce qui est des petites retraites, il est clair qu´elle seraient avantageusement completees par un revenu de base inconditionnel, tout comme le salaire de ce que nous appelons les travailleurs pauvres. Malgre tout, vous ne pouvez pas faire table rase du passe... et supprimer la protection sociale mise en place genereusement par nos ainés.

                Encore une fois, ce ne sont pas nos allocations chomage, ni la retraite de nos parents qui doivent servir a payer le revenu universel de Madame Bettencourt. Au contraire, les revenus de cette derniere doivent continuer de participer a la protection sociale de ses contemporains (et accessoirement clients) ainsi que largement contribuer au financement d´un revenu de base inconditionnel si ce dernier arrive a se mettre en place un jour.


              • CN46400 CN46400 17 janvier 19:39

                @Trelawney
                Fonctionnaires et secteurs spécifiques (SNCF, AIR FRANCE, etc) sont une exception dont il ne faut pas parler car contraire aux principes de la sécurité sociale pour l’égalité des droits

                Etes-vous capable de démontrer que ses gens, et leurs employeurs, ne cotisent pas en fonction de leurs salaires bruts, comme tous les salariés ?


              • Trelawney Trelawney 17 janvier 19:47

                @CN46400
                Les employés SNCF et EDF ne cotisent pas le même nombre de trimestres et s’ils cotisent comme tout le monde en fonction du salaire brut c’est dans un souci de solidarité où les plus haut salaires cotisent plus pour les plus faibles. Ca ne veut pas dire que celui qui cotise plus à le droit à plus de retraite, parce que sinon les artisans et commerçants seraient millionnaires 


                c’est un système de retraite par répartition et normalement on paie les retraites avec ce qu’il y a dans les caisse, mais comme ca ne représente que 64% du montant, l’état fait la soudure sinon c’est une émeute sociale

              • CN46400 CN46400 17 janvier 20:18

                @Trelawney

                SNCF-EDF le pb est surtout consécutif à la baisse des emplois qui se traduit par une baisse des côtises, en plus des trains qui n’arrivent plus à l’heure...


              • foufouille foufouille 18 janvier 09:17

                @Trelawney
                "Ca ne veut pas dire que celui qui cotise plus à le droit à plus de retraite, parce que sinon les artisans et commerçants seraient millionnaires "
                ce sont justement ceux qui cotisent le moins pour la retraite..
                et avec un déficit depuis des dizaines d’années par manque de cotisants.
                un pour un actuellement.

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