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Accueil du site > Tribune Libre > Le RSA : l’effet pervers de son financement

Le RSA : l’effet pervers de son financement

Martin Hirsch, Haut Commissaire à la Solidarité active (comme s’il existait une solidarité passive...) en avait fait son cheval de bataille : le Revenu de solidarité active et ce nouveau projet dont Sarkozy avait fait la promesse de sa réalisation va prochainement être soumis au vote de l’Assemblée. Outre son principe qui dans le fond est honorable, ce sont les sources de financement du RSA qui laissent les Français perplexes en particulier la classe moyenne...

Des riches de plus en plus "défiscalisés" par l’Etat

Après la suppression de l’ISF par le gouvernement Sarkozy, qui avait d’ailleurs été créé à la base pour financer le RMI, les plus riches sont encore une fois avantagés par rapport au reste de la population française. En effet, pour financer le RSA, le gouvernement prévoit de prélever 1,1 % sur les revenus du capital notamment sur les assurances-vie. Or, ce nouveau prélèvement pèsera encore une fois sur la classe moyenne qui tend de plus en plus à disparaître du fait d’un appauvrissement lié en particulier à la stagnation des salaires et à l’importante inflation. C’est donc un nouveau poids qu’impose le gouvernement à la classe moyenne et aux petits épargnants qui vient s’accumuler aux autres problèmes de la classe moyenne. Il serait intéressant de savoir combien de Français auraient souscrit à une assurance-vie à environ 4 % sachant que le gouvernement leur prélèvera 1,1 %, une chose est certaine, leur nombre serait moindre.

La politique du gouvernement est donc claire, il est bien évident qu’aujourd’hui la politique de la France est en train de satisfaire tous les désirs des plus riches au détriment du reste de la population. En effet, les plus riches contribuent de moins en moins à renflouer les caisses de l’Etat, il faut donc bien que d’autres le fassent à leur place...

Seulement est-ce la bonne solution de "saigner" la classe moyenne alors qu’en maintenant l’ISF ou en augmentant la taxation des dividendes, les plus riches auraient pu financer le RSA, ce qui paraîtrait plus légitime ?


L’effet pervers du projet RSA

Comme dit précédemment, la classe moyenne souffre de plus en plus. En effet, les salaires stagnant, l’inflation très forte et la récession économique ne sont pas sans conséquences sur la classe moyenne. Or, déjà que le contexte est difficile, le gouvernement impose à la classe moyenne de financer le RSA afin de faciliter le retour à l’emploi des plus pauvres autrement dit ceux qui sont au RMI, qui rappelons-le était financé par l’ISF supprimé récemment. Est-ce acceptable ? Non car, inévitablement, le contexte actuel favorisant déjà la dégradation du niveau de vie des Français, le prélèvement d’1,1 % des intérêts sur les assurances-vie et les épargnes vient donner un coup de massue sur la tête des Français moyens. Ainsi, il est certain que ce mode de financement du RSA va contribuer à l’appauvrissement de la classe moyenne alors que le principe même du RSA est de combattre la pauvreté ! N’est-ce pas paradoxal et hypocrite ?! Cette manière de financer le RSA va, selon moi, accentuer la précarité et le nombre de pauvres et donc accélérer la disparition de la classe moyenne, ce qui aboutira à une société où cohabiteront des personnes très riches et à l’inverse des personnes très pauvres, qui vivent dans la précarité.

Seulement le plus invraisemblable c’est que le gouvernement a besoin de moyens supplémentaires pour financer le RSA ce qui est tout à fait incompréhensible quand on sait qu’une personne qui touche le RSA ne touche plus le RMI. En effet, s’il y a plus de personnes qui perçoivent le RSA, il y en a moins à percevoir le RMI, ce qui implique donc que le RMI coûtera moins cher au gouvernement puisque les personnes, qui le percevront, diminueront ! Pourquoi donc le gouvernement a besoin de recettes supplémentaires pour financer le RSA sachant qu’avec l’équivalent d’un RMI, l’Etat pourrait payer environ deux RSA ! Ici encore on se demande où est la logique ? En fait, il y en a une, l’ISF étant supprimé, les recettes destinées au RMI ont diminué ce qui a provoqué une augmentation des dépenses de l’Etat. Aujourd’hui, l’Etat a besoin d’argent, il prétexte donc le besoin de nouvelles sources de financements pour le RSA, mais en réalité, avec cet argent, les Français financeront le RMI et le RSA. Autrement dit, encore une fois, les "Français moyens" trinqueront à cause des privilèges donnés aux plus riches (paquet fiscal) par l’Etat.


L’hypocrisie du gouvernement


Le RSA a pour but de diminuer la pauvreté en France, mais pour moi son financement est une honte ! Là j’entre dans quelque chose de plus personnel, je vais vous raconter ma situation afin d’illustrer mes propos dits précédemment.

Je vous explique les raisons de ma colère. En effet, je m’explique, je suis depuis peu étudiant et comme tout jeune prévoyant, j’ai souscrit une épargne lorsque j’étais jeune bloqué durant X années afin d’optimiser la rentabilité du peu d’argent que j’ai sachant que je n’ai encore jamais travaillé (je viens d’atteindre la majorité). A cette époque, les livrets classiques étaient rémunérés à hauteur d’environ 2 % et j’ai donc souscrit à une épargne rémunérée à 4 % en taux fixe, ce qui à l’époque était intéressant vu le faible taux de rémunération des livrets. Aujourd’hui avec l’application du financement du RSA, non seulement mon argent est bloqué pendant encore trois ans (ce qui était prévu dans mon contrat), mais ce qui n’était pas mentionné dans mon contrat c’est que le gouvernement allait "se servir dans le gâteau" à hauteur d’1,1 %, ce qui va rendre le taux de rémunération de mon épargne à hauteur de 2,9 %. Or, maintenant, les livrets sont rémunérés à 4,5 % et 5 % au 1er janvier 2009, mon épargne est donc devenu un mauvais placement alors que j’ai souscrit à un taux fixe. N’est-ce pas honteux ? En souscrivant à une épargne, je pensais pouvoir palier mes frais de scolarité, or, avec le RSA, mes intérêts vont chuter, par conséquent, je devrai faire un prêt étudiant. Alors c’est bien beau de dire aux jeunes d’être prévoyants et de penser à l’avenir, mais je l’ai été et je me fais "arnaquer" par l’Etat et le mot n’est pas trop fort, de plus, je pense que je ne suis pas le seul dans le cas...


Tout ça pour dire merci M. Sarkozy, je n’ai pas encore travaillé et on me pique déjà mon argent comme si les frais de banque ne suffisaient pas... Comme toujours le gouvernement tape sur ceux qui veulent s’en sortir et non pas sur ceux pour qui tout va bien...

Bravo Monsieur le président, quelle belle politique menée, grâce à vous je vais songer à devenir très pauvre ou très riche puisque seuls ceux-là sont avantagés dans notre belle société française où règnent liberté, égalité, fraternité...



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59 réactions à cet article    


  • ménès 8 septembre 2008 23:04

    L’ISF est supprimé ? Super au courant des choses ! L’isf n’a jamais été supprimé, ou alors leur dire que l’isf a été supprimé http://www.contribuables.org/les-petitions/petition-nationale-pour-la-suppression-de-lisf-a-christine-lagarde-ministre-de-leconomie/
    Voter article est sans doute super intéressant ms vu l’erreur je ne prends meme pas la peine de le lire.


    • dupual 14 septembre 2008 21:03

      Avec le bouclier fiscal, on peut considérer que l’ISF a été supprimée !!
      Oui, la facture du coût des politiques de l’assistanat revient bien aux classes moyennes qui se font anarquer depuis la fin des années 70.
      De plus l’Etat pond des nouvelles micro-taxes tous les trimestres... après l’éco-taxes ( les frigo, les TV...) la prochaine éco-taxe sera sur tous les produits qui déteriorent l’environnement du sac en plastique aux meubles... une autre taxe écolo de + donc deux taxes s’ajouteront lorsque vous achèterez votre écran plat  !



    • critical35 8 septembre 2008 23:22

      Effectivement grosse erreur de ma part et je m’en excuse auprès de tous les lecteurs ! J’en suis véritablement désolé, j’ai voulu écrire rapidement cet article au détriment de vérifier un détail Ô combien important mais qui pour moi ne faisait pas de doute, pour moi l’ISF était supprimé, peut-etre me suis-je emballé vu que la suppression de l’ISF est un sujet de discussion que l’on entend souvent ! J’ai confondu réforme de l’ISF et suppression, c’est une grave erreur de ma part, je m’en excuse...

      Cependant pour moi ça ne fait pas de doute vu comment la politique Sarkozyste est lancée, l’ISF a du plomb dans l’aile et il va surement mourir...

      Encore désolé pour cette fausse information...


      • critical35 8 septembre 2008 23:28

        Euh je réagi encore et je me vois dans l’obligeance de vous contredire, en effet comme il me semblait l’ISF a été supprimé pour les très hauts revenus comme le montre cet article :

        http://www.lesechos.fr/info/france/4768891.htm


        Voilà si j’ai parlé de suppression de l’ISF, c’est que je l’ai lu dans cet article...


        • La Taverne des Poètes 8 septembre 2008 23:43

          Bayrou avait à l’époque dénoncé cette hypocrisie qui a consisté a supprimer, dans les faits, l’ISF pour les plus riches par le biais du bouclier fiscal. Ce "ni vu ni connu j’t’embrouille" en somme.


        • critical35 8 septembre 2008 23:49

          Oui c’est bien ce qui me semblait je ne suis pas fou...enfin pas encore...


        • La Taverne des Poètes 9 septembre 2008 12:06

          Vous serez bien content si Bayrou nous tire en 2012 de ce merdier actuel et de 10 années de sarkozysme ! Et qu’en plus il travaille avec des gens compétents du PS...


        • Yifu66 9 septembre 2008 16:06

          La Taverne, je suis d’accord avec Philippe Renève, tu nous fait ton petit Lerma en ce moment.
          Lâche-nous avec Bayrou. Les élections seront en 2012, tu feras campagne à ce moment là.

          T’es MoDem, t’es moderne, ça va, on a compris.


        • Aleexaandre 9 septembre 2008 00:29

           Critical35, ce que tu dis est faux. Je m’explique : l’état relève de 1,1% la taxe sur les REVENUS du capital, ce qui porte cette taxe à 12,1%. Ainsi, avec ton épargne rémunérée au taux fixe de 4%, ce que tu donneras à l’état correspondra à 12,1% des 4% gagnés, soit 0,484% du total placé. Jusqu’à maintenant, quelqu’un dans ton cas donnait 0,444% du total à l’état. En somme, ce mode de financement du RSA ne changera rien pour toi et tes études. Au passage, ce petit calcul montre que le taux de rémunération de ton épargne sera de 3,516% et non 2,9% comme tu l’avais dit. Et à l’heure actuelle, c’est 3,556%. Cela ne fait pas une grosse différence !


          • JL JL 9 septembre 2008 09:51

            Cet article est plombé par des approximations et des imprécisions relevées ci-dessus, je n’y reviens pas.

            Le RSA est un cautère sur une jambe de bois pour compenser les salaires de misère - quand j’étais enfant, un salaire d’ouvrier faisait vivre une famille, aujoursd’hui il en faut deux, et avec un salaire de cadre on y arrive à peine - et qui remplace ou s’ajoute à d’autres qui sont comme des crottes laissées par des chiens dans l’histoire de cette politique de patachons.

            Les taxes sur ceci, les taxes sur cela sont des niches fiscales inversées, et cela ne veut pas dire qu’elles soient équitables, au contraire. : l’inverse du chaud étant le froid, l’équité en la matière serait ni niches fiscales, ni taxes folkloriques.

            Le scandale dans cette affaire, c’est que ce sont les entreprises les plus florissantes (je n’ai rien contre), qui vont encore une fois de plus en bénéficier. Mais scandale des scandales, ces bénéfices vont augmenter les dividendes qui vont augmenter les profits, lesquels sont à l’abri des impôts, taxes et contributions grâce au providentiel bouclier fiscal.

            PS. Le bouclier fiscal n’est en rien une mesure de justice sociale, mais au contraire un moyen de contrer les paradis fiscaux.




            • JPC45 9 septembre 2008 10:17

              Article trop inprécis pour être pris au sérieux : c’est seulement le moyen de resortir un couplet anti-sarkozy et encore un couplet sur les riches.


              • décurion 9 septembre 2008 10:22

                La dernière phrase est assez révélatrice.
                Que l’on place sur le même niveau les trés pauvres et les trés riches, il faut le faire.
                Il est facile de savoir contre qui et quoi on se bat, un peu moins, avec qui .


                • chmoll chmoll 9 septembre 2008 10:23

                  RSA, c + un racket social acceléré


                  • foufouille foufouille 9 septembre 2008 12:15

                    faut pas que l’auteur s’inquiete, en sortant de l’ecole, il fera un rsa. et comme, il a une epargne, il devra d’abord la consommer et travailler gratuitement


                    • Cartman 9 septembre 2008 14:08

                      @ l’auteur : Vous semblez surtout énervé d’avoir mal choisi votre support de placement. Contrairement à ce que vous semblez croire, un taux fixe représente une sorte de risque : il ne bouge pas mais le reste du monde financier bouge autour de lui. Vous avez joué et vous avez perdu. Enfin pas tant que ça, quelques centaines d’euros ?
                      C’est pas un peu étrange pour un étudiant de bloquer de l’argent pendant plusieurs années ?


                      • foufouille foufouille 9 septembre 2008 14:42

                        il a commence avant sa majorite......
                        l’argent de poche de certains peut representer bcp


                      • critical35 9 septembre 2008 15:06

                        Effectivement j’ai commencé ce placement avant ma majorité. Cependant ce que je déplore surtout dans cet article, c’est le fait que la classe moyenne souffre de plus en plus et le gouvernement semble oublier cette partie de la population qui, en somme, répresente la majorité des Français. C’est celà que je trouve inacceptable, la majorité des Français se sent oubliée totalement inexistante à l’égard du gouvernement Sarkozy.

                        J’ajouterais également que la politique menée par le gouvernement, comme je le dis dans mon article, accélère la fin de la classe moyenne, ce qui tend à une évolution de la société dans laquelle les Français seront soit riches soit pauvres, ceux qui arrivaient à vivre normalement avec leurs salaires ne seront plus de ce monde. Par conséquent, en applicant une politique qui favorise véritablement les nantis, l’UMP ouvre la voie à une montée en puissance de l’extrême gauche (surtout celle de Besancenot et celui-ci ne se privera pas de se servir des constats désatreux liés à la politique actuelle pour accroitre sa popularité et il a bien raison de ne pas s’en priver. Qui ne le ferait pas ?!) du fait de l’augmentation des pauvres en France.

                        Seulement ce qui est dommageable c’est que cette transformation de la société risque de mettre en péril le PS et le Modem, en effet, actuellement ceux qui votent pour ces deux formations font essentiellement partie intégrante de la classe moyenne. Ainsi, si cette couche de la population tend à disparaitre, le nombre de leurs électeurs va diminuer au profit de l’extrême gauche car ce vote à l’extrême gauche symbolisera un grand mécontentement et prônera le retour à une société collectiviste, ce en quoi le PS et le Modem ne peuvent les satisfaire (trop libéraux au goût des plus démunis). L’Histoire nous a déja montré avec l’URSS que l’appauvrissement de la population entrainait une montée en puissance de l’extrême gauche en particulier du communisme.

                        Cette disparition de la classe moyenne va donc entrainer selon moi (et ça n’engage que moi) un match politique entre l’UMP et l’extrême gauche, match dont le PS et le Modem seront des arbitres bien impuissants...


                        Tout ceci pour dire que l’UMP applique une politique qui favorise les nantis et que le RSA est une mesure parmi d’autres qui montre cela. Le RSA est donc selon moi une goutte de plus dans un vase qui risque de finir par déborder...


                        • foufouille foufouille 9 septembre 2008 15:54

                          50% des gens gagnent moins de 1500, donc la classe moyenne est plutot minoritaire
                          50% ne paye pas non plus d’impot


                        • Gilles Gilles 9 septembre 2008 16:25

                          "Ainsi, si cette couche de la population tend à disparaitre, le nombre de leurs électeurs va diminuer au profit de l’extrême gauche car ce vote à l’extrême gauche symbolisera un grand mécontentement et prônera le retour à une société collectiviste, ce en quoi le PS et le Modem ne peuvent les satisfaire (trop libéraux au goût des plus démunis). L’Histoire nous a déja montré avec l’URSS que l’appauvrissement de la population entrainait une montée en puissance de l’extrême gauche en particulier du communisme."

                          Ouh là là......

                          Un : La révolution russe a été mené par une bande de "petits bourgeois", pas par des pauvres. L’appauivrissement de la population en allemagne dans les années 1920 a tout améné sauf les communistes........

                          Deux : une bonne partie des électeurs aux faibles revenus votent à droite et à l’extrême droite, en tout cas bien plus que pour la gauche radicale ou les cocos. Un soologue avait fait une étude sur les ouvriers intérimaires, les moins bien loti de cette classe sociale...eh bien c’était du vote pour LePen a 50% au début des années 2000



                        • critical35 9 septembre 2008 16:42

                          Non monsieur la Révolution russe n’a pas été menée par une bande de petits bourgeois, on me l’avait encore jamais faite celle là, des bourgeois qui soutiennent l’instauration d’un régime communiste n’importe quoi on aura tout vu... !!!

                          Je vous fait un petit rappel, L’embryon du parti révolutionnaire en URSS était L’Union Russe pour la libération de la classe ouvrière, union crée par Lénine dans laquelle il a rassemblé les cercles ouvriers marxistes donc ne dites pas n’importe quoi ,les leaders n’étaient surement pas les plus pauvres mais de là à dire que la Révolution a été menée par une bande de petits bourgeois il faut être mesuré...


                        • Tintin Tintin 9 septembre 2008 18:35

                          La collusion entre la sphère économique et la sphère politique n’est pas une question de couleur politique mais d’opacité dans l’exercice du pouvoir.

                          Peu de gens savent que la France est parmi les pays les plus corrompus d’Europe. Certains s’imaginent qu’il y a des complots internationaux, qu’une poignée d’individus contrôlent la planète facon Hollywood, alors qu’il leur suffirait d’assister à un conseil municipal pour s’apercevoir que le politique est un être faible et facilement corruptible. La corruption est partout en France, de la municipalité au gouvernement, mais elle est invisible, parce qu’on préfère désigner des méchants au lieu de chercher à rendre le système plus transparent.

                          Il n’y a pas d’un coté le parti des riches, et de l’autre celui des pauvres, la encore c’est une conception du monde à la Walt Disney. Il y a des citoyens, des idées, des mouvements politiques, des élus, des appels d’offres, des entreprises, des contrats, des fonds publiques, et un manque dramatique de transparence à tous les niveaux.


                        • foufouille foufouille 9 septembre 2008 19:53

                          bien sur que les bourgeois ont declenche la revolution communiste. certains ont meme reussi a faire "haut fonctionnaire"


                        • Gilles Gilles 10 septembre 2008 09:42

                          Relisez votre histoire sur les événements de février et d’octobre 1917 ainsi que les bios des pontes du parti Bolchevik - Lénine, trotsky, kamenev, Zinoviev - les idéologues du parti

                          La prise du pouvoir par les Bolchevik résulte d’un coup de force miraculeux au moment opportun dans une ambiance de mécontentement populaire et de quasi anarchie dans une Europe en guerre. Jamais personne, mis à part Bakounine je crois, n’avait misé sur une révolution socialiste en Russie, du fait d’une économie archaïque (rural à 85%), d’une classe ouvrière à peine émergente touit juste soprti de la paysan (et donc n’espéraient aucun soutient du peuple). Ce sont des "petits et grands bourgeois" qui ont théorisé et mis en pratique leur révolution

                          Aprés, que le peuple ait prit part puis célébré , oui, mais seulement dans les quelques villes où l’industrie s’était développé (donc dans 0.5% de la Russie). Et les meneurs n’étaient pas de leur rang


                        • phil2lau 9 septembre 2008 15:30

                          Hum, le prélèvement pour financer le RSA ne correspond-il pas à 1,1% des intérêts, ce qui fait que le prélèvement ne réduira les intérêt que de 0,01 point environ, ainsi ils passeront de 4% à 3,99% ce qui est autremeoins moins inquiétant que de les voir passer de 4% à 2,9 %.
                          Me trompai-je ?
                          Fil


                          • JL JL 9 septembre 2008 17:17

                            1.1% de 4%, cela ne fait pas 0.01% mais 0.044%.


                          • Gilles Gilles 9 septembre 2008 16:12

                            "Pourquoi donc le gouvernement a besoin de recettes supplémentaires pour financer le RSA sachant qu’avec l’équivalent d’un RMI, l’Etat pourrait payer environ deux RSA  !"

                            Tient, ,instruit toi avant de dire trop de conneries :

                            http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-1089561@51-1082530,0.html

                            Quant à l’ISF il n’a jamais été supprimé, bien que le bouclier fiscal ait du diminuer els recettes


                            • critical35 9 septembre 2008 16:32

                              C’est bien ce que je dis regardez d’après le Monde si vous prenez quelqu’un qui travaille à mi temps l’allocation RMI correspond à environ 2 RSA sur les trois premiers mois...


                            • xa 9 septembre 2008 17:31

                              @l’auteur

                              "Pourquoi donc le gouvernement a besoin de recettes supplémentaires pour financer le RSA sachant qu’avec l’équivalent d’un RMI, l’Etat pourrait payer environ deux RSA  !"

                              Réfléchissez 2 minutes.

                              Vous ne voyez pas votre erreur , qui est inquiétante de la part d’un futur expert comptable ?

                              Je vais reprendre un peu plus de votre article.

                              "Seulement le plus invraisemblable c’est que le gouvernement a besoin de moyens supplémentaires pour financer le RSA ce qui est tout à fait incompréhensible quand on sait qu’une personne qui touche le RSA ne touche plus le RMI. En effet, s’il y a plus de personnes qui perçoivent le RSA, il y en a moins à percevoir le RMI, ce qui implique donc que le RMI coûtera moins cher au gouvernement puisque les personnes, qui le percevront, diminueront ! Pourquoi donc le gouvernement a besoin de recettes supplémentaires pour financer le RSA sachant qu’avec l’équivalent d’un RMI, l’Etat pourrait payer environ deux RSA ! Ici encore on se demande où est la logique ?"

                              en gras les deux expressions de la faille de votre interprétation du rSa !

                              Prenons quelqu’un qui actuellement travaille à mi-temps (22h / semaine) et au smic.

                              A-t-elle droit au RMI ? Non évidement, puisqu’elle travaille !
                              Aura-t-elle droit au rSa ? Oui.

                              Mais alors, on a une personne qui va toucher le rSa mais pour laquelle on a pas récupéré le RMI (vu qu’elle ne le touchait pas avant). Donc on a un cout supplémentaire.

                              Vous présupposez qu’il y a équivalence entre bénéficiaire du rSa et bénéficiaire du RMI, ce qui n’est pas le cas. 


                            • critical35 9 septembre 2008 17:38

                              Désolé mais ce n’est pas si inquiétant que cela venant de ma part sachant que je sors tout juste du lycée, par conséquent je suis encore loin de devenir expert-comptable...

                              D’accord au moins vous m’apprenez quelque chose, pour moi les uniques bénéficiaires du RSA seraient ceux qui bénéficient actuellement du RMI apparemment ce n’est pas le cas selon vous. Je ne prétends pas tout savoir au contraire, nous sommes sur un média citoyen, je suis donc là pour apprendre des choses donc je vous remercie d’avoir corrigé mes erreurs plutot que de me laisser dans celles-ci !


                            • Gilles Gilles 10 septembre 2008 09:49

                              Effectivement beaucoup de bénéficiaires du RSA seront des gens considérés comme travailleurs pauvres qui ne sont pas actuellement au RMI

                              D’ailleurs une des grosse critique contre le RSA est justement que ça va aider les travailleurs précaires à joindre les deux bouts c’est sûr, mais qu’en ce qui concerne ceux les plus profondément enfoncés dans le RMI et sans travail depuis longtemps, cela risque de ne pas changer grand chose


                            • Neris 14 septembre 2008 10:58

                              C’est même encore pire.

                              Si la personne est sous contrat aidé, le RMI est versé à l’employeur sous forme de subvention.
                              Et cette personne qui touche au mieux 770 Euros nets par mois a droit au RSA, qu’en sera-t-il du RMI versé à son employeur ??


                            • Neris 14 septembre 2008 11:05

                              Je m’excuse, mais ce n’est pas avec 100 Euros de plus qu’on peut joindre les deux bouts !
                              100 Euros sera la norme, dixit Martin Hirsch hier soir sur France 3. Et tout fier de sortir les précaires de la précarité avec 100 Euros de plus. Ce mec est illuminé, complètement décalé de la réalité !

                              De plus, l’emploi est précaire, donc à durée limitée.
                              Ce qui va se passer, c’est que les bénéficiaires du RSA pourront peut-être un temps réussir à joindre les deux bouts et retomber lourdement au contrat suivant. Car qui vous dit que le contrat suivant ne sera pas encore plus précaire, vu que le RSA vient compléter le salaire. Pourquoi les employeurs paieraient mieux puisque le salarié aura un complément ?

                              C’est ce qu’essayait de faire comprendre hier soir son interlocuteur à Martin Hirsch, complètement dans son trip de sauveur des pauvres et complètement à côté de la plaque.


                            • le saviezvous 9 septembre 2008 17:10

                              la précarité et le chomage ont une histoire ! regardez ce doc ("le chomage a une histoire" de Gilles balbastre) qui montre comment depuis 1967 les gouvernements ont succéssivement organisés, Methodiquement, le chomage et la précarité.
                              http://www.sachonsle.canalblog.com


                              • Philippe D Philippe D 9 septembre 2008 17:11

                                Le début d’une belle carrière de râleur qui ne comprend pas tout mais qui a besoin de donner son avis.

                                L’ISF existe bel et bien, même si il ne rapporte pas grand chose à cause de son coût de traitement administratif. Tous ceux qui ont un patrimoine immobilier (appart à Paris par exemple) sans avoir de très hauts revenus, (et ils sont certainement plus nombreux que les autres dans ce cas) ne dépasseront jamais le seuil de 50% pour bénéficier du bouclier fiscal et seront donc appelés à cotiser eux aussi.

                                La taxation de 1,1% sur les Revenus des placements ne devrait pas vous coûter grand chose :
                                10 000 € placés à 4%/An rapportent 400 € ce qui entrainera 4,4 € de taxe !

                                Alors, vous avez bien raison de ne pas être content, ce n’est même pas le prix d’un paquet de clopes !


                                • critical35 9 septembre 2008 17:18

                                  Ok j’ai compris ce point sur les 1.1% je me suis trompé j’assume mon erreur !

                                  Seulement vous dites que ça ne représente que 4.4€, certes pour moi j’avoue ce n’est pas grand chose même si ajoutés aux frais bancaires, ça fait tout de même un peu d’argent mais ça représente quoi 4.4€ pour quelqu’un qui gagne des milliers et des milliers d’euros ? Encore moins que pour moi...Vous ne croyez pas que ce serait plus à lui de "filer 5€" pour financer le RSA enfin je sais pas je me demande où est la logique, ils ont le droit à une défiscalisation grâce au paquet fiscal et on leur épargne le financement du RSA, ça va la vie est belle...


                                • Philippe D Philippe D 9 septembre 2008 17:28

                                  C’est toujours plus juste quand c’est les autres qui payent.


                                • critical35 9 septembre 2008 17:33

                                  Non ce n’est pas le fait que ce soit plus juste quand c’est les autres qui payent mais avouez qu’ils auraient les moyens de financer le RSA. Ce que je remarque c’est que les riches sont de plus en plus absent dans la contribution aux recettes de l’Etat et ce que je vois surtout c’est que la classe moyenne au lieu de la soutenir, on l’enfonce c’est tout...


                                • orange orange 9 septembre 2008 17:34

                                  @ vous vous êtes mal dérigé dans la série de votre bac pour un métier de journaliste le bac litéraire étais plus approprier.
                                  Enfin chacun se trompe d’orientation. Ne vous plaignez pas trop qu’on vous prennent de l’argent avant d’en gagner d’autre ayant moins que vous et n’ayant pas la chance d’étudier sont touché par ce problème. Je veux dire que c’est celui qui viens juste au dessus du pauvre qui paiera le RSA. Ce qui veux dire que les personnes comme moi devrons faire encore des sacrifices.


                                  • critical35 9 septembre 2008 17:42

                                    Certes le bac littéraire était plus approprié mais je ne vais pas vous refaire l’éternel débat sur les différents baccalauréats... J’ai choisi S car il me semble que c’est le plus complet des baccalauréats et qu’il oblige d’entretenir une certaine rigueur dans le raisonnement en particulier en sciences...

                                    De plus il a toujours cette réputation à tort ou à raison d’être le meilleur bac, bref fermons la parenthèse, ceci est un autre débat...


                                  • Christoff_M Christoff_M 9 septembre 2008 20:06

                                     il semble que pour le pouvoir politique français en faisant quelques colmatages en bas de l’échelle on pense régler le problème de l’emploi....

                                    les propos sur le smic font partie de la meme mascarade démago et électorale....

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