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Accueil du site > Tribune Libre > Le spécisme ne tue pas que les animaux

Le spécisme ne tue pas que les animaux

L’épidémie massive de grippe aviaire qui s’est abattu sur notre pays doit nous inciter à repenser de toute urgence le traitement épouvantable que les humains infligent aux autres espèces.

Quand tirerons-nous des leçons de ces zoonoses à répétition ? Alors que la grippe aviaire sévit dans les élevages français et que des millions d'oiseaux sont abattus – sans oublier la pandémie de Covid-19 (d’origine zoonotique elle-aussi selon les experts) qui continue de faire des victimes chaque jour – il est urgent que nous repensions notre rapport aux autres animaux. Car ces deux maladies, ainsi que la grippe porcine, le SRAS et la maladie de Creutzfeldt-Jakob (ou maladie dite « de la vache folle »), sont liées à l’élevage et à l’abattage d'animaux à des fins alimentaires. Avons-nous besoin de davantage de preuves du danger pour la santé publique que représente l’exploitation animale ?

Tant que nous continuerons à considérer les animaux comme des marchandises – plutôt que comme des êtres sensibles faisant partie de communautés avec lesquelles nous partageons la planète – nous serons condamnés à endurer des pandémies mortelles et des restrictions économiquement et socialement désastreuses, sans parler de l’atroce cruauté envers les animaux que nous continuons à tolérer et à soutenir.

Des victimes douées de sensibilités

Le ministère de l’agriculture a recensé à ce jour 374 foyers dans des élevages en France, dont la majorité « dans les Landes, au cœur du pays du foie gras, où des abattages massifs ont été organisés ». Partout en France, des élevages ont été « dépeuplés » – un horrible euphémisme pour le massacre d’êtres sensibles et innocents. À ce jour, plus de 3 millions d’oiseaux ont été tués lors de cette épizootie, chacun d’eux un individu sensible, capable d’éprouver des émotions, de tisser des liens avec tel ou tel congénère, d’apprendre des leçons et qui tenait à sa vie comme nous tenons à la nôtre.

Quatrième épisode de grippe aviaire depuis 2015

Il s’agit du quatrième épisode de grippe aviaire qui touche l’Hexagone, et singulièrement le Sud-Ouest depuis 2015. Depuis 2000, plus de 122 millions d'oiseaux ont été abattus en France dans le cadre de tentatives de lutte contre la grippe aviaire. Bien sûr, ces animaux étaient de toute façon voués à une mort terrifiante pour que leur foie, leur chair et leurs plumes servent des intérêts humains.

Au Royaume-Uni, un humain a déjà été infecté par la grippe aviaire, et les experts avertissent que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il y ait une épidémie humaine généralisée.

Selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), un record de 14 millions de cas de grippe aviaire ont été détectés en 2021 partout dans le monde, soit plus qu'au cours des cinq années précédentes, une propagation qui pose une menace majeure à la santé humaine.

En effet, cela représente une augmentation de 462 % des cas, générant des milliards d'opportunités supplémentaires pour que l'agent pathogène se propage à l’humain et circule parmi la population.

Il nous faut nous rendre compte de l’urgence sanitaire à laquelle nous faisons face, et pas seulement à cause de la grippe aviaire. La majorité des animaux exploités pour la consommation sont entassés dans des hangars surpeuplés et insalubres, et manquent souvent de soins vétérinaires adéquats. Des enquêtes montre des animaux confinés dans leurs propres déchets aux côtés d'animaux malades et mourants. Ces élevages (ainsi que les abattoirs où ces individus finiront leur triste vie) sont un terrain fertile pour les maladies zoonotiques.

Un système d’oppression, dangereux à tous les niveaux

À la racine du problème se trouve le spécisme – la perspective néfaste selon laquelle les autres animaux seraient inférieurs à nous. Cette vision basée sur des préjugés vis-à-vis de l’« autre » a conduit à normaliser l'utilisation et la maltraitance d’individus sensibles pour se divertir, se vêtir et se nourrir. Epée à double tranchant, notre traitement des animaux revient nous hanter, par le biais de ces épidémies étroitement liées à leur exploitation.

La cruelle production de foie gras montre le spécisme à son paroxysme. Des canards et des oies terrifiés se font enfoncer un long tube métallique dans la gorge et sont gavés d’immenses quantités de nourriture pour distendre leur foie et le rendre malade. Heureusement, l’opposition à ce produit issu de la torture prend de l'ampleur. Cinq villes – Strasbourg, Lyon, Grenoble, Besançon et Villeurbanne – l'ont récemment banni de leurs réceptions officielles.

Agir à son niveau

L’exploitation animale fait l’objet de plus en plus de critiques sur le plan éthique, écologique et sanitaire. Nos élus se prononcent sur le sujet et des lois entrent en vigueur – mais il nous faut en faire beaucoup plus. Chacune et chacun de nous doit se sentir responsable et capable d’agir. Chaque épidémie qui fait la une des journaux, chaque catastrophe climatique et chaque vidéo tournée dans un élevage sordide doit nous inspirer à faire ce que nous pouvons à notre niveau – et cela commence tout simplement par cesser de soutenir l’exploitation massive des autres animaux en les laissant hors de nos assiettes.


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32 réactions à cet article    


  • Albert123 5 mars 10:54

    j’adore le foie gras et j’adore le spécisme aussi, le spécisme c’est d’ailleurs ce qui me distingue du reste de la bétaillère des bobos dégénérés.


    • Clocel Clocel 5 mars 12:00

      @Albert123

      Intéressez-vous à la façon « moderne » de le produire et à la mafia qui se trouve derrière, ça devrait vous calmer l’appétit...

      Si la production artisanale était encore discutable, les méthodes actuelles ne le sont plus...


    • Albert123 5 mars 15:13

      @Clocel

      « Intéressez-vous à la façon « moderne » de le produire et à la mafia qui se trouve derrière, ça devrait vous calmer l’appétit... »

      c’est pas un ramassis de néo nazis qui n’ont pas moufté lors de la segregation covidiste qui peuvent aujourd’hui me faire des leçons de moraline sur le sort reservé aux animaux d’élevage.

      si les veaux ont la mémoire courte et l’amnésie selective, moi non.

      mais avant de nous ressortir la carte de l’indignation il faudra faire le grand ménage 


    • Clocel Clocel 5 mars 15:31

      @Albert123

      Calme-toi Bébert, et fais à ton rythme ! smiley


    • voxa 5 mars 18:15

      @Albert123

      Pourquoi vous fâchez ainsi  ?
      Vous accréditez que la viande, ça rend méchant et hargneux...

      Rien de meilleur, pour moi, qu’un steak bleu au poivre, qu’une entrecôte sur la braise, qu’un tournedos, une bonne cote de porc et même un bourguignon... (Le bœuf, évidemment )

      Mais...
      quitte à en manger vraiment, réellement moins souvent, jamais je ne mange ou ne mangerai de la merde industrielle élevée à la chaine en batterie dans des conditions scandaleuses tant morales que d’hygiène.

      Reconnaissez qu’il faut tout de même avoir de sacrés gouts de chiottes pour bouffer du poulet industriel ou la viande de merde surgelée des fast foods...

      Hélas, c’est sans espoir Mac Do la cathédrale de la beaufitude et du mauvais gout ne désemplit pas...

      Bouffer cette merde industrielle, c’est ne rien respecter, pas plus la planète, les animaux, que soit même.

      Juste pour calmer un peu, vous devriez, pour vous détendre, aller voir un bon film.
      Je vous conseille : « Barbaque »

      https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=285749.html

      C’est très drôle on y consomme du végan, en steaks, en saucisses, en jambon...

      Entre nous, moi, je n’en mangerai pas.
      Je l’ai dit plus haut, je ne consomme pas de viande merdique.

      ...

       


    • Seth 6 mars 14:08

      @voxa

      Le problème est la quantité produite et donc sa qualité et l’importation.

      Je suis né et je suis revenu en Périgord et autrefois on ne passait pas sa vie à bouffer du foie gras. C’était uniquement à certains moment, c’était un mets de grand luxe, rare et très cher dans l’endroit même où on le produisait. C’était réservé aux fêtes, et encore pas toutes Tout comme les Iraniens ne passent pas leur vie à boulotter du caviar.

      On ne gavait pas tous les animaux, uniquement certains mais ça prenait du temps et on les chouchoutait, ils étaient uniquement disponibles en saison froide, tout comme les truffes.

      Seulement maintenant on trouve du foie gras chez Aldis et on entend des gens vous dire « j’ai trouvé pas cher chez X et c’est super », et ben non, c’est de la merde mais peu de gens connaissent le vrai goût du foie, hors de cette espèce de bouillie douçeâtre, même si c’est supposé être du foie pur... Ca vient d’ailleurs, la Hongrie et autres et même sur place, à peu près tout est est tourné pas formidable.

      Je sors de familles de bouseux, les productions animales sont maintenant épouvantablement mauvaises à moins de les prendre chez certains locaux en campagne. A Paris, tout est de la daube.

      Et ne parlons pas des veaux blancs sous la mère, ça n’existe même plus.

      Faudrait pas que je tourne au feu Coffe.....

      Il faut savoir apprécier ce genre de produits pour ce qu’ils sont : des choses rares mais qui vous font atteindre un petit paradis pendant un court moment, c’est mieux que rien.

      Et sans blanc doux SVP (pub pour les (mauvais) Sauternes et autres Alsace), préférez un très bon Cahors (un vrai) lourd et râpeux En cas de blanc obligatoire, il vous reste le Rosette (si vous en trouvez) chambré.

      Bon allez, j’arrête.

      Consommez les animaux mais très raisonnablement et que du bon. La viande fait partie de notre nourriture mais pas que...

      Pour les végétaux, c’est une autre histoire en fait de merde.

      Cdt


    • voxa 6 mars 18:05

      @Seth

      Vous parlez à un vieux convaincu...
      Avec une nuance... le foie gras, pour moi c’est celui de l’oie pas celui du canard. (hérésie moderne de l’urgence).
      Ceci dit j’ai connu il y a fort longtemps, à Barcelonnette du Gers des particuliers qui gavaient leurs oies à la main entre leurs genoux...
      Ensuite un volailler passait de maisons en fermes, pour les acheter et les regrouper...
      C’était chacun son métier.

      Je peux certifier pour avoir participé à ce gavage que les oies étaient demandeuses et venaient d’elles-mêmes entre nos genoux, n’en déplaise aux bobos androgynes, aux végans rachitiques, à tous ces décadents qui ne savent même pas reconnaitre une oie d’un canard.

      C’était juste une autre époque.
      Une époque maintenant un peu sépia où l’on ne consommait pas, on ne bouffait pas..
      On mangeait.

      Comment voulez-vous qu’un gosse élevé, éduqué devant la télé, poussé avec de la viande industrielle, du surgelé pané, des macs-do de merde et du coca puisse un jour, apprécier un vrai foie gras d’oie ?

      Pour lui, du foie gras, c’est du pâté, du mousseux, c’est du Champagne.
      Pour lui, une Kronenbourg, c’est une bière...

      Il n’achète pas un produit, il achète une marque bien visible, juste pour la frime.
      Uniquement pour la frime.

      Tout.
      Tout de suite.
      Vite fait.
      Vite oublié.
      C’est la réclame de la téloche qui déclenche son caprice...
      C’est Carouf qui l’overdose...
      C’est Cétélem qui casque...

      Il mourra obèse, total obéré sans avoir connu le plaisir et son attente.

      Bon...
      Moi, faut que je me calme...

      ...


    • mmbbb 7 mars 10:52

      @Seth j acquiesce , je suis étonné qu au pays de Brillat Savarin, nous ayons en quelques générations , perdu la physionomie du goût .
      Il est ridicule sinon idiot d acheter des fraises des maintenant ou des poires 

      Quant à la cuisine, il est erroné de vouloir croire que les « grands mets » apportent uniquement du plaisir
      une purée faite à l ancienne est un pur régal un exemple parmi d autres .
      Un bon pain se suffit à lui même ect ect 
      Quant à la nouvelle cuisine sans cesse revisitée , elle est destinée a cette nouvelle génération J avais pu ainsi voir un pot au feu , un pot au feu des villes ! Une personne qui ne tient qu un stylo 


    • Philippulus Kaa 5 mars 11:08

      L’épidémie massive de grippe aviaire co-vide qui s’est abattu(e) sur notre pays doit nous inciter à repenser de toute urgence le traitement épouvantable que les humains infligent aux autres espèces humains.


      • Philippulus Kaa 5 mars 11:11

        @Kaa

        nb : la fonction « barré » n’étant pas admise par le traitement de texte Avox, merci de barrer vous-mêmes les mots « grippe aviaire » et « espèces ».



      • Philippulus Kaa 5 mars 15:17

        @Clocel

        merci, mais quand je copie un texte que j’ai saisi dans Word et dont j’ai barré certains mots, les lettres barrées ne le sont plus sur AVOX, même si j’ai demandé de « conserver la forme ».


      • Clocel Clocel 5 mars 15:28

        @Kaa

        Là si tu fais un copié/collé dans la fenêtre de saisie, ça marche, j’ai essayé dernièrement...

        Word... Est-ce bien raisonnable !? smiley Mémène prend ses distances !


      • voxa 5 mars 18:17

        @Clocel
        non non... ça passe pas.
        Sur ago, c’est encore la machine a écrire...


      • Clocel Clocel 5 mars 18:23

        @voxa

        ̶i̶n̶s̶i̶s̶t̶e̶ ̶ !̶ smiley


      • voxa 5 mars 18:32

        @Clocel
         ̶L̶à̶ ̶s̶i̶ ̶t̶u̶ ̶f̶a̶i̶s̶ ̶u̶n̶ ̶c̶o̶p̶i̶é̶/̶c̶o̶l̶l̶é̶ ̶d̶a̶n̶s̶ ̶l̶a̶ ̶f̶e̶n̶ê̶t̶r̶e̶ ̶d̶e̶ ̶s̶a̶i̶s̶i̶e̶,̶ ̶ç̶a̶ ̶m̶a̶r̶c̶h̶e̶,̶ ̶j̶’̶a̶i̶ ̶e̶s̶s̶a̶y̶é̶ ̶d̶e̶r̶n̶i̶è̶r̶e̶m̶e̶n̶t̶.̶.̶.̶


      • voxa 5 mars 18:33

        @voxa
        ben merde... ça marche...


      • xana 5 mars 11:59

        Ce n’est pas le spécisme. C’est l’exploitation forcenée de toutes les ressources quelles qu’elles soient dans le seul but de s’enrichir.

        Anissa Putois surfe sur une idée imbécile juste pour se faire un nom. Aujourd’hui le véganisme est à la mode, alors allons-y !

        Mais le problème est beaucoup plus profond et vient de l’avidité considérée comme la valeur suprême dans notre société. Anita Putois n’en a rien à faire, son problème à elle est d’obliger les gens à consommer de la nourriture végane en grande partie synthétique.

        Les dégâts causés à la nature par notre incapacité à maîtriser notre fécondité, multipliée par cette avidité du profit devenue la vertu essentielle de la société occidentale, ne seront certainement pas guéris par le véganisme. Mais Anita Putois espère que certaines firmes agroalimentaires converties au véganisme feront des profits substantiels.

        Gageons qu’elle en tire déjà pas mal de dividendes ?


        • voxa 5 mars 18:41

          @xana

          « Anissa Putois surfe sur une idée imbécile juste pour se faire un nom. Aujourd’hui le véganisme est à la mode, alors allons-y ! »


          Dans le milieux de la com, on appelle cela une putaclic.

          Une putaclic, les gogos appellent cela un ou une influenceuse...
          En prononçant lentement on comprends le sens de ce mot...


        • Seth 6 mars 14:23

          @xana

          Tout juste.

          Le véganisme est très in en ce moment, très bobo et aristocratie du salarit, CSP+ et autres. Vous en trouvez partout. Chez les nouveaux supermarchés bio (bio accessoirement mais principalement supermarchés) mais aussi bien sûr chez les classiques carrouf et autres auchan).

          Ca marche Coco !

          Un jour chez un bio j’ai entendu une donzelle demander des imitations véganes de crevettes ! Ouchhh ! Tout le monde autour a failli tomber de cul.

          Autrefois certains Vegans exigeaient des tatanes sans cuir et achetaient du pétrole recyclé mine de rien à la place. Que dire de plus ?

          Pendant ce temps, on ne s’occupe pas de la lutte des classes, c’est le principal.


        • Abolab 5 mars 12:33

          Se prononcer sur le sujet, c’est arrêter de manger des animaux et leur produits, la seule voie du coeur et de la raison.


          • PascalDemoriane 5 mars 12:44

            Notes sur l’article qui inverse les causalités

            D’accord avec le problème global de la relation à l’animal et au vivant à revoir
            Pas d’accord avec « la racine du problème » qui serait le pré-jugé spéciste, non !
            Pas d’accord avec la priorité de l’enjeu épidémique qui n’est qu’un retour à l’intérêt anthropocentriste : l’humain est-il indispensable ? finalité de tout ?

            Les rapports de domination et de violence ne sont pas le fait d’idéologies conjoncturelles des uns ou des autres qui imposeraient des modes de production (et de reproduction) violents contre le vivant, les animaux, les femmes, les plus faibles, c’est le contraire ! C’est les rapports sociaux et modes matériels de techno-production (et de techno-reproduction) marchandisés qui produisent l’idéologie et les stéréotypes de ceux qui les exploitent. En particulier en phase monétaire capitaliste, techno-industrielle de masse.
            économie et biologie sont inconciliable, antinomique, l’une détruit (entropie), l’autre construit (néguentropie). Il n’y aura pas de solution socio-économique au problème animal.

            L’humain violemment domestiqué et concurrencé par lui-même depuis le néolithique ne fait que reporter sur le milieu vivant la violence sur-prédatrice de ses rapports de production : le travail torture punitive, la prolétarisation, la sexuation, la domination, l’aliénation sociale : la notion de rapport antagonique de classe en est le résumé.

            Y a t-il une lutte de classe de la cause animale ?
            C’est pas stupide, c’est même intéressant comme vue d’émancipation et de dés-aliénation synergique. Faudrait déjà que les humains cessent de se sous-humaniser entre eux, avant de prétendre cesser de sous-animaliser les bêtes, d’en faire des objets. Il n’y a qu’une seule façon de le faire : abolir l’argent, la valeur d’échange qui met un prix sur le vivant. Car :
            Aujourd’hui on peut s’acheter une femme ou un enfant sur le marché sexuel ou procréatif comme on peut s’acheter un chien ou une chasse à l’éléphant, une côte de boeuf. C’est le résultat du progressisme sociétal par lequel tout se vaut puisque tout s’achète.
            Grâce à l’argent, on peut faire cela en toute bonne conscience : l’argent permet de cacher, d’éloigner du petit-bourgeois progressiste écolo les violences productives du sale boulot opérée par des prolétaires exploités éloignés sur les cinq continent (mines, travail des enfants, abattoirs...)

            Je crains que l’anti-spécisme petit-bourgeois, comme l’écologisme contre-révolutionnaire ne soit qu’une mise scène bien pensante – bien pansante - pour cacher oui les mauvaises consciences de l’hypocrisie sociale devenue la valeur dominante du progressisme néo-libéral.


            • sylvain sylvain 5 mars 14:14

              On met souvent en avant les horreurs de l’élevage industriel pour discréditer toute forme d’élevage .

              L’élevage industriel est certe horrible, mais pas plus que l’agriculture en général .Ce qu’on fait aujourd’hui avec les plantes et les sols est tout aussi abominable .

              L’élevage paysan est une tout autre histoire, qui n’est pas sans malheur et sans difficultées, mais qui contient aussi ce qu’on peut appeller la bonne vie .Des animaux, des hommes et des plantes en interdépendance, dans la vie comme dans la mort, qui arrive pour tout le monde un jour .Et des animaux qui sont différents des humains, sans même se poser de questions sur une très théorique et morale supériorité qui n’a pas de sens dans ce qutidien

              Dans cette optique, ce qui est abominable, c’est la vie industrielle, pas le spécisme


              • cevennevive cevennevive 5 mars 14:43

                Que c’est beau ce spécisme !!!

                Dans nos Cévennes, nos ancêtres avaient tous un cochon, des chèvres, des lapins, des poules, etc.

                Sans cela ils n’auraient mangé que des châtaignes.

                Quoique, notre cochon, nos volailles, ayant mangé des châtaignes avaient bien meilleur goût !

                Y aurait-il encore des vieux « montagnards » vivants s’ils n’avaient avalé que des produits d’un jardin stérile ? Nous ne serions plus là...

                Y aurait-il des Alaskiens vivants s’ils ne vivaient pas de la chasse et de la trappe, et s’ils n’avaient avalé que des écorces de bouleau ? Il n’y en aurait plus..

                C’est un bien curieux mouvement que vous prônez là.

                C’est, hélas, les pratiques d’aujourd’hui qui polluent tout. Au nom du profit, de l’argent, de l’immédiateté, de la consommation effrénée, etc.

                Vous vous trompez...


                • jjwaDal jjwaDal 6 mars 18:45

                  @cevennevive
                  Je pense que c’est vous qui vous trompez. Nous ne sommes pas nos ancêtres à la fois par le nombre ( x7 en deux siècles) et par la variété de ce que nous pouvons mettre dans l’assiette. La couverture de tous nos besoins peut éventuellement être totalement végétale (moins epsilon pour la b12), à défaut sans chair animale (y compris produits de la mer), sans incidence néfaste sur la santé.
                  Bien sûr qu’avant l’agriculture et pendant les glaciations et localement il fallait manger de la viande pour survivre, éviter l’anémie pour les femmes et cela s’est fait.
                  Le soucis de notre régime alimentaire vient majoritairement de notre nombre mais pas que. Faute de regarder le problème en face il s’imposera à nous dans la violence financière, environnementale ou réglementaire.


                • Jetokex Jetokex 5 mars 16:16

                  Avertissement : Les animalistes seront traité comme des animaux.


                  • slave1802 slave1802 5 mars 16:56

                    @Jetokex

                    On va pas être obligé de manger des végans, ça doit avoir le gout de l’épinard rance, beurk...


                  • jjwaDal jjwaDal 6 mars 07:54

                    Il ne faut pas se cacher derrière son doigt. Notre espèce se prend pour « la race supérieure » et emmerde littéralement l’ensemble des autres espèces en étant devenu un fléau absolu qui phagocyte tous les espaces de vie de la planète. Les autres espèces de vie n’existent que comme marchandises au mieux, nuisibles au pire.
                    Peu importe que nombre de ces espèces aient un registre de sensibilité comparable au nôtre, peu importe leur intelligence volontairement sous estimée, peu importe que des milliards ne connaissent qu’un simulacre de vie dans ces camps de concentrations que nous nommons « élevage intensif ». Ils ne sont pas des êtres vivants, mais juste de « la viande ».
                    Nous tuons 60 milliards d’animaux terrestres par an pour notre seul plaisir, vu que manger de la viande n’est plus un besoin pour notre espèce.
                    Il est estimé que 1000 milliards d’animaux marins (de la crevette au dauphin) sont tués chaque année par notre espèce.
                    Ce n’est pour moi qu’une extension du plaisir manifeste que nous avons à nous taper sur la gueule et à tuer nos propres enfants dans des guerres totalement illégitimes dont tout le monde se fout, alors que « Charly »...
                    Nous avons perdu le sens du sacré devant ce petit miracle qu’est la vie tout simplement.


                    • Armelle Armelle 7 mars 11:04

                      Bah il faut bien que les uns ou les autres se reconnaissent dans un combat quelconque !!!

                      Celui-ci est reste ma foi assez coquet quand il s’inscrit dans un monde où bon nombre d’humains sont bien plus mal traités que les animaux !!! Il se pourrait bien alors que ce problème ne soit que celui des riches !!!

                      Cela n’empêche pas bien sûr que l’on s’en inquiète, mais c’est encore dans ce cas précis, un hors sujet car celui-ci amène tjrs la discussion à terme sur la question « peut on manger de la viande ? » alors que le seul problème serait la seul façon d’élèver les animaux. Donc une démarche intellectuelle fallacieuse, d’autant plus que quand on s’intéresse de près au monde végétal et que l’on prend conscience qu’il vit lui aussi et qu’il a lui aussi une sensibilité... mais c’est tjrs la même chose, l’ignorance amène souvent de mauvaises analyses !

                      Et comment règle t-on le problème du lion qui martyrise sa proie avant de la dévorer ? Vous me répondrez que c’est la nature, alors je vous répondrai aussi que la nature a fait que l’homme mange des animaux, la seule problématique est donc "comment allier cette donnée au respect d’un élevage vertueux. Alors cette question, comme bien d’autre nous ramène tjrs au même point ; Le législateur !!! Encore lui. 

                      Vous vous trompez de combat !!!


                      • Armelle Armelle 7 mars 11:36

                        Et quand je vous parle du législateur, ce n’est pas sans importance car, dans son incapacité à faire que les citoyens puissent vivre correctement, dignement, avec suffisamment d’argent pour acheter des consommables « vertueux », celui-ci s’arrange bien des élevages intensifs dont la viande sort à des prix débilement bas et qui du coup, peut entrer dans le budget des gens à très bas revenu. 

                        Un système qui l’arrange bien évidemment !!!

                        Je vous le redis, vous vous trompez de combat, enfin d’adversaire plutôt !!!


                        • Armelle Armelle 7 mars 11:58

                          Et puis pardonnez-moi mais un problème se gère dans sa GLOBALITÉ, et non partiellement comme vous le faites. Car en effet, l’homme a construit son métabolisme, son fonctionnement physiologique et cellulaire à travers des milliers de générations, des générations qui depuis le premier humain ont mangé de la viande, par conséquent que savez-vous des conséquences à moyen et long terme de la suppression de viande dans son alimentation, dont on sait que les graisses animales en l’occurrence sont indispensables au cerveau. Et le reste on ne sait pas, nous n’aurons que dans une génération les conséquences d’un régime végétarien sur les individus. En plus, ce phénomène amènera FORCEMENT, des industriels peu vertueux, vers la production de viandes artificielles, de fabuleuses compositions chimiques qui feront de nous de véritables humains OGM. Tout cela parce qu’on a préférer dire à tous, de ne plus manger de viande plutôt que de responsabiliser le législateur afin qu’il transforme vertueusement notre façon d’élever et tuer les animaux voués à l’alimentation.

                          Mais comme on dit ; l’enfer est pavé de bonnes intentions...


                          • Armelle Armelle 7 mars 12:05

                            Et pour finir, je conseillerai vivement à l’auteur de voir le documentaire de ARTE, qui s’intitule « le génie des arbres ». Une autre vision du monde végétal, qui remet en cause un tas d’aprioris quant aux végétaux, la seule nourriture des végétariens et végans qui pensent naïvement ne faire que le bien à l’égard de la nature...

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Anissa Putois

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