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Accueil du site > Tribune Libre > Le survivalisme

Le survivalisme

Le survivalisme (terme popularisé par Kurt Saxon et John Pugsley) apparaît aux États-Unis avec la Guerre froide, les adeptes veulent protéger leur famille d'une attaque nucléaire soviétique. Le permis de construire de la Maison de la radio, déposé en 1954, dispose de quatorze abris anti-atomiques aménagés dans les fondations du bâtiment (ils existent toujours). En 1963, la Confédération helvétique rend obligatoire la construction d'abris anti-atomiques pour chaque maison individuelle. La mouvance prend une nouvelle forme avec le retour des vétérans du Vietnam (1975) qui choisissent une vie autarcique en retrait de la société et de ses tensions culturelles. Le néo survivalisme va s'étendre à toutes les catastrophes de grande ampleur : risque NRBC-E - crise économique - catastrophe naturelle - industrielle - mouvement de population hostile - crise sanitaire, etc. Lorsque des familles quittent leur lieu de résidence pour aller se confiner dans une région épargnée par la Covid 19 ; quand les populations proches d'une centrale nucléaire gardent des pilules d'iode ou celles proches d'un site Seveso un masque filtrant à la maison, elles appliquent un des préceptes du survivalisme.

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Le survivalisme vise à éviter le pire en interprétant des signaux annonciateurs de l’imminence d'un danger : montée des eaux, phénomène météorologique, incendie, rayons des grands magasins qui se vident - embouteillage - engorgement des gares & aéroports - queue devant les stations service, devant les consulats - restrictions de déplacements - état d'urgence, etc., afin de s'en éloigner avant de se retrouver piégé. Si certains habitants de la Roya avaient anticipé les aléas locaux et régionaux possibles : submersion, rupture des voies de communications, coupures d'eau, d'électricité, chauffage, téléphone, etc., l'épreuve eut été moins difficile et la préparation favoriser la résilience. Plusieurs catastrophes avaient déjà endeuillé Roquebillière : trois tremblements de terre en 596, 614, 1494, six inondations en 1094, 743, 1772, 1889, 1892 et 1926. (...) La vallée étant sans téléphone depuis quelques jours, l’information fut portée à Nice à bicyclette. (...) Tout le village fut évacué. Certains habitants purent être sauvés sous les décombres. Mais on déplora au total dix-neuf morts et disparus.

Il nous faut différencier : la survie - le survivalisme - le Team building (stage d'intégration, compétivité des cadres d'entreprise) - le bushcraft, vivre de peu dans les bois (cueillette, chasse, braconnage, pêche) - la collapsologie. La survie repose sur la préparation à vivre isolé dans un milieu dégradé ou inconnu en attendant les secours. Un avion se « crash », les survivants vont devoir se débrouiller avec ce dont ils disposent (outils, vivres, médicaments) en attendant les secours. Dilemme, rester auprès de l'appareil (se signaler) ou partir en espérant rejoindre un endroit habité. Avec les vols longs-courriers, les passagers survolent des territoires forts différents : plan d'eau - océan - montagne - forêt dense - plaine - désert - steppe - jungle zones à la faune, la flore et aux conditions très différentes selon la saison. On n'apprend pas à vivre isolé dans ces milieux dégradés en quelques jours ! Cela nécessite plusieurs mois ainsi qu'une préparation mentale.

L’Intérêt pour une vie proche de la nature ne cesse de croître parmi les urbains, parfois à la suite d'un coup dur : divorce, perte d'emploi ou d'un proche et que la vie en société n'a plus de sens. Les profils sont divers et variés : âme de campeurs, randonneurs, survie au combat, scoutisme, aventuriers frustrés, jeux d'aventure (Koh-Lenta). Le baba-cool ou le libertarien veut vivre en retrait de la société grâce à l'élevage et/ou l'agriculture ; le homesteader une retraite paisible en autosuffisance (poules pondeuses, lapins, culture d'un verger et d'un potager) ; l'écologiste prône la défense de l'environnement ; le complotiste prêt à utiliser les armes pour mettre en sécurité sa famille : « les FdO submergées ne pourront être partout ». Pour le sociologue Bertrand Vidal : « Ce sont des individus qui sont dans un imaginaire du futur très négatif. Ils ont un panorama de l’imaginaire du danger qui peut aller de l’accident de la route à la perte d’emploi, en passant par la grande catastrophe finale qu’est l’effondrement économique ou écologique ».

Un stage de survie ne saurait correspondre à un Preppers survivaliste. Celui-ci se tient prêt à rejoindre une base autonome durable (abri/refuge) approvisionnée en nourriture, graines et aménagée afin d'y vivre en autarcie un temps plus ou moins long : recueil des eaux pluviales, puits « artésien », panneaux et four solaires, toilettes sèches, éolienne, hydrolienne, produits d’hygiène, nécessaire à couture, trousse de secours adaptée à la région, aux activités et compétences : Aspivenin, embout Godel, agrafeuse cutanée (une vingtaine d'euros), objets pour le troc (DAB vides), poste-transistor (préférez les accus aux piles), une paire de Walkie-Talkie. Plus de Smarphone c'est ne plus pouvoir se concerter (un point de rdv a-t-il été prévu), ni de GPS, plus de boussole ni de cartes. Un survivaliste pur et dur est moins exigeant en ressources et a tendance à compter sur ses capacités pour vivre de ce que la nature lui offre et pallier les manques comme Robinson Crusoé.

Selon les collapsologues : « L'effondrement pourrait avoir une dimension économique et sociale (le productivisme générerait une crise sociale qui menacerait d’exploser), ou une dimension environnementale (la planète est en danger, et cela peut entraîner la disparition des espèces et d’éventuelles catastrophes naturelles) ». Selon Yves Cochet ancien ministre de l’Environnement : « La Terre va finir par se défendre et se venger. (...) Se réfugier dans un bunker, ça ne marchera pas. Il faut créer des ‘biotopes de guérison sociale, des écolieux, des écovillages. Il faudra vivre localement. S'entraider, ou s'entretuer ».

En temps de crise les zones rurales sont plus rassurantes que les zones urbaines : plus d’espace, plus de ressources et moins de population, mais l'isolement peut en inciter certains à des actes de délinquance. De nombreux ruraux sont irrités par la présence de « Franciliens » dans leur commune oubliant que leurs ancêtres l'ont quittée pour s'en aller vivre en ville... Un pis aller, la maison de famille aménagée. Autre possibilité, se tourner vers une entreprise qui propose une place dans un abri collectif (10.000 euros pour cinq années). Espérons que la dite société ne dépose pas le bilan et qu'elle soit accessible le jour « J » ! Il est plus judicieux d'acheter : une parcelle de terrain, une ruine, une grotte, une cave, un box en vue de le renforcer (consulter les manuels du génie) et de l'adapter en lieu de vie temporaire et aux menaces redoutées.

En France, on ne peut bâtir n'importe où ni s'installer à l'année où bon nous semble.
Les « zones U » sont des zones urbanisées avec des équipements publics et assainissement (permis de construire obligatoire). Un terrain constructible est viabilisé s'il est raccordéable à la voirie et aux réseaux d’eau potable, de gaz, d’électricité, de téléphone. Les « zones N », naturelles ou forestières, sont des zones protégées. Les zones AU sont en attente d'urbanisation communale. Les « pastilles » sont des zones non constructibles réservées aux habitations mobiles (démontables sans fondations) occupées au moins huit mois par an (soumis à déclaration). Un bâtiment mobile reposant sur des plots de fondation est considéré « habitation légère » (déclaration de travaux). Si la surface plancher totale est supérieure à 40 m², permis d’aménager nécessaire.

La loi ALUR prévoit des exceptions concernant l’installation sur un terrain non constructible d'habitats légers sans fondations (tente, roulotte, mobil home, Tiny House, camping-car, bateau à terre). Les terrains non constructibles sont ceux qui présentent des risques de sécurité, qui ne peuvent supporter la masse d’une construction, ni être viabilisé, il s'agit généralement de terrains agricoles ou naturels. Il faut être agriculteur pour y bâtir les constructions nécessaires à l’exploitation agricole (hangars, granges). La construction d’un bâtiment de moins de 20 m² sans chape ni fondations nécessite une autorisation de travaux en mairie. S'il s'agit du même bâtiment avec fondations et chape, il faut déposer une demande de permis de construire. Il est permis d’installer une tente sur le terrain inconstructible ainsi que la création à titre privé d'un potager.

Il est prudent de s'assurer que le terrain ne relève pas d'une Association Communale de Chasse Agrée (opposition de conscience ou cynégétique possible) et demander un Certificat d’urbanisme (CU) en mairie afin de connaître les obligations pesant sur le terrain inconstructible, une extension bâtie y est parfois possible... Le Code l'urbanisme permet la reconstruction, à l’identique, un bâtiment en ruine (cadastré) depuis moins de 10 ans, sauf dispositions contraires stipulées par le PLU.

La législation est complexe et évolutive. Une œuvre d'art inférieure à 12 mètres de hauteur et à 40 m3 de volume ne nécessite pas de permis de construire ! L'opportunité est parfois d'acquérir un terrain inconstructible au nom d'une association « historique » (loi 1901) dont le but déclaré est l'étude de la construction de l'habitat ancien... Sinon, un : van, fourgon, camping-car permet de rejoindre une zone sûre, d'y bivouaquer et d'en changer selon l'évolution de la situation. Il est judicieux d'acquérir deux petites parcelles qu'une grande. Le délai de stationnement écoulé, on part s'installer sur l'autre parcelle !

Pour le choix du site, il faut prendre en compte la nature des menaces, les délais d'alerte, les itinéraires afin de rejoindre un lieu sûr, et quel type d'abri allez-vous envisager : léger, mobile, en dur, sur pilotis, flottant : en sous-sol - en surface - enterré - semi-enterré - à l’intérieur d'une galerie, carrière, anfractuosité, au fond d'un repli de terrain ? Quel moyen d’accès : plein pieds, puits, escalier, échelle, rampe inclinée (personne handicapée, accés VL) ? Sa taille (nombre de personnes), confort nécessaire, durée d'occupation, nature de la menace et protection : panic room, effets thermiques, souffle, rayonnement, incendie, submersion, éolien, glissement terrain, corrosion, « parasismique » (élasticité avec pneus et/ou sacs de terre), EMP, climatiques, les raisons ne manquent pas.

Un abri est aussi solide que son enveloppe, pression des terres, eau de ruissellement, animaux fouisseurs. Certains survilistes d'enterrer une caravane, un tube en acier galvanisé (diamètre 3 m), un container maritime (33 m3, 2,5 tonnes, 2,500 euros avec la livraison, manipulable par chariot élévateur à fourches), construction d'un hobbit, le vantail tourné vers l'intérieur (risque de débris bloquant l'ouverture), une « bulle » végétalisée (200 euros/m2) et invisible à Google Earth... Certains craignant les « squatters » ou pillards, complètent leur refuge d'un camouflage. Le masquage a pour but de dissimuler le refuge en l'intégrant à l'arrière-plan (filet de camouflage, peinture, rideau de végétation réel ou artificielle). D'autres misent sur la déception, il s'agit d'attirer le regard de l'observateur sur un détail, pourquoi pas un trompe-l’œil. Les pièges à feu restent interdits !

Les survivalistes disposent d'un paquetage d'alerte contenant : documents d'identité, objets, vêtements, vivres, outils, quincaillerie, matériels plus ou moins hétéroclites selon la personnalité de leur possesseur. La discipline a créé de nouveaux marchés répondant à des besoins éloignés de l'esprit du survivalisme. Les « happy few » apprécient à être identifiés : port de marque (logo), modèle, couleur, outils multifonctions, bracelet en cordelette (besoin d'appartenance) comme si l'objet était la signature d'une expertise (besoin d'estime) au lieu de ne jamais attirer la convoitise et de se fondre dans l'anonymat.

 

Le paquetage sera-t-il à portée de main s'il faut précipitamment quitter le lieu de vie, de travail ou de loisir ? La catastrophe se précise, il faut récupérer les siens, emprunter un ou plusieurs moyens de déplacement : pédestre, deux roues, « métro ». voiture, aéronef, embarcation, train, traction animale ? Il faut agir avant la cohue. Des piétons chemineront-ils sur les autoroutes ou les voies ferrées pour rallier un point ? Faut-il privilégier un itinéraire multiple reconnu contournant les zones à risques et rester en mesure d'en changer à n'importe quel moment ? Peut-être qu'une halte dans une grande surface, un hôpital s'imposera. Un véhicule électrique ou au GPL n'offre pas la même autonomie qu'un véhicule essence, surtout si on dispose de jerrycans de réserve. Une panne est toujours possible (véhicule ancien plus facile de réparation). S'assurer de disposer de bombes « anti-crevaison », de chaînes, d'eau, de couvertures. En cas d'immobilisation fortuite, comment poursuivre le chemin ?

Le phénomène survivaliste inquiète les autorités. Le 24 février 2020, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté annonçait avoir confié à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires : « une mission en lien avec les services de police et de gendarmerie sur les nouvelles tendances sectaires. Parmi ces dernières, la survivologie, caractérisée, selon la Miviludes, par la recherche d’une autonomie personnelle et familiale – voire une autarcie, par le droit à l’autodéfense et la théorie de l’effondrement de la civilisation ».

Les lecteurs désireux de poursuivre leur lecture pourront consulter les articles : Comment aménager une cache en pleine nature - Catastrophes naturelles & risques majeurs - L'essor de l'alimentation industrielle - Braconnage : une pratique traditionnelle de chasse.

 

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54 réactions à cet article    


  • Bonjour, imaginons un instant que comme inscrit sur le Georgia Guidestones, les élus survivent (Pluton, la destruction de ce qui est « mauvais », arrive en verseau, soi-disantt signe de la fraternité alors qu’ l’individualisme règne en maître. Le psychanalyste Haddad vient de démontrer que Freud avait tort concernant la violence originaire. Celle-ci n’était pas dirigée contre le Père, mais entre frères, prenant l’exemple de Caïn,...en fait Freud a écrit que le meurtre du père (le signe du Lion en face, Louis XVI) qui gardait toutes les femmes pour lui avait soudé les frères : la culpabilité). Franchement : aimeriez-vous vraiment être élu ????


    • velosolex velosolex 28 avril 19:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Il y a des signes dans le ciel de l’agora. Un autre article sur le feu d’artifices final, des fusées rouges et bleus, comme au 14 juillet, mais atomiques.
      Kristel Néant, l’enraciné du Dombass, nous dit dans le titre qu’elle s’est fait naturalisée russe, avec chapka et vodka fournis par le politbureau.
      Va t’elle écrire maintenant en cyrillique ?. Si elle ne m’avait pas interdit d ’intervention, je lui aurait demandé de me tuyauter auprès des soviets pour acheter un abri atomique d’occas, importé de Tchermobyl. Il s’incorporait bien au « Yeun Elez » ces landes bretonnes désolées Bretonnes où je vis, et où la mythologie celtique plaçait la porte des enfers, où l’âme des morts planait dans les marées. Là bas, près du lac, la vieille centrale nucléaire de Brennilis arrêtée depuis des lustres se morfond et attend encore son démantèlement.
      Ce qui fait que je suis tout de même à moitié russe, moitié breton beurre salé. Mais j’ai confiance. Les menhirs nous protègent dans ce Finistère perdu du covid. Il nous protégeront des radiations. Quoique pas des parisiens. On ne peut pas tout avoir quand même. 


    • @velosolex contente de vous relire. Je suis aussi bloquée sur le site concernant Poutine..


    • velosolex velosolex 28 avril 20:16

      Peut être notre Néant va s’ouvrir sur les étoiles, en écrivant en alphabet cyrillique ?

      « De Raspoutine à Poutine, ras le bonbon ! » Comme dit le proverbe. 


    • @velosolex Je ne peux m’empêcher de penser à la série « Divergente ». Avec des images apocalyptique du reste de l’ancienne civilisation. Les Québéquois sont souvent excellent au nveau cinéma. Film : ADALINE. Divergente : Le film décrit une société dystopique dans laquelle les individus sont divisés en 5 catégories, ceux qui n’entrent dans aucune d’elles, les divergents, doivent être éliminés. C’est le cas de Béatrice (Shailene Woodley), qui va se battre pour survivre et tenter de changer cet ordre de choses. ils n’en parlent pas sur Wiki, mais il me semble que le film a été tourné en Russie pas loin de Tchernobyl. Sur Médiapart ils en parlent : .https://blogs.mediapart.fr/emmanuel-rubio/blog/150316/divergente-contre-utopie-et-architecture-iii-detroit-vs-lordinateur 


    • Un scène digne des meilleurs films surréalistes : ....Une telle lecture, si on veut bien l’accepter, rend plus saisissante encore la scène qui suit : la maison maternelle de Tris se détache du sol et se met à voler au milieu de buildings en pleine débandade… tandis que notre héroïne ne s’y maintient que suspendue à une corde ! Ne faisons pas la fine bouche : par son irréalisme foncier, son délire avéré, la scène offre une image incroyablement juste du devenir de l’habitat à l’heure de la mondialisation. L’équivalent pour adolescents début-de-siècle des difficultés de Buster Keaton aux prises avec sa maison en kit.


    • Quand Pluton était en scorpion : SIDA....coup de frein général sur la sexualité. Même pour les hétéros. 


      • xana 28 avril 18:34

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        Tu ne pourrais pas regarder la télé ?
        ca nous ferait des vacances...


      • picpic 29 avril 12:59

        @xana

        Vous mesurez que votre intervention est une petite agression inutile et gratuite ?
        Enfin...inutile...probablement pas en ce qui vous concerne, ça vous décharge.
        mais vous feriez mieux d’observer en vous ce qui vous pousse à agresser comme ça pour rien...
        qu’est ce que ça peut vous faire ce qu’elle écrit ? Si ça ne vous convient pas, ne lisez pas.
        personnellement, j’adore lire ce qu’elle écrit, ça nous change de cette rationalité lourde et déprimante.
        laissez les symbolistes et poètes s’exprimer, c’est bien plus utile que ce pugilat constant d’esprits enfermés dans la dualité et je ne prends pas sa défense, je pointe du doigt un comportement qui ne vous est pas propre, mais général.
        Vous y participez inconsciemment.
        Je vous invite respectueusement à un retour sur vous et ouvrir les yeux.


      • armand 28 avril 18:35

        Intéressant, j’ai fait les calculs pour notre couple pour un an d’autonomie :

        il faut 1m3 d’eau propre

        500kg d’aliments

        radio et piles non périmées

        pansement et médicaments

        plus de douche

        toilettes ?

        occupations ?

        C’est du court terme , tenir une semaine c’est facile (on vient de l’apprendre) 1 an c’est quasi impossible.

        Merci de vos articles.


        • révolQé révolQé 29 avril 10:20

          @armand,
           pour l’eau sur 1 an il faut voir BEAUCOUP plus large, 2 litres/personne par jour est un minimum, surtout ici dans le sud (pastis non compris...) soit minimum 1.5 M cube QUE pour boire, mais il faut aussi prévoir pour la nourriture, à moins de la filtrer et chlorer, ou de la faire bouillir.

          Radios, lampes etc...solaires et à manivelle ,de plus la plupart ont de nombreuses prises afin de recharger d’éventuels appareils.
          Un groupe électrogène ( diesel car le gas-oil se conserve et on peut le mélanger à pas mal de trucs gras ) peut s’avérer pratique .

          Maintenant il ne faut pas attendre pour avoir du stock bouffe + eau (quand on a la place) et le faire tourner afin d’avoir des dates récentes.
          Viser sur 2 mois d’autonomie minimum.
          Bien connaitre les lieux autour de son abris ...etc...


        • velosolex velosolex 28 avril 19:10

          Je suis équipé. J’ai un opinel pour me débrouiller dans la nature. Faut que je pense à affuter d’ailleurs la lame, et à emmener des pansements pour les coupures aux doigts. . Je refuse par contre de changer les piles de ma radio « sonolor » datant des années 60. Orson Wells a fait le premier fake news de la radio en faisant croire à l’arrivée des exrra terrestres. Depuis tous les animateurs se sont pris au jeu et ne racontent plus que des blagues, comme celle de ce covid dont je ne crois pas un mot. Le seul masque honorable est celui de Zorro. Inutile de prévoir un masque à gaz ! Se pincer le nez suffit pour se protéger des flatulences. J’ai des rustines d’avance pour mon vélo, entendu que même l’essence pour les briquets sera introuvable. Stocker des silex chez vous ! Ca vaudra de l’or qui ne vaudra plus rien. 

          L’époque post atomique sera celle des cyclistes, le vélo étant l’engin parfait et autonome. Gare aux voleurs ! Attachez le vous au pied quand vous dormirez !, ou quand vous nagez .

          Plus de connard qui vous klaxonne au cul. Une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Une bonne paire de mollet sera donc un avantage certain pour les males, susceptibles de plaire aux femelles à l’époque de l’amour. Mais qui aura envie de faire des gosses, alors qu’il n’y aura plus d’allocations familiales ? Question loisir. La plupart des romans seront illisibles, pour ceux qui ne le sont pas déjà. La crise de la quarantaine ne serai plus un filon, et même Houellebecq sera jugé trop optimiste. A la limite pour endormir les gosses le soir, si on parvient à faire la différence entre le jour et la nuit. 



          • velosolex velosolex 28 avril 19:39

            @Philippe Huysmans, Complotologue
            La diplomatie sera un avantage certain pour survivre. Mais un Beretta dans la poche arrière sera aussi appréciable qu’une roue de secours pour une voiture à l’heure actuelle. 
            J’ai aussi une boite de métal de survie, trouvée sur la plage normande d’Utha Beach, et qui pourra me servir au moment voulu. Je la garde jalousement depuis les années 60 où je l’ai trouvée, attendant le moment où l’officier me dira de l’ouvrir, comme c’est indiqué sur la boite


          • cyrus CYRUS 28 avril 19:48

            @velosolex

            diplomatie et berreta sont les meme face d’ une piece de monaie ...

            il faudra vivre caché pour vivre libre et heureux , face au gens qui viendrons « negocié » avec de belle parole ou avec des armes pour profiter de ce que toi prepers aura battit . ( moulin a grain , systeme hydraulique , champ cultivé a la charue a boeuf https://www.arcateg.fr/wp-content/uploads/2018/03/La-charrue-les-boeufs-et-le-RGPD.png)

            il te brandiront meme l’ orthographe pour montrer qu’ il sont plus digne de survivre que toi .


          • velosolex velosolex 28 avril 20:11

            Quand je cours vite sur mon clavier je fais des fautes. « Je sème à tous vents ! » Comme disait le Larousse. Si je m’arrête, en effet, comme sur mon vélo, je tombe. 

            Néanmoins au comparatif de morbidité, les fautes d’orthographe apparaissent moins létales que la radio activité.

            De plus en semer quelques unes derrière soi est toujours intéressant, quand vous êtes poursuivis par les obsessionnels. Il s’arrêtent pour les ramasser. 

            Par contre, si vous êtes poursuivis par les flics après un hold up, ça ne sert à rien. Ils ne les voient pas.

            Dans ce cas, faire un lâché de coupures de 500 euros !.

            On le voit, l’adaptation est la règle fondamentale pour survivre !

            Donc, ne pas s’encombrer de vos diplômes et de votre collection de timbres !


          • nono le simplet nono le simplet 29 avril 04:07

            @velosolex
            de mon réduit vendéen qui aura aussi échappé à l’holocauste je lancerai une expédition pour rejoindre les combattants bretons ...mais à une seule condition que vous reconnaissiez que l’andouille de Vire est la meilleure ... le rapprochement des peuples a des limites et certains se doivent de faire des concessions ...
            ha si ! il faudra aussi reconnaître que le Monstre à Michel est de l’autre côté du Couesnon ... sinon nous boirons du chouchen et nous mangerons l’andouille que nous trouverons sans faire les difficiles ... vivement l’holocauste ...


          • Trelawney Trelawney 29 avril 09:21

            @velosolex
            Mais un Beretta dans la poche arrière sera aussi appréciable qu’une roue de secours pour une voiture à l’heure actuelle. 
            Les militaires américains qui ont le Beretta en dotation en ont fait une chanson qui se termine par « Que dieu nous préserve de nos ennemis et de l’acier italien ».
            Je vous recommande donc le Glock17 qui est beaucoup plus fiable. Mais un simple 22 vous fera très bien l’affaire.


          • velosolex velosolex 29 avril 10:31

            @nono le simplet
            Salut.
            En fait je suis un émigré venu de Normandie, à l’âge de raison, revenu dans le pays de mon père, en Finistère. Mais je ne renie pas le pays de Flaubert et de Maupassant. 
            Ma mère était du coté des Andelys, le fief de Richard cœur de Lion. C’est dire que mon cœur balance entre l’andouille de Guéméné et celle de Vire.
            Pour le cidre no problemo, sa culture a dépassé les limites du pays Normand, depuis que l’anglais l’a importé du pays basque, pour la Normandie. qu’il occupait autant. Et puis le bouchon de la bouteille a sauté du pénard bled pour arriver dans le pen ar bed. 
            Le mont saint Michel n’a jamais été pris par l’anglais pendant la guerre de cent ans. Pourrons nous nous y réfugier et en faire un Dombass ?
            Le monde tourne à la mauvaise rillette, et les politiques sont des cornichons depuis qu’on s’est défait des cartes en granit, non pliables, comme celle trouvée dernièrement à Lehan, en 3 D, la plus vieille d’europe. https://bit.ly/3u4faqW
            Avec une telle carte sur les genoux, on ne risque pas de s’endormir au volant. 


          • velosolex velosolex 29 avril 10:42

            @Trelawney
            J’ai lu dernièrement « Perfidia » de James Ellroy, très bon roman sur l’ambiance apocalyptique aux states après Pearl Harbor.
            Les émigrés asiatiques sont montrés du doigt. Non, du flingue.
            Long aparté sur les mérites du Luger allemand que les amoureux du reich ont dans leur table de nuit. Pas très fiable non plus parait il. 
            Perso, je préfère le pistolet à eau, qui bien imité peut faire illusion.
            Si ça tourne mal, on pourra toujours boire un coup avant de mourir ! Si on prend la précaution de le remplir de rhum agricole !


          • nono le simplet nono le simplet 29 avril 10:46

            @velosolex
            salut
            un Dombass chez la mère Poulard ... why not ! sinon ni normand ni breton et encore moins vendéen je reste un mercenaire corrézien habitué à la cuisine lourde et grasse ... mais si nous devons changer de régime je saurai m’adapter à la tomate super steack et à perdre mon âme pour un plat de lentilles ...
            à te relire avec toujours le même plaisir smiley


          • velosolex velosolex 29 avril 11:24

            @nono le simplet
            La Corrèze a des sacrés arguments. Un beau et grand département, toujours différent selon l’endroit où on le traverse.
            Je me souviens des petites routes tranquilles que je prenais en moto, et des villages superbes, pas encore « plus beau village de France » cette ânerie qui sent les funérailles et l’encaustique à touriste, quand je faisais les saisons dans les années 7O, qui m’apparaissent maintenant comme un autre pays, un autre temps.
            C’est un pays de résistances et de cachettes idéales où l’on peut se tenir à distance du monde, tout en y étant au cœur. 


          • foufouille foufouille 28 avril 19:23

            il manque les armes et les zombis.


            • cyrus CYRUS 28 avril 19:35

              Tres bon article gerard qui demistifie les diffrente tendance du survivalisme 

              de la facon dont le gouvernement veut nous le presenter

              ( sectaire , dangereux et rebel)


              • Pauline pas Bismutée 28 avril 20:01

                Les Amish et les Hare Krishna vivent déjà comme ça, autonomes et sans rien demander à personne…en cas de ‘catastrophe’ ce sont ceux qui se foutent d’eux qui vont aller les emmerder et sûrement pas pacifiquement, parce qu’ils sont incapables de faire pousser une carotte…


                • cyrus CYRUS 28 avril 20:05

                  @Pauline pas Bismutée

                  tres bien resumé , c’ est toute la diffrence entre le « prepers » qui se prepare au pire 
                  et le « doomiste », celui qui se prepare a piller les autres face a sa propre vacuité .


                • Pauline pas Bismutée 28 avril 20:32

                  @CYRUS

                  Mais les Amish, Hare Krishna,,, il ne se préparent à rien du tout ! Ils vivent comme ça, c’est tout.
                  Justement, si ils se préparaient, ils seraient armés ! Mais ils vivent leurs vies, tout simplement et pacifiquement, et risquent de payer leur pacifisme très cher..
                  Ah la la, aucune justice ici bas...


                • cyrus CYRUS 28 avril 20:47

                  @Pauline pas Bismutée

                  Non c’ est plus compliqué que tu ne croit , meme pacisfiste les amish , mormon , ou babacool sont obligé parfois quand on ne peut l’ eviter de se defendre un minimum et en faisant le moins de casse possible ...

                  Tu sait tordre le coup a une poule pour manger est bien plus difficile que d’ eliminer une menace armée .


                • Pauline pas Bismutée 28 avril 21:04

                  @CYRUS

                  Oui je me doute que quelquefois ils doivent se défendre...
                  ’Tu sait tordre le coup a une poule pour manger est bien plus difficile que d’ eliminer une menace armée’
                  Oui, si on a le choix (pour la poule)
                  Maintenant, menace armée ou pas se défendre est souvent une obligation, ou du moins un réflexe (pour éviter de mourir ou d’être blessé) donc pas vraiment un choix.

                  PS jamais tué une poule mais me suis faite attaquer, mais sans arme (donc choix/poule et pas choix/défense)


                • cyrus CYRUS 28 avril 21:18

                  @Pauline pas Bismutée

                  la grande difrence c’ est que :

                  • la poule m’ as donner des oeuf et permis de survivre <reconnaisance>
                  • l’ ecureuil ne me voulais pas de mal <neutralité >
                  • l’ agresseur sans arme est souvent quelqun qui a faim <compasion>
                  • mais l’ agresseur armé est celui qui avais prevu de m’ eliminer <miam*miam>

                • Pauline pas Bismutée 28 avril 21:40

                  @CYRUS

                  ’l’ agresseur sans arme est souvent quelqun qui a faim <compasion>’

                   Alors là tu délires à la mode bisounours puissance babacool à

                  la noix !!!
                   Je te parlais d’attaque physique pas de mendicité ! Mais bon ça serait un peu long...


                • cyrus CYRUS 28 avril 21:49

                  @Pauline pas Bismutée

                  tu as raison mon cheminement etait un peut rapide ...

                  mais t’ as compris le principe , la riposte proportiné n’ est pas incompatible avec le pacifisme , il ne l’ est qu’ avec une nonviolence victimaire s’ offrant en proie .

                  c’ est comme l’ histoire du dauphin teteur qui imite le fumeur tu pourra developper plus tard ...

                  Moi des qu’ on me braque avec une arme a feu , je suis pret a atraper la cullasse , m’ emparer de l’ arme , reearmer , et neutraliser la menace selon les critere enoncé .
                  Avec un gars , non armé , je prefere negocier et lui laisser une seule et unique chance ... parfois on recrute un gars pour le groupe , et on survit mieux ensemble , parfois c’ est une ordure , et il tentera de recidiver .Ainsi va la vie .


                • Pauline pas Bismutée 28 avril 22:09

                  @CYRUS

                  Oui bien sur j’ai compris le principe, D’ailleurs ;
                  https://www.youtube.com/watch?v=oOKI7hknAJ4
                  Et aussi, un mec ça a quand même plus de muscles. eh oui...(je viendrai pas te piquer le fromage de ton arbre a raclette smiley)
                  Pour le dauphin, ne suis pas comportementaliste animalier, ça pose simplement de sacrées questions...


                • cyrus CYRUS 28 avril 22:16

                  @Pauline pas Bismutée
                  bof un mec ca devient tot ou tard un papy tout sec facile a metre a terre smiley
                  mais si tu produit 100 part de raclette tu peut faire vivre une société de 90 personne
                  harmonieuse et le ventre bien dodu smiley
                  la force du survivaliste prepers c’ est aussi le groupe ...

                  ce que chacun apporte au colectif .


                • Pauline pas Bismutée 28 avril 22:27

                  @CYRUS

                  ’bof un mec ca devient tot ou tard un papy tout sec facile a metre a terre’

                  Oui, et chez les mecs, avec l’age, les raideurs se déplacent smiley...
                  Bon je sors.
                   


                • cyrus CYRUS 28 avril 22:46

                  @Pauline pas Bismutée

                  mais on peut encore semer a 80 balais ... ca fait juste un peut huitre pas fraiche smiley


                • velosolex velosolex 29 avril 12:04

                  @Pauline pas Bismutée

                  « Imaginez le futur, la guerre des monde » Interessant article de libé, ce matin, qui parle du projet du gouvernement de réunir des écrivains de science fiction avant de prévoir les risques de demain...A ce sujet il semble qu’hier les lanceurs d’alerte sur la chine, et sur la mondialisation, n’ont guère été entendu, Se pose le problème d’une gestion enarque du territoire, avec des crânes d’œufs n’ayant aucune vision ni aucune force d’anticipation. Même plus de concurrence avec les polytechniciens qui ont disparu du paysage politique. Des ingénieurs de formation plus pragmatiques et évolutifs. En tout cas cette réunion d’auteurs « romanesques » si on peu s’en féliciter semble bien être la preuve d’un grand désarroi dans les schémas décisionnels. 
                  Copié collé :

                   « la Red Team ». Sous cette appellation explicitement empruntée à la guerre froide ont été réunis dix auteurs de science-fiction grâce à l’imagination desquels l’armée française espère anticiper « les menaces, les défis, les ruptures » de demain. C’est que, comme l’expliquait sur France Culture Roland Lehoucq, président du festival de science-fiction les Utopiales et coordinateur de la Red Team, la science-fiction est « un genre éminemment utile ».Au-delà de l’expression, c’est le projet même de la Red Team qui a déclenché une querelle dans le petit milieu de la science-fiction française. La Volte, maison d’édition porteuse d’une science-fiction engagée, incitait dans une tribune les auteurs, s’ils souhaitent se rendre « utiles », à investir les champs de « l’accès aux soins et de la santé, de l’éducation, des migrations, du lien au vivant » plutôt que de se mettre « au service d’un Etat en guerre permanente ». Romain Lucazeau, auteur de la saga Latium (Folio SF, 2016) et membre de la Red Team, préfère tempérer  : « Notre rôle n’est pas d’imaginer des armes du futur, mais d’envisager comment le contexte peut évoluer. » Si les réactions à un projet qui pourrait ne sembler qu’une opération de com à peu de frais ont été si vives, c’est que le milieu de la science-fiction a appris à se méfier de l’instrumentalisation de sa capacité à imaginer des futurs. L’exemple le plus caricatural est celui de la Chine, qui a su récupérer la science-fiction pour faire coller les rêves des écrivains à ceux du Parti - en 2015, le vice-président du pays appelait les écrivains de science-fiction à « alimenter leur foi et celle des jeunes Chinois dans la réalisation du rêve chinois ». D’une manière plus discrète, la science-fiction est déjà mobilisée par une poignée de commerciaux adeptes de ce qu’on appelle le « science fiction prototyping ». Quelques exemples parmi une longue liste : l’entreprise SciFutures, qui vend les services d’écrivains de science-fiction pour « accélérer l’innovation » à des entreprises comme Visa, Ford ou Intel ; l’influent cabinet de conseil PwC, qui livrait récemment un rapport intitulé « Utiliser la science-fiction pour favoriser l’innovation » ; Microsoft, qui publie Future Visions (Melcher Media Inc), un recueil de nouvelles « inspirées par Microsoft » et qui explore des sujets de recherche de l’entreprise, telles que la science prédictive, la traduction en temps réel ou le machine learning. "


                • chantecler chantecler 29 avril 08:14

                  Tiens , je rigole :

                  https://reporterre.net/Le-changement-climatique-a-modifie-l-axe-de-rotation-de-la-Terre

                  Sont ils certains les écolos que ce n’est pas le contraire , qu’un changement de l’axe de la terre n’induit pas un réchauffement climatique ?


                  • Ben Schott 29 avril 08:26

                    @chantecler
                     
                    Hallucinant !  smiley
                     


                  • Trelawney Trelawney 29 avril 09:23

                    Vous ne parlez pas des « résidents hors réseau ». Ils sont très nombreux, de tout horizon. Et pratiquent l’autosuffisance depuis déjà pas mal de temps 


                    • titi 29 avril 09:50

                      @Trelawney

                      Tous ceux que j’ai pu connaitre « résidents hors réseau » comme vous dites, qui rejetaient le système, qui ne voulaient pas « travailler pour un patron », tous, avaient quand même fait les démarches pour toucher le RSA et tous n’hésitaient pas à avoir recours à l’assistance publique en cas de bobo.

                      Une bande fumistes, voilà tout.


                    • Trelawney Trelawney 29 avril 12:30

                      @titi
                      Le RSA représente un budget de 11 Milliards d’euro par an avec une allocation de 600 euros par mois.
                      Lorsque vous êtes hors réseau, c’est à dire que vous êtes presqu’en autosuffisance pour la nourriture ( : huile, farine, légumes, fruits, oeufs, fromage et protéines animales (poule, lapin, chasse ou braconnage, peche) ; les 600 euros sont largement suffisants pour vous fournir le complément et le superflu.
                      Je fonctionne comme cela et croyez moi ca me demande 8 à 10 heures de travail par jour pour vivre de cette façon.
                      Vous ne pouvez pas le faire seul et ca demande une vie communautaire avec vos voisins pour les aider et être aidé quand c’est nécessaire.
                      Je ne touche pas le RSA, car j’ai une retraite, plus des biens perso lorsque j’étais patron de mon entreprise.
                      Je voyage souvent en trekking à travers l’Europe avec sac a dos et tout. Je n’ai plus de téléphone portable depuis 5 ans et ca ne me manque pas.
                      Je bénéficie des soins financés par la sécurité sociale quand c’est nécessaire.

                      En ville vous faites comment avec 600 euros par mois ?


                    • titi 29 avril 13:49

                      @Trelawney

                      « En ville vous faites comment avec 600 euros par mois ? »
                      Ce n’est absolument pas la question.

                      Ceux qui prétende refuser le système, doivent refuser « tout » le système.

                      Car il y a des gens modestes qui se font ponctionner 40% de leur salaire pour financer ceux qui se déclarent « hors système »
                      Qui lorsqu’ils achètent un téléphone portable le surpaie 20% pour financer ceux qui se déclarent « hors système ».
                       


                    • Pauline pas Bismutée 29 avril 17:19

                      @titi

                      Ceux qui prétende refuser le système, doivent refuser « tout » le système’.

                      La, vous marquez un point.
                      Et c’est sûrement a cause de ces ’soupapes’ (RSA, sécu, etc..) que les français ne bougent pas.
                      Occupés a calculer ce qu’ils ont a perdre...
                      Mais d’un autre coté, ailleurs, sans soupapes, pas facile de se rebeller quand trop faibles, malades, ou trop occupés a survivre...
                      Bref, pas sortis de l’auberge..


                    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 29 avril 17:42

                      @titi
                       
                       ’’Ceux qui prétende refuser le système, doivent refuser « tout » le système.’’
                       
                       Ah oui ? Et comment on fait ? Comment on fait pour retrouver une nature vierge ? Pour se débarrasser des pollutions et trouver des nappes phréatiques, des puits et des cours d’eau limpides, des terres agricoles vivantes exemptes de poisons chimiques ? Des poissons dans la mer et du ciel bleu sur nos têtes ?
                       
                      Refuser le Système c’est contester la part outrancière que se réservent les capitalises dans une production toujours plus pléthorique et ruineuse pour la planète comme pour les générations futures.
                       
                       Message entendu par les responsables de ce système hélas, puisqu’il n’ont d’autres solutions à proposer que des solutions eugénistes.


                    • titi 29 avril 20:23

                      @Francis, agnotologue

                       « Ah oui ? Et comment on fait ? Comment on fait pour retrouver une nature vierge ? »

                      Si vous cherchez bien dans les campagnes reculées du Haut Jura ou de la Haute Loire vous trouverez.
                      Par contre y’a pas d’internet, pas de 3G, si vous avez un bobob pas un médecin aux alentours.
                      Mais faut être cohérent.


                    • Trelawney Trelawney 30 avril 08:00

                      @titi

                      Ceux qui prétende refuser le système, doivent refuser « tout » le système.

                      Comment peut on refuser un système dans lequel on vit ? Le système économique est la somme de toutes les individualités. Et parce qu’il fonctionne comme cela, il est en équilibre. 

                      Certains ont des téléphones et d’autres non. Certains vivent en ville et d’autres non.

                      Pendant le confinement de 2020, Paris s’est vidé de 40% de ses habitants qui sont retournés dans leurs maisons de campagne. Après ce confinement, 20% sont retournés dans la capitale et 20% sont restés, télétravail aidant. Ca fera certainement chuter le prix de l’immobilier de logement, mais c’est un fait.

                      La croissance qui est la base d’un budget public est pour moitié le pouvoir d’achat des particuliers et l’autre moitié s’est l’investissement des entreprises. Avec le phénomène cité plus haut, c’est la moitié de la croissance des entreprises (immobilier de bureaux) qui disparait, avec les conséquence sur le budget public.

                      Mais il faut faire avec, car on ne peut pas obliger les gens à vivre comme ils ne veulent pas.




                    • foufouille foufouille 30 avril 11:18

                      @Trelawney
                      495 et pas 600 ...........


                    • titi 30 avril 19:40

                      @Trelawney
                      « Mais il faut faire avec, car on ne peut pas obliger les gens à vivre comme ils ne veulent pas. »
                      Ce que je dénonce ce sont les convictions sélectives.
                      On ne veut pas bosser pour un patron... mais ça dérange pas que d’autres soient obligés de le faire pour financer son RSA.
                      On ne veut pas consommer... mais ça dérange pas de toucher les allocs alors qu’elles proviennent du travail des uns, commandé par la consommation des autres.

                      Ce soit disant rejet du système c’est de la flûte pour cacher le gros baobab dans le creux de la main.

                      C’est très facile d’échapper au système : il existe dans le monde des pays hors système qui seraient très contents d’accueillir des transfuges.
                      Sauf que partout dans le monde les murs ils servent à maintenir les « hors systèmes » loin du système.

                      Par ce que bon on a des convictions... mais la gamelle est bonne.


                    • titi 29 avril 09:48

                      Le survivalisme me fait bien rire.

                      Qui, parmi ceux qui s’y prépare, suivent un traitement longue durée ?

                      Que va-t-il se passer quand la boite de cachet sera vide ?

                      Quelles chances de survie dans un monde sans aspirine ?


                      • Montagnais Montagnais 29 avril 11:52

                        @titi

                        .. Me Ne Frego titi .. Me Ne Frego


                      • titi 29 avril 14:29

                        @Montagnais

                        « .. Me Ne Frego titi .. Me Ne Frego »
                        On en reparle le jour où vous avez une rage de dent.


                      • Montagnais Montagnais 29 avril 11:49

                        Bien l’auteur ! un des seuls articles sur le sujet .. en dehors des miens, depuis 7 ans..

                        NB : votre parcours vous prédispose quelque peu à traiter le sujet .. je voulais aller sur votre site : même pas un rideau ..

                        NB2 : contrôle + f « plaisir » ..

                        1. Prendre conscience de la situation par l’observation

                        2. Lire Jared Diamond .. et les autres

                        3. Ne pas paniquer, crise=opportunité

                        4. Ne pas prétendre “révolutionner” le monde entier *

                        5. Se contenter de balayer devant sa porte et de cultiver son jardin

                        6. S’organiser, pour vous, vos proches, vos amis (si ! si ! ils existent), vos communautés

                        7. Comprendre que le plaisir se conjugue à la nécessité : le retour à la terre, à la nature, à la vie volontairement simple et frugale

                        8. Quitter les villes

                        9. Déserter la société techno-scientifico-capitaliste

                        10. Retrouver les chemins de la spiritualité

                        11. Ré-ajuster son rapport à la mort

                        Siamo pronti


                        • Montagnais Montagnais 29 avril 11:51

                          Notez que je n’ai pas parlé d’armement .. dans mon pays, on a le droit. Chez-vous ... pas 

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