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Accueil du site > Tribune Libre > Les bases de l’économie sont bafouées dans un silence (...)

Les bases de l’économie sont bafouées dans un silence général

L’économie n’est que l’étude des rapports entre la production, la richesse et la monnaie. Elle ne peut être crédible qu’en étudiant globalement les trois y compris leur interaction. Et pour ce faire il faut d’abord comprendre précisément ce qu’est chacun des trois pieds de l’économie avant d’étudier leurs relations. Il ne faut pas se contenter de définitions vagues, de fausses évidences et de soumissions sécurisantes à de prétendus sachants. Si les détails peuvent être délicats, l’épine dorsale de l’économie est à la portée de tous et d’une simplicité biblique. Seuls les montages que l’on fait partout pour faire tenir un système impossible sont évidemment complexes.

Une production est une fabrication de produit, que ce soit un pain, un fruit, un dessin d’enfant, une bouse de vache, une voiture, un résidu nucléaire ou une machine. C’est quelque chose de totalement objectif, une réalité incontournable. Une production peut être une richesse, un déchet ou un problème. Elle peut même changer de catégorie avec le temps comme le dessin d’enfant ou l’automobile, tellement richesse, déchet et problème sont des notions totalement subjectives qui évoluent avec le temps, ou avec l’espace, voire même avec les gens avec lesquels on se trouve.

Une richesse est en effet le regard totalement subjectif qu’une collectivité porte sur une chose ou sur une idée qu’elle trouve belle ou bonne. Toute civilisation tend à rendre ce regard objectif car elle considère sa vision du beau, du bien et du vrai comme la seule vision sérieuse. Elle croit sa justice juste puisqu’elle y voit l’addition de ce qui est bien et de ce qui est vrai pour elle. Elle croit que sa clarté est limpide puisqu’elle y rassemble ce qu’elle croit beau et ce qu’elle croit vrai. Et elle croit aussi que sa richesse est objective puisque tout le monde la trouve belle et bonne ; tout le monde… de cette civilisation. Une bière est richesse à Munich, pas du tout sur une autoroute suédoise. De même que la justice de Daesh n’a rien à voir avec la justice occidentale, la richesse d’un Malien qui est riche de la famille, n’a rien à voir avec la richesse d’un Américain.

La monnaie a une histoire et c’est toujours la même sur toute la Terre et elle est en général assez mal racontée. La monnaie n’arrive pas toute seule et au début il n’y a jamais eu le troc. Au début tout groupe humain se constitue autour du donner-recevoir-rendre que l’on constate dans les familles, dans les tribus et dans les groupes d’amis. C’est une sorte d’échange des êtres, de ce qu’ils font de mieux ou de moins mal. Ce donner-recevoir-rendre a été admirablement étudié par l’ethnologue et professeur au Collège de France Marcel Mauss (1872-1950). Il y a vu un « fait social total » au service du lien social et le nourrissant. Ce fait social est total parce qu’il est à dimensions culturelle, économique, sociale, religieuse, symbolique et même juridique. Cette réalité dans la constitution des groupes humains est fondamentale et renvoie aux oubliettes la notion ridicule de troc au départ des groupes humains. Qui, à part les idéologues de l’économie, voit du troc dans la vie familiale ?

La monnaie n’est pas venue remplacer le donner-recevoir-rendre ni bien évidemment le troc qui n’a jamais existé que très exceptionnellement entre particuliers, elle est venue résoudre le problème créé par certains qui partout oubliaient de donner et de rendre et se contentaient de recevoir. Cela posait un problème que les familles connaissent et règlent en interne. Mais quand le groupe devient important, il ne peut plus être résolu par le simple regard ou la remarque d’une autorité reconnue. C’est alors l’introduction de la monnaie qui partout résout le problème. Le groupe prend d’abord acte du fait qu’un individu a donné, qu’il a contribué à la richesse collective. Il lui donne en reconnaissance un titre de créance sur n’importe quel autre membre du groupe. Ce titre de créance transmissible et facilement transportable, s’appelle la monnaie en souvenir du travail qu’il a effectué et qui a été reconnu utile. Le mot monnaie comme le mot monument vient en effet de moneo, forme latine causative de la racine grecque men de la mémoire. La cause de la monnaie comme celle du monument est de se souvenir. La monnaie circule, transportant l’énergie qui a permis sa création, mais par définition le pouvoir ne peut la créer que si une nouvelle richesse a été constatée. Sans cela c’est de la fausse monnaie qui ne fait que dévaloriser la monnaie existante en augmentant sa quantité sans augmenter la richesse. C’est l’énergie humaine qui a créé une nouvelle richesse, qui se retrouve dans la monnaie. Il n’y a de vraie monnaie qu’en constat d’une richesse existante. C’est un titre de créance sur n’importe quel membre du groupe qui l’utilise.

Très curieusement depuis des siècles personne ne semble avoir pris la peine de définir la monnaie d’une façon simple et claire et on entend le désaccord des économistes. Certains disent que c’est une marchandise, d’autres un signe, Adam Smith la voyait comme un voile et tous ceux qui n’ont surtout pas envie de savoir ce qu’elle est, vont dire que ce n’est qu’une convention. Ce qui est sûr, c’est que la monnaie, n’ayant jamais été définie sérieusement, est devenue comme la langue d’Esope la meilleure et la pire des choses.

La meilleure car elle permet de faire le lien à l’intérieur d’une civilisation entre les productions objectives et les richesses subjectives. Ce lien très naturel et pourtant très complexe s’appelle la valeur ou le prix. Le prix immobilise pour un groupe sur une production donnée, à un moment donné et en un lieu donné, la notion très variable de richesse. Grâce à ce lien Aristote a pu écrire, sans malheureusement jamais définir la monnaie, qu’elle pouvait avoir trois utilités : faciliter les échanges, être une réserve et chiffrer la valeur.

Mais la monnaie est aussi devenue la pire des choses car les hommes ont pris conscience de la force énergétique de la monnaie qui transporte de l’énergie humaine et ils ont joué sur la force énergétique de la monnaie pour fabriquer de la fausse monnaie en feignant d’oublier que cette fausse monnaie ne faisait que dévaloriser la vraie, lui diluer son énergie. Tant que les faux monnayeurs étaient des délinquants, le problème n’a pas été trop grave car ils étaient pourchassés et donc peu nombreux. En France ils ont été d’abord condamnés à mort par ébouillantage au marché aux pourceaux puis simplement guillotinés jusqu’en 1832 date à partir de laquelle les peines ont diminué du bagne à la réclusion et de la perpétuité à 30 ans. Mais le scandale, dénoncé par le prix Nobel Maurice Allais et qui a généré un embrouillamini indescriptible, c’est quand l’État a reconnu que le faux-monnayage pouvait être acceptable intellectuellement et qu’il est devenu légal pour les banques par l’acceptation de la monnaie scripturale, celle que l’on crée par un jeu d’écritures. Ce sont les banques elles-mêmes réunies dans Bâle 3 qui limitent leur création de fausse monnaie par des normes autoproclamées et très aisément contournables. Essayons tout de même de décrire l’indescriptible folie actuelle qui fait croire aux braves gens que l’économie est compliquée et qui n’est là que pour ne plus voir l’essentiel.

D’abord l’historique. Les accords de Bretton Woods de 1944 avaient lié les monnaies au dollar en liant le dollar à l’or et donc à une richesse préexistante. Mais Nixon ayant en 1971 déconnecté le dollar de l’or, il a ipso facto déconnecté les autres monnaies de toute richesse précédemment créée. L’euro a donc été créé en équivalence à des monnaies qui n’avaient plus aucune équivalence avec une richesse reconnue, et ce depuis le 15 août 1971. Aujourd’hui la monnaie n’est plus créée par l’État en constat d’une richesse précédemment créée mais par les banques qui équilibrent cette création par une créance sur le futur, c’est-à-dire par un espoir de création de richesse future. D’une création de tous temps de la monnaie sur le constat d’une richesse existante et reconnue, on est passé, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité avec l’euro, à une monnaie créée sans vraies limites sur l’espoir d’une richesse future, ce qui autorise tous les fantasmes.

C’est pour faire passer cette ignominie intellectuelle que l’université, les experts, l’INSEE et les médias sont tous mis à contribution pour faire croire à la création de richesse pendant que les politiques font rentrer par l’impôt les créances des banques. Au XXIe siècle la manipulation se met en marche et les impôts se mettent à monter.

Pour faire croire à la création de richesse, on crée le PIB, fabuleux outil inverseur, qui appelle produit la somme de toutes les dépenses. Plus on dépense plus on est riche. On a même appelé sans rire « croissance économique » l’augmentation des dépenses. Les experts ne travaillent plus que sur des pourcentages de PIB. Les critères de Maastricht sombrent dans un ridicule qui ne dérange même plus. Le déficit budgétaire ne peut être supérieur à 3% de ce que l’on a dépensé l’année d’avant. Dépensez plus et il deviendra intelligent d’augmenter le déficit ! L’emprunt ne doit pas dépasser 60% de ce que l’on a dépensé l’année précédente. Dépensez plus et vous pourrez emprunter encore davantage ! Ubu est roi dans l’Union européenne.

Dans le même temps les banques fabriquent la monnaie qu’il faut pour que toutes les productions soient achetées et deviennent des richesses justifiant a posteriori la fabrication de monnaie. Et on en arrive à la stupidité absolue que toute production est réputée richesse. Cette erreur entraîne toutes les autres car tout se met au service de la production qui s’emballe grâce aux machines que les banques financent, qui doit être vue comme une richesse grâce à la publicité que les banques financent, qui doit être achetée par des consommateurs que les banques financent. La spirale infernale est lancée. On fabrique de plus en plus de monnaie pour justifier la création aberrante précédente.

Les conséquences sont multiples comme celles d’une bombe à fragmentation. Les contradictions s’enchaînent et s’entraînent :

Il faut dépenser pour faire du PIB mais ne pas dépenser pour respecter les critères de Maastricht.

Le peuple ne doit pas être trop payé pour que les productions restent à un niveau de prix raisonnable en dépit des montagnes d’argent dépensé en machines et en publicité, mais il doit tout de même avoir l’argent pour acheter les productions et en faire des richesses. La solution ? L’emprunt. Demain paiera.

Le peuple qui se croit en démocratie doit laisser en place la pseudo élite qui depuis 50 ans détruit la civilisation pour rester en place sous différentes couleurs évolutives, mais en même temps on augmente perpétuellement ses impôts. Les campagnes électorales sont de plus en plus compliquées pour embobiner le peuple et cela coûte de plus en plus cher. La solution ? L’emprunt. Demain paiera.

Malgré cela le peuple met des gilets jaunes pour dire que cela ne va pas. Il faut bien alors trouver des électeurs pour rester en place. On en arrive au racolage de toutes les minorités que l’on flatte, à une dictature des minorités que l’on finance. Comment faire ? L’emprunt. Demain paiera.

Dieu ! Qu’il est devenu compliqué et dispendieux de faire croire que la bêtise est intelligente ! Et si on en revenait à ce qui a été vrai de l’aube de l’humanité à 1971, à une monnaie constatant une richesse existante et reconnue, monnaie dont seule la rareté évite toutes les dérives ?

 


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28 réactions à cet article    


  • pallas 15 novembre 15:10
    Marc Dugois

    Bonjour,

    La France est morte, le Franc CFA est en cours de démantèlement.

    Vous venez de rentrer dans le monde réel malgré votre age avancé, sa en devient ridicule

    Ce que l’ont dit sur les occidentaux est vrai, se sont des etres immatures, je le constat depuis des années.

    La France a tout misé sur la triche et oublié le concept de l’effort, elle en paie le prix fort, sa pur et simple disparition.

    Tel est le destin des peuples faibles

    Salut


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 novembre 19:33

      @pallas
      La France n’est pas morte du tout, il faut simplement comprendre pourquoi une monnaie commune a été imposée à 19 pays, avec un taux de change fixe, et une monnaie impossible à dévaluer.

      Et comprendre qu’il faut en sortir au plus vite pour revenir à notre monnaie nationale. Une monnaie = une économie = un peuple.

      Une explication simple :
      L’euro sert à liquider les acquis sociaux, à « jeter aux égouts l’Etat providence », à baisser le prix du travail, par une « dévaluation interne », en comprimant la masse salariale. « Les ravages sociaux de l’euro, une stratégie délibérée »



      Un dossier complet sur les monnaies et sur l’euro.
      « La tragédie de l’ euro »
      Une monnaie = une économie= un peuple
      C’est la condition pour qu’une monnaie fonctionne.
      Il n’y a pas de peuple européen, et des économies différentes.
      L’euro est donc condamné à disparaître.



    • Cadoudal Cadoudal 15 novembre 19:43

      @Fifi Brind_acier
       7 ministres français demain soir à Dakar :

      Visas français : Les promesses d’Edouard Philippe

      https://www.seneweb.com/news/Societe/visas-francais-les-promesses-d-edouard-p_n_300592.html

      1 million par an ?
      2 millions ? 6 millions ?

      Lundi il passe à Bamako :

      "Koro si tu as peur de dire la vérité à la France, si tu ne peux pas gérer ce pays, quitte le pouvoir, celui qui n’a pas peur le prendra, tu passes ton temps à te soumettre à ce petit Emmanuel Macron, c’est un gamin. Koro tu n’es pas au courant que c’est la France qui finance nos ennemis (djihadistes) contre nos enfants ?",

      https://www.seneweb.com/news/Video/salif-keita-a-ibk-quot-arrete-de-te-soum_n_300565.html

      Un pont aérien Bamako-Paris est prévu pour l’évacuation de 3 millions de déserteurs malien accompagnés de leurs familles, environ 8 millions de personnes à transférer...

      Ça va bien se passer..lol...


    • rogal 15 novembre 16:21

      Quelques lacunes surprenantes à la base, sauf lecture trop rapide.

      Production de bien matériels : pas de prestations de services (instruction, information, santé, etc.) ?

      Production, bien sûr, mais ni investissements (logement, etc.), ni consommation (nourriture, habillement, soins, etc.) ?


      • Marc Dugois Marc Dugois 15 novembre 16:36

        @rogal

        Lecture rapide car tous les services ainsi que les logements, la nourritures, l’habillement et les soins sont des productions. Je parle de la production en général, voyez ma liste.


      • Marc Dugois Marc Dugois 16 novembre 06:22

        @rogal

        Sur mon site j’ai rajouté « un soin » à la liste des productions car, vous avez raison, les services ne figurent pas à tort dans ma liste de production.

        Merci pour votre commentaire.


      • JL JL 16 novembre 08:52

        @Marc Dugois
         
         cet oubli interpelle d’autant plus que les services représentent avec la mobilité, 70% De notre activité !!! (Sur FC ce matin)


      • Marc Dugois Marc Dugois 16 novembre 09:21

        @JL

        Oui mais justement bien souvent les services qui sont tous des productions, ne sont des richesses que parce que la surabondance de monnaie scripturale le fait croire. Les services qui sont de vraies richesses sont ceux au service d’autres productions utiles.

        Les services qui ne sont au service que de notre bien-être sont plus des problèmes que des richesses. Et malheureusement ils deviennent majoritaires pour nous inciter à bien réélire la caste arc en ciel au pouvoir.


      • JL JL 16 novembre 09:45

        @Marc Dugois
         
         désolé, je ne comprends rien de rien à ce que vous me dites là.


      • Marc Dugois Marc Dugois 16 novembre 13:08

        @JL

        Tous les services sont une production mais il y a des services qui facilitent d’autres productions, et d’autres services qui ne facilitent que le bien-être immédiatement consommé. L’intérêt social de ces services n’est pas équivalent et si la monnaie était plus rare, il s’instituerait un équilibre stable entre ces deux types de service.


      • JL JL 16 novembre 13:33

        @Marc Dugois,
         
        Il faudrait définir vous l’intérêt social d’un service, d’une production ; et aussi, cet équilibre stable que vous espérez.
         
        Bonne journée.


      • Marc Dugois Marc Dugois 17 novembre 08:53

        @JL

        Vous touchez là un sujet essentiel et très peu étudié sur les services.

        Les services peuvent être au service du travail ou au service du plaisir. Les deux sont importants mais en règle générale le travail est plus utile à la collectivité et le plaisir à l’individu.

        L’intérêt social est dans travail des citoyens, le plaisir est plus dans l’intérêt personnel des mêmes citoyens, même si l’impact social ne doit pas être considéré comme nul.

        Tant que la fausse monnaie coule à flots, nous nous évitons des choix difficiles en résolvant tout pas la dépense, en faisant du PIB et en laissant l’addition aux suivants. Mais si un jour on retrouvait le bon sens et s’il fallait choisir, vaut-il mieux soigner quelqu’un de 40 ans ou de 70 ans ? La question aujourd’hui fait frémir électoralement et toute les questions dérangeantes sont évacuées par la création de monnaie. Mais ne sommes-nous pas lâches ?


      • JC_Lavau JC_Lavau 17 novembre 11:07

        @Marc Dugois. Certes il faut tuer les vieux, puisque nous sommes tous convaincus qu’ils ne produisent plus.
        Après tout Johannes Kepler est mort à 59 ans, Emilie du Châtelet est morte en couches après avoir changé d’amant, James Clerk Maxwell est mort à 48 ans, et William Kingdom Clifford est mort la même année 1879, à 34 ans, laissant une oeuvre tragiquement inachevée.
        J’avais 64 ans quand les deux cancers ont été opérés, peu de mois après leur dépistage. Je n’avais pas encore 64 ans quand un débutant a demandé sur Usenet qu’on lui recommande un livre recommandable en initiation à la physique quantique. Comme il n’y en a aucun de recommandable, je suis le seul usenaute qui se soit retroussé les manches. Des grandes gueules, ça ne manque pas, mais des petites mains, on en cherche, le plus souvent en vain.

        Vu que j’ai été retardé deux mois par une panne informatique embouscaillante, j’aurai certainement septante-six ans quand je pourrai enfin sortir la neuvième édition du manuel.

        — 
        http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html
        http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/transactional-quantum-microphysics-principles-and-applications/paperback/product-23656620.html

        Nouveautés :
        Sous-chapitres et annexe détaillant des propriétés de la lumière polarisée, définitivement incompatibles avec toute idéation corpuculariste.
        Sous-chapitre sur la diffusion Rayleigh et les conséquences sur la géométrie des fuseaux de Fermat.
        Sous-chapitre détaillant l’effet Casimir.
        ...
         
        Improductifs, les vieux ?

        Le dimanche, dans l’émission « Des papous dans la tête », ils invitaient l’invité du jour à détailler les cinquante choses à ne quand même pas oublier de faire avant de mourir.
        Un a déclaré qu’il voulait faire un court métrage en plan fixe rapproché, sur les mains du batteur pendant tout le Boléro de Ravel.
         smiley
        Refaire une course glaciaire ? Nous je n’arriverai pas à faire cela avant de mourir.
        Mais le piolet peut servir encore quand même, en sécurité sur névé.
        Remonter la Kungsleden à skis jusqu’à Kiruna ? Non, je ne réussirai pas à le faire avant de mourir. J’ai les skis qu’il faut, la pulka qu’il faut, la tente hivernale qu’il faut, le réchaud à essence qu’il faut, mais je n’ai plus l’âge qu’il faut, et n’ai jamais trouvé l’équipière qu’il faut.
        Finir d’insubmersibiliser mon petit croiseur, et le rendre apte à la navigation semi-hauturière, oui, j’y arriverai avant de mourir.
        Filmer ou photographier des grèbes castagneux sauvages, et non pas semi-apprivoisés comme au Parc des Oiseaux ? Possible, si je sors le matériel cet hiver. Ces vif-argents sont quasi-insaisissables avant de plonger à nouveau.
        Photographier la couleur mauve que peut prendre le miroir alaire des sarcelles d’hiver en contre-jour ? Pas impossible. Même condition que précédemment.
        Voir pour la seconde fois, et photographier un butor étoilé ? J’ai un doute. Il est très difficile d’accéder d’assez près des roselières où il se camoufle. Le premier, je l’avais vu en juillet 1960, dans une roselière en amont de Salcombe, et j’étais en dinghy.
        J’avais 65 ans quand j’ai fait tomber un escroc international, en procès international. Mais je ne verrai pas tomber de mon vivant l’Intergovernemental Pack of Carbocentric Crooks : Ils ont eu le temps et l’argent pour compromettre jusqu’aux sourcils des milliers de scientifiques naïfs.


      • Marc Dugois Marc Dugois 17 novembre 11:41

        @JC_Lavau

        Merci de démontrer que le fait de poser simplement une question fait frémir, voire hurler, tous ceux qui ont peur d’une réponse. J’ai volontairement choisi cette question sachant qu’il y aurait un benêt qui plongerait forcément.

        C’est tellement plus facile de créer de l’argent pour ne pas avoir à se poser les questions difficiles !

        C’est vrai dans tous les domaines et le libéral-libertarisme n’existe que parce que nous avons renoncé à nous poser les questions difficiles en achetant notre tranquillité avec de la fausse monnaie. Merci de m’avoir aidé à l’écrire.

        Cela ne peut se terminer que par une prise de conscience ou une explosion. Que préférez-vous ?


      • JC_Lavau JC_Lavau 17 novembre 12:04

        @Marc Dugois. Je vois Marc, que beaucoup de choses t’échappent.
        Il est futile de me mettre sur les épaules une culpabilité imaginaire, tout en me traitant de « benêt ». Je n’ai acheté aucune tranquillité, je n’ai créé aucune fausse monnaie, je n’ai rien à voir avec le milieu bancaire.
        Je ne t’ai jamais vu faire une analyse sociologique de notre pays, ni celle d’aucune des guerres civiles, guerres de religions, guerre sexiste et guerre contre le service public qu’on y organise.


      • Claudec Claudec 15 novembre 16:39

        @ l’auteur

        En l’absence de référence à notre population de consommateurs-producteurs, votre propos est dénué du moindre sens, sinon celui du respect du tabou dont est frappé toute question de démographie.

        Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

        https://pyramidologiesociale.blogspot.com/


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 novembre 17:48

          Tout vient de mondialisation (occidentale) du système bacaire déréglementé. dérégulation du système bancaire. Le Glass-Steagall Act voté en 1933 après la crise de 1929 pendant la Grande Dépression explique les décennies de prospérité de l’après-guerre en Europe et aux États-Unis. Au contraire, la dérégulation entamée dans les années 1980 se concrétisant par la révocation du Glass-Steagall act par le Gramm–Leach–Bliley act en 1999 a permis aux banques de dépôt, aux banques commerciales, aux banques d’investissements et aux compagnies d’assurances de fusionner leurs activités récréant des risques systémiques considérables, entraînant des booms dans de nombreux secteurs d’activité et déstabilisant aujourd’hui l’économie mondiale. C’est juteux pour ceux qui réalisent les profits (1%) négatif pour ceux qui subissent (98%) et catastrophique pour ceux qui perdent (1%). N’importe quel imprévu peut faire perdre les 100%.


          • kimonovert 17 novembre 19:30

            @Séraphin Lampion

            Bonsoir monsieur Chalutmaux, Qu’avec des mots compliqués vous expliquez des choses simples ! En bref, on a mis de la spéculation dans les placements à la papa...Faut bien que du pognon change de mains plutôt que de rester dans des lessiveuses hors de toute utilité au système économique...Échanger du pognon c’est échanger du plaisir !


          • JL JL 15 novembre 18:52

            Le péché originel du néolibéralisme c’est qu’il a été procédé à la libération des capitaux sans aucune contrepartie ni garde-fou.

             

            D’immenses fortunes acquises grâce aux infrastructures nationales et aux ressources humaines se sont égayées dans la nature : on ne sait ni qui ni où sont les possesseurs.

             

             Je crois qu’il y avait de quoi déprimer pour Pierre Bérégovoy « un homme d’honneur ».


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 novembre 19:16

              @JL
              Le péché originel du néolibéralisme c’est qu’il a été procédé à la libération des capitaux sans aucune contrepartie ni garde-fou.

              Ce sont les Traités européens qui ont permis la libre circulation des capitaux.
              Et qui ont permis de déréguler tout ce qui avait été péniblement régulé dans le capitalisme. Avant Maastricht, il est peu probable qu’Alstom ait été vendu aux Américains, et l’aéroport de Toulouse aux Chinois.

              Mais pour Bruxelles, cela ne va pas assez vite !
              En mars, la Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre plusieurs pays, dont la France, au sujet de la vente des barrages hydroélectriques.



              • Marc Dugois Marc Dugois 15 novembre 22:13

                @kimonovert
                 
                A vous d’utiliser votre jugeote pour savoir qui a raison et qui a tort à vos yeux.


              • kimonovert 16 novembre 08:02

                @Marc Dugois

                Bonjour Marc, Je postais sur le ton de la plaisanterie. Évidemment que vous avez raison. Bon weekend. Cordialement.


              • Jean Keim Jean Keim 16 novembre 14:28

                Il me semble qu’à partir du moment où le commerce est sorti des frontières du groupement humain, il a fallu créer un système permettant de comparer des choses entre elles dans le but de les échanger, l’or ou tout autre métal précieux peut jouer ce rôle, mais ils sont rares et sont un monopole pour les pays possédants des gisements, donc on a inventé une unité de compte dont le support peut être n’importe quoi, p.ex. des moutons, des coquillages, des plumes d’oiseaux, des dents de requins, des jetons, etc., ainsi peut-être est née la monnaie.

                Si le problème est manifestement la monnaie, alors soit on la supprime, soit on l’empêche de devenir un problème, en empêchant la thésaurisation, la spéculation, le détournement, etc., et aussi très important en la détruisant régulièrement.


                • Xenozoid Xenozoid 16 novembre 14:38

                  quand on va se rendre compte que seul, les banques et les fabriquant d’armes se font les bénéfices,a paris les gens se font gazer maintenant,et 3 sont mal en point


                  • Kapimo Kapimo 16 novembre 22:35

                    Bonsoir, et merci pour votre article

                    Vous écrivez

                    Le groupe prend d’abord acte du fait qu’un individu a donné, qu’il a contribué à la richesse collective. Il lui donne en reconnaissance un titre de créance sur n’importe quel autre membre du groupe. Ce titre de créance transmissible et facilement transportable, s’appelle la monnaie en souvenir du travail qu’il a effectué et qui a été reconnu utile.

                    Qui fabriquait la monnaie (qui était « le groupe ») et comment (par qui et selon quels critères) était-elle allouée dans cette époque ancienne ?

                    Aujourd’hui la monnaie n’est plus créée par l’État en constat d’une richesse précédemment créée mais par les banques qui équilibrent cette création par une créance sur le futur, c’est-à-dire par un espoir de création de richesse future. 

                    Cet état de fait n’existe-t-il pas depuis l’existence du papier-monnaie (par ex les assignats) ?

                    Je vois peu apparaitre la notion d’usure dans votre tableau, de même que la financiarisation (création de monnaie pour acheter de la production de produits financiers), qui me semblent être des maux tout aussi problématiques que ceux que vous mettez en avant.


                    • Marc Dugois Marc Dugois 16 novembre 22:50

                      @Kapimo

                      Jusqu’à l’euro tous les papiers monnaie ont été créés en équivalence d’une richesse antérieure et reconnue. Law sur les actions de la compagnie du Mississippi qui gérait pour la Couronne la Louisiane qui allait à l’époque des Grands Lacs à la Nouvelle Orléans ; les assignats sur les biens confisqués de la noblesse et du clergé.

                      Les Politiques ont tout fait sauter en en fabriquant beaucoup plus qu’il n’y avait de garantie.

                      L’usure est un problème mais infiniment moins grave que cette fausse monnaie légale équilibrée par les richesses futures.


                    • Marc Dugois Marc Dugois 17 novembre 06:44

                      @Kapimo

                      Je rajouterai que seul l’État, en tant que collectivité, peut prendre acte qu’une nouvelle richesse a été créée et qu’il peut donc créer la monnaie équivalente. Une banque, qu’elle soit centrale ou commerciale, ayant un bilan équilibré, ne peut créer de la monnaie sans créer en même temps une créance sur le futur, que ce soit sur une personne déterminée ou sur la collectivité comme la banque centrale.

                      La vraie difficulté est de savoir qui, au nom de l’État, va évaluer, le moins subjectivement possible, la nouvelle richesse créée. Comme aujourd’hui nous sommes dans un système de fuite en avant, rigoureusement personne n’y réfléchit.

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