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Accueil du site > Tribune Libre > Les esséniens sont parmi nous. Le diable se mord la queue et la ministre (...)

Les esséniens sont parmi nous. Le diable se mord la queue et la ministre rit

Il y eut un éclair ; et le tonnerre gronda ; et le vent se mit à souffler en tempête (1). En haut du ciel, je vis comme une lueur de saphir et une main qui se tendait vers moi et dans la main, un livre déroulé. Et j'entendis une voix qui descendait du ciel et cette voix disait : "le ministère de la Culture bafouille et cafouille". Puis, je vis à l'horizon de la terre, un temple. Et ce temple, c'était le plus beau de l'univers (2). Et il était au bord de la Saône, là où j'habite, à Chalon-sur-Saône.

Nous sommes au III ème siècle après JC. Postumus, empereur, règne à Chalon. Victorinus, grand prêtre, est derrière lui. Postumus entoure de ses bras paternels la population de Chalon et la colonie de Judas réhabilitée avec sa bourse. (3)

Puis je vis gravissant la montagne en direction de Mont-Saint-Vincent, là où je situe Bibracte, une troupe militaire, et cette troupe militaire chantait sur l'air des Africains : "Nous sommes les esséniens'' (4). Entrant dans le temple de Gourdon, je vis le roi David jouant de la harpe qui cherchait à sortir de son tombeau ; puis une sorte de Christ qui, dans sa main droite, me demandait de lui offrir mon prépuce (5). Alors, je me réveillai sous l'emprise de la douleur...

Je vis, dans le temple de Chalon, sculpté en haut d'une colonne, le messie annoncé par les textes de Qumrân. Et je lus : Il étendra sa main gauche sur le pain de vie, et de sa main droite aux deux doigts dressés, il bénira toute la congrégation de la communauté quand il viendra. (6) Photo de Cees van Halderen

Et voilà que je m'étais rendormi et voilà qu'un diable me tirait par les pieds en me disant : lis ! Et je lus :

Ministère de la Culture, POP, Plateforme Ouverte du Patrimoine : 

  1. cathédrale de Chalon-sur-Saône : 13e siècle, 14e siècle, entre 1090 et 1522... au lieu du IIIème siècle.
  2. église de Gourdon, XIe et XIXème siècles... au lieu de plusieurs siècles avant JC.
  3. église de Mont-Saint-Vincent : année(s) de(s) campagne(s) de construction, 1080, 1120 idem
  4. tour de Taisey : classement refusé. Début Ier millénaire avant JC.

Et je lus :

  1. cathédrale Saint-Lazare d'Autun : début 12ème siécle... au lieu des premières années 300.
  2. basilique Saint Andoche de Saulieu : XIème siècle... au lieu de vers 350.
  3.  basiilique de Vézelay : construite de 1120 à 1150... au lieu de vers 361.
  4. primatiale Saint-Jean de Lyon construite de 1175 à 1480... au lieu de milieu Vème siècle.

Et je lus :

  1. église du Crest, fin XIIème, début XIIème au lieu de plusieurs siècles avant JC
  2. église de Mozac : XIème siècle... au lieu de Ier siècle avant JC.
  3. église Notre-Dame du Port : XIIème siècle... au lieu de vers 450.

Alors, je tombai face contre terre et me mis à pleurer.

La Palestine au Ier siècle avant JC.

Je raisonne dans une logique militaire. Dans la Palestine juive du Ier siècle d'avant JC, je ne vois, animés d'un sentiment patriotique si l'on peut dire, au nord, que les judéo-babyloniens dont parle Flavius Josèphe, au sud, que ceux qu'il qualifie d'asmonéens, du nom de la dynastie qui les gouvernent. Les Sadducéens sont une élite intellectuelle, les Pharisiens, une sorte de bourgeoisie aux contours mal définis. Qui sont les esséniens ?

Qui sont les esséniens ?

Ce sont des volontaires - juifs mais pas forcément - qui se sont engagés dans une sorte de milice dont nous avons les textes fondateurs. Le fondateur est le grand prêtre Simon d'Israël mort en -195 surnommé plus tard : "Maître de Justice". Je cite mon Histoire du Christ, tome 1, chap 9, dépôt légal en 1996...

L'écrit rédigé dans le pays de Damas par cette "nouvelle alliance" nous apprend qu'après les avoir abandonnés à cause de leur infidélité, Dieu se souvint de l'ancienne alliance qu'il avait conclue avec les patriarches (Abraham, Moïse). Il laissa un reste à Israël (ceux qui, échappant au massacre perse, furent exilés à Babylone). Trois cent quatre vingt-dix-ans après les avoir mis dans la main de Nabuchodonosor, roi de Babylone, Il les visita et fit pousser d'Israël (l'ancien royaume du Nord) et d'Aaron (les prêtres de la tribu de Lévi en Judée) une racine de plantation (plantation = communauté).(Écrit de Damas, A, I, 3 à 7)
  Sachant que la première déportation remonte à – 597, la seconde à – 587, cela nous donne pour l'apparition de cette "racine de plantation" un créneau qui va de – 207 à – 197, ce qui correspond bien à l'époque où Simon exerçait la suprême magistrature.
  Il s'ensuit que c'est le grand prêtre Simon qui, après avoir été visité par Dieu, a planté la racine de cette plantation qui se réclame d'une nouvelle alliance. C'est lui qui a établi les textes de fondation sur la base d'un Livre de méditation à deux volets : le texte de ben Sira pour le peuple ordinaire, le règlement de la future communauté (le rouleau de la Règle) pour les plus ardents. Et s'il était demandé à ces derniers de s'organiser en groupes, il faut bien comprendre que cela correspondait beaucoup plus à la mobilisation d'une élite qu'à une entrée dans un ordre monastique. 
  Il faut insister sur ce point car il est important. Ces textes sont des textes de fondation, certes, mais ce ne sont pas les textes de fondation d'une banale secte dite essénienne ; le mot "essénien" apparaîtra plus tard. Il s'agit des textes de fondation pour une Nouvelle Alliance entre Dieu et le peuple épuré d'Israël ... une nouvelle alliance aux allures de franc-maçonnerie. 

Voilà pourquoi, il y avait des esséniens, à la fois au nord, au sein des judéobabyloniens, et à la fois au sud, au sein des Asmonéens. Quand Pline les situe à Ein Gedi, cela signifie qu'ils y étaient majoritaires... au pied de "leur" montagne fortifiée de Massada. Quand je les situe à Bethsaïde, c'est qu'ils y étaient majoritaires... au pied de "leur" montagne fortifiée de Gamala.

Voilà pourquoi la scission était inévitable entre les esséniens asmonéens de Judée qui voyaient en Jonathan, la réincarnation du maître de Justice et les esséniens d'Israël qui le voyaient dans la descendance de Simon, l'Onias réfugié en Egypte. Ainsi s'explique le conflit, la prise de la Bethsaïde des esséniens galiléens par les esséniens judéens d'Alexandre Jannée, et l'exil des premiers en Gaule.

Ainsi s'expliquent les quatre évangiles - les gloires - comme une main tendue de réconciliation aux esséniens du nord par ceux du sud, avec enfin la révélation divine écrite dans le ciel... astrologique. (7)

Question : retrouve-t-on dans les sculptures des édifices, dits romans, que j'attribue aux esséniens exilés, des évocations des évangiles ? La réponse est non ! Il ne s'y trouve que du Protévangile de Jacques (an 4 avant JC) et un rappel des fresques de Gourdon (Ier siècle avant JC.).

Témoignage irréfutable : le tympan sculpté de Notre-Dame de Conques

S'agit-il du Christ des évangiles qui reviendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts ? Non ! Il s'agit du roi des juifs, REX IUDEORUM, qui existe de tous temps, ENS. Ce roi des Juifs est dans le ciel. Il est écrit dans son limbe en lettres alternées REX IUDIX, roi juge, et au-dessus de sa tête (H)OC SIGNUM CRUCIS ERIT IN CELO CUM, ce signe de la croix apparaîtra dans le ciel quand... À gauche, l'inscription SANCTORUM CETUS STAT XPISTO JUDICE LETUS, l'assemblée des Saints se tient debout, joyeuse, à côté de ce juge XP indique clairement que nous sommes dans l'héritage de la pensée essénienne. Dans l'église de Notre-Dame du Port, le XP désigne le fils de Jessé, le roi David. Quant à l'assemblée des Saints, ce n'est ni plus ni moins que l'assemblée de Dieu des manuscrits esséniens. À la droite du roi juge, nous voyons peut-être l'Église, le pape et les ... ?... ; puis l'évêque tenant par la main le monarque couronné porteur de son offrande, le clergé prêchant le refus du pêché, présentant les tables de la Loi, portant le livre de la Thora ; puis le peuple des croyants. L'évocation de la croix, des clous et de la lance fait-elle référence à l'évangile de Jean ? Non !. Il s'agit très logiquement d'un hommage rendu à tous les martyrs juifs crucifiés, notamment aux 800 Esséniens crucifiés en Galilée par le roi asmonéen Alexandre Jannée.(9).

Renvois

  1. Livre d'Enoch.
  2. Discours d'Eumène, panégyrique à Constantin. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/au-iiieme-siecle-le-plus-beau-86738
  3. Rétable de l'église de Mt-St-Vincent. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/8-000-esseniens-arrivent-en-gaule-226375
  4. Nous sommes les Africains : chant de guerre des partisans d'un grand empire France-Afrique.
  5.  Fresque de l'église de Gourdon, en S-et-L. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cleopas-le-christ-oublie-des-31893 et https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gaulois-gauloises-offrez-a-dieu-105874. Photo du prépuce https://vogage-roman-art.blogspot.com/2011/05/les-fresques-de-gourdon.html
  6. Manuscrits de Qumrân, rouleau de la Règle, II, 18 à 22.
  7. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-gaulois-dieu-le-ciel-et-les-173651
  8. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/splendeur-de-l-antiquite-tardive-143329
  9. https://www.art-roman-conques.fr/inscriptions.html# ainsi que les photos.

Emile Mourey, le 26 aoüt 2020


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43 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 août 17:14

    « Je raisonne dans une logique militaire.  »

    oui


    • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 17:57

      @Séraphin Lampion

      Avec la fin des guerres coloniales, les officiers de l’armée française sont de retour, y compris dans les domaines savants de l’Histoire, et constatent avec effroi les montagnes d’élucubrations que le peuple abandonné a accumulées pendant leur absence.


    • Ouallonsnous ? 28 août 11:09

      @Emile Mourey

      Merci Mr Mourey, mais il me semble que non content de « faire » dans la bondieuserie, vous faîtes également dans l’éloge de ce que vous et vos compères firent pour le colonialisme !

      S’il vous plaît, profitez de votre retraite sans nous importuner plus, n’êtes vous pas au courant que nous avons mieux à faire à éradiquer les inventeurs d’une épidémie factice utilisée pour nous prendre nos libertés ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 28 août 11:19

      @Ouallonsnous ?

      Mais, n’avez-vous donc pas compris que je vis dans un autre monde qui n’est pas le vôtre ?


    • Ouallonsnous ? 28 août 18:35

      @Emile Mourey

      C’est encore votre droit, mais restez y !


    • nemo3637 nemo3637 26 août 17:55

      On ne voit aucun lien avec le Sceptre d’Ottokar ni d’ailleurs avec la république des Rabutchiks.

      Il faut être patient et attendre les prochaines découvertes de Tryphon qui effectue, parait-il, un travail de prospection sur la terre des Esseniens


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 août 21:29

        @nemo3637

        Il ne faut pas se moquer du Professeur Tournesol. Michel Serres a écrit sur lui : " L’itinéraire fut exemplaire. Le petit inventeur pour concours Lépine était devenu physicien nucléaire. Du grenier ou les lits à bascule et les machines à brosser les habits pullulaient, il était passé au laboratoire atomique". Michel Serres, Tintin ou le picaresque aujourd’hui, in Critique n° 358, Éditions de Minuit, 1977.

        Monsieur Tintin et mon ami Haddock viennent de partir pour aller l’aider à Calons où il effectue une mission secrète pour le ministère de la culture, mais chuuuuuut.


      • nemo3637 nemo3637 27 août 23:34

        @Séraphin Lampion
        Non, non : je ne me moque pas du Docteur Tournesol ni du Professeur Mourey. On attend les résultats de leur recherches avec toujours la même impatience...


      • The White Rabbit The White Rabbit 26 août 18:00

        Je vous en avais déjà fait la remarque concernant l’église romane de Gourdon, mais on peut noter ici que vous êtes constant dans l’erreur puisque toutes vos datations sont fausses d’environ 1 millénaire sur les monuments cités.  smiley


        • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 18:40

          @The White Rabbit

          Merci pour votre commentaire. Le problème avec les personnes âgées, c’est qu’elles sont têtues. Une seule solution : m’indiquer les documents de fondation.


        • The White Rabbit The White Rabbit 26 août 18:51

          @Emile Mourey

          La documentation historique concernant la construction de ces célèbres et magnifiques monuments ne manque pas.
          Veuillez vous y référer au lieu de suivre votre intuition.
          Car modifier les dates de constructions d’un siècle ou deux passent encore, mais d’un millénaire, cela vous fait directement entrer dans le domaine de la science-fiction !


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 26 août 18:53

          @The White Rabbit

          Sans compter que pour Emile Mourey, les champs catalauniques sont à Châlon-sur-Saône, la vision de Constantin se situe, elle aussi, à Châlon-sur-Saône, son château se situe comme par hasard à Châlon-sur-Saône et ça c’est vérifiable.


        • The White Rabbit The White Rabbit 26 août 18:58

          @Daniel PIGNARD

          Confondre Châlons-en-Champagne (anciennement Châlons sur Marne) et Chalon-sur-Saône, faut le faire quand même pour la bataille des champs catalauniques de 451 !


        • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 19:45

          @The White Rabbit

          Donnez-moi un acte de fondation.


        • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 19:59

          @Daniel PIGNARD

          Je ne vous parle pas de la bataille des champs catalauniques de Chalon-sur -Marne où fut vaincu Attila mais de la bataille des champs catalauniques de Chalon-sur-Saône qui vit la victoire de Tétricus sur les armées gauloises, principalement éduennes.


        • The White Rabbit The White Rabbit 26 août 20:48

          @Emile Mourey

          La bataille de Châlons (Châlons-en-Champagne anciennement Châlons sur Marne) eut lieu en 274, sans doute vers mai-juin, entre les forces romaines de l’empereur Aurélien et celles de l’empereur gaulois Tetricus.

          Elle mit fin à cette sécession qui avait duré quinze ans (depuis 260) et qui avait divisé la partie ouest de l’Empire, en partie parce que celui-ci avait désormais recouvré toutes ses forces, et que cette division n’avait plus de raison d’être. Ceci, et le fait que les sources ont déclaré que Tetricus, lassé de son propre règne qui le mettait dans une position difficile, était passé du côté d’Aurélien avant la bataille, ont fait penser que celle-ci n’avait pas eu lieu. Mais les sources ne sont pas tout à fait claires et concordantes à ce propos.

          L’événement est connu par plusieurs sources :

          • Le Panégyrique Latin de 311-312, adressé à Constantin, évoque un désastre des champs Catalauniques et des pertes romaines (clade Catalaunica detrimento), qui aurait pu être évité si Claude le Gothique avait pu répondre à l’appel des Éduens en 270. Il s’agit très certainement de cette bataille. L’auteur, un Gaulois peut-être issu de l’école d’Autun, avait sans doute une bonne connaissance des événements3 ;
          • Eutrope, le seul qui situe la bataille (apud Catalaunos, près de la cité des Catalauni ou sur leur territoire), dit qu’Aurélien l’emporta (superavit) sur Tetricus4 ;
          • Aurelius Victor dit que Tetricus abandonna ses troupes et qu’Aurélien les tailla en pièces5 ;
          • l’Histoire Auguste, qui utilise les deux précédents, déclare mystérieusement qu’Aurélien prit en main les légions qui s’étaient rendues6.

          Désolé la cité des Catalauni , ce peuple venant de la belgique actuelle se situe bien vers Chalons sur Marne et non sur Saone.

          Quand ca veut pas, ca veut pas ...


        • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 23:34

          @The White Rabbit

          Désolé, votre localisation de la bataille des champs catalauniques à Chalon-sur-Marne est contraire à toute logique. Et même les textes que vous citez prêtent à interrogation.

          Ou bien, ce sont ces auteurs qui se trompent en utilisant le mot Catalaunos au lieu de Cabillon... ce qui est difficile à croire, ou bien la plaine de Champforgeil, à Chalon-sur-Saône, s’appelait ainsi ... ce qui est également difficile à croire... quoique... il y a bien similitude de nom entre Chalon (sur Saône) et Chalon (sur Marne).

          Oui, il y a la logique militaire, mais il y a aussi les retables sculptés dont j’ai parlé dans un précédent article du 7 janvier 2020 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/leonard-de-vinci-a-t-il-mis-des-220480

          Première bataille : Tetricus, à la tête d’une armée venant d’Acquitaine, bat une armée gauloise divisée dans la plaine de Chalon.

          Deuxième bataille : Aurélien descendant du lime Rhenan bat l’armée gauloise de Tetricus

          Que faut-il comprendre : première bataille, Tétricus impose la croyance dans les évangiles. Deuxième bataille, Aurélien rétablit la croyance officielle romaine.

          Tout se joue à Chalon-sur-Saône, chez les Éduens, et les retables sur lesquels j’appuie mon raisonnement le confirme.


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 02:24

          @Daniel PIGNARD

          Oui, c’est à pleurer... de rage ou de colère... parce que un ou deux diplômés interprètent la carte de Peutinger en dépit de bon sens, tout le monde bien-pensant suit comme des moutons bêlants. Sur la carte de Peutinger, si on l’interprète correctement, la vignette représentant le temple de Chalon n’est pas sur la rive gauche de la Saône mais sur la rive gauche de la Thalie, comme aujourd’hui.

          Pire, sur cette carte, les vignettes montrent que toutes les cités gauloises avaient déjà, à cette époque, leurs basiliques. Donc, vous allez me dire que cette carte est médiévale ou qu’elle invente, dans ces vignettes représentant une façade à deux entrées comme dans la cathédrale d’Autun, des basiliques avant qu’elles soient construites.

          C’est à se taper la tête contre les murs ! une véritable histoire de fous !!!


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 02:29

          @The White Rabbit

          J’attends toujours la mention d’un acte de fondation dont vous m’affirmez qu’ils existent en grand nombre.


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 04:52

          @Daniel PIGNARD

          Oui, la vision de Constantin, c’est à Chalon-sur-Saône qu’il faut la situer. Il faut et il suffit de bien traduire le texte d’Eumène. Il y indique les deux temples d’Apollon du pays éduen, celui de Mont-Saint-Vincent où je situe Bibracte, celui de Chalon, la cathédrale actuelle de Chalon https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-le-plus-beau-temple-de-l-133223
          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/au-iiieme-siecle-le-plus-beau-86738
          Aller placer ce temple à Gand et, en plus, dans un misérable édifice, mais c’est du délire et c’est moi qu’on prend pour un fou... c’est le comble !!!


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 27 août 09:51

          @Emile Mourey

          A vrai dire, je n’ai pas très envie de faire le point sur cette question avec vous. Je l’ai fait en son temps pour Alésia à Chaux-des-Crotenay et Gergovie aux côtes de Clermont et cela m’a suffi pour voir que vous ne savez pas reconnaître des lieux qui collent pourtant parfaitement aux descriptions de la topographie et des batailles qui s’y sont déroulées. 


        • binary 27 août 13:03

          Car modifier les dates de constructions d’un siècle ou deux passent encore, mais d’un millénaire, cela vous fait directement entrer dans le domaine de la science-fiction !

          Je n ai pas cherché longtemps la plus vieille église de France, mais d après les datations des historiens, il n y a quasiment rien avant le 10 ou 11e siècle.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plus_anciennes_%C3%A9glises_du_monde
          https://www.grandsudinsolite.fr/2194-82-tarn-et-garonne-l%E2%80%99eglise-saint-martin—plus-vieille-eglise-de-france.html

          La crédibilité de ce résultat me parait proche de zéro, sauf si l on considère :
          qu au moyen age les messes se font dans les champs,
          qu il y a très peu de chrétiens en France au moyen-age et donc peu de lieu de culte, qui ont tous été abandonnés,
          que le moyen-age n a pas existé.


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 15:29

          @binary

          J’applaudis. Question à la ministre de la Culture : 
          au moyen âge, les messes se faisaient-elles dans les champs ?

           Y avait-t-il très peu de chrétiens en France au moyen-âge et donc peu de lieu de culte, qui ont tous été abandonnés ?
           L’avant moyen-âge et le moyen-âge ont-ils existé ? Les monuments désignés sous forme de vignettes par la carte de Peutinger ont-ils disparu sans laisser de traces. Ou alors, où peut-on en visiter les ruines ?
          Merci de nous répondre sur Agoravox.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 27 août 16:06

          @Emile Mourey

          Sur la carte de redressement de la Gaule pour l’intelligence de la table de Peutinger, je lis :

          « Durocatalauni » en-dessous de Reims qui serait bien les champs catalauniques dont nous avons parlé. Je n’ai pas vu cela vers Chalon-sur-Saône :

          https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f7/Carte_Gaule_Putinger_red ress%C3%A9e_Desjardins_07036.jpg


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 20:39

          @Daniel PIGNARD

          Je n’ai pas trouvé l’inscription dont vous parlez sur l’original de la carte mais sur une étude. Mais je suis bien d’accord, cela ne change rien au problème.


        • binary 27 août 22:49

          @Emile Mourey
          Ok , j en rajoute une couche.
          Comme chacun sait, Lugdunum est la capitale des Gaules.
          https://www.patrimoine-lyon.org/accueil/histoire-de-la-ville/lyon-gallo-romain

          Il y a de nombreux témoignages de cette époque :
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_antique_de_Lyon
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Thermes_antiques_de_Lyon
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Aqueducs_antiques_de_Lyon

          Mais pas la moindre maison !

          Conclusion irréfutable, les Gallo-romains de Lugdunum dormaient à la belle étoile.

          A moins, qu il existe une raison au fait que certains édifices ne sont pas abandonnés au point de devenir des ruines ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 23:47

          @binary

          en effet.


        • Et hop ! Et hop ! 30 août 23:57

          @binary : «  d’après les datations des historiens, il n y a quasiment rien avant le 10 ou 11e siècle.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plus_anciennes_%C3%A9glises_du_monde
          https://www.grandsudinsolite.fr/2194-82-tarn-et-garonne-l%E2%80%99eglise-saint-martin—plus-vieille-eglise-de-france.html  »

          Il s’agit de la date de construction des bâtiments existants, souvent reconstruits plusieurs fois au même endroit,

          La première église chrétienne (la plus profonde et la plus petite) avait parfois elle-même été construite sur un fanum païen, comme Notre-Dame de Paris où au XVIIIe siècle on a retrouvé sous l’autel trois autels païens appelés pilier des Nautes. Celle de Chartres est considérée comme ayant été bâtie sur l’ancien sanctuaire des Carnutes. Les lieux sacrés, par définition, ne se déplacent pas, ils ne peuvent pas changer d’affectation sans qu’il y ait profanation, on reconstruit toujours au même endroit.

          On connaît à peu près l’époque de création de tous les sièges épiscopaux établis au chefs lieux des anciennes cités gauloises dont ils ont repris les noms. Qui dit évêque dit église cathédrale, ce qui donne une date d’ancienneté.

          Pour les églises de villages, elles ont le plus souvent été construites sur des anciens cimetières, lieux où on a commencé par faire les cérémonies religieuses en plein air. La tombe du saint qui a évangélisé le lieu est devenu l’autel, et un choeur a été construit dessus, puis une nef pour abriter les fidèles. Lorsqu’il y a une église romane (XIIe siècle) on trouve presque toujours des tombes mérovingiennes, donc plus anciennes de plusieurs siècles.


        • Rinbeau Rinbeau 26 août 19:12

          en tout cas Isaac newton a démontré que la chronologie de scaliger est fausse et ce pour toutes les époques ! maintenant, comment est elle fausse ? Mystère !


          • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 19:41

            Au sujet de mon point d’interrogation dans la phrase « À la droite du roi juge, nous voyons peut-être l’Église, le pape et les ... ?... » Il s’agit peut-être, de l’empereur de l’époque. Je date la construction d’avant 285. Tetricus ? je ne sais pas.


            • Antenor Antenor 26 août 21:25

              A partir du moment de l’intervention de l’armée égyptienne en sa « faveur », Alexandre Jannée devient la marionnette d’Ananias, descendant du dernier Grand Prêtre Onias. (Ant. Jud. 13-13-2). L’armée de Jannée a été anéantie par Ptolémée et le voici pourtant se lançant dans de grandes expéditions le plus souvent victorieuses. Cela s’explique si derrière les conquêtes d’Alexandre Jannée, on devine Ananias et son armée du Yahad constituée en Egypte et renforcée de partisans locaux, mettant en route leur grande guerre eschatologique.

              Le supplice des huit cents Pharisiens à Jérusalem a marqué les esprits mais les victimes des conquêtes de Jannée se sont comptées en dizaines de milliers dans les rangs des esséniens du Yahad et de leurs adversaires juifs et étrangers. A la fin du règne de Jannée, la grande armée d’Ananias exsangue et dispersée sur les zones frontalières nouvellement conquises voit l’Asmonéen retourner sa veste avant de mourir et encourager ses successeurs à se réconcilier avec les Pharisiens !

              Commence alors sans doute pour les descendants d’Onias l’exil dans le pays de Damas. On continuera cependant à voir ponctuellement des Esséniens dans l’arrière-cour du pouvoir à Jérusalem, en particulier Menahem dans l’ombre d’Hérode le Grand. Les Oniades ne réapparaîtront au grand jour que dans les Evangiles sous le nom d’un certain Simon de Bethsaïd qui aura bien du mal à se convaincre de suivre un messie non-guerrier.

              Les Esséniens se sépareront alors entre Nazaréens reconnaissant Jésus de Nazareth comme messie et les Sicaires le rejetant et continuant à attendre l’arrivée d’un messie guerrier. Judas Iscariote (le Sicaire) espéra sans doute que Jésus se défende lors de son arrestation mais c’est Simon qui dans un vieux réflexe sortira son sabre. Et même Hanne dira : « Il est préférable qu’un seul homme meurt pour le peuple »


              • Emile Mourey Emile Mourey 26 août 23:45

                @Antenor

                Votre commentaire est très intéressant. Je vais y réfléchir. A priori, cela donne l’impression qu’il y a « des changements de veste » mais, relisez mon ouvrage. Ce n’est pas possible que ce soit des combattants pharisiens qui tenaient la position fortifiée de Gamala, comme celle de Massada.


              • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 01:57

                @Antenor

                Flavius Josèphe est un essénien qui nous raconte des histoires. Il a fait les deux ans de formation prévues et même plus en allant dans le désert. il a assuré un commandement important dans la guerre contre les Romains en étant chargé du secteur de Galilée. Il a fortifié Gamala.
                Vous pensez que Gamala était aux Pharisiens ? ... et que donc judas de Gamala en était un... alors qu’il est reconnu qu’il était zélote... rigoureusement impossible !


              • Antenor Antenor 27 août 18:09

                @ Emile

                Alexandre Jannée prend Gamala à Démétrios. Dans mon raisonnement, les soldats grecs (au sens large) sont remplacés par des Esséniens. Et je pense qu’il en va ainsi de la plupart des conquêtes de Jannée. Les Esséniens ou ce qu’il en reste, Flavius Josephe insiste sur l’ampleur des pertes ; se retrouvent dispersés le long de la frontière orientale. Qumran a été laissé en paix par les successeurs de Jannée parce que le site en lui-même n’inquiétait pas et que personne ne voulait prendre le risque de réveiller la bête essénienne blessée.

                Gabinius s’empare de Gamala entre autres villes et y fait venir des colons. La question étant de savoir qui étaient ces colons. Esséniens ou Pharisiens ? Indice : " Mais un certain Judas le Gaulanite, de la ville de Gamala, s’adjoignit un Pharisien, Saddok, et se précipita dans la sédition. (Ant. Jud. 18-1-1)". Ce qui signifie que les colons installés par Gabinius étaient Pharisiens mais qu’ils n’ont pas chassé les Esséniens pour autant. Les Zélotes apparaissent alors comme un regroupement d’ Esséniens et de Pharisiens des plus belliqueux prêts à oublier leurs différents pour mieux lutter contre l’occupant romain.

                Quand Flavius Josephe prend le commandement de Gamala, le site n’est probablement plus ni Essénien ni Pharisien mais Zélote. A partir du moment où Simon-Pierre (les Oniades) a reconnu Jésus de Nazareth comme messie, les Esséniens ont sans doute officiellement cessé d’exister. Ceux qui ne sont pas devenus nazaréens sont devenus zélotes. Flavius Josephe était un général zélote et ses histoires de conseils de sages galiléens, c’est de l’enfumage destiné à le faire passer pour un modéré après la défaite.


              • Emile Mourey Emile Mourey 27 août 20:06

                @Antenor

                Oui, je ne suis pas contre votre interprétation car cela pourrait expliquer le mot « pharisien » qu’utilise Flavius Josèphe pour désigner les habitants de Bethsaïde...

                au temps de Gabinius mort en 48, bien d’accord, puisque, pour moi, les esséniens, Simon de Bethsaïde et région étaient partis en exil, en Gaule...
                au temps de Jannée, je doute, à moins que des Pharisiens, comme vous le pensez, aient rejoint les esséniens de Bethsaïde dans l’organisation de « la nouvelle alliance entre Dieu et Israël » fondée par le grand prêtre Simon de 195 av JC, le Yahad.

                Quand vous dites : A partir du moment où Simon-Pierre (les Oniades) a reconnu Jésus de Nazareth comme messie, les Esséniens ont sans doute officiellement cessé d’exister. Je réponds : peut-être si vous parlez des esséniens qui sont restés en Palestine, mais pas les esséniens qui se sont exilés en Gaule, lesquels, bien au contraire, avaient toutes les raisons d’entretenir la flamme.

                Le Judas de Gamala, c’est bien après le départ en exil des esséniens qui m’intéressent. Aucune objection au fait qu’ils se soient alliés avec les pharisiens après le départ des exilés.


              • Antenor Antenor 28 août 21:04

                @ Emile

                Vous conviendrez tout de même que c’est très vraisemblablement au contact des mercenaires galates du Delta que les Esséniens ont eu l’idée de s’implanter en Gaule. Hasard ou coïncidence, le temple d’Onias se trouvait à Léontopolis et les chapiteaux du Mont-Saint-Vincent sont truffés de lions. Et on n’est pas loin non plus de l’ancienne Avaris. C’est à se demander où Flavius Josephe, formé chez les Esséniens, est allé pêcher toutes ses informations sur Moïse...


              • Emile Mourey Emile Mourey 29 août 00:30

                @Antenor

                Vous dites que c’est très vraisemblablement au contact des mercenaires galates du Delta que les Esséniens ont eu l’idée de s’implanter en Gaule.

                Je ne sais pas d’où vient l’idée. Tout ce que je peux dire et écrire, c’est qu’il il y a eu 8000 combattants de Bethsaïde qui ont émigré en Gaule après la victoire de Jannée, c’est-à-dire en 86 avant JC, et qu’entre cette date et l’arrivée de César, cad en 58 avant JC, il y a les fresques judaïques de Gourdon avec un Dumnorix messie qui descend du ciel, et dans l’une de ces fresques, et dans l’une de ses médailles, autrement dit, la preuve qu’une pensée, disons juive, est arrivée en Gaule vers cette date et dont on voit l’implantation et la progression dans nos églises et sculptures dites romanes, pensée qui vient notamment du livre de Jacques de l’an 4 avant JC.

                Qu’il y ait eu des Galates dans le détroit, j’en suis bien d’accord., et même bien au-delà. J’ai expliqué dans un article qu’il y avait dans la statuaire de Pergame des allusions aux Gaulois conquérants de Gergovie et de Bibracte, en 278 avant J.C.https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bibracte-gergovie-pergame-le-39957 mais je n’y vois pas de pensée essénienne comme je la vois en Palestine, à Gamala et à Massada

                En revanche, à partir de l’arrivée de Onias à Leontopolis, en 147 avant JC, où il a construit un temple à l’image de celui de Salomon, oui, ce serait logique. Nous ne sommes pas en contradiction mais en complémentarité si je puis dire. 

                Question : si, comme je le pense, le temple/église de Mont-Saint-Vincent/Bibracte est à l’image du temple de Salomon, si comme cela est écrit, celui de Leontopolis l’est aussi, existe-il toujours dans un bâtiment existant semblable... ou seulement en vestiges ?

                Merci pour votre contribution.


              • Emile Mourey Emile Mourey 29 août 00:40

                @Antenor

                Question lions des chapiteaux de Mont-Saint-Vincent et Leontopolis, je vais réfléchir.


              • Emile Mourey Emile Mourey 29 août 11:55

                @Antenor

                Dans la logique de ma thèse, je ne peux expliquer le lien apparent entre les lions sculptés des chapiteaux de Mont-Saint-Vincent et le nom du temple de Léonpolis, que par une influence possible venant des mercenaires gaulois (de Mt-St-Vincent/Bibracte ?) Je ne connais pas assez bien l’histoire des Onias pour me prononcer, mais même si ce lien existe, cela s’explique par une pensée commune et ne veut pas dire que les Onias sont les fondateurs de Bibracte au Mont-Saint-Vincent.


              • Emile Mourey Emile Mourey 28 août 01:42

                28 août 01h40 : Avant dernière image, je récapitule : l’Église, le pape et... les empereurs gaulois. Hip, Hip Hip Hourah ! Je me recouche.


                • Emile Mourey Emile Mourey 28 août 04:31

                  28 août 4h30

                  Il s’agit probablement de Tetricus


                  • Emile Mourey Emile Mourey 28 août 08:15

                    @Emile Mourey

                    Nous avons donc là l’extraordinaire image de ce que voulait être la nouvelle société gauloise au temps de Tetricus, empereur gaulois. En opposition complète à la société gallo-romaine qui a failli. En opposition complète avec l’image d’un empereur romain assis sur un trône, richement habillé, Tetricus, empereur gaulois, se présente, debout, marchant, habillé comme un homme du peuple et comme un nouveau Moïse, canne à la main.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 28 août 08:32

                    Il s’agit donc là de l’acte fondateur de la société chrétienne espérée et à construire.

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