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Accueil du site > Tribune Libre > Les kamikazes de Dieu !

Les kamikazes de Dieu !

Dieu est grand ! Dieu est grand ! Et boum ! ils se font exploser en essayant de tuer le maximum de gens totalement inconnus, croyants dans le même Dieu qu'eux, ou tout simplement sans aucune croyance. Ces kamikazes de Dieu croient ainsi, en tuant le maximum de mécréants (ou infidèles), honorer la parole de leur Dieu et d'accéder immédiatement à la vie Éternelle et au Paradis.

Quelle est donc cette religion, cette croyance dont le Dieu est si puissant, pour persuader des jeunes gens de mourir pour lui, en provocant, en même temps, la mort de dizaines d'innocents ?

Cette croyance, nous la connaissons tous ! C'est la croyance dite monothéiste, sur laquelle nos sociétés occidentales et moyennes orientales se sont fondées. Leur Dieu est le Dieu d'Abraham : YHWH, Jéhova en hébreu ! Dieu créé de toutes pièces, et raconté par lui-même, via la main de Moïse, dans la Bible chrétienne, au niveau du Pentateuque.

Ce Dieu est, paraît-il, un dieu d'amour. Tous les croyants vous le diront, avec grande conviction. Y croire, ouvrirait la porte du Paradis et de la vie Éternelle. N'y pas croire, ouvrirait les portes de l'Enfer (je suis donc promis à l'Enfer). Qu'est-ce que ce Dieu, bon et d'amour, n'ayant aucune indulgence pour des milliards d'athées ?

Factuellement, ce Dieu est un Dieu de sang et de haine.

Ce Dieu, de contradictions, qui a enfanté, outre le premier génocide (le Déluge, véritable crime contre l'Humanité, provoqué par ce Dieu, a éliminé volontairement et sciemment, toute la population de la Terre, sauf 8 personnes choisies) et la religion-source, celle hébraïque, pacifique et non prosélyte :

a) deux autres religions (ou croyances disent certains, ne voulant pas être associés à des religieux, tels les évangéliques), elles-mêmes d'amour et de sang : la chrétienne et la musulmane. Leur livre "saint" est parsemé de tout et son contraire. Il y en a, ainsi, pour tout le monde. Dans presque 20% des versets (j'ai ces livres sur mon ordinateur), leur Dieu appelle à la haine et à faire couler le sang. Exemples, parmi des centaines de versets figurant dans ces deux livres, qui sont, paraît-il, la parole révélée de leur Dieu d'amour :

 "Allez, et frappez du tranchant de l’épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants." (Bible chrétienne : Juges 21 :10)".

 "Tuez tous les garçons et tuez toutes les femmes qui ont connu un homme dans l’étreinte conjugale. Mais toutes les fillettes qui n’ont pas connu l’étreinte conjugale, gardez-les en vie pour vous." (Bible chrétienne : Nombres 31 : 17-18).

 "Un châtiment ignominieux est réservé aux mécréants.". " Un châtiment douloureux attend les mécréants". "Au mécréant j'accorderai une brève jouissance et je le précipiterai ensuite dans le châtiment du Feu ". Quelle misérable fin !" (Coran : La Vache : 2.90, 2.104 et 2.126).

Les prêtres, les curés, les pasteurs, les imans livrent leur interprétation de ces funestes versets et les transforment en message d'amour pour convaincre leurs brebis (les fidèles) incrédules et souvent quelque peu demeurées, qu'avoir la Foi en ce Dieu, amène directement à la vie Éternelle et au Paradis. Beaucoup de ces brebis, sont pourtant très bien diplômées (BAC + 5, + 9 et même + 15). Mais, elles ont une peur terrible de l'Enfer. J'en connais ! Certaines de ces brebis croient même que l'Univers a été créé par Jésus (le Dieu fils de Dieu le père) il y a environ 6 000 ans, et que les 7 jours de la Création, sont en fait, des périodes. Oui ! cela est encore possible, aujourd'hui, à l'heure d'Internet et de Wikipédia. Le vice Président américain, Mike Pence, n'est-il pas créationniste ?

b) des dieux et des prophètes : Jésus, le Saint Esprit et Mahomet, dit aussi Mohammed, le Prophète de leur Dieu commun, celui de l'hébreu Abraham.

Les deux premiers, Jésus et le Saint Esprit, relèvent de ce que les chrétiens appellent la Trinité. Savent-ils, ces chers chrétiens, que, jadis, leurs pères, dont l'écrivain arabe Tertullien, ont repris, le concept hindouiste du Trimurti (1 500 ans BCE) de trois dieux : Brahmâ, Vishnou et Shiva  ? Non ! aucun ne le sait. Très peu ont, de fait, une culture générale ! Très peu lisent autre chose que leur livre "sacré" !

Le Prophète est un véritable Dieu dans la religion mahométane ! J'entends souvent, autour de moi : le Prophète a dit ! Le Prophète a fait ceci ou cela ! Même le Dieu Jésus n'a pas autant de louanges chez les chrétiens. Ils préfèrent dire le Seigneur, Dieu ou Lord (c'est tout nouveau), sans dire de qui il s'agit vraiment : du fils, du père ou de l'Esprit saint. C'est très malin !

Pourquoi le Prophète (Jupiter, Dieu des Dieux, soit avec lui et avec sa Miséricorde !) est un véritable Dieu, dans les faits ? Tout simplement parce que Dieu (le père, celui d'Abraham) l'a choisi pour que l'ange Gabriel lui révèle le Coran, c'est-à-dire la parole de Dieu. Le Prophète, qui ne savait lire ni écrire ! N'est-ce pas, tout simplement, fantastique ?

Et, comme je l'entends autour de moi : quand on croit, on croit ! N'est-ce pas, là aussi, tout simplement, fabuleux ? Terriblement incroyable aussi !

Alors, on peut comprendre pourquoi des jeunes gens, jamais des personnes âgées, elles ne sont pas idiotes à ce point pour se faire exploser pour une fable veille de quelque 1 900 ans ou de 1 400 ans. Elles croient, parce que leur entourage croit depuis des générations. Mais pas au point de mourir, quand même, même pour la promesse d'une vie Éternelle, factice !

Qui sont les vrais coupables ? Les Dieux, tels : Jupiter, Jéhovah, Jésus, Mars, Neptune, l'Esprit Saint, Uranus, Vénus et tous les autres ? Non !

Les vrais coupables sont la Bible chrétienne et le Coran, et, tous ceux et celles qui diffusent leurs messages, enfantins, mais d'amour et sang (cf : les versets ci-dessus).

Bible chrétienne et Coran, imaginés par des hommes pleins de malice pour en dominer d'autres. À leur époque, un simple orage, signifiait que Dieu était très mécontent. Époque où tous croyaient que la Terre était le centre de l'Univers et, qu'elle était plate. Que Jérusalem était au centre du monde, comme le montrent toutes les vieilles cartes de l'Occident. Etc., etc.

Malheureusement, en quelques dizaines de siècles, les porteurs de ces croyances, maléfiques, ont affiné leurs arguments, et aujourd'hui, ils ont presque réponse à tout. Et, quand ils ont épuisé leurs arguments, ils invoquent la vie Éternelle. "Tu ne crois pas, tu n'auras pas la Vie Éternelle !".

J'en fais souvent l'expérience en discutant avec des Témoins de Jéhova. Cela m'amuse ! Ce sont des abîmes d'inculture. Mais, ils sont patients et ne s'énervent pas, comme le font les chrétiens et les musulmans de base quand ils ne savent plus quoi répondre. La force des Témoins de Jéhova, c'est qu'aucun d'eux ne veut mourir pour le Seigneur leur Dieu. Bravo à eux ! Enfin des gens raisonnables, bien qu'irrationnels.

Alors, ayons une prière d'athée pour les futurs kamikazes de Dieu : "Jeunes gens, devenez Témoins de Jéhova, leur croyance vaut très largement la vôtre ! Ils ont le même Dieu que vous : YHWH ! De plus, le Paradis, le même, vous sera ouvert et vous aurez, aussi, la vie Éternelle !".

 

Crédit photo : Wikipédia.com


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89 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 29 mai 10:39

    Les religions ont toutes poussé un jour à la folie. N’oublions pas la « très sainte inquisition » et les conquêtes des chrétiens. Lisons donc les déclarations des grands rabbins qui s’affirment « peuple élu » et mérprisent les « goyims », destinés à être soumis ou exterminés. Ainsi va « la civilisation ».
    L’Islam se trouve aujourd’hui dans une phase de conquète où le fanatisme prend le dessus sur l’humanisme. Ses kamikazes sont les plus influençables de ses fidèles, ceux ... qui n’ont rien appris.
    Comment sortir de cette phase ? Dommage, je n’ai pas la réponse.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 29 mai 10:50

      @Alpo47

      les religions sont des instruments de manipulation des masses au profitdes puissants.

      Les croisades étaient une tentative (non aboutie) de reprise du contrôle commercial de la méditerranée orientale, contrôle perdu par l’empire romain avec la création de l’empire byzantin et aggravé par l’arrivée des Turcs (d’abord Seldjoukides, puis Ottomans). Les ordres religieux comme les templiers assuraient le financement des ces campagnes au profit des riches commerçants de Gènes et de Venise. 
      Le fanatisme religieux permettait aux seigneurs francs et germains nouvellement convertis au christianisme de lever des troupes hypnotisées dans le but de profiter des miettes.

      La sortie de la phase des croisades s’est faite par l’intervention de Philippe le Bel qui a détruit l’organisation des templiers et assigné les papes à résidence. La sortie de la violence s’est faite par la violence.

    • OMAR 29 mai 17:45

      Omar9

      @Alpo47

      L’Islam ne se trouve nullement aujourd’hui dans une phase de conquête.
      La monarchie saoudienne et son wahhabisme diabolique, si !!!!
      Exterminez cette vermine, et vous verrez.....


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 mai 21:13

      Je m’appelle Emmanuel Macron et j’approuve cet article politiquement correct. Lisez le.


    • zzz999 29 mai 22:04

      @La mouche du coche

      La derision ne constitue absolument pas une reponse a son argument , comment expliquez vous les injonctions meurtrieres de Dieu ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 mai 23:09

      @zzz999

      .
      Commencez par éteindre la télévision et vous verrez que ces injonctions disparaitront immédiatement parce qu’elles ne venaient en réalité que des merdias athées aux ordres. Essayez.

    • zzz999 30 mai 09:23

      @La mouche du coche

      Réponse hors sujet, vous ne répondez pas, je répète donc  : Comment expliquez vous les injonctions meurtrières de Dieu ?


    • Oceane 1er juin 09:42

      @La mouche du coche

      Avant, il n’y avait pas de télévision à éteindre pour ne pas être intoxiqué. Les Africains, les Amérindiens, et autres objets de conquêtes n’avaient pas de télé. Et nombreux sont encore aujourd’hui qui ne l’ont pas. Il faut plutôt se tourner vers les enfants car c’est dès le plus jeune âge que débute la manipulation, le formatage puisque les vieux sont difficilement convertibles et de toute façon ils sont plus près de la mort. Il y a aussi la corruption qui est une arme de conversion, la famine aidant.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 29 mai 10:40

      Daesh a revendiqué l’attentat de Manchester, mais sans qualifier Salman Abedi de « martyr ». Après l’attentat, Ramadan Abedi a déclaré son hostilité au djihad à des journalistes qui l’ont joint par téléphone. Il a également affirmé que son fils prévoyait de passer le mois de ramadan avec lui en Libye et qu’il était persuadé de son innocence. À la demande du Royaume-Uni, il a été interpellé par la police libyenne. L’islam n’est qu’un prétexte pour ces aventuriers qui chassent le trésor des pétrodollars enfouis dans le désert.


      • sleeping-zombie 29 mai 11:35

        Hello,

        Quand un type se suicide en se jetant du haut d’un gratte-ciel, on peut écouter ce qu’il dit pendant qu’il tombe : « AAAHHHHHHH ! »
        ... c’est amusant mais ça donne pas les raisons.

        Si jamais il a laissé une note, on peut toujours la lire : « j’ai pas d’fric et j’baise pas » (formulés probablement en d’autres termes)
        ... c’est amusant mais ça donne pas les raisons.

        Pourquoi quand on se suicide en se faisant exploser, ce qu’on crie juste avant aurait de l’importance ?

        Athée convaincu, j’ai croisé assez de religieux pour savoir que la violence n’est pas dans le code génétique de la religion. Et comme tu l’as fait remarquer : les livres religieux sont un tel fatras d’inepties que, finalement, on n’y trouve que ce qu’on y cherche.

        La violence, elle vient d’ailleurs. Je dirais que c’est une forme de culture. Comme l’homophobie, ou cracher par terre. Ca se transmet par osmose et vouloir la lier à la religion est maladroit.


        • epicure 29 mai 22:29

          @sleeping-zombie

          Dans les textes religieux on trouve tous les outils pour manipuler les esprits faibles, faire basculer certains dans la violence.
          La bible et le coran ont de nombreux versets qui jouent sur les sentiments de peur et de colère, qui sont au cœur de la violence. La haine en est une des manifestations les plus extrêmes.

          Ces verset justement permettent d’entretenir la culture de la violence.
          Les extraits donnés dans l’article sont des exemple, où au fond des violences, des crimes sont justifiés. Le terroriste qui tue des innocent, il ne fait que reproduire les schémas dessinés par ces versets. ( pour simplifier )

          La culture de la violence est en fait une culture du contrôle de la population : pendant qu’elle se tape entre elle (quartiers sensibles, ghettos noirs, etc.... ), ou qu’elle projette sa violence sur des boucs émissaires, elle ne renvoie pas la violence du système à ceux qui en sont les vrais auteurs.... sauf événements exceptionnels, comme les révolutions, les révoltes.


        • sleeping-zombie 30 mai 08:28

          @epicure
          N’importe quel dictionnaire comprend une flopée de mots violents qui entretiennent etc...

          Mon propos, c’est que la source du problème est la culture de la violence, pas son expression. Au coeur d’une bataille, les soldats se rallient à leur drapeau et s’entre-tuent en fonction de leur uniforme, mais ni le drapeau, ni l’uniforme ne sont la cause de la bataille.

          Vouloir éradiquer la culture de la violence, je suis d’accord. S’en prendre à la religion en général, c’est faire fausse route.


        • epicure 30 mai 17:35

          @sleeping-zombie

          Des mots dans un dictionnaire et des idées articulées dans un livre religieux ce sont deux choses différentes.

          Je ne connais pas quelqu’un qui se sent investit d’une mission violente en citant les pages du dictionnaires. Aucun tueur en série n’est présenté comme ça, par contre récitant des versets de la bible, oui.
          Tu évacues complètement l’aspect émotionnel des textes religieux, aspect inexistant dans le dictionnaire justement....
          Hrs la culture de la violence c’est une affaire émotionnelle avant tout.

          Culture de la violence et religions sont souvent mêlées.
          Regardes les société anciennes, dominées par des chefs de guerres, où la religion tenait une place primordiale, esclavagiste ( sauf souvent pour l’endogroupe ), recours à la torture, aux exécutions publiques, etc....

          La religion est liée à l’hétéronomie, et l’hétéronomie, sauf cas particuliers (absence d’égo, comme les moines) implique d’une manière ou une autre ( physique, psychologique, symbolique ) de la violence. L’hétéronopmie fait « vibrer les cordes sensibles » qui jouent dans la violence, en jouant sur des émotions négatives.
          Manipuler les gens avec la peur de l’enfer c’est de la violence psychologique, par exemple.

          La religion étant hétéronome dans tous les cas, favorise les violences intergroupes ( les bons croyants contre les mécréants pour résumer ) , dans une approche binaire, ce que l’on trouve exprimée dans les textes religieux justement.

          Alors que par exemple, on ne peut rien dire de tout ceci concernant la science, qui demande un contrôle, une maitrise des émotions négatives.

          L ’article parle de violence religieuse, je parle du lien entre la religion et la culture de la violence.


        • sleeping-zombie 30 mai 20:58

          @epicure
          Si tu compares le présent et le passé, tu ne peux pas retenir comme unique différence la place de la religion. Trop de choses ont changé entre-temps pour se limiter à cet unique critère :
          Le taux d’alphabétisation, le taux de natalité, l’accès au confort de base, tout ça a changé au fil des siècles. Actuellement, on pourrait dire que les endroits les plus violents sont ceux où le taux de natalité est le plus élevé. Pourtant, je ne crois pas qu’avoir des enfants donne envie de tuer son voisin.

          Prenons un fantastique contre-exemple : le Japon. Une population très fortement religieuse, sacrément machiste...au taux d’homicide le plus bas du monde (la moitié du standard de l’Europe de l’ouest).
          Que la religion ne soit pas un frein à la culture de la violence, je te l’accorde. Mais c’est pas non plus un accélérateur. Celui qui lit la Bible, le Coran ou la Torah et repose son bouquin en ayant envie de tuer quelqu’un, c’est qu’il avait déjà un problème à la base. La religion lui servira (au mieux) de justification à sa psychopathie.

          L ’article parle de violence religieuse, je parle du lien entre la religion et la culture de la violence.
          L’auteur se focalise sur la violence présente dans les textes religieux, qui n’est pas toujours mise en avant par leurs promoteurs, en omettant toutes les parties non violentes.

          enfin, je pense qu’on se comprend, à défaut d’être d’accord. (je suis à court d’arguments :)


        • microf 29 mai 11:57

          Lorsqu´on veut tuer, on tue, ceci avec ou sans religion.

          Le Président Américain Trump vient de signer un important contrat de vente d´armes avec l´Arabie Saoudite, ces armes, demain, vont tuer des milliers de personnes.
          Ce Président Américain au nom de quelle religion il a signé ce contrat de vente d´armes qui demain vont tuer des milliers de personnes ?.

          Que dira t-on d´une personne qui est dans un avion et qui va larguer des bombes sur des populations innocentes, tuant des milliers de personnes ? au nom de quelle religion il le fait ?.


          • maQiavel maQiavel 29 mai 13:46


            Un autre point de vue : 

             »La grande question est de savoir ce que nous avons à proposer en matière de sens à la vie à ceux qui se trouvent en situation de rupture, sinon de désintégration ? « Il y aura toujours des jeunes gens qui préféreront le destin d’un lion mort à celui d’un chien vivant », écrivait récemment Pierre-André Taguieff. « Pour le djihadiste, ajoutait-il, la mort en martyr donne son plein sens à la vie. C’est ce qu’un Occident converti à l’individualisme hédoniste ne peut plus comprendre qu’au travers de la catégorie de “barbarie” […] Mais, face aux fortes convictions religieuses des djihadistes, les “valeurs” universelles sécularisées ne font pas le poids. Personne n’est prêt à mourir pour la laïcité. Ni pour l’État de droit ou le droit international ! »
            Pourquoi ne parvient-on pas à le comprendre ? Parce que nous avons perdu de vue la dimension anthropologique du religieux. D’où la tendance à nier le caractère réellement religieux du djihadisme, et le refus d’admettre que les djihadistes se considèrent eux-mêmes comme des croyants. D’où, également, le recours rituel aux vertus de la « laïcité ».
            Nous avons créé un monde désenchanté où l’individu est au centre du social, nous nous sommes convaincus que rien n’est pire que la mort, nous nous sommes habitués à l’idée que la conviction religieuse n’est jamais qu’une opinion individuelle parmi d’autres. Et nous découvrons avec stupeur que certains islamistes estiment qu’ils ne comptent pour rien au regard de la cause qu’ils défendent, qu’ils trouvent tout à fait normal de tuer ceux qu’ils regardent comme leurs ennemis et tout aussi normal de chercher à mourir. Mais comment peut-on croire encore que les raisons de vivre et les raisons de mourir sont les mêmes ? Comment peut-on considérer qu’il y a des choses qui valent plus que notre existence en tant qu’individus ? Comment peut-on estimer que le djihadisme est bien plus attractif que la démocratie libérale ? Nous sommes tout naturellement portés à penser que ces gens-là sont des fous, des «  nihilistes », des malades mentaux, et qu’il faut donc les soigner plus encore que les combattre. Que les djihadistes soient engagés dans un fanatisme criminel n’est pas contestable. Mais ce sont les racines de ce fanatisme – de tout fanatisme – que nous ne parvenons plus à comprendre". Alain de Benoist. 


            • franc 29 mai 14:13
              @maQiavel

               je pense que les djhadistes se donnent et donnent la mort plus par l’orgueil humain diabolique que par la foi religieuse au divin

               le piège des pièges , c’est le piège diabolique de l’orgueil ; C’est pourquoi, pour le catholicisme la valeur suprême n’est pas la charité mais l’humilité et donc que l’orgueil est le péché suprême

            • maQiavel maQiavel 29 mai 14:24

              @franc
              Je suis d’accord mais pour se donner la mort l’orgueil ne suffit pas ...


            • microf 29 mai 14:33

              @franc

              Bien dit, c´est l´orgueil qui est á l´origine des problèmes de ce monde.
              Satan par orgueil voulu se faire légal de Dieu son Maitre..., il fut écrasé.
              La suite des conséquences de l´orgueil continue aujourd´hui on le voit sur les Dirigeants du monde qui se prenne pour le tout puissant, décretant sur la vie et la mort des peuples, mais, ils seront écrasés et ramenés á leurs places, comme satan l´a été.


            • Christian Labrune Christian Labrune 29 mai 19:10

              Nous avons créé un monde désenchanté où l’individu est au centre du social,

              @maQiavel

              Je ne suis pas du tout d’accord avec cette proposition. Les physiciens du XIXe siècle pensaient que leur discipline, depuis Newton, était quasiment achevée. Le monde était désormais très simple et facile à comprendre et il n’y aurait plus grand chose à trouver. Depuis la relativité et la théorie quantique, tout a été chamboulé. On en sait infiniment plus que les hommes du XIXe siècle, mais notre ignorance, que nous évaluons mieux, est infiniment plus vaste. Jamais la réalité n’aura été plus énigmatique qu’aujourd’hui, ni le monde plus complexe. Entre la fin de l’Empire romain et l’époque classique, sur plus de mille ans, il y aura eu moins de changements que durant ces quarante dernières années. Je ne vois rien là-dedans qui puisse être de l’ordre du désenchantement.


            • epicure 29 mai 22:50

              @maQiavel

              Oui en fait celui qui bascule dans le djihadisme c’est quelqu’un de perdu, qui est vide intérieurement . Cet absolu religieux lui permet de trouver une direction, n’importe laquelle pourvu qu’il y en ait une. Mais au lieu de le remplir intérieurement, cela rempli son égo, la cause et l’appartenance lui donnent un sentiment de supériorité, qui compensent le vide intérieur.
              Ce faisant il devient une marionnette dans les mains de ses mentors, qui en fait décident à sa place de son sort, il a perdu toute autonomie, jusqu’au point de devenir juste de la chair jetable pour ses chefs. En achetant du sens et de la grandeur « au diable », il a vendu son « âme », son humanité, sa liberté.

              Il n’y a rien de grand dans leur démarche, et encore moins d’honorable.

              Certains compensent ce vide intérieur en ayant recours aux drogues, , dans les comportements à risque, d’autres dans la criminalité , d’autres dans une secte.

              D’ailleurs il y a de gros vases communicants entre la criminalité et le djihadisme, suffit de voir le profil de nombreux terroristes, passés par la case prison.

              La société moderne est censée apporter les outils pour devenir autonome, d’avoir un moteur interne, ne pas dépendre d’un sens qui préexisterait, ou d’un absolu arbitraire et abstrait, etc...
              Sauf que les dérives post modernes sont entrain de détruire tout ceci.

              Ceux qui n’arrivent pas à acquérir cette autonomie moderne peuvent se retrouver perdus, déboussolés.


            • Pascal L 29 mai 15:57
              Pourquoi étaler une incompréhension totale des religions ?
              Contrairement au Coran, la Bible n’est pas la parole de Dieu, mais ce que les hommes en ont compris et cette compréhension ne s’est pas faite en un jour. Le peuple d’israël interprète au début ses victoires militaires comme des actions de Dieu qui défend son peuple avec jalousie. Les injonctions à tuer que vous relevez sont contextualisées. Elles interprètent des victoires anciennes et rien ne permet de les prendre comme des injonctions pour aujourd’hui. Ces victoires et ces guerres sont d’ailleurs parfois imaginaires, car ce n’est pas l’histoire qui est importante dans la Bible, c’est l’interprétation des signes donnés par Dieu. Le récit n’est souvent que le support à une transmission orale de la connaissance sur Dieu et un récit s’apprend mieux qu’un traité de théologie. En dehors de la conquête d’Israël par Josué qui n’a jamais existé, les autres guerres sont des guerres de défense et doivent être comprise dans le contexte de l’âge du bronze et non à notre manière.

              A propos de l’interprétation des signes donnés par Dieu, il semble que ces signes n’ont jamais cessé et peuvent toujours être observés. Le Dieu de la Bible n’est pas une invention humaine, mais une interprétation humaine de signes incompréhensibles autrement. Vous êtes parfaitement en droit d’affirmer que vous n’avez jamais observé de tels signes, mais pour ceux qui les observent, on ne peut pas dire que ces signes n’existent pas. J’ai assisté à plusieurs guérisons inexpliquées dans le cadre d’actes de foi de l’Eglise Catholique et je ne comprends pas scientifiquement ces signes. L’hallucination n’est pas envisageable dans la mesure où les guérisons durent. Dieu n’est pas mesurable, donc personne ne peut prouver son existence ou son inexistence. Les signes de Dieu ne sont pas destinés à une foule, mais à des individus auquel Dieu s’adresse directement. Pour les Chrétiens, Dieu est extérieur à l’homme, ce qui fait que l’homme a beaucoup de mal à interpréter les signes et sa nature est spirituelle, ce qui empêche de le mesurer. 

              A propos de la violence, il faut comprendre que cette violence est humaine et que l’homme n’a pas vraiment besoin de Dieu pour l’exprimer, mais l’explication utilisant Dieu est la plus facile. Le principal ressort de la violence avec les religions est le messianisme. Le messianisme est l’idée dévoyée du salut proposé par Jésus, où ce salut ne serait pas dans le domaine spirituel, mais terrestre. Il faut donc purifier la planète de tous ceux qui empêchent ce monde « meilleur » où les adeptes obtiendront le pouvoir. Dieu n’est pas nécessaire à un messianisme terrestre. Nous pouvons donc compter dans les messianismes différentes formes de communisme, le nazisme et une grande partie de l’Islam. D’autres formes se constituent aujourd’hui autour de l’ultra-libralisme et du climatologisme.

              Quand aux guerres de religions en Europe, William Cavanaugh a démontré que la religion n’y est pour rien : les « guerres de religion » européennes (16e-18e siècles) sont les conséquences de l’établissement des Etats modernes centralisateurs et massificateurs – voir en particulier Migrations du sacré, Paris, éd. de l’Homme Nouveau, 2010.

              « ces chers chrétiens, que, jadis, leurs pères, dont l’écrivain arabe Tertullien, ont repris, le concept hindouiste du Trimurti (1 500 ans BCE) » 
              Encore une théorie incohérente pour expliquer le Christianisme. Le Christianisme est un vrai monothéisme où Dieu est en trois partie. On imagine pas un seul instant le Père discuter avec le Fils et l’Esprit-Saint avant de prendre une décision... Il n’y a qu’un seul discours, mais les modes d’action sont différents. De toutes façon, le Dieu des Chrétiens n’est pas inventé par l’homme, il n’est donc pas possible de faire de l’anthropomophisme pour comprendre. Du fait de la présence permanente des signes, le Christianisme n’est pas une religion du livre, mais une religion du Christ.

              Le Christianisme n’est pas la seule religion à observer des signes. Toutes les religions basées sur la dévotion aux Esprits ou les pratiques magiques observent également des signes, mais la nature de ces signes est différente et il n’est pas possible d’observer en même temps les signes Chrétiens et les signes des Esprits. Il faut choisir.

              • P.-A. Teslier 29 mai 18:52

                @Pascal L
                « la Bible n’est pas la parole de Dieu »

                SI ! La bible hébraîque EST la parole de Dieu (dixit ce livre). Moïse en a été le rédacteur. La Torah dite loi de Moïse ou mosaïque.


              • Christian Labrune Christian Labrune 29 mai 18:55

                J’ai assisté à plusieurs guérisons inexpliquées dans le cadre d’actes de foi de l’Eglise Catholique et je ne comprends pas scientifiquement ces signes. L’hallucination n’est pas envisageable dans la mesure où les guérisons durent.

                @Pascal L

                Oui, tout cela est bien bizarre. Et c’est une chose étrange aussi que l’Immaculée Conception m’apparaisse dans la grotte des Buttes-Chaumont, à moi qui suis athée autant qu’on peut l’être. Je vois que vous connaissez bien la théologie chrétienne. Auriez-vous une explication qui permette d’éclairer un mystère de cette sorte ?


              • P.-A. Teslier 29 mai 19:07

                @Christian Labrune

                Si votre dieu était Dieu, il pourrait, par exemple donner 2 jambes à un enfant qui naît sans jambe, surtout quand c’est L’Enfant d"un couple très croyant. Jamais cela ne s’est produit !

                Les vrais sont les anciens dieux : Jupiter, Mars, Saturne, etc. D’ailleurs l’humanité leur a rendu hommage en donnant leur nom aux planètes du système solaire. Votre dieu ne s’y est pas oppose ! CQFD !



              • Christian Labrune Christian Labrune 29 mai 19:17

                Les vrais sont les anciens dieux :

                @P.-A. Teslier
                Je vous approuve entièrement sur ce point. Plusieurs dieux pour un seul peuple valent infiniment mieux qu’un seul, et les Romains le savaient très bien, qui ramenaient chez eux les divinités qu’ils avaient trouvées chez les peuples les plus lointains. Culte d’Isis, par exemple.
                Je rends un culte à l’Immaculée conception, certes,, mais j’ai une bien plus grande vénération pour la déesse Hathor des anciens égyptiens. Je l’ai toujours trouvée vachement belle, la Dame du Pays de Pount !


              • P.-A. Teslier 29 mai 20:45

                @Christian Labrune


                quasiment tous les concepts du monothéisme sont ceux du LIVRE des MORTS de l’ancienne Egypte. Livre des morts dont le plus ancien date de 5 000 ans. CQFD !



              • Christian Labrune Christian Labrune 29 mai 22:50

                , il pourrait, par exemple donner 2 jambes à un enfant qui naît sans jambe
                @P.-A. Teslier
                Si Dieu a fait naître l’enfant sans jambes, il devait bien avoir ses raisons, et il ne va quand même pas corriger, en lui rendant ses jambes, une erreur qu’il aurait faite sans s’en rendre compte, comme un ouvrier qui aurait oublié d’ajouter telle pièce nécessaire à la machine qu’il est en train de construire. Dans son « Traité théologico-politique », Spinoza ruine complètement l’argument du miracle comme preuve de l’existence de Dieu. SI Dieu fait des miracles, c’est qu’il lui faut revenir sur un ordre naturel des choses dont il est l’auteur et qui devrait pourtant être parfait. Si cet ordre n’est pas parfaitement parfait, c’est que Dieu n’est pas tout-puissant, et si Dieu n’est pas tout-puissant, c’est qu’il n’est pas Dieu.


              • Pascal L 30 mai 01:00

                @P.-A. Teslier

                La rédaction de la Torah est parfois attribuée à Moïse. Cela ne se voit pas dans le texte. La diversité des styles d’écriture, même en se limitant à la Torah ne permet pas de l’attribuer à un seul rédacteur. De toutes façons, la transmission du texte de la Torah s’est fait oralement pendant plusieurs siècles jusqu’à son écriture au 7ème siècle avant J.C., comment peut-on imaginer que cette transmission se soit déroulée sans la moindre modification de virgules. On dispose dans la Torah de 2 récits de la Genèse différents, ce qui démontre aisément que la Torah est la compilation de plusieurs traditions (entre 2 et 4). L’archéologie démontre aisément cette origine multiple. Je citerai le livre d’Israël Finkelstein et Neil-Asher Silberman : « la Bible dévoilée » qui montre ainsi tous les mécanismes qui conduisent à la rédaction de la Bible. Aujourd’hui, seuls les Musulmans peuvent croire à un texte dicté par Dieu et transmis sans failles et là encore, la science peut aisément démontrer que ce n’est pas vrai (Le Coran a entre 30 et 100 rédacteurs différents). Dieu échappe à la mesure scientifique, mais ce n’est pas le cas pour les livres.

                 Pour les Chrétiens, on y voit une parole inspirée par Dieu, mais le style et le vocabulaire sont spécifique à chaque rédacteur. On peut largement comprendre que chacun y a mis ce qu’il a compris de Dieu. Dans les Evangiles, le seul texte écrit par le Christ l’a été sur le sable et personne n’a pensé à le noter. Finalement, le fait que Dieu n’est pas directement l’auteur de ces textes est une bonne chose. Nous gardons la liberté de croire ou pas et la foi devient une affaire personnelle.

              • Pascal L 30 mai 01:05

                @P.-A. Teslier
                « quasiment tous les concepts du monothéisme sont ceux du LIVRE des MORTS de l’ancienne Egypte »

                Celle là, je ne l’avais pas encore entendue. J’avais bien entendu le lien avec Akhenaton, mais celui-ci était un pharaon qui était également l’incarnation du Dieu soleil. En fait de monothéisme, on reste dans le culte du souverain tel qu’il a été pratiqué dans toute l’antiquité. Rien à voir avec le Dieu des Chrétiens et des Juifs.

              • Pascal L 30 mai 01:50
                @P.-A. Teslier
                « Si votre dieu était Dieu, il pourrait, par exemple donner 2 jambes à un enfant qui naît sans jambe » Les guérisons inexpliquées n’ont pas pour objectif de démontrer à tous qu’il est le plus fort. Il s’agit toujours de messages personnels qui visent à convaincre une personne de sa réalité et de la réalité de son salut. Dieu veut que tous reçoivent son salut mais il ne s’adresse qu’à des personnes capables de comprendre le message. De fait, les guérisons sont discrètes et parfois de faible importance, mais la nature ni aucun médecin ne peut agir ainsi. J’ai reçu ainsi le témoignage d’une personne qui a été guérie trois fois pour trois maladies, mais qui, à la fin, a demandé le baptême. Les guérisons ne visent que le salut de la personne guérie, pas son confort. Si c’était le cas, il empêcherait la mort de tous les croyants et ce n’est pas le cas. Le salut proposé par Dieu n’est pas de ce monde, alors prolonger la vie des croyants ne pourrait que les éloigner du salut. Il déplacerait les montagnes que vous refuseriez de croire, alors pourquoi le faire ? Mais si vous êtes sincère et que vous cherchez à comprendre, vous pourrez alors recevoir des signes de l’existence de Dieu.

                « Les vrais sont les anciens dieux » Ces Dieux là sont anthropomorphiques, ils sont des inventions humaines.

                « Votre dieu ne s’y est pas oppose ! » Ce Dieu nous rends libre de commettre le bien ou le mal. C’est le choix de chacun. S’il s’y était opposé, vous auriez instantanément perdu votre liberté. Un Dieu qui aime ne peut être un Dieu qui asservit. Il accepte le mal dans notre monde, mais ceux qui le commettent auront du mal à recevoir l’amour de Dieu et donc à être sauvé.

              • zak5 zak5 30 mai 07:53

                @P.-A. Teslier
                SI ! La bible hébraîque EST la parole de Dieu (dixit ce livre)

                non, dans l’AT, les livres qui le constituent portent les noms de leurs auteur : livre de job, Amos, Jérémie, Joseph...Vous êtes autorisez de dire que Moïse est rédacteur sans choquer, mais c’est impensable de dire ça a propos de Mohammed sans choquer les musulmans
                (c’est bien pour cela que les musulmans font croire, contre toute logique, que Mohammed ne savait ni lire ni écrire)
                Le christ est la parole de Dieu, mais ces paroles sont rapportées par des témoignages qui portent les noms de leur auteurs : évangile selon
                Rien de tel avec le Coran, on ne peut pas dire du Coran que c’est aussi les paroles de Mohamed, même quand c’est évident, ni parler du Coran de Othman qui a pris l’initiative de choisir une vulgate un Coran et bruler toutes les autres vulgates.


              • P.-A. Teslier 30 mai 08:08

                @zak5

                NON ! NON !

                Je parle de la TORAH (loi de Moïse), uniquement d’elle et de ses 5 LIVRES !

                CQDF


              • zak5 zak5 30 mai 08:30

                @P.-A. Teslier
                vous dites « la loi de Moïse » est-ce que vous pouvez dire « la loi de Mohammed » ? impossible ça tout musulman vous le rappellera (dans le meilleur des cas)

                Si Moise est rédacteur du pentateuque, alors Dieu n’est pas l’auteur immédiat de la Torah. Le Coran a pour auteur immédiat Allah croient dur comme le fer les musulmans

                Il y a comme ça des nuances qui font toute la différence


              • Pascal L 30 mai 10:43
                @P.-A. Teslier
                « Je parle de la TORAH »
                Cette idée est défendue par les Musulmans et eux uniquement contre toute évidence. Cela leur permet d’affirmer que le Coran est également la parole de Dieu et se situe dans la suite de la Bible. Dans les débuts de l’Islam, la Toraʰ et un Evangile apocryphe (l’Evangile aux Judéonazaréen, qui n’est plus connu que par des citations) faisaient parti des livres sacrés, bien avant que le Coran soit déclaré parole de Dieu (après 750, lorsque le Coran a été déclaré incréé). Le verset 28,49 du Coran en atteste : « Dis-leur : Apportez donc un Livre venant d’Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai si vous êtes véridiques ». Le terme « Dis-leur » placé en tête du verset nous indique que ce verset a été écrit avant 750, car ces paroles ne pouvaient être prononcées par Allah, d’où cet ajout.

                L’Islam est un rêve, le réveil risque d’être difficile.

              • Christian Labrune Christian Labrune 30 mai 11:33

                @zak5
                Je ne suis pas du tout un spécialiste de ces questions, et il y a longtemps que je n’ai pas relu l’Ancien Testament, mais il m’apparaît plus comme l’histoire d’un peuple, de ses efforts pour trouver une unité et une cohésion malgré tant d’errance, d’erreurs et de vicissitudes, que comme la révélation d’un Dieu qui se voudrait universel.
                Quand je dis « histoire d’un peuple », ça peut évidemment faire sourire : cela n’a évidemment aucun rapport avec l’idée que nous nous faisons aujourd’hui de la science historique, et tout cela est bien antérieur même à Thucydide et aux historiens romains qui sont les très lointains précurseurs de notre conception universitaire de l’histoire. C’est donc une fable tout autant qu’une histoire.
                Au reste, le Dieu de la bible hébraïque est le dieu du peuple juif, et on est dans un monde où il y a encore partout d’autres dieux. Evidemment, pour ce peuple qu’il a élu, il est le meilleur et le plus efficace de tous les dieux. Très chatouilleux par ailleurs sur la question de sa prééminence et extrêmement jaloux de son pouvoir, mais il ne prétend pas régenter les autres peuples, lesquels voudraient bien avoir inventé la même séduisante histoire.
                Et nous ? Et nous ? disent les chrétiens, qui voudraient bien profiter eux aussi de l’aubaine, et qui feront main basse sur tout ce précieux héritage. Ce n’est en effet qu’avec Jésus que le message s’universalise et que le dieu des Juifs devient celui de tous les hommes, mais du judaïsme au christianisme, je ne peux m’empêcher de voir une espèce d’abâtardissement totalitaire qui ne fera que s’accentuer encore avec les élucubrations du chamelier de La Mecque.
                A la fin, quand l’islam puis le christianisme auront totalement disparu, il restera encore le judaïsme qui a toujours sur flirter, dans la tradition talmudique, et bien mieux que deux autres religions infiniment plus naïves, avec l’athéisme.


              • zak5 zak5 30 mai 11:38

                @Christian Labrune
                tout a fait

                Les trois religions monothéistes veulent nous faire croire qu’elles sont unies, alors que dans les faits elles sont en confrontation permanente (il peut avoir des accalmies quand l’une domine totalement, mais l’idée de revanche est toujours présente), elles s’accusent mutuellement de falsification de la vraie version, et il n y a plus pire accusation en religion. Quand jésus dit « on vous a dit, mais moi je vous dis.. » c’est quoi ? c’est une accusation de falsification. Quand les musulmans parlent d’un jésus islamisé (tous les prophètes son islamisés), ça veut dire quoi ? c’est une accusation de falsification. par exemple pour les chrétiens qui se base sur les évangiles, jésus annonce clairement et nettement sa prochaine mort, il traite même ceux qui ne croient pas a cette annonce de satanisme (Pierre qui à des doutes sur la mort prochaine du Christ, celui-ci lui répond : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale)

                Tous ces problème n’existent pas quand on ne parle pas du meme Dieu


              • Christian Labrune Christian Labrune 30 mai 11:43

                A la fin, quand l’islam puis le christianisme auront totalement disparu, il restera encore le judaïsme qui a toujours sur flirter, dans la tradition talmudique, et bien mieux que deux autres religions infiniment plus naïves, avec l’athéisme.

                ADDENDUM
                Ce que j’écrivais à la fin de l’intervention précédente me rappelle cette petite blaque juive : deux étudiants d’une Yeshivah passent toute la nuit à s’interroger sur l’existence de Dieu. Ils finissent par convenir l’un et l’autre qu’il est totalement impossible qu’il y ait un Dieu.
                A l’aube, l’un des deux commence à dire ses prières.
                Mais, qu’est-ce que tu fais ? On était d’accord à l’instant pour dire que Dieu n’est pas.
                Et l’autre de répondre :
                Oui, c’est vrai, mais je ne vois pas le rapport.


              • zak5 zak5 30 mai 11:49

                @Christian Labrune
                figurez-vous que même Mohammed ne parlaient d’ Islam que d’une religion pour les arabes (un prophéte oummi (sans religion du livre) envoyé pour un peuple oummi (sans religion du livre), dixit le Coran). Viennent ensuite les conquêtes et les victoires qui changent l’orientation du message, et l’on invente la notion des versets abrogeant, et l’on compile des hadiths que l’on sacralise... c’est très humain tout ça.
                Le problème c’est que ce n’est pas que les prophètes qui construisent une religion, c’est surtout ceux qui reprennent la suite qui l’a construisent.


              • Christian Labrune Christian Labrune 30 mai 11:55

                @zak5
                Vous avez parfaitement raison, ce n’est évidemment pas le même Dieu. Qu’on songe à l’épisode de la femme adultère dans les Evangiles : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». C’est évidemment un progrès moral par rapport à l’ancienne loi, mais venant après le christianisme, qui préconise de pardonner autant qu’il est possible, le Coran marque un atroce régression. Il suffit de penser au 4e verset de la 9e sourate :

                « Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les en toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux »

                Il faudrait demander aux Coptes récemment trucidés par les islamistes au nom même de ce verset, ce qu’ils pensent d’une pareille « indulgence » et d’une pareille « miséricorde » !

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