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Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

"La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx", ainsi titre un document Patrick Artus pour la banque Natixis, document "distribué aux Etats-Unis". "Ce document d’informations (pièces jointes comprises) est strictement confidentiel et s’adresse exclusivement à une clientèle de professionnels ou d’investisseurs qualifiés."

 

"La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx", ainsi titre un document Patrick Artus pour la banque Natixis, document "distribué aux Etats-Unis". 
 

"Ce document d’informations (pièces jointes comprises) est strictement confidentiel et s’adresse exclusivement à une clientèle de professionnels ou d’investisseurs qualifiés. Il ne peut être divulgué à un tiers sans l’accord préalable et écrit de Natixis. Si vous receviez ce document et/ou toute pièce jointe par erreur, merci de le(s) détruire et de le signaler immédiatement à l’expéditeur. La distribution, possession ou la remise de ce document dans ou à partir de certaines juridictions peut être limitée ou interdite par la loi."

Vous pourrez toutefois retrouver le lien vers le document dans l'article du journal libération
 

"On observe bien aujourd’hui dans les pays de l’OCDE la succession d’évolutions que Karl Marx avait prévues : 

1- la baisse de l’efficacité des entreprises (ralentissement de la Productivité Globale des Facteurs), toutes choses égales par ailleurs, impliquerait une baisse du rendement du capital des entreprises ; 

2- les entreprises réagissent à cette évolution en réduisant les salaires (en déformant le partage des revenus en faveur des profits) ; 

3- mais cette stratégie a une limite, atteinte quand les bas salaires deviennent trop faibles (égaux au salaire de subsistance) et les « capitalistes » se lancent alors dans des activités spéculatives qui font apparaître des crises financières."

Nous ne discuterons pas ici de la validité de cette analyse. Ce qui est important, c'est de voir comment d'un côté le discours officiel nous dit que les travaux de Karl Marx sont "dépassés" et "d'un autre temps", et de l'autre les mêmes qui disent cela continuent à garder pas trop loin discrètement ce bon vieux Marx pour essayer de comprendre leur propre système... 

Si le capitalisme semble avoir réussi pour l'instant à enterrer le "spectre du communisme", le spectre de Karl Marx, lui, continue de hanter les esprits, malgré les innombrables "réfutations" de ses théories... "Un adage bien connu,écrivait Lénine, dit que si les axiomes géométriques heurtaient les intérêts des hommes, on essayerait certainement de les réfuter." Il remarquait alors comment "après chaque "exécution" par la science officielle", le marxisme "devient plus ferme, plus trempé et plus vivant que jamais." (Lénine, Marxisme et révisionnisme, 1908). Avec un proverbe anglais qu'il amait également citer : "Les faits sont têtus". 

Et ces faits nous les avons tous sous yeux, à commencer par les capitalistes eux-mêmes, qui continuent discrètement de lire Marx à chaque fois que la menace de la crise leur donne des sueurs froides.Nos ministres et banquiers, qui avaient depuis longtemps fêté en grande pompe l'enterrement de Marx, se sont dépêchés de le déterrer pendant la crise de 2008, sous l'effet de la panique, ne comprenant pas ce qui était en train de leur tomber sur la tête. 

Ainsi les échos titraient le 4 février 2008 : Le retour de Marx, le nouvel observateur, le 17 octobre 2008 (un mois après le crash de wall street) : Karl Marx, le retour ?. Même le magazine challenges, sortait un article le 15 octobre 2008, obligé de constater que : La crise financière remet Marx à la mode. Dans un article du 16 mai 2009, l'observateur notait également Le grand retour de Karl Marx et de son « Capital », nous rappelant que Jacques Attali ou encore Alain Minc gardaient Le Capital sous le coude... on ne sait jamais ! 

Quand ce sont des économistes qui s'intéressent à Marx, cela peut encore se comprendre relativement, mais quand c'est Peer Steinbrück, le très libéral ministre des finances de l'Allemagne ! The guardian, nous rapportait le 15 octobre 2008 que le ministre allemand, "qui doit avoir passé des nuits blanches au cours des dernières semaines" a fini par déclarer (dans une une interview à Der Spiegel) que "En général, il faut admettre que certaines parties de la théorie de Marx ne sont pas fausses". 

Si certains membre de la classe bourgeoise ont été capables d'admettre une part de vérité dans les écrits de Marx, continuant à lire secrètement celui qu'ils conspuent publiquement, ils n'iront évidemment pas jusqu'à admettre la totalité des idées du bon vieux Karl, dont les idées telles que la dictature du prolétariat ne sont pas sans gêner. C'est encore plus vrai pour l'extrême gauche qui a du mal à accepter le lien évident entre la doctrine de Marx et l'expérience soviétique, et essaye de nous inventer un "Marx anarchiste", passant sous silence tous les écrits et tout le parcours de Marx qui était de son vivant classé comme "autoritaire" par les anarchistes de l'époque. Cela implique évidemment un retour critique sur l'histoire soviétique, c'est à dire critique de nos préjugés sur cette période, l'histoire officielle ayant la fâcheuse tendance de criminaliser toute période où le peuple a vraiment eu le pouvoir (voir chez nous, Robespierre)... Si donc Marx fait son "retour" dans les bibliothèques de nos ministres depuis la crise de 2008, il ne faut pas oublier pour autant que ses écrits économiques restaient engagés, c'est à dire qu'ils étaient une "critique de l'économie politique" bourgeoise de l'époque. 

Mais si certains aujourd'hui s'intéressent à Marx, combien s'intéressent aussi aux économistes qui ont influencé ses travaux ? La pensée économique de Marx est le prolongement de celle des économistes anglais Adam Smith et David Ricardo, ceux que Marx nommait "l'école fataliste", qui "représentent une bourgeoisie (...) luttant encore avec les restes de la société féodale". 

Bien évidemment ce n'est pas le fatalisme que Marx récupera, mais la froide vérité contenue dans les écrits de ces premiers économistes, à une époque où ceux-ci ne pensaient même pas à dissimuler la nature du capitalisme. Car à cette époque les défauts du capitalisme n'étaient vus par les économistes bourgeois que comme "des souffrances passagères, accidentelles". "La misère n'est à leurs yeux que la douleur qui accompagne tout enfantement, dans la nature aussi bien que dans l'industrie.

A cette école fataliste succédèrent les "romantiques", "blasés", à l'époque où le capitalisme commençait à montrer son visage le moins glorieux, "où la misère s'engendre en aussi grande abondance que la richesse", provoquant chez les économistes "l'indifférence qui chez ceux-là était de la naïveté devient pour eux de la coquetterie". 

Puis vinrent "l'école humanitaire" qui "déplorait sincèrement la détresse du prolétariat" et "l'école philantrope", qui "nie la nécessité de l'antagonisme ; elle veut faire de tous les hommes des bourgeois". "Les philanthropes veulent donc conserver les catégories qui expriment les rapports bourgeois, sans avoir l'antagonisme qui les constitue et qui en est inséparable. Ils s'imaginent combattre sérieusement la pratique bourgeoise, et ils sont plus bourgeois que les autres.

Leur point commun à tous est qu'"ils ne voient dans la misère que la misère, sans y voir le côté révolutionnaire, subversif, qui renversera la société ancienne". (Karl Marx, Misère de la philosophie, II, 1, 1847). 

Et c'est là qu'on passe de l'analyse du système capitaliste à l'inconcevable, à l'interdit, à savoir la facheuse idée de vouloir renverser le capitalisme... 

Marx constatait donc que l'économie politique bourgeoise était passée d'une école honnête de Ricardo, qui dépeignait de façon crue mais juste le capitalisme, aux écoles humanitaires et philantropes, hypocrites, ce qu'on appelerait aujourd'hui "la gauche", des économistes qui essayent d'enjoliver les choses, de faire croire à la possibilité de réformer le capitalisme. 

Marx préférait Ricardo car "le langage de Ricardo est on ne peut plus cynique", "Mais ne crions pas tant au cynisme. Le cynisme est dans les choses et non dans les mots qui expriment les choses." Les économistes philantropes "reprochent à Ricardo et à son école leur langage cynique, c'est qu'ils sont vexés de voir exposer les rapports économiques dans toute leur crudité, de voir trahis les mystères de la bourgeoisie." (Karl Marx, Misère de la philosophie, I, 2, 1847

Or nos économistes actuels qui se font peur avec le retour de Marx ne sont-ils pas eux aussi des humanitaires et des philantropes ? Obligés d'admettre l'évidente crise du capitalisme, ils n'en cherchent pas moins des solutions pour le sauver, l'aménager, et non pour le renverser. 

En 2011, Nicolas Sarkozy avait averti que "Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer". 

En réalité, depuis la crise de 2008, aucun problème n'a été réglé, comme nous l'indique en 2017 ce rapport du sénat
 

"après dix ans de crise la probabilité de réédition d’un krach du système financier d’ampleur équivalente n’a pas diminué, bien au contraire. [...] Tous les ingrédients, anciens comme nouveaux, d’un nouveau krach sont donc là." (p. 224) 

"Les quelques dispositions pour rendre le système moins instable, qui ont pu lui être imposées sous le coup de l’émotion et la pression des opinions publiques, non seulement ont laissé intact l’essentiel mais ont été largement compensées par les effets négatifs du traitement utilisé pour le sortir du coma et réanimer l’économie : l’injection massive de liquidités et des taux directeurs aux limites du pensable."

Cela confirme les prévisions de Karl Marx pour qui capitalisme et crise économique sont inséparables, les périodes permettant au prolétariat de vivre confortablement étant l'exception et non la règle. Ce qui nous semble inadmissible (misère, chômage, crise) n'a rien d'une anomalie, c'est en réalité le fonctionemment normal du capitalisme. Ce qui devrait faire réfléchir tous les petites bourgeois en quête de "troisième voie", d'une alternative autre que le communisme. 

Si la crise de 2008 a été le retour du Marx "acceptable", celle qui s'annonce pourrait bien être celui du Marx révolutionnaire. 

 

Source : http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php

Analyse communiste => http://www.proletaire.altervista.org


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128 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 5 février 10:13

    LE RÔLE DE LA GOGOCHE DU CAPITAL, DANS « LE MERDIA »
     
    Défendre l’accumulation primitive du Capital mondialiste, libre-échange sans contrôle des changes (Bérégovoy, Delors)
     
    Être la classe bobo des métropoles mondiales, avec son « droit abstrait du bourgeois », le sans-frontièrisme droit-de-lhommisme
     
    Défendre le purinement sociétal, la « prostitution généralisée » de Marx
     
    Détruire les dernières solidarités, nation et famille (Engels)
     
    Organiser la traite négrière des « divisions de réserve du Capital », l’exode rural devenu mondial
     

    Et La Baudruche sera client préféré de Rothschild...
     
     
    « En dissolvant les nationalités [les peuples], l’économie libérale fit de son mieux pour généraliser l’hostilité, pour convertir l’humanité en une horde de bêtes féroces – les concurrents sont-ils autre chose ? – qui se dévorent mutuellement parce que les intérêts de chacun sont égaux à ceux de tous les autres. Après ce travail préliminaire, il ne restait plus à l’économie libérale qu’un pas à faire pour atteindre son but : il lui fallait encore dissoudre la famille. »

    ’Esquisse d’une critique de l’économie politique’ Engels

     

     


    • Pierre Pierre 5 février 10:25

      Les analyses de Marx ont toujours été pertinentes et devraient être la base de toute réflexion sur le capitalisme libéral. Malheureusement, ce sont les pensées des économistes anglo-saxons contemporains qui sont enseignés dans les écoles d’économie dans le monde et Marx est actuellement marginalisé.

      Le libéralisme dérégulé, celui que Marx a étudié, est en échec économique comme Marx l’avait prévu mais il a réussi à prendre le contrôle de la gouvernance mondiale. Nous pouvons voir tous les jours ce qui arrive aux pays qui s’écartent ou s’opposent à cette voie. Libye, Irak, Iran, Russie, Venezuela, Syrie etc.

      Je ne vois que deux portes de sortie possibles pour le capitalisme libéral.

      • Un retour à une certaine régulation. Les recherches des écoles d’économie à la française sont à la pointe dans ce domaine (citons Thomas Piketty, Jean Tirole, Alain Trannoy) mais il faudra au moins 10 ans pour former une nouvelle génération d’économistes. Je ne sais pas quelle est la position précise du président Macron, lui qui a été formé à l’école anglo-saxonne, mais c’est sans doute la meilleure et la seule politique économique qu’il devrait suivre pour sauver les points positifs de la mondialisation. (Une politique économique impossible à suivre dans le carcan de l’UE.)

      • Un retour à plus de conservatisme d’État avec le risque de plus de protectionnisme. C’est la solution sacrilège pour tout économiste libéral mais elle permettrait au moins de reprendre le souffle et d’avoir une réflexion plus large sur l’avenir du monde.

      La porte de sortie marxiste, la dictature du prolétariat suivi du communisme, est une utopie. (Un comble pour le socialisme scientifique qui s’opposait justement au socialisme utopique.)

      Marx a oublié l’inertie des masses. Les peuples ne veulent pas s’impliquer dans l’économie. Ils ne demandent que le bien-être, la justice sociale et un sentiment de liberté.

      Une remarque. Quand Marx parle de bourgeois, il désigne « les capitalistes modernes qui possèdent les moyens sociaux, la production et utilisent du travail salarié. »

      La classe moyenne, embryonnaire à l’époque, était au service des bourgeois et avait (et a toujours) un comportement social bourgeois mais n’avait pas de pouvoir décisionnel et n’avait de ce fait pas beaucoup d’importance pour Marx.


      • cedricx cedricx 5 février 16:47

        @Pierre c’est toujours une délectation de vous lire Pierre, vraiment !!!


      • CN46400 CN46400 5 février 18:50

        @Pierre
        Malheureusement, ce sont les pensées des économistes anglo-saxons contemporains qui sont enseignés dans les écoles d’économie dans le monde et Marx est actuellement marginalisé.

         La bourgeoisie serait-elle assez idiote pour faire enseigner dans ses écoles les arguments susceptibles de miner gravement sa suprématie dans la société humaine ?...


      • Pierre Pierre 5 février 22:24

        @CN46400
        «  La bourgeoisie serait-elle assez idiote pour faire enseigner dans ses écoles les arguments susceptibles de miner gravement sa suprématie dans la société humaine ?... »

        Elle ne les enseigne pas mais elle les connait. Nous serons peut-être d’accord pour dire que sa stratégie est de prendre le contrôle de la gouvernance économique mondiale grâce aux nouvelles technologies et d’empêcher tous les Etats de sortir du capitalisme libéral par voie démocratique en les endettant autant que possible.
        La puissance militaire US est le bras armé de cette stratégie.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 10:28

        @CN46400
        L’école des économistes de Chicago a inventé TINA pour déboulonner les Gouvernements tripartites issus de la 2e guerre mondiale, et détruire les régulations financières mises en place par les Gouvernements, après la crise de 29.


        « La main invisible du marché doit tout réguler et il faut enrichir les riches pour que ça coule jusqu’en bas... » « Les Evangélistes du Marché », par Ketih Dixon.
        Ce sont des Think tanks (de Gauche & de Droite) qui ont corrompu les leaders d’opinion pour qu’ils répandent la bonne nouvelle de TINA...

        "Lutter contre les idées keynésiennes de gestion tripartite de l’économie (Etat, entreprises, syndicats) ; lutter contre toute prétention de l’Etat à intervenir dans l’organisation du marché économique. L’« interventionnisme » y est dénoncé comme la source des tous les maux que ce soit du chômage ou de l’inflation. L’Etat est, selon eux, par essence, « totalitaire ».**

        2/ Défendre l’idée d’un marché économique libérale s’auto-régulant. C’est la réactualisation de la « main invisible » d’Adam Smith.« ( ...)


        A noter que  »l’Etat totalitaire« ** se retrouve chez les anarchistes... Ce qui a permis d’en dévoyer un certain nombre, pour les mettre au service de la mondialisation, qu’ils confondent avec de l’ Internationalisme.

         » La Gauche révolutionnaire, la grande manipulation"


      • Agor&Acri Agor&Acri 6 février 16:04

        Article intéressant,
        suivi de nombreux commentaires eux-aussi intéressants.

        @Fifi Brind_acier
        oui, les forces qui méprisent l’intérêt général et l’idée de partage équitable des richesses produites (équité n’est pas égalité, entendons-nous bien),
        ne sont pas uniquement des forces « libérales ».
        Effectivement, de nombreux anarcho-internationalisto-antifas se comportent en fidèles serviteurs des intérêts de la caste dominante
        puisque, au lieu de faire valoir l’absolue nécessité de tous s’unir, par delà nos clivages partisans, pour briser le joug de la fausse démocratie qui nous maintient dans l’impuissance,
        ils restent au contraire arc-boutés sur des idées, des modèles, des programmes ultra-clivants et donc voués à rester minoritaires.
        Pire, certains d’entre-eux sont les premiers à « taper sur » les autres opposants au Système et à les jeter de façon indifférenciée dans leur grand sac fourre-tout marqué du sceau de l’infamie « fasciste », y compris des personnalités au-dessus de tout soupçon.


      • eddofr eddofr 5 février 11:47

        Lorsque l’idéologie c’est emparée des théories de Karl Marx, il a été traité « idéologiquement » :


        Adulé ou Haïs, érigé en révélation quasi biblique ou en élucubration quasi diabolique.

        Son analyse du fonctionnement du capitalisme est indéniablement exacte.

        La nier et la diaboliser, c’est nier la maladie au lieu d’en chercher le remède.

        Le fait est que :
         D’une part, l’économie de marché et le capitalisme sont les moteurs de notre modèle de société.
         D’autre part, les populations ne sont pas prêtes à changer de modèle de société.

        Il n’est donc pas envisageable de changer de modèle de société et d’abandonner purement et simplement l’économie de marché et le capitalisme.

        La solution consiste donc à analyser les dysfonctionnement du système et à mettre en place les mécanismes de régulation qui lui éviterons de « dériver ».

        Evidemment, ces mesures de régulation auront un coût, en particulier quand il sera question de liberté d’entreprendre.

        Par exemple :
        Aujourd’hui, des grand projets innovants sont lancés par des « ultra-riches », parce qu’ils sont les seuls à avoir les moyens d’investir des milliards dans un projet hasardeux.
        Si on régule efficacement, on en arrivera nécessairement a mettre un terme à l’existence « d’ultra-riches » (il restera sans aucun doute des riches et des très riches) et ce type de projet en pourra plus être financé que par la collectivité.
        Il est a noter, que si aujourd’hui, la collectivité n’est plus en mesure de financer de tels projets, c’est aussi parce qu’elle a été dépouillée de ses moyens au profit des utlra-riches et des très riches.

        La régulation sera inévitablement confrontée à des résistances, puisqu’elle constitue, de fait, un « ’entrave » à la libre entreprise et au libre échange.

        L’important en fait, sera de montrer aux entrepreneurs, que pour 90% d’entre eux, la régulation sera sans effet (parce que leur pratique ne les conduira jamais à s’y trouver confrontés) ou sera négligeable en termes économiques. 
        Quand au 10% qui seront réellement impactés, ce seront probablement ceux qui chaque jour, par leurs excès, par leur inhumanité, par leur total irrespect de la dignité humaine (celle des autres) mettent en évidence l’injustice de notre système et donnent du « grain à moudre » à tous les anti-capitalistes. 

        • eddofr eddofr 5 février 11:48

          @eddofr

          J’ai pas doublé par la publication. Y a un bug, si quelqu’un peut supprimer le doublon ...

        • Cateaufoncel 5 février 12:32

          @eddofr

          « Son analyse du fonctionnement du capitalisme est indéniablement exacte. »

          La mort de Marx ne résulte pas de son analyse du fonctionnement du capitalisme, mais de ses chimériques prophéties à base de propriété collective des moyens de production, d’universalisme prolétarien, de société sans classes et sans Etat...

          Et ce sont les prolétaires qui l’ont tué en se libérant de la croyance mirifique au Père Noël collectiviste.


        • sahb 5 février 12:56

          @Cateaufoncel
          éce sont les prolétaires qui l’ont tué" !!!!!!

          mais comme il est PAS mort DU TOUT c’est votre balabla qui tombe à l’eau !! lui il est mort de chez mort !
          Marx a les joues roses et das Kapital a intérêt à planquer ses miches !!!

        • Cateaufoncel 5 février 13:19

          @sahb

          « 
          Marx a les joues roses et das Kapital a intérêt à planquer ses miches !!! »

          Mais bien sûr. Et, comme écrit Engels dans L’Anti-Dühring, le huitième commandement - Tu ne voleras point - tombera en désuétude parce qu’il y aura, alors, assez de tout pour tout le monde smiley


        • eddofr eddofr 5 février 14:45

          @Cateaufoncel

          Par nature, les conjectures, ne sont pas une science exacte.


          Karl MARX a proposé des solutions en fonction de la situation et des connaissance de l’époque.

          En 1844, MARX écrivait : « Le communisme est la forme nécessaire et le principe dynamique de l’avenir immédiat, mais le communisme n’est pas en tant que tel ni le but du développement humain ni la forme de la société humaine ».

          C’est à dire qu’il proposait le communisme comme solution transitoire, par rapport à une situation donnée.

          Si MARX revenait aujourd’hui, il ne changerait pas son analyse, qui reste fondamentalement exacte.

          Par contre, il proposerait certainement un autre remède.

          A son époque, la seule expérience connue de collectivisme, était le collectivisme tribal (les tribus vivant en communauté) qui ne pouvait s’adapter à une société industrialisée et à la division du travail.

          Aujourd’hui, des expériences de collectivisme ont été menées.

          Et même si l’on exclue des paramètres d’analyse les épi-phénomènes externes, idéologiques (soviétisme, stalinisme, ...) et géo-politiques (blocus, siège, subversion, guerre économique) qui ont finalement conduit ces expériences à se transformer en dictatures bureaucratiques, on constate que le communisme en tant que système économique et politique est un échec.

          En réalité, on constate que les acteurs économiques ne participent pas volontairement aux objectifs collectifs s’ils ne correspondent pas à un objectif individuel.

          Autrement dit, le communisme suppose une conscience sociale de tous et de chacun. Or personne, à part quelques illuminés, n’a de conscience sociale au jour le jour.

          Nous avons tous une conscience de « ce qui serait bien pour tous », mais au jour le jour, nous agissons naturellement pour ce qui est bien pour nous (le nous étant plus ou moins individuel ou collectif, au gré des circonstances).

          Comme il n’est ni possible, ni souhaitable de forcer l’individu à se plier au bien commun (surtout parce que c’est forcément un autre individu qui va fixer pour lui ce qui est bien pour tous), il n’y a d’autre solutions que de faire en sortes que les intérêts individuels correspondent aux intérêts communs.

          C’est ce qu’on fait, par exemple, quand on offre une prime écologique aux véhicules les moins polluants.

          Par contre, ce correspondance ne peut pas être obtenue que par des incitations. Il y a un moment, une limite qui doit être fixée par la contrainte.

          La difficulté est double sur ce point, il faut obtenir un consensus et il faut passer outre la résistance de ceux dont l’intérêt individuel sera contraint (et par nature, ceux qui seront contrains, sont ceux qui sont avantagés, et donc qui ont le plus de pouvoir individuel d’influer sur les décisions).

        • Pierre Pierre 5 février 17:31

          @Cateaufoncel
          Vous le dites autrement que moi et je suis évidement d’accord.


        • CN46400 CN46400 5 février 19:41

          @Cateaufoncel
          Le père Marx n’est pas un père Noël, il a juste démontré que la société capitaliste aurait une fin et que la société qui lui succéderait serait le « communisme » qu’il n’a décrite que comme le « dépassement de l’existant », et plus tard comme le « à chacun selon ses besoins ». Son gendre, Paul Lafargue en publiant « le Droit à la paresse » complète le tableau en prônant la fin du travail contraint, qui caractérise le capitalisme, lequel doit devenir « un plaisir »...

          A la fin de sa vie, il a introduit, avec Engels, un intermède : le socialisme, où la dictature des intérêts du prolétariat, qui est immensément majoritaire, doit prendre le relais de la dictature des intérêts de la bourgeoisie qui, elle, est infiniment minoritaire. Le socialisme c’est « à chacun selon son travail ». Tout ce qu’on a vécu depuis relève de cette proposition qui ne sera vraiment effective que lorsque l’essentiel de la force de travail mondiale aura engagé le chemin. En attendant il faut constater que nulle part la bourgeoisie laisse ses privilèges sans réagir, y compris, par la violence.


        • Pierre Pierre 5 février 21:35

          @CN46400
          Ce qui est vraiment intéressant chez Marx, c’est son analyse de l’évolution et de l’effondrement du capitalisme libéral. 

          Marx à voulu démontrer que le communisme succéderait au capitalisme mais sa démonstration est utopique. On a essayé de créer un homme nouveau pour qui l’intérêt collectif serait prioritaire dans beaucoup de pays mais les échecs furent généraux.
          Je vous donne deux exemples vécus.
          - A la fin des années 70, j’ai eu l’occasion de m’occuper de la création de sociétés autogérées. J’en garde beaucoup d’amertume parce que je me suis rendu compte qu’il est impossible de motiver tout le monde pour un résultat collectif et que certains estiment toujours qu’ils n’ont pas la part qu’ils méritent. Cela en vient très vite a entendre dans une assemblée : « tout cela, c’est très bien mais qu’est-ce que je vais gagner de plus » ou « je viens à cette assemblée mais je perds mon temps ». J’ai très vite compris que c’est toujours l’intérêt individuel qui l’emporte.
          - Je m’étais fait des amis en URSS en 1980. Certains sont venus chez moi et j’ai été invité chez eux plusieurs fois dans les années suivantes. Cela m’a permis de les accompagner dans leurs villages natals où ils retrouvaient leur famille. J’ai vécu la vie dans les kolkhozes (exploitations agricoles collectives) de l’intérieur. Ma constatation : 1. Assez peu de rendement. 1 1/2 à 2 h de pose vodka à midi. 2. Les kolkhoziens se dépêchaient de rentrer pour cultiver leur parcelle personnelle, éventuellement avec le matériel du kolkhoze. 3. Je suis un jour rentré avec deux énormes pots de miel... qui ne venaient pas des parcelles personnelles.  smiley
          Je ne comprends pas comment Marx a pu imaginer le communisme comme solution à la fin du capitalisme sans une prise en charge autoritaire des travailleurs qui déboucherait immanquablement sur une dictature.


        • CN46400 CN46400 6 février 09:18

          @Pierre
          "Je ne comprends pas comment Marx a pu imaginer le communisme comme solution à la fin du capitalisme sans une prise en charge autoritaire des travailleurs qui déboucherait immanquablement sur une dictature."

           Marx a toujours noté que la fin du capitalisme serait plus complexe que ne l’avait été la fin des autres système (ex féodalisme). Tout simplement parce que les classes (bourgeoisie et prolétariat) concernées par le changement (la révolution) seraient bien plus nombreuses, mieux organisées, dans des contrées bien plus vastes. A la fin de sa vie, Lénine tablait sur un trio Russie, Chine et Inde....


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 10:52

          @CN46400
          Les peuples ont bon dos... Ce sont les Communistes eux-mêmes qui ont tué le marxisme ! En imposant des solutions collectives de force, sans écouter ce que souhaitaient les gens... Et en fabriquant une armée d’apparatchiks, qui ont été les premiers à piller les biens publics russes, quand l’URSS s’est effondrée.... Les Russes les détestent.


          Et il a fallu, en 2000, que Poutine fasse voter une loi contre la main mise des oligarques : les apparatchiks - oligarques gardent leurs biens mal acquis, mais payent des impôts, investissent en Russie et interdiction de s’occuper de politique. D’eux mêmes, ils étaient incapables de se mettre au service de l’intérêt général, et s’en sont mis plein les poches lors des privatisations d’ Elstine.

          La différence avec le Venezuela (que la Gauche française traite avec mépris), c’est que ce sont les populations qui s’organisent et qui décident.

          « Venezuela : cap sur la démocratie participative »


          « La Commune, »coprésidente du Venezuela"

          S’il n’y avait pas en embuscade les Américains, et leur révolution colorée, pour piller à nouveau le pétrole, le Venezuela devrait servir d’exemple.

        • CN46400 CN46400 6 février 11:02

          @Fifi Brind_acier
          Je ne crois pas qu’il est au pouvoir de quelque peuple que ce soit de démolir la loi de la chute des corps de Newton ; il en est de même pour la lutte des classe mise en lumière par K Marx...

          Quand aux « oligarques » russes et autres, ce sont des bandits ni plus ni moins. On est communiste ou voleur, pas les deux...


        • Cateaufoncel 6 février 12:40

          @eddofr

          « Si MARX revenait aujourd’hui, il ne changerait pas son analyse, qui reste fondamentalement exacte. Par contre, il proposerait certainement un autre remède. »

          Mais ses émules continueraient de croire que l’avènement du communisme est « certain, nécessaire, inévitable », sans plus pouvoir schématiser, à partir d’exemples concrets, la société du futur, que Marx et Engels.

          Tout ce qu’on sait, c’est que chacun produira selon ses moyens et recevra selon ses besoins. Quand vous dites cela à des prolétaires qui doivent consacrer 75 % de leurs revenus à leur alimentation, qui vivent dans des taudis insalubres et qui ne peuvent boucler le mois qu’avec l’appoint du salaire d’un gosse de 10 ou 12 ans, le discours porte.

          J’entendais, un jour, un communiste « repenti » raconter que, dans l’entre-deux-guerre, lui et ses camarades pensaient qu’avec le communisme, les chagrins d’amour disparaîtraient parce qu’il n’y aurait plus, alors, des gens assez méchants pour faire souffrir d’autres personnes. Il en riait quelques dizaines d’années plus tard, mais ça démontre le degré de crédulité atteint par l’endoctrinement.

          Ca ne reviendra plus…

          « Autrement dit, le communisme suppose une conscience sociale de tous et de chacun. Or personne, à part quelques illuminés, n’a de conscience sociale au jour le jour. »

          Trotski se rendait compte des limites imposées par les « imperfections » de la nature humaine, ce qui l’a conduit à prédire l’avènement d’un surhomme, ce qui en fait une sorte de précurseur de nos transhumanistes :

          « L’homme devenu libre cherchera à atteindre un meilleur équilibre dans le fonctionnement de ses organes et un développement plus harmonieux de ses tissus… (Il) s’efforcera de commander à ses propres sentiments, d’élever ses instincts à la hauteur du conscient et de les rendre transparents, de diriger sa volonté dans les ténèbres de l’inconscient. Par là, il se haussera à un niveau plus élevé et créera un type biologique et social supérieur, un surhomme, si vous voulez. »

          « Nous avons tous une conscience de « ce qui serait bien pour tous »… »

          Là où ça se complique quand même, c’est que nous adoptons un tas de comportements, dont nous savons qu’ils ne sont pas bons pour nous, que ce soit en matière d’alimentation ou de comportement en privé en en public… C’est là, à mon sens, que réside la menace d’une tyrannie se prévalant du bien de la collectivité en même que de celui des individus. Je me méfie donc de tout ce qui est théories et encore plus idéologies.


        • Cateaufoncel 6 février 12:50

          @CN46400

          "Le père Marx n’est pas un père Noël, il a juste démontré que la société capitaliste aurait une fin et que la société qui lui succéderait serait le « communisme » qu’il n’a décrite que comme le « dépassement de l’existant »...« 

          Métaphoriquement, c’est le communisme qui est le Père Noël, et Marx n’a démonté quelque chose que pour ceux qui croient à la démonstration. Il a, lui aussi, cédé très humainement à la propension de l’homme à prendre ses désirs pour des réalités.

           »Le socialisme c’est « à chacun selon son travail ». Tout ce qu’on a vécu depuis relève de cette proposition qui ne sera vraiment effective que lorsque l’essentiel de la force de travail mondiale aura engagé le chemin."

          Et, dans cette optique, vous le percevez comment l’épuisement des matières premières ?


        • Cateaufoncel 6 février 13:09

          @CN46400

          « ... il en est de même pour la lutte des classe mise en lumière par K Marx... »

          Tant que vous n’admettrez pas que la lutte des races a remplacé la lutte des classes, vous passerez à côté d’un élément essentiel de notre réalité et de notre avenir, mais on peut très bien passer à coté tout au long de sa vie et passer sa vie dans l’incompréhension.

          J’ai, souvent en les lisant, l’impression que Clouscard et Bourdieu ont gâché leurs capacités de réflexion à essayer de comprendre pourquoi les prolétaires ne votaient pas pour ceux qui leur promettaient « émancipation » et « bonheur », en refusant de voir que, comme l’avait observé Orwell, les petites gens peuvent cultiver «  …des valeurs (patriotisme, religion) qui ont des racines plus profondes que la raison économique. »


        • Cateaufoncel 6 février 17:33

          @Pierre

          " J’en garde beaucoup d’amertume parce que je me suis rendu compte qu’il est impossible de motiver tout le monde pour un résultat collectif et que certains estiment toujours qu’ils n’ont pas la part qu’ils méritent.« 

          Comme Marx, vous vous êtes mépris sur la nature humaine. Dans l’égalitarisme, les uns se plaignent de ne pas avoir la part qu’ils méritent, tandis que les autres ont trop par rapport à ce qu’ils mériteraient.

          Je pense que l’égalité, c’est la guerre et que l’harmonie s’installe lorsque le main du dominant est légère au dominé - parce que le clivage dominant/dominé est omniprésent et universelle. La »lutte des classes" ne commencent que quand la main du dominé devient trop lourde, ou est ressentie comme telle.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 19:45

          @CN46400
          On est communiste ou voleur, pas les deux...

          Sauf que les apparatchiks communistes russes sont devenus des voleurs, mes condoléances...

          Lisez « La Nouvelle Grande Russie » de Xavier Moreau, vous aurez la liste...


        • CN46400 CN46400 6 février 21:04

          @Fifi Brind_acier
          La carte du parti communiste ne garanti pas plus l’honnêteté de l’impétrant que celle de l’UPR. Par contre, dans pas mal de cas, elle peut générer quelques problèmes.....Et les voleurs peuvent parfois courir quelques désagréments en fréquentant de trop près les communistes qui, même s’ils ne sont pas toujours parfaits sont, du point de vue de la corruption, dans la fourchette plutôt haute de la probité...



        • Pierre Pierre 7 février 01:58
          @Cateaufoncel
          « Comme Marx, vous vous êtes mépris sur la nature humaine. »
          Hé oui, j’ai été un jeune idéaliste qui voulait changer le monde... mais je n’étais pas le seul à l’époque. Maintenant, je pense comme vous.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 février 07:59

          @CN46400
          Je ne crois pas qu’en URSS, les habitants aient été consultés sur le train de vie des apparatchiks, ni sur autre chose, d’ailleurs.

          Ce que vous souhaitez c’est « une dictature du prolétariat », qui c’est avérée une dictature du Parti.

          Ce que je souhaite c’est une démocratie pour le prolétariat.


        • Yanleroc Yanleroc 7 février 09:13

          @Fifi Brind_acier, sauf que le prolétariat a été remplacé par l’ esclavage !


          Esclaves, robots, 
          même combat !
          le NWO, 
          ne passera pas !

          Vive le Nouveau,
          NWO,
          pour appréhender
          la planète,
          dans sa globalité !

          Le Nouvel Ordre Mondial est mort(ribond),
          vive le Nouvel Ordre Mondial, 
          Communisme Mondial,
          sans parti !
          (désolé pour le manque de rimes à la fin, au début j’ ai eu du pot..)



        • Yanleroc Yanleroc 7 février 09:17

          @Fifi Brind_acier, sauf que le prolétariat a été remplacé par des esclaves zombies !


          Esclaves, robots,
          Même combat,
          Le NWO 
          Ne passera pas !

          Le NWO est mort(ibond)
          vive le Nouveau 
          Communisme Mondial,
          sans parti !
          (désolé pour les rimes un peu bâtardes à la fin)

        • Paul Leleu 7 février 13:36

          @Cateaufoncel


          vos  analyses sont séduisantes en théorie, mais votre « harmonie » dominants-dominés est également une utopie... cette espèce de « paix sociale » n’a jamais existé nulle part... 

          la domination que vous évoquez est une théorie livresque... comme la méritocratie... on sait très bien que les structures sociales mettent en place des classes privilégiées qui se reproduisent... et que par conséquent, des petits marquis en viennent toujours à dominer des gens talentueux... et de même entre le propriétaire du capital et le travailleur vassalisé. 

          Dès lors, à mes yeux, la légitimité sociale tombe... le respect n’est plus que rapport de force (culturel, financier et policier)... 

          Je ne sais pas si le communisme est possible, et à un certain moment je m’en fiche un peu... mais ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas nécessaire de raconter des histoires fleuries sur la société capitaliste. 

        • kelenborn kelenborn 7 février 13:45

          @eddofr

          Je suis désolé mais pour Marx, le communisme c’est la fin de l’Histoire puisque l’Histoire c’est l’Histoire de la lutte des classes et que dans le communisme il y a une seule classe !! La seule chose qu’ait vraiment perçue Marx-et qui est à mon sens plutôt hégelienne est que "l’Humanité ne se propose jamais que les tâches qu’elle peut accomplir ! Pour le reste, Marx s’est trompé sur toute la ligne et notamment sur un point fondamental qui contredit sa propre théorie : aucune classe exploitée ne prend le pouvoir , pas plus la classe ouvrière que les esclaves ! La révolution vient bien d’un changement du mode de production ( la révolution industrielle rend obsolète le servage) mais c’est un groupe socail venu de l’extérieur qui prend le pouvoir !

        • Cateaufoncel 7 février 16:17

          @Paul Leleu

          « ...ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas nécessaire de raconter des histoires fleuries sur la société capitaliste. »

          Le clivage dominant/dominé n’a rien à voir avec le capitalisme, et tout avec la nature humaine. C’est une question de caractère, de personnalité, d’ascendant naturel...

          On le trouve déjà dans le couple - et c’est loin d’être forcément l’homme - on le trouve aussi dans les communautés libertaires, où il y en quelques-uns qui sont plus écoutés que les autres, parce qu’ils s’expriment mieux, parce qu’ils ont du charisme, parce qu’ils séduisent...

          Et dans bien des cas, la main du dominant est si légère que le dominé ne s’en rend même pas compte. Si on peut observer un petit groupe d’amis sur la durée en des circonstances variées et diverses, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui décident et qui choisissent, les autres suivent... Et quand des dissensions apparaissent au sein du groupe, c’est toujours entre dominés, jamais entre un dominé et un dominant.


        • Cateaufoncel 7 février 22:52

          @Cateaufoncel

          Ooooooooooops

          Et quand des dissensions apparaissent au sein du groupe, c’est toujours entre dominants, jamais entre un dominé et un dominant.


        • CN46400 CN46400 8 février 07:45

          @kelenborn

          Vous devriez développer, un enterrement enfin réussi de Marx pourrait être d’un bon rapport...


        • Hervé Hum Hervé Hum 5 février 13:29

          Cela confirme les prévisions de Karl Marx pour qui capitalisme et crise économique sont inséparables, les périodes permettant au prolétariat de vivre confortablement étant l’exception et non la règle. Ce qui nous semble inadmissible (misère, chômage, crise) n’a rien d’une anomalie, c’est en réalité le fonctionemment normal du capitalisme. Ce qui devrait faire réfléchir tous les petites bourgeois en quête de "troisième voie", d’une alternative autre que le communisme.

          Exactement !!!

          Comme le remarqua Marx, sans pour autant être capable d’en tirer les attendus qui s’imposent, les crises systémiques du capitalismes sont toutes dû au seul principe de l’intérêt usurier ou impôt privé prélevé sur l’économie et qui ne peut se résolver que par la faillite de la monnaie et seulement, lorsque le seuil de tolérance de la population autrement appelé prolétariat, arrive à sa limite.

          Il n’existe pas de troisième voie, sauf en changeant de mot, mais pas de sens du mot communisme !

          Cela dit, notez bien qu’on ne peut être communiste et prolétaire en même temps, mais uniquement l’un après l’autre !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 11:06

            @Hervé Hum
            Vous connaissez des « apparatchiks » communistes en France ?
            Entre la théorie et la pratique, il y a la différence du cercle au carré inscrit...
            J’en connais un paquet, et je peux vous dire que l’intérêt général, ils s’en fichent complètement ! Ils ne respectent rien, ni les autres, ni les lois et ils trichent à tout ce qu’ils peuvent.


            Ce qui les intéresse, c’est l’argent et le pouvoir sur les autres... Ils veulent vivre comme des bourgeois, BMW, villa & piscine, et sont prêts à se vendre au plus offrant ! Je ne leur ferai confiance pour rien au monde, même pas pour promener mon chien, ils seraient capables d’en faire un méchoui ... !! J’en connais même un qui a volé du terrain à sa propre mère, pour construire une 2e maison qu’il loue...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 21:19

            @Hervé Hum
            lorsque le seuil de tolérance de la population autrement appelé prolétariat, arrive à sa limite.

            Rêve ! Les Grecs sont depuis longtemps sous la ligne de flottaison, ils ont fait plus de 20 000 manifs, ils sont ruinés, et il n’y a toujours pas de communisme.... .

            Le Communisme, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatic’...


            Pour faire une révolution, il faut avoir confiance dans un ou des Partis politiques, un ou des syndicats, un ou des leaders....

            Il faudrait peut-être se demander ce que sont devenus les syndicats et les Partis Communistes ? Et pourquoi les électeurs ne vont même plus voter pour eux ? 

            Mais je ne crois pas que l’auto analyse et l’auto critique soit la qualité première de la Gauche en général et des Communistes en particulier...


          • Hervé Hum Hervé Hum 7 février 10:04

            @Fifi Brind_acier

            Non, pour passer sous la ligne de flottaison, il faut crever de faim, et les grecs n’en sont pas là.

            Puis surtout, pour qu’il y ait le communisme, encore faut t’il qu’il y ait des communistes, or, ces quelques 20 000 manifs n’étaient pas pour revendiquer plus de justice sociale, mais pour réclamer le maintien d’un avantage économique pris grâce à la planche à billet et qui s’est tarit.

            Bref, pour voir l’avènement de quoi que ce soit, il faut déjà le vouloir, or, tout le monde ne rêve que de devenir calife à la place du calife et non d’une société juste et équilibré que seul le principe communiste peut fournir.

            Donc, tant que les grecs et les fifi vénéreront les causes dont ils déplorent les conséquences, ils feront rirent les maîtres du système actuel, auquel même votre idiot d’Asselineau reste un affidé.

            La rhétorique d’un Asselineau fonctionne très bien avec les faibles d’esprits et les intelligences formatés par les enseignants du système capitaliste.


          • Yanleroc Yanleroc 7 février 11:21

            @Hervé Hum« Puis surtout, pour qu’il y ait le communisme,  encore faut t-il qu’il y ait des communistes, ... »

            A mon avis, le Communisme n’ a d’ avenir autre que mondial !
            C’ est le nouveau challenge ! 

            D’ ailleurs le Nouvel Ordre Mondial a la sauce Orwell, c’ est une forme de communisme mondial, mais à la sauce Orwell, Gattaca, etc... 

            Le peuple des humains (les F. peuvent participer) doit saisir les acquis à son compte et s’ assurer de sa re-distribution ; un jeux d’ enfants, en vérité !

            L’ idée soit-disant New-âge d’ une gestion communautaire et informatisée de la planète, est justement celle qui se met en place, 
            que ce soit par le NWO des Néocons ou les ententes des BRICS !

            Et à un moment donné, il va falloir confier les rênes à quelqu’un (parmi l’ élite bien-sûr), et ce sera trop tard pour y changer quelque chose, tout comme en 2005 en F.

            Plus tôt, nous comprendront que l’ « Entente Mondiale » se fera, car elle est dans le cœur des gens, 
            plus facile ce sera,pour que le pople y mette son grain de sel, 
            ou plutôt, ne s’ assure de la pérennité de sa Responsabilité, afin d’ en prévenir les dérives inévitables ! Amen.

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