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Accueil du site > Tribune Libre > Les profs, ces nantis de fonctionnaires ? Merci patron Hollande (...)

Les profs, ces nantis de fonctionnaires ? Merci patron Hollande !

A l'heure où notre gouvernement, en fin de mandat, s'attache à étudier une revalorisation du salaire des enseignants français, il est utile de rappeler à la population les chiffres du tableau ci-dessous. Sans commentaires.

A titre d'exemple, un jeune prof célibataire démarrant en banlieue parisienne touche grosso-modo 1500 euros nets, après un bac plus cinq et la prise en charges d'élèves dont chacun connait les profils... Après avoir rendu 700 euros à une agence immobilière pour engraisser un propriétaire privé (le même qui râlera après les dépenses publiques en votant pour la droite libérale), il lui reste 800 euros par mois pour vivre (moins... les împôts). Soit le niveau de vie d'un enseignant du Portugal, moins payé mais où les logements sont plus accessibles... A noter que la Pologne, parait-il, nous aurait rejoint sur ce dossier. Vivre avec 1500 euros par mois à Cracovie est une autre affaire qu'à Saint-Denis.

Merci à Monsieur Hollande de s'être rappelé, à un an de l'élection présidentielle, qu'il s'était engagé à revaloriser les profs pour leur accorder un niveau de vie digne d'un pays civilisé. Quatre ans après la décision de bloquer les salaires, et même de les baisser (augmentation des côtisations retraite obligent), il se rappelle au bon souvenir de ceux qui l'ont élu au deuxième tour pour virer son antisocial prédécesseur, qui alliait démagogie, bling-bling et manipulation de l'opinion publique.

Il est hélas trop tard. Les pseudo-socialistes iront chercher ailleurs leurs électeurs, s'ils en trouvent... On ne peut prendre éternellement les citoyens pour des imbéciles !

 

 


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73 réactions à cet article    


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 1er juin 2016 09:06

    Le salaire ne fait pas tout, même si Hollande a sorti le carnet de chèques en fin de mandat. C’est la casse de l’école publique qui est en question. Or, c’est en cassant les services publics, que l’ UE obtiendra leur privatisation. « ça ne marche pas, il faut privatiser, ça marchera bien mieux ! » diront-ils


    La méthode est clairement expliquée depuis 1996 par l’ OCDE.
     Elle vaut aussi pour les hôpitaux, la Poste etc

    " Le rôle des pouvoirs publics en matière d’éducation, selon l’OCDE, consiste juste à "assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer de progresser."

    OCDE Countries 1996

    "Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse.

    On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants.

    Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. "

    Centre de développement de l’OCDE-cahier de politique économique n°13-1996

    "L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants mais doit être assuré par des prestataires de services éducatifs,[...]les enseignants qui subsisteront s’occuperont de la population non rentable." rapport de l’OCDE


    Si nous voulons sauver les services publics, et en particulier l’école publique, il faut se rassembler pour sortir de l’ Union européenne.


    • tashrin 1er juin 2016 09:36

      @Fifi Brind_acier
      oui enfin le salaire est un facteur de l’appauvrissement du service
      Quand les conditions sont attractives on attire des personnes competentes et investies
      Quand les conditions de travail laissent à desirer, que l’ensemble de la population vous chie dessus toute la journée, qu’on se tape des momes dont meme les militaires ne voudraient pas et le tout pour un salaire relativement faible... Ben ya plus de places au concours que de candidats, donc une baisse de niveau

      Après, de manière generale comme cela vous l’a souvent été répété ici, ânonner en boucle les mêmes commentaires en mode copier coller, sous tous les sujets, tout le temps, qu’il vente ou qui’il pleuve, ca fait juste de fifibrindacier la relou du forum, celle qui vient pourir toutes les discussions et qui du coup ne se rend pas compte qu’elle déssert son propos qui par ailleurs pourrait etre interessant mais perd toute consistance du fait de sa repetition ad nauseam
      A bon entendeur


    • rosemar rosemar 1er juin 2016 10:24

      @Fifi Brind_acier

      Bien sûr, le salaire ne fait pas tout : on ne peut pas, ainsi, « acheter » les enseignants en vue des prochaines élections...Un article à lire à ce sujet :



    • tonimarus45 1er juin 2016 12:51

      @tashrin---enfin il faut etre quand meme precis cette revalorisation c’est un peu l’histoire du coiffeur qui affiche tous les jours « demain on raze gratis ».En effet une revalorisationest prevue debut 2017(dont je ne connais pas le montant) mais l’autre revalorisation est je crois pour 2018 et il y a de grande chance qu’ils ne soient plus au gouvernement ????


    • tashrin 1er juin 2016 14:08

      @tonimarus45
      Ah oui oui je ne dis pas le contraire. Et pis c’est un peu gros comme ficelle on est bien tous d’accord :)


    • Robert GIL Robert GIL 1er juin 2016 09:21

      a écouter sans moderation :
      TA COLÈRE EST LÉGITIME


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 2 juin 2016 09:03

        @Robert GIL
        L’Islande est sortie de la crise en n’appliquant pas les méthodes du FMI et des Traités européens.


      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 1er juin 2016 09:35

        Comme l’auteur le remarque dans son article, la seule donnée du salaire en euros ne suffit pas à comparer les niveaux de vie d’un pays à l’autre car il dépend du coût de la vie en un endroit donné. Et même la qualité de vie dépend fortement des équipements publics disponibles (crèches, piscines, médiathèque), des transports plus ou moins gratuits, etc.
        Le graphique qui est présenté n’est donc qu’une indication, je note que figurent en tête de liste les pays qui ont un niveau de vie élevé, la seule surprise du classement étant l’Espagne.
        Peut-être aurait-il été plus judicieux de comparer plusieurs catégories de salariés dans le même pays.
        ----------
        - Et maintenant, les enseignants, qu’est-ce qu’on dit à Hollande ?
        - Merci, Monseigneur
        - Très bien, vous passerez dans mon bureau pour prendre le bulletin de vote adéquat.


        • tonimarus45 1er juin 2016 15:56

          @Gilles Mérivac -bonjour’’’, «  »« la seule donnée du salaire en euros ne suffit pas à comparer les niveaux de vie d’un pays à l’autre »«  » dites vous

          Par contre pour entuber l’ouvrier on peut faire la comparaison avec l’allemagne ou l’angleterre ??????ben voyons 
          Mettons en avant les exemples quand cela nous arrange les refuser quand cela nous gene ??????



        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 1er juin 2016 16:54

          @tonimarus45
          Je ne suis pas sûr de comprendre vos sous-entendus.


        • Yohan Yohan 1er juin 2016 19:42

          @Gilles Mérivac


          Les salaires de départ sont effectivement bas. Mais quand je vois qu’on compare avec les autres pays de l’UE, je m’étrangle car je connais plutôt bien les situations des profs à l’étranger (j’en ai deux dans mes proches). Ils sont effectivement mieux payés mais ils ont aussi bien moins de congés et RTT et plus d’heures par semaine. En fait, on ne retient comme d’habitude que les chiffres qui arrangent 

        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 2 juin 2016 12:42

          @Yohan
          Oui, les conditions de travail sont très différentes donc difficiles à comparer. Dans de nombreux pays, l’enseignant reste dans son établissement pendant la durée légale du travail et il participe à des activités sportives ou extrascolaires. En revanche, il dispose généralement d’un bureau pour recevoir les élèves et il est souvent mieux considéré que chez nous.
          Nous en restons toujours à un système « à l’ancienne » parce que là comme ailleurs nous n’avons pas la culture de la négociation mais celle de la confrontation. Si l’on comparait les pays aux espèces animales, nous serions des dinosaures.


        • tonimarus45 5 juin 2016 18:28

          @Yohan---arretez avec vos « rtt ».Les« rtt » sont en quelque sorte des heures suplementaires que le patron ne veut pas payer.Qu’ils les payent et il n’y aura plus de « rtt ».De plus c’est le patron qui l’impose unilateralement.Beaucoup d’ouvriers preferaient qu’on les leurs payent


        • LOKERINO LOKERINO 6 juin 2016 10:40

          @tonimarus45
          http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vous-en-avez-marre-de-ces-greves-181391?debut_forums=100#forum4590840

          réponse ( lire la dernière corrigée) a votre dernier commentaire dans ce fil


        • Alpo47 Alpo47 1er juin 2016 09:51

          Profitez en les profs ... Flamby redistribue actuellement l’argent des contribuables pour « arroser » son électorat habituel. Allez, resservez nous un flamby pour 5 ans ... et ne soyez pas étonnés si tout le monde vous fait la gueule ensuite.


          • Trelawney Trelawney 1er juin 2016 10:22

            Votre salaire de 1500 euro net pour un jeune prof bac+5 trouve son équivalent chez tous les jeunes diplômés bac+5 en France. la seule différence est qu’un jeune diplômé dans le privé va, avant d’avoir connus les joies des stages non rémunérés, connaitre les joies de la précarité. Il faut aussi noter que les professeurs français ne vont pas connaitre la précarité, car ils ne connaissent pas le chômage, ni les réductions d’effectifs. ce qui n’est pas la cas des 6 pays en tête de cette liste (des USA aux Luxembourg).

            Pour les USA, l’OCDE triche un peu car elle fait une moyenne entre l’enseignement public et privé et l’enseignement privé est très minoritaire aux USA (quelques écoles dans les ghettos). D’autre part aux USA il y a des instituteurs qui émargent à 500 000 $ par an et font chuter la moyenne dans l’autre sens.

            De plus les deux pays qui sont derrières la France ont une durée de vacances plus importantes qu’en France, mais ca va changer pour l’Italie puisqu’elle réduit ses vacances de 5 semaines. D’autre par en Europe comme dans le monde la semaine de 5 jours est généralisée, sauf en France où la durée hebdomadaire est de 4.5 jours dans les collèges et 4 jours dans le primaires

            Quand on veut comparer, il faut tout comparer


            • Jean Rottenburger (---.---.165.186) 1er juin 2016 10:39

              @Trelawney
              Allons comparons : le traitement est basé sur dix mois d’exercice en France (d’où les « vacances »), en primaire la semaine est étalée sur cinq jours (réforme Peillon) et les temps de présence sont parmi les plus lourds de l’OCDE. 24h de cours pour les écoliers par semaine contre 20h en moyenne ailleurs, répartis autrement. Tests Pisa : 58ème place pour le comportement des élèves du primaire et du secondaire. Une institutrice tuée dans l’exercice de ses fonctions à Albi l’an passé (cas spécifique à la France).

              Mais après tout, nous avons l’école et la société que nous méritons.

            • Armelle Armelle 1er juin 2016 11:24

              @Jean Rottenburger
              A l’heure où 6 millions d’individus pointent chaque mois, il serait judicieux de valoriser cette notion de salaire à vie que constitue le statut de fonctionnaire, non ?

              « Mais après tout, nous avons l’école et la société que nous méritons »
              ça c’est clair, et s’il est en effet admissible que les enseignants soient augmentés (mais ça se discute), je ne vois pas en quoi ce paramètre changera quoi que ce soit dans le cadre de l’efficience éducative en France, qui nous place aujourd’hui (via PISA) dans les derniers du classement !!!
              Mais bon, l’histoire est clair, la grosse nouille n’ayant pu tenir ses promesses quand à la baisse du chômage et 2017 étant proche, il va chercher son électorat de base, évidemment non concerné par cette question du chômage en leur faisant un joli cadeau.
              C’est ce que j’appelle de la politique de caniveau, du socialisme quoi !!!


            • Gasty Gasty 1er juin 2016 11:47

              @Trelawney
              Comparons déjà la France et l’Allemagne. Si on prend l’exemple des deux capitales française et allemande, Paris et Berlin, l’opinion d’une majorité de personnes est qu’il revient moins cher de vivre dans la capitale allemande que dans celle de l’hexagone. Ainsi, selon le site Numbeo publiés début 2015, pour maintenir le même standard de vie s’élevant, par exemple, à 4 200 euros à Paris, loyer compris, 3 006,55 euros suffiraient à Berlin. Les écarts les plus notables entre les deux capitales ? Les prix des loyers berlinois seraient 42,08% moins chers que ceux des Parisiens et les tarifs des restaurants dans la capitale allemande seraient 36,03% moins élevés qu’à Paris.
              Et je m’aperçois qu’un enseignant Allemand gagne le double d’un enseignant Français.

              A voir aussi : http://www.euractiv.fr/section/sante-modes-de-vie/news/le-cout-de-la-vie-reste-meilleur-marche-en-allemagne-qu-en-france/


            • Armelle Armelle 1er juin 2016 12:36

              @Gasty
              « Et je m’aperçois qu’un enseignant Allemand gagne le double d’un enseignant Français »

              C’est faux Gasty, alors c’est certain, si vous échafauder vos élucubrations sur un postulat faux nous ne sommes pas au bout...
              le salaire moyen d’un enseignant français ressort à 31.021 euros contre 47.214 euros en Allemagne

              http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20131205.OBS8574/et-si-on-payait-les-profs-4-000-euros-par-mois-comme-en-allemagne.html

              Si les profs comptent comme vous, je comprends que Pisa nous classe dans le peloton coiffés d’un bonnet d’âne !!!!

              Et puis vous oubliez une notion importante cher Monsieur, les Allemands, EUX, ont des résultats largement meilleurs (il n’y a pas photo) !!!

              On a le salaire qu’on mérite, à moins d’avoir un président à 15% de popularité qui souhaite rempiler pour 5 ans, et Hop une petite piqûre d’augmentation à son électorat trompé et déçu et le tour est joué

              ... Un peu d’objectivité svp !!!


            • Chamiot 1er juin 2016 12:55

              @Gasty

              Et la qualité de vie en général à Berlin n’a rien à voir avec la situation qui prévaut à Paris (espaces verts / forêts, baignade, activités nautiques, pistes cyclables, transports en commun, pollution sonore, atmosphérique et canine, etc, etc...)

              Mais les enseignants allemands du secondaire enseignent 2 matières à la fois et n’ont pas vraiment les mêmes temps de vacances (et de grèves en sus).
              Cf http://www.schulferien.org/deutschland/feriendichte/2016/
              Exemple : cette année, Land de Brême vacances d’été = du 23 juin au 3 août ! Le 4 août, retour en classe (milieu d’été pour nos « Profs »)...Et en plus les vacances bougent d’une année sur l’autre (sauf Bavière) = inacceptable au pays du mammouth fossilisé.

              En France, par rapport au temps passé sur le lieu de « travail » (très différent du temps de travail théorique, encore plus du temps de travail effectif), à la sécurité totale de l’emploi, à l’irresponsabilité totale (aucune obligation de résultats, aucune évaluation, aucune pression hiérarchique), à l’absence de toute flexibilité horaire, le traitement (pour 8 mois sur 12 à mi-temps) me semble au contraire très, très élevé si on compare avec la situation (l’investissement) de cadres du privé créateurs de richesses, à niveau de qualification au moins équivalent (euphémisme !) qui vont travailler, eux, 11 mois sur 12 à bien plus que 35 h par semaine (et sans grève pour joindre les ponts)

              Maintenant l’arrosage électoral (même à crédit) a fait ses preuves et les Barbus font partie du noyau dur de notre Gauche (que le monde entier nous envie, comme le reste...) Alors bon vent à la Garderie Nationale et aux cohortes de diplômés analphabètes.


            • mac 1er juin 2016 14:05

              @Chamiot
              Milieu d’été pour les profs le 4 août ?
              Du 23 juin au 6 juillet date des vacances françaises, le profs allemands sont déjà en vacances depuis 2 semaines.
              Pour une dizaine de jours de différence en été, beaucoup de profs accepteraient de doubler leur salaire qui visiblement ne fait pas rêver.
              Certes la situation est valable pour tous les salariés y compris les cadres qui s’expatrient pour avoir des salaires corrects.
              On peut simplement se demander si la France ne serait pas en pleine décrépitude en ayant bradé son industrie et remplacé ça par du service à la personne (vachement bien pour équilibrer notre balance commerciale) ?
              C’est comme à l’école, les élèves de sixième on presque plus d’EPS que de maths, je sens que nos ingénieurs de demain vont faire des étincelles...


            • ibant (---.---.137.155) 1er juin 2016 15:30

              @Armelle
              Si, ça peut changer quelque chose à cette 58 ème place à PISA (comportement des élèves), l’indiscipline étant sans doute le gros problème que connait l’enseignement en France. Revaloriser les professeurs, c’est aussi restaurer leur image et leur autorité. C’est le choix qu’avait fait l’Allemagne après ses premiers résultats catastrophiques à PISA. Vu l’évolution, c’est une mesure de bon sens.


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 1er juin 2016 21:24

              @Jean Rottenburger
              Nous avons une école détruite pour mieux justifier sa privatisation.
              C’est exactement la même chose dans les hôpitaux publics.
              Rendre les citoyens responsables de cette méthode machiavélique est pitoyable.


              Voici l’article 2 des GOPé, publiées en Juin 2014 par la Commission européenne.
              Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics »

              Traduction : cela revient à accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés, quelle que soit leur couleur politique [6].


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 1er juin 2016 21:30

              @Armelle
              Si l’ Allemagne a plus d’emplois à offrir à ses jeunes, c’est qu’elle a une démographie déclinante et que l’ UE et l’ euro ont été faits exprès pour elle... Mais cela ne va pas durer, moins il y a de clients solvables dans l’ UE, moins l’ Allemagne va exporter.
              L’économie allemande rencontre aussi des problèmes.


            • Trelawney Trelawney 2 juin 2016 11:46

              @Armelle
              le salaire moyen d’un enseignant français ressort à 31.021 euros contre 47.214 euros en Allemagne

              Il y a donc environ 50% d’écart entre un salaire moyen d’un professeur français et allemand.

              Le professeur français a 9 semaines de vacances d’été plus 4 x 2 semaines de vacances en cours d’année, ce qui fait un total de 17 semaines, auxquelles il faut ajouter 4 jours de festivités qui ne sont pas dans les vacances. Ce qui fait que la France a le programme de scolarité le plus concentré avec 140 jours de classes pour le primaire et 178 jours pour le secondaire pour 35 semaines de classes alors que la moyenne mondiale est autour des 40 semaines (187 jours)

              Le professeur allemand a 12.5 semaines de vacances par an avec en plus 10 jours de festivités soit un total de 85 jours par rapport au 106 jours français. mais cela varie en fonction des landers, puisque le nombre de jours de classe varie de 188 à 208 jours par an.

              L’écart de salaire entre les deux pays se justifie par rapport au nombre de jours travaillés


            • tf1Groupie 2 juin 2016 12:39

              @Trelawney

              « L’écart de salaire entre les deux pays se justifie par rapport au nombre de jours travaillés »

              Ce qui veut dire qu’un prof allemand travaille 50% de jours en plus qu’un prof français ? ... Pas sûr.

              Mais il est difficile de comparer aussi simplement puisque les conditions sont très variables selon les Landers : dans certains Landers les profs sont fonctionnaires, dans d’autres non.

              Par ailleurs j’ai cru comprendre qu’en France le total d’heures de cours est plus élevé qu’en Allemagne (en moyenne).


            • Odin Odin 1er juin 2016 12:32

              Cette augmentation est totalement démagogique et n’a qu’un seul objectif, conserver ce corporatisme électoral à gauche.

              Comment peut-on dépenser ainsi de l’argent public alors que les caisses sont vides et qu’il n’y a aucune contrepartie ?

              Augmentation, oui, à condition que celle-ci soit liée à des objectifs de résultats.


              • Armelle Armelle 1er juin 2016 12:53

                @Odin
                Bah voyons Odin, il ne peut y avoir de comtrepartie à partir du moment où la sanction est inexistante et que l’emploi lui même n’est pas associé à un quelconque objectif de résultat ni même soumis à l’économie de marché, comme subissent les 6 millions de chômeurs

                Quant aux caisses vides, ils s’en contrefichent ces gros boeufs, il n’y en a plus ? Et bien « ya ka ponctionner » c’est si simple !!!


              • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 13:10

                Comparer des salaires de la sorte entre pays n’a pas beaucoup de sens.

                Il faut comparer les salaires à choses égales.
                Oui, en france les salaires des enseignants sont assez bas par rapport aux autres pays de l’OCDE, c’est d’ailleurs le cas également pour les autres BAC +5 pas que les profs ! Mais il faut également regarder les choses suivantes :

                -Faut rapport le salaire au temps de travail
                -Le coût de l’éducation, en france celle-ci est gratuite ou presque ce qui est loin d’être le cas partout notemment les études supérieures
                -Les allocations familiales ?
                -Retraite et age de la retraite
                -La santé qui en France est quasi gratuite ce qui n’est pas le cas partout.

                Enfin pour terminer, le salaire que vous donnez de 1500 net par mois c’est faux tout simplement, les barèmes même hors prime sont au dessus pour un débutant à moins que vous parliez de l’année de stage ou alors que vous êtes toujours étudiant en théorie vous êtes rémunéré.
                Il faut ensuite ajouter les primes.

                Par ex pour un instituteur lors de sa première année en tant que titulaire toutes primes incluses, on est à 1800 net par mois. Au bout de 5 ans il va tourner à 2300 net à peu près.

                Si vous comparez avec ce que touchent des gens à BAC +5 dans le secteur privé notamment en province, vous allez tomber de haut ! Les salaires d’embauche tournent à 1500 net en province, 2000 max à paris. Si vous restez sur des postes « techniques » vous allez être autour de 2500 net à paris au bout de 4 ans et encore je suis plutôt en fourchette haute. Pour gagner plus, faut monter dans la hiérarchie mais dans une structure pyramidale ben les places sont rares !

                Et ces salaires sont pour 12 mois travaillés et non 10 !


                • Armelle Armelle 1er juin 2016 13:26

                  @_Ulysse_

                  Merci Ulysse, c’est bien de remettre les pendules à l’heure de temps en temps. Leur bulle est tellement hermétique qu’ils ne se rendent même plus compte de la réalité, ils sont totalement déconnectés du VRAI monde. C’est sûr le leur n’est pas aussi incertain que les « autres », c’est facile quand on sait que le salaire est à vie, on peut faire des projets et c’est justement ça qui améliore la vie des gens...
                  Mais bon, il n’y aura peut être que la fin de triste car je ne vois pas comment on peut imaginer mener une politique comme celle-ci à coup de millions d’euros, sur le dos du contribuable de façon continuelle !!! La vache à lait finira par ne plus donner de lait du tout !!!
                  C’est la politique du « après moi le déluge », c’est...« je prends tant que je peux, les autres j’en ai rien à battre »
                  ...Et tout ce beau linge vote socialo !!! Bravo


                • ibant (---.---.137.155) 1er juin 2016 15:40

                  C’est vrai que des classes de 35 élèves à gérer, élèves de tous horizons, de toutes classes sociales, avec souvent des handicaps multiples (dyspraxie, etc...), c’est pas du tout le vrai monde, c’est une bulle hors de la réalité, c’est bien connu.
                  Alors que la vie de bureau, ça y faut savoir se le coltiner ! C’est tellement plus dur d’être derrière un écran et de répondre au téléphone. Vraiment, ces profs, ils ne doutent de rien.


                • Aristide Aristide 1er juin 2016 17:33

                  @ibant


                  Nul besoin d’accuser les employés de bureau, cette manie assez idiote d"Armelle consiste à essayer de monter les uns contre les autres avec cette histoire de salaire à vie ou de vrai monde, c’ est d’un ridicule assez impressionnant.

                  Ne faites pas attention à cette Armelle, tout juste bon ou bonne à aligner les arguments les plus éculés sur tout et rien. Une ou un vrai ... de championnat.

                • Virrrr (---.---.13.38) 1er juin 2016 18:58

                  @_Ulysse_

                  Bonjour
                  Attention à certaines légendes sur les salaires des uns et des autres, du temps de travail etc
                  En Allemagne, les élèves passent leur abitur à 19 ans et non pas 18, donc une année de plus, sachant aussi qu’ils n’ont pas de réelles classe de maternelles.
                  Les élèves commencent plutôt les cours, vers 7h40 le matin pour finir en début d’après midi. Et encore ça dépend des Lands. (régions)
                  Quant au prof français qui toucherait 2300 euros après 5 ans d’ancienneté, j’aimerais le rencontrer pour connaître son astuce. Je suis certifiée, je suis bien notée, j’ai commencé en 1997 avec 6800 FRANCS à l’époque donc environ 1050 E et aujourd’hui je touche 2308 E... depuis 5 ans en effet, après 15 ans d’ancienneté...


                • tf1Groupie 1er juin 2016 22:01

                  @Ulysse

                  « Et ces salaires sont pour 12 mois travaillés et non 10 »

                  Ah bon, ça y est dans le privé il y a 0 jours de congés par an ?

                  Merci de remettre nos pendules à l’heure ... mais je vais m’occuper de la mienne.


                • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 juin 2016 14:51

                  @tf1Groupie

                  Les enseignants sont payés 10 mois par an, répartit sur 12 mois pour tenir compte du fait qu’ils ont 2 mois de congé en plus.


                • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 juin 2016 18:13

                  @Virrrr

                  Votre chiffre est juste mais il ne tient pas compte des primes
                  et là cela dépend vraiment de la situation. Ensuite, je n’ai jamais dit que les enseignant étaient biens payés, ce que je dis c’est que beaucoup d’enseignants ont tendance à penser que les autres diplômés à BAC+5 seraient bien mieux payés en moyenne, ce qui est faux tout simplement.


                • Auxi 5 juin 2016 18:12

                  @Aristide
                  bonne à aligner les arguments les plus éculés

                  Éculés ou non, vous avez réussi à trouver des arguments dans la prose d’Armelle ? Chapeau ! À part le catéchisme libéral-fasciste, moi, je n’ai rien vu, vous avez une bien meilleure vision que la mienne. La véritable raison de la haine d’Armelle et de ses semblables envers les fonctionnaires, c’est que ces derniers ont une relative sécurité de l’emploi et ça, c’est intolérable. Si on ne peut plus pratiquer le chantage à l’emploi, où allons-nous, je vous le demande ! Et n’ayons pas peur des mots, même crus : Armelle est une connasse de compétition, de classe mondiale. Si je pouvais l’inviter à un dîner de cons, je serais certain de la victoire, c’est plié d’avance. Sauf, peut-être, contre Spartagugusse ou Raclure+, là, c’est beaucoup plus indécis ; mais, quoi qu’il en soit, on tient le podium avec ces trois engins, reste à savoir dans quel ordre.

                • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 13:13

                  A titre de comparaison pour parler de ce que je connais, un ingénieur en informatique avec une bonne exp (7/8 ans) va toucher autour de 43-50 ke brut (soit 2500/3000) net sur Paris quand aux USA il tourne à 150 000 dollars et c’est plutôt un minimum. Seulement là bas faut payer la santé et l’éducation des enfants ce qui revient très, très cher.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 13:43

                    Je tiens quand même à préciser avant de me faire insulter que je n’intervient pas ici pour dire que les profs seraient trop payés ou autre.

                    C’est simplement pour rétablir un peu la vérité car les comparaisons faites en ce moment n’ont pas de sens.

                    Je suis d’ailleurs favorable à ce que les enseignants soient plutôt bien traités et je ne remet pas leur statut en question. L’utilité d’un enseignant est bien souvent très supérieure à celle de pas mal de gens que je croise en entreprise (pour ceux qui connaissent pas, je la fais cour : réunion -> powerpoint -> 10 personnes qui dorment pendant 2h -> compte rendu de réunion -> re power point et ainsi de suite smiley) . Mais là encore il ne faut pas généraliser ce n’est vrai que dans les grandes entreprises qui vivent de rentes privées ou publics (banque, assurance, la poste, vinci, bougues etc ) et pas pour tous les postes, surtout les postes de manager, responsable ceci/celà, métier, directeur transverse etc .


                    • Anthrax 1er juin 2016 14:25

                      Dans la mesure ou personne n’est capable de dire quel est exactement le temps de travail d’un prof en France, ces comparaisons de salaires avec d’autres pays sont purement indicatives. Par contre je peux parler de l’Australie où les profs font EFFECTIVEMENT 38h/semaine dans leurs établissements parce qu’ils ne travaillent pas chez eux. C’est aussi le cas aux USA et en Allemagne me semble t-il.

                      Et je suis persuadé que si on laissait la possibilité aux profs français de travailler dans leurs établissements, durant les 35 heures effectives et les 1650 heures en moyenne d’une année pour un salaire notablement réévalué, ils accepteraient le marché. Mais ce floue autour du temps de travail réel arrange les syndicats comme le ministère...


                      • tashrin 1er juin 2016 14:32

                        C’est marrant
                        Un job où on se foule pas, où on fait que 18h/semaine, avec 4 mois de vacances, si bien payé, aux conditions de travail si favorable... Mais c’est à se demander comment ca se fait qu’il y ait plus de places que de candidats !
                        Dans le contexte actuel, la securité de l’emploi ayant autant de valeur que vous semblez le sous entendre, comment peut on assister à un tel mouvement de désaffection ? C’est à n’y rien comprendre...
                        Ou alors... peut etre que finalement, c’est pas vraiment 18h mais bien 40 en moyenne si l’on tient compte des heures non presentielles, que les conditions de travail ne sont pas si idylliques que ca, et que la remuneration n’est pas suffisamment attractive...
                        L’education c’est l’avenir. Ergoter sur l’education c’est se mettre une balle dans le pied. Je ne dis pas que nos profs sont les meilleurs du monde, loin de là. Mais il faut leur reconnaitre que comparativement à d’autres pays du monde et même européens, où on leur reconnait un statut, un role social valorisant et des conditions de remuneration qui en tiennent compte, etre prof en France c’est pas forcément la panacée.
                        Et chez nous, quand en plus il faut se taper les parents avec leurs discours à deux balles, je comprends que certains preferent s’abstenir


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 14:46

                          @tashrin

                          Cette désaffection est surtout liée à une évolution sociale.
                          J’ai 32 ans seulement et quand j’étais au lycée les concours étaient pris d’assault sur la région, cela ne manquait pas de vocations. Puis les années suivantes le nombre de candidats a beaucoup chuté.
                          Les jeunes sont devenus très attirés par l’argent, ils croient tous pouvoir faire de brillantes carrières en entreprise et gagner beaucoup d’argent. Alors il rejettent ces postes qui sont des postes de fonctionnaire où la carrière et l’évolution en terme de salaire est déjà tracé.

                          Vous comprenez, un prof a la sécurité de l’emploi et un certain salaire mais il sait qu’il ne pourra jamais gagner plus smiley . Alors que les petits jeunes qui rentrent dans les boîtes s’imaginent déjà DG au bout de 10 ans smiley . Au bout de 10 ans, ils finissent usés fatigués et déprimés à stagner dans leur boîte et vivre dans un clapier insalubre à Paris.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 14:50

                          @_Ulysse_

                          J’ai l’air de critiquer les jeunes, mais ceux-ci sont largement victime du discours acutel, des médias des politiques et experts en tout genre. Et en gros l’américanisation de la société où le seul but dans la vie serait de faire fortune !

                          Seulement faire fortune n’est pas donné à tout le monde et cela ne bâti pas une société qui tient la route.


                        • tashrin 1er juin 2016 14:54

                          @_Ulysse_
                          ah ben faut savoir
                          D’un coté vous dites que les jeunes se voient tous fonctionnaires, qu’ils ont pas d’ambition
                          Et de l’autre qu’ils veulent tous êtres DG et qu’ils sont motivés par l’argent
                          Je pense que vous vous fourvoyez. Je ne suis pas bcp plus vieux que vous, 37 ans. Mais ma generation et les suivantes sont particulièrement echaudées par le marché du travail à la papa, ont vu leurs parents se faire jeter comme des merdres à 45 ans, et ne veulent pas de cela
                          Le fric est devenu secondaire pour beaucoup, le plan de carrière aussi
                          A tel point que les manager s’arrachent les cheveux pour savoir ce qui peut bien motiver la fameuse generation Y, sans se rendre compte que ce sont eux mêmes et leurs pratiques debiles qui ont conduit à cette désaffection du monde de l’entreprise
                          La quete de sens, des rapports humains gratifiants, et des conditions de travail correctes sont aujourd’hui bien plus appréciées par une frange sans cesse grandissante de la population que les bonus financiers
                          Et si cette quete de sens trouvait pleinement à s’appliquer dans l’Education nationale il ya quelques années, aujourd’hui ca n’est plus le cas, et les conditions de travail et de remuneration, même à vie, ne contrebalancent plus cela


                        • Anthrax 1er juin 2016 17:37

                          @tashrin

                          Je crois que c’est avant tout la désaffection pour un métier et la façon dont les jeunes l’ont vu exercé qui provoque cette désaffection. Je travaille avec le DRH d’une très grosse boîte qui me faisait remarquer que dans leurs recrutements, le salaire passait au 2 eme plan derrière l’intérêt du travail et la reconnaissance que l’on en tire. La reconnaissance, comme le respect ce n’est pas inné, ça s’acquiert. Et ce n’est pas l’évolution négative du classement PISA de la France qui va y contribuer. Accessoirement, je constate que les enseignants luxembourgeois cités pour le montant de leur salaire se situent encore plus mal. 

                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 16:06

                          Je n’ai pas dis que les jeunes voulaient les deux à la fois, je dis que cela a changé.

                          « à mon époque » les concours d« enseignant étaient pris d’assault. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, il y a une désaffection importante dans les nouvelles générations.

                          Je ne sais pas où vous habitez car je pense que ça varie d’une région à l’autre mais en région parisienne, les jeunes sont très attirés par les lumières. Vous comprenez, les tours de la défense, les boutiques et voitures de luxe en centre de Paris ont raison de la lucidité de pas mal de nos jeunes qui s’y voient déjà et n’ont pas conscience qu’ils ne pourrons très probablement jamais »accèder« à ces fastes. 

                          Devenir enseignant, c’est quelque part renoncer à ce rêve souvent caché de devenir riche et puissant. Et beaucoup refusent ce »renoncement« et veulent rêver d’une société libéralisée qui leur permettra d’intégrer la »jet set« . C’est ce qu’on leur montre à la télé à longueurs de journée, alors faut pas s’étonner smiley .

                          Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai entendu des phrases comme »je veux pas être fonctionnaire !« . Comme si c’était une insulte, une honte smiley .

                          Je connais quelqu’un qui a 27 ans, il a fait une prépa scientifique et a passé des concours publiques. Il était pris à l’ENTPE sur un statut de fonctionnaire de la ville de paris, école par ailleurs assez côtée qui recrute sur le concours des mines.

                          Il a refusé d’y entrer pour faire une petite école privée parce que »le privé c’est mieux". Il ne voulait même pas faire une école publique ! La honte c’est gratuit ! . Après son école il est entré dans le temple tant convoyé : une grosse boîte, Bouygues construction.

                          Depuis maintenant 4 ans, il exerce sont métier non sur un poste d’ingénieur mais de conducteur de travaux (ben oui, il a fait une petite école ... ) il change d’endroit tous les ans (stage en russie, puis rouen, puis toulouse, rodez, strasbourg maintenant) et est payé autour de 1800/2000 euros net. Au bout de 4 années de bons et loyaux service chez bouygues il n’a toujours pas gravi 1 seul échelon, le drame. Et mainenant, il a rencontré une femme avec qui il veut faire sa vie et du coup il commence à comprendre qu’il va devoir démissionner. Trouvera il un boulot correct sur place ?
                          Je ne sais pas, on verra bien. Se souviendra il qu’à l’époque je lui avait dit que refuser l’ENTPE c’était une grave erreur ?

                          J’ai d’autre exemples autour de moi comme même de gens plus jeunes qui ne jurent que par les écoles de commerce, le marketing, les grosses boîte et pour qui être prof ou fonctionnaire, c’est la honte c’est rater sa vie ! Ca va en faire des dépressions dans l’avenir tout ça smiley


                          • tashrin 1er juin 2016 17:00

                            @_Ulysse_
                            La fonction publique n’a jamais été aussi prisée, en temoignent les marronniers qu’on voit regulierement ressurgir en periode de disette journalistique suite à un enieme sondage sur lequel s’offusquent touts les tenants de l’entreprise privée comme seul horizon indepassable...
                            apres, que dans la fonction publique l’education ne soit pas specialement attirante pour de jeunes entrants sur le marché du travail, ok, je disais le meme chose. Mais ca n’est pas dû à une desaffection pour la fonction publique, c’est dû au fait que clairement ca vaut plus vraiment la peine... en tous cas pour celui qui suit une vocation, et du coup on n’y trouve plus que ceux qui viennent chercher la securité de l’emploi quitte à ce que l’emploi soit pas terrible. Les autres, qui etaient là par vocation, ils trouvent d’autres solutions

                            quant aux papillons attirés par les lumieres de la defense, il yen a et c’est tant mieux, il en faut aussi. Mais se baser sur le microcosme parisien pour etablir un constat general, ca n’est pas représentatif. Par definition, les profils carrieristes passent par Paris. La plupart des autres cherche à fuir la region parisienne


                          • Anthrax 1er juin 2016 17:14

                            @tashrin

                            Précision : ce n’est pas la fonction publique dans son ensemble qui est prisée, c’est une partie de la fonction publique : Armée et Police. J’ai lu je ne sais où une enquête concernant les les 15-25, leurs préférences et leurs détestations. Les hommes politiques viennent en tête dans ce dernier cas, suivis par les journalistes et les profs. 

                          • chantecler chantecler 1er juin 2016 17:16

                            @_Ulysse_
                            Ouais , ouais ,
                            Attirés par les lumières ... !
                            Certains s’imaginent peut être à cause de séries comme « l’instit » qu’être enseignant c’est un petit boulot facile pas fatiguant et bien payé ....
                            Et bien l’ayant été enseignant pendant de lonnnnnngues années ,en grande banlieue parisienne ( nord ouest , style Gonesse, Argenteuil , Sarcelles , Goussainville) , je peux témoigner que c’est tout le contraire .
                            C’est très stressant et très peu gratifiant .
                            Alors « on » ne se précipite pas pour passer les concours ...
                            Des « couples enseignants » , à l’ancienne , j’ai du en croisé un !
                            Des jeunes femmes qui souvent font du temps partiel avec un mari cadre ou artisan , parfois directeur d’entreprise , oui .
                            Et qui s’arrête quand elles ont des enfants ...
                            Mais bon , je vais recommencer l’éternelle polémique contre les indécrottables de ce site .
                            Qu’ils y aillent, qu’ils le deviennent enseignants , eux ou leurs enfants .
                            Basta !


                          • chantecler chantecler 1er juin 2016 17:19

                            Oups, en croiser ...
                            Lapsus rigolo .
                            Par ce qu’effectivement ça tiendrait de la croisade ...
                            Pour la bonne cause : la connaissance .


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 1er juin 2016 17:51

                            @chantecler

                            Je ne sais pas si vous m’avez lu. Pour parler du métier d’enseignant les conditions de travail dépendent avant tout de l’établissement. Ce n’est pas tellement une question de salaire.

                            Pour l’établissement que j’ai connu en tant qu’élève, à Clermont-Ferrand loin de Paris dans un établissement de centre ville de bon niveau et bien tenu, les enseignants avaient de bonnes conditions de travail, ils n’avaient pas de quoi être stressés, des élèves biens sages dans l’ensemble, une autorité bien établie vie à vie des élèves et des parents d’élèves, des profs pouvant appliquer sanction sur sanction si c’est nécessaire et un taux de réussite au BAC de 93% dans les années 1990 maintenant ça tourne à 98% avec la baisse du niveau du BAC. C’est sur que dans un collège pourri avec des élèves difficiles des parents d’élève encore plus difficiles et une hiérarchie dogmatique qui applique la politique « pas de vague » et vous impose les « réformes » du ministère, il y a de quoi vouloir partir faire autre ou alors, demander sa mutation tout simplement !


                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 1er juin 2016 21:37

                            @chantecler
                            On pourrait juste leur proposer de mettre 25 ou 30 jeunes dans leur séjour et de leur apprendre ce qu’ils veulent, juste une journée. Et on en reparle après avec eux ...


                          • chantecler chantecler 2 juin 2016 05:30

                            @_Ulysse_
                            Oui, nous sommes d’accord ... !
                            Mais faut bien des collègues pour y aller travailler dans les « zones sensibles ».
                            Soit des volontaires soit des masos car là : double peine : un travail éreintant et des loyers deux à trois fois plus chers que dans certaines régions où de plus les élèves et leurs familles sont relativement« normaux ».


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 juin 2016 18:28

                            @chantecler

                            En effet, d’ailleurs je trouve qu’il serait normal que les salaires de fonctionnaires soient revalorisés en fonction du coût de la vie dans la région où ils exercent, avoir le même salaire en région parisienne qu’à Clermont ferrand vous perdez bien 30% de pouvoir d’achat minimum. Et pour les établissements difficiles il serait également normal qu’il y ait une prime significative pour les enseignants qui y travaillent vu que le métier y est bien plus difficile. Un autre problème est la politique de l’éducation nationale. Dans les établissements de banlieue les profs sont assez corsetés par les programmes, les instruction de l’EN, la hiérarchie. Dans mon ancien lycée, les inspections s’était de la rigolade et l’EN se foutait de savoir que les profs faisaient du hors programme à gogo et nous demandaient d’avoir le niveau de l’ancien BAC C, là où le BAC S actuel est bien plus facile. Les enseignants avaient toute liberté d’élever le niveau.
                            Il y a qu’à voir à Henri IV ou Louis Le Grand ils font le programme de math sup en terminale alors que partout ailleurs les nouveaux programmes demandent sans cesse de baisser le niveau.

                            Es-ce normal alors que l’enseignement public est censé garantir un niveau à peu près égal sur tous le territoire. Et je ne parle pas des corrections du BAC où on surnote les élèves venants des mauvais établissement pour garantir que 80% et plus de la classe d’âge aura son BAC.
                            Et l’interdiction de redoubler au collège, encore une belle invention. Qui n’est pas appliquée d’ailleurs dans mon ancien collège à ce que j’ai appris bien sur alors que cette politique est imposée dans bien d’autres établissements.


                          • Osis Oxi gene. 1er juin 2016 18:47

                             
                             

                            Puisque vous comparez, on pourrait, pour rester totalement objectif, comparer aussi les conditions de travail et surtout le temps de travail.
                             
                            Ce sont aussi des données importantes.
                            Déjà, pour l’Angleterre, les enseignants anglais vous envient beaucoup...
                             
                             


                            • chtiprof (---.---.153.5) 1er juin 2016 18:53
                              Je suis enseignant et à la lecture de nombreux posts de cet article j’ai décidé d’y répondre également pour clarifier plusieurs points :

                              - premièrement tous les enseignants ne sont pas de gauche (ils le sont d’ailleurs de moins en moins) et ce n’est pas cette augmentation qui changera les choses car l’argent n’achète pas un vote
                              .
                              - deuxièmement, PISA n’est qu’un indicateur européen mais pas une référence en soin. Les français sont meilleurs dans certains domaines (comme les SVT que j’enseigne) que les autres pays européens.

                              - troisièmement, cette augmentation des salaires est normale pour plusieurs choses : la première est que les enseignants ont le plus bas salaire de cadre A de la fonction publique (il s’apparente davantage à celui d’un cadre B) et la deuxième est le gel des salaires depuis 2007 (et d’ailleurs sur ce point il serait temps de revaloriser tous les fonctionnaires qui ne doivent pas être les seules à combler la dette de l’état sur point).
                              Donc pour faire simple, ce n’est qu’un juste rattrapage.

                              - Enfin (et j’aime bien terminé par cela), celui qui crie haut et fort que les enseignants sont des nantis qui ne travaillent que 18 heures par semaines et qui sont tous le temps en vacances, en grêve ou absents, je lui rappelle que l’état recherche des enseignants et vu le peu de monde à se présenter, peut-être que des personnes peu réfléchies qui écrivent ce genre de messages ont leur chance d’obtenir le concours : ils pourraient ainsi enfin se rendre compte qu’enseigner ça demande de l’énergie, du dévouement de la motivation, qu’enseigner c’est certes 18 heures de cours devant les élèves mais entre 20 et 25 heures à y ajouter pour tous les à côté, que c’est des réunions fréquentes (et de plus en plus fréquentes) qui bien évidemment ne sont pas rémunérées, que c’est travailler pendant les vacances et enfin que ce n’est pas valorisé ni par la hiérarchie ni par les parents d’élèves ni par l’opinion publique trop trombiliste pour prendre un peu de recul sur notre métier.

                               

                              • eric39 (---.---.67.91) 1er juin 2016 20:11

                                @chtiprof

                                En meme temps, les ecoles privees recrutent sans trop de problemes des enseignants, souvent moins diplomes, moins cher, qui a niveau comparables, obtiendraient des resultats nettememt meilleurs, alors que souvent, les parents font le choix du prive pour des enfants ayant des difficultes dans le public. Une etude d’un sociologue trotskiste montrait que les parents pauvres recouraient plus au prive, et que leurs enfants y avaient de meilleurs resultats que ceux des gens de meme catagorie ayant leurs enfants dans le public. Ici, le biais est evident, puisque par definition, des parents modestes qui font l’effort du prive sont plus motives que la moyenne. Dans le technique, l’ecole du peuple par excellence, la, il n’y a plus de doute. Le peu d’investissement du public, lie au mepris de classe des enseignamts de gauche pour le travail dit manuel, fait que les ecoles cathos sont le haut du panier. Dans l’agricole, cela tourne a la caricature.

                                ’Isolememt des profs dans le public, la culture d’entreprise nefaste, la politisation, les antagonismes avec les familles, le rejet de tous ce qui est exterieur, de toute ouverture, tous cela contribue a la desaffection des jeunes pour l’enseignement public, malgre des revenus superieur au prive, malgre la securite de l’emploi.

                                Si il y avait des manifs « paremts debout », on entendrait pas personnen’aime les profs, mais personne n’aime l’education nationale. Confere du reste le nombre de profs ici qui expliquent que c’est un boilot de m..., mal apye, mal considere, et, au fon, peu utile compte tenu des conditions.


                              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 1er juin 2016 21:47

                                @eric39
                                Vous ignorez que le privé et le public n’ont pas les mêmes obligations ? Les écoles privées ne gardent que les élèves qui ne leur posent pas de problèmes, de discipline entre autres.


                                Parfois en fin d’année, mais aussi en cours d’année, les écoles privées font « du dégraissage », et se débarrassent de nombreux élèves .... qui retournent dans l’enseignement public, qui est obligé de tous les accueillir.

                                Si l’enseignement public ne gardait que les élèves qui lui conviennent, les résultats seraient bien différents. Sauf que c’est la mission de l’école publique de tous les accueillir, sans avoir pour autant les moyens de s’en occuper au cas par cas.

                              • Anthrax 2 juin 2016 11:23

                                @chtiprof

                                Ta mise au point est utile, mais pourquoi ne vous battez-vous pas pour vous faire rémunérer les heures de réunion ? Et pourquoi ne pas se battre pour que les heures de corrections et de préparation soient effectuées à l’intérieur de l’établissement ? Cela couperait court à toutes les spéculations sur le temps de travail effectifs des enseignants.
                                D’autre part, il faudra quand même qu’un jour les syndicats représentatifs trouvent le courage d’expliquer ce paradoxe qui fait que la durée légale des congés annuelles des enseignants est de 5 semaines, mais ils sont absent de leur service 2 mois /an. En clair, serais-tu d’accord pour que le temps de formation des enseignants se déroule pendant les 3 semaines de « non présence » ?

                              • Allexandre 2 juin 2016 13:35

                                @eric39
                                Dès le début de votre commentaire, vous dites n’importe quoi. Les profs du privé sont nommés par le Rectorat et ne sont pas moins diplômés. Ca c’était vrai il y a 30 ans. Par ailleurs, les diplômes tel qu’ils sont conçus ne donnent pas l’assurance d’une meilleure qualité d’enseignement. Vous avez toutes les catégories sociales, tant dans le privé que dans le public. Alors avant d’avancez de tels âneries, prenez la peine de vous renseigner !! Merci


                              • bisigbis (---.---.119.4) 1er juin 2016 20:41

                                Si le metier est « enviable » pour certains détracteurs, les concours sont ouverts à tous ceux qui ont le diplome requis. Mais ça n’attire plus apparament.......étrange !!!

                                en tous cas, vive les mutations en zone difficile en début de carrière pour 5 à 10 ans.


                                • bisigbis (---.---.119.4) 1er juin 2016 20:57

                                  ps : les enseignants du privé secondaire ne sont pas tributaires des mutations nationales.


                                  • FloSanchez (---.---.222.36) 2 juin 2016 16:21

                                    Le problème, c’est qu’il y a trop d’enseignants et que l’état ne peut plus se permettre d’augmenter la dépense publique. Il faut réduire le nombre d’enseignants, ce qui permettrait, à budget égal, de revaloriser les salaires.


                                    • Anthrax 2 juin 2016 17:19

                                      @FloSanchez

                                      Non, il n’y a pas trop d’enseignants, il y a des enseignants mal utilisés dirigés par une administration d’une complexité ahurissante qui doit à cette complexité de n’être jamais remise en question. Remarque qu’avec la réunion des régions, on assisté à des fusions de certains organismes (cour des comptes), as-tu entendu parler de fusion d’Académies ? Non. Le projet qui devait fusionner les rectorats normands a été torpillé par les syndicats puis par la ministre. Donc aujourd’hui, les présidents de région doivent dialoguer avec deux recteurs pas toujours d’accord entre eux... Clientélisme, toujours le clientélisme.

                                    • Laurent Colonna (---.---.4.14) 2 juin 2016 19:37

                                      Allo, Europa ? Ce qui suit, c’est pas que c’est pas bon, c’est carrément imbécile :
                                      "Après avoir rendu 700 euros à une agence immobilière pour engraisser un propriétaire privé (le même qui râlera après les dépenses publiques en votant pour la droite libérale)« 
                                      Extrêmement réducteur, courte vue etc.
                                      Question »vision globale des choses" vous repasserez -éventuellement, et à condition de vous renseigner un peu avant s’il vous plaît...
                                      Pour le reste l’article n’est pas mal, merci.


                                      • France Républicaine et Souverainiste Europa Terra Nostrum 2 juin 2016 19:53

                                        @Laurent Colonna
                                        C’est la triste réalité en région parisienne, y compris dans le 93. Je l’ai moi-même vécue... D’ailleurs la majorité des abandons de poste concernent les académies franciliennes, autant pour les difficiles conditions de vie que pour les classes à problèmes.


                                      • Jean Rottenburger (---.---.166.178) 2 juin 2016 19:48

                                        Certains propos sont malhonnêtes... Si la France est 25ème aux tests PISA pour la compréhension de l’écrit, les britanniques sont loin derrière, sans parler des américains autour de la 40ème place ! Si la France optait pour ces modèles libéraux, la situation de nos écoliers seraient bien pire. Au fait, de plus en plus d’enseignants sont contractuels.....


                                        • Lucas_premier post (---.---.155.157) 3 juin 2016 10:29

                                          Bonjour à tous, je connais bien ce milieu professionnel et voici ce qu’on peut dire :

                                          On ne pourra attirer de nouvelles recrue avec le salaire qu’en l’augmentant indécemment donc ce n’est pas constructif de ce côté. Le métier n’est pas sexy et ce ne peut changer si facilement. Il faut bien comprendre que beaucoup d’élèves font tout pour ne pas aller dans le sens du prof (qui bosse pour eux en ont-ils conscience ?), que les parents râlent car leur petit (de 18 ans) est un dieu qui mérite beaucoup (tout ?). Bref pas un métier mais une lutte contre les élèves très/trop souvent.

                                          Par contre là où de ce fait il y a moyen de faire mieux avec moins ce serait ainsi :

                                          - moins de hiérarchie, un ministre et des profs (en exagérant). Car les profs sont très autonomes et travaillent de toute manière à 90 % seuls.

                                          - moins de matières arrivé au bac mais sanctionnées plus sérieusement : combien d’élèves ne font RIEN car cela ne les intéresse pas. Bac S pour faire plaisir à papa mais aucun effort en sciences ou encore des élève du technologique qui ne pensent qu’ à chahuter en philo etc .......................

                                          - n’avoir le droit de s’inscrire à un cours/matière qu’à condition d’avoir validé un niveau minimal (vraiment abordable) preuve de sa motivation voire même passer par un entretien/rédiger une lettre de motivation.

                                          - de ce fait on pourrait facilement faire baisser le budget. Seules les personnes motivées s’inscriraient aux concours ce qui suffirait à former les élèves motivés.

                                          - surtout n’oubliez pas une chose : tout se passe dans la tête de l’élève. Combien d’élèves ne font RIEN pendant un trimestre, une année, une scolarité : cela coûte à tous et surtout à ceux qui veulent ou pourraient un peu. Il faut un contrat minimal entre l’élève et la société (cinq matière comme cela se pratique ailleurs) : la société n’a pas à se ruiner pour des enfants gâtés qui dilapident l’argent public.

                                          - pour aller plus loin on pourrait même aller jusqu’à une prime à l’examen. Les élèves réussissant à franchir des niveaux non bradés l’obtiendraient. Elle serait budgétée pour tous et non élitiste mais demanderait un certain effort !


                                          • Anthrax 3 juin 2016 16:18

                                            @Lucas_premier post

                                            Il faudra aussi de la tête des profs qui en farcissent celle des gosses et des parents que le bac général est une finalité. 
                                            Ça me fait penser qu’on ne parle jamais de problèmes dans l’enseignement agricole qui sort des jeunes avec une excellent niveau. La raison ? L’autorité de tutelle n’est pas l’Education nationale mais le ministère de l’Agriculture. 

                                          • Salade75 3 juin 2016 13:43

                                            Bonjour,
                                            Quand je lis les premières phrases tellement « cliché » de l’article, je me dis que ce prof là est certainement trop payé.
                                            Et je pleins les enfants qui vont essayer d’ouvrir leurs esprits avec pour entraineur quelqu’un qui parait aussi conformiste, caricatural et aigri.
                                             


                                            • Salade75 3 juin 2016 14:02

                                              Corrections :
                                              « Était trop payé » car il semble ne plus enseigner
                                              ... et « plains les enfants » qui avec un prof pareil risquaient d’être pleins de « prêt à penser » plus que d’outils pour penser par eux-mêmes.


                                            • bisigbis (---.---.127.74) 5 juin 2016 21:40

                                              Adoptons un raisonnement par l’absurde : supprimons l’éducation nationale (c’est bien parti avec la pénurie de profs à venir, le métier n’intéresse plus).

                                              Que se passera t’il ? Garde des enfants de 8h à 17h (pardon 19h au plus tôt pour les forçats du privé, je compatis pour votre situation), les parents vont devoir enseigner à leurs enfants, enfin s’ils ne travaillent pas et qu’il potassent un peu. Pour les personnes aisées, ce sera cours particuliers payés de leur poche, bien plus chers que leur partie impôt dédiée à l’éducation (10 fois plus en moyenne d’après mes calculs, c’est énorme !). A noter aussi que les enseignants du privé sont rémunérés par l’Etat (statut de fonctionnaire), donc plus d’écoles privées non plus bien entendu, donc pas de loi de l’offre et de la demande. En gros plus d’offre du tout, donc plus d’école (publique ou sous contrat, c’est à dire98% de l’enseignement), pour adopter un langage économique.

                                              Qui est preneur ?

                                              Moi oui, rien de tel pour faire comprendre l’absurdité et la non rationalité des discours anti-éducation nationale et la non revalorisation des carrières.

                                              Signé : Un prof.





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