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Accueil du site > Tribune Libre > Munis de ce monde :

Munis de ce monde :

J’ai pensé tout à coup qu’on avait déjà acquis l’art de se tromper définitivement à envisager une intégralité temporelle et pérenne censée désintégrer l’inattention actuelle nous caractérisant tant, sans s’obséder à revenir sur tout en sachant que rien ici n’existe plus définitivement et ainsi se retrouver inlassablement fatigués à apporter son soutien continu au développement frénétique de l’innovation (dépossession de l'intégrité terrestre) : chemins, autostrades, idées, bâtisses, conjoints, poubelles, maladies, cadavres, postes de télévision, nourritures congelées, etc. De tout ! Tout ce qui rend les matins si détesables... Tout ce que fait de cette obligation un ailleurs souhaitable ! Tout ce qui caractérise cette époque si lointaine d'une quelconque objection et dans laquelle nous sommes jetés volatilisés à vérifier l'exactitude des instances administratives avec lesquelles on s'étiole définitivement à force de constater les heures perdues à halluciner du comment à s'adapter à un futur qui se suffit à lui-même ou encore à pouvoir s'embaumer paisiblement d'une promotion d'une denrée alimentaire de l'autre bout de la planète en constatant que nos propres ressources sont déjà épuisées du mois en cours (mai), etc...

Jusqu’au jour où se complète définitivement l’ablation cognitive caractérisant l’Epoque Totale où tout est submergé dans Le Monde Intérieur et sans horizon mais documenté comme un psittacisme décoloré qu’on distribue dans les gares routières. Jusqu’au jour où on a intériorisé le regret soudain à devoir périr trop tard sans pouvoir anticiper la portée du pendule qui dépose la dépossession à gauche et l’ennui à droite tout en ayant réussi à faire oublier à tout un chacun qu’ils peuvent faire de leur vie un Enfer supérieur, total et sans regrets, la liberté. Le replet peuple en est la synthèse immergée dans des images publicitaires se contentant de pouvoir faire acheter des saucisses préemballées dans un supermarché mais peu importe…

… et puis surtout se sentir aimé comme ils disent, surtout se sentir aimé ! Aimer mais continuer à se tromper. Se sentir chéri entre quatre murs posés pour le vivant esclave par la mouvance d'un progrès sans fin. J'avais pensé qu'il y avait un point d'arrêt quelque part mais non ! L’avenir de ces aspirations se retrouve à se toucher toujours le même bout avec le même but en même temps dans le même air conditionné à la même température. Que quiconque ne propose l’audace qu’il se sente étranger à soi-même. Il suffit de se purifier de l’intérieur et d’accepter l’amour par les temps qui courent, de ce qui est rédigé à l’oxyde de carbone donc : c’est-à-dire dans la beauté transcendante des souvenirs ; de ce qui était envisageable et tangible à l’époque sans importuner de ce qui se touche par une Compréhension Absolue de Toutes Choses. Ici, maintenant, on s’adonne allègrement aux insouciances de l’enfance en les synthétisant avec les limites hérités du romantisme de la guerre dans tous ses états (état d’âme répudié par l’économie planétaire) ; époque où on poursuivait l’inquiétude par l’erreur en apprenant à refuser les faveurs ou quelque cadeau en guise de preuve d’existence, d’accueillir simplement des satisfactions destituées de sens quantifiés et ainsi de les chérir simplement sans dialogue taciturne sur base d’une idée congrue…

Aimé et désiré ou plus rien ne s’arrête ce qu’on semble désirer par tous temps pourvu qu’on s’occupe à oublier dans quoi on a mis le nez actuellement pareillement les poèmes chérissant le papier artisanal censé les conserver qu’on restaure afin de l’emporter comme conception soustraite à l’Absurde d’Aujourd’hui. Dès lors, on s’occupe affadis à la pause d’écarter la solitude de grande foi accumulée des « dernières fois », de ce qui était autrefois accepté en tant qu’excuses face aux fatalités en ayant donnés naissance à des prétextes de fond sensuel aux petits matins d’alors et dont l’oubli en est le souvenir...

Bien entendu, il serait tout à fait légitime à condamner le restant de l’Humanité Restante en la faisant vivement ingurgiter les tristesses des idées de jadis, les quelques bribes qu’on omet dans leur classeurs et d’y dénicher quelques fragments dantesques et justes d’un Temps outragé de démesures approuvées par des millions de possibilités… Aimer oui !

Voici : J’ai pensé à ce propos que l’amour, donc l’espérance à se retrouver soustrait à préparer la fuite vers sa fin sans abdiquer face aux maints avertissements des libertés d’incohérences à devoir supporter d’être affligé à supporter autant de respect, ne pourra jamais atteindre l’Homme tel qu’il est aujourd’hui. Tous les vains mots et actions de subjectivité idiote partagés s’apparentent à une psychose où tombe même la démesure ; où tombe le recul nécessaire à se comprendre en larmes face au miroir des jours durant ; où tombent ce que nous approuvions à l’Etre sans être déchaîné en parlant d’authenticité face au monde vivant ; où tombent l’espoir de voir des enfants qui ne cessent de grandir dans ce milieu agité et clos où s’étiolent les dernières hontes à continuer ce qui semble enchérir les audaces à se vouloir honteux à tout prix, à se vouloir abrégé de la vie ressentie, sans obligation d'un résultat congru ou que sais-je...

Aujourd’hui synthétisé en dénominateur commun de l’incohérence, l’amour me semble devoir se faire légitimer l’embarras d’avoir droit à des milliards de possibilités. Des milliards de possibilités dont chacune d’elle s’offre le rôle de complice en exaltant sa malfaisance nécessaire à sa survie, c’est-à-dire à l’utilité de se représenter en mensonge aux ombres de prétextes au milieu d’un complexe en ruines mais interconnecté, le marché, le travail et les enfants relégués au rang de marchandises en boîte à déposer tôt le matin à des fantômes aux maintes responsabilités de leurs faire accueillir des espérances asservies et ridicules d’un chemin de vie qui n’est pas le leur. (Accroche ton manteau au crochet prévu à cet effet). Fort heureusement, ils ont décidés que nous finissons tout de même admirés comme point de référence dont on s’accorde à accepter la complicité de ce qui nous fascine en l’abandon de Toutes Choses quand il ne reste strictement plus rien mis à part des papiers à ranger scrupuleusement dans un rangement avec des intercalaires sous peine de se voir réjouir avec une fascination morbide à contempler l’avenir tourner en dérision déjà multiplié par l’Enfer d’ici et agrémenté aux inconvénients hypertrophiés à devoir se réfugier derrière des fins de série attristées, de cartes postales ou de charcuteries industrielles ; idées au service de l’Absurde, de ce qu’il y avait avant, au service de l’oubli cosmique de ce qu’il y avait de mieux à découvrir avant que les Temps Modernes en décidèrent autrement en se jetant à la traverse avec ce qui doit être refait à son image ; se résoudre à renouveler sans cesse les effets pédagogiques d’une dialectique aiguëe avec des points de référence dialoguant avec les masses assiégées se résumant à un usage unique ; consentant à devoir réparer les rouages détruits par d’autres, faillite des peuples s’identifiant à leurs libertés achetées, c’est-à-dire pris en otage par un dessein dont le but est inconnu et surtout servant comme modèle à pouvoir s’auto-gérer, donc se laisser pourrir en souriant en évitant l’habilité de l’existence au point de se faire violer la mémoire et gagner en plaisir démonstratif, d’un « à quoi bon au final » ou « on ne peut de toute façon rien y changer »…

Munis de ce monde censé nous délivérer, on s'engraisse en brûlant des hontes.


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8 réactions à cet article    


  • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 7 juillet 10:06

    Tin salut fufu enfin frimas

    (oui t’es démasqué, c’est l’inspecteur Clou (zeau) qui m’a prévenu)

    Pas mal ton synthétiseur de textes salmigondiques

     smiley

    Et change d’image, les encombrants sont passés (fin juin)


    • Docteur Faustroll Lampion 7 juillet 10:12

      @Bendidon

      Ça peut toujours servir : lien


    • xana 7 juillet 11:06

      Quel salmigondis !

      Je n’ai pas réussi à finir la première phrase.

      C’est la nouvelle mode, sur Avox, les textes fats, prétentieux et incompréhensibles ?

      On dirait du Nocteau...


      • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 7 juillet 11:15

        @xana
        non c’est du fufu la saumure
        http://www.disons.fr/?page_id=156
        C’est un CIRQUE concurrent
         smiley


      • xana 7 juillet 15:16

        Bof. Encore des gens qui se la pètent, ca ne m’intéresse pas.

        Je viens sur internet pour y glaner des nouvelles, mais surtout pas des reportages sensationnels. Je pense être capable de trier les nouvelles réelles et les fausses nouvelles, et de toutes manières ce qui me paraît douteux va directement dans la corbeille.

        Agoravox a été intéressant pour moi, mais je n’y vais plus que rarement.

        Trop de servilité, trop de macron-compatibles, juste de temps en temps un article de Bruno Guigne qui peut mériter le détour.


        • Montagnais Montagnais 7 juillet 17:36

          .. Décompressez Frimas, allez, je vous paye une tite Westmalle, ou une Kriek.. ou une Kwak


          • xana 7 juillet 22:01

            Donner des bières aux cochons...


            • zygzornifle zygzornifle 8 juillet 07:45

              Ho... Le passé du futur c’est le présent de l’avenir ....

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