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Pathologie discursive et “dialogue social” - AgoraVox le média citoyen

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Pathologie discursive et “dialogue social”

La gauche diffuse a fait de la discussion logomachique une idole. Il est vrai que la Gauche politique gouverne par la magie du verbe, par les promesses jamais tenues, sauf celles qui ne coûtent rien mais peuvent rapporter gros… par exemple en ralliant certains segments de l’électorat. « Segment » au sens que l’ingénierie commerciale donne de nos jours à ce terme, soit une catégorie sociale, le groupe cible d’une campagne de propagande consumériste. Car comme tout se consomme et tout se vend, l’offre politique sait dorénavant et à merveille créer la demande. Bref, se fabriquer des clientèles politiques à bon compte en leur octroyant des privilèges ou des avantages acquis exorbitant du droit commun ou du simple bon sens. Effectifs pléthoriques du secteur public, monopoles étatiques de l’énergie et des transports hébergeant des catégories professionnelles surprotégées… Ou encore les minorité homo, bi, inter ou transsexuelles comblées d’égard et admises à l’union charnelle – naguère un acte sacralisé sinon sacré – ainsi pleinement reconnues, devenues éminemment respectables, institutionnalisées et bientôt d’une façon ou d’une autre allocataires de la solidarité collective… car à terme tous les moyens artificiels de procréer , achat et vente d’ovules, de spermes ou de matrices, devraient être remboursés par la Sécurité sociale, non ?

Peu importe le mécontentement des mauvais esprits, en fait le plus grand nombre, la majorité réduite au silence, si les wagons des diverses déviances sexuelles viennent compléter le petit train de carton pâte tiré par la locomotive de la « majorité présidentielle »… Doux et bel euphémisme désignant le néant de minorités politiques agglomérées qui prises isolément ne représentent rien. Les majorités démocratiques d’aujourd’hui étant aussi consistantes que les représentations syndicales, c’est-à-dire asymptotiques au zéro absolu. Ceci dit avec à peine d’exagération. Remarquons que dans le cas de ces réformes sociétales segmentaires comme dans bien d’autres, le dialogue social aura été lui, totalement inexistant.

Mais sur quoi au fond sommes-nous vraiment consulté ? Aucun débat relatif au maintien de la peine capitale (pourtant le délicieux Dr. Kouchner ne manquait pas récemment de nous rappeler que nous sommes « tous des condamnés à mort », mais il est vrai c’était à propos de la légalisation de l’euthanasie), ni sur les politiques forcenées d’accueil de foules étrangères à nos mœurs et à notre culture, ni sur l’idéologisation de nos écoles et le monstrueux usage de la méthode globale, dénoncée depuis les années cinquante mais rétablie dans tous ses droits de nuire par la gauche triomphante… celle du Dialogue social. Dialogue que récusent les partenaires sociaux eux-mêmes, ces syndicats qui dès le lendemain de l’ouverture de la Troisième conférence sociale désertaient avec fracas la table des négociations [lemonde.fr 8juil14] !

Clientélisme, déni de réalité et réformes sociétales

Reste que satisfaire les uns, c’est déplaire aux autres… nous parlons de grosses clientèles telles l’immigration extra-européenne et spécifiquement musulmane, gonflées artificiellement par la promesse miroitante d’un eldorado social où travailler moins rapporte plus. Une immigration ainsi incitée à grossir les rang de l’immense masse de manœuvre des déshérités de la France d’en-bas, et autres laissés-pour-compte de la mondialisation, tous plus ou moins bénéficiaires de RSA, de CMU, de CAF, de logements sociaux redoublés d’allocations logements et d’allocations aux parents isolés pour subventionner et encourager le vagabondage sexuel et le concubinage. Sans parler, pour ceux qui manquent d’imagination au point de travailler, la kyrielle des RTT, des congés maladie de complaisance, renouvelables et de durée extensible, congés pour grossesses déclarées difficiles dès le premier quart d’heure, le droit aux congés parentaux, au congé pour allaitement, pour enfants malades à répétition, que complète toutes la gammes des congés payés et en sus, des assurances chômage permettant de ne travailler que six mois sur quatorze… jusqu’à l’auto-licenciement grassement indemnisé2 ! Une liste loin d’être exhaustive et un constat pas même caricatural. Parce que la panoplie du tire-au-flanc professionnel et la boîte à outil du parasitisme social s’enrichissent tous les jours. Ceci grâce au zélé dévouement et sous l’œil attendri de la privilégiatura des élus de la nation dont la rhétorique humanitaro-démago-misérabiliste est le gagne-pain quotidien. Plutôt que de domestiquer la Bourse, mieux vaut s’achet la complaisance des “pauvres”. Enfin si l’on ajoute à cela la gestion financiarisée des entreprises, autrement dit la voracité actionnariale et l’usure bancaire, alors inutile de se demander pourquoi l’économie hexagonale est expirante et le citoyen démoralisé.

En un mot, avec l’argent, surtout l’argent des autres, l’argent public, l’on peut tout faire. En particulier s’acheter des brassées de suffrages en faisant “du social” – ce qui est labellisé comme tel - c’est-à-dire en pratiquant des politiques consistant à réduire à un discret servage les véritables classes laborieuses… ceux qui, par leur travail, produisent de la richesse vraie ou y contribuent, de bas en haut et indépendamment de leur statut social, du manœuvre au patron via les activités libérales. C’est en effet le travail des ces classes réellement laborieuses qui finance directement - par le truchement du social sans concertation ni dialogue - le maintien au pouvoir d’une classe dirigeante composée essentiellement de démagogues… Ceux-ci se faisant élire et légitimer par des votes achetés en contrepartie d’avantages sociaux très généreusement distribués, à coups d’allocations et de subventions dont les premiers bénéficiaires sont assez ordinairement une clientèle électorale en grande partie importée du tiers-monde.

En un mot les analphabètes court-termistes (socio-libéraux et néocons européistes) qui nous gouvernent, ne se maintiennent au pouvoir qu’en dilapidant la richesse patrimoniale accumulées au cours des siècles. Richesse qui inclut un immense patrimoine immatériel de savoir-faire, de discipline sociale, de civisme, de dévouement au Bien commun et à l’intérêt général. Ces charognards qui prospèrent sur le cadavre des nations, n’avaient cependant jamais imaginé que leur propre clientèle, privée de véritable dialogue social puisse quelque jour se rebiffer. La chose vient pourtant d’advenir. Nos bons ténors de la majorité hybride social-libérale, sont donc tombés sur un os… Parce qu’ils n’avaient pas prévu que leurs réformes démago-sociétales (autant que nihilistes) relatives au sexe et à la famille hérisseraient leurs bons beurs. Et pas seulement la jeunesse turbulente adepte de rodéos motorisés et de cramage exprès de bagnoles. Mais qu’ils se heurteraient sur ce dossier à une invraisemblable levée de boucliers, laquelle avait commencée avec la « Manif pour tous » et s’est poursuivi avec les « Journées du retrait ». Et encore moins prévu que celles-ci connaîtraient un tel succès1.

Une leçon à retenir cependant : derrière la grotesque façade du « Dialogue social  », force est de constater que la classe dirigeant se contrefiche de l’avis des Hexagonaux. Cela parce qu’ils tirent leur pouvoir réel, non de la légitimité issue du vote républicain, mais de leur élection par des oligarchies décentralisées et de discrets donneurs d’ordre qui les ont désignés pour occuper tel ou tel poste.

Chemins de perdition et pathologie discursive

Dans le cas de la recomposition familiale suivant les critères de la course à l’abîme, comme dans tout ce qui engage la société sur des chemins de perdition, la concertation n’existe évidemment pas. Les mauvais coups se font toujours en douce. Par étapes successives. Mais vient un moment où le but apparaît au grand jour. Il a fallu deux siècles pour réduire en Europe les Églises à néant (aussi bien luthérienne qu’anglicane), ou quasi, mais la famille, elle, résiste encore ! Sans doute parce qu’elle est brutalement organique et que les liens du sang parlent encore fort. Mais les idéologues ne renonceront pas. La machine est lancée, elle avance sous couvert de l’idéologie démocratique, des grands principes mensongers d’Égalité et de Liberté et d’un dialogue social brandi haut et fort, mais en réalité inexistant. Dialogue qu’il faut comprendre au sens orwellien, c’est-à-dire en un sens inverti. D’autant et les mécanismes démocratiques de sélection des hommes sont tels que tous les dirigeants du monde occidentalisé sont condamnés à communier peu ou prou dans une même aliénation mentale. Mais ceci est un autre sujet !

Revenons à la passion hystérique du verbalisme. La discussion stérile, épuisante est l’essence de la démocratie, tyrannie rampante qui avance à travers l’iridescent brouillard des mots. Lesquels masquent la tragique illusion consensuelle. Parce qu’assez souvent la décision revient non pas au plus censé, au plus pertinent mais au dernier qui a parlé. Telle est la réalité. L’harmonie consensuelle est un idéal et rien que cela. On sait que dans les bureaux politiques, un seul décide et les autres entérinent. Ce fut vrai dans la Politburo des tsars rouges, c’est encore vrai partout ailleurs. Or ceux qui, dans le cas de figure dit du dialogue social, maîtrisent le mieux la « dynamique de groupe », savent pertinemment qu’il suffit de laisser s’épuiser les débatteurs pour que, de guerre lasse, dans l’épuisement général, l’on puisse imposer ses propres conclusions, parfois à contresens complet de la volonté des participants. Mais l’apparence du dialogue est là. Le débat a eu lieu. Il est clos. La forme démocratique a été respectée. Ce moyen de manipulation a été porté à son plus haut sommet par la secte trotskiste dont les crypto militants3, rompus à ce type d’exercice, bénéficient d’une surcote sur le marché des cadres dirigeants d’entreprise… surtout depuis que la “gestion participative” a remplacé la gestion hiérarchisée d’antan avec un pilote à la barre et des lieutenants pour le seconder. Maintenant même le soutier participe au pilpoul général et à la direction du navire, les balayeurs [techniciens de surface] contribuent dans les conseils d’Université à la nomination ou à la cooptation des nouveaux enseignants. C’est cela le progrès. Si tout le monde n’a pas droit à la table des repues franches, tout au moins peut-il l’ouvrir tout à loisir et principalement pour ne rien dire. C’est ça la démocratie, le droit fondamental et immarcescible à une logorrhée sans fin, sans poids ni incidence.

Dialogue social et démocratie participative

De la même façon s’exerce la démocratie libérale et « participative ». Tout un chacun y à droit, en principe, à la parole. Prenons l’exemple des autorités et des groupes industriels attributaires des grands marchés d’infrastructure, lesquels ne manquent pas de consulter les populations sur leur avenir de béton et d’acier ou avant de faire traverser leur potager par le TGV, ceci par le truchement d’enquêtes publiques… dont nul à l’arrivée ne tiendra compte et que nul ne lira… mais peu importe, les formes sont respectées, le dialogue social fonctionne, le peuple s’est exprimé. Alors ? Alors fermez-là ! En fait rien ne change, le pouvoir reste le même, mais il s’est déplacé, il a adopté une forme nouvelle, inédite. Le patron n’est d’ailleurs la plupart du temps que l’employé d’un conseil d’administration et par conséquent d’un actionnariat retranché dans l’anonymat. Il n’est à ce titre plus vraiment un interlocuteur valable. Les salariés, dans ce cas de figure, sont associés à la gestion de l’entreprise – pensons à la cogestion exalté dans les années 68  ! – ils ont à ce titre leur mot à dire. Mais ils ne font que de la figuration. Au pire entravent-ils et alourdissent-ils le processus de décision et pénalise de ce ce fait leur entreprise qui se débat dans un monde ultra concurrentiel et toujours en quête de pilotes chevronnés. Les apparences sont sauves et le subordonné se trouve finalement condamné à ne pas regimber puisqu’associé à sa propre sujétion via le dialogue social.

Au mieux la démocratie s’enlise dans le débat, dans des joutes verbales sans aucun talent oratoire et sans le piment d’injures désormais prohibées par la moderne bienséance. L’expression même de l’impuissance. Ce pourquoi la chaine publique France 3 peut diffuser tous les mercredi la séance des questions orales. Chacun peut y voir où passe ses veilles, ses labeurs et ses impôts. Est-ce à dire en fin de compte que la démocratie c’est du vent ou se résume à des paroles verbales ? Eh oui, même si cela semble quelque peu exagéré.

En tout cas la démocratie sème le vent et récolte fréquemment la tempête… À trop vouloir s’imposer chez les autre par la force, elle finit toujours par recevoir la guerre en retour… L’Ukraine aujourd’hui sent bigrement le roussi. Nos hyperdémocrates devraient prendre garde. Mais la guerre et les destructions de ressources, humaines et matérielles, permettent à la machine de se refaire une virginité. De passer par des phases de dictature – parfois explicites comme la « dictature de salut public  » de novembre 1917 du Père la victoire, le président du Conseil Georges Clémenceau – et de laisser le temps faire son œuvre. Les oublieuses nouvelles générations continueront à croire, à la suite des anciens, que demain viendra la der des der et un perpétuel temps des cerises promis par nos chers bonimenteurs des tribunes officielles.

La mutation du discours

La mutation gnan-gnan du “tout discours” s’opère au moment où, en 1966, Mao Tsé-toung voyant le pouvoir lui glisser des mains, lance la dévastatrice Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Laquelle va ébranler toute la hiérarchie du pouvoir dans le rouge Empire du Milieu… mais également diffuser et faire triompher les thèses libératoires de l’École freudo-marxiste dite de Francfort à travers toute la planète. En Chine, sous couvert de balayer l’élitisme transmis par l’héritage confucéen, le séisme révolutionnaire - dont avons-nous dit, les répliques vont toucher toute la planète dans les années suivantes – n’aura été que l’expression et l’aboutissement d’une prodigieuse bataille idéologique. Il serait intéressant de savoir qu’elle aura été exactement la part qui revient dans ces événements aux théoriciens libéraux-libertaires germano-américains et leur influence sur l’athéiste marxisme-léninisme [le maoïsme] dans sa remise en cause des fondements du pouvoir et de la communication – le pouvoir par la parole - alors que le communisme soviétique s’épuise… et que se profilent glasnost et perestroïka, une remise en cause du verrouillage idéologique et de la langue de bois.

Toujours est-il qu’à la fin des années Soixante la logomachie est devenue la reine du champ de bataille politique de la Chine maoïste comme elle l’avait été dans la France conventionnelle, mais cette fois à la puissance dix … N’oublions pas que l’idéologie marxiste en tant qu’athéisme messianique, est un instrument et une arme métapolitique, mais aussi un produit d’importation qui a suivi le sentier lumineux ouvert par le calviniste Rousseau et qu’a prolongé Karl Marx, l’homme de la tabula rasa. Bref, l’empire de la rhétorique, celui du messianisme social-démocrate est à n’en pas douter celui du mensonge. Et nous savons de qui les menteurs sui generis sont les fils [Jean8/44]…

Mai soixante-huit, comme autrefois nos conventionnels, avec beaucoup de jactance et beaucoup moins d’éloquence, peut se résumer à une “libération de la parole”, en vérité un vaste épandage de verbosité. La frénésie de dire s’empare de tous… Pour quels résultats ? La société ébranlée va bientôt tomber en main d’une nouvelle génération de rhéteurs que les solidarités claniques, sectaires, communautaristes vont propulser vers les sommets, directement de l’agitation et de l’activisme vers les postes de commandement universitaires, médiatiques et surtout politiques. Par la magie du verbe une génération de socialistes révolutionnaires après s’être jetée sur les pavés des boulevards St Michel et St Germain, va évincer sans grandes difficultés une bourgeoisie gaulliste déclinante et pire, devenue complice de toutes les dérives sociétales. Cet aggiornamento ne la sauvera pas et treize ans plus tard, le 10 en mai 19881 elle devra définitivement céder la place. Depuis, de crise en crise, l’Europe n’en finit plus de discuter, au mieux de débattre, au pire de s’épancher en une inutile et stérile psychanalyse collective. Cure sous hypnose qui enrichit les soi-disant thérapeutes, les marchands de sable, la classe des menteurs/bavasseurs patentés, celle des carriériste de la politique politicienne, tout en ruinant et épuisant le malade. Par définition les psychanalyses individuelle ou sociétale ne sont pas destinées à guérir le patient mais à aggraver son cas. À le rendre dépendant et à le jeter dans le désespoir. Un homme qui se noie se raccroche au serpent qui passe et les Français naufragés à M. Hollande et à sa clique. Nous savons tous cela depuis les leçons de choses de l’impérissable docteur Knock.

 

Notes :

1 – JRE. Afin de protester contre “l’ABCD de l’égalité”, la “Ligne Azur” et la diffusion du film “Tom Boy”, autant d’outils pédagogiques caches sexe de l’enseignement de l’idéologie du « genre » - « Qui n’existe pas  » selon les ministres Belkacem et Peillon le 28 janv. 2014 devant l’Assemblée nationale, dire le contraire relevant de la rumeur malveillante - que de prétextes à l’enseignement précoce, dès l’école maternelle, d’un certain nombre de déviances comportementales, un collectif islamo-chrétien s’est constitué au début de l’année 2014 incitant les parents à retirer leurs enfants de l'école une journée par mois. http://jre2014.fr/

2 – RSA : Revenu de solidarité active ; CMU : Couverture médicale universelle, soit la totale gratuité des soins sans cotisation en contrepartie, ceci même pour des personnes dites sans-papiers non autorisés à séjourner en France et en Europe ; CAF : Caisse d’allocations familiales dont les revenus sont qualifiés par certains ultramarins “d’argent braguette” ; RTT réduction du temps de travail, loi des 35 heures ; autolicenciement : si en théorie nul ne devrait pouvoir revendiquer un “droit” au licenciement, une jurisprudence récente de la Cour de cassation tend à qualifier de licenciement et non de démission la prise d’acte par l’employeur de la rupture du contrat de travail à l’initiative du salarié. Hallucinant !

3 – L’entrisme a été utilisé par les trotskistes (entrisme autrement appelé “travail syndical”) pour désigner les opérations de noyautage menées principalement en France par le courant lambertiste [OCI] dans les années Soixante-dix. Les plus remarquables représentants de cette méthode sont évidemment Lionel Jospin [Premier ministre de 1997 à 2002] ; Jean-Luc Mélenchon, ci-devant patron bis du PCF ; Julien Dray, membre de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IV internationale, fondateur de “SOS racisme”, qui “rejoint” le Parti socialiste en 1981 avec plusieurs centaines de militants ; Jean Christophe Cambadélis aujourd’hui Premier secrétaire du PS. En outre les franckistes [pablistes] de la LCR ceux-ci infiltreront largement le Pcf, la Cfdt, la Cgt et Force Ouvrière… dont l’actuel Secrétaire général, celui qui crache sur le dialogue social, est le trotskyste Jean-Claude Mailly… un syndicat créée au lendemain de la guerre par la CIA ! Selon Wikipedia : “ Daniel Bensaïd, le philosophe [idéologue] de la LCR [passé les doigts dans le nez des barricades à une chaire professorale de l’Université Paris VIII], a théorisé l'entrisme dans un “Essai de taupologie générale” [2001], lequel fait de nombreuses allusions au marranisme, du nom des Juifs convertis au catholicisme mais ayant en secret conservé leur foi et leurs rites : il y a, selon lui, un point commun entre le messianisme des marranes et celui des “révolutionnaires professionnels” trotskistes” !

Voir également un article instructif sur minorites.org19juin11 : « Un petit groupe avait quitté la LCR autour de Julien Dray, Bernard Pignerol, Laurence Rossignol et d'autres, qui fit son entrée au PS en 1981. Un autre commençait, à l'OCI, autour de Jean Christophe Cambadélis et Marc Rosenblat, à s'interroger sur l'opportunité d'un tel rapprochement. De discrètes tractations avaient lieu dans les arrières boutiques du Parti Socialiste pour essayer de voir comment, sous quelle forme, on pourrait “digérer” ces troupes, mais pour Lionel Jospin, c'était du pain béni car elles viendraient renforcer ses rangs… L'UNEF, le syndicat étudiant, avait d'ailleurs connu sa “réunification” à la fin des années 70 et l'UNEF-ID en naquit en 1981, créant les nécessaires passerelles. Jean-Christophe Cambadélis, Marc Rosenblat, Julien Dray, Jean-Marie Le Guen, Alain Bauer, toute une génération de militants entre socialisme, trotskisme, gestion de l'UNEF-ID et de la mutuelle étudiante MNEF partageaient, au-delà de désaccords idéologiques, une même pratique militante [entre autres le pillages des caisses de la Mnef, scandale judiciaire auquel se trouve associé le sieur Strauss-Kahn] : celle du contrôle des appareils et de la mise en réseaux pour affirmer ce contrôle et prendre le pouvoir ». Inutile de dire que la majorité des protagonistes politiques ici mentionnés professent l’appartenance messianique que vantait l’idéocrate Ben Saïd.


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2 réactions à cet article    


  • paulau 19 juillet 2014 14:57

    Intéressant , juste ; mais un peu long.


    • epicure 21 juillet 2014 20:51

      Mais que fait le FN depuis un certain nombre d’années, si ce n’est de développer une discours pour s’attirer des segments électoraux. Discours qui n’ont rien à voir avec la ligne idéologique du FN historique, un discours logomachique dans lequel l’électeur moyen entend le sens habituel des mots, mais dans lequel les durs du FN arrivent à retrouver leurs petits.

      Qu’a fait sarkozy en 2007 pour se faire élire : s’attirer le segment électoral des vieux, en développant un discours logomachique, contenant tout et son contraire.

      Maintenant on a un PS qui tient un discours de gauche, mais qui montre au jours le jours qu’il l n’est plus de gauche, au moins une bonne partie de ses élites. IL ne lui reste plus que des étiquettes comme marque à gauche ou socialiste.

      Quand aux réacs ce sont les champions de la logomachie, en détournant nombre de mots progressistes pour les déformer et faire peur avec.

      sinon :
      électricité privatisée = bordel
      l’électricité nationalisée a permis d’avoir l’un des meilleurs réseaux électrique au meilleur prix.

      chemin de fers privatisés = bordel
      c’est pour ça que en grande bretagne ils en sont revenus de cette mesure dogmatique thatchérienne.

      ce ne sont pas les individus lambdas qui en bénéficient mais seulement l’élite privée qui a capté ce qui appartenait à tous.

      Sinon je vois que tu veux fliquer les gens dans leur lieu d’intimité. Cela s’appelle du totalitarisme.
      Dans une société de liberté, les adultes consentants, n’ont pas besoin d’autorisation pour avoir des unions charnelles.
      On n’est plus sous l’ancien régime.
      Système à la moralité douteuse puisqu’il considérait plus morale qu’un mari viole sa femme épousée sans son consentement, plutôt que deux êtres libres ayant des rapports hors mariages.

      La majorité des français est pour la liberté sexuelle et est contre les grenouilles de bénitier/synagogue ou mosquée viennent leur imposer leurs croyances autoritaires basés sur des livres qui ont servit de moule à des sociétés où ont régné nombre de choses inhumaines institutionnalisées ( esclavage, tortures, mutilations, exécutions de masse pour différent idéologique/religieux etc... ).

      le fameux dialogue social, ce n’est pas la gauche, mais la gôôôche caviar qui mène une politique de droite.

      Pourtant tu es bien content de l’immigration musulmane pour grossir la manif pour tous ou animer les manipulations de al journée de retrait.

      Tu as raison vive le capitalisme du 19ème siècle : interdisons les syndicats, pas de droits du travail, pas de protection sociale, que crèvent les gueux qui n’ont pas la chance de naitre dans une famille bourgeoise. Les politiques sociales s’adressent d’abord aux français au cas où tu ne t’en rendrais pas compte. Donc il ne faut pas d’une part crier que le gouvernement ne s’occupe pas du peuple, tout lui reprochant une politique qui s’occupe justement du peuple.

      Si le gouvernement ne touche pas à la bourse c’est parce qu’il a prit un virage à droite, et renoncé à toute politique économique de gauche.

      De plus ton discours est faux puisque quand on regarde la composition de l’électorat du PS c’est plutôt les classes moyennes supérieures qui votent pour lui.
      Mais la gauche contrairement à la droite, repose sur le bien être du plus grand nombre, et non l’alimentation d(’une minorité de privilégiés ( comme avec l’ancien régime, ou le capitalisme des rentiers jusqu’à la seconde guerre mondiale ).
      Alors encore plus en cette période difficile, si le PS veut justifier son étiquette de gauche, il est quand même obligé de maintenir une politique sociale limitant les effets de sa politique économique et institutionnelle de droite.

      Le sociétal c’est l’autre face de gôuche de l’électorat du PS, d’une part les bons sentiments vis à vis des classes laborieuses avec un maintient d’une politique sociale minimum, et une certaine paix sociale, et éventuellement des bénéfices pour eux ou leurs enfants, et d’autre par le sociétal qui est leur domaine de liberté. Après pour la politique économique proprement dite, c’est à droite toute, parce que cela fait longtemps que le PS n’a plus de ligne économique définie.

      Que les vieux beurs ne les suivent pas sur les questions sociétales, c’est pas aussi grave pour le PS que d’aller à l’encontre du courant principal du PS et alliés.

      Que les églises qui étaient envahissantes dans la vie des gens avant, aient été réduites à néant c’est une bonne chose quand on a le soucis du bien commun, et qu’on est contre l’intérêt privé avant l’intérêt général. C’est la preuve que la liberté et l’égalité ne sont pas toujours des mots en l’air. Avec la liberté et l’égalité, les privilèges des églises n’ont pas lieu d’être.

      Enfin au final ce qui est marrant c’est que cet article est typique de la logomachie de droite, il dénonce les travers, les imperfections de la démocratie, non pas pour faire une société plus démocratie ( sinon l’attaque se ferait sur la gauche du PS ), mais bien pour revenir à une société encore moins démocratique comme avant, avec l’église toute puissante, où les individus sont dépendants d’autorités transcendantes, où les gens vont au lieu de culte comme des moutons sous contrôle social, etc....

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