Poutine, ce n’est pas la Russie : ras-le-bol du chantage à la « russophobie »
Franchement, y en a marre. À chaque fois qu’on ose ouvrir la bouche pour dire deux ou trois vérités sur Vladimir Poutine, voilà que les groupies du Kremlin sortent l’artillerie lourde : « Russophobe ! ». Comme si critiquer ce type, avec son sourire en coin et ses rêves de tsar 2.0, revenait à cracher sur Tolstoï, Tchaïkovski et le bortsch de mamie. Non, mais sérieux, on peut arrêter ce cirque ? Poutine n’est pas la Russie. Et ceux qui hurlent à la « russophobie » pour le défendre feraient mieux de réviser leur manuel de logique ou de bonne foi, au choix.
« Russophobie » : le joker usé des fanatiques du Kremlin
D’abord, remettons les pendules à l’heure. Cette accusation de « russophobie », c’est la carte joker des poutinolâtres, celle qu’ils dégainent quand ils n’ont plus d’arguments. Tu dis que Poutine truque les élections ? Russophobe. Tu rappelles qu’il a envoyé des opposants croupir en Sibérie ? Russophobe. Tu oses mentionner l’invasion de l’Ukraine, avec son cortège de drames ? T’es carrément un agent de la CIA, tiens. C’est tellement pratique, ce mot. Ça évite de répondre sur le fond, ça claque comme une insulte et ça donne l’impression d’avoir le dernier mot. Sauf que, désolé, ça ne marche plus.
Ce chantage, c’est du réchauffé, un vieux truc de rhétorique qu’on dirait sorti d’un manuel de propagande des années 70, du temps où l’URSS accusait tout le monde d’être « anti-soviétique ». Sauf que critiquer Poutine, ce n’est pas détester la Russie. C’est même tout le contraire. La Russie, c’est un pays qui m’a fait vibrer quand j’ai lu Guerre et Paix à 20 ans, qui m’a collé des frissons avec les ballets du Bolchoï, qui m’a fait rêver avec ses forêts infinies qu’on voit dans les films d’Andreï Tarkovski. La Russie, c’est tout ça, et bien plus. Poutine ? C’est juste un mec qui s’accroche au pouvoir comme un candidat de télé-réalité à son quart d’heure de gloire.
Les poutinolâtres, ces héros du clavier
Parlons-en, des fans de Poutine. Vous les avez déjà vus, ces chevaliers en pantoufles, installés bien au chaud dans des démocraties où ils peuvent tweeter leur amour pour le « grand Vladimir » sans risquer une descente du FSB à 6 heures du mat’ ? Ces gens-là, souvent bien loin de Moscou, adorent jouer les victimes par procuration. Ils pleurent sur l’« humiliation » de la Russie, tout en sirotant un latte dans un café parisien ou en scrollant sur leur iPhone à Londres. Pendant ce temps, en Russie, ceux qui osent critiquer le régime : des gens comme Navalny, Kara-Murza, ou les mômes qui manifestent avec une pancarte, finissent en taule, ou pire. Alors, c’est qui, les vrais russophobes ? Ceux qui dénoncent un système oppressif, ou ceux qui applaudissent pendant que des Russes courageux se font broyer ?
Parce que, soyons clairs, critiquer Poutine, c’est défendre les Russes. Les vrais, ceux qui veulent respirer, ceux qui rêvent d’un pays où on peut voter sans qu’un bulletin soit déjà coché pour le chef. En 2021, quand Navalny a été arrêté, des milliers de Russes sont descendus dans la rue, malgré les gaz lacrymos et les menottes. En 2022, quand l’invasion de l’Ukraine a commencé, d’autres ont bravé la police pour dire « non » à la guerre. Ces gens-là, ils ne sont pas russophobes. Ils sont l’âme de la Russie, celle que Poutine et ses fans veulent faire taire.
Le mythe de la Russie « redressée » : un conte à dormir debout
Mais revenons à notre héros national autoproclamé. À en croire ses supporters, Poutine aurait ressuscité la Russie des cendres des années 90, comme un phénix en costard-cravate. Il aurait rendu sa « fierté » au pays, fait plier l’Occident, et restauré une grandeur perdue. Wow, quel conte de fées ! Sauf que, quand on gratte un peu, le vernis craque.
Depuis 2000, Poutine a bâti un système où la loyauté au chef est plus importante que le talent. Résultat ? Une économie qui repose sur le pétrole, le gaz, et une poignée d’oligarques qui s’en mettent plein les poches. Selon Transparency International, en 2024, la Russie végète à la 137e place sur 180 dans l’indice de perception de la corruption. Pas mal pour un pays qui pourrait être un géant économique, non ? Les hôpitaux manquent de matériel, les routes s’effritent dès qu’on s’éloigne de Moscou, et les jeunes diplômés fuient à Berlin ou à Varsovie. La « grandeur », vraiment ?
Et puis, il y a l’Ukraine. L’invasion de 2022, vendue comme une promenade de santé pour « protéger » les russophones, s’est transformée en catastrophe. Des dizaines de milliers de morts, des villes en ruines, une économie russe sous sanctions qui tangue comme un vieux rafiot, et un isolement international qui fait de la Russie un paria. Si c’est ça, la vision de Poutine pour la Russie, merci, mais on passera.
La Russie, c’est pas Poutine, et Poutine, c’est pas la Russie
Ce qui me met hors de moi, c’est cette manie de tout mélanger. Critiquer Poutine, ce n’est pas rejeter la Russie. J’adore la Russie, moi. J’ai passé des heures à écouter les chansons de Vyssotski, à m’émerveiller devant les icônes orthodoxes, à rêver de prendre le Transsibérien. Mais aimer la Russie, c’est aussi reconnaître que son peuple mérite mieux qu’un type qui se prend pour un empereur. Les Russes, ce sont ces poètes, ces scientifiques, ces gamins qui codent des applis géniales, ces babouchkas qui tiennent le coup malgré tout. Ce ne sont pas les propagandistes de Rossiya 1, ni les oligarques qui planquent leurs milliards à Dubaï, et encore moins Poutine.
Ceux qui crient à la « russophobie » trahissent la Russie. Ils utilisent l’amour pour ce pays comme un bouclier pour protéger un régime qui censure, qui réprime, qui étouffe. Combien d’artistes ont été forcés de quitter le pays ? Combien de journaux indépendants ont fermé ? Si quelqu’un méprise la culture russe, c’est bien ce système qui préfère la propagande à la liberté d’expression.
Et l’Occident, alors ?
Bien sûr, les poutinolâtres adorent taper sur l’Occident. À les entendre, tout serait de sa faute : les sanctions, les tensions, l’« humiliation » de la Russie. L’Occident, ce grand méchant loup qui complote pour affaiblir la sainte Russie. Bon, d’accord, l’Occident n’est pas un ange. Les guerres en Irak ou en Libye ? Pas franchement des succès. Les sanctions qui touchent parfois plus les citoyens que les élites ? Pas toujours bien calibrées. Mais soyons sérieux deux minutes. Poutine n’a pas besoin de l’Occident pour se tirer une balle dans le pied. Les prisons pleines de dissidents, les élections bidons, l’invasion de l’Ukraine : c’est du made in Kremlin, pas du made in Washington.
Et puis, franchement, accuser l’Occident de « russophobie » pour détourner l’attention, c’est un peu comme accuser le voisin de voler tes légumes pendant que ton propre jardin brûle. Poutine et ses fans devraient peut-être regarder dans leur cour avant de pointer du doigt.
En finir avec ce cirque
Alors, arrêtons de jouer à ce petit jeu. Dire la vérité sur Poutine, c’est pas haïr la Russie. C’est croire qu’elle peut être plus qu’un régime autoritaire qui envoie ses jeunes mourir pour des chimères impériales. C’est croire en un pays où les gens peuvent parler sans peur, où les idées circulent, où l’avenir n’est pas écrit à l’avance par un type qui s’accroche au Kremlin comme à une bouée de sauvetage.La prochaine fois qu’un poutinolâtre vous traite de « russophobe », rigolez un bon coup. Demandez-lui s’il pense que les mères russes qui pleurent leurs fils envoyés en Ukraine sont russophobes. Demandez-lui si les étudiants qui manifestent pour la liberté sont russophobes. Et surtout, demandez-lui pourquoi il défend un homme qui traite la Russie comme son terrain de jeu personnel. La Russie, c’est tellement plus grand que Poutine. Et son peuple mérite tellement mieux.
244 réactions à cet article
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Bla bla bla.. J’attend avec impatience les prochaines branlées que la ploutocratie occidentale va se ramasser partout dans le monde..

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@Rinbeau
Votre enthousiasme pour les « branlées » de l’Occident est touchant mais votre commentaire sent le cliché périmé à plein nez. Vous rêvez d’un monde où Poutine triomphe pendant que la « ploutocratie occidentale » s’effondre ? Réveillez-vous. Entre une Russie qui végète sous sanctions, avec une économie qui tousse et des jeunes envoyés au casse-pipe pour des chimères impériales, et un Occident qui, malgré ses défauts, laisse ses citoyens parler sans risquer la taule, je me demande qui prend la vraie branlée.Vous voulez parier sur un régime qui classe la Russie 137e sur 180 pour la corruption ? Grand bien vous fasse. Mais ne confondez pas vos fantasmes de géopolitique avec la réalité. La Russie mérite mieux que des supporters en transe qui applaudissent un autocrate. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Cela n’excuse en rien la corruption russe, mais la Russie est un peu moins corrompue que l’Ukraine selon « Transparency international » :
Russie indice :
Ukraine indice : 25, Russie : 28.
À comparer avec le pays le moins corrompu, Danemark : indice 91.
La France ce n’est pas la catastrophe, mais pas vraiment brillant : indice 71, même les USAS sont moins corrompus que la France avec un indice de 73. C’est dire... -
@amiaplacidus
Ukraine indice : 25, Russie : 28.
Vous y croyez, vous, à tous ces classements établis par des agences américaines ?Pour ma part j’ai un doute, à cause du classement des universités.
Tous les matheux (quant) d’une banque anglaise où travaillait un de mes fils à Londres étaient français (certains franco-marocains sortis de l’X). La direction avait interdit de parler français dans le service.
Une part sigificative des têtes de la Silicon Valley ont été formées en France. Par ailleurs les 2/3 des prix Nobel américains sont nés à l’étranger et une bonne part formés à l’étranger.
Quand un cadre Alstom se retrouve deux ans en prison juste avant que cette boîte française ne soit vendue aux USA, c’est pas de la corruption, ça ? C’est compté comme tel ou pas ?
Et les Yankees nous sortent des classements où les 10 premières facs sont américaines et où nos facs et GE figurent à peine ... Ils sont bons au pipeau.
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@Fanny
Aucune raison de croire en la valeur des classements des agences de notation US. Ce n’est nullement un secret que le Pentagone est incapable de retrouver ce qu’il a fait réellement de plusieurs milliers de milliards de dollars par ex, que la plupart des parlementaires US ont un « sherpa » sioniste qui leur donne des conseils de vote « amicaux », que la plupart des représentants du peuple américain sont multi salariés, essentiellement en tant que représentants d’abord de puissants intérêts privés.
Et bien sûr ces agences ne retrouveraient dans tout ça que de minces traces de corruption.
Par ailleurs Poutine a indéniablement du sang sur les mains, pas celui de Navalny, mais assurément celui de Prigojine (ex leader de Wagner) et de nombreux ukrainiens (partagé avec les USA, instigateurs de cette crise) , mais c’est oublier que depuis son arrivée au pouvoir il a fait bien moins de cadavres que l’armée US, que tout indique qu’il voulait éviter l’invasion de l’Ukraine et qu’indéniablement il a redressé le pays. Un marqueur est par ex le taux d’endettement misérable de la Russie comparé à la plupart des pays occidentaux et un outil industriel qui les rend quasiment indépendants dans tous les domaines.
Poutine « l’impérialiste, le sanguinaire, la réincarnation d’Hitler » flirtait ouvertement avec l’U.E. et l’OTAN avant de prendre dans la gueule l’intervention de l’OTAN en ex Yougoslavie.
Ce n’est pas un démocrate (il voit où ça mène) pas un gentil garçon (Eltsine l’était et les russes ont vu le résultat), mais sûrement pas le personnage décrit dans les grands médias de désinformation dont l’auteur se fait l’écho parfois.
Il y a des esprits bien plus chauds en Russie dans les sphères du pouvoir et vu le comportement des USA, je le vois plutôt comme notre assurance-vie que comme un futur envahisseur. C’est aussi l’opinion de Mearsheimer et Sachs par ex. -
@amiaplacidus
Merci pour cette info. Bien évidemment, les calculs d’indice sont critiquables, mais je pense que ceux que vous donnez sont bons.Vous indiquez que, de ce point de vue, Ukraine et Russie sont minées par la corruption et si la Russie l’est moins que l’Ukraine, elle n’est pas loin devant (25 et 28).
Mais, je veux signaler une autre différence de taille. La corruption en Ukraine est combattue par le peuple et ça se voit. Pendant ce temps, les russes sont contraints de supporter en silence la corruption dans leur pays.
À propos de la corruption en Ukraine, il faut en effet rappeler que depuis onze ans, un organisme indépendant a été mis en place pour la combattre et a fait son travail. Cependant, en juillet 2025, le pourvoir politique a tenté de mettre cet organisme sous tutelle. Mais la tentative a été un échec parce qu’en pleine guerre, alors que les drones et missiles russes pleuvaient chaque nuit sur les villes ukrainiennes, en plein état d’urgence, des manifestations en nombre ont fait reculer le pouvoir. En Russie, cela serait inimaginable. En Ukraine, ces manifestations n’ont pas été réprimées par la police. La mobilisation coorganisée des associations, syndicats, des citoyens a obtenu gain de cause avec le retrait de la loi pourtant déjà votée.
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@Fanny=Vous y croyez, vous, à tous ces classements établis par des agences américaines ? ...=
Croire est un acte de foi qui s’oppose aux constats.
Les constats du réel mettent par terre les plus belles croyances du monde.
Liberté de croire ce que vous voulez, mais le faire passer pour un constat démenti tant de fois, cela relève de l’imposture maladroite, puisqu’elle se voit comme les doigts dans le nez. -
@Jean Dugenêt
« en plein état d’urgence, des manifestations en nombre ont fait reculer le pouvoir. En Russie, cela serait inimaginable »Alors, déjà, la Russie n’a pas imposé d’état d’urgence ! Donc on voit où est la démocratie.
Deuxièmement, tu parles sans savoir, puisque justement, il t a quelque années, les manifs ont rapidement fait reculer le pouvoir lorsqu’il a voulu reculer l’âge de la retraite. (en France, on gaze). Parallèlement, en Ukraine, le grand démocrate Zelensky a supprimé les droits des travailleurs.
Il est vrai que Zelensky est revenu en arrière sur sa loi scélérate (qui a même horrifié l’Occident). Il tient aux finances de l’UE et à la vie. -
@Doume65
« Parallèlement, en Ukraine, le grand démocrate Zelensky a supprimé les droits des travailleurs. »Si les travailleurs n’ont plus aucun droit en Ukraine, c’est assurément la pire des dictatures. Je crois cependant que c’est vous qui racontez n’importe quoi.
Si vous voulez des informations sérieuses sur la lutte sociale en Ukraine, je vous invite à télécharger gratuitement le n° 42 de « Soutien à l’Ukraine Résistante ». Vous trouverez 21 articles pour un total de 158 pages. Aucun de ces articles ne sera publié sur AgoraVox. Par contre, les articles du GRU proposés par Patrice Bravo sont régulièrement publiés quels que soient les avis des prétendus « modérateurs ».
Toute la collection des bulletins est disponible sur le Web.
SI vous étiez un peu renseigné, cela vous éviterait de dire n’importe quoi.
« Alors, déjà, la Russie n’a pas imposé d’état d’urgence ! Donc on voit où est la démocratie. »
Dans les dictatures, l’état d’urgence est permanent : si tu n’es pas d’accord, tu fermes ta gueule ou tu vas en prison.
"Deuxièmement, tu parles sans savoir, puisque justement, il t a quelque années, les manifs ont rapidement fait reculer le pouvoir lorsqu’il a voulu reculer l’âge de la retraite.«
Alors ça, c’est une information sensationnelle ! Poutine recule en face d’une mobilisation sociale. Il y a dû y avoir des manifestations énormes. J’aimerais voir des photos ou des vidéos.
Vous êtes gonflé à affirmer »tu parles sans savoir".
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« À en croire ses supporters, Poutine aurait ressuscité la Russie » : ben oui. Et accessoirement, il résiste – jusque-là – victorieusement à la guerre que lui mène l’OTAN depuis des années, ce qui n’est pas la moindre des choses. Poutine est objectivement un grand dirigeant, d’une trempe et d’une intelligence supérieures. L’auteur semble enlisé dans sa poutinophobie !

(Et ce n’est pas mon courant politique)
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@yvesduc
Oh, quel bel élan d’admiration pour le « grand » Poutine, résistant héroïque à l’OTAN, rien que ça ! Votre enthousiasme est presque émouvant, mais permettez-moi de ramener un peu de réalité dans ce conte épique. Poutine aurait « ressuscité » la Russie ? À coups de corruption endémique, d’opposants en prison et d’une économie sous perfusion pétrolière ? Quel exploit !Quant à sa « victoire » contre l’OTAN, parlons-en : une guerre en Ukraine qui s’enlise, des milliers de morts, des sanctions qui étouffent, et une Russie isolée comme jamais. Si c’est ça, la « trempe supérieure », on repassera pour l’intelligence.Moi, « poutinophobe » ? Oui car je suis allergique aux mirages et aux autocrates qui prennent un peuple en otage. Et votre smiley n’y change rien : les faits sont têtus. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
une Russie isolée comme jamais
Comme vous dites...
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@mursili
Bravo pour le lien sur le sommet de l’OCS à Tianjin ! Comme vous dites, une Russie « isolée comme jamais »... à en croire ce rassemblement où Poutine parade avec Xi, Modi, Erdogan et compagnie, on dirait plutôt une grande fête eurasiatique. Sauf que, attendez, creusons un peu ce « triomphe ». L’OCS, c’est vrai, réunit la moitié de la population mondiale et un bon quart du PIB, mais regardez de plus près : des rivalités qui crèvent les yeux, comme entre l’Inde et le Pakistan (qui ont failli torpiller la déclaration finale à cause du Cachemire), ou entre la Chine et l’Inde (encore tendus après leur bagarre frontalière de 2020). Modi n’a même pas daigné assister au défilé militaire chinois juste après. Quel enthousiasme !Et la Russie dans tout ça ? Elle joue les suppliants auprès de Pékin, qui la tient par les cordons de la bourse pour ses armes et son pétrole bradé. Poutine y va de son couplet sur un « ordre multipolaire juste », mais c’est du vent : la Chine évite de trop le soutenir pour ne pas se faire sanctionner par l’Occident, et l’Inde flirte avec Kiev pour un cessez-le-feu. Quant au nucléaire iranien ou à la sécurité régionale, c’est plus un club de discussion qu’un bloc uni contre l’OTAN. Isolation ? Pas totale, non, mais c’est un isolement « doré » avec des alliés opportunistes qui protègent d’abord leurs intérêts. La Russie mérite mieux qu’un autocrate qui la réduit à un pion dans les jeux de Pékin, pendant que son économie tousse sous les sanctions et que ses jeunes meurent en Ukraine.Votre « comme vous dites » sonne creux face à ces tensions internes. Mais continuez à rêver d’une grande Russie invincible -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Rien n’est simple dans les relations internationales mais le modèle qui s’esquisse en Asie me semble beaucoup plus prometteur que la guerre perpetuelle entretenue par les USA et le bellicisme imbécile de l’UE et de l’Otan. Demandez-vous par exemple qui a détruit Nord Stream et si les USA sont de grands amis de la France. Demandez-vous aussi si l’UE n’est pas en voie de décomposition ou si le projet de « construction européenne » n’est pas moribond.
Je ne rêve pas du tout d’une grande Russie invincible, Je vous montre simplement que la Russie n’est pas « isolée comme jamais » contrairement à ce que vous dites. C’est vous qui manquez de réalisme. La France n’a tout simplement pas les moyens de faire la guerre à la Russie. Pa besoin d’être « poutinolâtre » pour s’en apercevoir. Cela dit, Poutine n’est pas immortel et le changement de régime que vous appelez de vos vœux finira peut-être par arriver, non pas grâce aux manigances occidentales mais parce que la majorité du peuple russe l’aura désiré.
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@mursili
Votre commentaire mérite qu’on s’y arrête, mais permettez-moi de remettre quelques pendules à l’heure. Vous parlez d’un « modèle asiatique prometteur » face au « bellicisme imbécile » de l’UE et de l’OTAN ? Joli tableau, mais un peu trop binaire, non ? Les relations internationales, comme vous le dites si bien, ne sont pas un western où les bons d’un côté affrontent les méchants de l’autre. L’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), que vous semblez célébrer, n’est pas une kermesse de l’amitié : entre les rivalités Inde-Chine, les tensions Inde-Pakistan et les ambitions hégémoniques de Pékin, c’est moins une alternative radieuse qu’un mariage de convenance. Poutine y joue les seconds rôles, vendant son pétrole à rabais à Xi Jinping tout en quémandant des drones à Téhéran. Si ça, c’est l’isolement doré, c’est surtout une Russie qui troque sa souveraineté contre des alliances bancales.Sur Nord Stream, vous marquez un point : l’enquête piétine, et les spéculations vont bon train. Les USA, grands amis de la France ? Pas toujours, c’est clair. Rappelez-vous l’affaire des sous-marins australiens en 2021. Mais accuser l’Occident en bloc pour exonérer le Kremlin, c’est un peu comme choisir entre la peste et le choléra.Quant à l’UE, moribonde, vraiment ? Elle vacille, c’est sûr, entre Brexit, populismes et crises énergétiques, mais elle reste un marché de 450 millions de personnes et un acteur diplomatique majeur. La comparer à une Russie sous sanctions, avec une économie qui tousse (PIB par habitant : 12 000 $ contre 40 000 $ pour l’UE en 2024), c’est audacieux.La France en guerre contre la Russie ? Personne ne le propose, et surtout pas moi. Critiquer Poutine, ce n’est pas brandir des missiles, c’est pointer du doigt un régime qui étouffe son peuple et sème le chaos en Ukraine. Vous avez raison sur un point : Poutine n’est pas immortel, et un changement de régime viendra peut-être des Russes eux-mêmes, pas des « manigances occidentales ». C’est exactement ce que je dis : le peuple russe mérite mieux qu’un autocrate qui le prend en otage.Quant à l’isolement, je maintiens : la Russie est marginalisée là où ça compte – économiquement, diplomatiquement – même si elle se pavane à l’OCS. Le réalisme, c’est voir que Poutine sacrifie l’avenir de son pays pour son ego, pas croire en un mirage multipolaire. -
@yvesduc et @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Dire que l’OTAN mène une guerre contre la Russie depuis des années n’est pas justifié si on prend le terme ’’guerre’’ au sens premier du terme.
Mais il est vrai qu’il y a eu une stratégie délibérée pour isoler et affaiblir la Russie (cf ’’grand échiquier’’ Brzezinski et étude Rand notamment) en attirant ses anciens pays satellites dans les instances de défense occidentales (certes ils sont d’accord puisqu’on les a inondé de subventions au développement et assuré le bouclier).
Cet objectif, même s’il n’est pas de détruire le pays, comporte bel et bien un aspect hostile (un peu comme un pistolet sur la tempe).L’Ukraine avait été explicitement présenté comme une ligne rouge par les dirigeants russes notamment à partir de la conférence de Munich en 2007.
Passer outre en instrumentalisant et attisant ouvertement (par ex. Mme Nuland) l’insurrection de Maïdan, puis la réitération de l’engagement d’incorporer le pays dans l’OTAN, ainsi que le conflit interne consécutif aux mesures anti-russophones des nationalistes ukrainiens au pouvoir, cela a conduit à la réaction d’attaquer l’Ukraine, que l’on peut certes condamner comme étant disproportionnées et de conséquences meurtrières et destructrices, mais ayant agité la muleta devant le taureau il ne faut pas être surpris qu’il charge. -
@mursili
Demandez-vous aussi si l’UE n’est pas en voie de décomposition ou si le projet de « construction européenne » n’est pas moribond.
La seconde guerre mondiale a mis au monde deux enfants : Israël et l’UE.
Ces deux enfants se portent assez mal.
Tous deux sont en guerre, directement en Israël, par proxy et sous l’autorité et manipulation US pour l’UE.
Tous deux n’ont pas de frontières et cherchent à s’étendre.
Tous deux n’ont d’autre choix que la guerre pour perdurer dans leur projet. Mais cette troisième guerre pour l’Europe ne produira pas d’enfants mal nés comme la seconde, mais carrément des monstres.
Aller Macron, en route pour Odessa !
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@Eric F
mais ayant agité la muleta devant le taureau il ne faut pas être surpris qu’il charge.
Ni taureau, ni même ours, c’est une idée qui est en guerre en Ukraine, guerre déclarée par l’horrible Poutine en 2007 à Münich (bien évidemment « horrible » puisqu’il nous a déclaré la guerre).
Cette idée, c’est la contestation de l’hégémonie occidentale.
Notre problème est que Poutine a réuni sur cette idée plus de la moitié de la planète (l’auteur, avec sa vue basse – l’âge peut-être - croit qu’il est isolé).
Notre problème est de trouver une réponse adaptée à ce défi, pas d’insulter Poutine, ce qui ne sert à rien. On sent monter des manifestations en Occident, anti globaliste pour la plupart, qui sont des éléments de réponse à ce défi, sans peut-être en avoir pleinement conscience.
Note complémentaire : j’avais émis un commentaire à cet article qui avait reçu une dizaine de 3 étoiles, et qu’un esprit faible, incapable de répondre à mes arguments, a supprimé. Honte à cette censure, toujours aussi minable madame Anastasie.
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@Fanny
’’La seconde guerre mondiale a mis au monde deux enfants : Israël et l’UE’’
La CEE n’a été créée que 13 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, or ce n’était pas évident juste après guerre où les pays précédemment occupés disaient ’’l’Allemagne paiera’’. C’est la guerre froide qui a conduit les américains à inciter les pays d’Europe de l’Ouest à coopérer et progressivement s’unir, la crainte étaient qu’il y ait ’’contagion communiste’’ dans certains pays.’’pas de frontières et cherche[.] à s’étendre’’
La CEE puis UE a peu à peu cherché à s’élargir fin années 60, vingt ans après la fin de la guerre, au bloc de l’Ouest d’abord, puis trente ans plus tard, au pays de l’Est récemment désoviétisés. l’objectif est devenu d’intégrer tout le continent -hors les grands pays eurasiatiques Turquie (qu’on a fait lanterner) et Russie (qui serait trop prédominante, et de toute façon véto américain)-’’ pas d’autre choix que la guerre pour perdurer dans leur projet’’
Cette formulation est excessive, l’actuel conflit est venu pour avoir voulu aggréger à l’occident (notamment OTAN) des pays de la proche banlieue russe, mais l’Europe de l’Ouest était dans l’état d’esprit bisounours de la mondialisation heureuse et avait laissé de côté sa défense (hors épisode funeste serbo-kosovar). Ils pensaient que la Russie se résignerait à ne pas voir ses avertissements pris en considération. Oubli des leçons de l’histoire.
Désormais ils sont coincés à ne pas pouvoir lâcher l’Ukraine, et forcément avec la durée le ton monte et il faut faire retentir le clairon pour répondre à ceux d’en face. Ça devrait inciter à la prudence pour la suite.
Le cas israélien est d’une tout autre nature, la guerre a été immédiate dès la dévolution d’indépendance, et le pays se ressent comme citadelle assiégée, finalement ça se rapproche plutôt alors de la perception russe.
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@Fanny
Mon commentaire ci dessus répondait à votre commentaire de 18h22.Concernant votre commentaire de 18h59,
l’image de la muleta est que l’occident a procédé à des provocations, et la Russie qui est une puissance susceptible (ce qui n’est pas une insulte) a riposté par la force. A raison selon vous peut-être, de manière disproportionnée selon moi.Poutine est blacklisté par l’occident mais pas par le reste du monde, où il apparait désormais renforcé (ce n’était pas gagné au départ), il nous a même supplanté en Afrique.
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@Eric F
A raison selon vous peut-être, de manière disproportionnée selon moi.
Je pense avoir raison quand je dis que sans l’intervention de février 22, l’Ukraine devenait membre de l’OTAN et neutralisait la sécession de ses régions de l’Est.
L’erreur de Poutine est d’avoir tenté un Maïdan à l’envers, qu’il a raté, mais pas d’être intervenu, sans quoi il perdait Sébastopol et « gagnait » un pays OTAN russophone à sa frontière (ce n’est pas la Finlande).
Poutine n’avait aucun autre moyen de stopper ce processus.
NB : stop à la censure sur Agoravox
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@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
une Russie isolée comme jamais.
Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais dire que la « Russie est isolée » est une chimère absolue et masque mal notre propre isolement. Les orientaux et plus généralement les BRICS n’ont jamais été aussi soudée contre la gouvernance occidentale. La guerre en Ukraine a produit un inversement des pôles probablement irréversible. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Sur Nord Stream, vous marquez un point : l’enquête piétine, et les spéculations vont bon train.
Vous êtes sérieux là ? L’enquête piétine uniquement parce qu’on veut qu’elle piétine. -
@Fanny
La réponse de BellaSS à mon commentaire fut de le supprimer, le censurer.
Je ne sais pas s’il censure des commentaires, difficile de censurer un commentaire sans censure le commentateur. Mais, dans les faits, l’auteur de l’article love les commentateurs qui vont dans son sens, même si l’argumentation est d’une pauvreté abyssale et devient facilement agressif avec les autres, même si l’argumentation est claire, structurée et profonde. Cela en dit long sur la qualité des interactions ici. -
@Thot
Votre « Russie non isolée » est un mirage. Les BRICS, un front uni ? Faux : Chine et Inde se méfient, le reste protège ses intérêts. La Russie, elle, s’asphyxie sous sanctions. L’Ukraine a révélé son isolement, pas un « inversement des pôles ». L’Occident, imparfait, attire toujours plus que le Kremlin. Réveillez-vous. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
>>>et une Russie isolée comme jamais...<<<
N’exagérons rien !
Un isolement en compagnie de la Chine, de l’Inde, de la Corée du Nord et des BRICS, soit, en gros, près de la moitié de la population mondiale, ce doit être au moins aussi supportable que la « popularité internationale » de Macron.
Je serais curieux de savoir ce qu’en aurait dit le général.de Gaulle ! -
@Thot
Les commentaires sont modérés — et non pas censurés — lorsqu’ils sont insultants. C’est le cas du message auquel vous répondez. Il sera modéré. « BellaSS », ça ne vous choque pas ? Ce n’est pas une insulte ?
De plus, je vous signale que les commentaires sont uniquement destinés à apporter un complément à l’article et engager un dialogue. Ici, vous pratiquez le dénigrement qui est strictement et encouragez le harcèlement d’un auteur, ce qui interdit par la charte de bonne conduite d’AgoraVox (Voir mon profil, vous la trouverez).
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@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Ici, vous pratiquez le dénigrement
Je ne vois pas en quoi je pratique le dénigrement, désolé. On peut ne pas être d’accord, non ? C’est autorisé je crois ?
Ce n’est pas ma faute si bcp de gens ici ne sont pas d’accord avec vous, mais c’est peut-être par malentendu. On ne parle pas de la même chose. Vous avez le droit d’être poutinophobe, mais ça n’en fait pas un argument à long terme. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Votre « Russie non isolée » est un mirage. Les BRICS, un front uni ? Faux : Chine et Inde se méfient,
Ok, on en reparlera dans 10 ans.Les occidentaux devraient plus s’inquiéter de ce qu’ils se passent en Asie, avec l’avance technologique chinoise, incontestable, et en Russie avec les armes hypersoniques notamment. Notre paradigme a nous risque de se voir totalement dépassé dans 10 ans.
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@Fanny
Je vous invite à lire la charte de bonne conduite d’AgoraVox et, ainsi, vous constaterez ce qui est permis ou non.
Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi. Je ne suis pas un gourou qui cherche à recruter de nouveaux adeptes. J’aime le dialogue, en particulier avec des personnes qui n’ont pas les mêmes opinions que moi.
Je ne modère que les commentaires insultants. Ai-je modéré des commentaires où les auteurs me font part d’un avis divergent ? Non. Par contre, l’avatar « Fanny » est toujours insultant. Je n’accepte pas qu’IL puisse me traiter de « SS » ! J’ai fait preuve de patience, depuis des mois. Désormais, cet avatar est défintivement banni des fils de mes commentaires.
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@Thot
« Qui vivra verra »...
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@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Si Fanny a écrit « BellaSS », c’est parce qu’il réagissait à commentaire que vous lui avez supprimé : normal que ça rende un peu vénère. Sinon, c’est bien d’invoquer la charte d’Avox, mais je n’ai pas lu d’insultes de sa part à votre endroit, ou il faudrait que vous les présentiez. Vous m’avez répondu par des jugements bien péremptoires avec des amalgames dénigrants à des messages que je vous avais structurés.
Non, vous avez pris la mouche car Fanny vous fournis des explications de géopolitique, alors que vous vous contentez de raconter les bon et les méchants, que ce soient avec des sujets de temps présents comme d’histoire.
C’est dommage de le censurer car il apporte des analyses vraiment intéressantes, avec des aspects mis en évidence que je n’ai pas lu ailleurs. Et il nous sort de l’émotionnel qui anime beaucoup trop souvent les forums d’ici (vous n’êtes pas le seul).
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@mursili
"Rien n’est simple dans les relations internationales mais le modèle qui s’esquisse en Asie me semble beaucoup plus prometteur que la guerre perpetuelle entretenue par les USA et le bellicisme imbécile de l’UE et de l’Otan. Demandez-vous par exemple qui a détruit Nord Stream et si les USA sont de grands amis de la France. Demandez-vous aussi si l’UE n’est pas en voie de décomposition ou si le projet de « construction européenne » n’est pas moribond.«Rien n’est simple en effet. Mais, je crois que dans la réalité qui se dessine actuellement, l’essentiel vous échappe. Vous avez peut-être entendu parler de la »coalition des volontaires« . Il ne s’agit ni des USA, ni de l’UE, ni de l’OTAN. Il est inutile de se demander si »les USA sont de grands amis de la France« car plus personne ne compte sur cette amitié.
Maintenant, ce qui compte, c’est l’unité des peuples qui composent la »coalition des volontaires" et qui se soudent contre la dictature et l’impérialisme de Poutine.
Les représentants de 18 pays se sont réunis au sommet de Londres le 2 mars de cette année. Ils ont ouvertement exprimé leur volonté et leur engagement à fournir une aide soutenue et continue à l’Ukraine. En voici la liste : Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie.
Vous parliez d’un système qui s’esquisse et qui vous semble beaucoup plus prometteur… Vous avez raison, mais vous ne regardez pas dans la bonne direction.
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@yvesduc=
« À en croire ses supporters, Poutine aurait ressuscité la Russie » : ben oui. Et accessoirement, il résiste – jusque-là – victorieusement à la guerre que lui mène l’OTAN depuis des années, ce qui n’est pas la moindre des choses. Poutine est objectivement un grand dirigeant, d’une trempe et d’une intelligence supérieures. L’auteur semble enlisé dans sa poutinophobie !
(Et ce n’est pas mon courant politique)=
Si vous lisez régulièrement les communiqués de la Banque Centrale de Russie, vous êtes condamné à affirmer que VVP emmène son pays dans la catastrophe.
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@DACH=...Si vous lisez régulièrement les communiqués de la Banque Centrale de Russie, vous êtes condamné à affirmer que VVP emmène son pays dans la catastrophe. = Même avec l’aide non dissimulée de D Trump !!!!
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@Enki
Depuis des mois, cet avatar m’insulte de SS. Inutile de venir le défendre. Je ne tolère pas les insultes. De plus, je n’ai pas le pouvoir de supprimer un commentaire si son contenu respecte la charte d’AgoraVox. Enfin, je ne suis pas responsable de la suppression de son commentaire, que je n’ai même pas lu. Le sujet est clos.
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@Jean Dugenêt
C’est curieux, j’ai peine à le croire. Vous révélez la parenté entre la pensée trotskiste et la pensée néo-conservatrice. Trotski préconisait la Révolution permanente, les neocons entretiennent la guerre perpétuelle. Dommage que vous ne voyiez pas que c’est au profit de l’impérialisme américain et à son tropisme prédateur. Les pays que vous citez sont évidemment des vassaux de cet impérialisme, une belle bande de bras cassés, dont la France de Macron et le 4ème Reich de Merz sur les premières marches du podium. Au passage on a envie de leur répondre dans le style de Staline (soyons taquins) : la coalition des volontaires, combien de divisions ?
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@Thot
La réponse de BIden lors d’une conférence de presse du 7 février 2022 en présence du chancelier allemand Scholz était claire sur ses intentions :
Il n’est pire sourd...Biden : there will be no longer a Nord Stream 2, we will bring an end to it
Journaliste : how will you do that exactly, since the project is in Germany’s control ?"
Biden : I promise you we will be able to do it.’We Will Bring An End To It’ : Biden Pledges To Stop Nord Stream 2 Pipeline If Russia Invades Ukraine
https://youtu.be/ZNoSj1ekJEo -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Depuis des mois, cet avatar m’insulte de SS. Inutile de venir le défendre. Je ne tolère pas les insultes. De plus, je n’ai pas le pouvoir de supprimer un commentaire si son contenu respecte la charte d’AgoraVox. Enfin, je ne suis pas responsable de la suppression de son commentaire, que je n’ai même pas lu. Le sujet est clos.
Vous n’êtes pas cohérent dans vos messages et vos échanges. La dernière réponse que vous avez faite à un message de ma part est ici :
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vladimir-poutine-le-tsar-des-262905?debut_forums=200#forum6862656
Vous m’avez traité de poutinolâtre. Alors qu’ici même, vous faites un article pour vous plaindre d’être traité de russophobe. Comment justifiez-vous le droit que vous prenez à dénigrer les autres tout en le refusant à vos interlocuteurs contre vous ?Vous m’expliquez que vous n’avez pas le pouvoir de supprimer un commentaire, alors que vous disposez du bouton « Bloquer ce commentateur » pour chacun d’eux créé sous tous vos articles édités. Pourquoi mentez-vous ?
Et en plus, vous ajoutez que vous n’avez pas lu son commentaire que vous n’avez pas supprimé après avoir expliqué que vous l’avez banni après qu’il vous ai traité de SS (pour rappel en réaction de votre suppression de son commentaire).
Et c’est vous qui éditez depuis des mois des articles pour dénoncer tous les tyrans que la Terre a produits. Avec autant de susceptibilité et de pusillanimité, je ne vois pas comment vous feriez mieux si vous étiez chef d’Etat.
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@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Je ne sais pas si vous êtes au courant qu’en PIB à Parité de Pouvoir d’Achat la Russie (4ème) est devant la France (9ème), devant l’Allemagne (6ème) et devant le Japon (5ème) selon les classements du FMI, de la Banque Mondiale et de la CIA.
Je ne prends pas moi-même ces classements pour paroles d’Évangile mais ils méritent tout de même qu’on en prenne connaissance.https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_(PPP)
Traduction du deuxième paragraphe de la page Wikipedia en anglais :
Les comparaisons du PIB utilisant la PPA sont sans doute plus utiles que celles utilisant le PIB nominal lors de l’évaluation du marché intérieur d’un État, car la PPA prend en compte le coût relatif des biens et services locaux et les taux d’inflation du pays, plutôt que d’utiliser les taux de change du marché international, qui peuvent fausser les différences réelles de revenu par habitant.[3] Par exemple, alors que les rangs du PIB nominal de l’Allemagne et de l’Inde sont respectivement troisième et quatrième, une fois ajusté pour la PPA, le PIB de l’Allemagne tombe au sixième rang et celui de l’Inde monte au troisième rang parce que le coût local des biens en Inde est plus bas, et donc le même montant nominal d’argent peut acheter plus de biens et de services en Inde.
Après, tirez-en les conclusions que vous voulez. Je ne suis pas économiste moi-même et je ne prétendrais pas que ce classement est la preuve de la bonne santé de l’économie russe. Je les poste simplement pour information au cas où cette information vous aurait échappé.
Il serait intéressant de savoir quelle place occupait la Russie dans ce classement en 1999 à l’époque ou Poutine a pris le pouvoir.
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@mursili
J’ai écrit :
"Les représentants de 18 pays se sont réunis au sommet de Londres le 2 mars de cette année. Ils ont ouvertement exprimé leur volonté et leur engagement à fournir une aide soutenue et continue à l’Ukraine. En voici la liste : Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie.
Vous parliez d’un système qui s’esquisse et qui vous semble beaucoup plus prometteur… Vous avez raison, mais vous ne regardez pas dans la bonne direction.«
Vous répondez :
»C’est curieux, j’ai peine à le croire. Vous révélez la parenté entre la pensée trotskiste et la pensée néo-conservatrice. Trotski préconisait la Révolution permanente, les neocons entretiennent la guerre perpétuelle. Dommage que vous ne voyiez pas que c’est au profit de l’impérialisme américain et à son tropisme prédateur. Les pays que vous citez sont évidemment des vassaux de cet impérialisme, une belle bande de bras cassés, dont la France de Macron et le 4ème Reich de Merz sur les premières marches du podium. Au passage on a envie de leur répondre dans le style de Staline (soyons taquins) : la coalition des volontaires, combien de divisions ?«
C’est un dialogue de sourds !
Je vais tout de même essayer de reprendre vos propos qui esquivent la question du jour. Cela est-il si embarrassant pour vous !
Vous êtes en pleine contradiction quand vous parlez de l’impérialisme américain. Vous prétendez soutenir Poutine pour combattre les US. Cependant, quand les US appuient les régimes les plus réactionnaires en Amérique Latine, vous êtes du côté à la fois des fachos et des US. C’est notamment le cas avec Milei en Argentine.
D’autre part, on ne combat pas un impérialisme en se jetant dans les griffes d’un autre impérialisme.
En plus, c’est une erreur de croire que Poutine et les US sont en désaccord. Ils sont fondamentalement tous pour la défense du capitalisme et actuellement Trump ne cache pas qu’il soutient Poutine contre Zelensky.
En soutenant Poutine, vous soutenez aussi ceux qui l’ont tant aidé à consolider le retour au capitalisme dans cette région du monde. Vous n’en êtes pas conscient, mais vous soutenez la politique des US.
Pour ma part, je combats toutes les dictatures et tous les fachos, spécialement ceux qui sévissent en France.La coalition des volontaires s’est mise en place contre la politique des USA afin de pouvoir soutenir la résistante ukrainienne sans se préoccuper de la position de Trump ou d’un autre président des US. C’est ce que vous appelez des »vassaux de cet impérialisme" quand ce qui les caractérise, c’est leur opposition à la politique des US.
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@Jean Dugenêt
D’abord, j’ai vaguement cru que vous étiez pour la sortie (de la France je crois) de l’OTAN, finalement, vous croyez en la « coalition des volontaires ». N’êtes-vous pas vous-mêmes dans une sorte de contradiction patente ?
Ensuite, vous dîtes : « D’autre part, on ne combat pas un impérialisme en se jetant dans les griffes d’un autre impérialisme. » Sauf que le seul impérialisme absolument certain est celui des USA et depuis au moins la fin du WWII. Les guerres impériaux basés sur des mensonges (la petite fiole etc.) le démontre amplement.
Pour ce qui est de la Russie, tout dépend de l’interprétation de chacun. Je veux dire par là que pour un Européen de l’ouest comme un Français ou un Belge on est infinnement plus victime de l’impérialisme des USA que de celui de la Russie. Les tentatives pour nous détourner de ce problème prioritaire, la prétendue « ingérence russe » qu’on nous rabat les oreilles jusqu’au enquêtes parlementaires est souvent une pure diversion médiatique pour mamie célibataire prisonnier de son HLM (que je respecte d’ailleurs, ce n’est pas le problème). -
@Jean Dugenêt
Je ne me souviens pas d’avoir jamais soutenu Milei en Argentine. Ce personnage m’est assez profondément antipathique. Je préférai Chavez et ses coups de gueule mémorables (vayanse al carajo, yanquis de mierda !)
Trump a raison de vouloir se retirer de la guerre en Ukraine. C’est ce qu’il avait promis à ses électeurs. Cette guerre est immorale en ceci qu’elle demande au peuple ukrainien de fournir la chair à canon et aux contribuables américains et européens d’engraisser les marchands d’armes.
Je veux bien que vous m’expliquiez en quoi les pays européens que vous m’énumérez sont moins capitalistes que les USA de Trump et de Biden avant lui et en quoi ils font avancer la cause du socialisme, qu’ils soient ou non dans le commandement intégré de l’OTAN.J’aimerais bien savoir aussi quel objectif atteignable vous poursuivez en Ukraine.
Trump a entièrement tort de poursuivre avec Israël une entreprise génocidaire en Palestine. Je souhaite la défaite et la disparition prochaine de cette colonie sioniste criminelle. Ce qui ne signifie pas, bien entendu, que je souhaite la mort de qui que ce soit, si ce n’est peut-être que voir Netanyahou et sa clique d’assassins subir le même sort que les condamnés de Nuremberg ne me déplairait pas.
Par ailleurs je ne vois pas bien en quoi Olivier Berruyer, Michel Collon et François Asselineau sont des « fachos ». Berruyer fait un excellent travail de réflexion et d’élucidation. Je vous signale qu’il a récemment reçues Monique Chemillier-Gendreau et Barbara Stiegler qui jusqu’à plus ample informé ne sont pas à ranger du côté de l’extrême-droite. J’apprécie également beaucoup Emmanuel Todd, ou encore l’Américain Chris Hedges, autres invités de Berruyer.Il est vrai que je ne connais pas le langage crypté des militants de telle ou telle chapelle trotskiste, ni leurs catégories mentales. Avec l’âge je deviens plus économe de mon temps et je n’ai pas envie de le perdre à tenter d’y voir clair dans toutes ces subtilités byzantines.
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@mursili
"D’abord, j’ai vaguement cru que vous étiez pour la sortie (de la France je crois) de l’OTAN, finalement, vous croyez en la « coalition des volontaires ». N’êtesr-vous pas vous-mêmes dans une sorte de contradiction patente ? «
Ma position n’est pas exactement de défendre la »coalition des volontaires« . Je constate qu’elle s’est mise en place et c’est une évolution qui me réjouit par rapport à la situation antérieure. Auparavant, tous les pays qui voulaient défendre la résistance ukrainienne étaient subordonnés à la politique de l’OTAN.
Je suis effectivement pour la sortie de l’OTAN et même sa suppression. Je pense que la mise en place de la »coalition des volontaires« est un pas en avant dans ce sens.
L’OTAN est entièrement pilotée par les US. Or, la »coalition des volontaires« s’est mise en place parce que les gouvernements de plusieurs pays n’étaient pas d’accord avec l’évolution de la politique de Trump qui impactait celle de l’OTAN. Il serait tout à fait logique, si la situation devait se prolonger, que les pays de la »coalition des volontaires« qui sont membres de l’OTAN quittent l’OTAN.
Pourquoi je ne défends pas la coalition des volontaires ? Simplement parce que c’est un regroupement de gouvernements qui sont tous unis pour défendre le capitalisme. Je défends les peuples, contre ceux qui les gouvernent. Je suis pour les États-Unis socialistes d’Europe (de l’Atlantique à l’Oural).
»pour un Européen de l’ouest comme un Français ou un Belge on est infinnement plus victime de l’impérialisme des USA que de celui de la Russie« .
C’est exact : Nous subissons davantage la domination des US que celle du Kremlin. Ce n’est pas une raison pour vouloir que ceux qui subissent davantage la domination du Kremlin que celle des US soient contraints de se taire et d’accepter ce colonialisme russe.
»Ensuite, vous dîtes : « D’autre part, on ne combat pas un impérialisme en se jetant dans les griffes d’un autre impérialisme. » Sauf que le seul impérialisme absolument certain est celui des USA"
J’ai bien compris que vous êtes nombreux sur AgoraVox à vous positionner ainsi. Ce qui est vrai ; c’est que les USA forme une puissance dominant le monde sur plusieurs points (économie, armée) depuis au moins 1945. Ce n’est pas une raison pour dire que c’est le seul impérialisme. Ils ont pris la place occupée avant 1900 par le Royaume-Uni. Ils sont maintenant en passe d’être dépassés économiquement par la Chine. Tout cela ne justifie absolument pas de dire que c’est le seul impérialisme. Il est évident que l’impérialisme russe est un des impérialismes les plus puissants et il est particulièrement féroce envers les pays qu’il domine.
Il n’y a nullement lieu de défendre un impérialisme contre un autre impérialisme. Il faut être pour l’émancipation de tous les peuples, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et il faut lutter et défendre tous les peuples qui sont obligés de prendre les armes pour défendre ces droits élémentaires.
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@Jean Dugenêt
@mursiliDésolé, il y a eu un téléscopage entre ma réponse et celle de mursili.
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@mursili
« Berruyer fait un excellent travail de réflexion et d’élucidation. »
Berruyer est le pire falsificateur qui existe. Il se fout de votre gueule et ça vous fait plaisir. Il fait pire que le mec avec sa fiole ! Il exhibe une vidéo en disant qu’il y a dedans une révélation sensationnelle de Dumas. C’est entièrement faux ! Mais les poutinolâtres de vérifient pas. Ils sont tellement heureux de la prétendue révélation qu’ils s’en félicitent. Ce Berruyer sait que c’est ainsi qu’ils réagissent et il s’amuse avec eux. Il les prend vraiment pour des crétins mais il est content de lui.
J’ai dit et je répète : Berruyer est un falsificateur ! Cela est prouvé.
Qu’il essaie donc de dire le contraire ! Le mieux serait d’ailleurs qu’il sollicite les tribunaux pour qu’on rigole un peu plus.
« Cette guerre est immorale en ceci... »
Il est inutile de développer des arguments. Personne n’expliquera qu’une guerre est très bien et tout le monde affirme qu’il est pour la paix. Là-dessus, même tous les pires dictateurs étaient et sont d’accord : la paix, c’est mieux que la guerre.
Ces discours ne vous fatiguent pas. C’est comme ceux qui vous disent qu’ils sont de bonne foi et qu’ils sont neutres. Plus ils le disent, plus nous avons de raisons d’en douter. Alors ceux qui disent qu’ils sont pour la paix assurément rêvent d’écraser un adversaire.
« J’aimerais bien savoir aussi quel objectif atteignable que vous poursuivez en Ukraine. »
L’objectif réaliste et atteignable est de revenir à la situation d’avant 2014, de dézinguer Poutine et de soutenir toutes les révoltes et les révolutions des peuples qui ne veulent plus être dominés par des dictateurs.
C’était l’objectif atteignable pour les vietnamiens sous domination des USA, pour les algériens sous la domination de la France... et, aujourd’hui, pour les ukrainiens sous la domination de Poutine. Pour les palestiniens, l’objectif atteignable est encore et toujours celui de la solution à un seul état laïque, démocratique sans aucune discrimination.
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@Jean Dugenêt
C’était l’objectif atteignable pour les vietnamiens sous domination des USA, pour les algériens sous la domination de la France...
Les occidentaux perdent quasiment toutes les guerres, parce que ce sont des occidentaux. Ne transposez pas cela à d’autres cultures. -
@Thot
"Les occidentaux perdent quasiment toutes les guerres, parce que ce sont des occidentaux. Ne transposez pas cela à d’autres cultures."
Il serait donc inscrit dans un patrimoine génétique ou culturel qu’un peuple perdra toutes les guerres et qu’un autre gagnera toutes les guerres.
Les russes feraient ainsi partie de ceux qui perdent les guerres puisque Gengis Khan et ses descendants, par le biais de la Horde d’or, ont bel et bien vaincu et dominé les principautés russes pendant plus d’un siècle.
Les russes font d’ailleurs partie des occidentaux. C’est pourquoi je suis partisan des États-Unis socialistes d’Europe de l’Atlantique à l’Oural.
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@Jean Dugenêt
Il serait donc inscrit dans un patrimoine génétique ou culturel qu’un peuple perdra toutes les guerres et qu’un autre gagnera toutes les guerres.
Je n’irais pas jusque là. A part le Kosovo et la guerre du Golfe, voyez-vous une guerre que les occidentaux ont clairement gagné ? Evidemment, je ne compte pas la Russie comme occidentale, vous le savez très bien, ce n’est pas tout-à-fait le même continuum.
Vous pouvez vous inspirer de la carte du clash des civilisations d’Huntington :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Clash_of_Civilizations_m ap.png -
@Jean Dugenêt
L’objectif réaliste et atteignable est de revenir à la situation d’avant 2014, de dézinguer Poutine et de soutenir toutes les révoltes et les révolutions des peuples qui ne veulent plus être dominés par des dictateurs.
Vous rêvez, cela n’arrivera pas. D’ailleurs la Crimée à été rattachée à l’Ukraine par une décision administrative de Khrouchtchev qui croyait que l’URSS était partie pour durer mille ans. Vous devriez savoir que les russophones ont été persécutés sous Porochenko. Il est étonnant que vous ignoriez aussi que Zelenski est un pantin pathétique et corrompu qui n’a plus aucune légitimité démocratique. Ses jours au pouvoir sont comptés.
Vos discours militants stéréotypés ressemblent beaucoup à ceux de pompeux cornichons (je suis gentil) tels que BHL et Onfray, ventriloques comme vous qui prétendent parler à la place des peuples. Vous devriez les rejoindre, ils ont peut-être un boulot à vous proposer. Comme je vous l’ai dit, la parenté entre votre idéologie et celle des neocons est de plus en plus évidente.
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@Thot
Si
’’Les occidentaux perdent quasiment toutes les guerres, parce que ce sont des occidentaux..’’
— >
C’est peut-être parce qu’aujourd’hui c’est surtout à leurs propres peuples que les élites occidentales font la guerre ? -
@Thot
« Vous pouvez vous inspirer de la carte du clash des civilisations d’Huntington »
C’est justement contre la théorie des blocs que je me détermine. La forme la plus connue est celle de Huntington. Bien avant Huntington, la théorie des blocs a postulé que le bloc de l’Est (URSS) s’opposait au bloc de l’Ouest. Puis un troisième bloc est apparu avec le tiers-monde (époque de la « Tricontinentale »).La réalité, c’est qu’il y a les exploités de tous les pays contre les exploiteurs de tous les pays.
Ces théories des blocs visent à envoyer les exploités de divers pays se massacrer entre eux au lieu de les unir contre les exploiteurs. C’est contre cela que je me dresse en défendant la position des internationalistes. Cela ne nous empêche pas d’examiner l’évolution culturelle des sociétés, l’existence de peuples, de nations. Nous sommes à terme pour une république universelle des hommes, où ces notions de nations disparaîtront, mais nous prévoyons des étapes avant d’en arriver là. Une autre possibilité est ouverte : la destruction de l’humanité.
Nous sommes toujours face à l’alternative : socialisme ou barbarie.
En attendant, la réalité culturelle est que la Russie est un pays européen et par conséquent de culture occidentale. D’ailleurs Poutine ne cesse de dire qu’il défend cette culture dans sa forme la plus traditionnelle, c’est-à-dire contre les pédés, les transgenres… J’en passe et des meilleurs. Dites-moi donc qu’il ne s’agit pas de la culture occidentale ! Divers fachos parlent volontiers de l’occident chrétien ! La Russie fait bien partie de cet occident.
« Voyez-vous une guerre que les occidentaux ont clairement gagnée ? »
Les croisades furent des guerres typiquement occidentales. Le massacre de Jérusalem peut être compris, à ce titre, comme une victoire particulièrement sanguinolente des occidentaux.
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@Jean Dugenêt
C’est justement contre la théorie des blocs que je me détermine.
Vous semblez critiquer Asselineau mais lui aussi est très remonté contre Huntington.
Je l’ai cité juste par rapport à la différence de continuum. Il est assez reconnu sur un plan universitaire et « sa vision » semble s’être confirmée avec le temps, mais c’est peut-être biaisé, en effet. -
@Jean Dugenêt et Thot
La ’’théorie’’ des blocs est en fait juste un constat, et cela ne date pas de notre époque, ça existait entre les empires du passé, ça existait à l’époque des croisades, cela peut être purement géographique ou religieux/idéologique, comme le clivage Est Ouest à l’époque soviétique.
On peut donc alors se positionner, soit comme unilatéraliste pour un bloc, ou multilatéraliste pour la détente, entente et coopération entre les pays. -
@Jean Dugenêt
Cette coalition est une combinaison entre les gouvernants de ces pays, les peuples ne sont pas consultés mais ils sont catéchisés par les média (comme ils l’étaient par le clergé sous l’ancien régime) pour soutenir la position officielle.’’ce qui compte, c’est l’unité des peuples qui composent la ’’coalition des volontaires" et qui se soudent contre la dictature et l’impérialisme de Poutine’’
S’il s’agit vraiment d’assurer une sécurisation du territoire ukrainien après la cessation des hostilités, ce n’est pas par des rodomontades bellicistes que l’on poussera à cette sortie de conflit, or le temps qui passe accentue le lent recul des Ukrainiens, les victimes, et les destructions. En outre une attitude hostile renforce évidemment le véto russe à la présence de forces de ces pays proche de ses frontières, reproduisant une tension identique à celle de l’attaque initiale.
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@Eric F « le véto russe à la présence de forces de ces pays proche de ses frontières »
Poutine comprendra un jour que comme pour TOUS les pays du monde, 1 cm derrière ses frontières il n’a plus aucun droit ?Depuis 3 ans la Russie déclare qu’elle peut frapper Paris en moins de 200 secondes, 200 secondes ça fait trop proche, non ?
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@pemile
Vous exprimez une pétition de principe, mais les réalités sont bien plus complexes. La sécurité à son voisinage est une préoccupation naturelle des états, rappelez-vous de la crise de Pershings par exemple.Si on veut la paix, il faut se préparer à la guerre et avoir des forces suffisantes pour être dissuasives, mais il ne faut pas créer des situations de tension conduisant au déclenchement du conflit, surtout si ceux d’en face sont sur le qui vive. On l’a vu avec la guerre de 1870 pour raisons de préséances.
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@Eric F « La sécurité à son voisinage est une préoccupation naturelle des états »
wiwi, et envahir et annexer ses voisins serait au top de la modernité pour assurer la paix ?
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@mursili
Merci pour ce commentaire lucide qui permet de mettre en lumière l’activité malsaine des « pompeux cornichons », qui sous prétexte de défendre les intérêts des peuples vise à établir une soumission à un ordre mondiale, ou autre structure, dont eux ou leurs coreligionnaires d’idéologie seraient les chefaillons. -
Eh bien cela montre qu’il faut se garder de créer des tensions au voisinage d’un état puissant et sourcilleux. Ce n’est pas une question de modernité, mais une constante de l’histoire.
C’est trop tard pour le présent conflit, et on ne sait pas comment s’en dépatouiller, surtout si Trump laisse tomber et qu’on récupère la totalité de la patate chaude.
Rappelons que la population ukrainienne est désormais à 74% favorable à une paix rapide fut-ce au pris de concessions sondage Gallup aout 2025
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@Eric F « Eh bien cela montre qu’il faut se garder de créer des tensions au voisinage d’un état puissant et sourcilleux. »
Juste sourcilleux, paranoïaque, et possédant des armes nucléaires qu’il ne peut utiliser ? -
@pemile
Vous connaissez ma retenue dans les termes, eh bien vos termes peuvent aussi convenir pour établir qu’il est prudent de ne pas créer de tension dans ce cadre.Aussi, qu’avions-nous à instrumentaliser un mouvement protestataire hostile à son grand voisin ? Diriez-vous que les Ukrainiens sont aujourd’hui en situation préférable à celle de 2013, ou encore préférable à celle de leurs voisins Biélorusses ?
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@Eric F « Aussi, qu’avions-nous à instrumentaliser un mouvement protestataire hostile à son grand voisin ? »
C’est saoulant ta façon à toujours condamner un mouvement démocratique et à l’utiliser pour justifier cette opération spéciale foireuse et meurtrière de Poutine !
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@pemile
Toujours dans la déformation des propos !
Il s’agit d’un mouvement protestataire à l’origine, mais il a bel et bien été récupéré, manipulé et soutenu par les occidentaux. Imaginerait-on qu’un vice-ministre russe soit venu dans les cortèges soutenir les manifestants de ’’bloquons tout’’ la semaine dernière ?
Cela ne ’’justifie« pas -en tant qu’approuver- l’attaque militaire de 2022 puisqu’au contraire je qualifie de réaction disproportionnée, mais cela »explique" l’escalade qui s’en est ensuivi.Donc non, fallait pas s’impliquer dans un soutien partisan, incluant les factions ultra-nationalistes. Fallait pas attirer des pays jouxtant la Russie dans les instances occidentales selon la stratégie définie par Brzezinsky pour isoler et affaiblir la Russie (c’était écrit en 1997, pas étonnant qu’ils l’aient eu mauvaise !).
C’est vous qui justifiez -c’est à dire donnez raison à- notre ingérence, et on voit où ça a mené d’agiter la muleta devant le pré du taureau (je ne le considère absolument pas comme un bisounours).
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@Eric F « Il s’agit d’un mouvement protestataire à l’origine, mais il a bel et bien été récupéré, manipulé et soutenu par les occidentaux. »
Oui, rien d’anormal, et te voir toujours tenter de justifier cette opération spéciale foireuse et meurtrière me laisse pantois ! -
@Eric F
Monter des exploités les uns contre les autres a en effet existé depuis au moins l’Antiquité. C’était même un jeu dans la Rome antique. En donnant de faibles chances de survie à d’hypothétiques vainqueurs, des romains prenaient plaisirs à faire s’entretuer des esclaves. Les nazis ont repris ce genre de divertissement à leur compte.
Il faut bien pour cela mettre des blocs en opposition. Dans le cas précédent, c’étaient des blocs de quelques hommes, mais les puissants ont mobilisé à grande échelle pour réduire de vastes populations à l’état d’esclaves ou de peuples colonisés pendant des siècles.
Dès que le capitalisme est parvenu à son stade de l’impérialisme (au singulier) les divers impérialismes (au pluriel) se sont affrontés pour le partage du monde, mais en privilégiant toujours la défense du capitalisme. Le premier exemple fut les deux blocs : la triple alliance contre la triple entente. Ce fut la guerre 14-18 qui au bout de trois ans souleva de multiples révoltes et révolutions contre la guerre. Dès que ces mouvements révolutionnaires ont abouti à la remise en question du capitalisme, les belligérants se sont pressés de faire la paix et de se retourner tous contre les révolutions (essentiellement contre la Révolution russe) et, à ce sujet, ils étaient tous d’accord.
Personne ne niera que les exploiteurs en viennent ainsi à faire des guerres. Sans doute que les salauds et les idiots se plaisent et se complaisent à voir ainsi les exploités se massacrer entre eux. Les internationalistes s’y opposent.
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@Eric F
« le temps qui passe accentue le lent recul des Ukrainiens, les victimes, et les destructions. »Et vous répétez sans arrêt la même chansonnette… Vous êtes contre les abominations de la guerre. Quelle originalité ! Pour cela, vous proposez toujours de céder aux exigences de Poutine. Fallait-il céder aux exigences d’Hitler pour éviter... Faut-il céder à ce monstre qui décide un beau matin d’envahir un pays.
Toujours la même chanson ! Maintenant, qu’il a avancé on ne peut pas raisonnablement lui demander de repartir sans lui donner des morceaux de territoires. Eh bien si justement ! Il n’y a aucune raison de céder à un envahisseur.
"S’il s’agit vraiment d’assurer une sécurisation du territoire ukrainien après la cessation des hostilités, ce n’est pas par des rodomontades bellicistes que l’on poussera à cette sortie de conflit« .
Il ne s’agit pas seulement de sécuriser les territoires que Poutine considère comme des colonies russes. Il s’agit de lui passer l’envie de recommencer. Il s’agit de le contraindre à accepter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Une population a le droit de se déclarer peuple et nation par elle-même et en se passant de l’avis de ses voisins. Ce n’est pas à Poutine de décider qui a le droit de se déclarer Ukrainien, Biélorusse, Georgien...
»une attitude hostile renforce évidemment le véto russe à la présence de forces de ces pays proche de ses frontières«
Pour vous, une »attitude hostile« serait le fait de refuser une invasion ! Sachez que, de notre point de vue, une attitude hostile est le fait d’envahir un pays.
Quant au »veto russe à la présence de force"... On s’en fout ! Qui vous a dit que l’autorisation de Poutine est nécessaire. Vous avez des notions de droit qui sont peu communes. Poutine aurait le droit d’envahir et il faudrait lui demander l’autorisation pour résister.
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@mursili
« Vous rêvez, cela n’arrivera pas. »
Pour ma part, je ne fais pas de prophétie. Je ne sais pas ce qui arrivera ou ce qui n’arrivera pas. J’ai seulement parlé d’un objectif réaliste.
Ils sont nombreux les prophètes sur AgoraVox et vous en faites partie. Ils sont nombreux aussi ceux qui avaient dit que les USA ne pouvaient pas perdre la guerre du Vietnam et que les français ne pouvaient pas perdre la guerre d’Algérie. Ils sont déjà nombreux ceux qui avaient prévu l’écrasement de l’armée ukrainienne en 2022, puis en 2023, ensuite en 2024 et finalement en janvier 2025. Maintenant, ils ne fixent plus de dates, mais ils sont encore nombreux à y croire.
« Vous devriez savoir que les russophones ont été persécutés sous Porochenko. »
C’est faux !
Je sais que les Ukrainiens ont été persécutés sous un régime tsariste et sous le stalinisme et qu’ils le sont à nouveau avec Poutine.C’est formidable comme vous inversez les rôles.
« Vous ignoriez aussi que Zelenski est un pantin pathétique et corrompu »
Oui ! J’ignore cela. Je sais que Zelenski a été mis en place par des oligarques corrompus. Ils le sont tous, en Ukraine comme en Russie. Le pire en Russie s’appelle Poutine.
À ma connaissance, Zelensky n’est pas lui-même corrompu. Contrairement à Poutine, il n’a pas amassé une fortune personnelle en très peu de temps comme le font tous les truands-oligarque qui ont profité de la restauration du capitalisme. Le champion de tous s’appelle : Poutine.« Comme je vous l’ai dit, la parenté entre votre idéologie et celle des neocons est de plus en plus évidente »
Comme je vous le dis maintenant, la parenté entre votre idéologie et celle des fascistes de tous poils, néonazis compris est flagrante. Vous défendez les dictateurs, ce que je n’ai jamais fait et que ne ferais jamais.
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@Jean Dugenêt
Négocier sur la base de la réalité des forces ne signifie pas céder sur tous les points, c’est ce qui s’était produit lors de la guerre soviéto-finlandaise de 1939.
Vos propos induiraient forcément l’envoi massif de troupes combattantes pour repousser les forces russes d’Ukraine, donc la guerre totale qui finirait par embraser le continent.A ce stade, il faut certes réarmer pour avoir une puissance dissuasive qui nous n’avons pas encore, mais la formule si vis pacem para bellum, c’est bien de préparer les moyens de la guerre pour ne pas avoir à s’en servir.
Le droit des peuples comporte l’autodétermination, donc d’accord pour des référendums sous contrôle internationale dans les régions occupées.
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@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« une Russie isolée comme jamais »
Isolée de l’occident atlantiste, soit un huitième de la population mondiale. Mais qui oui est considérée par le reste du monde comme une démonstration qu’on peut tête aux USA et ses vassaux et sortir de sa tutelle. Tu devrais sortir de ta bulle, l’ami. -
@Jean Dugenêt
Je veux bien que vous me démontriez qu’aucun représentant de la pensée néo-conservatrice notamment américaine n’a été influencé par le trotskisme. C’est une idée qui circule et si elle est fausse il serait bon de la « débunker ».
Par exemple et au hasard :
How did Trotskyists form the neoconservative strand ?
https://www.reddit.com/r/communism101/comments/aos93m/how_did_trotskyists_fo rm_the_neoconservative/
Comme je vous le dis maintenant, la parenté entre votre idéologie et celle des fascistes de tous poils, néonazis compris est flagrante.Seulement pour savoir : quels sens donnnez-vous à ces mots « fasciste » et « néonazi » ?
S’agit-il de désigner des partisans de doctrines politiques précises ou bien d’utiliser ces mots pour qualifier tous ceux dont la façon de penser vous déplaît ?
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@Jean Dugenêt
"Les russes font d’ailleurs partie des occidentaux. C’est pourquoi je suis partisan des États-Unis socialistes d’Europe de l’Atlantique à l’Oural."
Pour ça, il aurait fallu répondre favorablement au discours de Poutine de Munich, refuser le diktat américain des sanctions, rouvrir le gazoduc après l’attentat US/ukrainien, demander réparation aux auteurs, et poursuivre la coopération synergique UE-Russie, mais les USA ne voulaient pas d’une puissance européenne émergente unie. Ils ont réussi : ils vendent leur gaz 4 fois plus cher, attirent les entreprises par le chantage aux taxes, l’UE achète une montagne d’armement et d’avions US, notre économie coule, etc. -
@Eric F Trop tard : c’était l’esprit des accords de MinskII, la fédéralisation à la suisse. Mais encore possible pour Odessa et Kharkov dans le cadre de négociations. De tout temps, quelles que soient les causes d’un conflit, le traité qui y met fin tient compte des réalités du terrain tout autant, voire plus, que des causes.
Comme je le pense depuis trois ans, ce qui tient compte à la fois de ces réalités militaires, des causes et de l’intérêt des habitants, c’est que la Russie garde ses positions,neutralité du reste de l’Ukraine (termes et degré à négocier) négociations/référendums sur Odessa et Kharlov, contrôle international
A charge des Occidentaux de modifier leur discours médiatique pour masquer ce résultat trop conforme aux objectifs de la Russie, histoire de sauver la face. Hormis un traité de paix, deux autres issues seulement : un gel à la coréenne, c’est-à-dire probable report de la guerre, ou une reddition du perdant...
Restent bien sûr des issues hypothétiques et imprévisibles telles que le décès de Poutine, ou un changement de régime à Moscou (en supposant que le suivant ne soit pas partisan d’une ligne plus dure), ou que Poutine et son état-major soient enfin impressionnés par les gesticulations de l’Otan et de l’UE , cette l’envie plus ou moins affichée et plus ou moins sincère d’établir un zone d’exclusion aérienne, et cèdent largement sur leurs exigences. Nos dirigeants semblent miser sur ces issues incertaines, bien que ce soient celles qui garantissent le maximum de victimes ukrainiennes, voire occidentales... -
@Eric F
"Vos propos induiraient forcément l’envoi massif de troupes combattantes pour repousser les forces russes d’Ukraine, donc la guerre totale qui finirait par embraser le continent.«Vous avez grandement tort de mesurer les rapports de force uniquement en termes de forces militaires. Les vietnamiens ont gagné contre la plus puissante armée du monde. Les algériens ont gagné la guerre d’Algérie qu’ils appellent la révolution algérienne. Au moment de leur victoire finale, c’est l’armée française qui dominait sur le terrain. C’est pourtant bel et bien les algériens qui ont gagné.
Les ukrainiens ont toutes les chances de gagner parce que leur cause est juste.
Ils n’ont aucune raison de lâcher quoi que ce soit.Je ne prétends pas être un expert en matière militaire, mais je pense que même sur cet unique point vous surévaluer nettement la force des armées russo-coréennes. J’ai l’impression que vous avalez la propagande de guerre des poutinolâtres.
Vous devriez aussi regarder de temps en temps la propagande ukrainienne. Je lis des titres de vidéo comme »Les ukrainiens avancent. Les positions russes s’effondrent". La guerre est asymétrique sur de multiples points. Il n’est donc hasardeux de mesurer la puissance d’un camp avec les critères de l’autre camp.
La stratégie russe consiste à sacrifier des hommes pour gagner du terrain. La stratégie ukrainienne consiste à harceler l’ennemi. Les ukrainiens sur chaque objectif de combat cherchent autant que possible à isoler et épuiser les forces de l’ennemi. Ils ne craignent pas de reculer plutôt que de sacrifier des combattants en grand nombre.
La grande attaque estivale de 2025 est terminée. On en voit le bilan. Avec leur stratégie, les ukrainiens commencent à avancer dans les secteurs de Soumy et dans celui de Pokrovsk.
Vous devez vraiment être un grand expert pour affirmer qu’il faudrait aux ukrainiens un envoi massif de troupes combattantes pour repousser les russes.
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@Jean Dugenêt
Le constat sur l’insuffisance numérique de combattants ukrainiens n’est pas de mon fait, nos média pourtant pro-ukrainiens en font fréquemment état, avec les difficultés de recrutement.
La faiblesse en munitions ou drones n’est désormais plus le point crucial mais pourrait le redevenir en cas de lâchage américain.
La pression russe accrue (peut-on vraiment parler d’offensive d’été ?) a été contenue, il n’y a pas d’effondrement, mais pas de marge en cas de renforts en combattants en face. Qu’il y ait, dans un contexte général d’avance russe, des reconquêtes ukrainiennes partielles n’inverse pas la situation.Une guerre conventionnelle entre états voisins n’a pas les caractéristiques d’une guerre coloniale comme l’Algérie ou l’Afghanistan. En plus, la population des zones conquises sont majoritairement de culture et tradition russe, il n’y a pas le même type de rejet qu’à l’Ouest.
Vous écrivez « Les ukrainiens ont toutes les chances de gagner parce que leur cause est juste », c’est une belle formule de tribune, mais c’est prendre ses désirs pour des réalités.
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@Eric F
"Cette coalition est une combinaison entre les gouvernants de ces pays, les peuples ne sont pas consultés mais ils sont catéchisés par les média (comme ils l’étaient par le clergé sous l’ancien régime) pour soutenir la position officielle."L’agression russe est massivement condamnée par tous les peuples. Tout le monde aspire à la paix. Il est évident qu’un envahisseur est un faiseur de guerre.
Pour vous tous ces peuples qui condamnent l’agression de Poutine sont des victimes d’une intoxication idéologique. Vous pensez que les seuls esprits libres qui existe sur terre sont les admirateurs de Poutine qui unanimement approuve l’invasion de l’Ukraine.
Vous allez nous expliquer que vous tenez des discours neutres et objectifs.
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@mursili
"Je veux bien que vous me démontriez qu’aucun représentant de la pensée néo-conservatrice notamment américaine n’a été influencé par le trotskisme. C’est une idée qui circule et si elle est fausse il serait bon de la « débunker ». «Je ne m’intéresse pas à toutes les »idées qui circulent« . Les »néoconservateurs« comme tous les partis des capitalistes, défendent, par nature, le capitalisme qui était assurément combattu par Trotsky. Tous ceux qui reprennent le programme de Trotsky à leur compte sont opposés à tous les représentants des capitalistes toutes nuances confondues.
Je ne m’intéresse pas aux discours qui disent que LFI est trotskyste puisque Mélenchon fut trotskyste ou que le PS et trotskyste parce que Jospin fut trotskyste. Je ne doute pas, qu’à ce jeu-là certains puissent dire que les néocons sont trotskystes.
»Seulement pour savoir : quels sens donnnez-vous à ces mots « fasciste » et « néonazi » ?
S’agit-il de désigner des partisans de doctrines politiques précises ou bien d’utiliser ces mots pour qualifier tous ceux dont la façon de penser vous déplaît ?"
C’est en fait une réponse de ma part à tous ceux qui font des amalgames, en guise d’argument, pour tenter de discréditer leurs interlocuteurs.
Pour ceux qui insistent, je distingue deux catégories : ceux qui peuvent défendre un dictateur et ceux qui ne le font jamais. Dans la première catégorie se trouvent les défenseurs d’Hitler, de Mussolini, de Staline, de Mao, de Poutine...
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@Jean Dugenêt (09:42)
Vous déformez encore une fois mes propos, je parlais de la décision de nos gouvernants de former une coalition pour envoyer des troupes de sécurisation en Ukraine, personne n’a consulté les peuples des pays de cette coalition sur leur accord de s’impliquer militairement sur le terrain, mais le traitement médiatique fait la promotion de cette décision (tout comme elle soutenait le pass sanitaire lors de la crise covid par exemple).
Je n’ai absolument jamais laissé entendre que seuls les admirateurs de Poutine sont des esprits libres, et vous le savez bien, je réfute au contraire les points de vue unilatéralistes.
Concernant la coalition, on peut du reste noter que seuls certains pays européens participent à cette coalition, même si tous condamnent l’attaque en elle-même.
Constat neutre et objectif. -
@Eric F
« personne n’a consulté les peuples des pays de cette coalition sur leur accord de s’impliquer militairement sur le terrain »
Vous avez d’énormes exigences procédurières dans ce cas. Pour qu’un pays envoie une boite de médicaments en Ukraine, il faudrait au préalable qu’il organise un référendum.
Par contre, quand Poutine décide d’envahir l’Ukraine, aucun vote, aucune consultation n’est nécessaire.
« Je n’ai absolument jamais laissé entendre que seuls les admirateurs de Poutine sont des esprits libres »
Vous avez par contre clairement affirmé à propos de la coalition, qui ne contient aucune dictature, que "les peuples ne sont pas consultés mais ils sont catéchisés par les média (comme ils l’étaient par le clergé sous l’ancien régime) pour soutenir la position officielle.«
Vous avez tout de même un énorme culot ! Poutine ne consulte personne, ne fait voter personne, censure toute opposition, matraque sa propagande, mais pour vous tout va mal uniquement dans les pays qui ne sont pas comme cette dictature. C’est seulement là que vous voyez de la catéchisation. Le fonctionnement de ces pays est loin de me convenir, mais aucun n’est pire que la Russie.
»Concernant la coalition, on peut du reste noter que seuls certains pays européens participent à cette coalition, même si tous condamnent l’attaque en elle-même. "
Voici la liste des pays de la coalition : Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie.
La coalition des volontaires, ce n’est pas seulement les pays qui « condamnent l’attaque en elle-même ». Il y en aurait beaucoup plus. Ce sont les pays qui ont ouvertement exprimé leur volonté et leur engagement à fournir une aide soutenue et continue à l’Ukraine. C’est pourquoi tous les pays d’Europe n’y sont pas.
Maintenant, on a d’un côté les trois dictatures : la Russie aidée par la Corée et l’Iran. De l’autre côté, on a l’Ukraine aidée par les 15 pays de la coalition des volontaires. Il faut seulement regretter que ces pays n’envoient pas des combattants sur le front alors que la Corée le fait.
J’espère que les 15 vont s’y mettre rapidement. Ajoutons que les USA/OTAN continuent à aider l’Ukraine, mais ils ne sont pas fiables.Voilà ce qu’est réellement un constat neutre et objectif.
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@Jean Dugenêt
Il y a de nombreux pays décidés à fournir de l’aide, c’est du reste déjà le cas depuis des années, et quelques pays décidés à envoyer des troupes sur place (par rapport à votre liste, l’Italie ni la Pologne n’en font partie, l’Allemagne ce n’est pas certain, par contre il y aurait les pays baltes).
Mais il n’est absolument pas question pour ces pays d’entrer en guerre contre la Russie, mais d’envoi des troupes de sécurisation après la fin des hostilités.
Le point premier est donc la cessation des hostilités et non l’escalade de la guerre.On peut par ailleurs noter que la Russie dépend partiellement de ses 2 soutiens, alors que l’Ukraine est totalement dépendante de ses 26 soutiens (voire plus).
Votre point de vue n’est donc non seulement pas neutre, mais au contraire plus maximaliste encore que celui de l’OTAN.’’Il faut seulement regretter que ces pays n’envoient pas des combattants sur le front ’’
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@Eric F
Je n’ai jamais dit que mon point de vue est neutre. Je suis pour que l’armée russe rentre chez elle et les colons avec. Je suis pour que l’Ukraine jouisse pleinement de tout son territoire reconnu par la communauté internationale. Je suis pour dézinguer Poutine, car il n’est pas soignable. Je suis contre toute invasion d’un pays par un autre pays.
Je ne suis pas neutre, mais je dis ce que je pense. Je ne mens jamais. Je cherche la vérité. Je n’affirme pas quand il y a un doute. Je n’essaie jamais d’inventer des faits. J’essaie de sourcer mes affirmations.
Je ne fais pas de propagande. Je vous invite à lire mon article « conseils pour écrire un article ». J’ai en effet des conseils très différents à donner à ceux qui font de la propagande et à ceux qui cherchent la vérité pour la dire. J’invite ceux qui veulent faire de la propagande à lire des extraits de Mein Kampf. Hitler était un spécialiste revendiqué. Mon article est censuré sur AgoraVox car ils sont nombreux ceux qui se sentent visés.
Vous êtes mal placé pour venir me donner des leçons avec votre prétendue neutralité et objectivité.
Je vous rappelle que vous avez écrit : "j’ai fait le constat de des experts militaires qui tenaient jusqu’il y a peu des propos définitifs sur la victoire de l’Ukraine « .
Je vous ai répondu : »Pour ma part, je n’ai jamais entendu, il y a peu, un prétendu expert tenir des propos définitifs sur la victoire de l’Ukraine. Je vous prie de me donner le nom d’un de ces experts et de m’indiquer où je pourrais voir que de tels propos ont été tenus.« .
Vous avez menti !
Je vous rappelle que vous avez écrit : »Le gouvernement ultra nationaliste de Kiev a pris des mesures d’ukrainisation forcée brimant les populations russophones.«
Je vous ai répondu : »C’est faux ! Tous les textes de lois sur les mesures linguistiques prises en Ukraine sont connus et accessibles sur le web. Je vous prie d’indiquer précisément quelles seraient les mesures d’ukrainisation forcée qui auraient été prises. C’est une calomnie et en plus c’est une idiotie. Aucun ukrainien n’est opposé à la pratique de la langue russe. Dans l’autre sens, la russification forcée fut une réalité.«
Vous avez menti !
Maintenant, vous affirmez : »On peut par ailleurs noter que la Russie dépend partiellement de ses 2 soutiens, alors que l’Ukraine est totalement dépendante de ses 26 soutiens (voire plus).«
Ce que vous dites là n’a aucun sens. On peut aussi bien et aussi mal affirmer le contraire. Sans l’appui de la Corée et de l’Iran la Russie aurait perdu la guerre. L’Ukraine conduit la guerre essentiellement avec ses propres forces.
Rien ne vous permet d’alléguer : »Mais il n’est absolument pas question pour ces pays d’entrer en guerre contre la Russie". D’ailleurs la réplique aux provocations de Poutine qui envoie des drones sur la Pologne est discutée. Elle est demandée par des responsables. La réplique à ses provocations en mer Baltique pourrait aussi être imminente. Beaucoup n’attendent que cela et se passeraient même d’avoir d’une bonne raison.
Je le répète : il ne s’agit pas seulement de sécuriser les territoires que Poutine considère comme des colonies russes. Il s’agit de lui passer l’envie de recommencer. Il s’agit de le contraindre à accepter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Une population a le droit de se déclarer peuple et nation par elle-même et en se passant de l’avis de ses voisins. Ce n’est pas à Poutine de décider qui a le droit de se déclarer Ukrainien, Biélorusse, Georgien...
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@Jean Dugenêt
Tenter de discréditer personnellement l’interlocuteur est bel et bien un procédé de propagandiste. Ce n’est pas un mensonge de constater que des experts tels que Trinquant annonçaient récemment encore la victoire de l’Ukraine. Ce n’est pas un mensonge que des mesures de retrait du statut de langue régionale ont été prises suite à Maïdan, ainsi que par exemple l’obligation que les publications en russe soient systématiquement aussi effectuées en ukrainien.
Vous pouvez, ceci dit, évoquer la re-russification des régions occupées, en retour de bâton.Concernant la part du soutien en armement et argent, c’est évidemment l’Ukraine qui dépend le plus de l’extérieur, pour les capacités de fabrication en armes et projectiles notamment, ainsi les Russes produisent désormais chez eux sous licence des missiles iraniens. Du reste, l’OTAN tire le signal d’alarme sur le réarmement russe, en mesure de lancer des attaques contre les pays européens de l’OTAN dans quelques années. On ne peut pas affirmer une chose et son contraire.
Ah, cependant je dois relever que Trump a du lire votre commentaire d’hier

en effet, dans son discours à l’ONU sans prompteur, Trump s’est écarté du sujet, et le passage sur le conflit ukrainien montre un total revirement, il qualifie la Russie de tigre de papier qui ne parvient pas à vaincre la petite Ukraine, et parle de reconquête du terrain conquis et au delà. Est-ce pour impressionner Poutine et le pousser à conciliation, ou va-t-il revenir en force voire entrer en lice sur le terrain (protection aérienne du ciel ukrainien, missiles longue portée, etc.) ? La première option me parait plus probable, mais avec lui rien n’est sur. -
@Eric F
« Tenter de discréditer personnellement l’interlocuteur est bel et bien un procédé de propagandiste. »
Un interlocuteur se discrédite tout seul quand il ment. J’ai rédigé des règles de bonne conduite pour un site web qui aura pour devise « liberté d’expression et exigence de vérité ». Je sais reconnaître ceux qui respectent ces règles et ceux qui ne les respectent pas.
Vous tentez d’expliquer que vous n’avez pas menti en écrivant ceci :
" Ce n’est pas un mensonge de constater que des experts tels que Trinquant annonçaient récemment encore la victoire de l’Ukraine«
Merci de donner un nom. C’est déjà un progrès. Il manque maintenant une citation. Dans l’attente, je considère toujours qu’il s’agit d’un mensonge.
Vous faites une seconde tentative en écrivant ceci :
»Ce n’est pas un mensonge que des mesures de retrait du statut de langue régionale ont été prises suite à Maïdan, ainsi que par exemple l’obligation que les publications en russe soient systématiquement aussi effectuées en ukrainien.«
Vous aviez précédemment écrit : »Le gouvernement ultra nationaliste de Kiev a pris des mesures d’ukrainisation forcée brimant les populations russophones« . En ne précisant pas de quelles mesures il s’agissait, vous laissiez entendre que le gouvernement de Kiev faisait l’équivalent de la politique de russification. Cela est évidemment mensonger. Jamais le gouvernement de Kiev n’a pris des mesures contre la langue russe aussi draconiennes, cruelles et discriminantes que les mesures de russification prises lors de trois périodes (tsariste, stalinienne, et poutinienne). Je vous ai demandé de prouver cela. À cette fin, je vous ai indiqué l’url d’un site web qui répertorie toutes les lois linguistiques. Vous pouvez donc, avec cette source ou avec une autre, citer précisément les textes de ces prétendues mesures. Pour bien apprécier votre malhonnêteté, il faut remarquer le procédé que vous utilisez maintenant. Vous écrivez qu’il y a eu »des mesures de retrait du statut de langue régionale« . Cela est sans aucun rapport avec le mensonge commis précédemment s’il ne s’agit pas de la langue russe (vous parliez de brimer les populations russophones). Vous ajoutez aussi qu’il y a eu l’obligation que les publications en russe soient aussi effectuées dans la langue officielle du pays. Une telle obligation n’a rien de discriminant. Il était scandaleux que des journaux soient rédigés uniquement en russe. Il s’agissait, bien évidemment, de journaux de propagande venant plus ou moins directement du groupe Wagner.
»Vous pouvez, ceci dit, évoquer la re-russification des régions occupées, en retour de bâton.«
Vous êtes ignoble ! Ce n’est pas un retour de bâton. Ce n’est nullement comparable : les enfants enlevés, les camps d’endoctrinement pour les adolescents...
Vous revenez aussi sur quelques autres points :
»Concernant la part du soutien en armement et argent, c’est évidemment l’Ukraine qui dépend le plus de l’extérieur, pour les capacités de fabrication en armes et projectiles notamment, ainsi les Russes produisent désormais chez eux sous licence des missiles iraniens.«
En quoi cela ferait-il une différence avec l’Ukraine ? Les ukrainiens fabriquent eux-mêmes la plupart des drones et des missiles qu’ils utilisent. La plus grande partie de leurs canons sont ceux qu’ils possédaient avant la guerre.
Vous ajoutez :
»Du reste, l’OTAN tire le signal d’alarme sur le réarmement russe, en mesure de lancer des attaques contre les pays européens de l’OTAN dans quelques années. On ne peut pas affirmer une chose et son contraire."
Là encore, vous comparez des éléments qui n’ont rien à voir ensemble. La Russie fonctionne maintenant avec une économie de guerre. Cela est inquiétant pour tout le monde. L’Ukraine aussi fonctionne avec une économie de guerre. Cela est moins inquiétant, car elle n’a jamais manifesté le désir de s’attaquer à qui que ce soit. Elle ne fait que de se défendre.
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@Jean Dugenêt
Vous avez la prétention de vous ériger en législateur qui fixe des règles et de juge qui en évalue l’application, mais chacun peut constater votre parti-pris unilatéraliste, votre propension aux invectives, et peut établir qui de nous fait preuve de discernement et pondération.
Ainsi, vous utilisez des qualificatifs tout à fait disproportionnés en qualifiant d« ignoble » le constat d’une mesure (re-russification), prise en contrecoup d’une autre (ukrainisation), vous pouvez écrire que la contre-mesure est plus radicale, mais le fait est qu’il y a symétrie en nature, si ce n’est pas en ampleur.Vous ironisiez précédemment que la Russie est dépendante d’autres états pour sa défense, et désormais vous convenez de son potentiel d’armement ’’inquiétant’’.
Alors oui, c’est inquiétant et résulte de l’escalade du conflit en cours qui avait débuté avec 200 000 soldats et des armements antédiluviens.il ne fallait évidemment pas capituler au premier feu, mais les pré-accords d’avril 2022 ou encore ce qui était atteignable par négociation fin 2022 étaient considérablement plus favorables que ce à quoi amène la situation de terrain existente.
A moins évidemment que Tump suite à revirement, ne se pointe avec armada aérienne, chars, missiles et cannon fodder ...auquel cas je vous donnerai acte de vos talents de prévisionniste. -
@Eric F
"Ainsi, vous utilisez des qualificatifs tout à fait disproportionnés en qualifiant d« ignoble » le constat d’une mesure (re-russification), prise en contrecoup d’une autre (ukrainisation), vous pouvez écrire que la contre-mesure est plus radicale, mais le fait est qu’il y a symétrie en nature, si ce n’est pas en ampleur.«Vous osez parler de re-russification ce qui veut dire qu’il y aurait eu auparavant une ukrainisation. C’est un mensonge ! Je le répète et vous vous enfoncez. Je vous ai demandé d’apporter des preuves de vos allégations. Vous n’en avez donné aucune. En quoi aurait consisté cette ukrainisation ?
Pour répondre, vous avez trouvé en premier lieu une supercherie en parlant d’une mesure qui ne concernait nullement la langue russe. Vous avez écrit que »des mesures de retrait du statut de langue régionale ont été prises« .
Ensuite, vous avez trouvé une mesure insignifiante et justifiée. Il s’agissait de l’obligation pour ceux qui éditent des publications en russe de les éditer aussi dans la langue officielle du pays. Je souligne qu’il n’y a eu aucune interdiction. Il a seulement été demandé que les journaux publiés en russe soient aussi publiés en l’Ukrainien.Voilà, tout ce que vous avez trouvé. Vous ne pouvez rien trouver de plus, car il n’y a rien eu. Ce n’est pas une exagération, dans ces conditions, de parler d’ukrainisation. C’est un mensonge. Rien ne justifie de parler d’ukrainisation et de re-russification.
Alors, je le répète : vous êtes ignoble à oser expliquer que toutes les abominables mesures de russifications mises en place par Poutine et ses bourreaux seraient justifiées. Je rappelle notamment que cette russification consiste à enlever des enfants ukrainiens pour les confier à des familles russes afin qu’ils perdent toute trace de leur culture maternelle. Elle consiste aussi à envoyer des adolescents dans des camps d’endoctrinement.
Voilà quelques sources.
Quelques extraits d’un article intitulé »la russification dans les régions d’Ukraine occupée par les russes (Crimée, Donbass)". :
- La Russie élimine systématiquement toute trace d’identité ukrainienne dans les régions qu’elle occupe. Une russification qui va de l’administration aux programmes scolaires.
- Les programmes scolaires ne sont pas épargnés par la russification forcée. À l’école, la leçon est faite en russe et les cours d’histoire mettent en valeur les valeurs patriotiques voulues par le Kremlin. Les manuels scolaires ukrainiens sont interdits. Fondamentalement, le manuel est un outil de propagande. C’est refuser aux enfants ukrainiens l’accès à leur propre culture, à leur propre histoire. Et elle essaie de transformer ces enfants en citoyens modèles que la Russie souhaite qu’ils deviennent.
Un article de Médiapart intitulé : « Les civils ukrainiens en captivité, otages du Kremlin et moyen de pression sur Kyiv » :
- "À la mi-2023, les Russes ont réussi à faire disparaître entièrement la frange pro-ukrainienne active de la population des territoires occupés : en les arrêtant ou en les poussant à la fuite. Aujourd’hui, protester en public ou en ligne, c’est du suicide. " Anastasia Panteleeva, analyste à l’ONG Media Initiative for Human Rights.
- Ils seraient plusieurs milliers à croupir dans les geôles du Kremlin, certains depuis plusieurs années, en dehors de tout cadre légal.
Un article intitulé « Comment la Russie peuple-t-elle les territoires occupés » :
- Essayant de prendre pied en Crimée, le Kremlin a amené près d’un million de citoyens russes dans la péninsule occupée, modifiant considérablement la démographie locale.
- Mais tout ne se mesure pas en argent, et le Kremlin l’a parfaitement compris. C’est pourquoi il s’empare de plus en plus de la péninsule démographiquement, remplissant la région occupée d’immigrants des régions russes.
- Il s’avère que près d’un million de nouveaux résidents ont déménagé ici (en Crimée). Il est facile de deviner qu’ils sont tous russes.
Un autre article : « Déportation : Des enfants ukrainiens volés par la Russie racontent leur calvaire ».
- Le « New York Times » publie une série de récits d’enfants déportés en Russie qui ont pu revenir en Ukraine. Cours en russe, apprentissage de l’histoire de la Russie, ils racontent l’endoctrinement dont ils ont fait l’objet en vivant dans des camps militaires.
- C’est un des grands malheurs qui frappe l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022. Presque 20 000 enfants ukrainiens ont été déportés vers la Russie ou dans les territoires occupés par l’armée russe. Les derniers chiffres donnent le vertige, 387 seulement sont rentrés chez eux.
- L’endoctrinement reste l’objectif de Moscou. On apprend dans l’enquête du New York Times qu’ils ont vécu dans des camps militaires, qu’ils ont pris des cours en russe, chanté l’hymne national russe, regardé des films et appris l’histoire russe. Ils ont, de plus, été formés à manipuler une arme. L’objectif, c’est qu’ils oublient qu’ils sont ukrainiens.
Sur le même thème : « La recherche des enfants déportés par la Russie, » une course contre-la-montre avant qu’ils disparaissent ".
- Plus de 19 000 enfants ukrainiens manquent toujours à l’appel. La Russie continue de nier tout enlèvement et assure qu’il s’agit d’orphelins qu’elle accueille.
- Dans sa plainte adressée fin 2022 à la Cour pénale internationale, l’avocat français Emmanuel Daoud qualifiait les déportations de mineurs d’arme de « russification massive » du Kremlin. Alors que l’Ukraine s’apprête à entrer dans sa troisième année de guerre à grande échelle, les associations soulignent que certains enfants, enlevés à un très jeune âge, n’auront sûrement aucun souvenir ni de leur pays d’origine, ni de leur langue, ni même de leur famille.
Toujours sur le même thème : « Pourquoi et comment la Russie organise-t-elle le transfert des enfants ukrainiens ».
- Depuis 2014 et surtout depuis 2022, Moscou a mis en œuvre une politique scandaleuse de déplacement et de déportation à grande échelle de civils ukrainiens, dont des milliers de mineurs non accompagnés. L’un des objectifs de l’invasion russe depuis 2022 est de capturer puis de russifier un grand nombre de citoyens ukrainiens afin de soutenir la démographie russe en déclin.
Regarder aussi cette vidéo intitulée : « Guerre en Ukraine : la russification des territoires occupés » et cette autre vidéo où une ukrainienne raconte comment elle a été russifiée : « Guerre en Ukraine : le témoignage glaçant d’une ex-prisonnière des russes ».
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Je rappelle ce que vous venez d’écrire :
"Ainsi, vous utilisez des qualificatifs tout à fait disproportionnés en qualifiant d« ignoble » le constat d’une mesure (re-russification), prise en contrecoup d’une autre (ukrainisation), vous pouvez écrire que la contre-mesure est plus radicale, mais le fait est qu’il y a symétrie en nature, si ce n’est pas en ampleur.«
Il faudrait que je dise que toutes ces abominations constituent une mesure plus radicale que... Que quoi ? Vous écrivez encore »ukrainisation« . Il n’y a rien eu qui y ressemble. Vous n’avez rien montré de tel.
Vous osez parler de »symétrie". Où y-a-t-il une symétrie ? Que faut-il prendre comme exemple ? Un individu reçoit une gifle : comme mesure symétrique, on égorge ses enfants, sa femme et ses parents devant lui avant de l’égorger à son tour.
Vous êtes ignoble !
Vous êtes à faire vomir !
Vous êtes abject, ignominieux !
Vous êtes immonde, méprisable, odieux ! -
@Jean Dugenêt
le terme de ’’re-russification’’ des régions occupées, s’applique du fait que ces régions avaient longtemps été russes dans l’histoire, jusqu’à la création de la grande Ukraine il y a cent ans -mais avec bilinguisme officiel-. Et par ailleurs effectivement il y a eu des mesures de restrictions vis à vis de la langue et des traditions russes après 2014. Vos vitupérations, je cite ’’vous osez, ignoble, mensonge, vous vous enfoncez, à vomir..." (je passe les pires, que je ne vais surtout pas signaler à la modération afin que chacun puisse constater vos procédés), sont des débordements polémiques qui ne relèvent pas du débat, mes propos sont pondérés sur le fond et la forme, et ne prêtent pas à des surréactions insultantes.Concernant les actes des forces et autorités russes, bien évidemment il y a des dérapages et exactions indissociables des temps de guerre, l’ai-je récusé ? Mon propos, depuis le début, est qu’il aurait fallu éviter de s’ingérer dans cette région ayant ainsi contribué à une situation qui a conduit à cette guerre, l’ours n’a jamais été un paisible mouton.
L’urgence est d’arrêter, non de pousser à l’escalade continentale. -
@Eric F
"le terme de ’’re-russification’’ des régions occupées, s’applique du fait que ces régions avaient longtemps été russes dans l’histoire, jusqu’à la création de la grande Ukraine il y a cent ans -mais avec bilinguisme officiel-. Et par ailleurs effectivement il y a eu des mesures de restrictions vis à vis de la langue et des traditions russes après 2014.«Quand vous dîtes que ces »régions avaient longtemps été russes dans l’histoire« , il serait plus exact de dire qu’elles avaient déjà étaient envahies et colonisées par la Russie tsariste qui avait eu la volonté d’éradiquer la culture et la langue ukrainienne. Mais, les habitants de cette région ont toujours refusé ce colonialisme imposé. C’est ce qui les a amenés, dès qu’ils ont pu se révolter, à déclarer leur indépendance. S’ils s’étaient sentis culturellement russes, ils n’auraient jamais demandé à être indépendant. Vous ressassez la propagande de Poutine qui consiste à nier l’existence culturelle de la Russie. Cette région a été colonisée, mais elle n’a jamais été culturellement russe. Il est archi-faux de dire que les russophones de ces régions sont russophiles. Ce sont aujourd’hui les colons russes, massivement envoyés ici par Poutine, avec d’énormes avantages financiers, au détriment des autres peuples colonisés, qui défendent dans ces régions l’abominable politique de russification de Poutine.
»La création de la grande Ukraine il y a cent ans -mais avec bilinguisme officiel-. "
Plus précisément, l’Ukrain, qui existait depuis longtemps, a proclamé son indépendance le 23 juin 1917 par une déclaration de la Rada centrale. Vous trouverez ici un extrait, de cet l’Acte universel (proclamation-loi) adopté par la Rada.
Vous avez raison de préciser que le bilinguisme était reconnu et officiel. Ce fut, à partir de la fin de la guerre civile, l’âge d’or de l’Ukraine. Les Ukrainiens ont pu vivre librement, avec leur culture et les deux langues, jusqu’à ce que Staline, à nouveau, lance sa politique d’éradication des cultures « régionales »."Concernant les actes des forces et autorités russes, bien évidemment il y a des dérapages et exactions indissociables des temps de guerre, l’ai-je récusé ? «
Ce que vous appelez des »dérapages et exactions« n’est pas indissociable des temps de guerre. La politique de russification de Poutine n’a rien de commun avec ce qui se passe sur le front. Séparons bien les deux choses.
Sur le front, de multiples abominations existent dans les deux camps en lutte : tortures, exécutions sommaires… Je n’en parle pas. Chaque camp peut expliquer que l’autre fait pire…
La politique de russification de Poutine n’a rien avoir avec ça ! Je vous ai expliqué avec de multiples sources en quoi elle consiste. Il ne s’agit pas d’arracher des renseignements sur les positions militaires du camp d’en face ni de se venger de ce que l’autre camp a fait subir à vos compagnons. Il s’agit de s’attaquer à des ukrainiens parce qu’ils sont ukrainiens, quelle que soit la langue qu’ils parlent. Il s’agit de les faire disparaître en tant qu’ukrainiens. Les adultes sont massivement déportés. Les enfants sont arrachés à leur famille pour grandir dans un univers de culture russe. Les adolescents sont »reconditionnés« dans des centres d’endoctrinement. Des colons russes arrivent en masse dans ces régions.
Ce qui est ignoble de votre part, c’est d’avoir essayé de justifier cela avec un autre discours que celui que vous tenez maintenant. Vous avez notamment écrit :
»Ce n’est pas un mensonge que des mesures de retrait du statut de langue régionale ont été prises suite à Maïdan, ainsi que par exemple l’obligation que les publications en russe soient systématiquement aussi effectuées en ukrainien.«
L’histoire de retrait du statut de langue régionale ne concernait pas du tout le russe et l’autre mesure était parfaitement justifiée. Aucune publication n’a été interdite parce qu’elle était en langue russe. Il a seulement été demandé qu’une version en langue ukrainienne soit aussi publiée.
Vous expliquiez alors que l’abominable politique de russification de Poutine était justifiée en contrecoup de ces mesures prises auparavant par le gouvernement ukrainien. Vous avez parlé de »symétrie« . Voilà ce qui est ignoble de votre part. J’ai dû, pour essayer de vous le faire comprendre, user d’une métaphore. Cela revient à justifier que toute une famille soit égorgée puisqu’un de ses membres a donné une gifle à quelqu’un.
»Mon propos, depuis le début, est qu’il aurait fallu éviter de s’ingérer dans cette région«
Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire, mais il est certain que les russes n’auraient jamais dû s’immiscer dans les affaires ukrainiennes.
»l’ours n’a jamais été un paisible mouton."
Est-ce qu’il suffit que quelqu’un exige d’être comparé à un ours en traitant les autres de moutons pour que tout le monde accepte que Poutine s’autorise toutes les exactions ?
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@Jean Dugenêt
On peut discuter pendant des jours, il n’en reste pas moins que depuis le 18è siècle le Donbass était russe, et la région a été rattachée à la RSS d’Ukraine par Lénine pour rééquilibrer la prépondérance de celle de Russie. Le rattachement de la Crimée avait été motivé par des considération purement administratives.Maintenir la cohésion du pays nécessitait l’entente entre les composantes ukrainienne (+polonaise+roumaine+hongroise récemment ajoutées), et russes. On a vu les ’’alternances’’ présidentielles et gouvernementales depuis l’indépendance de 1991 entre les pro-occidentaux et pro-russes, avec ingérences de part et d’autre.
L’occident pouvait proposer une coopération bilatérale plutôt que l’intégration dans ses instances connaissant les risques de fractionnement ; Eh bien le fractionnement s’est produit et a prétexté l’intervention russe. Ce n’est pas une ’’justification ignoble’’ que de relever cet enchainement.
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@Eric F
"On peut discuter pendant des jours, il n’en reste pas moins que depuis le 18è siècle le Donbass était russe, et la région a été rattachée à la RSS d’Ukraine par Lénine pour rééquilibrer la prépondérance de celle de Russie«Le Donbass n’a jamais été russe. Il a été colonisé par la Russie.
Il est également faux de dire que »La région a été rattachée à la RSS par Lénine". C’est encore un des mensonges de la propagande poutinienne dont vous êtes manifestement abreuvé. Je vous remets le lien qui vous permet de lire, dans un encadré de couleur rouge, l’Acte universel (proclamation-loi), autrement dit la déclaration d’autonomie de l’Ukraine. La date exacte est le 23 juin 1917. Cette déclaration a été faite par la Rada centrale d’Ukraine. Cela n’a aucun rapport ni avec Lénine ni avec les bolchéviks. Ils se sont d’ailleurs plus tard opposés lors de la guerre civile. En juin 1917, Lénine n’avait aucun pouvoir.
Il n’était nullement question de rééquilibrage. Le 30 décembre 1922, Lénine et les bolchéviks ont mis en place l’URSS qui était entièrement à l’ouest de l’Oural et de la mer Gaspienne. Elle était constituée de la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine et la Transcaucasie. Ce dernier pays (Transcaucasie) avait les frontières de la réunion des états actuels de l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie. Lénine et les bolchéviks ont pleinement respecté les deux principes fondamentaux qui vont avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes :
— Toute population, qui le veut, a le droit à l’indépendance.
— Les pays indépendants qui le souhaitent ont le droit de se rassembler dans une fédération et ils ont le droit de la quitter quand ils le veulent.Ce genre de politique est insupportable pour Poutine et il regrette que ces principes aient été conservés dans les constitutions qu’il a été contraint de voir s’appliquer. Il trouve très bien la période stalinienne où ces principes étaient devenus purement théoriques puisque dans les faits, avec la dictature de Staline, l’URSS fonctionnait comme un état (dictatorial) unique. C’est ce qu’il veut refaire avec sa Fédération de Russie complétée de satellites qu’il voudrait contraindre à s’aligner sur sa politique.
« Le rattachement de la Crimée avait été motivé par des considération purement administratives. »
C’est exact, mais ce rattachement admis et accepté par tous ne doit pas être remis en question par la volonté d’un dictateur. Rien ne le justifie."Maintenir la cohésion du pays nécessitait l’entente entre les composantes ukrainienne (+polonaise+roumaine+hongroise récemment ajoutées), et russes.«
Oui ! Cela ne posait aucun problème avant que Sa Majesté Poutine ne se vexe du fait que la langue russe n’était plus la langue officielle du pays qu’il voulait encore considérer comme une colonie russe. Il a fallu alors qu’il invente des groupes indépendantistes en envoyant dans le Donbass ceux qu’on a appelés depuis le groupe Wagner. Démarche classique de ceux qui veulent semer la discorde chez leur voisin pour venir ensuite y imposer leur loi.
»L’occident pouvait proposer une coopération bilatérale plutôt que l’intégration dans ses instances connaissant les risques de fractionnement«
Voilà encore l’occident qui débarque dans des contrées probablement orientales !
Il serait possible d’appeler les choses par leur nom : UE ou OTAN... Chacun est libre de proposer ce qu’il veut, mais ce qui est important, c’est ce que veut la population ukrainienne et elle a montré clairement qu’elle ne voulait plus être dirigée par des lèche-bottes de Poutine.»Ce n’est pas une ’’justification ignoble’’ que de relever cet enchainement."
Ce n’était pas ce discours que j’ai qualifié d’ignoble et vous le savait. Je ne vais pas répéter une fois de plus votre histoire de symétrie à propos de faits qui n’avaient vraiment rien de symétrique. -
De 1917 à 1922, il y a eu de nombreuses péripéties, ainsi le Donbass a été autonome fin 18/début 19 sous la dénomination de République du Don et à un moment prise par la RSS de Russie puis les Russes blancs. Et ensuite rétablissement sous contrôle ukrainien.
Suite à vos remarques, j’ai approfondi la question du rôle de Lénine, notamment dans sa défense du ’’droit des nations’’ dans l’ensemble qui devra succéder à l’empire tsariste, qu’il avait défini avant même la révolution, en mentionnant explicitement l’Ukraine. Il a par la suite demandé au gouvernement provisoire issu de la révolution de Février 17 d’accéder à la demande de la Rada ukrainienne et de reconnaître l’entière liberté de l’Ukraine de se séparer de la Russie (ref mentionnée par l’IA : Œuvres de Lénine, tome 25, page 102, en l’occurrence article publié dans la Pravda en juin 1917). Et il organisera la structure fédérative en 1922.
Certes par la suite en tant que dirigeant d’URSS il mettra au pas l’ensemble des républiques constitutives, soumises à la dictature centrale (d’où la ’’déléninisation’’ après l’indépendance de l’Ukraine en 1991).Poutine a exprimé une position de circonstance pour dénigrer l’existence de l’Ukraine, du reste s’il avait été cohérent il aurait alors mis tout autant en cause l’indépendance de la Biélorussie. En fait il veut une cohésion régionale et l’influence sur la ’’russité’’ existant à sa périphérie.
Tout comme les USA ont appuyé et instrumentalisé le mouvement pro-occidental (*) de Maïdan, le pouvoir russe a catalysé les mouvements anti-Maïdan dans les zones russophones et appuyé et donné des moyens aux territoires séparatistes (il y a porosité par la contigüité et l’identité de langue et culture).Par ailleurs, encore une fois il n’y a pas unanimité dans la population ukrainienne composite, on l’a vu avec les alternances au pouvoir pendant 20 ans entre pro-russes et pro-occidentaux.
(*) C’est une dénomination courante de désigner par ’’occident’’ les instances UE/OTAN, plus généralement l’aire d’influence du leadership étasunien.
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@Eric F
"De 1917 à 1922, il y a eu de nombreuses péripéties, ainsi le Donbass a été autonome fin 18/début 19 sous la dénomination de République du Don et à un moment prise par la RSS de Russie puis les Russes blancs. Et ensuite rétablissement sous contrôle ukrainien.«Sur toute la période de la guerre 14-18, suivie par la guerre civile qui dure jusqu’en 1921, il est peu utile de chercher des frontières fixes. Il est davantage pertinent de voir où se trouvent les fronts. L’armée rouge se battait contre trois armées blanches et il y avait de nombreux autres clivages.
»Suite à vos remarques, j’ai approfondi la question du rôle de Lénine, notamment dans sa défense du ’’droit des nations’’ dans l’ensemble qui devra succéder à l’empire tsariste, qu’il avait défini avant même la révolution, en mentionnant explicitement l’Ukraine. Il a par la suite demandé au gouvernement provisoire issu de la révolution de Février 17 d’accéder à la demande de la Rada ukrainienne et de reconnaître l’entière liberté de l’Ukraine de se séparer de la Russie (ref. mentionnée par l’IA : Œuvres de Lénine, tome 25, page 102, en l’occurrence article publié dans la Pravda en juin 1917). Et il organisera la structure fédérative en 1922.«
Tout cela est parfaitement exact. Dommage que vous vous soyez arrêté à 1922 dans votre approfondissement du rôle de Lénine. Vous ajoutez en effet :
»Certes par la suite en tant que dirigeant d’URSS il mettra au pas l’ensemble des républiques constitutives, soumises à la dictature centrale«
Cela est entièrement faux ! Lénine est mort le 21 janvier 1924 sans jamais changer quoi que ce soit à sa politique révolutionnaire. C’est-à-dire qu’il a toujours défendu, entre autres choses, ces mêmes principes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
C’est ensuite Staline qui a pris le pouvoir. Staline, comme on le sait, est considéré par Poutine comme un de ses héros et de ses modèles au même titre que divers tsars. C’est Staline qui a fait de la mise au pas et de la dictature telle que veut le faire Poutine.
»Tout comme les USA ont appuyé et instrumentalisé le mouvement pro-occidental (*) de Maïdan«
C’est extraordinaire que vous trouviez ici un appui des USA, mais que vous ne voyez jamais que les USA ont aidé Poutine comme ils avaient aidé auparavant Gorbatchev et Eltsine. Les USA ne défendent que le capitalisme.
Vous venez de reconnaître que le peuple ukrainien s’est toujours battu pour être indépendant. Vous voulez maintenant expliquer que ce sont les USA qui sont responsables du fait que ce peuple se révolte quand il prend conscience qu’il a à sa tête un lèche-botte du dictateur du Kremlin. Vous n’êtes pas quitte de voir la main des USA agir sournoisement dans tous ces pays de l’Est, car il n’y a pas qu’en Ukraine que la révolte gronde.
»Par ailleurs, encore une fois il n’y a pas unanimité dans la population ukrainienne composite, on l’a vu avec les alternances au pouvoir pendant 20 ans entre pro-russes et pro-occidentaux."
Vous ne pouvez décidément pas vous départir de la propagande de Poutine. Il n’y a pas de clivage entre prorusses et prooccidentaux. Il y a une volonté d’indépendance de ce peuple. Elle date depuis longtemps et elle ne fait que de se renforcer. Malheureusement, désormais, il vient s’y ajouter une haine des russes de plus en plus répandue. Les ukrainiens préféreront l’anéantissement à la soumission.
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@Jean Dugenêt
Concernant la situation d’après 2022, je prends acte de votre point de vue, quoique le rôle centralisateur de Staline se manifestait déjà à l’époque où Lénine était à la tête de l’URSS. Ce serait donc à tort que les ukrainiens auraient abattu des statues de Lénine (pas seulement de Staline) après l’indépendance de 1991 ?L’alternance pendant 20 ans entre présidents pro-occidentaux et pro-russes est factuelle, les résultats des votes par région ne sont pas de la propagande de Poutine mais figurent dans des tableaux de provenance ukrainienne.
Il ne s’agissait évidemment pas alors de scission du pays, mais d’alliance préférentielle soit avec le bloc occidental (UE/OTAN) soit avec la Fédération de Russie.
Mais le clivage, des actes de guerre civile, des mouvements séparatistes ont été exacerbés après le renversement du président pro-russe par l’insurrection à Kiev, évidemment Poutine a soufflé sur les braises.Ma position (utopiste) est qu’il devrait y avoir un referendum sous égide de l’ONU dans les régions occupées, sur la base des listes électorales de début 2022, pour demander quel pays de rattachement ils reconnaissent.
PS : à propos du référendum de 1991, il s’agissait de l’indépendance par rapport à l’URSS, non pas un référendum pro ou anti-Russie.
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@Eric F
"Ce serait donc à tort que les ukrainiens auraient abattu des statues de Lénine (pas seulement de Staline) après l’indépendance de 1991 ? «Lénine n’a jamais demandé qu’on érige des statues à sa mémoire. Il écrivait en 1917 dans L’État et la révolution :
»Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu , on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire."
La femme de Lénine, Nadejda Kroupskaïa, s’est opposée à Staline à propos du culte post-mortem que le nouveau maître du Kremlin amis en place autour d’un Lénine visionnaire, infaillible et embaumé. Elle écrit :
« Camarades, ouvriers et ouvrières, paysans et paysannes, j’ai une grande prière à vous adresser. Ne laissez pas votre peine se transformer en adoration extérieure de la personnalité de Vladimir Ilitch. Ne construisez pas de palais ou de monuments en son nom. À toutes ces choses, il accorda peu d’importance au cours de sa vie. Ça lui était même pénible. Vous savez quelle misère, quelle désorganisation règnent dans ce pays. Si vous voulez honorer la mémoire de Vladimir Ilitch, construisez des crèches, des jardins d’enfants, des maisons, des écoles, des hôpitaux, et mieux encore vivez en accord avec ses préceptes »
C’est Staline qui instaura ce culte de la personnalité pour Lénine et surtout pour lui-même.
La fameuse dénonciation de ce culte par Khrouchtchev au XXᵉ congrès était limitée à quelques aspects du régime stalinien, mais elle est maintenant passée sous-silence par Poutine qui reprend cette politique.Le fait de faire tomber ces statues est pleinement justifié comme manifestation contre ce genre de culte stalinien de la personnalité. Je ne regrette donc pas que les statues de Lénine tombent en même temps de celles de Staline. Je regrette seulement que la politique du grand révolutionnaire soit souvent confondue avec celle du grand dictateur-massacreur.
« L’alternance pendant 20 ans entre présidents pro-occidentaux et pro-russes est factuelle »
Ce qui est notamment factuel, c’est que les ukrainiens ont mis dehors un président qui a fait l’inverse de ce qu’il avait dit. Quand les ukrainiens se sont aperçus que celui qu’ils avaient élu était en fait un larbin de Poutine, ils l’ont viré.
"Ma position (utopiste) est qu’il devrait y avoir un referendum sous égide de l’ONU dans les régions occupées, sur la base des listes électorales de début 2022, pour demander quel pays de rattachement ils reconnaissent."
C’est assurément utopique. Il sera difficile de faire voter les déportés et impossible de faire voter les morts.
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Bonjour, Giuseppe
Complètement d’accord avec vous : condamner la politique impérialiste criminelle de Poutine ne relève en rien de la « russophobie ».
Pas plus que la condamnation du génocide de Gaza par Netanyahou et ses alliés extrémistes religieux ne relève de l’« antisémitisme ».
Ces odieux amalgames sont le fait de manipulateurs de facto complices des violations du droit international et des droits de l’Homme par ces individus.
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Bonjour Fergus,
Merci pour votre message, qui tape dans le mille avec une clarté rafraîchissante ! Vous avez parfaitement raison : condamner les dérives criminelles de Poutine, tout comme celles de Netanyahou, n’a rien à voir avec un rejet des peuples russes ou israéliens. Ces amalgames nauséabonds – « russophobie », « antisémitisme » – sont des pièges grossiers tendus par des manipulateurs pour étouffer la critique et maquiller leurs violations du droit international. C’est du chantage intellectuel, pur et simple, et ça marche d’autant moins qu’on le dénonce avec des gens comme vous, qui savent distinguer un régime oppressif de l’âme d’un peuple. Continuons à appeler un chat un chat, sans tomber dans les filets de ces propagandistes. La Russie, comme la Palestine ou Israël, mérite mieux que des dirigeants qui salissent leur héritage. -
@Fergus=
Bonjour, Giuseppe
Complètement d’accord avec vous : condamner la politique impérialiste criminelle de Poutine ne relève en rien de la « russophobie ».
Pas plus que la condamnation du génocide de Gaza par Netanyahou et ses alliés extrémistes religieux ne relève de l’« antisémitisme ».
Ces odieux amalgames sont le fait de manipulateurs de facto complices des violations du droit international et des droits de l’Homme par ces individus. =
Bjour à vous deux.
Vous avez réécrit ce qu’il faut affirmer à chaque occasion.
Les ’’poutinolatres’ deviennent de plus en plus ridicules.....Après leurs échecs initiaux sur la nazification ukrainienne.
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@DACH
Les ’’poutinolatres’ deviennent de plus en plus ridicules.....Après leurs échecs initiaux sur la nazification ukrainienne.Je ne crois pas que les poutinolatres aient cherché à nazifier l’Ukraine.
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"J’ai passé des heures à écouter les chansons de Vyssotski, à m’émerveiller devant les icônes orthodoxes, à rêver de prendre le Transsibérien"
Là, je pense qu’on pourrait se cotiser à plusieurs pour vous offrir un aller simple pour la Tchoukotka (on sait que vous ne voudriez jamais revenir)

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@Gégène=
"J’ai passé des heures à écouter les chansons de Vyssotski, à m’émerveiller devant les icônes orthodoxes, à rêver de prendre le Transsibérien"
Là, je pense qu’on pourrait se cotiser à plusieurs pour vous offrir un aller simple pour la Tchoukotka (on sait que vous ne voudriez jamais revenir) =
A qui offrir ces chants ? Pour faire comprendre aux ’’poutinolatres’’ qu’ils mènent un mauvais combat, avec de mauvaises méthodes, et de mauvais moyens pour une mauvaise cause qui les perdra ! Ils nous rappellent le ton des partisans du nazisme pour la grandeur de l’Allemagne de Hitler !!!!
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@DACH
Vyssotski était hostile au pouvoir russe. Même lui ne doit pas être écouté, puisqu’il a le grand tort d’être Russe. Bien sûr, tu n’es pas russophobe. -
La Russie soviétique et celle de maintenant je ne voit plus trop la différence.
Sauf peut être que le Kremlin a l’époque etait moins agressif.
Voir un gars comme Poutine un sauveur des peuples....lol !!
On le voit surtout chez les africains qui croient tout et n’importe quoi.
Ils étaient plus évolués quand l’occident qu’il déteste y etait.
Tout se que sait faire Poutine c’est de l’esbroufe....moi ceci, moi cela, mes armes extraordinaires, mon peuple gnagnagna !
L’Ukraine lui a remis les pendules à l’heure
Qu’il essaye de se frotter à l’OTAN, il verra sa douleur.
Même à l’époque des 80’s l’URSS surpuissante s’y serait cassé les dents.
le grand danger de son régime c’est de faire des plans à tres long terme par la propagande , en soutenant certains militants en occident, en noyautant....du pur soviétisme.
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Bonjour @juluch,
Votre lucidité fait plaisir à lire ! Vous avez raison : Poutine recycle les vieilles recettes soviétiques, mais avec plus d’agressivité et moins de subtilité. Son « sauvetage » des peuples, c’est de l’esbroufe, un show pour masquer corruption et répression. L’Ukraine a en effet montré les limites de son « invincibilité », et l’idée qu’il pourrait défier l’OTAN relève du délire. Quant à son influence en Afrique ou en Occident via la propagande et le noyautage, c’est du soviétisme rance, mais en moins malin. La Russie mérite mieux que ce mirage autoproclamé. -
@juluch
Qu’il essaye de se frotter à l’OTAN, il verra sa douleur
Vous êtes sérieux, là ?
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@juluch
’’L’Ukraine lui a remis les pendules à l’heure’’
si ce n’est que plus un seul expert n’escompte que l’Ukraine soit en capacité de récupérer par la force les territoires occupés. Non tant du fait de l’équipement, mais des capacités en combattants, on peut du reste être étonné que les russes aient tant de réserves qu’elle puisse effectuer de gigantesques manoeuvres militaires, l’interrogation est de savoir si, comme en 2022, ils seront ensuite engagés dans l’opération en Ukraine.Ce qui pourrait amener la Russie à interrompre l’opération, c’est que ses moyens sont arrivée en butée, et qu’il peut désormais lui sembler préférable de reprendre des relations commerciale fructueuses. il serait pour nous plus judicieux de pousser en ce sens pour arriver à la paix au profit de tous, car sinon les amerloques vont seuls rafler la mise.
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@mursili
Oh oui...largement.
déjà a l’époque dans les 80’s 90’s la capacité de l’OTAN en anti chars de toute sorte etait énormissime sans parler aviation , marine etc.
A présent depuis l’invasion de l’Ukraine il y a un réarmement de l’Alliance...et en qualité.
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@Eric F
Les meilleurs moyens ont été éliminé des le début du conflit....là on ne parle de T34 fabriqué à la chaine mais de matos moderne....
Comme vous dites, il arrivera à un moment ou ça va arriver en butée.
Il faut du temps pour réunir des moyens
Pour ma part faut arrêter ce conflit qui a tendance à déborder sur les frontieres de l’OTAN
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@Eric F
« si ce n’est que plus un seul expert n’escompte que l’Ukraine soit en capacité de récupérer par la force les territoires occupés. »Les ukrainiens n’ont que faire de vos « experts » à la noix. Vous considérez que les « experts » sont ceux qui sont d’accord avec vous. Vous devriez en être saturé des « experts » qui ont raconté que les USA ne pouvaient pas perdre la guerre au Vietnam et que la France ne pourrait jamais se séparer de l’Algérie. Je vous laisse trouver 20 autres cas analogues.
« Poutine a gagné la guerre », « L’Ukraine ne peut plus la gagner ». C’est le même discours depuis des années qui est tenu par les adversaires de l’Ukraine. Sans compter les prophètes qui ont dix fois déjà annoncé l’écrasement de l’armée ukrainienne. J’ai cité l’exemple d’Asselineau qui avait prévu en novembre 2024 la victoire écrasante de la Russie programmée pour janvier 2025. Il parlait de « l’effondrement rapide maintenant de l’armée ukrainienne », de « la situation militaire ukrainienne (qui) est en train de tourner à la débâcle » au moment où « Vladimir Poutine a réussi un triomphe planétaire diplomatique avec l’immense succès de la réunion des BRICS ».
Je vous rappelle aussi que tous vos « experts » prévoyaient depuis plus d’un an que la ville de Pokrovsk devait être reprise par les russes dans moins de deux semaines. On attend encore !
La vérité, c’est l’Ukraine tient. Elle a libéré dès 2022 une partie du territoire envahi. Depuis fin 2022, les troupes de Poutine n’ont progressé que de 1 % pendant que la victoire de l’armée russe a, dix fois au moins, été annoncée sur AgoraVox par des pauvres types qui osent encore ramener leur fraise. Les forces sont inégales ? Certes, mais elles l’ont toujours été quand les occupés, les colonisés ont engagé leurs luttes contre l’impérialisme et pour la libération nationale, de Cuba à l’Algérie, du Vietnam aux colonies portugaises… L’acteur politique doit-il simplement commenter du haut de son Olympe ou prendre parti et s’engager résolument contre l’oppresseur ?
Sur quoi vous fonder vous pour indiquer que l’Ukraine ne serait pas en capacité de récupérer par la force les territoires occupés ?
Voici une liste de 18 pays : Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie. Ce sont ceux qui ont ouvertement exprimé leur volonté et leur engagement à fournir une aide soutenue et continue à l’Ukraine. Êtes-vous certain avec vos « experts » que ce n’est pas suffisant.
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@Eric F
« si ce n’est que plus un seul expert n’escompte que l’Ukraine soit en capacité de récupérer par la force les territoires occupés »
Je viens de répondre à cette phrase et mon commentaire a été immédiatement censuré. Il est interdit sur AgoraVox de prouver que cette affirmation est sans fondement.
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@Jean Dugenêt
Miracle ! Il est là ! -
@Jean Dugenêt L’Ukraine tient, effectivement (mais de moins en moins), grâce au soutien massif des Occidentaux (pognon, munitions, chars, avions, batteries, missiles, réseau de communication, renseignement satellite pour positions, coordonnées de cibles et aide technique pour missiles, et vraisemblablement un centre de planification du conflit basé hors Ukraine, base de l’Otan dont on a changé l’étiquette) — excusez du peu ! Kiev fournissant les soldats tant bien que mal. Dit autrement, les Occidentaux luttent contre la Russie en faisant tuer des Ukrainiens — c’est pas glorieux, et on peine à comprendre pour quelle raison on soutient ceux qui ont détruit notre gazoduc plutôt que ceux qui nous vendaient le gaz ! On a peut-être pas le gaz à tous les étages !
Alors oui, la Russie semble avoir du mal, d’autant qu’elle essaie de limiter les dégâts collatéraux et de ne pas détruire Kiev, Odessa ou Kharkov, historiquement russes, ou appartenant à un passé commun. Certains Russes s’étonnent qu’ils n’aient pas détruit les ponts et voies de chemin de fer, cibles civiles mais voies d’acheminement de matériel occidental, et visées dans tous les conflits, comme Kiev a plusieurs fois attaqué le pont de Crimée, et trouvent Poutine trop mou dans ce conflit... -
@Krokodilo " Alors oui, la Russie semble avoir du mal, d’autant qu’elle essaie de limiter les dégâts collatéraux et de ne pas détruire Kiev, Odessa ou Kharkov, historiquement russes, ou appartenant à un passé commun. "
Quand le Russie pouvait encore faire voler ses avions au dessus de l’Ukraine et quand elle avait encore un stock de missiles elle n’a vraiment pas limité les dégâts en rasant Marioupol ou Bakhmout ! -
@Krokodilo
"L’Ukraine tient, effectivement (mais de moins en moins), grâce au soutien massif des Occidentaux (pognon, munitions, chars, avions, batteries, missiles, réseau de communication, renseignement satellite pour positions, coordonnées de cibles et aide technique pour missiles, et vraisemblablement un centre de planification du conflit basé hors Ukraine, base de l’Otan dont on a changé l’étiquette) — excusez du peu ! «
Diantre ! Vous devez être sacrément bien informé pour affirmer tout cela avec autant d’aplomb.
Et, en ce qui concerne la Russie, auriez-vous aussi quelques renseignements. On dit que l’armée russe aurait dû plier bagage depuis longtemps si elle n’avait pas eu les soldats coréens et le matériel iranien pour l’aider.
»Les Occidentaux luttent contre la Russie« .
Si l’expression »les occidentaux« désigne les peuples de culture européenne par opposition aux peuples »orientaux" alors la Russie en fait partie. L’Europe culturelle va de l’Atlantique à l’Oural et la Russie culturelle est entièrement à l’Ouest de l’Oural. La Russie fait partie de l’Europe. En ce sens, c’est un pays occidental.S’il s’agit d’une notion non pas culturelle, mais topologique, alors, il me paraît stupide de parler d’occident. La terre étant ronde, tous les pays sont à l’occident d’autres pays excepté l’Antartique et la calotte glaciaire du Nord (régions fort peu peuplées).
Bref ! Il faudrait être plus précis pour dire qui lutte contre la Russie. Pour l’instant, à ma connaissance, personne n’a vraiment tenté d’envahir la Russie. Par contre, Poutine a décidé d’envahi l’Ukraine et devant la résistance qu’il a rencontrée, il a fait appel à d’autres dictateurs pour le soutenir : ceux de Corée et d’Iran.
Actuellement, la résistance ukrainienne est soutenue par la coalition des volontaires. Aucune dictature ne soutient la résistance ukrainienne.
la Russie semble avoir du mal, d’autant qu’elle essaie de limiter les dégâts collatéraux et de ne pas détruire Kiev, Odessa ou Kharkov,"la Russie semble avoir du mal, d’autant qu’elle essaie de limiter les dégâts collatéraux et de ne pas détruire Kiev, Odessa ou Kharkov, historiquement russes, ou appartenant à un passé commun.«
Celle-là elle est bonne ! Je vous félicite ! Je ne la connaissez pas. Ce serait donc pour épargner ce qu’il considère comme étant russe qu’il a moins bombardé certaines villes que d’autres. Par contre, Grosny et Marioupol, ne méritaient pas sa bienveillance. Il les a rasées parce qu’elles n’étaient pas suffisamment russe.
En fait la seule différence entre cet assassin de masse et les ukrainiens c’est qu’il n’hésite aucunement à viser délibérément des civils : écoles, hopitaux... et il se fiche complètement de ce que pensent les civils.
J’ai beaucoup aimé aussi votre »de moins en moins". L’Ukraine tient de moins en moins dites-vous. Vous dîtes cela depuis trois ans. Vous avez le droit de prendre vos désirs pour des réalités.
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@juluch
Bon, admettons... Votre belle assurance me fait penser à celle de Paul Reynaud, ministre des Finances du gouvernement français qui affirmait fièrement le 10 septembre 1939 que « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ».
Je ne sais pas si Paul Reynaud envisageait déjà la participation des USA dans la guerre que l’Angleterre et la France venaient de déclarer à l’Allemagne mais en tout cas une chose est sûre, il ne prévoyait pas encore l’entrée en guerre de l’URSS contre le Troisième Reich.
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@mursili
Ont été les plus fort....par contre les chefs étoilés avaient une guerre de retard.
mais là ou on a bien résisté les allemands ont bien morflés
Mais on ne trouve pas ces faits dans les manuels scolaires.
Depuis bien de décennies sont passés et ont a retenus les leçons.....particulièrement les pays de l’EST qui ont intégrés l’OTAN.
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@Jean Dugenêt
Il ne s’agit pas de ’’mes’’ experts, mais les généraux de plateau télé qui jusqu’il y a peu continuaient à parler de renversement de situation. En fait, ils avouent que les états majors n’y avaient pas cru.La Russie n’a pas gagné par KO contrairement aux prévisions de ses inconditionnels, mais force est de constater qu’elle a conquis des territoires (comme l’avait fait l’URSS sur la Finlande en 39).
C’est une guerre classique entre pays voisins et non une guérilla coloniale au loin, rien à voir avec le Vietnam, Afghanistan ou Algérie. Et aussi/surtout, les régions occupées sont très majoritairement d’histoire, culture et langue russe, avec une forte proportion favorable au rattachement (il y a du reste des mouvements de population).
On envoie des armes, quitte à en acheter aux Yankees en creusant notre dette, puisque ceux-ci se retirent ; il y a équilibrage en terme d’équipements, la question du relayage des combattants devient prépondérante.Du reste la population ukrainienne est à 74% favorable à une paix rapide fut-ce au pris de concessions sondage Gallup aout 2025
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@Eric F
"Il ne s’agit pas de ’’mes’’ experts, mais les généraux de plateau télé qui jusqu’il y a peu continuaient à parler de renversement de situation. En fait, ils avouent que les états majors n’y avaient pas cru. «
Puisque maintenant ils vous font plaisirs, ils sont donc, à vos yeux, devenus des experts. Vous ne parlez jamais de ceux qui ne sont pas d’accord sauf pour faire part de votre mépris à leur égard.
»mais force est de constater qu’elle a conquis des territoires«
C’est faux ! L’armée russe a massivement reculé depuis sa première invasion. Ensuite, elle a réussi à reprendre du 1% au prix d’une telle quantité de pertes en hommes et en matériel que c’est une défaite pour elle. Elle en sort affaiblie.»les régions occupées sont très majoritairement d’histoire, culture et langue russe« .
C’est faux ! Vous reprenez à votre compte les salades de l’envahisseur. Mais, si c’était vrai, ce ne serait pas une raison.Si désormais n’importe quel tyran a le droit de dire : »cette région du monde appartient à mon pays par sa culture, alors, je me l’approprie par la force« ce serait un déchainement de guerre partout dans le monde. Les italiens auraient de bonnes raisons d’envoyer des chars d’assaut dans le comté de Nice et les Allemands auraient le droit de se lancer à la conquête de l’Alsace.
Il est grand temps de zigouiller cet abruti de Poutine qui se permet de déclencher ainsi une guerre pour se le seul plaisir de se pavaner en conquérant.
»Du reste la population ukrainienne est à 74% favorable à une paix rapide fut-ce au pris de concessions sondage Gallup aout 2025"
Vous dénichez toujours des experts. Aujourd’hui, vous avez trouvé un expert en sondage. Ce sont des comiques ! On en a vu des sondages. C’est à tel point que je propose ceci dans des règles de bonnes conduites pour un site web :
"Il ne faut jamais donner des chiffres sans dire précisément d’où ils sortent. L’énoncé de chiffres donne une apparence de rigueur souvent trompeuse. En particulier, la validité des statistiques est rarement démontrée et on a, par contre, les preuves que certaines statistiques sur des intentions de votes étaient fausses (référendum de 2005, premier tour des présidentielles en 2002). Les scores faramineux obtenus par un chef d’État à une élection ne prouvent pas que le peuple adhère à sa politique. Ils prouvent davantage que le régime politique est une dictature".
.Il est certain que tout le monde est favorable à une paix rapide !!! Tous les pires agresseurs le disent : « Si vous n’acceptez pas nos conditions, c’est donc vous les responsables de la guerre alors que nous on est pour une paix rapide ».
Trouvez-moi un Ukrainien d’accord pour dire : « les colons russes venus d’installer sur ces territoires peuvent y rester. Les Ukrainiens déportés, emprisonnés, on s’en fiche. Les enfants enlevés, c’est pareil. On est tolérant. On passe l’éponge. On leur laisse ce territoire. »
Vous voudriez nous faire croire, avec votre nouvel expert, que 74 % des ukrainiens seraient d’accord pour ça.
Vous rêvez ou alors, vous faites un sale boulot. Vous faites preuve d’une belle constance dans l’aveuglement pour ne voir que ce qui est favorable à Poutine.
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@Jean Dugenêt
Tout d’abord, j’ai fait le constat de des experts militaires qui tenaient jusqu’il y a peu des propos définitifs sur la victoire de l’Ukraine conviennent maintenant qu’elle est hors de portée, c’est bien leur prise en compte des réalités que j’évoquais ;Concernant les positions sur le terrain, il y a eu plusieurs étapes ; au début avec des troupes peu nombreuses qui ont facilement pénétré le pays non prépar, puis reconcentration des combats à l’Est, et escalade des forces engagées. Ce qui importe c’est la tendance depuis 2023, qui est une avance des forces russes, très lente certes, avec des périodes de piétinement, mais néanmoins continue. Les forces ukrainiennes ne craquent pas, c’est méritoire voire admirable vu le rapport de forces, mais des pertes équivalentes pèsent plus lourd pour le pays le moins peuplé, qui connait des difficultés de mobilisation. Faire durer dans ces condition est suicidaire à terme.
Vous niez la question de la diversité de population en Ukraine, or c’est ce qui a amené à des combats civils post Maïdan (par exemple à Odessa) et des mouvements séparatistes à l’Est, évidemment instrumentalisés par la Russie en retour de bâton de Maïdan instrumentalisé par les Yankees. Le gouvernement ultra nationaliste de Kiev a pris des mesures d’ukrainisation forcée brimant les populations russophones. Etonnez-vous qu’une partie d’entre elles soit favorable au rattachement à la Russie.
La Russie sait qu’elle n’a pas intérêt à intégrer des population qui lui sont hostiles, ce qui n’est pas soutenable dans la durée.J’ai cité un sondage Gallup sur la position des ukrainiens, c’est un institut reconnu, ce n’est pas le chiffre d’une agence d’état ou d’influenceurs autoproclamés. Il montre la courbe d’évolution de l’opinion ukrainienne depuis 2022 : au début très peu acceptaient quelque concession territoriale de ce soit, désormais près des 3/4 y sont favorables pour terminer la guerre.
Une négociation n’est pas céder sur tous les points, et elle doit aussi désamorcer les causes de tensions.
PS : évitez le travers des propagandistes professionnels de terminer les commentaires par des considérations déloyales envers les interlocuteurs de bonne composition, du reste cela déconsidère davantage l’auteur que le destinataire.
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@mursili
Il l’affronte en effet depuis plus de trois ans. Cela fait des morts des deux côtés. La douleur dont parle juluch est malheureusement partagée. M’enfin, y’en a qui veulent que ça dure, sous prétexte que « Poutine ne peut pas gagner ». Bref, par pure idéologie. Et pour qu’on comprenne bien pourquoi il ne peut (en fait ne doit, mais c’est tellement mieux en utilisant une expression anglo-saxonne) pas gagner, Macron a déclaré c’est un ogre. Bref, pas un homme, même pas un sous-homme. Le même discours que les dirigeants Israéliens sur les palestiniens. -
@Jean Dugenêt Vous chicanez sur les mots, mais il faut bien désigner les choses, et le terme d’Occidentaux désigne dans ce contexte les USA, la GB et l’UE+quelques alliés.
Cela dit, nous sommes effectivement culturellement plus proches de la Russie que des USA, aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux des gens gavés de culture US — dont je suis d’ailleurs. -
@Eric F
"Tout d’abord, j’ai fait le constat de des experts militaires qui tenaient jusqu’il y a peu des propos définitifs sur la victoire de l’Ukraine conviennent maintenant qu’elle est hors de portée, c’est bien leur prise en compte des réalités que j’évoquais«
Je parierais bien que les »experts militaires« dont vous parlez sont ceux qui prévoyaient au mois d’août 2024 que Pokrovsk serait prise par les russes dans quinze jours. Ils sont discrédités.
Pour ma part, je n’ai jamais entendu, il y a peu, un prétendu expert tenir des propos définitifs sur la victoire de l’Ukraine. Je vous prie de me donner le nom d’un de ces experts et de m’indiquer où je pourrais voir que de tels propos ont été tenus.
»Le gouvernement ultra nationaliste de Kiev a pris des mesures d’ukrainisation forcée brimant les populations russophones.«
C’est faux ! Tous les textes de lois sur les mesures linguistiques prises en Ukraine sont connus et accessibles sur le web. Je vous prie d’indiquer précisément quelles seraient les mesures d’ukrainisation forcée qui auraient été prises. C’est une calomnie et en plus c’est une idiotie. Aucun ukrainien n’est opposé à la pratique de la langue russe. Dans l’autre sens, la russification forcée fut une réalité.
Vous ajoutez : »Etonnez-vous qu’une partie d’entre elles soit favorable au rattachement à la Russie.«
Oui ! je serais étonné qu’il y ait plus de quelques centaines de vendus à la cause poutinienne.
»Vous niez la question de la diversité de population en Ukraine, or c’est ce qui a amené à des combats civils post Maïdan (par exemple à Odessa) et des mouvements séparatistes à l’Est «
Je ne nie rien du tout. Les textes de loi sont précis à ce sujet. La liste des langues parlées en Ukraine y figure. Il y a eu une intervention du groupe Wagner dans les prétendus mouvements séparatistes à l’Est.
»Maïdan instrumentalisé par les Yankees.«
C’est une invention des services de propagande russes reprise par les poutinolâtres. Comment voulez-vous que ce soit possible ? Un peuple ne se mobilise pas parce qu’il est manipulé. Cela n’existe que dans les idéologies d’extrême-droite. Etes-vous d’extrême-droite ?
»J’ai cité un sondage Gallup sur la position des ukrainiens, c’est un institut reconnu«
Tous les instituts de sondage sont connus et aucun n’est fiable. Nous savons comment ça marche. Le résultat du sondage est fait pour faire plaisir à celui qui paye le sondage. Et tous les instituts de sondage confirment que tous les dictateurs sont adulés par les populations qu’ils tiennent sous leur joug. Pour ma part, je ne prête aucune attention au sondage et je vois très bien dans quelles conditions sont choisis ceux qui me sont lancés au visage.
»PS : évitez le travers des propagandistes professionnels de terminer les commentaires par des considérations déloyales envers les interlocuteurs de bonne composition, du reste cela déconsidère davantage l’auteur que le destinataire."
Je ne suis pas idiot au point de ne pas voir que vous n’essayez nullement de peser les arguments. Vous choisissez vos sources. Vous ne faites pas une démonstration. Votre but est de convaincre que les ukrainiens doivent céder aux exigences de Poutine.
Il ne faut pas céder 1 mètre carré de terrain à un dictateur qui pense légitime d’employer la force pour prendre une partie du territoire de ses voisins faute d’avoir pu prendre le pays en entier.
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@Jean Dugenêt
« les prétendus mouvements séparatistes à l’Est »
Tu veux dire que Kiev a balancé des bombes pendant huit ans sur son propre peuple de l’Est alors qu’il n’était même pas séparatiste ? Par pure méchanceté ? Ou alors, dis-nous pourquoi ? -
@Doume65
"Tu veux dire que Kiev a balancé des bombes pendant huit ans sur son propre peuple de l’Est alors qu’il n’était même pas séparatiste ? Par pure méchanceté ? Ou alors, dis-nous pourquoi ?"Je veux dire que les russes du groupe Wagner sont venus dans l’Est de l’Ukraine se faire passer pour des séparatistes ukrainiens et attaquer les autorités ukrainiennes légitimes qui ont été obligées de se défendre.
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@Krokodilo
« Cela dit, nous sommes effectivement culturellement plus proches de la Russie que des USA »Je suis d’accord avec vous.
C’est vrai que les questions de vocabulaire ne sont pas essentielles, mais je trouve regrettable qu’on nous parle sans arrêt de « l’occident » comme étant un ennemi de la Russie. Il serait bon que chacun comprenne le sens des mots qu’il emploie.
La Russie n’est toute de même pas un pays oriental ! -
@Doume65
"« les prétendus mouvements séparatistes à l’Est »
Tu veux dire que Kiev a balancé des bombes pendant huit ans sur son propre peuple de l’Est alors qu’il n’était même pas séparatiste ? "Je veux dire que ceux qu’on appellera plus tard le groupe Wagner sont venus semer la zizanie durant 8 ans notamment en tuant des civils avec leurs bombes.
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@Eric F
« Du reste la population ukrainienne est à 74% favorable à une paix rapide fut-ce au pris de concessions sondage Gallup aout 2025 »Les sondages ne sont jamais fiables et ceux de Gallup sont particulièrement suspects. Voici ce que donne comme réponse Google à la question : les sondages Gallup sont-ils fiables ?
"L’analyste de sondages Nate Silver a constaté que les résultats de Gallup étaient les moins précis des 23 principaux instituts de sondage analysés par Silver, avec une moyenne d’erreurs la plus élevée, soit 7,2 points d’écart par rapport au résultat final."
On apprend que les sondages sont aussi nuls en Amérique qu’en France. Le vote pour Trump a été très sous-estimé. 24 heures avant les résultats, la majorité des projections donnait plus de 80 % de chance à Hillary Clinton de remporter l’élection présidentielle américaine.
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@Jean Dugenêt
Concernant les élections américaines de 2016, tous les instituts de sondage avaient fait la même erreur, liée à la complexité du système électoral, car Hillary avait quand même, de mémoire, 2 millions de voix de plus, mais il suffit parfois qu’un district bascule pour qu’un état bascule et le candidat emporte tout les sièges.
Idem en France aux législatives de 2024, l’effet ’’barrage’’ a été prépondérant et son ampleur avait été sous estimée, les modèles usuels sur le nombre de voix n’ont pas fonctionné.Revenons au sondage Gallup concernant l’opinion ukrainienne sur la poursuite du conflit, la méthode appliquée par cet institut est la même depuis 2022, et par ailleurs il n’y a pas de subtilité de mode de scrutin qui jouent, or ce que montre le graphique, c’est une inversion progressive entre la ’’poursuite à tout prix’’ et la ’’négociation avec compromis’’. Au début du conflit, 75% de la population était favorable au combat jusqu’à la victoire, mais la perspective s’est éloignée, le croisement de courbe a eu lieu après l’échec de la tentative de contre offensive vers Mélitopol. Mettez même une incertitude de 10%, la tendance lourde demeure concernant la majorité désormais pour une paix de compromis.
A ce stade, c’est plutôt Poutine qui ’’fait durer’’ car il se considère encore en position de force, même si l’avancée déjà lente s’essouffle. Trump a changé de pied à un point où ça devient ubuesque, on commence à le connaitre, le but est de faire pression, et ce coup ci c’est sur Poutine, mais aussi sur les européens ...pour qu’ils lui achètent des armes.
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rectif : ’’le candidat emporte tous les ’’grands électeurs’’’’, non pas ’’tous les sièges’’.
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@Eric F
« Revenons au sondage Gallup concernant l’opinion ukrainienne sur la poursuite du conflit »Je propose de ne jamais parler des sondages. Nous savons que ça n’a aucune valeur puisque les faits maintes fois contredisent les prédictions des sondages.
Mais le pire travers des sondages consiste à poser des questions ambigües pour obtenir les réponses voulues. Nous sommes typiquement dans ce cas avec ce sondage qui dit que 74 % des ukrainiens veulent la paix. On peut même dire que 100 % veulent la paix. Mais le sondage précise que les ukrainiens seraient prêts pour cela à accepter de faire des concessions.
Voilà la belle ambiguïté. Toute la question est de savoir de quelles conditions il s’agit. Je prends un exemple que vous m’avez vous-même inspiré.
La concession étant que désormais des publications pourront être faites en langue russe sur tout le territoire ukrainien sans qu’il y ait l’obligation d’imprimer aussi une version en Ukrainien.
En contrepartie de cette concession, la paix est signée c’est-à-dire :
— l’armée russe rentre chez elle.
— tous les colons russes installés après 2014 rentrent chez eux.
— les enfants sont rendus à leur famille.
— les ukrainiens déportés ou emprisonnés rentrent chez eux.Si c’est cela qu’il faut comprendre, je suis surpris qu’il n’y ait que 74 % d’ukrainiens favorables.
Ne trouvez-vous pas que nous avons trop parlé de sondages ?
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@Jean Dugenêt
Si vous ne tenez pas compte des enquètes d’opinion, comment pouvez vous affirmer que la position générale des Ukrainiens est telle ou telle ?Déjà peu avant Maïdan, l’institut de Kiev avait posé la question de la position sur le rattachement à la Russie, c’était minoritaire mais quand même une proportion significative dans l’Est (26%) et plus encore en Crimée (41%). Vu le renversement du gouvernement pro-russe, l’arrivée d’un pouvoir ukrainiste et pro-occidental, les émeutes anti-maïdan et leur répression, la tendance s’est inéluctablement amplifiée
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@Eric F
"Si vous ne tenez pas compte des enquètes d’opinion, comment pouvez vous affirmer que la position générale des Ukrainiens est telle ou telle ? "Je me permets seulement de faire quelques remarques évidentes sur ce sujet, du style : les ukrainiens préfèrent gagner la guerre que la perde. Sinon j’essaie le plus possible de m’en tenir aux faits. Il m’arrive aussi de dire ce que je pense, mais je ne projette pas mes opinions sur celles d’un peuple. Bref ! Je n’affirme rien sur la position générale des ukrainiens.
En plus, je ne fais jamais de pronostic sur l’avenir. Je ne joue pas au prophète. Je peux seulement prédire des alternatives comme : socialisme ou barbarie, gagner ou perdre…
Je cherche la vérité. Je ne vais donc pas m’égarer dans ce qui conduit inévitablement à des erreurs.
Par contre, je passe malheureusement beaucoup de temps à montrer que ceux qui font une quantité d’affirmations péremptoires sans aucune preuve sont dans l’erreur. C’est le cas pour tous les prophètes.
De ce fait, je ne vais pas faire de remarques sur la suite de votre commentaire.
Je ne tiens pas compte des enquêtes d’opinion. Elles ne sont pas faites pour informer. Elles sont faites pour influencer. Quand quelqu’un paie un sondage, il veut que le résultat lui convienne.
Je constate que vous essayez à tout prix de montrer :
- que les ukrainiens ne sont pas un peuple homogène,
- qu’ils se déchirent entre eux,
- que beaucoup sont prorusses,
- que beaucoup d’autres sont mitigés,
- que nombre d’entre eux sont prêts à donner satisfaction à Poutine.
Je constate que vous affirmez être neutre et objectif.
J’ai très bien compris.
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@Jean Dugenêt
Effectivement, je mentionne que le peuple ukrainien n’est pas monolithique, et vous récusez les sondages y compris de l’institut de Kiev qui le montrent, vous avez une conception idéalisée certainement séduisante, c’est celle aussi de nos média, mais le vrai monde est plus complexe.La question n’est pas de « donner satisfaction à Poutine » mais de chercher la sortie de conflit en tenant compte des réalités de terrain. J’ai souligné par ailleurs la question de l’essoufflement de la lente avancée russe, je n’ai jamais dit qu’il n’ont pas de difficulté, et moins encore qu’ils ont eu raison d’attaquer le territoire ukrainien -mais qu’il a été malencontreux d’en procurer des prétextes-
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@Eric F
"La question n’est pas de « donner satisfaction à Poutine » mais de chercher la sortie de conflit en tenant compte des réalités de terrain."
La solution que je vois pour la sortie de conflit est du même type que celles que j’ai vues jadis pour les sorties de conflits au Vietnam, en Algérie...
C’est la seule solution qui est de mon avis envisageable quand un pays est envahi par une puissance impérialiste qui a l’intention de s’imposer comme un colonisateur.
Les travailleurs et les jeunes qui sont confrontés à des occupations militaires crient toujours le même slogan que ce soit en français, en russe ou en anglais :
Rentrez chez vous ! Damoï ! Go home !
Le seul combat juste pour une sortie juste est celui-là. Que les russes rentrent chez eux ! Qu’ils quittent tous les territoires qu’ils sont venus occuper et qu’ils fassent la même chose en Géorgie.
« il a été malencontreux d’en procurer des prétextes »
Personne n’a donné de prétextes à Poutine. Il en a inventé. Quoiqu’aient pu faire les ukrainiens, il aurait inventé des prétextes à partir du moment où les ukrainiens refusaient d’être gouvernés par un de ses larbins.
Voir mon article en modération à propos des prétextes inventés par Poutine.
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Article qui vient à point pour alimenter... la poutinophobie ET la russophobie ambiantes ! Pile au moment où nos médias rivalisent de bellicisme en le justifiant par une incursion de drones qui a tout l’air d’une provocation de Kiev — régime qui, rappelons-le quand même, essaie depuis trois ans d’internationaliser le conflit en réclamant une exclusion aérienne par l’Otan... à très haut risque de conflit direct entre deux puissances nucléaires — du jamais-vu !
Nous commerçons et sommes amis avec un tas d’autocrates, de monarchies douteuses, de théocraties fanatiques, de dictatures déguisées, sans manifester autant de virulence contre leurs dirigeants, même ceux qui nous agressent et nous font du chantage, comme les USA.
Car rappelons-le sans cesse, au-delà du brouillard de la propagande sur la menace russe, l’UE n’a pas seulement été menacée, elle a subi une attaque terroriste de niveau militaire : la destruction du gazoduc Nord Stream II... et nous donnons des milliards à leurs auteurs...
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@Krokodilo
qui a tout l’air d’une provocation de KievPas sûr, mais ce qui est sûr vu la situation actuelle est que les actions sous faux drapeau vont se multiplier.
Ces actions sollicitent beaucoup l’imagination et l’inventivité de leurs auteurs. Ce sera amusant à observer, ainsi que l’hystérie de nos médias qui vont jouer à fond dans le sens du pire.
Mais les grands Etats ne sont pas dupes (sauf ceux qui cherchent à faire monter la mayonnaise comme la Pologne et les Baltes), ce qui diminue quand même leur dangerosité. Je me souviens que nos services secrets ne croyaient pas un mot des histoires américaines à dormir debout sous Saddam.et nous donnons des milliards à leurs auteurs...
Un de plus ou un de moins, vu notre état, c’est même pas l’épaisseur du trait. Pour ce qui est de l’orgueil, c’est plus que l’épaisseur du trait : on se prend des coups de pied dans les fesses en disant merci.
NB : halte à la censure abusive des commentaires de Fanny sur Avox
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@Fanny Selon Jacques Baud, les états-majors et les plus malins des Polonais et des Roumains savent que c’est du théâtre, sauf peut-être pour leur président russophobe, et les Baltes qui sont capables de s’intoxiquer par leur propre paranoïa. Mais faire du cinéma aux frontières augmente néanmoins le risque d’incident plus grave, ou que Macron ait réellement envie de tenter une min-exclusion aérienne...
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f@Krokodilo=
Article qui vient à point pour alimenter... la poutinophobie ET la russophobie ambiantes ! Pile au moment où nos médias rivalisent de bellicisme en le justifiant par une incursion de drones qui a tout l’air d’une provocation de Kiev — régime qui, rappelons-le quand même, essaie depuis trois ans d’internationaliser le conflit en réclamant une exclusion aérienne par l’Otan... à très haut risque de conflit direct entre deux puissances nucléaires — du jamais-vu !
Nous commerçons et sommes amis avec un tas d’autocrates, de monarchies douteuses, de théocraties fanatiques, de dictatures déguisées, sans manifester autant de virulence contre leurs dirigeants, même ceux qui nous agressent et nous font du chantage, comme les USA.
Car rappelons-le sans cesse, au-delà du brouillard de la propagande sur la menace russe, l’UE n’a pas seulement été menacée, elle a subi une attaque terroriste de niveau militaire : la destruction du gazoduc Nord Stream II... et nous donnons des milliards à leurs auteurs...=
Voilà un bon commentaire égaré dans le brouillard d’une propagande parfaitement inefficace. De plus, voilà un auteur parfaitement inefficace pour soutenir l’invasion russe de l’Ukraine. Un allié ou soutien comme le caïman sans dents de services, peu utile pour le camp qu’il prétend soutenir.
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@DACH C’est gentil de remettre la totalité de mon commentaire : vous êtes payé par le GRU ?
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Premièrement :
Poutine n’a pas besoin de truquer les élections. L’institut Gallup, qui est américain et donc peu suspect de biais poutinôlatre, qui mène des études dans le monde entier, donne des résultats de sondages qui collent très bien aux résultats des élections russes.
Et ça s’explique : les Russes vivent bien, mieux qu’ils n’ont jamais vécu au cours de leur histoire tragique. Et beaucoup, beaucoup mieux qu’ils vivaient lorsque Poutine est arrivé au pouvoir, quand ils étaient dans une dèche terrible, à la limite de la disette. Et la dèche venait des excellents conseils des occidentaux qui ont dit au gouvernement de Boris Eltsine quoi faire... avec les résultats que l’on a pu constater.
Les scores minables des politiciens russes pro-occident s’expliquent donc très bien aussi. Et ces politiciens pro-occident inclus Navalny, qui faisait 0% dans les campagnes et 3 ou 4% dans les grandes villes, où l’on trouve 3 ou 4% de jeunes débiles qui espèrent devenir des oligarques si on recommence à piller les biens de l’État comme au bon vieux tend d’Eltsine. Sans compter qu’il était un escroc notoire (demandez à Yves Rocher) et effectivement un extrémiste raciste qui ferait passer Jordan Bardella pour un dangereux gauchiste. Mais bon, l’Occident l’avait choisit principal opposant à Poutine. Et Gallup lui donnait bien ses 2%...
Feu Navalny principal opposant à Poutine de son vivant... Et mon fondement sur la commode ? Il y a bien une opposition à Poutine qui fait des scores électoraux honorables, mais cette opposition n’est pas pro-occidentale. Donc, pour les médias occidentaux, elle n’existe pas. Le parti Communiste de la Fédération de Russie par exemple... Un parti communiste ! Jésus, Marie, Joseph ! Les médias occidentaux ne vont quand même pas en parler !
Deuxièmement :
On pourrait penser que les Russes se font laver le cerveau par une propagande omniprésente.
Problème : En Russie, il n’y a pas de censure d’internet, et les journaux occidentaux ainsi que pas mal de journaux d’opposition pro occidentaux sont en vente libre (même si ces derniers se vendent très mal). Et vous devriez penser que les Russes apprennent les langues étrangères. Pas le moldo-valaque ou autres langues turco mongoles absconses, mais le Français, l’Anglais, l’Allemand, etc. C’est à dire que la plupart des Russes qui ont fait des études secondaires sont capable de lire la presse occidentale. L’inverse n’est pas vrai : très peu d’occidentaux savent lire le Russe.
Et ça veut dire que les occidentaux ne savent de la Russie que ce qu’on leur en dit ; tandis que beaucoup de Russes peuvent lire directement la presse occidentale. Difficile de mener une propagande efficace pour le Kremlin dans ces conditions... Mais très facile en occident, en ce qui concerne la Russie, pour les néoconservateurs...
Et donc l’Occident ne fait pas envi en Russie... Mais alors pas du tout. Notre monstrueuse hypocrisie de donneur de leçon néocoloniaux dégoute le monde entier, pas seulement les Russes. Nous condamnons au nom des « droits de l’homme » (auxquels j’adhère complètement, ne vous méprenez pas) instrumentalisés et à géométrie variables, qui ne s’appliquent qu’aux pays qui ne nous vendent pas de matières premières à vil prix ou qui ne font pas tout ce qu’on leur dit de faire, quel que soit l’application des principes des libertés publiques dans lesdits pays. Et ça ne passe pas du tout inaperçu, en Russie comme ailleurs. Nos guerres à répétitions justifiés par des prétextes fallacieux non plus. J’en passe et de meilleurs.
D’ailleurs, le gouvernement russe justifie son intervention en Ukraine par toute une palanquée de jurisprudences du droit international que nous avons établie nous même, nous autres occidentaux, quand ça nous arrangeait : responsabilité de protéger, droit des peuples à l’autodétermination, droit des peuples à disposer d’eux même, etc. Et je suis de ceux qui pensent qu’il est objectivement difficile de lui donner tort : la gentille démocratie ukrainienne qui a interdit tous les partis d’oppositions avant de lancer son armée sur sa principale minorité ethnique coche objectivement toutes les cases...
Troisièmement :
Un monarchiste qui s’inquiète des libertés publiques en Russie... Comment dire...
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@Dudule
Un parti communiste ! Jésus, Marie, Joseph ! Les médias occidentaux ne vont quand même pas en parler !
(Rire)
Merci pour votre excellent commentaire. -
@Dudule
Quel feu d’artifice de sophismes !Premièrement, vos sondages Gallup et votre Russie « qui vit bien » ? Un conte charmant ! La Russie stagne, son économie dépend du pétrole et les jeunes fuient. Eltsine était un désastre, d’accord, mais Poutine n’est pas un sauveur : il a juste remplacé le chaos par un autoritarisme clinquant. Navalny, un escroc raciste à 2 % ? Vos caricatures sentent la propagande du Kremlin. L’opposition communiste existe, mais Poutine l’étouffe comme le reste, élections truquées ou pas.Deuxièmement, pas de censure d’internet en Russie ? Dites ça à Roskomnadzor, qui bloque sites et VPN à tour de bras. Les Russes lisent l’Occident, mais la peur et la désinformation pèsent lourd. Votre « hypocrisie néocoloniale » est un cliché commode pour excuser un régime qui bombarde des civils en Ukraine tout en criant au « droit international ». La « gentille démocratie ukrainienne » interdit des partis prorusses en temps de guerre ? Choquant, mais c’est Poutine qui a lancé l’invasion, pas Zelensky.Troisièmement, mon monarchisme vous amuse ? Mes convictions n’empêchent pas de voir clair : Poutine n’est pas la Russie, et son peuple mérite mieux qu’un autocrate. Votre géopolitique de bistrot ne change rien aux faits. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
un escroc raciste à 2 % ? Vos caricatures sentent la propagande du Kremlin.
Que voulez-vous qu’on réponde à quelque chose comme cela ? Honnêtement ? -
@Dudule Je plussoie et confirme tout votre commentaire. Du temps où j’étais pro-UE, j’avais proposé que nous étudiions au primaire l’alphabet cyrillique et quelques notions générales sur les idéogrammes et les kanjis, ainsi que la prononciation de quelques phonèmes polonais (afin d’au moins bien prononcer les noms des personnalités sportives ou politiques) — une sorte d’initiation à la diversité linguistique européenne, rien de poussé, mais « of course », la réforme du primaire a imposé l’anglais (de fait sinon de droit). Effectivement, les Russes apprennent aussi notre alphabet.
J’ajoute que l’ukrainien n’est pas interdit en Russie et peut être enseigné. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« régime qui bombarde des civils en Ukraine »
Ce sujet mériterait tout un article. C’est une guerre donc des civils meurent, mais rien de comparable à la destruction de Dresde en une nuit, ou des USA faisant tapis de bombes en Irak. Ce conflit est contenu par un accord tacite : pas de missiles longue portée ou très peu au coup par coup et sur cibles autorisées par les USA.
D’autre part, Kiev a fortifié de nombreuses villes du Donbass : rien à voir avec la 2GM ou l’Irak : aucune bataille majeure en rase campagne, mais beaucoup de combats urbains et de cibles urbaines (usines, centres d’entrainement, PC, etc. donc vicitmes collatérales et victimes des contre-mesures ukrainiennes qui retombent... On pourrait même dire que le régime de Kiev utilise sa population comme des boucliers humains, ,surtout ceux du Donbass que les ultras considèrent comme des « Moskals »... Pour la même raison, Kiev est assez fou pour bombarder une centrale nucléaire. Et le régime de Kiev a l’antériorité en ce qui concerne les cibles civiles : Donetsk c’est sûr, souvent, des enfants du Donbass à la plage, c’est sûr (avant 2022), et après 2022 la gare de Kramatorsk possible, entre autres. Les médias type LCI se contentent de rapporter les déclarations de Kiev et des images des immeubles touchés, mais leurs reporters n’ont de toute façon ni la volonté ni l’autorisation d’enquêter sur la cible militaire visée — sauf la fois où le grand centre de formation militaire a été détruit, dont probablement des instructeurs occidentaux.
« La « gentille démocratie ukrainienne » interdit des partis prorusses en temps de guerre ? »
Pas seulement : c’est une véritable éradication de toute trace de culture russe ou russophone, sous-tendue par une haine obsessionnelle qui n’existe pas côté russe. Il semble que certaines boulangeries aient proposé des pâtisseries en formes d’enfants russes... et autres facéties d’un goût douteux. Le méchant Pouchkine ( les poètes sont dangereux) a vu sa statue abattue, de nombreuses rues ont été rebaptisées, le russe est interdit partout (une fonctionnaire a même été nommée pour contrôler cela) : Orwell et Farenheit 451, c’est l’Ukraine, pas tous les Ukrainiens, mais le régime de Kiev et les Bandéristes de Lvov/Lviv. Ils ont même rebaptisé des rues de leurs propres héros ukrainiens de la 2GM au motif qu’ils avaient combattu dans l’armée rouge ! (une infirmière)
Sans oublier que le mandat de Zélensky est terminé depuis des mois. -
@Thot
Honnêtement, je trouve votre indignation un peu théâtrale.Les faits parlent : condamné pour fraude dans l’affaire Yves Rocher (2014) et connu pour des propos nationalistes dans les années 2000, Navalny n’était pas un saint. Mais un « escroc raciste à 2 % » ? C’est du Kremlin tout craché, qui salit ses opposants pour les discréditer. Cela dit, Navalny a mobilisé des milliers de Russes contre un régime corrompu. Si vous préférez fermer les yeux sur Poutine pour chipoter sur Navalny, libre à vous, mais les caricatures ne viennent pas de moi. Regardez plutôt du côté de Moscou. -
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Honnêtement, je trouve votre indignation un peu théâtrale.
Vous dîtes que « russophobe est la carte joker des poutinolâtre », mais là, vous avez utilisé la carte joker des poutinophobe (avec petites tendances russophobes sur les bords) « c’est la propagande du Kremlin ».
Dire qu’il est raciste est peut-être excessif, mais dire qu’il a eu des propos ignoblement raciste, c’est un fait vérifiable. Rien à voir avec une hypothétique « propagande du Kremlin » et ça ferme la discussion. C’est dommage. -
@Dudule
Merci pour ce commentaire pertinent dont l’argumentaire est on ne peut plus raccord avec ce que l’on peut constater. -
@Krokodilo=...J’ajoute que l’ukrainien n’est pas interdit en Russie et peut être enseigné. ...=
Vous pouvez vous renseigner sur les Russes poursuivis, puis arrêtés pour avoir communiqué en Ukrainien.
VVP et ses soutiens ont écrit et affirmé à plusieurs reprises ! "L’Ukraine est une erreur de l’Histoire. L’Ukraine n’existe pas. La Russie n’a pas de frontières.’’
Si vous n’avez pas encore compris, cela veut dire que vous souhaitez la disparition des Ukrainiens, qui est le projet de VVP, en attendant plus à l’ouest. -
@Thot
Quoi, quoi, il a juste dit dans une vidé que les Tchétchènes étaient des cafards à exterminer. Un truc d’artiste, quoi, rien à voir avec du racisme. Sinon, on va où, là ?
Irais-tu jusqu’à prétendre que le Roi du Chocolat Porochenko et accessoirement Président de l’Ukraine était raciste lorsqu’il claironnait que les enfants du Donbass pouvaient bien vivre dans des caves, puisque leurs parents ne savaient rien faire ?
Heureusement, Giuseppe ne te laissera pas faire. -
@Dudule
« L’institut Gallup, qui est américain et donc peu suspect de biais poutinôlatre »AgoraVox, qui est français, ne serait-il pas suspect d’être un nid de poutinolâtres ?
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@chantecler
« malgré votre insistance et vos mensonges »Diffamation et calomnie.
Il m’accuse d’avoir écrit des mensonges, mais il n’en cite aucun.
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