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Accueil du site > Tribune Libre > Premier... il sera le dernier

Premier... il sera le dernier

        Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..." 

 Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

Auteur-compositeur d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale - sa carrière anglo-saxonne n'ayant rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

 

        Jeune adulte au physique ingrat et au timbre de voix impossible - voix qui refusera longtemps de se laisser dompter -, attendant son heure avec patience et travail car la nature n'en fait qu'à sa tête, le petit Aznavourian, sur les planches dès l'âge de 9 ans, mettra près de 40 ans à devenir le grand Aznavour, proche de la cinquantaine, prêt, fin prêt, au diapason d'une présence et physique et vocale maintenant irrésistible : enfin !    

Dans une carrière menée tambour battant, en expert, jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue anglaise de ses chansons), les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

 Artiste composite, artiste de la synthèse, sans aucun doute la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, la figure malingre d'une Edith Piaf que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

Du swing des années 40 aux musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour - paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée -, en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, d'une ambition colossale qui ne connaîtra jamais de repos faute d'assouvissement - plus, toujours plus de succès, de notoriété, de célébrité sur tous les continents -, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs de son époque (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour" c’est un cocktail savamment dosé :

 

- Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

- Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

- Une voix, un souffle et un phrasé hors norme... une technique vocale plus proche d'une tradition propre à la musique classique (lied et opéra) que de la chanson dite de variété...

- Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience : être entendu et convaincre...

- Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments...

- Une structure mélodique à la fois savante (classique) et populaire (traditionnelle), métissée à grand renfort d'appoggiatura, de turns, de mordants et autres ornements musicaux que l'on peut aisément retrouver dans tous les chants traditionnels, toutes civilisations confondues, de l'Irlande à l'Asie, en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen-orient...

- Une structure harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale, d’une efficacité redoutable entièrement dévouée au texte...

 

 ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

 

 

  "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

 

          Lucide (il savait reconnaître ceci : "Je ne suis pas un poète... disons que les textes de mes chansons ont parfois des tournures poétiques"), éternel challenger pour lequel il n'y a pas de réussite dans la durée sans la pratique d'une ascèse quotidienne, sans relâche, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, lutteur acharné, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier, plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art - car il n'y a pas d'art mineur mais seulement des artistes mineurs -, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

 Premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, il aura accompagné jusqu'à leur dernière demeure plus de deux générations de chanteurs : de Piaf à Bécaud en passant par Claude François et Michel Delpech, Brel et Brassens, et plus récemment Johnny Halliday ; à l'international : Franck Sinatra et Sammy Davis, jr. D'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des Capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan.

 

       Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

 
                    

 

 

1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique. 

____________________________

 

Aznavour à travers le monde

 

____________________________________________

Une version de "Comme ils disent" 
 

 Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

 

Ray Charles... La Mamma


Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour" (à noter : thématique en anglais sans rapport avec l'original ; thématique bien plus intéressante dans la version de Nina Simone)

 
Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

 


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58 réactions à cet article    


  • Abou Antoun Abou Antoun 3 octobre 13:27
    Voilà un article bien écrit. L’enthousiasme n’est pas feint, il s’agit bien d’un vibrant hommage à l’artiste disparu.
    Je reconnais globalement le talent d’Aznavour, mais je voudrais apporter un petit bémol concernant les sources d’inspiration des textes.
    Comme j’ai dit dans une autre conversation consacrée au même sujet, je trouve que la nostalgie a une trop grande place dans l’œuvre. On pourrait même dire en élargissant un peu le concept de nostalgie qu’il s’agit d’une source unique.
    Mais c’est du travail bien fait et le public accroche.
    Je suis de ceux qui ne mettent pas Aznavour sur un pied d’égalité avec Brassens, Brel, et même Guy Béart. Si je reconnais que c’est un grand, pour moi il n’est pas des plus grands.
    En tant qu’interprète, pour ce qui concerne le jeu de scène, il est excellent (il a commencé par le théâtre), mais tout est travaillé au millimètre près et immuable pendant des décennies. C’est sûr qu’il en fait plus que Brassens qui est minimaliste mais moins que Brel qui, mouillant la chemise, vit ses chansons sur la scène et qui est plus crédible du point de vue des émotions.
    Enfin il aura une place méritée dans l’histoire de la chanson française, sans plus.

    • Fergus Fergus 3 octobre 14:21

      Bonjour, Abou Antoun

      « Je suis de ceux qui ne mettent pas Aznavour sur un pied d’égalité avec Brassens, Brel, et même Guy Béart. Si je reconnais que c’est un grand, pour moi il n’est pas des plus grands. »

      Même avis, en ajoutant Ferrat aux trio nommé !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 14:36

      @Fergus

      La mémoire et la mer ...Leo ...et plein d’autres.


    • Aristide Aristide 3 octobre 14:36

      @Fergus

      Ferrat !!! Allons Brassens et Brel et bien sur peut être encore plus haut Trénet suffisent dans mon panthéon. Une petite place particulière pour Reggiani qui comme Charles a mené une belle carrière d’acteur.

      Les Béart, Aznavour, Bécaud, Ferrat, Ferré, Gainsbourg, ... méritent une place mais tout de même, mais c’est tout personnel .... 


    • rogal 3 octobre 15:20

      @Abou Antoun
      Jugement pondéré et partagé.


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 17:45

      @Fergus


      Aznavour c’est le music-hall tel que des salles comme l’Alhambra ou l’Olympia l’ont porté ( il ne rentre même pas dans la catégorie « variété »... Les textes d’Aznavour n’ont rien à envier à quiconque sinon à Ferré et à Nougaro tout en gardant à l’esprit que ces deux artistes ne faisaient pas le même métier ; Ferré demeure le seul véritable poète de la chanson ... ICI pour une analyse de l’oeuvre : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-leo-ferre-est-sans-egal-ni-195086

      Brassens est un chansonnier ; c’est la tradition du « caveau de la huchette » ou du « lapin agile » ...

    • Abou Antoun Abou Antoun 3 octobre 19:00

      @Serge ULESKI

      Brassens est un chansonnier ; c’est la tradition du « caveau de la huchette » ou du « lapin agile » ...
      Non, Brassens est un vrai poète. Brassens ne s’est jamais intéressé à l’actualité, ni à la politique. Brassens est hors du temps.
      Dans le style Aznavourien je ne vois guère que le ’Boulevard du temps qui passe’, mais c’est beaucoup plus profond que ’La Bohème’ (qui est une très belle chanson).

    • Cateaufoncel3 3 octobre 19:06

      @Abou Antoun

       1954 : Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson, Le Parapluie.

       Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros pour le coffret Dix ans de Brassens.

       1967 : le Grand Prix de poésie lui est décerné pour l’ensemble de son œuvre, par l’Académie française, le 8 juin.

       1974 : la Monnaie de Paris la monnaie demfrappe une médaille à son effigie.

       1975 : Grand Prix de la ville de Paris.


    • Abou Antoun Abou Antoun 3 octobre 19:12

      @Cateaufoncel3

      Merci pour ces précisions.
      Brassens est donc un poète reconnu.

    • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 19:33

      @Abou Antoun


      « Léo Ferré aura été le seul poète, authentiquement poète, sans rival excepté chez les plus grands (Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Aragon, Césaire, Char), que la chanson, le music-hall, la scène et une production discographique d’une richesse sans égale, aient jamais porté jusqu’à tous les sommets. »

      Ne pas oublier Nougaro qui a « travaillé » la langue française aussi.

      Il est bien question d’être capable de se mesurer à Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Aragon, Césaire, René Char et pas à Claude François.. ou Delpech... 

      Pour Brassens, vous pouvez vous reporter au billet suivant : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/georges-brassens-ou-la-mort-lente-199061


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 19:34

      @Serge ULESKI


      Nougaro a « travaillé » la langue française principalement sur ses sonorités. 

    • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 19:40

      @Cateaufoncel3


      Brassens appartient à la tradition des chansonniers ironistes...et puis c’est pas la rime qui fait la poésie... c’est la langue.... 

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 19:53

      @Serge ULESKI

      Pas de mal non plus a aller chez Thiefaine ...


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 octobre 10:08

      @Cateaufoncel3



      Beaucoup moins cabotin finalement qu’il ne l’a chanté dans un répertoire de près de 1400 chansons aux textes dépourvus d’amertume et d’aigreur..., lucide, Aznavour savait reconnaître ceci : « Je ne suis pas un poète... disons que les textes de mes chansons ont parfois des tournures poétiques ») ; et déplorer cela : qu’en France, et contrairement à un Brassens et à un Charles Trenet, l’on n’ait vu en lui qu’un artiste de variété, même si ... le plus grand d’entre eux ; en effet, toutes les académies ignoreront (d’autres préféreront le verbe « snober ») la qualité de son écriture et son apport.

    • Cateaufoncel3 6 octobre 14:53

      @Serge ULESKI

      Note : J’ai pour habitude de répondre aux messages que l’on m’adresse dès lors qu’il ne s’agit pas  du trollage de débiles profonds. Ce qu’il s’est produit avec vous, c’est que je n’avais pas vu que vous vous étiez adressiez à moi, le 3 octobre. Je tenais à la préciser.

      A propos de Charles Aznavour, je dois avouer que je ne l’ai jamais apprécié. Je l’ai découvert bien après ses premiers succès. La Mamma m’a profondément déplu en raison de son caractère morbide, puis  Comme ils disent, en raison de son caractère sordide. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que peut être la vie sexuelle d’un type coincé dans un très vieil appartement entre « maman » et quatre animaux domestiques, dont deux Titi et un Rrrrominet

      A la réflexion, de mon point de vue, il n’y a guère que Les deux guitares, qui évitent naufrage intégral, tout en sacrifiant à la lancinante veine pleurnicharde qui est le fil rouge de soixante-douze ans de carrière.

      Ma seule excuse, c’est que je suis dans le « Ca s’commande pas »


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 13:33

      La nostalgie n’est plus ce qu’elle était... Pas oublier Leo ...


      • alinea alinea 3 octobre 13:56
        Il est, sauf si je me trompe, le dernier à partir des voix ancrées dans la mémoire de nos oreilles, de Bécaud à Ferrat, de Brassens à Brel, de Nougaro à Barbara, de Béart à Ferré, un paysage d’enfance et d’adolescence à jamais ancré en nous.
        Je comprends mieux pourquoi Aznavour m’a toujours paru vieux, on ne l’a pas connu jeune !
        Merci pour ce texte qui m’a appris des choses.

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 14:04

          @alinea

          Faut faire un hommage en traversant Paris , avec en accompagnement non les Harley de Jauni mais des solex et des bleues .


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 14:09

          Bizarre...on a jauni qui s’efface avant sépia... Changements climatiques...


        • Cateaufoncel3 3 octobre 14:37

          @alinea


          Et Trenet ? C’est par homophobie ?

          C’est sûr que « Douce France » aujourd’hui, c’est carrément une incitation à voter RN

          Douce France
          Cher pays de mon enfance
          Bercée de tendre insouciance
          Je t’ai gardée dans mon coeur !
          Mon village au clocher aux maisons sages
          Où les enfants de mon âge
          Ont partagé mon bonheur
          Oui, je t’aime
          Et je te donn’ ce poème
          Oui, je t’aime

          Je rappelle aussi que Brassens le considérait comme son maître, un détail

        • Abou Antoun Abou Antoun 3 octobre 14:46

          @Aita Pea Pea

          Oui la photo de Johnny c’est déjà du papier jauni.
          Johnny n’a jamais été jamais qu’un interprète, une bête de scène. On ne peut pas lui enlever qu’il a payé de sa personne, plus que Tino...
          Johnny disparaîtra car il ne laisse rien. C’est sur leur propre jeunesse que tous ces soixante-huitards attardés ont pleuré.
          J’espère qu’on ne va pas recommencer cette comédie avec Aznavour. Ce n’est pas un héros, seulement un perfectionniste du show-bizz (et ce n’est déjà pas mal).

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 14:56

          @Abou Antoun Cadeau ...Hubert Felix...je t’en remets au vent ...


        • alinea alinea 3 octobre 16:00

          @Cateaufoncel3
          C’est un oubli, mais c’est parce que je le situe dans la période antérieure, avec Tino ; Trénet n’a pas bercé ma jeunesse, il « appartenait » plutôt à mes parents !!!


        • Attilax Attilax 3 octobre 17:01

          @alinea


          Moi à mes grand-parents, mais je me le suis réapproprié, et mes gamins aussi...
          Les grands ne meurent jamais.

        • Cateaufoncel3 3 octobre 17:04

          @alinea

           
          Bon, pour cette fois, je passe l’éponge, comme aurait dit Fernand Raynaud

        • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 17:55

          @Abou Antoun

          Ce qui fait Aznavour c’est le destin qui fut le sien ; Aznavour ce n’est pas juste « de la chanson ». Aznavour c’est devenu presqu’un concept, nietzschéen de surcroît : « Deviens qui tu es... quels que soient les handicaps qui sont les tiens ! »

          Ce qui fait qu’Aznavour ne laisse personne indifférent, indépendamment des chansons qu’il a pu écrire et composer, c’est son parcours et sa réussite en tant qu’individu : d’où il vient , d’où il est parti - avec quels atouts, ou bien plutôt .... avec quels boulet aux pieds -, et où il est arrivé... ; réussite hors-norme au bout de 25 ans de travail acharné. C’est bien ce sur quoi mon billet met l’accent soit dit en passant : le fait que cela prenne autant de temps pour devenir « Aznavour »..... alors que d’autres ont connu le succès en 24H. 

        • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 17:59

          @Serge ULESKI



          « alors que d’autres ont connu le succès en 24H »....

          Je corrige : « alors que d’autres étaient prêts dès leurs premières prestations, dès l’âge de 20 ans et parfois moins.... dans les années 60 en particulier ! »


        • alinea alinea 3 octobre 18:20

          @Cateaufoncel3

          et Attilax
          j’ai une amie qui s’efforce de me le faire apprécier !! on ne sait jamais... mais ce n’est pas parce que je n’ai pas de plaisir à écouter quelqu’un que je le prends pour un mauvais ! il y a des tas d’artistes, reconnus donc bons, qui ne me touchent pas du tout !

        • Cateaufoncel3 3 octobre 18:27
          @alinea


          « il y a des tas d’artistes, reconnus donc bons, qui ne me touchent pas du tout. »

          Il n’y a pas de honte, moi-même, je préfère bien Raoul de Godewarsvelde à Johnny. Et c’est la vérité vraie

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 octobre 18:39

          @Cateaufoncel3

          Vouais...tout cht’i qui pisse y prin s’biroute ...


        • Abou Antoun Abou Antoun 3 octobre 18:50

          @Serge ULESKI

          Si vous voulez insister sur cet aspect de sa personnalité, un battant, un gagneur, on ne peut que vous suivre. Mais Aznavour tout lutteur qu’il était à quand même eu de la chance. Celle de rencontrer Piaf. Tous ceux qui ont été repérés par Piaf ont fait carrière, tous !
          Il y avait le talent certes, puis la mise sur orbite.



        • Cateaufoncel3 3 octobre 18:55
          @Aita Pea Pea

          « Vouais...tout cht’i qui pisse... »

          Bon, ouais, d’accord, mais c’est quand même pas ce qu’on propose à une dame...

          Ca m’a quand même foutu un coup, quand il est mort... On n’était pas bien nombreux, alors

        • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 octobre 19:25

          @Abou Antoun


          Piaf a toujours conseillé à Aznavour de renoncer à chanter et de se contenter d’écrire et de composer pour les autres... pour elle, entre autres. 

          Etant donné son physique, sa taille et sa voix... il lui a fallu « s’inventer » et tout inventer... et ce à partir de rien ou de si peu  ; d’autant plus qu’il a toujours travaillé en famille : entre arméniens jusqu’à la fin : manager, secrétaire, producteur, éditeur et compositeur (son beau-frère)... 

        • osiris 4 octobre 20:06

          @Abou Antoun

           Piaf comme beaucoup d’autres au début n’avait pas parié un copeck sur lui et même l’invitait à abandonner et faire autre chose

           Il est vrai et je le reconnais moi-même qu’au début il n’était pas réellement bon ,mais après avec l’âge il s’est bonifié grâce aussi à un travail hors norme pour apprendre tous azimuts ,il écrivit des textes superbes sur des composition musicales sublimes surtout de Garvarentz .


        • zygzornifle zygzornifle 3 octobre 14:50

          en tout cas ce n’étais pas le dernier pour échapper au fisc ....


          • Dom66 Dom66 4 octobre 12:00

            @zygzornifle

            Justement, que pense les suisses sur la disparitions de ce mec ? Vont ils faire un hommage nationale  ?

            En France oui, avec de  l’argent suisse ??? « Jean Doute » !


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 4 octobre 14:49

            @zygzornifle


            Plus on gagne d’argent plus on a du mal à le rendre ! (lol)

          • Andy21 3 octobre 15:57
            Je rends vraiment hommage à l’artiste, c’est juste et mérité...
            je ne rends pas hommage à l’évadé fiscal.


            • marmor 3 octobre 17:14

              En 1979, il est condamné à une amende de trois millions de francs de l’époque122 et à un an de prison avec sursis pour évasion fiscale. Contrarié par cette décision de justice, il publie dans la presse un poème sous forme de lettre ouverte au président de la République Valéry Giscard d’Estaing : « Pour avoir servi ma patrie et ma culture, dix millions et un an de prison »123.

              En 1980, Jean Cabouat, le doyen des juges d’instruction de Versailles, signe l’ordonnance de non-lieu concernant le dossier de fraude fiscale visant Charles Aznavour. Cette décision met un terme définitif aux démêlés de Charles Aznavour avec la Justice française124

              Messieurs les censeurs, les personnes visées par le fisc sont détestables aux yeux des bien pensants, mais l’administration se trompe souvent, je le sais d’expérience, mais on est marqué au fer rouge pour l’éternité

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