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Produire pour Jeter

Étant un modèle industriel très répandu sur le marché, l’obsolescence programmée est introduite dans plusieurs branches du commerce mondial. Celle-ci se désigne comment étant l’introduction, dès la conception d’un produit, d’erreurs ou de fragilités qui provoquent une panne à moyen terme ou bien la limitation des capacités d’évolution, qui rend le produit très vite “périmé”.

À première vue, ce concept est une contradiction pour la survie de l’humanité. Effectivement, le fait de fabriquer des objets dont la durée de vie est prévue auparavant est une aberration aux efforts déployés chaque jour afin de contrer la pollution et la surconsommation. Les dommages collatéraux de l’obsolescence programmée, sont sans aucun doute, le gaspillage et l’empilement des déchets en état de fonctionnement. Ce qui peut être considérer comme un crime contre l’environnement. Selon The Conference Board, chaque canadien produit environ 777kg de déchets, ce qui place le Canada au sommet dans le classement de la production de déchets dans les pays. Comparativement au Japan, le Canada génère le double de déchet par habitant. La recherche du prix le plus bas est le moteur de l’obsolescence programmée. Les biens les moins chers sont souvent les plus fragiles à cause de la dominance du plastique. Ils sont aussi moins réparables et surtout le faible prix de vente contribue à décourager le consommateur de faire réparer ses produits. L’obsolescence programmée a touché en premier les ampoules incandescentes dès les années 1900, puis les bas nylons quelques années plus tard. Plus récemment, le fameux Ipod d’Apple utilise ce même concept. En effet, chez Apple, la compagnie utilise la mauvaise obsolescence qui consiste à introduire des changements cosmétiques qui n’améliorent ni l’utilité ni la performance du produit. Cette stratégie crée à la fois de la frustration chez les consommateurs et des périls pour l’environnement.

Dans un second plan, il existe de bonnes raisons de planifier l’obsolescence. De toute évidence, l’économie dépend des achats. Si les produits ne brisaient pratiquement jamais, les consommateurs n‘auraient pas tendance à toujours racheter. Il est évident que le rafraîchissement des produits est nécessaire un jour, mais est-ce nécessaire d’avoir toujours la meilleure technologie ? L’obsolescence programmée entraine les gens à surconsommer et à se satisfaire avec les produits.

En somme, l’obsolescence programmée a des avantages ainsi que des désavantages. La recherche de profit des compagnies entraine des désastres pour l’environnement. Un choix devra être établi entre la survie de l’individu sur une planète vivable et dont les conséquences ne sont pas réversibles ou l’accroissement de la surconsommation qui assure l’économie. Un juste milieu pourrait d’ailleurs être mis en place où l’environnement et l’économie seraient avantagés. Par exemple si les compagnies favorisent des matériaux biodégradables. Dans un futur proche, des décisions devront être prises et les fabricants devront prendre en considération toutes les vies successives d’un produit et ne pas seulement privilégier la portion de vie qui leur apporte un chiffre d’affaires. 


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16 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 octobre 2013 20:41

    Le bonheur est désormais assimilé à la consommation. Jamais au cours de l’histoire il n’a été produit autant de richesses, mais 80% des ressources de la planète sont consommées par seulement 20% de la population. Notre économie veut que nous fassions de la consommation notre mode de vie, il nous faut consommer, toujours plus, nous sommes la civilisation du « prêt-à-jeter »..........

    voir : DE QUOI AVONS-NOUS BESOIN ?


    • patrickluder patrickluder 7 octobre 2013 21:09

      Pour qui sait compter.


      JE suis prêt à payer le double, 
      un produit qui dure au moins trois fois plus longtemps, 
      qui est produit de manière durable 
      et avec un maximum de main-d’oeuvre ... 

      N’y a t’il pas là un créneau à prendre ???

      • JMTLG 8 octobre 2013 08:44

        « N’y a t’il pas là un créneau à prendre ??? »

        Non. Car le créneau existe déja, mais l’écrasante majorité des acheteurs continuent avec joie à payer moins cher pour des etrons qualitatifs.

        D’ailleur, le simple fait que vous puissiez dire « JE suis prêt à payer le double » et poser la question de cette faisabilité indique que vous-même, malgré votre apparente bonne volonté n’est guerre différent (ne le prenez pas comme une insulte ni un reproche, mais un constat).

        Oui il est parfaitement possible d’obtenir dans de TRES nombreux domaines des produits parfaitement fiables, écologiques, sur lesquelles l’obsolescence programmée n’a nulle prise.
        Et je ne parle pas de circuits « obscurs » ou n’étant pas aisés à trouver, mais de produits qu’on trouve entre autres en supermarchés sans réelle difficultée.

        Imprimantes ultra robustes et archi économiques, ordinateurs particulièrement fiables, electroménager pouvant durer dix ans sans forcer, et j’en passe.

        Mais dans les fait, ces produits sont quasi ignorés des acheteurs, car ils sont soit un peu plus cher (et non, pas le double, loin de là), soit assez « laids » (machines à laver sans fioritures à la con cassables) ou dénués de fonctionnalités inutiles (electronique sur un seche linge, ne servant qu’à tomber en panne).

        Mais surtout, et c’est clairement là le coeur du problème, de tels produits ne demandent pas de payer particulièrement plus cher, mais de faire acte de reflexion avant l’achat, chose devenue rarissime.

        Se renseigner une heure ou deux (et encore je vise large) avant d’acheter, pour comparer les produits. Lire des avis, voir le prix de reviens des pièces détachées, etudier la solidité potentielle en reflechissant un petit peu, aller dans plusieurs magasins pour avoir l’avis de plusieurs vendeurs (en partant du postulat qu’un vendeur essayera dans 99% des cas de nous entuber), et ainsi de suite.

        Bref, reflechir et prendre le temps de reflechir, c’est la véritable solution à l’obsolescence programmée. Or cette reflexion est la dernière chose que les gens souhaitent faire, ils préfèrent payer le double (comme vous) pour d’éventuels labels/marques qui finirons probablement par mentir, ou acheter de la merde à pas cher et se plaindre ensuite.

        Je parle en connaissance de cause, mon boulot consiste justement à vendre et réparer ces familles de produits (électroménager, tv, etc). Et le comportement des acheteurs est affligeant de bétise, malgré mes efforts pour leur faire acheter de manière responsable (et oui, il y a des vendeurs responsables. Mais nous sommes rares, très rares, et peu aimés des patrons).


      • foufouille foufouille 8 octobre 2013 12:01

        fais donc une liste vu que ça existe et pas cher


      • JMTLG 11 octobre 2013 12:21

        Une liste de quoi ? Il existe des milliers de produits concernés.

        Et c’est justement en demandant une telle liste qu’on cautionne l’obsolescence programmée : Par simple fénéantise de se renseigner par soi-même, en voulant tout sans effort, on se retrouve à acheter de la fiente, navré.
        Cherchez, renseignez-vous, consommez avec intéligence et vous verez que ça changera bien des choses pour vous.

        L’obsolescence programmée est une ignominie, mais les acheteurs sont autant responsable que les fabriquants de ces saloperies...


      • spartacus spartacus 8 octobre 2013 09:16

        La cause de l’obsolescence programmée est la mentalité socialiste, qui déteste la concurrence.

        L’obsolescence programmée est le fruit des monopoles et de l’absence de transparence. 

        La concurrence, l’information des produits et la transparence est seule capable de lutter contre l’obsolescence des produits. 
        Il n’y a pas d’intérêt commercial a un fabricant que commercer un article pas fiable, comme il n’est pas dans l’intérêt du consommateur d’acheter un article peu fiable, sauf si l’achat est coercitif (imposé) ou en choix dans une situation de monopole. 
         
        Par exemple la retraite par répartition est un exemple d’obsolescence programmée, elle se cassera la gueule obligatoirement puisque que tout le monde sait que le coût est plus élevé que les cotisations et que cela ne fera qu’empirer.  
        Mais comme c’est une assurance retraite en monopole, sans concurrence , avec un fonctionnement peu transparent, elle continue. La dernière génération paiera en héritage pour toutes les autres.

        • Francis JL 8 octobre 2013 09:58

          Il n’y aura de ’dernière génération’ que si les ennemis de la retraite par répartition réussissent à la tuer. De la même façon, il n’y aura de fin du monde que si les ennemis de la vie la détruisent. Autrement dit, le malheur n’arrivera que si les oiseaux de mauvaise augure le font advenir.


        • Bubble Bubble 8 octobre 2013 10:19

          Le vivant est un exemple d’obsolescence programmée, il meurt à la fin. Damned, encore la faute aux socialistes ! Le système de retraite par répartition sera un exemple d’obsolescence programmée le jour où on planifiera son démantèlement, je vous rappelle la présence du mot « programmé » pour dire que c’est prévu. Qui aimerait programmer sciemment la fin du système de retraite par répartition aujourd’hui ? Les libéraux, faut assumer.

          Vous dites très justement que ce qui permet de lutter contre ce phénomène, c’est la concurrence ET la transparence/l’information. La concurrence est relativement incompatible avec la transparence (protection du secret industriel, des brevets), il faut donc passer par un arbitrage de l’état, ce contre quoi les libéraux sont aussi les premiers à lutter idéologiquement.

          Il y a deux situations théoriques de base en économie qui empêchent la concurrence : le monopole, certes, mais aussi le cartel (les concurrents se mettent d’accord). Aujourd’hui, il y a dans tous les domaines concernés par l’obsolescence programmée plusieurs enseignes fabricantes ; le fait que la transparence ne s’améliore pas résulte donc d’un cartel, pas d’un monopole. Et le socialisme n’a rien à voir avec une situation de cartel.


        • spartacus spartacus 8 octobre 2013 10:20

          Pas besoin de personne, elle se tuera toute seule par sa propre chronophagie démographique, sa chronophagie de groupes de pression qui obtiennent des exceptions à la règle générale au non d’une soit-disant « justice », et son coût financier toujours à la charge des mêmes. 


        • spartacus spartacus 8 octobre 2013 10:35

          @bubble

          Dans une économie de marché réelle, c’est le consommateur qui fixe le « vrai » prix aux choses et c’est la concurrence entre producteurs qui assure le bon prix. Tous le font de manière volontaire dans une règle identique pour tous..
          Dans une économie de marché réelle, le rapport qualité prix des produits s’améliore, par la force du consommateur et de la concurrence des producteurs.

          Dans une économie socialisée, c’est l’état qui s’immisce dans la fixation des prix par l’interventionisme (barrières à l’importation, règles discriminantes, conditions de concurrence). 

          L’état change la règle unique et crée de faux prix. Les producteurs ne voulant pas vendre a perte, il y a moins de producteurs et le rapport qualité prix décline...

          Pire dans une économie socialiste l’état instaure un mimétisme social qui « fatalise » le comportement consumériste et donc crée les monopoles.

        • Bubble Bubble 8 octobre 2013 11:13

          @spartacus,

          C’est là que la deuxième forme d’obsolescence programmée, l’obsolescence technologique, crée une nouveauté dans cette économie réelle. Parce que ma machine à laver, qui a une espérance de vie de 5 ans, ne sera même plus commercialisée lorsqu’elle expirera. Donc il n’y pas d’apprentissage possible de la part du consommateur, donc la progression du rapport qualité/prix ne se mesure pas dans une perspective de durabilité mais de fonctionnement à l’achat.

          Récemment j’ai observé des trucs plus troublants dans le genre, j’avais besoin d’une poche à douille pour faire de la cuisine, et Auchan proposait 2 modèles, une en forme de poche et une en forme de seringue. J’ai pris les deux pour comparer. Les deux se sont avérés inutilisables dès la sortie de la boite, mais restent affichés en rayon depuis. Comment expliquez vous la production de produits dysfonctionnels dès la première utilisation et leur maintien en magasin, sachant qu’il y a plusieurs concurrents pas très éloignés qui vendent les même produits mais fonctionnels ? Est ce que le magasin considère que la perte de confiance engendrée par l’achat d’un objet d’obsolescence immédiate est compensée par le prix de cet objet ?
          Il y a certainement d’autre facteurs psychologiques à prendre en compte dans votre économie réelle, qui sont sans doute utilisés en marketing et qui dépendent probablement d’une asymétrie d’information et d’une dynamique de l’information entre consommateur et magasin, et qui permettent à ce genre de gâchis de se produire.


        • foufouille foufouille 8 octobre 2013 12:08

          crassus n’y connait rien, comme d’hab
          le con-sommateur est obligé de racheter qui tombe en panne ou fait semblant
           


        • spartacus spartacus 8 octobre 2013 15:22

          @Bubble

          Le facteur psychologique c’est le mimétisme et la formation intellectuelle de l’éducation nationale et sa présentation tronquée de l’économie de marché. 
          Une éducation qui hait la réussite et l’exigence individuelle, la culture du résultat.
          Cette non culture consumériste Française imposé par l’école publique, forme au fatalisme.

          Les Class action sont inexistants en France. Les organismes de contrôle sont des planques de profiteurs inaptes à tout. 

          L’autorité de la concurrence Française n’est qu’un placard à Enarques et une élite incapable de représenter l’économie de marché.
          C’est la seule autorité au monde qui a écrit à l’Europe pour limiter les droits (notamment dans l’internet). C’est dire si c’est dramatique !

          Votre machine à laver peut parfaitement être testée. 
          Le droit du consommateur est « de ne pas acheter ». Boycotter la marque lors d’un achat futur et publicité négative est une méthode.

          Votre poche à douille, l’avez vous rapportée ? vous êtes vous fait rembourser ? Avez vous agit en exigence de résultat ? L’intérêt du magasin n’est pas de rembourser ou d’avoir des fournisseurs d’article mauvais. 

          Seule la promotion de l’attitude consumériste et de la variété des choix augmente le rapport qualité prix des articles.

        • LYLI_M 8 octobre 2013 09:18

          Pourriez vous nous conseiller sur les marques à prendre ou surtout pas ?
          Merci
          (le tout est de le savoir)
          merci


          • Cassiopée R 8 octobre 2013 15:43

            On peut parler d’anarchie pour le modèle de production des humains.

            Construire n’importe quoi tant que ça vends et les questions sur l’obsolescence vont à la poubelle.

            Obligation de surconsommation sur les rayons et les questions sur l’obsolescence vont à la poubelle.

            Surproduction qui créer des continents de déchets dans l’océan et dans les pays pauvres avec d’immenses poubelles à ciel ouvert


            • yvesduc 8 octobre 2013 21:37
              Merci pour cet article. Il y a quelques années, j’ai été surpris par un rattrapage de charges de la part de ma propriétaire, d’un montant inhabituellement élevé. Croyant à une erreur, je me suis plongé dans l’historique des charges (documents envoyés par ma propriétaire) et ai constaté qu’une ligne, et une seule, avait enflé démesurément : la collecte des ordures. Notre société de consommation effrénée produit en aval un flux tout aussi effréné… d’ordures, coûteux à collecter (tonnage important), coûteux en “externalités négatives” (terme en vogue pour désigner la pollution de la nature et ses effets rétroactifs sur notre santé), et flux, enfin, que l’on recycle en partie afin de tenter d’équilibrer un tant soit peu la balance commerciale.

              Cependant, l’obsolescence programme à strictement parler ne me semble concerner qu’une petite quantité de produits. Comme vous le dites très bien, la recherche du “meilleur” prix a pour conséquence une abondance de produits de mauvaise qualité, rapidement jetés, qui exploitent l’impression à court terme d’avoir économisé de l’argent.

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