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Quelques étymologies

Quelques étymologies de titres nobiliaires français et étrangers (1/2)

Bien que les titres nobiliaires ne soient plus d'usage actuellement, ils sont connus de tous et sont encore employés, surtout dans certains pays étrangers. De toute façon, ils ont marqué des siècles avant la Révolution française, qui les a abolis – théoriquement (1). Nous allons donc les examiner.

(1) A ce propos, on rapporte cette anecdote, peut-être vraie, d'un noble, un certain monsieur de Saint Janvier, passant devant un tribunal révolutionnaire. Le juge lui demande son nom : « Comment t'appelles-tu ? – Monsieur… Le juge le coupe : Il n'y a plus de Monsieur ! Le noble continue : de… – Le juge : Il n'y a plus de de ! Le noble poursuit : Saint – Le juge : Il n'y a plus de Saint ! Le noble termine : Janvier. Le juge : Il n'y a plus de janvier ! Il s'adresse alors au greffier : Greffier, inscris le nom du ci-devant : citoyen Nivôse. »

Rappelons au passage que monsieur, c'est mon sieur, c'est-à-dire littéralement mon seigneur.

Tout d'abord, le mot noble. De l'italien nobile, venant du latin nobilis  : connu. Nobilis est l'altération de gnobilis : digne d'être connu, fameux, du verbe latin nosco, noscere : connaître. Le contraire de noble est ignoble, du latin ignobilis  : inconnu, de petite naissance, obscur. Beaucoup de personnes en France – et dans le monde – sont ignobles, c'est-à-dire non nobles, de basse extraction. Outre le fait qu'être noble rapporte honneurs et revenus, entre autres avantages, le titre nobiliaire est héréditaire.

 

Un aristocrate, lui, fait partie des meilleurs. Le mot vient du grec αριστος (aristos) : excellent, et ϰρατεω, ϰρατειν (krateo, kratein) : être fort, commander. L'aristocratie, c'est le gouvernement, la domination des meilleurs. Enfin... théoriquement.

 

Empereur

C'est un emprunt au latin classique imperator  : chef d'armée, chef suprême ; du verbe imperare  : commander. La racine est le verbe parere  : préparer, organiser, régler. L'empereur organisait et dirigeait un empire. Il fallait avoir beaucoup d'empire sur soi-même et sur les autres pour accomplir une telle tâche.

Féminin ; impératrice.

 

Roi

Du latin rex, regis : roi ; la racine est le verbe regere  : mettre droit, dresser, régir, diriger. Le roi, homme droit, régissait, dirigeait, redressait tout un royaume… il avait un boulot de dingue.

Un roi sur son trône ("en majesté"), symbole de puissance assise. Il porte une couronne, qui représente la force mentale supérieure qui émane de lui, et tient un sceptre à la main, symbole lui de puissance et d'autorité.

En général, nobles et hauts gradés militaires ont des tenues d'apparat, élégantes, imposantes, qui forcent le respect. C'est le "décore-homme", pour employer l'expression de Jacques Prévert.

Féminin : reine, du latin regina, d'où vient le prénom Régine.

L'adjectif correspondant à roi est royal, du latin regalis, qui a aussi donné régalien, mot qu'on retrouve dans les ministères dits régaliens ("royaux") – sous la responsabilité unique de l'État –, mais occupés maintenant par nombre de ministres plébéiens, non nobles (des "ignobles" [2]). Quant au roi, pourvu qu'il nous fiche une paix royale, on ne lui demande pas plus.

[2] rappelons au passage que le mot ministre vient du latin minus.

Le roi était un souverain qui régnait sur ses sujets. Souverain vient de l'adjectif superus : au-dessus, supérieur, qui a aussi donné suprême. Cf. l'italien soprano  : voix la plus aiguë. Pour les Anglais, un souverain (sovereign) est une pièce d'or, appelée souverain car elle représentait la première fois la tête d'un roi, celle d'Henri VII.

Le sujet lui est soumis. Sujet, du latin subjectus  : soumis, assujetti. Verbe subjicio, subjicere, supin subjectum : mettre en-dessous, placer dessous, soumettre ; formé de sub  : sous, et jacere  : jeter. Donc étymologiquement et spatialement, le souverain est au-dessus, le sujet est au-dessous.

Le roi était aussi un monarque, c'est-à-dire quelqu'un qui régnait seul, sans partage. Dans notre actuelle République, il n'est pas rare qu'un président (littéralement : celui qui est assis devant) se conduise en monarque. L'état du monarque, c'est la monarchie. Monarque vient du grec μοναρχος (monarchos), formé de μονος  : seul, unique, et de αρχος  : celui qui conduit, guide, chef. Verbe αρχειν  : guider, commander. Pour mieux asseoir son pouvoir, le roi (le monarque) déclarait que la monarchie était "de droit divin", en faisant référence à une entité ("dieu"), d'autant plus redoutable qu'elle est invisible. C'est l'alliance du temporel et du spirituel pour mieux opprimer les sujets.

Le radical μονος (monos) a aussi donné moine, celui qui est seul — même s'il vit souvent dans une communauté — et a servi à former un grand nombre de mots.

Serf. La France a connu une forme d'esclavage, le servage, avec les serfs. Serf, du latin servus  : esclave, originellement : serviteur, racine servire : servir. Un serf était attaché à la glèbe et ses droits étaient inexistants.

Curiosité historique : c'est le roi Louis XVI qui abolit le servage en France le 8 août 1779. Le bon peuple, en signe de reconnaissance, le guillotina place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) le 21 janvier 1793.

Le roi en russe se dit korol (король), mot venant du germanique karl  : homme d'âge mûr, homme libre, qui a donné le prénom Karl, et en français les prénoms Charles, Charlotte, Carole, Caroline (cf. Charlemagne : Charles le Grand) – des prénoms royaux, donc.

 

Prince

Ce mot vient du latin princeps, lui-même formé de primus  : premier, et du verbe capere  : prendre ; le prince, c'est celui qui prend la première place. : Princeps a donné principium  : commencement, origine, d'où vient le mot principe en français, et donc principal. Le prince occupait une principauté, du latin principalitatem, adverbe formé à partir de l'adjectif principalis, principal.

Dans le vocabulaire de l'imprimerie, une édition princeps est la première édition imprimée d'un livre d'un auteur ayant vécu avant l'invention de l'imprimerie.

Les Anglais ont des princes consorts ; ce ne sont pas des princes qu'on sort de temps en temps, pour leur faire prendre l'air, mais des hommes mariés à une reine, et qui ont un pouvoir très limité, uniquement représentatif. L'épouse d'un roi d'Angleterre a elle aussi droit au titre de princesse consort. Latin cum  : avec, et sors, sortis  : sort, destin, indiquant un partage de destin. Exemple : feu le prince Philippe d'Édimbourg, mari de feue la reine Élisabeth II d'Angleterre (étaient-ils l'un pour l'autre tout feu tout flamme ?).

Il y a toutes sortes de princes, y compris le prince des ténèbres (le démon) ou le prince de l'enfer (Satan), des princes de l'humour ou princes sans rire (sic, comme Alphonse Allais ou Buster Keaton), des princes charmants, des princes de la mode, etc. La fonction de prince s'est très "démocratisée", comme on voit.

Féminin : princesse, objet de fantasmes de toutes les petites filles.

 

Duc

Le duc est un guide, un conducteur, un meneur ; en effet le mot vient du latin dux, ducis  : meneur, chef ; du verbe ducere  : conduire. Le duc occupait un duché. Tout le monde connaît le duce Mussolini, qui conduisit l'Italie à sa perte et qui connut une fin cruelle (il fut pendu par les pieds à un croc de boucher). Le führer Adolf Schicklgruber fut lui aussi un guide, un meneur, un conducteur. Même racine que le verbe führen  : mener, conduire, diriger, guider. L'Adolf en question mena avec fureur la guerre dans toute l'Europe.

Quant à archiduc, en allemand Erzherzog, c'est un titre princier réservé aux seuls souverains de l'archiduché d'Autriche. Racine grecque αρχειν : commander + latin dux, ducis : meneur, chef.

Féminins : duchesse, archiduchesse. Les chaussettes de cette dernière n'en finissent pas d'être sèches et même archi-sèches.

Marquis

Le marquis, littéralement, c'est celui qui gouvernait une Marche, c'est-à-dire une province limitrophe, une province frontière. Même racine que pour le mot marque, dans le sens de démarcation, limite (la marque est un signe ou une ligne de démarcation, de séparation). Le domaine d'un marquis était un marquisat. Cf. la vieille chanson Aux marches du palais, farcie d'allusions érotiques, et où les marches ne sont pas les degrés d'un escalier.

Féminin : marquise, pour qui tout va très bien, comme le répète la chanson de Ray Ventura. Un ancien sens de marquise était tenancière de lupanar. Quant à la marquise ou verrière au-dessus d'une porte d'entrée, c'était au début un pièce de toile pour protéger des intempéries.

 

(Étant donné la longueur de ce petit essai, en raison du nombre de mots étudiés, il a été scindé en deux parties. La suite dans un prochain article).

 


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22 réactions à cet article    


  • rogal 29 mars 2025 10:39

    « Serf », un titre nobiliaire ? N’exagérons rien, même démocratiquement parlant.
    Montaigne rapporte, en tout cas, que les Suisses se disent fiers d’être tenus pour roturiers.


    • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 12:24

       
      @rogal
       
      Il ne s’agit évidemment pas d’un titre nobiliaire, mais j’ai donné par comparaison quelques étymologies d’hommes qui dépendaient des nobles dans un souci d’équilibre
       


    • Rinbeau Rinbeau 29 mars 2025 14:52

      Curiosité historique : c’est le roi Louis XVI qui abolit le servage en France le 8 août 1779. Le bon peuple, en signe de reconnaissance, le guillotina place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) le 21 janvier 1793.


      Curiosité historique :

      tout comme Robespierre a aboli l’esclavage en février 1794.. Que la bonne bourgeoisie fait guillotiner en remerciement de vouloir promouvoir l’intérêt général plutôt que son intérêt propre et s’empresse de rétablir L’esclavage avec Bon appart en 1802.. C’est le bon peuple Français qui lors de la révolution de 1848 provoque l’abolition définitive de l’esclavage sur tout le territoire Français..


      • Rinbeau Rinbeau 29 mars 2025 15:20

        @Seth

        Alors pour échapper à la vindicte (vindicta « baguette dont on touchait l’esclave que l’on voulait affranchir)

        de la droite et de la gauchiasse moderne je vais dire du bien de Poutine..


      • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 15:33

         
        @Rinbeau
         
        Les marxistes parlent de « révolution bourgeoise » à propos de la Révolution française. Il est vrai que la « journée des tuiles » avec les parlementaires de Grenoble en 1788 a certainement été un élément déclencheur.
         
        Mais je ne suis pas sûr que le bon peuple ne se soit pas réjoui de l’exécution de Louis XVI. L’horrible et le macabre (l’exécution publique) attirent toujours les foules.
         


      • Rinbeau Rinbeau 29 mars 2025 16:15

        @ricoxy

        Je ne suis pas sûr que la bonne élite (quelle qu’elle soit) ne jouisse pas à la vue des cadavres des jeunes gueux tués lors des guerres qu’elle provoque.. Macron n’en fini plus de jeter de la poudre aux yeux obsédé qu’il est par par les sans dents borgnes..


      • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 17:07

         
        @Rinbeau
         
        « Macron n’en finit plus de jeter de la poudre aux yeux obsédé qu’il est par les sans dents borgnes. » Je trouve que, pour un « sans-dents », vous avez plutôt la dent dure. Mais Emma Cron n’est pas obsédé par nous, pauvres sans-dents, mais par lui-même.et par l’image qu’il veut donner. Il pense avoir été conçu et mis au monde pour mener la France et l’Europe vers un glorieux destin.
         


      • Rinbeau Rinbeau 29 mars 2025 17:39

        @ricoxy

        Si j’avais la dent dure et si j’étais chrétien.. Je dirais plutôt ceci..


        petit Macron Rothschild,

        qui es odieux,

        que ton nom soit sacrifié,

        que ton règne s’éteigne,

        que ta volonté soit défaite,

        sur la terre comme au ciel.

        donne-toi aujourd’hui en purin de ce jour,

        pardonne nous d’avance

        que nous ne pardonnions jamais

        que tu nous ai offensés

        et laisse nous entrer en tentation,

        de pouvoir te faire du mal.

        amen


      • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 18:04

         
        @Rinbeau
         
        « donne-toi aujourd’hui en purin de ce jour » — C’est pourquoi Emma Cron trône au palais de Les Lisiers.
         


      • pasglop 29 mars 2025 19:48

        @ricoxy
        Tout dépend de la conception qu’on a de la gloire.
        Pour ma part je m’en passerai et me contenterai d’un anonymat de bon aloi...


      • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2025 10:33

        @Rinbeau : «  Curiosité historique : c’est le roi Louis XVI qui abolit le servage en France le 8 août 1779. Le bon peuple, en signe de reconnaissance, le guillotina place de la Révolution (actue... »

        La condition personnelle de serf était complètement abolie en France depuis le XIIe siècle, ce qui a été aboli c’est un servage réel, attaché à une terre, appelé aussi main-morte, qui consistait dans le fait que le tenancier d’une terre ne pouvait ni la vendre ni la transmettre à ses héritiers, autrement dit, en termes d’aujourd’hui, il n’était pas propriétaire de sa terre ou de sa maison, mais locataire à vie, elle revenait à sa mort au seigneur qui la concédait le plus souvent à ... ses enfants.

        En 1779, ces servages réels n’existaient que sur certains territoire de l’Empire germanique qui avaient été annexés par la France sous Louis XIV : la Franche-Comté (les Vosges), la Lorraine impériale, l’Alsace.


      • JACQUOU JACQUOU 29 mars 2025 19:32

        Votre étymologie marque indubitablement une certaine nostalgie pour l’ancien régime et votre mépris pour ce qui n’est pas conforme, que dévoile intelligement Rinbeau en titillant votre agacement.

         smiley


        • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 22:54

           
          @JACQUOU (Le croquant ?)
           
          C’est là où vous faites erreur. Je suis totalement anar : ni Dieu ni maître ! Et donc, je ne reconnais au-dessus de moi que ceux qui me sont supérieurs par leur valeur humaine ou leur esprit... Je n’ai que fiche de la naissance ou la fortune d’untel ou d’unetelle.
           


        • JACQUOU JACQUOU 29 mars 2025 19:40

          L’illustration de votre article me fait furieusement penser à la citation :

          Aussi haut soit le trône sur lequel on est assis, on n’est jamais assis que sur son cul !

          citoyen ricoxy

           smiley


          • ricoxy ricoxy 29 mars 2025 23:05

             
            @JACQUOU
             
            (J’avais placé l’illustration (un roi sur son trône) immédiatment au-dessous de la rubrique « Roi ». Je ne sais pourquoi elle est apparue en tête d’article).
             


          • ricoxy ricoxy 30 mars 2025 14:28

             
            @Seth
             
            Trouvée sur internet. Dans les Tarots, il n’y a pas de roi, mais un empereur (lame IV) et une impératrice (lame III), plus une papesse (lame II) et un pape (lame V). Les femmes passent avant les hommes.
             


          • ricoxy ricoxy 30 mars 2025 17:01

             
            @Seth
             
            « dommage que la sœur Térésa soit morte. Je l’aurais bien vue succéder à Françouès  » — Elle n’était pas cardinale (bien qu’elle possédât les quatre vertus cardinales), donc pas pssible.
             


          • ricoxy ricoxy 31 mars 2025 12:48

             
            @Seth
             
            Et moi, je me gausse.
             


          • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2025 10:20

            Roi : Du latin rex, regis : roi.

            Vient plutôt du gaulois rix : car la royauté n’existait plus à Rome à l’époque de César, mais elle était bien établie en Gaule ; la centaine de peuples gaulois (dont les noms, les capitales et les territoires se sont conservés dans nos départements) avait des rois, d’ailleurs élus parmi des candidats dynastes.

            Beaucoup de mots français viennent du gaulois, mais comme c’est une langue qui est presque entièrement inconnue, on ne conserve que les étymologies latines.


            • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2025 10:45

              Serf. La France a connu une forme d’esclavage, le servage, avec les serfs. Serf, du latin servus  : esclave, originellement : serviteur, racine servire : servir. Un serf était attaché à la glèbe et ses droits étaient inexistants.


              Le serf n’avait rien à voir avec l’esclave, surtout avec l’esclave noir des plantations de coton américaines qu’on voit dans les films fouetté comme une bête de somme, c’était un serviteur travaillant sur le domaine du maître et pour son compte, par opposition à un paysan propriétaire qui travaillait à son propre compte. L’équivalent actuel est le salarié ou l’allocataire.

              Les serfs avaient une personnalité juridique normales, un patrimoine mobilier et des droits civils normaux, avec le droit de saisir la justice. Ils avaient le droit de refuser leur affranchissement si cela les mettait à la rue, et d’exiger d’être chasé, casé, doté d’un lopin de terre et d’un logement.


              • ricoxy ricoxy 31 mars 2025 12:57

                 
                @Et hop !
                 
                Le serf n’était pas un esclave, et c’est pour cela que j’ai écrit : « une forme d’esclavage ». Quoiqu’il en soit, le sort des serfs n’était pas spécialement enviable : ils dépendaient entièrement d’un seigneur, qui avait tous les droits sur eux — sauf celui de les vendre, ce qui les différenciait des serfs en Russie (cf. le roman de Gogol : Les Âmes mortes). Mais les serfs en France avaient-ils seulement une âme ?
                 


              • Et hop ! Et hop ! 1er avril 2025 15:39

                @ricoxy

                Dire « une sorte d’esclavage », c’est assimiler les serfs à des esclaves, vous auriez pu écrire « une forme de domesticité », ça aurait été plus juste.

                « Ils dépendaient entièrement d’un seigneur, qui avait tous les droits sur eux »

                C’est complètement faux, un serf pouvait se plaindre en justice des abus de son seigneur et le faire condamner au civil ou au pénal (voir à ce sujet les Établissement de Saint-Louis). Certains seigneurs traitaient très bien leurs serfs, d’autres très mal, mais pas aussi mal que beaucoup de patrons capitalistes des manufactures au XIXe siècle traitaient leurs employés, lesquels étaient pourtant étaient de condition libre sous un régime républicain. 
                Les seigneurs avaient tout intérêt à être en bon terme avec les habitants de leur seigneurie, car ils devaient les conserver, alors que les employeurs de salariés peuvent les remplacer par d’autres.

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