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Accueil du site > Tribune Libre > Quand on se trahit

Quand on se trahit

 

Le foot ne peut pas laisser indifférents quand il mobilise les deux tiers de la population mondiale, génère du coup des sommes pharaoniques ; alors même quand on n’y connaît rien, ni les règles ni le nom des joueurs, on tombe forcément sur des articles, des commentaires.

C’est pourquoi j’ai voulu de mes yeux voir, de mes oreilles entendre la finale et ses réactions dans la populace d’un village : nous étions une petite trentaine assise ou debout devant le grand écran d’une salle de restaurant, dehors ou de l’autre côté sur la terrasse ombragée.

Je crains les foules et les débordement élyséens ne m’intéressent pas le moins du monde, je dirais même qu’ils m’effraient. Mais un tout petit bistrot plein de gens joyeux, ça m’égaye ; Carole, la jeune femme debout à côté de moi me dit : en 98 j’avais vingt ans ! aujourd’hui j’en ai quarante ! Elle rit aux éclats et ses dents feraient pâlir Brigitte d’envie ! Une famille de Hollandais assise juste devant nous sont des supporters enthousiastes, Carole me dit : au deuxième but, la femme, elle m’a embrassée ! La troisième clameur fut la première que j’ai entendue, je n’avais pas pas passé le coin de la rue ; la quatrième suivit peu de temps après, et quand j’ai dit à Carole que j’aimerais bien que les Croates marquent un autre but, ils ont l’air bons non ?, elle me répondit : vous être une drôle de supporter vous !

Je les avais quittés un instant pour commander une bière au bar, en passant par la terrasse ombragée où je retrouvai la marchande de savon et ses copains ; au bar, le patron se battait avec une réserve de glaçons qui ne voulait pas se déloger, et quand il me répondit qu’il n’avait plus de bière, j’ai eu l’impression qu’il se foutait de moi ! Hélas c’était vrai ; il me montra son tonneau plein et la machine à pression en vrac à côté ! « J’ai de la brune ou de la blanche en bouteille si vous voulez » ; la brune, c’était suicidaire, j’optai pour la blanche, j’en eu la dernière cannette !

Il a dû se boire des millions d’hectolitres de bière, que boire d’autre à cette heure par cette cagne ? Et j’étais tombée sur le seul bistrot qui n’en avait plus !

« On est les champions, on est les champions » scanda notre départ de l’écran et notre arrivée à l’ombre ; je m’assis à la table de Carole et ses copains, et ils me dirent tout des secrets du foot, de la sélection au nom des joueurs, du nombre d’équipes à la probabilité à gagner x fois par siècle ; ils se mirent d’accord sur l’année de la première coupe du monde, c’était celle de ma naissance, je fis un clin d’œil à Carole en le lui disant ! Les copains chenus de Tania à l’autre table ne m’en auraient pas appris tant, je les rejoignis pourtant avec des coupes de champagne que le patron offrait à tout le monde mais en avertissant : je ne vais pas vous servir quand même !

On trinqua aux bleus pardi.

Bien sûr, derrière ce moment de franche camaraderie, de vrai bonheur, on peut noircir le tableau de la couleur de l’argent qui se fait sur tout ça, qui le permet et qui en est tiré ; mais tout le monde a rigolé- on me l’a raconté- quand Poutine eut un parapluie aux premières gouttes tandis que Brigitte et Manuel attendirent d’être trempés pour en avoir un !

Les foules provoquent les violences, c’est une loi vieille comme le monde ; je ne me suis pas attardée sur les images des Champs Élysées, mais l’impression était bien qu’il pouvait s’y cacher plein de vermines.

Vous savez aujourd’hui, on ne peut plus se réjouir de rien ensemble sans se dire qu’on fait le jeu de quelque salopard ; alors un tel évènement mondial ne risque pas de déroger à cette nouvelle loi. Ceci dit, ces bagnoles qui passent en klaxonnant, bourrées de jeunes, et les bras qui se lèvent, les hourras qui s’élèvent, une connivence qui n’abuse personne mais qui se vit quand même sincèrement, c’est bon à prendre.

J’ai vu quelques images, la violence désormais ordinaire, qui ne dit plus la lutte mais l’impossibilité de vivre, et dans laquelle chacun voit son ennemi… c’est tellement horrible de se rendre compte que la belle énergie ne peut plus être que destructrice.

C’est pourquoi j’ai tant aimé cette joie simplement partagée.

Et puis j’ai lu au fil des pages, et j’adresse ces mots à tous les grincheux qui détiennent la vérité, celle qui dit, et ça nous rappelle quelque chose, que bien sûr il faut se battre pour le peuple mais trahissent leurs pensées profonde quand ce peuple se réjouit de plaisirs par trop frelatés à leur goût :

 

« Au moment où j’écris ces lignes, la rue résonne de klaxons et ma télé donne les images des Champs-Élysées emplis d’une foule en joie. Je ne me suis mis à mon clavier que pour maîtriser l’étrange houle partagée qui montait en moi. Je suis reconnaissant à ceux qui nous permettent de vivre un moment de cette sorte. Je comprends que le foot indiffère et même qu’il insupporte. Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade. J’ai lu je ne sais combien de commentaires sur le thème « le foot c’est l’opium du peuple », « les mêmes supporteurs sont incapables de défendre leur droits sociaux dans la rue », etc… Et ainsi de suite.

D’une façon générale, cette façon de voir nie le rapport du foot et des luttes populaires. Et des équipes de foot issues de ces milieux. Pourquoi des équipes de foot de la Résistance, des équipes de foot des républicains espagnols, le Red Star et ainsi de suite ? Le livre de Mickaël Correia, Une histoire populaire du football, dit si bien tout sur le sujet. De même que le documentaire de Gilles Perez, « Les Rebelles du foot ». Quels enjeux s’y trouvaient pour que le foot soit aussi confisqué par l’argent ?

Je réponds à ceux qui m’écrivent en ce moment même pour qu’ils se protègent de l’incapacité a partager une ferveur populaire apparemment sans objet réel. Demandez-vous ce que tant de gens vous disent de cette manière au lieu de les juger. Méfiez-vous des pisse-vinaigres qui regardent de haut les grandes émotions collectives partagées sans limite visible. Je comprends la méfiance qui s’attache à ce qui semble échapper au discernement rationnel. Mais est-ce le cas ici ? Quand les mêmes qui applaudissent s’interrompent aussitôt pour huer le président lorsqu’il apparaît à l’écran, ne montrent-ils pas au contraire que leur extrême vigilance dans le match s’exerce encore aussi sans limite d’objet ?

Je ne crois pas que la ferveur anéantisse la volonté. À l’inverse, je crois qu’elle la muscle. Elle la fortifie. Elle le fait en élargissant la perception de soi et de la puissance que nous contenons tous en nous. En s’identifiant au modèle de l’équipe qui force l’adversité par l’endurance et l’opiniâtreté, ceux qui s’y abandonnent exaltent le sentiment qu’ils ressentent de savoir que la force est en eux aussi. On ne fait jamais rien d‘autre en se donnant un exemple, un modèle, un héros. Qu’est-ce qui s’anéantit dans la ferveur footbalistique ? La peur de l’autre. Le doute sur soi. La victoire exalte la bienveillance et le goût de soi. Le sentiment que la victoire est acquise devient un esprit de victoire. Car le goût de la victoire se transpose. La victoire est donc une force de confiance en soi qui est contaminante. Elle peut être contagieuse.

Plongeons sans réserve dans cette vague qui nous submerge ! Nous en reviendrons plus forts, plus généreux. Sans modération : quelle autre équipe conclut une victoire en criant « Vive la République » ? »

 

Je partage sans réserve, et je pense que je n’ai pas besoin d’en donner la signature !

 


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168 réactions à cet article    


  • bob14 18 juillet 09:23

    « On est les champions, on est les champions »

    du pays qui coule..avec sa dette abyssale ses pauvres ses chômeurs..« On est les champions, on est les champions »
    Les rues noires de monde pour célébrer le « POGNON »....« On est les champions, on est les champions »
    MDR...

    • Ben Schott 18 juillet 09:33

      @bob14
       

      À ton avis, l’Américain de Pontault Combault, quelle est la plus « abyssale » des dettes, la française ou l’états-unienne ?
       
      Charlot, va !
       


    • Fergus Fergus 18 juillet 09:45

      Bonjour, bob14

      Vous faites erreur, sans doute parce que vous n’avez jamais fait de sport : lors des compétitions majeures, les sportifs les mieux payés de la planète ne pensent plus au fric, ils sont tout entiers tendus vers leur objectif, déterminés à décrocher le trophée qui les a fait rêver lorsqu’ils étaient des gamins.

      Quant au public qui les adule bruyamment et avec tant de ferveur, le plus souvent de manière indécente en regard des problèmes sociaux que ces mêmes personnes subissent sans broncher (ou si peu), il s’abandonne à une réussite par procuration, un peu à la manière de ces parents de champions qui jouissent, par l’intermédiaire de leurs rejetons, de ce qu’il a leur a été impossible de vivre, faute de capacités suffisantes ou en raison d’un manque de volonté.

      Ces gens-là - les supporteurs - savent que cette euphorie sera éphémère. Mais peu importe, ils se seront « éclatés » durant quelques soirées et auront connu l’extase de conquérir le Graal. Ce qui ne changera strictement rien à leurs conditions de vie : très vite, ils seront rattrapés par les réalités socioéconomiques et pesteront contre les gouvernants.

      Dès lors, l’on se prend à espérer qu’ils trouveront alors la même énergie pour lutter contre les régressions à venir. Sans illusions, hélas !


    • Fergus Fergus 18 juillet 09:51

      J’ajoute que je porte malgré tout un regard sympathique sur ces manifestations de joie. Les occasions de sortir de la trivialité du quotidien sont en effet trop rares pour ne pas être saisies !


    • bob14 18 juillet 09:53

      @Fergus....(parce que vous n’avez jamais fait de sport )... ?

      Détrompez vous mon « bon »..en amateurs jamais pour de l’argent..le cul sur une chaise pas comme vous toujours entre deux... smiley
      L’hystérie collective mène aux CHAOS...1789...en Allemagne pour acclamer Hitler..etc..les scènes de « folies » sont nombreuses et surtout n’apporte rien sinon du désordre..regardez votre lendemain de fête...vos rues sont remplies de voitures brûlées...MDR

    • Ben Schott 18 juillet 10:01

      @Fergus
       

      « Quant au public qui les adule bruyamment et avec tant de ferveur, le plus souvent de manière indécente en regard des problèmes sociaux que ces mêmes personnes subissent sans broncher »
       
      Quels cons, ces pauvres ! Pas capables de discerner le sérieux du futile, préférant faire la fête au lieu de marcher avec des banderoles de République à Bastille ! Et quels ingrats ! Aucune reconnaissance envers leurs concitoyens qui gardent toute leur énergie en vue des luttes contre les régressions à venir (de République à Bastille), alors qu’ils pourraient très bien aller à la pêche ce jour-là !
       
      C’est vraiment, des fois, à se demander si ça vaut le coup d’être de gauche !
       


    • Ben Schott 18 juillet 10:04

      @Fergus
       

      « J’ajoute que je porte malgré tout un regard sympathique sur ces manifestations de joie. »
       
      Vous portez un regard sympathique sur des manifestations de joie « indécentes », maintenant ?
       


    • izarn izarn 18 juillet 10:53

      @bob14
      T’as jamais vu la dette américaine et la dette japonaise ?
      Et je m’en branle de la dette...Pour s’en sortir, il en faudrait plus !
      La dette ça dérange seulement le rentier, car elle dégrade son capital...


    • izarn izarn 18 juillet 10:55

      @bob14
      Vous n’etes pas de droite : C’est impossible en sortant de tels discours issus des bobos socialos mondialistes....


    • Aristide Aristide 18 juillet 11:11

      @Ben Schott

      Fergus dit n’importe quoi, il hait le football mais il aime ce même sport, il est écoeuré par les habitants de notre pays qui fête les vainqueurs, et il a un regard sympathique sur eux, il ne regarde pas les matchs mais il connait les plan de coupes sur les supportrices sexy, et peut même discuter du jeu, du score, ...... 

      Il s’en prend directement à tous ces gens plutôt jeunes qui ont fêté l’événement et le voilà maintenant comprenant la nature éphémère de ce petit bonheur qui a peu à voir avec la mobilisation sociale : il n’avait de cesse d’en renvoyer une image de moutons incapables et idiots ...

      Fergus n’a aucune conviction, il oscille, il sent le vent et tourne comme une girouette en fonction des articles. Ici, bienveillant, ailleurs approuvant les propos d’une rare violence envers tous ces fétards. Vraiment indécrottable.




    • bob14 18 juillet 11:15

      @izarn.........Je suis de nulle part...juste du bon sens...horreur des « khons »...


    • bob14 18 juillet 11:16

      @izarn.....sauf que vos gouvernants pompent votre pognon pour payer votre dette... smiley


    • bob14 18 juillet 11:18

      @Ben Schott....heu ce sont vos « français » de couleurs qui sont champion smiley

      Charlot était américain...

    • Ben Schott 18 juillet 11:23

      @Aristide
       

       
      Sa devise : « Point trop n’en faut ».
       
      L’eau chaude, des fois c’est trop chaud et l’eau froide, des fois, c’est trop froid. Vive l’eau tiède (bien qu’il n’en soit pas l’inventeur) !
       





    • Ben Schott 18 juillet 11:30

      @bob14
       

      Ouais... Né à Londres et mort en Suisse.
       
      Toi tu n’a jamais quitté Pontault-Combault.
       


    • bob14 18 juillet 12:27

      @Ben Schott....La carrière de Charlot se passe aux USA...pas en Suisse bouffon !


    • bob14 18 juillet 12:30

      @Ben Schott.....Just born in américa Stupid asshole ...
       smiley


    • Ben Schott 18 juillet 12:46

      @bob14
       

      Contrairement à toi...
       


    • Fergus Fergus 18 juillet 12:56

      Bonjour, Ben Schott

      Ne tombez pas dans le piège de l’interprétation malveillante à la manière d’Aristide.

      Bien sûr que je trouve sympathiques les manifestations de joie des supporteurs.

      Et quand je parle d’indécence, ce n’est évidemment pas dans l’absolu, mais comme je l’ai écrit « en regard de... »

      Toutes proportions gardées, c’est comme des gens qui s’amusent dans un club de vacances en pays pauvre alors qu’hors de leur hôtel-club des gens vivent dans le dénuement. Ces vacanciers-là ne font de mal à personne et sont sympathiques, mais leur gaieté n’en pose pas moins des questions dès lors que l’on compare leur insouciance aux difficultés existentielles des habitants de la région. 


    • Ben Schott 18 juillet 13:16

      @Fergus
       

      « Bien sûr que je trouve sympathiques les manifestations de joie des supporteurs »... bien qu’indécentes ! C’est bien ça ? Je ne vois pas où est l’interprétation malveillante, vous êtes toujours explicite, presque naïvement j’allais dire, mais vous justifiez toujours vos contradictions une fois que l’on vous les a mises sous le nez.
       
      Et la prochaine fois que vous vous trouverez en pays pauvre, si vous croisez un vacancier qui a l’air heureux, n’oubliez pas de lui faire la leçon ! Il manquerait plus qu’on soit heureux en vacances !
       

       


    • Ben Schott 18 juillet 13:23

      @bob14
       

      Tu es né à Charleville-Mézières, mythomane...
       


    • Fergus Fergus 18 juillet 13:30

      @ Ben Schott

      « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut voir », dit le proverbe. A quoi j’ajoute : « il n’y a pas pire lecteur que celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de ce qu’il lit » !

      J’ajoute à votre intention - et à celle d’Aristide - que l’article d’où cette phrase a été tirée a été lue à ce jour par... 22 634 personnes, approuvé par... 4,76 % des visiteurs du site et relayée par plus de... 1 500 personnes auprès des abonnés de leur compte Facebook.

      Autrement dit, je suis très loin d’être seul à penser ce que j’ai écrit sur le football dans cet article, et j’ai la faiblesse de croire que la majorité des lecteurs ont parfaitement compris le sens de mes propos en lisant ce texte sans a priori ni prévention à mon égard !!! 


    • alinea alinea 18 juillet 13:40

      @Fergus

      Je n’arrive pas à comprendre ni à suivre cette animosité dont certains t’honorent ! et j’ajoute que je n’ai pas pu commenter ton article sur Dinan, outre que je n’avais qu’un coucou à faire, à cause de l’ambiance qui y régnait !
      Ce plaisir manifeste à la méchanceté me blesse, je n’arrive pas bien à comprendre la cause ni le but de tout ça !

    • Ben Schott 18 juillet 13:41

      @Fergus
       

      L’argument d’autorité, maintenant ! Le nombre de vos fans !
       
      Il ne vous reste plus que de laborieuses circonlocutions et le bottage en touche pour tenter de vous en sortir...
       
      Par ailleurs, c’est bien parce que Aristide et moi-même avons bien compris le sens de ce que nous avons lu qu’il y a débat.
       


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 18 juillet 14:01

      @Fergus

      il n’y a pas pire lecteur que celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de ce qu’il lit.
      Je l’ai toujours dit, vous n’avez pas les lecteurs que vous estimez mériter.
      Faut dire qu’avec vous, c’est parfois un peu compliqué. D’une minute à l’autre vous écrivez n’importe quoi et son contraire.

      que l’article d’où cette phrase a été tirée a été lue à ce jour par... 22 634 personnes, approuvé par... 4,76 % des visiteurs du site et relayée par plus de... 1 500 personnes auprès des abonnés de leur compte Facebook.
      Sans vouloir vous manquer de respect, comparé à n’importe laquelle des Kardashian, c’est de la gnognotte.

      j’ai la faiblesse de croire que la majorité des lecteurs ont parfaitement compris le sens de mes propos
      Faites pas le faux modeste. Personne ne peut douter de la Vraie Vérité et de ceux qui condescendent à la révéler.

      Autrement dit, je suis très loin d’être seul à penser ce que j’ai écrit
      Et alors ? Tous vos comparses sont dans ce cas... et pourtant !


    • pemile pemile 18 juillet 14:07

      @Fergus « approuvé par... 4,76 % des visiteurs du site »

      Noté 4.76/5 ou désapprouvé par 95.24% des lecteurs ?


    • Aristide Aristide 18 juillet 15:05

      @Ben Schott

      Fergus est un margoulin incapable d’assumer ce qu’il écrit. Le voilà face à ses contradicteurs ? Quelle réponse sur le fond ? On a mal compris. Il ajoute la bêtise à la suffisance. Il pourrait convenir qu’il s’est mal exprimé que ces sympathiques fêtards ne sont pas si haïssables que cela, que ces baigneurs sont aussi « nobles » que les randonneurs dont il est un éminent représentant avec sa femme, ...

      Enfin ... Il a toujours un bon proverbe pour se sortir de ces situations ...

    • popov 18 juillet 15:57

      @bob14

       
      Charlot était américain...
       
      Ben non, il était anglais.


    • bob14 18 juillet 17:41

      @Ben Schiotte...tirez la chasse ça pue... smiley


    • Fergus Fergus 18 juillet 18:21

      Bonjour, pemile

      En écrivant mon commentaire rapidement, je me suis mal exprimé : il s’agissait de la note d’approbation de l’article, soit 4,76 sur 5. Merci d’avoir pointé cette erreur.


    • Fergus Fergus 18 juillet 18:25

      Bonjour, alinea

      « Je n’arrive pas à comprendre ni à suivre cette animosité dont certains t’honorent ! »

      Bof, des trolls qui ont besoin de cela pour satisfaire leur goût pour la malveillance gratuite.

      Le plus drôle est que j’ai été prévenu il y a quelques semaines que j’allais être ciblé. Et de fait, les pitbulls sont lâchés !  smiley


    • alinea alinea 18 juillet 19:20

      @Fergus
      Ah bon ? C’est programmé comment, par qui ? C’est en tout cas quelque chose qui m’énerve énormément, je ne comprend pas la culture du négatif ! smiley


    • Aristide Aristide 18 juillet 19:30

      @alinea


      Rien de négatif, Fergus vante ici la sympathie que lui inspire tous les fêtards, il disait ailleurs qu’ils étaient haïssables, vous faites la différence entre fête et manifestation, lui ne cessait de comparer les deux ...

      Si par malheur ce qu’il nomme des trolls lui demande de clarifier son discours, le voilà insultant incapable de répondre, ... maintenant il est ailleurs pour dire le contraire d’ici ... 

    • Alren Alren 18 juillet 19:36
      @alinea

      Pourquoi avez-vous parlé de « populace » pour les gens qui vous entouraient dans ce café ?

    • alinea alinea 18 juillet 19:43

      @Alren

      parce que je pratique le deuxième degré, ou l’humour juif si vous préférez ! parce que j’aime la langue et tout ce qu’elle dit et que je peux parler en me situant de l’autre côté !!
      N’ayez aucune crainte Alren, chez moi vous ne trouverez aucune faille de cet ordre !

    • libert_pensée 18 juillet 19:47

      @Ben Schott
      Excellents commentaires ! (celui-là, et le suivant).


    • Self con troll Self con troll 18 juillet 22:03

      @Aristide

      Quelques citations

      Fergus, reprenant dans un post récent un passage d’un de ses articles
      Jamais je n’ai éprouvé un tel écœurement pour mon pays et pour ses habitants, capables de se mobiliser des mois durant pour un évènement futile, mais incapables de consacrer ne serait-ce qu’une heure de leur temps à des causes sociales essentielles comme le droit au travail et à la dignité pour tous !

      Fergus ici même
      J’ajoute que je porte malgré tout un regard sympathique sur ces manifestations de joie. Les occasions de sortir de la trivialité du quotidien sont en effet trop rares pour ne pas être saisies !

      Citation de JLM dans l’article en cours
      Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade.

      Post de Fergus sous l’article « Éberlué par les manifestations de joie liées au foot » où Marc Chinal pose la question « En quoi ces manifestations de masse assurent la survie des participants ? »
      Et pourtant, je partage très largement les observations de l’auteur. Il est vrai que j’ai toujours été très peu démonstratif dans la victoire. Après tout, l’on parle de sport, pas de sortie d’une pesante dictature et a fortiori d’un conflit sanglant !

      -----------
      Il est facile de retrouver le contexte de ces extraits. J’ai fait ce petit travail de recherche, pour me confirmer dans l’option de zapper le discours caméléon de Fergus.


    • Self con troll Self con troll 18 juillet 22:09

      @alinea
      Vous trouverez difficilement trace de mon pseudo chez le furtif team. Je leur ai proposé par ci par là des pistes d’explication à leur attitude, mais ça n’a rien donné.


    • Fergus Fergus 18 juillet 22:38

      @ Aristide

      Je n’ai jamais employé le mot de « haïssable », ne vous en déplaise. Merci de ne pas médire en me prêtant - une fois de plus - des mots qui me sont étrangers !!!

      Les mots que j’ai employés sont d’ailleurs rapportés ci-dessous, mais sortis de leur contexte. Je « clarifie » donc une fois de plus mon discours :

      Oui, j’ai éprouvé un sentiment d’’écœurement«  en 1998 du fait de l’énorme différentiel de capacité de mobilisation entre le football et les luttes sociales. Et en 2018, je comprends les tweets de même nature postés par Poutou. 

      Oui, j’ai - en même temps -, et cela a encore été le cas cette année, éprouvé sincèrement de la sympathie pour ces supporteurs exaltés dont certains comptaient d’ailleurs au nombre de mes amis, dont le patron d’un bar où j’ai des habitudes et quelques-uns de ses clients fidèles que je vois parfois au stade (équipe amateur de nationale 3) et avec qui j’échange régulièrement sur le football et ses évolutions.

      En 1998, j’avais arrêté le football comme joueur, mais, au prix d’un investissement personnel important, je m’occupais assidûment d’équipes de jeunes comme éducateur. Croyez-vous possible que j’aie pu considérer tous ces gamins, si heureux du titre décroché par Zidane et ses coéquipiers et si bruyants dans l’expression de leur joie, comme des décervelés ? J’ai au contraire partagé leur joie et bien entendu gardé pour moi les éléments d’’écœurement » dont j’ai fait part des années plus tard dans cet article. 

      Si vous n’êtes pas capable de comprendre qu’on peut tout à la fois être capable d’empathie avec la liesse populaire qu’engendre un évènement sportif et, sur un plan sociologique élargi, se désoler qu’une telle énergie ne puisse se manifester pour des causes autrement plus importantes en termes de vie au quotidien, alors je ne peux évidemment rien pour vous, votre cas est désespéré !!!


    • Fergus Fergus 18 juillet 22:46

      Bonsoir, Self con troll

      Eh oui, je ne suis pas une personne binaire qui pense qu’il n’y a que le bien versus le mal, que le blanc vs le noir, que l’amour du football vs sa détestation, etc.

      Je vous invite à lire ci-dessus le commentaire que je viens d’adresser à Aristide. Peut-être comprendrez-vous en le lisant que l’on peut avoir une pensée complexe sur différents sujets, y compris le football, un sport où j’ai été immergé à différents niveaux durant près de 45 ans...

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