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Accueil du site > Tribune Libre > Quel sacerdoce !

Quel sacerdoce !

Quelle plaie d'être décroissant ! Un véritable enfer ; il ne faut pas croire qu'on gère sa décroissance comme un bon père de famille gère son budget. Pas du tout : vous êtes la bille du flipper ; votre vie n'est qu'un rebondissement perpétuel aux agressions du monde.

Vous êtes pauvre ; sinon c'est de la triche, du blabla ; vous fuyez les pesticides : vous ne mangez que les légumes de votre jardin, et quand vous les loupez, vous n'en mangez pas, vous vous rabattez sur les légumineuses et les céréales de la coop bio du coin. Bonjour la gastronomie !

Vous vous chauffez au bois ; bon. Mais pas n'importe quel bois, celui que vous coupez vous mêmes, dans des bois octroyés gracieusement, bon plan pour le proprio, inaccessibles ; et là, vous ne coupez pas le premier venu, vous regardez, vous pesez le pour et le contre : celui-ci est encore trop vivant, on attendra l'année prochaine pour vérifier qu'il fait, ou qu'il ne fait pas, encore des pousses ; celui-là est trop petit, mais, il n'a aucune chance de pousser, empêché par ce grand, très sain, qui le gêne ; il ne faut pas gâcher, alors vous coupez jusqu'au bout, et puis non, tout ce petit bois, ça devient contre productif de vouloir le descendre. Bref, vous y passez l'hiver, et vous vous caillez quand même.

Il ne faut rien perdre ; vous bouffez du pain dur, bio certes, mais dur quand même ; jusqu'au dernier croûton.

Vous ne vous éclairez que là où vous êtes ; ça fait ambiance notez bien, mais vous n'y voyez rien.

Vous ne prenez une bonne douche qu'une fois par semaine, et une deuxième, plus fraîche deux jours plus tard ; parce que vous n'avez pas l'eau chaude au robinet et que l'été, vous faites chauffer l'eau dans votre fourneau bouilleur mais quand vous la tirez, elle se mélange à l'eau froide, elle devient tiède puis tiédasse. Vous économisez.

Le mieux, c'est d'avoir sa source, mais aujourd'hui ces lieux là sont réservés aux riches, qui ne sont pas décroissants pour deux sous.

Le monde est mal fait.

Vous ne pouvez pas prêter, et je ne parle pas de louer en été, histoire de se faire trois ronds, votre logis, parce que personne n'est capable de capter le système de vannes, d'eau chaude, d'eau de récup du toit, pour les chiottes et la douche, le système d'éclairage, le chauffe-eau solaire bidouillé maison et qui relaye le bois, mais qui n'est que tuyaux remplis d'eau, et qu'il faut, le moindre jour sans soleil, tourner la vanne dans les combles pour rebrancher le système bois, et deux jours plus tard remonter pour rebrancher le système solaire, enfin le système soleil ! Ne pas oublier de vidanger avant l'hiver, si l'eau devient glaçon, vos tuyaux pètent. Voilà pour le confort.

Pas question d'aller chercher du pain ou du tabac au village, à cinq kilomètres si vous n'avez pas besoin de pain et de tabac, plus quelques lettres à poster, et quelques courses à faire.

Pourquoi changer de jean, crade, alors que demain vous referez des boulots dégoûtants et que, si vous vous êtes douché la veille, et que vous vous êtes changé, de toutes façons, ce sera à recommencer ?

Vous avez opté pour le lave- vaisselle, une occasion en or, plus économe en eau, mais vous avez branché le solaire dessus histoire que l'eau n'arrive pas trop froide, et que l'électricité soit économisée, mais, si vous êtes en mode bois, l'eau arrive trop chaude et vous avez remarqué qu'alors, la vaisselle est mal lavée. Vous ne comprenez pas pourquoi, mais c'est comme ça !

Évidemment l'hiver, vous trouvez débile de garder votre réfrigérateur alors que dehors, dans la cour, c'est un véritable frigo gratuit. Alors vous déménagez tout dans le garde manger, sous l'auvent, mais c'est pas commode ; il faut penser à tout avant de commencer à cuire vos spaghettis beurre !

Vous portez vos T shirt un coup à l'endroit, un coup à l'envers pour qu'il dure deux fois plus longtemps ; pareil avec les pyjamas et les couvertures sur le lit du chien.

Vous ne lavez votre sol que quand vous être sûr que le temps sec durera, et sans produit toxique : à l'eau et à l'huile de coude ; les WC, la douche et tout le reste pareil ! Vous frottez un max mais après une ou deux tendinites, vous êtes moins maniaque.

Vous récupérez l'eau qui a lavé vos légumes pour arroser les plantes ; en hiver c'est une peine de devoir la jeter. Et si vous cédez à son recyclage, vous faîtes crever les trois plantes vertes qui n'en peuvent mais.

Vous raccommodez vos chaussettes, vos jeans, vos pulls, on finit par trouver que votre style vestimentaire est très personnel.

Comme vous récupérez la totalité de vos habits et chaussures, vous vous apercevez que vous pouvez chausser du 37 au 40, porter du 36 , en ne fermant pas le dernier bouton, au 40, si vous avez une bonne ceinture ; tous les styles vous conviennent et si vous ne savez quand porter la petite jupe droite donnée par votre amie AgnèsB, vous la gardez quand même, au cas où. Vous croulez sous les pulls inconfortables et le seul que vous aimez, vous le mettez pour faire du bois ou n'importe quoi de dangereux pour les délicates mailles de son tricot. Là encore, on trouve que votre style est osé.

À force tout le monde a compris que vous étiez une bonne adresse avant la décharge ; votre vaisselle est « tout style », vous écopez de tas de trucs dont vous ne savez pas à quoi il peuvent bien servir et qui encombrent vos placards, mais par gratitude envers le donateur et parce que vous répugnez à jeter, vous gardez. Jusqu'à péter un plomb et faire un chargement pour la déchetterie.

Alors, vous êtes triste de gaspiller.

Vous aimez les bêtes, et ça se sait. Il n'y a pas un chat perdu qui ne connaisse pas votre adresse, par l'entremise d'amoureux des bêtes, qui ne peuvent pas s'en occuper. Vos chiennes récupèrent tous les ossements du canton, vous êtes déchiré entre le gaspillage, l'ingratitude et la certitude de tuer vos bêtes à petit feu avec ces saloperies qu'elles digèrent mal, quand vous ne ramassez pas les preuves de leur indigestion, le matin de bonne heure, au lever, avant le petit-déjeuner. Les gens n'hésitent plus à vous donner leurs congelés périmés- pour les chiennes-, leur pain dur – pour les chevaux- et vont jusqu'à vous fourguer la pâtée que le chat a vomi et les croquettes qu'il n'a pas voulu manger !

Personne n'aime jeter et tous aiment les bonnes actions.

Vous vous êtes embringué dans une sale histoire.

Mais vous êtes un bon pauvre, vous souriez vous dîtes merci ; cela fait tant plaisir, mais n'amenuise pas le flux des arrivées.

Il faut gérer tout ça, et s'y retrouver.

Alors vous comprenez pourquoi on aime le chauffage où l'on tourne juste un bouton ; plus de cendre à vider tous les deux jours, plus de poussière à épousseter tous les jours, plus d'escarbilles ou d'écorces à balayer quatre fois par jour, plus de sorties dans la nuit et le froid parce que vous avez oublié ou que vous n'avez pas eu le temps de faire le plein à temps ! un bain chaud tous les soirs ; des fringues neuves à votre goût à votre taille, de la bouf en pagaille dans le frigo, même en hiver ; un chat, deux chiennes. Un tas de bois bien rangé par des mains d'homme honnête. Ne pas manger tout le temps la même chose, faire deux repas par jour et enfiler du 38.

Faire toiletter la chienne et ne plus le faire vous-mêmes.

Faire réparer la chasse d'eau, le robinet, la roue de la brouette qui a crevé sur des ronces sèches, faire faire tout ce que vous n'avez mais alors plus du tout envie de faire ! Vous restez des semaines avec un robinet bloqué, vous démontez la machine dont la vidange est bouchée mais bon sang par où donc peut-on accéder à ce putain de tuyau ? Vous attendez l'inspiration, qui vient parfois, quand le calme est revenu. Vous avez tout fait vous-même, on dit que votre maison a du charme et qu'elle vous ressemble ! Sûr, ce n'est pas Marie-Claire et Roche et Bobois.

Mais non, comme vous êtes décroissant, solidaire et généreux vous ne savez pas vous faire payer votre travail, celui pour lequel vous êtes compétent et que vous faîtes pour les autres, et faire faire ce que vous ne savez pas faire, vous n'avez pas les moyens ! Et comme vous savez faire plein de trucs, à force, il y a toujours quelqu'un qui a besoin de vous !

Vous tirez des brides pour le copain qui n'a pas le sou ; vous réparez les étrivières, les martingales, les muserolles, les licols ; vous débroussaillez le terrain du voisin qui un jour vous a laissé garer votre voiture sur son terrain ; vous récupérez l'essaim qui s'est installé derrière le volet d'un sale type qui menace de tuer les abeilles ; vous nettoyez les fossés de la route qui mène au village ; les places après les fêtes, quinze jours plus tard, encore jonchée de canettes et de bouteilles vides ; les plastiques noirs des paysans, écornés, secs et cassants, utilisés une fois pour empêcher les mauvaises herbes ; vous taillez les rosiers de la vieille d'à côté , qui ne le fait jamais ; et vous éclipsez les pucerons avant qu'elle n'emploie un produit magique ; vous désherbez à la main le petit carré d'un vieux qui menace d'y répandre du round up.

Vous êtes épuisé.

Et on vous prend pour un con.

Seulement, seulement, vous ne pouvez pas faire autrement !

 

Plus sérieusement, la pauvreté volontaire n'est pas à chaque instant vécue avec volupté ! L'argent est un tel moteur de réalisation que lorsqu'on en est dépourvu, on se trouve très souvent bloqué. Ce qui est terrible, c'est que l'argent, dans le même temps, transforme celui ou celle qui en possède ; se protéger de ses méfaits est bel et bien le but des pauvres volontaires. On ne peut pas se garder de ses méfaits, et en avoir assez pour réaliser ses projets.

Tous les choix faits dans une vie ne le sont jamais en connaissance de cause ; les conséquences, les effets, sa propre capacité à assumer ses responsabilités se découvrent au jour le jour, et cela, naturellement, en tout domaine. Un simple coup d'oeil rétrospectif ou prospectif nous rassure en général sur le bien fondé d'un choix aussi essentiel que celui-là ; aucune exception à la perversion de l'argent ( tout dépend de son idéal évidemment). La pauvreté – l'absence de capital financier- se vit beaucoup mieux quand on possède le capital social et celui, non moins important, culturel. C'est pourquoi, personnellement, je nourris l'espoir, l'idéal plutôt, d'une société où les « capital » culturel et social seraient à la portée de tous.

Cette pauvreté assumée est probablement d'essence religieuse, bien que sans croyance, elle confine dans les moments les plus démunis et solitaires au mysticisme, puis se réveille de cet autre monde dans le combat, pour se résoudre finalement dans le pouvoir d'apprivoisement du petit  ! Elle n'est pas l'ennemi des riches qu'elle peut côtoyer en toute égalité par ailleurs, ni naturellement des pauvres qui la reconnaissent. Elle n'est que le nécessaire dénuement à la pensée libre.

Une aise finalement qui oblige à l'essentiel.


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40 réactions à cet article    


  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 27 juin 2013 14:40

    J’ai plein de bonnes nouvelles pour toi :

    1° On parle de plus en plus de remplacer le nucléaire actuel par le thorium qui n’explose pas

    2° On fait d’énormes progrès dans les véhicules et les chauffages à hydrogène

    3° Il y en a même qui commencent à être capables de récupérer le co2 athmosphérique pour en refaire du carburant de synthèse

    4° Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué il pleut énormément

    Donc, tu peux restreindre tes sacrifices en matière de chauffage, d’eau et de transport vu que d’ici quelques années TOUT aura changé et ce sera beaucoup plus vert.

    Elle est pas belle la vie ?


    • alinea Alinea 27 juin 2013 15:11

      J’ai bien peur de ne pas pouvoir tenir jusque là ! smiley


    • Doctor ès-Kiss 27 juin 2013 16:23

      Alinea

      puis-je risquer une pensée miroir en retour de votre article, ou l’image grenouillesque choisie se suffirait à elle même ?


      • alinea Alinea 27 juin 2013 17:04

        La grenouille de la croissance est une reinette, le crapaud de la décroissance est un Prince Charmand, il suffit de savoir voir !
        Narcisse ne se voit plus en son miroir ! Hélas


      • Doctor ès-Kiss 27 juin 2013 17:24

        Donc la portée close et non éclose...
        Dommage, peut-être Narcisse est-elle jugée ainsi sans jugement...
        Peut-être hâte-t-elle trop à l’affaire...
        Elle se garde la conviction que le narcissisme n’est pas de bon augure...
        Vous auriez aimé ces mots comme Césaire, autant qu’elle compris les votre...
        Gardons donc cela pour nous...
        Retournons en Boétie par Céphise...
        Admirons tout de même ceci...


      • wawa wawa 27 juin 2013 16:57

        J’ai bien peur que vous ne soyez trop en avance sur le temps. penser a profiter de la vie quand même !

        L’avantage, c’est que si une « crise grecque » nous pête a la gueule ,ce qui n’est pas improbable, çà ne changera rien pour vous. vous êtes déjà equipé

        Une question : y a internet dans votre cabane au fond des bois ?


        • alinea Alinea 27 juin 2013 17:02

          Au fond des bois ? Je ne sais pas, je vais voir !


        • foufouille foufouille 27 juin 2013 18:04

          « 

          Il ne faut rien perdre ; vous bouffez du pain dur, bio certes, mais dur quand même ; jusqu’au dernier croûton. »

          il était dur avant ?


          • alinea Alinea 27 juin 2013 18:31

            Avant quoi ?


          • foufouille foufouille 27 juin 2013 18:52

            avant d’etre dur ........


          • alinea Alinea 27 juin 2013 19:02

            Vous voulez dire que le pain bio est un pavé casse-dent ? Non voyons ! Du gâteau, et là, je ne plaisante pas !!


          • foufouille foufouille 27 juin 2013 20:02

            sait pas
            disons plutot pourquoi tu le manges dur, le pain
            on te l’a donné dur ou c’est au second degré ?


          • alinea Alinea 27 juin 2013 22:08

            Un pain bio d’un kilo dure une semaine ! Ce n’est pas du second degré, sauf le ton que j’ai pris !! J’adore le pain dur !! vrai de vrai


          • alinea Alinea 28 juin 2013 09:55

            Je ne sais pas ce que j’ai ! je suis un peu longue à la détente ! C’est ma phrase qui est ambiguë ! Je veux dire qu’on mange aussi, le pain quand il est rassis ; qu’on ne le jette pas !


          • Marc Chinal Marc Chinal 27 juin 2013 18:38

            Bonjour,
            bravo pour votre texte.
            .
            Pas assez démagogique pour faire des émules (dans un monde de mules), mais d’une telle honnêteté qu’il force le respect.
            .
            Le plus dur est donc de supporter la comparaison avec le monde de la monnaie ?
            Arrêtez de comparer.
            Vous vous êtes posée les bonnes questions, vous avez des réponses stables en adéquation avec la réalité du terrain, alors oui, les personnes riches ont moins d’efforts à fournir, mais qu’est-ce qui compte ? Les efforts que l’on fait dans une vie ? L’harmonie ? La puissance ? Le savoir ? La culture ?
            Vous avez déjà vos réponses et je ne pense pas qu’elles vous rendent réellement malheureuse. Alors courage, les « riches » ont aussi leurs problèmes existentiels. smiley
            Par contre, ne cherchez pas à devenir Atlas soutenant le monde, faites ce que vous pouvez, c’est déjà énorme.
            L’objection de croissance, c’est ne plus agir suivant le « no-limite », il est donc inutile de chercher de nouveau le « no-limite » avec l’objection de croissance.
            .
            En fait, ce qui vous touche est une forme de « solitude », mais vous êtes loin d’être seule, et la civilisation post-monétaire est en marche, même si elle n’a pas pour l’instant, la force de son opposé. Tenez bon, « on arrive » ! smiley
            .


            • alinea Alinea 27 juin 2013 19:00

              « On ne doit pas pratiquer avec persévérance la limitation amère » me dit ma bible chinoise smiley
              Vous vous doutez que l’accumulation est un « effet » ! ; vrai certes mais rassemblé, ce qui, dans une vie est loin d’être le cas !!
              J’ai eu récemment un commentateur qui ne voit pas d’alternative à la maîtrise de la nature !
              Beaucoup font l’autruche ; mais je suis convaincue que dès que le quidam ordinaire ouvre les yeux, la solution lui apparaît !
              Non, bien sûr je ne suis pas seule ; c’est bien pourquoi je galèje !
              Merci Marc !


            • Marc Chinal Marc Chinal 27 juin 2013 20:14

              <<<<<J’ai eu récemment un commentateur qui ne voit pas d’alternative à la maîtrise de la nature !<<<<<
              .
              Il doit avoir de sacrés gros muscles !
              .
              <<<<<Beaucoup font l’autruche ; mais je suis convaincue que dès que le quidam ordinaire ouvre les yeux, la solution lui apparaît !<<<<<
              .
              Il ne reste plus qu’à trouver « l’ouvre boîte »... (violent comme formule ! smiley Désolé... Donc, un ouvre boîte pacifique, intelligent, tout ça tout ça... smiley )


              • alinea Alinea 27 juin 2013 22:10

                Je crois qu’il faut à beaucoup que le coeur soit touché pour que les yeux s’ouvrent ! Il faut aussi l’intelligence du coeur, non ?


              • pyjahman pyjahman 2 juillet 2013 20:37

                C’est la pensée du ventre, l’amour puissant et sans condition de son prochain et du monde dans lequel on vit.
                Aimer n’est pas donné à tout le monde.


              • alinea Alinea 2 juillet 2013 21:09

                pyjahman : si, je crois que si mais se rajoutent de nombreuses blessures narcissiques qui gâchent tout !


              • pyjahman pyjahman 2 juillet 2013 23:03

                Mais certaines personnes ont la capacité d’aimer de façon incommensurable malgré leurs cicatrices et leurs blessures les plus douloureuses. Je préfère me tourner vers ces gens là, et pouvoir vivre l’acceptation.


              • alinea Alinea 2 juillet 2013 23:17

                Et vous-même pyjahman ?


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 juin 2013 22:16

                Ouais ,y a pas un plombard ici pour aller donner un coup de main à Alinéa ?
                Promis -juré meme si vous votez à droite elle ne fera pas de remarques ...enfin jusqu’a la totale remise en ordre totale du bordel ! smiley


                • alinea Alinea 27 juin 2013 22:20

                  Comme vous m’avez bien comprise Aïta ; c’est pénible, vous savez, d’être si transparente !


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 juin 2013 22:31

                  En meme temps ça m’est facile de demander pour vous aux plombards ,suis électro ....
                  Nan nan Alinéa ,vous vois venir , j’ai jamais rien compris au monophasé des Cevennes ... smiley


                • Constant danslayreur 27 juin 2013 23:04

                  J’aime beaucoup merci smiley

                  à l’escapade écossaise près qui a vu votre décroissant envisager de mettre la petite jupe droite donnée par son amie AgnèsB, le reste est ... savoureux.


                  • alinea Alinea 27 juin 2013 23:06

                    Ah bon ! Vous n’aimez pas les petites jupes droites ? Je me suis laissé dire que c’était très érotique !
                    Ah ! je suis con ! j’ai compris  smiley


                  • alinea Alinea 27 juin 2013 23:18

                    Je ne connaissais pas l’expression « l’écossaise » !!
                    En fait, le « vous » n’est pas genré, et je n’avais pas de genre en tête !!


                  • Constant danslayreur 27 juin 2013 23:24

                    Puisqu’on aborde le sujet enfin c’est vous qui avez commencé et je décline toute responsabilité n’est-ce pas smiley, voila, je me disais que pour être crédible en mec, non seulement vous deviez roter un peu plus et puis oser ... heu ... un geste que les femmes ont en horreur mais qui fait très mec décroissant, il faudrait surtout et sans aller jusqu’à sanantanioner dans le torride dire au moins deux trois trucs sur la voisine ché pas moi, l’imagination c’est vous qu’êtes fortiche.

                    Pour la voix que vous devrez prendre, j’ai déjà ma petite idée :
                    http://www.dailymotion.com/video/x6rdpk_pierre-bachelet-olympia-90-1ere-par_music#.UcytDtjYo7U


                  • Constant danslayreur 27 juin 2013 23:29

                    Et un peu que vous ne connaissiez pas l’expression l’écossaise puisque Bibi vient d’en déposer le brevet en rapport avec le kilt lointain - mais alors très - lointain cousin de la jupe droite.

                    PS : A propos de la jupe droite... glp... je confirme smiley


                  • alinea Alinea 27 juin 2013 23:38

                    Comment pourrait-on dire, en bon français : « écossaise » ; rien ne me vient, lors j’adopte ce néologisme ! Même s’il ne s’agit pas de jupe pour mec évidemment ; le problème c’est que je ne pensais pas à un mec ; ni même à moi d’ailleurs ; c’était, je le jure, neutre ; je n’irais pas jusqu’à dire désincarné, mais il y a un peu de ça.
                    Bon, je n’ai pas votre texte sous les yeux mais il y a ce mot, là sanatanioner (?) encore un truc à vous ? Je n’en ai pas compris toute le teneur !


                  • alinea Alinea 27 juin 2013 23:44

                    C’est un peu Brel ce mec ! je ne le connaissais pas. Quand à l’histoire qu’il raconte, sans être si violent ni tragique, oui, il y a de ça !!


                  • Constant danslayreur 27 juin 2013 23:50

                    Bien sûr chère Alinea que vous étiez dans le « neutre » et que la finalité de tout le tableau se trouve dans votre conclusion, c’est juste que je me suis surpris bien avant celle-ci à vous lire d’un trait et puis à voir la scène tant l’imagination qui l’avait produite était talentueuse, mais à un moment c’était incontestablement un homme que je voyais d’où l’incongruité de la jupe droite.

                    Puis de fil en aiguille je vous voyais volontiers en romancière vêtant des caractères masculins très aisément, d’où les pseudos conseils de « crédibilité en mec »

                    Enfin dans le même cadre du même un peu macho très séducteur etc, le sanantanioner faisait référence à une ... littérature qui n’était peut être pas du goût de la jeune fille que vous étiez, tout simplement le San Antonio de Frédéric dard (Pardon).

                    Ma liberté avec les mots vient d’ailleurs sûrement de lui « si votre langue vous refuse un mot... inventez-le » smiley

                    Bonne nuit


                  • alinea Alinea 28 juin 2013 00:00

                    sanantonioner ! bon sang mais c’est bien sûr ; quand il n’y a pas de mot, il n’y a pas de choix : il faut l’inventer !
                    Merci constant et bonne nuit !!


                  • Kookaburra Kookaburra 28 juin 2013 12:00

                    Déjà le gouvernement encourage la surconsommation et s’inquiète, pour cette raison, du pouvoir d’achat. Il faut consommer pour sauver l’économie, paraît-il. La publicité nous pousse à acheter un tas d’objets dont on ne savait pas qu’on avait besoin, mais dès qu’on les a, on ne peut plus s’en passer. Consommer, c’est un plaisir. Acheter, c’est toujours une tentation, et une tentation c’est la seule chose à laquelle, avec Oscar Wilde, je ne peux pas résister. Plus sérieusement, moi, je peux vivre assez simplement, parfois à l’agacement de ma femme - «  Quoi, tu a mis ton vieux pantalon !!  ».


                    • alinea Alinea 28 juin 2013 12:07

                      Il vaut mieux, je le pense, se désintoxiquer ! Cela libère l’esprit, c’est comme un grand vent du large, qui peut enivrer !!
                      Le désir n’est exacerbé que par l’attente et l’inquiétude ; à y céder trop vite, on en gâche la satisfaction. Mais tout doit dépendre des gens ; moi c’est la surabondance qui me stresse ; le manque au contraire décuple mon énergie ! excite ma créativité et mon ingéniosité !
                      J’ai horreur qu’on pense pour moi, ce doit être ça !


                    • pyjahman pyjahman 2 juillet 2013 23:44

                      C’est un peu indiscret, mais je le suis.
                      Et je n’ai même pas besoin de vous demander.


                      • pyjahman pyjahman 2 juillet 2013 23:45

                        (posté au mauvais endroit :/ )


                      • alinea Alinea 2 juillet 2013 23:56

                        Je me suis permis d’être indiscrète parce que que vous étiez libre de me répondre ou non !
                        Merci...


                      • pyjahman pyjahman 3 juillet 2013 02:16

                        Vous apportez un peu de soleil sur agoravox, je suivrai vos papiers de très près.

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