• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Racisme social, ce que les plus riches oublient souvent à propos des plus (...)

Racisme social, ce que les plus riches oublient souvent à propos des plus pauvres

Pour avoir été amené à fréquenter toutes sortes de groupes et classes sociales différentes, il apparaît qu’il y a souvent des incompréhensions mutuelles entre ces groupes. Par exemple certains riches ont bien souvent une vision des pauvres assez déconnectée de la réalité, vision qui les amène à les dénigrer, à user de ce que l’on pourrait appeler un racisme social. Le but de cet article n’est donc pas de montrer que tel groupe est supérieur ou non à un autre, ou encore de dénigrer les plus favorisés, mais bien de tenter de montrer objectivement quelle est la réalité des choses à propos des groupes défavorisés, et que les groupes favorisés oublient bien souvent pour tout un tas de raisons qui vont être exposées.

Racisme et autres discriminations sociales {JPEG}

On a donc vu dans un article précédent comment se comportaient les groupes sociaux entre eux. Qu’ils avaient la fâcheuse tendance à se mettre en opposition et discriminer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Mise en opposition et discrimination qui sera d’autant plus forte que la différence entre ces groupes est grande (au niveau des valeurs, codes, culture, etc).

C’est donc ce qui va se passer entre les groupes issus de milieux favorisés et les groupes issus de milieux défavorisés, où bien souvent les seconds vont être méprisés par les premiers. Il n’est pas rare en effet que les premiers parlent des seconds comme des beaufs, barbares, primate, brave bête, etc.

En privant les membres des groupes défavorisés de leur dignité, voire de leur humanité, il devient donc possible de jouer avec (sous prétexte d’humour), ou encore de les déposséder du peu qu’ils ont en toute bonne conscience (dépossession qui ne prendra pas forcément la forme d’une dépossession matérielle). Certaines fois cela peut aussi passer par la forme d’une condescendance exagérée et vexatoire qui masque le même sentiment de supériorité, mais exprimé de façon différente. Dans ce dernier cas l’attitude est moins dangereuse pour les personnes visées, il est vrai.

Bien heureusement tous les membres des groupes favorisés ne réagissent pas de cette façon, mais la chose n’est pas rare. Et cette opposition qui vise à protéger les valeurs et l’identité de notre propre groupe en dénigrant les valeurs et l’identité de l’autre groupe est bien sûr propre à chaque groupe social. Il ne provient pas uniquement des milieux favorisés, mais provient de comportements humains en général, de nos instincts qui nous poussent à rejeter ce qui est différent de nous, et ceux qui n’appartiennent pas à notre groupe.

On peut donc parler à ce niveau de racisme social, même si tous n’en ont pas conscience. On verra d’ailleurs certains de ces racistes sociaux pousser des cris d’orfraie face à toute forme de racisme basée sur la provenance ethnique, tout en oubliant que les racines du mal sont pourtant les mêmes : donc le rejet arbitraire de ce qui est différent de nous, ou encore la volonté de se sentir supérieur à l’autre.

Tentons maintenant de voir quelle est la réalité des choses. Autrement dit, si le dénigrement envers les groupes les moins favorisés est réellement justifié. Ou encore, si le sentiment de supériorité et la suffisance affichée de certains membres des groupes favorisés est dû à leurs compétences propres (auquel cas leur manque d’humilité pourrait à la limite se retrouver justifié), ou bien à d’autre facteurs.

 

Éducation et culture

Bourdieu a montré sur ce point l’inégalité des chances qu’il peut y avoir entre des individus issus de groupes favorisés et les autres. Cette inégalité provient de plusieurs facteurs. Notamment parce que les enfants issus de milieux favorisés bénéficient des codes, de l’éducation et de la culture de leurs parents et entourages. Codes et culture qui leur permettront également de mieux réussir leur scolarité. Parents et entourage leur apprendront également les codes et la culture nécessaire pour évoluer dans les milieux les plus rémunérateurs et protégés de la société. Il est évidant ici que parents et entourage d’individus issus de milieux défavorisés ne pourront pas fournir ce mode d’emploi et cette culture qu’ils ne possèdent pas, connaissances pourtant nécessaire pour pouvoir faciliter une réussite scolaire et un marche pied vers les milieux les plus intéressants/rémunérateurs.

Les enfants des milieux défavorisés devront donc apprendre par eux-mêmes ce qui a été donné à d’autres à la naissance. Cela ne favorise pas l’ascenseur social, et tend à cloisonner les groupes qui ne partagent pas les même codes entres eux. Une manière aussi pour un groupe de se protéger des autres, voire asseoir sa domination, en favorisant un certain hermétisme.

Blâmer le manque de culture et « d’éducation », ou encore se sentir supérieur pour ce qui a été donné à la naissance semble ici bien déconnecter de la réalité des choses. D’autant plus que culture et intelligence sont deux choses bien différentes, même si la première peut nourrir la seconde. Sur ce point comme sur d’autres, les pauvres ne devront compter que sur eux-mêmes pour trouver cette nourriture.

 

Emploi

Au-delà de la qualification qui va dépendre du niveau d’étude, trouver un emploi est notamment facilité par notre réseau. Si l’on a vu qu’il était bien plus facile d’obtenir un niveau d’étude et une éducation adéquat pour certains que pour d’autres, il en va de même pour ce qui est des réseaux dont pourront disposer les groupes sociaux privilégiés face aux autres. Déjà parce que les groupes sociaux privilégiés sont intégrés à un réseau économique dominant qui leur permettra d’obtenir par simple relation entretenue issue de ces réseaux, cooptation, ou encore piston, des postes plus intéressants. Ensuite parce que ceux qui évoluent dans ces milieux partagent majoritairement les mêmes codes et valeurs qui faciliteront l’entretien de ces types de réseau, comme leur acceptation pour évoluer dans ces types d’emploi.

Là encore, on peut voir l’inégalité au niveau de l’accès à des emplois intéressants/rémunérateur, voire l’accès à des emplois tout court pour certains. Privilège qui une fois de plus n’a rien à voir avec des compétences personnelles, mais qui est lié à un lieu de naissance.

 

Finesse d’esprit

De la finesse d’esprit découle également l’humour. Là encore il y a source d’incompréhension, et les groupes favorisés vont bien souvent dénigrer les groupes moins favorisés pour leur manque de finesse, ou encore d’humour (bien que souvent cet humour qui va viser les plus défavorisés tend plus vers le « rigoler de », que le « rigoler avec »). Toutefois cette finesse découle essentiellement des codes et valeurs d’un groupe. Comment donc comprendre cette finesse si nous ne possédons pas ces codes (et cela est valable pour tous les groupes sociaux) ? C’est d’ailleurs une des sources de malentendus entre différents groupes sociaux qui se basent sur leur code et valeurs internes pour communiquer tout en finesse, comme d’autres le feraient par le biais d’un regard. Inutile donc là aussi de s’en enorgueillir.

Bien sûr, une solution pour résoudre ces incompréhensions serait de parler clair pour éviter tout malentendu, mais dans ce cas on risque de passer pour quelqu’un de vulgaire, voire agressif. Le serpent se mord la queue en ce qui concerne les communications inter-groupes.

Mais cette supposée finesse d’esprit permet aussi de protéger son groupe comme de dénigrer ceux qui ne partagent pas les mêmes codes. Le protéger en évitant l’intrusion d’éléments étrangers, mais aussi en refusant le dialogue dans le but de garder une certaine forme de pouvoir sur l’autre. D’autres diront que c’est aussi une forme de soumission, ou encore de conversion (« utilise les même codes que nous pour communiquer ou on te rejette »). Tout ceci de manière consciente pour certains, ou inconsciente pour d’autres.

D’autres diront encore que dans ces conditions on a vite fait de tomber dans un dîner de con, même si dans ce cas de figure il est toujours difficile de déterminer qui sont les plus cons, les invités ou les hôtes qui n’ont que ça à faire pour valoriser leurs égos ?

Enfin, et si l’on est en position de supériorité, éviter de parler clair peut aussi éviter de régler les malentendus et d’arriver à une solution, et donc de garder sa supériorité en entretenant confusion et non-dialogue, comme en générant un sentiment de culpabilité chez l’autre (« ce n’est pas de ma faute si tu ne comprends pas »). Une forme de violence psychologique.

 

Violence symbolique et psychologique

Là encore Bourdieu a pu étudier cette forme de violence issue des groupes sociaux favorisés, notamment parce qu’il l’a expérimenté en en étant la cible durant ces études et qu’il n’était pas issu de ces groupes.

Bien sûr la violence psychologique n’est pas l’apanage des groupes sociaux favorisés, tout le monde la pratique. Toutefois la violence symbolique au sens que Bourdieu l’entend (qui est une forme de violence psychologique subtile pour asseoir la domination des classes supérieures), est aussi issue des institutions qui en reprenant les codes et valeurs des groupes favorisés vont les privilégier en ciblant ceux qui n’en sont pas issus.

Par exemple Bourdieu explique que ce type de violence symbolique favorise à l’université les groupes issus de milieux aisés, non pas seulement à cause de la sous-représentation des fils d’ouvrier à son époque (10 % des étudiants pour 35 % de la population active), mais aussi en raison de la culture universitaire qui est familière aux milieux sociaux aisés et dont les enseignants se rendent involontairement complice. « La culture universitaire est donc un héritage pour les uns, un apprentissage pour les autres » (Pierre Bourdieu Son œuvre Son héritage – La violence (symbolique) à l’école - Collectif). Encore une facilité hérité à la naissance dont les milieux défavorisés ne peuvent pas jouir, et dont les milieux aisés ne devrait pas s’enorgueillir de cette autre facilité.

En d’autres termes, en privilégiant codes et valeurs des milieux favorisés au sein de certaines institutions, il semble normal qu’il sera plus difficile aux autres groupes sociaux d’y évoluer, allant même jusqu’à se trouver incompétents, voir s’autoexclure.

Mais si depuis Bourdieu des choses ont évolué pour permettre un meilleur accès aux études, la culture des milieux institutionnels comme l’université, le monde politique ou encore des médias restent fortement imprégné de cette culture issue des classes dominantes qui participe à cette violence symbolique qu’il dénonce.

Mais, hormis la violence symbolique au niveau institutionnel, la violence psychologique (dénigrement, ostracisme social, jeux sadiques, etc) est d’autant plus paradoxale de la part des groupes sociaux favorisés qu’ils condamnent fortement la violence physique qu’ils vont juger barbare, bien plus que dans les autres groupes sociaux. Toutefois il a été démontré qu’en termes de barbarie la violence psychologique n’a rien à envier à la violence physique, elle peut même la surpasser en ce qui concerne les séquelles d’une personne qui va la subir.

Les groupes sociaux favorisés ne sont donc pas en reste si l’on veut parler de violence ou de barbarie qu’ils font subir à ceux qui ne sont pas des leurs. En d’autre termes, ils ne sont pas plus civilisés que les autres sur ce point. Ils ont peut-être une façon différente de l’exprimer que certains pourront trouver peut-être plus « intelligente » que la violence physique, car plus difficile à prouver et permettant de se mettre plus facilement à l’abri de la justice pour des effets parfois bien plus néfastes.

Bien plus intelligente (pour ne pas dire sournoise), car permettant de garder une image respectable auprès des autres (inutile de se battre comme un chiffonnier, ou encore de passer pour quelqu’un de violent), comme de garder une bonne conscience face aux normes sociales en cours qui rejettent majoritairement la violence physique, mais pas (encore ?) la violence psychologique (pour beaucoup l’approbation, le besoin de reconnaissance, du groupe est plus important que les notions de bien et de mal que tout le monde peut ressentir, ou même l’expression de sa propre personnalité si elle nous met le groupe à dos).

 

Pouvoir monétaire

C’est peut-être le point le plus visible de tous. Mais au-delà de cette différence de pouvoir monétaire qui peut faciliter bien des choses, peu abordent ce que manque d’argent et situation d’urgence peuvent entraîner au niveau comportementale.

« L’économiste Sendhil Mullainathan et le psychologue Eldar Shafir ont prouvé par des expériences que vivre dans des conditions de pénurie amène souvent à faire des choix qui précisément les exacerbent. […] Les résultats d’une enquête très simple montrent que les pauvres dépensent chaque jour pour survivre des ressources cognitives que les personnes plus à l’aise ne dépensent pas. […] Les ressources cognitives d’un individu sont limitées. Le stress du manque d’argent pour satisfaire des besoins urgents peut réduire l’aptitude à prendre des décisions susceptibles d’atténuer le problème. Le stock limité de ressources cognitives s’est épuisé, et cela peut conduire les gens à faire des choix irrationnels. Le stress et l’angoisse peuvent également compromettre l’acquisition de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs. » (Le prix de l’inégalité - Chap.4 - Une forte inégalité rend l’économie moins efficace et moins productive - Joseph E. Stiglitz).

On pourrait aussi rajouter la pénibilité et le stress engendrés par certains emplois manuels, comme le fait que les ouvriers ont en moyenne une espérance de vie inférieure aux cadres. À relier donc à la moindre facilité d’avoir accès aux études et à des emplois intéressants/rémunérateurs comme vu précédemment.

Donc au-delà de la problématique monétaire à proprement parler, on voit que les individus qui manquent d’argent sont plus susceptibles de rentrer dans un cercle vicieux de choix qui vont au mieux ne pas aggraver leur situation. Sur ce point, les moins démunis sont épargnés et peuvent utiliser leur temps de cerveau disponible à améliorer leur situation en effectuant des choix plus rationnels. Là encore, il paraît difficile de mépriser les choix de certains lorsque l’on ne connaît pas les situations d’urgence et ce qu’elles peuvent engendrer. Comme il paraît difficile de s’enorgueillir d’une situation qui nous a placé dans un environnement protégé nous permettant d’utiliser au mieux nos ressources cognitives, une fois de plus cela n’a rien à voir avec des compétences personnelles.

 

Nous sommes responsables de ce qui nous arrive

Cette croyance est bien ancrée dans les milieux favorisés, mais pas que, comme l’ont montré certaines études de psychologie sociale :

« Au cours d’une étude, on a pu établir que les sujets négligeaient complètement les causes liées à la situation extérieure et privilégiaient celles liés à l’individu. […] Elle signifie que, dans la plupart des cas, nous avons tendance à expliquer un comportement par des raisonnements causaux qui privilégient et surestiment l’importance des variables personnelles au détriment des facteurs situationnels ». (La psychologie sociale – Chap. III.2 - Gustave Nicolas Fischer).

S’il est vrai que nous devons être responsables et ne pas rejeter la faute sur l’autre, ou encore sur des facteurs extérieurs imaginaires, dans le but de pouvoir se remettre en question et progresser, cet article montre bien que des facteurs extérieurs peuvent expliquer la plus grande facilité à s’en sortir des membres issus des groupes privilégiés que les membres issus des groupes défavorisés qui rencontreront plus de freins que de facilités.

En effet, au-delà d’un capital monétaire qui permet de faciliter bien des choses, on a vu que certains partent également avec un capital éducationnel et relationnel que d’autres n’ont pas et qui leur permettra une plus grande facilité à faire des études, comme un accès privilégié vers les emplois les plus intéressants et/ou rémunérateurs. Ils pourront également évoluer au sein d’institutions et milieux à forte valeur ajoutée qui leur sont favorables, et qui participent, bien souvent involontairement, au rejet des autres par la violence symbolique, les codes et valeurs qu’elles impliquent qui ne correspondent pas à ceux des autres groupes sociaux. Enfin pour ce qui est de la supposée barbarie des groupes défavorisés, on a vu également que la violence chez les groupes favorisés est surtout exprimée de façon différente et ne représente en rien le fait d’être plus civilisé.

Rajoutons également que cette croyance partagée et erronée sur le fait que nous sommes toujours responsables de ce qui nous arrive n’aide pas non plus ceux qui ont eu moins de chance à la naissance à avoir confiance en eux. Principalement à cause d’une culpabilité bien souvent injustifiée qu’on voudrait leur faire porter. De la même façon, cette croyance n’aide pas à une compréhension mutuelle entre ces différents groupes sociaux, car les privilégiés penseront que ce qui arrive aux moins privilégiés est forcément de leur faute.

On est donc en droit de se poser la question de savoir comment se seraient débrouillés ceux qui méprisent certains qui n’ont pas eu la même chance qu’eux ? Comment se seraient-ils débrouillés s’ils étaient nés dans un bidonville de Bombay, une favela du Brésil ou une cité de banlieue ? Auraient-ils eu le même niveau de vie et d’éducation que maintenant, ou bien leur niveau de vie a dépendu de facteurs extérieurs à leurs compétences propres ?

Donc à contrario du mantra précédent, on peut se demander si nous sommes toujours responsables des bienfaits qui nous arrivent, ou si là encore des facteurs extérieurs comme un lieu de naissance privilégié n’entrent pas en ligne de compte ? Poser la question est déjà y répondre.

D’autres justifieront encore cette naissance en raison d’une volonté divine. Certes, mais est-il utile de rappeler que toutes les religions parlent de mise à l’épreuve et d’être digne de ce que l’on reçoit. Là encore, mépriser l’autre suite à un don divin ne semble pas être l’attitude la plus digne qui soit. On pourrait même parler de responsabilité lorsque l’on détient un certain pouvoir. Pour rester dans la symbolique religieuse, c’est d’ailleurs toute la différence entre l’utilisation du pouvoir par Dieu qui se veut juste et responsable, et celle du diable qui se veut injuste et irresponsable. Et le pouvoir de Dieu étant supérieur à celui du diable, toujours d’un point de vue religieux et symbolique.

 

En conclusion

Alors bien sûr il n’est pas question ici de vouloir culpabiliser, ou encore jalouser, qui que ce soit. Cela manquerait de pertinence sur le long terme et ne servirait à rien. En revanche si certains pouvaient prendre conscience de la chance qu’ils ont eu par rapport à d’autres, chance qui n’a donc rien à voir avec leurs compétences propres, si cela pouvait leur donner un peu plus d’humilité, une meilleure compréhension et un respect de l’autre, alors on peut espérer des rapports plus harmonieux entre les différentes classes sociales.

Rapports plus harmonieux et compréhension de l’autre nécessaires à une coopération entre groupe sociaux qui est d’ailleurs la seule façon de régler ce principe d’opposition générateur de tensions inhérent à tous les groupes sociaux.

Coopération aussi pour que chaque groupe puisse comprendre les problématiques de l’autre dans le but de prendre des décisions (projets de société, lois, etc) en rapport aux réalités de chacun des groupes qui composent une société. Et non comme maintenant, où une minorité qui vit dans une bulle déconnectée de la réalité des autres groupes sociaux prend des décisions basées sur des idées reçues qu’il a sur l’autre, donc prend des décisions basées sur des croyances et non sur des réalités objectives (un défaut malheureusement lié au fonctionnement de l’ensemble des groupes sociaux, il est vrai). Autrement dit, comment faire des lois légitimes et pertinentes pour qu’elles soient suivies naturellement dans une telle configuration ? La question ici n’est pas tellement éthique, mais surtout stratégique dans le but d’éviter toute fracture sociale et les problèmes qui vont avec. Rappelons la vision de Durkheim à ce sujet (qui pour la première partie n’est pas appliqué de nos jours) :

« Parce qu’il y a des communications constantes entre eux et l’État, l’État n’est plus pour les individus comme une force extérieure qui leur imprime une force toute mécanique. Grâce aux échanges constants qui se font entre eux et lui, sa vie se rattache à la leur, comme la leur se rattache à la sienne. […] Ce qui fait vraiment le respect de la loi c’est qu’elle exprime bien les rapports naturels des choses ; surtout dans une démocratie, les individus ne la respectent que dans la mesure même où ils lui reconnaissent ce caractère » (Leçon de sociologie – Chap. 8&9 – Durkheim).

Mais si c’est ce principe d’opposition qui continue à dominer, alors il est normal de tomber dans des logiques de tensions, de rejet des élites, de lutte de classe, de populisme, de théories marxisantes, et autres volontés de déposséder ceux qui possèdent en regardant les autres de haut. Notamment parce que les décisions prises ne prennent pas en compte les réalités objectives de ceux qui vont les subir, et qui vont donc avoir tendance à les rejeter. Mais aussi à cause de cette discrimination sociale abusive qui ne fera que donner des ressentiments négatifs et un rejet des plus privilégiés par ceux qui la subissent, pour aboutir à de plus grandes fractures sociales comme des risques de phénomènes de radicalisations politiques.

Ps : La problématique est bien sûr complexe et développer tous les points nécessaires, comme les nuances à apporter, ne peuvent rentrer dans le cadre d’un article (déjà long). Cet article se bornant à montrer certaines réalités de vie dont beaucoup n’ont pas conscience. A contrario, il m’est heureusement arrivé de rencontrer des personnes privilégiées qui, sans tomber dans des pathos naïfs et autres formes de condescendance, comprenaient la chance qu’ils avaient eu par rapport à d’autres, et ne s’en faisaient ni un complexe, ni une gloire. Ce qui permettait des rencontres agréables.


Moyenne des avis sur cet article :  3.26/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

112 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 10:43

    Résumé : quand on est riche, il ne faut pas être arrogant, sinon cela nourrit les phénomènes de radicalisation politique dont les théories marxisantes ... Autrement dit : « cachez ce seins que je ne saurais voir » ! 


    • gogoRat gogoRat 17 octobre 10:57

      Le point clé de cet article à souligner :
      " On verra d’ailleurs certains de ces racistes sociaux pousser des cris d’orfraie face à toute forme de racisme basée sur la provenance ethnique, tout en oubliant que les racines du mal sont pourtant les mêmes : donc le rejet arbitraire de ce qui est différent de nous, ou encore la volonté de se sentir supérieur à l’autre."

       C’est par ce lapsus que ’ces racistes sociaux’ se discréditent eux-même en montrant l’inverse de ce qu’ils voudraient mettre en évidence, à savoir : qu’ils auraient un mérite particulier, une excellence susceptible de légitimer les privilèges qu’ils prennent sur autrui.
       Le seul fait de souhaiter être plus que les autres, plus méritant, est à lui seul une manifestation d’inintelligence : seule une vraie humilité est la marque d’une conscience respectable de la complexité, du mystère et de l’étendue de l’univers !
       La force du vrai idéal démocratique est indissociable de cette humilité vraie !


    • Joseph Joseph 17 octobre 11:06

      @Jeussey de Sourcesûre
       

      Pour généraliser je dirais que toute discrimination abusive risque d’entraîner des réactions radicales. 
       
      Après je n’ai pas lu Marx, je sais juste que sa lecture a entraîner des réactions radicales (à juste titre ou non), et que c’est de cette façon que le voit certains (à juste titre ou non encore une fois, je ne peux pas dire).

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 11:21

      @Joseph

      « je n’ai pas lu Marx, »


      ça se voit !

    • alinea alinea 17 octobre 11:03

      Bonjour Joseph,
      J’ajouterais que, si on fait un petit bon en arrière, quand la société « libérale » n’étranglait pas toute créativité et n’avait pas encore détruit la culture populaire, la Vie était du côté du peuple ; en deux mots : on s’ennuyait ferme dans les milieux bourgeois, et on se marrait bien dans les milieux populaires.
      C’était au temps où l’on pouvait être pauvres et heureux ; aujourd’hui, la misère est ce vide culturel laissé partout, qu’à mes yeux l’argent ne compense pas chez les riches.L’absence de culture chez les riches est littéralement ahurissante.
      L’argent comme seul preuve de réussite a vidé notre société de tout contenu, et je crois vrai qu’une bonne partie des pauvres et des « déclassés » ont, eux aussi, admis qu’il n’y avait que le fric le fric le fric qui valait !


      • pipiou 17 octobre 12:51

        @alinea
        « L’absence de culture chez les riches est littéralement ahurissante. »

        Voilà un bel exemple de racisme social.

        C’est pas un peu cliché et ne reposant sur rien ?
        Pour avoir une connaissance aussi affirmée des « riches » c’est probablement que vous les fréquentez souvent ...


      • alinea alinea 17 octobre 13:47

        @pipiou
        Je ne les fréquente plus guère mais il est vrai que, issue de ces milieux ( sans exagération ! de fortune veux-je dire), j’en ai beaucoup côtoyés ; certains, artistes étaient des gens superbes, d’autres ne tenaient leur « rang » que par leur fonction, mais j’étais ébahie par leurs lacunes !
        Pas plus lacunaire d’ailleurs que chez les paysans ou les pauvres, mais l’arrogance en plus !
        Le capital culturel ne colle pas aux riches, ni aux pauvres, c’est un autre capital ! tandis que le capital financier et le capital social sont plus que souvent liés.


      • pipiou 17 octobre 15:56

        @alinea

        Neanmoins votre assertion est digne de figurer dans le guiness book des amalgames


      • alinea alinea 17 octobre 17:20

        @pipiou
        Non, c’est la vérité vraie.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 20:00

        @alinea
        Il faudrait interroger la notion de réussite, il y a 36 variantes, bien loin de la seule richesse matérielle. Je crois qu’il ne faut pas mélanger le richesse financière et la richesse culturelle... . Je ne partage pas le pessimisme de l’article, ni les analyses de Bourdieu.


        L’école justement, ouvre aux enfants la langue, les codes, les valeurs utilisées par les riches. Se sert qui veut et ce qu’il veut.

        Je connais bien des gens, modestes financièrement, qui se cultivent toute leur vie, aiment lire, visiter des musées, faire des recherches sur Internet, et qui sont bien plus informés sur tout, que ne l’étaient leurs grands parents...
        Personne aujourd’hui n’est obligé de mourir idiot et inculte, sauf ceux qui le veulent bien.

        Mais l’école est concurrencée par la télé, la mode, la pub, la télé réalité, qui meublent le cerveau de niaiseries, pour ceux qui le veulent bien.

        Ce n’est pas le mépris des riches qui pose problème, c’est la propagande et les mensonges que déploient les riches pour le rester. Ils prennent les pauvres pour des imbéciles, ce qu’ils sont de moins en moins ! N’importe qui, aujourd’hui avec Internet, peut chercher d’autres sources et croiser ses informations.


        Si les riches sont obligés de mentir de plus en plus, c’est justement parce que les pauvres analysent de mieux en mieux les évènements ! La preuve, c’est que 61 % des Français qui ont regardé Macron à la télé, ne l’ont pas trouvé crédible.
        Même Bzrezinski s’était rendu compte de l’éveil politique des masses !

      • mmbbb 17 octobre 21:26

        @alinea franchement je me bidonne, je suis issu d un milieu pas tres aise et je pense que cette assertion pouvait et peut encore s appliquer aux pauvres. Quant aux riches tous ne sont pas des abrutis , quant aux pauvres tous ne sont pas vertueux . Le fric le fric on peut toujours le mepriser certes mais bon si je gagnais une cagnotte a l euro millions je ne rendrais pas l argent.


      • Joseph Joseph 17 octobre 22:31

        @alinea

        Salut,
         
        Ca me rappel ce film lorsque Depardieu et comparses braquent des bourgeois chez eux :
        « Les pauvres : ils risquent leur liberté pour nous voler notre ennui... » Tenue de soirée, de Bertrand Blier
         
        Sinon je ne serais pas aussi catégorique sur un manque de culture des riches, j’ai vu de tout à ce niveau. Et oui il existe une culture populaire riche. Et oui, malheureusement la vision du fric de notre société consumériste a détruit beaucoup de choses, notamment que ce qui a le plus de valeur dans la vie ne peut s’acheter. D’accord avec ça.
         
        Mais quand je parle de culture dans cet article vis à vis des plus favorisés, je parle aussi de codes, valeurs, attitudes, manière de parler, regards, etc. Bref, tout ce qui fait l’identité d’un groupe social, et qui permet à ceux qui en font parti de « démasquer » ceux qui n’en font pas partis. C’est bien en ce sens que Bourdieu entends ce qu’il appel violence symbolique, et qui permet aux plus favorisés d’évoluer facilement dans les milieux qui reprennent leurs codes et valeurs contrairement à d’autres.

         

        Donc pas juste culture au niveau connaissance.

         

        @Fifi
        "L’école justement, ouvre aux enfants la langue, les codes, les valeurs utilisées par les riches. Se sert qui veut et ce qu’il veut."
         
        D’accord avec ça, mais il y aura d’une part un apprentissage nécessaire. Et d’autre part le fait que l’on ne sera jamais comme ceux qui ont intégré ces codes, valeurs et attitudes dès la naissance. Je me rappel qu’il se disait que Bérégovoy, qui avait certainement dû assimiler ces codes et valeurs, a toujours été considéré comme quelqu’un d’extérieur à ce milieu du fait de ses origines plus modestes, donc comme quelqu’un qui ne faisait pas parti des leurs avec tout ce que ça implique. C’est un frein objectif pour avoir accès à ce que d’autres ont droit de facto. De la même façon chaque groupe a ses jardins secrets qui ne s’apprennent pas à l’école. Comme quelquefois les pires sont les wannabe rich qui vont être plus royalistes que le roi.
         
        Mais l’inverse est aussi vrai, si un riche va dans certains milieux (ou se retrouve dans certaines situations), de part son attitude il risque de ne pas tenir 5 min avant d’avoir de sérieux problèmes, de passer pour une proie (dans ce cas il risque même de se faire choyer), ou encore de se faire éjecter fissa. Ou encore d’être très bien accueilli.
         
        Après je suis d’accord qu’au niveau culture pure on a accès a bien plus de choses que précédemment, et que la connaissance n’est plus l’apanage des plus favorisés. Heureusement d’ailleurs.


      • Joseph Joseph 17 octobre 22:34

        @Fifi Brind_acier

         
        Pourquoi pessimiste ? C’est pas trop ce que je voulais faire ressentir. Sinon j’ai répondu dans la même réponse qu’à alinéa en ce qui concerne ce que j’entendais par culture dans cet article.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 07:39

        @Joseph
        Et d’autre part le fait que l’on ne sera jamais comme ceux qui ont intégré ces codes, valeurs et attitudes dès la naissance.


        Et pourquoi voulez-vous que tous les Français deviennent comme les riches ?? En quoi les riches sont un modèle de valeurs et de comportements ? La bourgeoisie avant la révolution, c’était des commerçants, des industriels, des scientifiques, des notables, mais pas des nobles, qui les méprisaient ouvertement.

        Pour se fabriquer un corpus culturel, la bourgeoisie a copié les comportements de la noblesse tout au long du 19e siècle, car la bourgeoisie était issue du peuple, ce qu’elle a oublié depuis. Napoléon pour consoler les bourgeois a créé spécialement une nouvelle noblesse :« la noblesse d’Empire » !

        La bourgeoisie a même adopté le mépris du travail manuel, un interdit pour les nobles, qui perdaient leurs titres de noblesse s’ils faisaient des métiers qui utilisant « la matière ». On disait chez nobles qu’ils « dérogeaient ». Mais tout le monde a oublié maintenant d’où vient le mépris des bourgeois français pour le travail manuel...

        Quels avantages ont les riches ?
        - La maîtrise de la langue française, mais n’importe qui peut en faire autant, il suffit de bosser le vocabulaire et la grammaire.

        - Ils ont des réseaux, c’est leur principal atout, ils savent à quelle porte sonner pour obtenir un privilège.

        - Et ils détiennent les bonnes informations, ils savent où il faut habiter pour intégrer un bon lycée, une bonne prépa, ils connaissent les mérites comparatifs des grandes écoles, etc .

        Mais pas de quoi en faire des modèles, à moins de s’appeler Macron.


      • Joseph Joseph 18 octobre 08:13

        @Fifi Brind_acier
        « Et pourquoi voulez-vous que tous les Français deviennent comme les riches ?? En quoi les riches sont un modèle de valeurs et de comportements ? »
         
        Je crois que l’on ne s’est pas très bien compris.
         
        « Mais pas de quoi en faire des modèles, à moins de s’appeler Macron. »
         
        Donc non je n’en fais pas des modèles, mais si vous lisez bien l’article vous allez comprendre la problématique d’un système de valeurs excluant pour ceux qui ne le maîtrise pas, et donc ce que je voulais dire dans mon commentaire. C’est aussi ce que vous oubliez dans votre recensement de leurs avantage et qui est pourtant une donnée très importante en ce qui concerne les freins pour ceux qui ne maîtrisent pas ces valeurs, et dont certains des avantages que vous listez en sont l’effet (donc ce que Bourdieu appel la violence symbolique).
         
        Sur ce je vous laisse parce que vous commencez à devenir limite agressive, et en plus pour de mauvaises raisons. Repassez toujours quand le malentendu sera dissipé dans votre esprit.


      • alinea alinea 18 octobre 11:12

        @Joseph
        Les codes ne sont que des codes qui sont justement là pour faire l’élite ; mais c’est bien souvent creux, juste une domestication réussie.
        La culture, à mes yeux, est l’intérêt que l’on a pour le monde, et les moyens qu’on se donne pour le connaître mieux.
        C’est pourquoi je note une déculturation généralisée aujourd’hui où tout est mâché ; le loisir tant convoité n’est pas une culture, les voyages ne sont plus la réalisation d’un intérêt ou d’une curiosité ; en gros, bien sûr qu’il reste encore des dinosaures, des démodés à tous les barreaux de l’échelle sociale. Heureusement !
        Même le savoir-faire des artisans se perd, lui aussi est une culture. Tout, ou presque, est en kit aujourd’hui, et de manière générale, le surf surpasse la plongée, le superficiel l’approfondissement !


      • Joseph Joseph 19 octobre 00:10

        @alinea
         
        Je rejoins totalement l’analyse. Je préfère d’ailleurs passer pour ringard que pour une victime de la mode. Un commentaire qui fait plaisir à lire.


      • Joseph Joseph 19 octobre 02:22

        @hiro, shaw, bouba, pikachu, gab, kenny, JeSaisPlusTrèsBienMonNomJeVisEnFonctionDesAutres, TrollDeCompétition, etc
         
        « mais qui se le doit saura se le dire, enfin j’espère ! »
         
        Et bien arrête d’espérer et passe en mode concret, te fais pas escroquer. Contacte moi, quand je serais de retour en France je me ferais un plaisir de te voir en vrai.
         
        http://www.electron-libre.org/contact/


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 octobre 19:03

        @Joseph
        la problématique d’un système de valeurs excluant pour ceux qui ne le maîtrise pas,

        De quelles valeurs parlez-vous ?
        Si vous citiez des exemples, on arriverait à s’entendre.


      • mmbbb 19 octobre 20:25

        @alinea il faut arrêter de trop noircir le tableau ! 


      • Joseph Joseph 19 octobre 22:28

        @Fifi Brind_acier

        « De quelles valeurs parlez-vous ? »
         
        Des codes et valeurs propres à chaque groupes sociaux qui concernent plus une manière d’être, de se comporter, un style de vie, coutume, etc. Chaque groupe social se reconnaissant par ces codes et valeurs partagés, ce qui a la facheuse tendance de privilégier l’entre-soi, et donc exclure ceux qui ne les ont pas. Donc particpe au rejet de ceux qui n’ont pas « intégrer » les normes sociales du groupe en cours, donc cloisonne les différentes classes sociales entre elle.
         
        Ça peut être une façon de se dire bonjour, de se tenir à table, d’évoluer au sein d’une soirée, d’une manière de communiquer, etc.
         
        C’est que Bourdieu appel les habitus :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Habitus_(sociologie)


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 octobre 05:10

        @Joseph
        On trouve sans problème sur Internet : « Apprendre les bonnes manières », pas besoin d’en faire un fromage, ni une thèse sociologique.


        PS : Nadine de Rothschild a même écrit un livre sur « le savoir vivre au XXI siècle », suffit de le lire !

      • Joseph Joseph 20 octobre 05:42

        @Fifi Brind_acier
         
        Ok, ok. Je crois qu’on va arrêter là.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 octobre 10:50

        @Joseph
        Evidemment, vous n’avez rien à répondre. Tout s’apprend, comme le chinois.


      • Joseph Joseph 20 octobre 22:26

        @Fifi Brind_acier
         « Evidemment, vous n’avez rien à répondre. »
         
        Si vous y tenez.
         
        C’est pas tellement par manque d’arguments que je réponds pas, c’est surtout que soit vous faîtes exprès de ne rien comprendre, soit vous ne comprenez rien (par deux fois je vous ai proposer d’en rester là d’ailleurs). Dans les deux cas je perds mon temps. Je vous souhaiterais bien d’être dans le premier cas de figure mais ça serait méchant de ma part, la vie est plus douce dans le second.
         
        Accessoirement certaines idées et concepts de l’UPR sont intéressantes, mais votre façon de répondre est arrogante et agressive, et j’ai l’impression que vous passez plus de temps à répondre qu’à lire ce que l’on vous écrit. En d’autres termes vous donnez une image négative du groupe que vous prétendez défendre, notamment une image pas très démocratique.


      • Yanleroc Yanleroc 20 octobre 22:35

        @Joseph, reproche récurrent !


      • Joseph Joseph 20 octobre 22:38

        @BaudetLeMiroirDéformant
         
        Apparemment vous voulez pas me lâcher, et vous avez l’air de vous donnez du mal. Si vous étiez une femme je pourrais même croire que vous être amoureuse.
         
        Ceci dit, quand vous m’avez dit que vous ne comptiez plus me parler dans un de vos messages précédents, le chacun de son côté m’allait très bien. Vos façons de faire ne sont pas les miennes, je serais même incapable de les appliquer (une question de mentalité).
         
        Sérieux on dirait un mauvais flic, ceux qui sont là pour provoquer et pousser à la faute. Un gars de la municipale dans une ville de fachos avait démissionné à cause de ça, quand il a compris qu’il devait passer son temps à faire chier le peuple. Mais si ce n’est pas le cas vous avez une carrière toute tracée, vous en reprenez la symbolique. Mais ne comptez pas être officier ou dans les meilleurs services, faudrait peut-être pas abusé non plus.
         
        Je ne vous propose plus de prendre contact, j’ai cru comprendre que ça vous gâcherez le plaisir.
         
        LaCriseDeLaDette


      • Joseph Joseph 21 octobre 00:25

        @BaudetJeSuisPLusMalinQueLesAutres
         
        Je crois que t’as surtout des connexions qui te manipulent et se foutent de ta gueule. Elles t’ont pas appris qu’en intoxiquant les autres tu t’intoxiquais toi même à petit feu. Sur ce je te bloque, tu sers à rien.


      • Joseph Joseph 21 octobre 00:30

        @Yanleroc
         
        Merci, le renseignement est intéressant, pas comme ceux de ton pote. D’ailleurs c’est quoi son problème, sa mère l’ a empêché de sucer son pouce trop tôt ? Et puis niveau sadisme j’ai connu mieux, s’il tient vraiment à tenir le rôle du méchant il ferait mieux de prendre des cours du soir. Sinon je lui souhaite d’être heureux, il a vraiment l’air d’en avoir besoin.


      • Joseph Joseph 21 octobre 02:25

        @StripLaMenace
        « On fera en sorte que Vlad t’envoie bien plus encore en Sibérie ! »
         
        On ? Est-ce que derrière ce langage codé je dois comprendre une sorte de menace groupée ?


      • Rincevent Rincevent 17 octobre 12:06

        Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 € par mois persuadent ceux qui en gagnent 1 800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 €. Et ça marche.. Félix Lobo - humoriste.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 octobre 07:40

          @Rincevent
          Non, ça marche de moins en moins ...


        • Rincevent Rincevent 18 octobre 11:23

          @Fifi Brind_acier

          ça marche de moins en moins ...
          Ah oui ? Et l’élection de Macron en serait un bon exemple ?


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 octobre 19:07

          @Rincevent
          Parfaitement.
          Vous avez vu le taux d’abstention ?

          Vous avez vu que Macron a été soutenu par 100% des radios + 100% des télés + 100% des journaux + 100% des couvertures d’hebdomadaires (170 000), comme dans n’importe quelle république bananière ?

          Macron a été élu par moins de 20% des électeurs.


        • gogoRat gogoRat 22 octobre 10:46

           « Ce n’est le goût du luxe qui est condamnable,
           mais le sentiment d’y avoir droit. » 

                Jean Rostand


        • pipiou 17 octobre 12:27

          Les pauvres aussi ont bien souvent une vision des riches déconnectée de la réalité.

          Racisme social ?


          • Yaurrick Yaurrick 17 octobre 13:17

            @pipiou
            Tout à fait d’accord, l’auteur oublie aussi le racisme social envers les plus favorisés, et c’est particulièrement visible en France, où l’égalitarisme prend de plus en plus de place.


          • Doc23 Doc23 17 octobre 17:44

            @pipiou

            Sauf que le pouvoir de décision dans nos sociétés n’appartient pas au pauvres, sauf s’ils sont suffisamment nombreux dans la rue...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 octobre 20:11

            @Yaurrick
            Et oui, cher libertarien, il faut vous faire une raison, les Français ne sont pas des anglo saxons ! Ils ont fait la Révolution pour que tous ceux qui ne payaient pas d’impôts en payent comme tout le monde !
            Les Français sont égalitaristes, mes condoléances !


            Alors que les Américains ont fait leur Révolution pour ne pas payer d’impôts  ! C’est chacun pour sa pomme, la solidarité nationale les révulse, elle est assurée par les Églises et les Communautés religieuses.

            Les pauvres n’ont pas à être aidés, ce sont des loosers, des « erreurs de la nature », en quelque sorte.
            C’est ça que Macron essaye de propager, mais cela ne marchera pas !
            On ne refait pas 800 ans de culture d’un peuple.


          • mmbbb 17 octobre 21:27

            @Fifi Brind_acier le probleme des pauvres est qu ils ont une tendance a procréer .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires