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Accueil du site > Tribune Libre > Réflexions sur le rôle des monnaies de réserve

Réflexions sur le rôle des monnaies de réserve

La sortie de la crise du SARS-CoV-2 va être un moment risqué pour le système monétaire international.

La principale entité émettant une monnaie de réserve et la seconde à savoir les États-Unis et les 19 pays réunis autour de l’Eurogroupe ont décidé de relancer leurs économies en recourant à la création monétaire.

Le plan de relance étasunien se chiffre à 1900 milliards de dollars. Les conséquences seront assez similaires à celles du plan de l'Union européenne et les premiers effets, début d'inflation et Wall Street dans l’expectative, se font déjà sentir. Il faut noter que les États-Unis envisagent de créer 2000 milliards de dollars supplémentaires pour reconstruire leurs infrastructures délabrées par manque d'investissements depuis plus de 30 ans et avec le plan aux familles, l'enveloppe totale portera sur environ 6000 milliards de dollars. i

 

Une enveloppe globale de 1800 milliards d'euro sera consacrée à reconstruire l'économie de l'Union européenne de l'après COVID-19 en la dirigeant vers une économie non dépendante des hydrocarbures. Ce montant gigantesque sera créé ex-nihilo ii et sera compensé par une dette du même montant à charge des pays garantissant cette dette pour une part et à charge de l'Union européenne qui la remboursera par de futures taxes européennes d'une autre part.

Pour se faire une idée de ce montant, cela représente plus de 4000 euros par citoyen européen, femmes, enfants, retraités etc compris ou 5300 euros par citoyens si on ne compte que l'Eurozone.

Une charge impossible à rembourser sans une croissance économique comparable aux Trente Glorieuses.

Le monde a malheureusement changé et la croissance s'est déplacée vers l'Asie iii dont les principales économies hormis actuellement l'Inde semble avoir mieux géré la pandémie. Les États-Unis pourraient aussi mieux s'en sortir que les Européens grâce leur réactivité traditionnelle et au rôle du dollar dans l'économie mondiale mais ils ont des points faibles que Donald Trump avait commencé à corriger : déficit budgétaire, détérioration de la balance des paiements, accumulation de la dette nationale, la délocalisation à quoi vient maintenant s'ajouter l'injection massive d'argent initié par l'administration Biden.

 

S'ils ne peuvent la rembourser, les États-Unis et l'Union européenne pourraient garder perpétuellement cette dette comme le fait le Japon et de finalement l'effacer un jour par le compte perte mais ce n'est pas sans risque pour des monnaies de réserve. Cela retarde simplement l'échéance.

Une alternative serait de la rembourser grâce à l'inflation comme certains économistes désespérés le préconisent.

Les dangers de cette dernière solution ne sont pas anodins pour des monnaies de réserve mais revenons d'abord à l'origine et aux raisons de l'existence de la monnaie.

 

On considère généralement que la Mésopotamie a été un des premiers berceaux de la civilisation. C'est là que sont nées les premières villes il y a environ 6000 ans et donc forcement aussi les échanges complexes de biens.

Dans cette région et avant la création de la monnaie, une forme de comptabilité enregistrait les échanges de produits sur des tablettes d'argile et cela permettait déjà une gestion de débits et de crédits.

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             Tablette d'argile summérienne traitant d'un différend commercial.

Très vite, la nécessité de trouver un étalon accepté par tous est apparue pour les petits et le grands achats du quotidien. Des lingots de métaux rares et inaltérables comme l'or et l'argent ainsi que le cuivre, moins rare, se sont petit à petit imposés jusqu'à la création des pièces de monnaies dans la Grèce du VIIe siècle av. J.-C. Ces lingots permettaient aussi de thésauriser ses actifs.

Pendant toute cette période et pendant les siècles suivants, il y eu une remarquable stabilité des prix. Il pouvait y avoir des poussées pendant des période de crises (guerres, épidémies ou mauvaises récoltes par exemple) mais les prix retrouvaient ensuite leurs cours normaux.

L'or s'est imposé comme étalon dans la civilisation occidentale jusqu'à l'arrivée de la monnaie fiduciaire.

Au début, la monnaie papier pouvait être convertie en or à un cours fixe mais l'un après l'autre, tous les États émirent de plus en plus de monnaie papier et ils ne possédaient pas assez de réserves d'or pour garantir leur solvabilité. La monnaie s'appuya alors sur la confiance (d'où le terme fiduciaire) dans l'économie du pays.

L'hyperinflation allemande de 1923 fut exemplative de ce qu'il arrive quand un pays crée une énorme masse monétaire sans l'appuyer ni sur l'or, ni sur des réserves de devises et ni sur une production industrielle. iv

Un nouveau mark, le Reichsmark, créé en 1924 avec l'aide des anglo-saxons et défini par rapport à l'étalon or permit la sortie de crise.

L'arrivée de la monnaie scripturale tel que nous l'utilisons aujourd'hui apparut à la fin du XIXe siècle et ne changea rien à l'équation si ce n'est qu'elle facilita la création monétaire.

L'idéal serait que tous les pays du monde aient une balance commerciale équilibrée et que toutes les monnaies soient adossées au même étalon.

Ce n'est évidement pas le cas et les pays qui ont une balance commerciale excédentaire sont contraints d'investir leurs liquidités dans des actifs comme des fonds souverains, des métaux précieux ou des obligations d’État libellées en monnaie de réserve. v

Les fonds souverains présentent toujours un risque en cas de crise majeure vi qui pourrait faire fondre ou disparaître la valeur de l'actif.

Les métaux précieux n'existent qu'en quantité limitée et ne sont plus considérés que comme réserve stratégique.

Il reste les obligations d’État mais c'est ici que que cela devient plus compliqué avec l'inflation.

Reprenons l'inflation allemande de 1923.

Imaginons un fabricant de machine agricole qui aurait vendu son produit à une exploitation agricole et qui aurait accepté une échéance de plusieurs mois pour permettre à son client de vendre sa récolte avant de rembourser sa créance. S'il avait vendu une machine dont la contre-valeur valait plusieurs tonnes de céréales en avril, il n'aurait même pas pu acheter un pain avec l'argent du payement en septembre.

Il considérerait à juste titre avoir été dupé.

Il en aurait été de même pour un acheteur d'obligations d’État allemandes en 1923.

Dans les cités sumériennes de Mésopotamie, il n'y avait pas d'intérêts au bénéfice du vendeur et pas d'inflation profitant à l'acheteur. Un outil agricole par exemple valait exactement la même quantité de céréales un an plus tard et sa valeur n'était pas comparée à une monnaie vu qu'elle n'avait pas encore été inventée.

 

Sauf crise majeure, on ne peut bien sûr pas imaginer une inflation du niveau de l'Allemagne de 1923 pour des pays comme les États-Unis ou l'Union européenne mais même une inflation de 10 où 15 % pendant plusieurs années serait perçue comme une importante perte pour les pays dont la balance commerciale est excédentaire et qui ont placé leurs surplus en dollars ou en euros.

Ils exigeraient un intérêt d'au moins le montant de l'inflation avant d'acheter des obligations d’État (emprunts) américaines ou européennes ou retireraient cet actif de leur portefeuille.

De plus, ils ne feraient peut-être plus confiance en ces monnaies et cesseraient de les accepter en paiement.

Vu que justement les États-Unis et l'Union européenne ont un taux d'endettement aux environs de 100% du PIB et que les obligations d’État les aident à emprunter, cela les entraîneraient dans de nouvelles créations monétaires entraînant la spirale infernale d'une dette exponentielle et une inflation galopante. C'est inévitable quand on s'endette pour couvrir ses dépenses courantes (et pour payer ses dettes antérieures) alors que s'endetter pour investir peut être bénéfique pour des économies si les investissements sont judicieux.

 

Provoquer artificiellement une révolution industrielle pour se passer des hydrocarbures est une coûteuse gageure dont le résultat positif est loin d'être garanti. Je ne vois pas comment des énergies renouvelables vont permettre une réindustrialisation concurrentielle.

 

En conclusion, une monnaie de réserve se doit d'être stable pour garantir les échanges de biens et de services dans de bonnes conditions. Elle doit aussi servir comme moyen de préservation des valeurs des autres banques centrales.

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Émettre une monnaie de réserve est un avantage pour le pays. Ses obligation d’États seront achetées par les autres banques nationales et leur serviront de réserve de valeur et en cas de déficit de la balance des paiement, l’État peut le couvrir avec la monnaie nationale comme le font les États-Unis.

L'alternative est d'emprunter sur les marchés financiers avec les taux d'intérêts du marché.

Je n'ai aucun doute que le capitalisme financier trouvera la résilience nécessaire pour se sortir de la crise avec le minimum de perte.

Je suis plus inquiet pour les États. Cette énorme masse monétaire créée est une décision politique dans une situation inédite : crise économique et tension diplomatiques voire risque de conflits armés.

Il est difficile d'estimer les conséquences d'une inflation importante sur notre niveau de vie. Il y a de nombreux scénarios possibles mais je n'en vois aucun d'optimiste pour les citoyens-consommareurs et pour les épargnes. vii

Il est impératif pour l'euro de rester une monnaie de réserve et aux États, de ne pas recourir à l'inflation pour rembourser leurs dettes.

Heureusement, l'Allemagne est vigilante et garde une gestion rigoureuse de sa dette tout en faisant pression sur les autres pays de l'Eurozone.

 

Dans le cas contraire, le risque de crise financière européenne deviendrait presque inévitable avec des conséquences mondiales mais c'est peut-être ce que certains cherchent pour provoquer un Grand Reset.

 

i Ce montant sera étalé sur plusieurs années, au moins sur la durée du mandat de Joe Biden.

ii Crée ex-nihilo comme n'importe quel emprunt mais cette fois-ci directement par la BCE sans passer par les marchés financiers.

iii Les croissances économiques américaine et européenne de 2021 et 2022 ne feront que rétablir la situation d'avant la crise qui ne permettait déjà pas de rembourser les dettes souveraines.

iv L'industrie allemande sortit exsangue de la guerre 14-18 et la crise s'accentua encore par l'occupation de la Ruhr, le poids des réparations de guerre et la spéculation des entreprises allemandes. L'hyperinflation de 1923 a été de 16000000 % (16 millions de pourcents).

v Dans l'ordre, les principales monnaies de réserve internationales sont le dollar américain et l'euro qui sont suivis de loin par le Yen, la livre sterling et quelques autres devises.

vi Souvenons-nous des deux géants étasuniens du refinancement des crédits hypothécaires, Freddy Mac et Fanny Mae, en 2008. Entraînées par la crise des subprimes, elles étaient en cessation de payement. Les fonds souverains chinois étaient engagés pour près de 400 000 000 000 (400 milliards) de dollars et auraient perdu cet investissement en cas de faillite. C'est le gouvernement de Georges W Bush qui a sauvé l'investissement chinois en nationalisant les deux sociétés et c'est le contribuable américain qui a payé l'addition. Pour être de bonne fois, il faut dire que ces deux sociétés se portent très bien aujourd'hui.

vii J'ai entendu Eric Zemmour dire : « pourquoi ne pas s'endetter, les taux d'emprunt pour la France sont quand-même négatifs ! » Oui, à condition que ce ne soit pas sur les marchés financiers et qu'on maîtrise sa banque nationale, ce qui n'est pas le cas.


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45 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 juin 09:08

    Bonjour,

    Vous concluez en écrivant :

    « Il est impératif pour l’euro de rester une monnaie de réserve et aux États, de ne pas recourir à l’inflation pour rembourser leurs dettes…/… Dans le cas contraire, le risque de crise financière européenne deviendrait presque inévitable avec des conséquences mondiales mais c’est peut-être ce que certains cherchent pour provoquer un Grand Reset. »

    Le « Grand Reset » n’a plus à être provoqué, il est en cours et a commencé le l6 Mars 2020, quand le « chef de l’état français » a annoncé : « nous sommes en guerre ».

    Il s’agit d’une guerre sans bombardements et sans beaucoup plus de morts que d’habitude, mais une guerre qui a permis, par des mesures d’ »urgence », de mettre à plat les trésoreries des PME « quoi qu’il en coûte ». C’est toujours par la destruction des forces productives que les bulles financières peuvent être purgées et l’économie réelle relancée par un racket imposé type « plan Marshall » (qui était tout sauf de la philanthropie).

    Le remboursement des emprunts obligatoires seront alimentés pas des ponctions fiscales aussi indolores et inodores que la TVA, et le « contrôle social » de type chinois mis en place à la faveur de la dictature dite « sanitaire » maintiendra les populations dans une torpeur inhibitrice.

    Les deux dernières guerres mondiales militaires avaient pour enjeu l’implantation vs l’éradication du « communisme ». Ce danger majeur pour la phynance a été ramené en-dessous du seuil d’alerte en 1989. Depuis, le système a mis en place ses pions à la tête des états (pas seulement dans les monde occidental), et les désillusions qui vont avoir lieu après les vacances d’été risquent de ne pas trouver d’écho dans des populations contrôlées, manipulées et déstructurées.

    Nous sommes bien en guerre, et c’est ça le g »grand reset ».


    • Pierre Pierre 9 juin 11:17

      @Séraphin Lampion
      Entendons-nous bien. 
      Le Grand Reset tel que je l’entends est la proposition du capitalisme occidental déjà en cous de sortir de l’économie basée sur les hydrocarbures pour la rediriger vers des sources d’énergies renouvelables. 
      Je n’entre pas ici dans les polémiques politiques ou sur la faisabilité technique de cette révolution qui bouleverserait complètement nos habitudes et notre mode de vie.
      Je pense que le capitalisme occidental sait qu’il va petit-à-petit perdre le contrôle de la filière des hydrocarbures. Les populations occidentales ne sont pas motivées pour lancer des guerres pour le pétrole, les Américains en savent quelque chose, et avec le Grand Reset, on se passera d’une bonne part de cette énergie.
      Les dirigeants chinois et russes l’ont bien compris et ont refusé la proposition de Grand Reset.
      Il est évident que si notre mode de consommation change, un tas d’entreprises qui proposaient des produits plus nécessaires disparaitront.
      Pour en revenir aux monnaies de réserves, est-ce que les pays avec une balance excédentaire pourraient financer le Grand Reset avec une perte due à l’inflation de 5 à 10 % ? Personnellement, j’en doute très fort. Le capital privé n’investira pas sans aide donc il ne reste que la planche à billets pour financer le Grand Reset.
      Je suis d’accord avec vous, la crise de la COVID a été un test grandeur nature de la réactivité des populations occidentales. Leur torpeur a rassuré nos dirigeants qui savent maintenant que les populations occidentales sont aujourd’hui prêtes à avaler toutes les couleuvres pour lutter contre un virus et demain pour sauver la planète.


    • Ecométa Ecométa 9 juin 11:54

      @Pierre
      De mon point de vue « The Great-reset » ou grande réinitialisation, n’a rien à voir avec le pétrole et quoique ce soit du genre !

      Le Great-reset c’est l’application à notre monde occidental par nos « Élites ploutocratiques et technocratiques », qui ont en définitive une haine de la démocratie, car elles sont fascistes dans l’âme : d’imposer le « crédit social chinois » ! 
      Ce sont les grandes fortunes européennes, qui, avant la dernière guerre mondiale, ont installé Hitler au pouvoir et non le peuple, ou la « démocrate » qui, à ,l’occasion a été accusée de tous les maux, même comme la pire des solutions, par les historiens !  

      Ces mêmes fortunes qui ont perduré après la guerre et perdurent encore étant même de plus en plus fortunées. 

      Tapez sur YouTube : la future Reine d’Angleterre faisant le salut nazi ! Vous y verez la complicité d’avant guerre des « Élites » avec le facisme et le nazisme ; et elle est toujours d’actualité cette complicité et même de plus en plus avec le Great-reset et le crédit social à la chinoise quelles entendent bien mettre en place ces « Élites européenne » et peut-être même « étasuniennes » !


    • Pierre Pierre 9 juin 13:12

      @Ecométa
      Je ne suis pas tout-à-fait en désaccord.
      Principalement sur les Hydrocarbures, je persiste à dire que c’est l’enjeu du Grand Reset. 
      Il y a des pays qui empêchent ou retardent le basculement vers une nouvelle économie. Il s’agit principalement de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de quelques autres qui deviennent de plus en plus nombreux. 
      Il y a un grand jeu géopolitique en cours soit pour rallier ces pays soit pour les marginaliser. Je ne sais pas qui va céder le premier, je dirais que le match est équilibré pour le moment.
      Il faut « lobotomiser » les Européens pour les empêcher de penser autre chose que la pensée unique et les élite sont persuadées que cela suffira pour faire passer leurs réformes. Les gilets jaunes ont prouvé le contraire.
      Pour la famille royale britannique et la plus grande partie de la classe politique, leurs sympathies allaient plus vers le nazisme que vers le communisme.
      Il faut reconnaître que les horribles camps d’extermination n’existaient pas encore et que l’antisémitisme était général en Europe. La Nuit de Cristal a été un pogrom comme il y en avait eu des centaines en Russie ukrainienne avant 1914.
      Pour le crédit social à la chinoise, je doute que cela prenne en Occident.
      J’ai précédemment écrit un article sur les valeurs et les principes. Si les Chinois acceptent un tel système, cela les regarde.
      C’est peut-être mieux que la loi martiale ou un régime militaire pour maintenir la paix dans les rues.


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 9 juin 13:36

      @Pierre

      Rien ne peut remplacer les propriétés des hydrocarbures. La structure du monde dans laquelle nous baignons en est l’émanation direct et on n’en sort pas en cliquant du doigt.
      Le crédit sociale à la chinoise n’est peut-être pas adapté aux sociétés occidentales mais les élites dirigeantes ont emmagasiné suffisamment de moyens et d’expérience pour faire accepter à leur population une version plus « light » et subtil.


    • Ecométa Ecométa 9 juin 14:17

      @Pierre

      Je pense également, sur le crédit social, que la chose est difficilement acceptable pour nous autres occidentaux ; le problème c’est que toute l’Élite européenne technocratique et financière en rêve et que tout y concourt !
      Qui plus est quant on voit tout ce que l’on fait gober aux gens depuis un an, la façon dont les gens sont montés les uns contre les autres et cette acceptation ; j’ai de sérieux doutes ! 


    • Eric F Eric F 9 juin 17:40

      @Séraphin Lampion
      Avez-vous vraiment lu le bouquin « la grande réinitialisation » (pas besoin de l’acheter : lien vers le pdf) ou seulement les fantasmes extrapolés du titre ? Avant de le lire j’en avais une vision apocalyptique issue des commentaires de « réseaux sociaux ». Mais à l’examen, il s’agit de refonder la mondialisation sur la base d’une plus grande concertation entre états et institutions internationales, pour une économie plus durable et plus équitable. Alors oui, c’est bien pour recadrer la mondialisation, mais pas de mettre à plat les économies locales ou les petites structures (extrait : « être petit peut offrir certains avantages dans le monde d’aujourd’hui où la flexibilité et la rapidité peuvent faire toute la différence en termes d’adaptation. Il est plus facile d’être agile pour une petite structure que pour un mastodonte industriel »)


    • Ecométa Ecométa 10 juin 10:31

      @Eric F
      "il s’agit de refonder la mondialisation sur la base d’une plus grande concertation entre états et institutions internationales, pour une économie plus durable et plus équitable"

      Hélas l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions ! Tout ceci, la concertation, les Institutions Internationales, existe déjà et on voit ce que cela donne ?

      L’OMS n’est qu’une annexe de l’OMC ! Dans tout cela c’est le « libéralisme », la seule liberté économique poussée à son paroxysme, autrement dit : l’affairisme qui domine tout cela ! Quant au « mondialisme », c’est la mondialisation portée, là aussi, à son paroxysme ! Pensez-donc : un gouvernement mondial ; mais c’est d’une ineptie totale !

      C’est la disparition de la notion d’État-nation, et même de République, tout simplement de la démocratie ; de toutes ces « Humanités gréco-latines » qui fondent notre varie culture européenne !

      On ne peut pas sortir des États-Nations, et croyez-moi je ne suis pas un nationaliste... surtout pas ! Il n’y a pas d’autre solutions que la « représentation démocratique » qu’il faut absolument repenser, car actuellement elle est totalement « prévariquée ». Elle est manipulée par une « Élite » qui ne croit pas à la « Démocratie », qui la tient même comme le principal problème car elle empêche ce vilain petit monde élitiste de faire ses petites affaire en toute tranquillité ! C’est pour cela que cette « élite européenne technocratique » lorgne vers le « crédit social » à la chinoise, pour encore mieux museler toute expression démocratique ! 

      Je suis pour des États-Nations ouverts, qui, en même temps ne doivent pas être permissifs ; ouverture ne doit pas dire permissivité à cette acculturation américano-anglo-saxonne du seul affairisme ! Je ne suis pas non plus pour le communisme !

      A regarder l’histoire récente, celle du début du siècle dernier, il y a une sérieuse accointance entre « Élite » et fascisme (fonctionnement en réseaux) et même le nazisme : non plus un national socialiste mais un mondial socialisme ! On dirait que l’histoire se répète, différemment dans la forme mais semblable sur le fond. 

      Je ne suis pas non-plus un « socialiste » ! Je ne prône pas le socialisme mais je suis un « sociétal », qui, pour autant ne prône pas un « sociétalisme » crétin qui serait un paroxysme du sociétal !  

      Je prône l’intelligence et l’entendement : la bonne entente cordaile entre les Nartion dans uncadre pouvert mais pas permissif en nous appuyant sur les valeurs de la République et le « Principe d’Humanité » qui ne sont pas contradictoires ; contrairement au libéralisme économique, la loi du plus fort économiquement, qui est antinomique de ces grands principes !

      Il faut lever intellectuellement toutes ces contradictions !


    • Ecométa Ecométa 10 juin 10:44

      @Ecométa

      Il nous faut en finir avec cette « logique dichotomique » imbécile, sans nulle doute veille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal ; cesser de raisonner en fonction des « extrêmes » quand les bonnes solution se trouvent forcément dans l’entre-deux : dans l’entendement ! 

      Tant que les solutions de « uns », celles de ces « Elites zélotes » (animée d’un zèle dogmatique fanatique) ; que ces solutions se trouvent être les problèmes des autres, ceux des gens de peu qui servent de faire valoir aux autres : comment les choses pourraient-elles s’arranger ? 


    • chantecler chantecler 9 juin 09:30

      Bonjour Pierre ,

      Il y a tout de même quelque chose de mystérieux :

      D’où vient réellement , ou pourquoi , cette hyper inflation allemande de 1923 ?

      L’Allemagne a perdu la guerre certes , mais son territoire est intacte .

      Les usines , les infrastructures du pays sont en bon état .

      Ce qui n’est pas le cas de la France qui a été le champ de bataille pendant 5 ans , avec des destructions énormes plus la terre brûlée imposée par les troupes allemande lors de sa retraite finale .(villages usines mines chemins de fer canaux saccagés)

      Les immenses pertes humaines sont équivalentes des deux côtés du Rhin .

      Et nous nous en sommes tout de même relevé , péniblement certes , mais sans hyperinflation .


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 juin 09:36

        @chantecler

        L’Allemagne vaincue a du, comme imposé par le Traité de Versailles de 1919, rembourser les dégâts et participer à la reconstruction des pays envahis. Keynes qui n’était pourtant pas un révolutionnaire en matière d’économie, était membre de la délégation anglaise, et avait mis en garde les « alliés » sur les conditions du Traité de Versailles en indiquant que les montants demandés à l’Allemagne étaient bien trop élevés et pourraient à terme, avoir des conséquences néfastes sur la stabilité en Europe "Si nous cherchons délibérément à appauvrir, j’ose prédire que la vengeance sera terrible" (source : Il y a 90 ans... le traité de Versailles).


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 juin 09:43

        @chantecler

        Autrement dit, ce n’était pas un problème de production industrielle, mais un problème financier dû à un endettement excessif, ce qui explique la phobie des dirigeants allemands de la génération de Merkel et celle d’avant pour l’utilisation de la planche à billets.
        Mais c’est en train de changer. Lagarde fait « du bon boulot », d’après Fabius.


      • chantecler chantecler 9 juin 09:44

        @Séraphin Lampion
        Ben non c’est pas si clair :
        Justement l’Allemagne vaincue n’a pas, n’a jamais remboursé les dégâts de ses actes commis sur notre territoire ou dans le nord de l’Europe .
        D’ailleurs elle n’a jamais accepté la défaite .
        Elle a parlé de « coup de poignard » dans le dos de la part de la république de Weimar qui avait accepté de signer l’armistice .
        Alors que la responsabilité du désastre en incombait au Kaiser et au militarisme prussien .
        Alors je repose la même question :
        pourquoi ?



      • chantecler chantecler 9 juin 10:12

        @Séraphin Lampion
        Oui, on s’en approche .
        Jean Duché a écrit une histoire mondiale dans les années 50 .
        Et son analyse de ce qui s’est passé en Allemagne suite au traité de Versailles post 1920 donc , diffère quelque peu de la narrative allemande sur l’inflation que l’on nous sert en permanence pour nous faire accepter les politiques d’austérité et néolibérales depuis 40 ans .
        Ce seraient l’état profond allemand : les patrons , les banquiers , les gros propriétaires terriens et d’usines (les Krupp , ....) qui auraient organisé la faillite de l’état allemand en transformant le mark or, reposant sur l’or donc en reich mark monnaie papier dévaluable à l’infini .
        Simplement pour payer notre pays en monnaie de singe .
        Ce qui est certain de plus c’est que la population allemande s’est retrouvée dans la misère ce qui a précipité l’avènement du nazisme ...
        Mais l’or allemand existait toujours .. !.
        Je rappelle que suite à la défaite de 1870 nous avons cédé à l’Allemagne : l’Alsace et la Lorraine , plus des indemnités substantielles payées en or .( 3 milliards ? de mémoire )
        Pour le reste ton lien semble raccord avec la suite .
        PS : lien wiki un peu différent de ce que je rappelle .
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Versailles


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 juin 10:27

        @chantecler

        La guerre de 70 et la Commune sont des tabous gênants pour les versions officielles des manuels d’histoire, quelle que soit leur « sensibilité ».
        la complicité Thiers-Bismarck est tellement criante que cette période rend difficile la rédaction d’un récit national cohérent si on veut l’intégrer.


      • Pierre Pierre 9 juin 10:30

        @chantecler
        Bonjour,
        les historiens n’ont pas de réponse unanime sur cette question. L’inflation avait déjà commencé en 1922. Il y a sans doute plusieurs causes qui se sont accumulées, j’en évoquent dans l’article, mais la plupart des historiens disent que l’occupation de la Ruhr en janvier 1923 a enclenché le processus et l’a rendu inarrêtable.
        Je ne suis pas aussi affirmatif. A mon avis, l’Allemagne n’avait pas conscience qu’elle avait perdu la guerre et pensait qu’elle devait faire barrage au communisme.
        La République de Weimar a maintenu le niveau salarial des travailleurs après la guerre, surtout après l’élimination des dirigeants de la Ligue spartakiste. 
        Elle devait donner des gages sociaux aux travailleurs qui étaient tentés par le marxisme et elle a lancé la planche à billet pour cela.
        Avec l’effet boule de neige, cela à provoqué l’avalange de 1923.
        C’était une situation inédite à laquelle le capitalisme n’était pas préparé.
        Je pense aussi que les Anglais et les Américains ont aidé l’Allemagne en 1924 non seulement pour relancer son industrie mais aussi pour éviter une révolution marxiste comme en Russie.


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 9 juin 10:36

        @chantecler
        Les Allemands n’ont jamais accepté d’être tenus pour seul responsable de la guerre, à juste titre. Les manigances diplomatiques françaises sont certainement autant responsables, si ce n’est plus, que le Kaiser. La question ne fait pas consensus chez les historiens, mais plus personne n’admet une responsabilité totale des Allemands.

        Sur le champ de bataille, les allemands n’ont techniquement pas été vaincus, bien qu’ils fussent objectivement cuits, c’est surtout la peur d’une révolution comme en Russie qui a précipité la fin de la guerre. Les bourgeoisies européennes, qui se sont considérablement engraissées durant le conflit, étaient prêtent à se battre jusqu’au dernier prolétaire, mais ont senti le vent tourner avec la révolution bolchevique et l’agitation sociale grandissante dans leurs pays.


      • Pierre Pierre 9 juin 11:36

        @Opposition contrôlée
        Ne rejetez pas la faute de la guerre sur la France. C’est plutôt la Grande Bretagne qui voulait affaiblir l’Allemagne en 1914 et qui a entraîné la France dans un jeu d’alliance. L’Allemagne était la puissance industrielle montante qui menaçait l’industrie britannique mais devant le péril communiste, les Britanniques sont vite venus en aide à l’Allemagne en 1924.
        La France a une part de responsabilité dans les conséquences de la guerre avec le Traité de Versailles beaucoup trop dur pour l’Allemagne.


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 9 juin 11:50

        @Pierre

        Ne rejetez pas la faute de la guerre sur la France

        Pas sur « la France », sur une classe sociale en France. Qui a liquidé ses adversaires au passage, la paysannerie (voir Clouscard) et les restes de l’aristocratie nobiliaire d’ancien régime dans l’armée. Bien d’accord sur le rôle des britanniques, mais il leur a fallu des « complicités ».

      • Pierre Pierre 9 juin 12:18

        @Opposition contrôlée
        Là, nous somme d’accord. C’est une des plus grandes campagnes de propagande de l’histoire qui a convaincu les Français du bien-fondé de cette guerre.
        N’oublions jamais que ce n’était pas une guerre du bien contre le mal. C’étaient tous des pays capitalistes qui se sont battus entre eux pour dominer le continent et on sait qui a servi de chair à canon...


      • jimluno 9 juin 13:49

        @chantecler
        5 milliards, je crois payés en 2 ans !


      • Eric F Eric F 9 juin 17:51

        A propos du traité de Versailles prétendument exorbitant, l’Allemagne n’avait pas été démembrée contrairement à l’autriche et à l’Empire Ottoman, et il lui avait été demandé des « réparations » des dommages causés -ce que la France avait payé rubis sur l’ongle suite à la chute du premier empire, puis suite à la guerre de 1870).
        L’Allemagne a voulu s’y soustraire notamment avec cette hyperinflation de 1923. Elle n’a, en fait (c’est très peu connu), payé que 17% des sommes qui lui avaient été imposées par le traité, avec l’appui des anglo-saxons mais au détriment des pays qui avaient été occupés (France et Belgique principalement).

        Et après la seconde guerre mondiale, aucune restitution des prélèvements imposés aux pays occupés, ni dommages versés pour les destructions et massacres de forces vives.


      • Pierre Pierre 9 juin 19:32

        @Eric F
        Il n’y a pas que des dédommagements pour réparations de dommages de guerre prévus dans le Traité de Versailles. L’Allemagne a cédé des territoires à la Belgique, au Danemark et la création de la Pologne a coûté les territoires de l’est du pays.
        En plus, il y a des contraintes de limitations industrielle et militaire. 
        D’accord pour les réparations de guerre non payées.


      • Eric F Eric F 9 juin 19:41

        @Pierre
        Il y a eu quelques territoires cédés par l’Allemagne surtout à l’Est, la France a eu une période d’occupation pour avoir des « gages » sur les paiements, elle a récupéré l’Alsace-Moselle mais acquis aucun territoire supplémentaire. Mais quel contraste avec le démembrement complet de l’empire autrichien !


      • Clocel Clocel 9 juin 09:33

        Monnaie qui n’aura bientôt plus cours que dans le casino occidental, et sous condition...


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 juin 09:39

          @Clocel

          Tu veux parler de la monnaie fiduciaire ?
          La monnaie immatérielle obéira aux mêmes lois, mais les phénomènes seront accélérés. La question est de savoir si les ingénieurs ont des solutions en cas de fusion du réacteur.


        • jef88 jef88 9 juin 11:03

          OU y a t’il des réserves ? ? ?La plus part des pays sont en déficit.....

          La valeur des monnaies n’est que le cache misère qui permet e spéculer ! ! !

          Et la il y a du fric ...........


          • Pierre Pierre 9 juin 11:48

            @jef88
            Ne soyez ni simpliste ni démago.
            J’essaie d’explique quelque chose de complexe de manière simple.
            On peut penser que le capitalisme libéral est immoral et que le marxisme est mieux ou que le conservatisme d’Etat est mieux mais les gens votent et ce n’est pas ce qui sort des urnes.
            Créer du fric, ce n’est pas créer de la valeur si personne ne veut de votre fric.
            C’est ce j’essaie d’expliquer dans l’article.


          • chantecler chantecler 9 juin 12:07

            @Pierre
            Naturellement ,
            La monnaie n’a de sens que s’il elle entre dans les caisses d’un pays productif qui peut à son tour investir et commercer .
            Encore que si le marché intérieur est gigantesque et que si ce pays dispose de ressources minières , agricoles etc il a toutes les chances de connaître des taux de croissance considérables .
            J’ajouterais et si en plus il peut utiliser les brevets et les secrets de production sans rien payer ça devient le must .
            Ce sont qui les pays productifs aujourd’hui ?
            Ce sont les pays où on a laissé les capitaux s’investir en masse parce qu’il y avait une main d’oeuvre à bas coût sans le minimum de protection et sous surveillance policière .
            Des pays qui ont profité de la libre circulation des capitaux , des marchandises mais pas des populations : faut pas charrier .....
            Et le plus curieux c’est que c’est le PCC qui a tiré son épingle du jeu .Le continent asiatique en gros .
            Mais avec la complicité de qui ?


          • Pierre Pierre 9 juin 12:32

            @chantecler
            D’accord avec vous. Il faut relire Friedrich List pour mieux comprendre cela. Dans l’ordre : Protéger son marché intérieur des importations. Produire soi-même tout ce qu’on a besoin et surtout les produits de haute qualité. Exporter les surplus et importer ce qu’on ne produit pas.
            Il faut en même temps former une nation et garder un objectif à atteindre.
            C’est ce que fit avec succès l’Allemagne du XIXe siècle jusqu’en 1914 et c’est tout le contraire de ce que fait Emmanuel Macron.


          • Ecométa Ecométa 9 juin 14:40

            @Pierre

            Dans ce débat économico-monétaire, on ne parle pas beaucoup du rôle joué par les États-Unis entre l’entre deux guerre sur l’abandon d’une bonne de la dette allemande. Le même jeu a été joué par les américains après la deuxième guerre mondiale ; ce ne sont que des opportunistes affairistes ! ils ont même voulu imposer le Dollar en France... mais De Gaule s’est violemment opposé !
             
            Il n’est pas normal, sauf à fausser tout le jeu des échanges internationaux mondiaux, qu’une monnaie nationale soit une monnaie d’échange internationale comme l’a été et l’est encore le dollar ! Il serait temps de revenir à la proposition de Keynes avec le ’Bancor", d’une monnaie unique pour les échanges internationaux qui ne soit pas une monnaie nationale ; et éviter toute cette guerres économiques mondial ! Mais il y a des Pays comme les États-Unis qui ne se plaisent que dans le conflit ! 

            La Chine, me semble-t-il était d’accord, sur une monnaie unique d’échanges internationaux comme le Bancor !  


          • Ecométa Ecométa 9 juin 14:47

            @Ecométa
            Qua nd j’écris "Il n’est pas normal, sauf à fausser tout le jeu des échanges internationaux mondiaux, qu’une monnaie nationale soit une monnaie d’échange internationale comme l’a été et l’est encore le dollar" !

            Je veux dire tout le jeu économique mondial et pas seulement les échanges internationaux !


          • Eric F Eric F 9 juin 18:01

            @chantecler
            "Ce sont les pays où on a laissé les capitaux s’investir en masse parce qu’il y avait une main d’oeuvre à bas coût sans le minimum de protection et sous surveillance policière"

            Pour avoir travaillé pendant cette période dans une grande entreprise high tech, j’ai pu constater ça c’est passé de manière graduelle avant même que cela devienne une stratégie délibérée. D’abord (années 80/90), investir sur place était une condition pour pénétrer le marché chinois. Mais ces établissements en Chine ayant une grande capacité et des couts faibles (lié en partie à une monnaie sous évaluée), il a été plus rentable pour les dirigeants financiers de réimporter que de continuer à fabriquer en occident (peu à peu, par pans).
            Par ailleurs, les Chinois ont demandé à participer à la R&D, et acquis ainsi pour leur propre compte le savoir-faire des entreprises occidentales, et par volontarisme ont pris la prépondérance dans les années 2000 (en électroménager et télécoms par exemple).


          • J’ai eu dans les mains un billet de 10 millards de dollars zimbabwéens que j’ai conservé quelque temps en attendant la parité avec le dollar US...


            • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 9 juin 13:06

              « Il faut noter que les États-Unis envisagent de créer 2000 milliards de dollars supplémentaires pour reconstruire leurs infrastructures délabrées par manque d’investissements depuis plus de 30 ans ».

              Vous croyez vraiment qu’ils vont dépenser cet somme pour reconstruire le monde d’avant qu’ils haïssent tant

              Vous croyez vraiment qu’une transition énergétique est en cours quand on n’a pas réussie à dénicher une molécule énergétique ayant les propriétés incomparable de l’or noir.

              Non ils veulent construire une prison digitale et repartir les cacahuètes en fonction de son degré d’acceptation. 


              • Pierre Pierre 9 juin 13:41

                @Florian LeBaroudeur
                Ecris dans l’article : « Provoquer artificiellement une révolution industrielle pour se passer des hydrocarbures est une coûteuse gageure dont le résultat positif est loin d’être garanti. »
                J’ai un doute très sérieux sur la réussite d’une transition énergétique. Je l’ai écrit.
                Reconstruire les infrastructures étasuniennes n’est pas un luxe et 2000 milliards de dollars sur 4 ans est même assez juste. Je doute qu’ils veulent sortir de leur « american way of live » avec beaucoup de zèle.
                Leurs ponts, leurs gares, leur réseaux aériens, leurs villes, tout a besoin de restauration pour vivre avec un minimum de confort et de sécurité.
                Le Grand Reset sera une opportunité supplémentaire pour les GAFAM qui misent d’ailleurs sur les énergies renouvelables. 
                FaceBook, Apple etc, ils se lancent tous dans les énergies renouvelables : parcs éoliens, panneaux solaires etc. Ils visent un bilan carbone neutre en 2030 au plus tard. 


              • jimluno 9 juin 14:01

                @Pierre
                Le problème est sans doute de ne mettre en avant que le bilan carbone. Traversez la Beauce en train sur la ligne POLT et vous verrez le délicieux paysage que nous réserve la fée électricité par le système « d’accumulation » des pollutions dues à la production et au transport de l’énergie dite « verte ». Pollution visuelle d’abord et dans l’attente des futurs scandales sanitaires dus aux ondes électromagnétiques, dégâts sur la santé ! Mais puisqu’on vous dit que c’est décarboné !
                De Charybde en Scylla !


              • Eric F Eric F 9 juin 18:09

                @Florian LeBaroudeur
                investir pour reconstruire des infrastructures délabrées, au moins c’est du tangible et du concret, cela crée de l’emploi et cela produit des biens durables.
                C’est mieux que saupoudrer en indemnisations du non-travail pour relancer une consommation de denrées en grande partie importées, ou le secteur du divertissement et de l’éphémère, sans rien laisser aux générations suivantes à qui on laissera la facture.


              • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 9 juin 22:21

                @Eric F

                J’ai dit que je mettais en doute les véritables finalités de ces gigantesques plans de relance, surtout qu’on se demande toujours ou sont passés les milliards de liquidités injectés après le krach de 2008.
                Pour ce qui est de la création d’emplois de qualité et de biens durables, les 30 glorieuses sont déjà loin et ce n’est pas une question de choix politique mais une question de contrainte énergétique.


              • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 9 juin 13:31

                L’exemple mésopotamien qualifié de 1er pays capitaliste est sympa mais l’illustration aurait été plus judicieuse avec l’empire Romain.

                commença à entreprendre des travaux d’infrastructure et de dépenses gouvernementales, l’embauche de légionnaires et bureaucrates comme Biden ou l’UE. Il a créé Keynes avant Keynes

                Pour financer, il a dégradé les pièces et mis moins d’or dedans pour en imprimer plus. (il a inventé le QE(la sur-création monétaire))

                L’inflation s’est aggravée au fur et à mesure que l’empereur émettait des pièces avec moins d’or.

                Comme les prix se dégradaient par la création monétaire, il a imposé le contrôle des prix. Il a précédé Maduro et le Venezuela.

                Comme il y avait de l’inflation il a imposé aux préteurs des taux d’emprunt de en plus faibles (comme Mario Draggy et l’EU)

                Comme il avait besoin de toujours plus d’argent, il ordonné de confisquer les biens et mettre a mort ceux qui « accumulaient ».(Il a précédé Marx avant Marx)


                La merveilleuse civilisation Romaine de type capitaliste c’est épanouie dans l’économie de marché comme la plus évoluée de cette époque et a péri et est tombé en poussière par la politique d’interventionnisme étatiste dans la manipulation monétaire.

                Dioclétien a régné jusqu’en 305, la faillite est déclarée en 337 et l’empire sera divisé en 2, puis a nouveau en faillite en 364 et en 410 les barbares pillent Rome et c’est la fin de l’empire Chrétien et 1000 années d’obscurantisme féodal sans économie capitaliste.


                Le marché libre fera renaitre notre civilisation du marché libre avec les comptoirs de commerce Gènes et Venise. Mais il aura fallut attendre 1000 ans moyenâgeux.



                • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 9 juin 13:34

                  C’est l’empereur Dioclétien qui commença a entreprendre les travaux d’infrastructure à crédit.


                  • Kapimo Kapimo 10 juin 02:54

                    Ca fait des années que j’essaie de comprendre ces histoires de monnaies, en lisant tout un tas d’analyses.

                    Ma conclusion : rien ne sert de faire appel aux disciplines économiques, quasiment tout est manipulé/truqué et il n’y a plus de marchés. La planche à billet et l’ingénierie financière permettent notamment de manipuler les taux, et de décider si inflation il doit y avoir. Il ne s’agit pas de phénomènes économiques, mais bien de phénomènes politiques, avec crises et effondrement contrôlés, dans le cadre il est vrai de grands cycles économiques.

                    La tambouille se fait dans des cercles privés, avec comme outils la BRI puis les banques centrales locales.

                    Et à la fin, les très puissants deviennent encore plus puissants, et la grand masse s’appauvrit.


                    • Pierre Pierre 10 juin 06:13

                      @Kapimo
                      Je suis plus ou moins d’accord avec votre conclusion.
                      Les marchés sont complètement sous le contrôle des autorités et de leurs politiques monétaires.
                      Ce qui changera la donne. Actuellement, c’est l’acheteur qui choisit dans quelle monnaie se fera la transaction. Il a donc intérêt à avoir une monnaie stable.
                      Demain, ce sera le vendeur qui décidera dans quelle monnaie se fera la transaction si ces monnaies ont perdu leur stabilité.


                    • troletbuse troletbuse 13 juin 06:52

                      Afin de resoudre ces problemes, j’ai une idee geniale :

                      —Si la population etait reduite a 500 millios ?

                      499 millions de zombies pour 1 million se disant l’elite degeneree mais cynique.

                      -Mais comment arriver a ce chiffre ?

                      —On fait croire a une pandemie, on installe la dictature, on les vaxxine pour les faire crever a petit feu.

                      —Zut, j’en a qui ont deja eu cette idee mais ca ne peut pas marcher.

                      —Ben si, en ce moment meme et ca marche du tonnerre. Les 3/4 des gens sont tellment cons qu’ils gobent tous et la moitie du reste sont des laches.

                      —Mais c’est complotiste tout ca 

                      —Ben oui il suffit de le dire piur que les cons ne le croient pas.

                       smiley

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