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Accueil du site > Tribune Libre > Rendre les transports publics gratuits serait plus efficace économiquement (...)

Rendre les transports publics gratuits serait plus efficace économiquement et plus juste socialement

Dernièrement, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé vouloir bannir la voiture à essence de Paris à partir de 2030. Pourtant tout le monde n'aura pas les moyens d'utiliser une voiture plus écologique que la voiture à essence. Il sera donc nécessaire de rendre les transports publics encore plus efficace qu'aujourd'hui.

Tout d'abord une petite rectification : rendre les transports publics gratuits signifie que les usagers des transports publics n'ont pas à payer pour les utiliser. Il faut néanmoins que ceux-ci soient financés. Ils doivent donc être intégralement financés par des impôts ou des taxes de la collectivité. La dénomination anglaise est pour le coup plus précise : « Fare-free public transit » qu'il est par exemple possible de traduire par transport en commun sans frais de transport pour les usagers.

Les transports publics sont déjà en majorité financé par des impôts et/ou des taxes. En moyenne, d'après Anne Meyer, Directrice des Affaires économiques et techniques de l'Union des transports publics et ferroviaires, les usagers ne financent directement que 30% des coûts de fonctionnement, le reste étant pris en charge par la collectivité [1]. Ainsi, on peut considérer que les transports publics sont déjà à 70% « gratuit ».

Pourquoi la gratuité des transports publics est plus efficace économiquement ?

La gratuité permet d'enlever les coûts pour la distribution des titres de transports et pour le contrôle des billets. Les coûts d'achats et d'exploitation des automates de distribution des billets sont supprimés. Les contrôleurs ne sont plus nécessaires. Il est possible de supprimer l'ensemble des systèmes de pointage instaurés dans le réseau que ce soit les composteurs automatiques à l'entrée du métro ou encore ceux dans les bus et tramway. Un autre effet indirect de ces mesures est de fluidifier l'accès aux transports (plus besoin de pointer à l'entrée du bus). A Austin au Texas a été mené un test d'octobre 1989 à décembre 1990 où le réseau de transport public fût rendu gratuit pour les usagers. Avant octobre 1989, le coût moyen d'un trajet était de 2,51 $, pendant l'expérience, il a baissé significativement à 1,51 $ puis est remonté l'année qui a suivi l'arrêt de l'expérience à 2,18 $. [2]

La gratuité des transports publics, une mesure juste socialement ?

C'est sans doute le point le plus débattu, une mesure juste socialement serait que seuls les bénéficiaires payent pour les services rendus par un réseau de transport. Posons-nous donc la question des bénéficiaires et des services rendus par un réseau de transport efficace et gratuit :

  • Les automobilistes profitent du réseau de transport public, pour preuve les jours de grève le temps de trajet moyen en région parisienne augmente significativement.

  • L'environnement profitent d'un système de transport public. Il est bien plus écologique que la voiture individuelle. La gratuité les rendrait ainsi encore plus attractif.

  • Les entreprises et commerces sont aussi bénéficiaires. Un réseau de transport public efficace permet d'augmenter la zone de chalandise des commerces et pour trouver des salariés compétents. Par ailleurs, en région parisienne les entreprises mettent déjà la main au portefeuille à travers la contribution obligatoire sur le pass navigo de ses employés.

  • Les propriétaires sont aussi bénéficiaires : le prix du foncier est étroitement corrélés avec la qualité du réseau de transport public. Pour preuve, lorsqu'une nouvelle ligne est créée, les tarifs immobilier autour de la ligne flambent.

  • Les hôteliers sont aussi bénéficiaires, car l'attractivité touristique d'une région dépend en partie de la qualité du réseau de transport la desservant.

  • Évidemment les usagers sont bénéficiaires, mais assez souvent, ils sont contraints que ce soit pour des raisons économiques ou de temps de trajet.

Après cette liste, il semblerait que, les habitants, les entreprises, les propriétaires et les touristes profitent du réseau de transports publics. Chacun devrait donc y contribuer. Tallin en Estonie est la première capitale à avoir rendu le réseau de transport gratuit pour tous les habitants, seuls les touristes doivent encore acheter un titre de transport. [3] Comment faire contribuer simplement tous les bénéficiaires ? Pour les habitants, un impôt ou une taxe est la méthode la plus simple, les entreprises payeraient un versement transport directement à un organisme de collecte. Et pour les touristes, il suffirait d'utiliser une partie de la taxe de séjour qui augmenterait pour financer leur part.

En région parisienne, une application possible ?

En région parisienne, les transports publics sont gérés par différentes entreprises (SNCF, RATP, ...). Le STIF devenu dernièrement Île de France Mobilités se charge de les financer. Pour le fonctionnement de ces entreprises, 10 milliards d'euros sont nécessaires dont 7 milliards d'euros proviennent des contributions du STIF qui est financé par les collectivités et par les entreprises au travers d'un versement transport. Les 3 autres milliards d'euros proviennent des revenus liés aux abonnements et à la billetterie.

On peut estimer que plus de 10% du prix du billets est nécessaire pour réaliser la vente des billets, pour recharger les passes navigo, soit environ 1 milliard d'euros par an. A titre d'exemple, juste pour effectuer la validation des passes et des tickets, il y a en région parisienne plus de 10 000 passages valideurs, 1600 bornes de validation dans les gares et stations de la RATP et 37000 valideurs dans les bus et tramways [4].

Sur les 2 milliards d'euros restant à financer, les entreprises en plus du versement transports participaient déjà à hauteur de 50% du prix du passe navigo de leurs employés. Il serait possible d'augmenter le versement transports d'autant. Cela pourrait représenter une contribution entre 500 millions et 1 milliard d'euros. Les touristes pourraient contribuer au travers d'une augmentation de la taxe de séjour entre 5€ et 10€ par exemple. Avec 70 millions de nuitées en région parisienne, cela représente entre 350 et 700 millions d'euros. Le reste pourrait être financé à travers un impôt ayant la même assiette que la taxe d'habitation ou une augmentation de celle-ci. Une contribution supplémentaire moyenne de 100€ par an (soit moins que la redevance télévisuelle) permettrait de récolter 1,2 milliards d'euros. Cette contribution pourrait varier en fonction de la ville et donc de l'accès au réseau de transports publics pour plus de justice sociale. Un parisien payerait plus de 200€ alors qu'à Melun cela pourrait être moins de 50€.

Alors qu'en pensez-vous, les transports publics « gratuits » sont-ils encore une utopie ?

[1] http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/debat-faut-il-rendre-gratuits-les-transports-publics-27-09-2017-7290966.php Article du parisien week end du 2 octobre 2017

[2] http://www.fdot.gov/research/Completed_Proj/Summary_PTO/FDOT_BC137_38_FF_rpt.pdf NCTR Report : Advantages and Disadvantages of Fare-Free Transit Policy

[3] http://www.tallinn.ee/est/pilet/Tasuta-soit-Elron-rongides & http://www.tallinn.ee/eng/pilet/Ticket-information-for-tourists

[4] https://www.iledefrance-mobilites.fr/le-reseau/plus-de-12-millions-de-cartes-navigo/

 


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97 réactions à cet article    


  • JL JL 23 octobre 08:43

    Les transports publics gratuits c’est évidemment du bon sens !
     
     Mais dans une société gangrenée par les idées libérales, c’est impossible.
     
     Sans compter les crétins qui détruisent systématiquement tout ce qui est gratuit.


    • Croa Croa 23 octobre 12:13

      À JL
      À propos de « crétins », c’est souvent le contraire qui se passe. Le transports devenu un bien 100% public est considéré comme appartenant à tous et c’est mal vu de le dégrader.


    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 12:36

      @JL
      Le fait que les payeurs (qui ne sont pas forcément les utilisateurs) n’ont pas le choix et n’ont aucun moyen de juger si le service est rendu de façon correcte ne vous pose aucun problème ?

      Mais quelles personnes horribles sont les libéraux qui se préoccupent de savoir si les richesses sont utilisées de façon efficiente et sans recours à la coercition.

    • JL JL 23 octobre 13:25

      @Yaurrick
       
      parce que vous estimez qu’un type qui planque ses profits indécents dans des paradis fiscaux est un meilleur garant de la qualité de service et du juste prix ?


    • Fergus Fergus 23 octobre 14:22

      Bonjour, JL

      A propos du prix du transport, il convient de relativiser : à Paris, la moitié du coût réel du transport est supportée par l’Etat et les collectivités locales ; reste l’autre moitié du pass Navigo, et là c’est l’employeur qui en acquitte 50 %.

      Au final, le voyageur ne paie actuellement que le quart du coût réel pour le transporteur. Etonnant, non ? smiley


    • Gasty Gasty 23 octobre 15:16

      @Croa

      Ceux qui dégradent les transports sont ceux qui ne paient pas les transports, pas ceux qui paient et qui voudraient voyager en toute quiétudes.
      C’est une réalité, ce qui est gratuit ou ce qui est pris n’a pas de valeur d’échange, de contrat, de respect. Il s’agit bien de « crétins » qui ne verront jamais une solidarité entre individus.


    • JL JL 23 octobre 15:22

      @Fergus
       
       bonjour,
       
      Étonnant ? non !


    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 15:27

      @JL

      Donc selon vous, avoir un service efficace est forcément synonyme de paradis fiscal et profits indécents ? 

    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 15:38

      @Yaurrick
      Erraturm : Donc selon vous, avoir un service efficace serait l’oeuvre du secteur public tandis que le secteur privé est forcément synonyme de paradis fiscal et profits indécents ? 


    • Surya Surya 23 octobre 15:44

      @JL

      « Sans compter les crétins qui détruisent systématiquement tout ce qui est gratuit »


      Pas trop d’accord, JL. Je crois qu’il y a surtout des gens qui détruisent ce qui est payant, justement parce que ça les agace que ce soit payant quand ça pourrait être gratuit.

      Du temps des 1ère classes dans le métro parisien, j’ai vu plus de dégradations dans les voitures de 1ère que dans celles de 2nde. 

      A l’époque où la 1ère classe a été abolie dans le métro, plein de personnes âgées se sont plaintes parce qu’en 1ère, au moins, elles étaient sûre de trouver une place



      Bonjour l’auteur,

      C’est bien, sur le principe, de vouloir restreindre les voitures à essence dans Paris, mais en effet ça posera plein de problèmes, le pire étant l’obligation pour beaucoup de gens d’acheter une nouvelle voiture, parce que les gens n’utilisent pas leur voiture QUE dans Paris (ce qui pourrait en effet être facilement remplacé par un trajet en bus ou métro, pas besoin de gratuité pour ça, parce que quand on a les moyens de faire le plein avec le prix que coûte le litre d’essence, je suppose qu’on a les moyens de s’offrir un abonnement aux transports en commun), ils s’en servent aussi pour partir en vacances, pour livrer des trucs volumineux (essayez d’entrer dans le bus avec un gros fauteuil et vous verrez ce que le chauffeur va vous dire, un jour on nous a refusé l’accès au bus à cause de nos valises, et on avait pas envie de payer cher pour prendre un taxi), pour transporter leur vieille grand mère, je sais pas, plein de trucs. Ils n’achètent pas une voiture juste pour faire le trajet entre chez eux et leur boulot. 
      Zont qu’à prendre le train pour partir en vacances, vous allez me dire... Oui, mais ceux qui font du camping, je les vois mal transporter tout le matériel dans le train, la tente, etc. C’est souvent des personnes modestes qui font du camping. Ils ont une voiture pour toute la famille, et ils partent faire du camping.

      Donc il va bien falloir que les transports en commun suivent, gratuité ou pas. 

      S’il y a gratuité, il y aura plus de monde, donc il faudra plus de rames, plus de bus, moins de temps d’attente... D’autres commentateurs en ont déjà parlé ici. 
      En tout cas, rien n’est impossible, c’est juste une question de volonté, puis d’organisation.

      Il faut voir aussi que beaucoup de gens prennent leur voiture dans Paris aussi (et peut-être surtout) par individualisme, parce qu’ils n’ont pas envie de se mélanger avec les autres. La gratuité ils s’en fichent, je dirais même plus, il verront ça comme le risque d’être mélangés avec encore plus de monde. 

      L’idée de Tallinn de taxer seulement les touristes... J’aime pas trop cette mentalité. Personnellement je suis pour faire venir un maximum de touristes dans une ville (Paris pour ne pas la nommer), et les traiter comme des Princes, les chouchouter. Pas parce qu’ils amènent des gros sous, bien que ce soit important pour l’économie évidemment, mais parce qu’ils traversent parfois la moitié du globe terrestre pour venir voir nos monuments, nos musées... et je trouve que c’est un honneur qu’ils nous font. J’adore les touristes et j’aimerais pas qu’ils soient traités ainsi à Paris.

    • JL JL 23 octobre 16:07

      @Yaurrick
       
      « avoir un service efficace serait l’oeuvre du secteur public... »
       
      Ce n’est pas plus idiot que de croire le contraire. Et ça ne concerne pas que les transports publics.
       
      Et en l’occurrence, ce n’est pas tellement le sujet de la discussion.
       
      Quand les capitalistes commencent à lorgner sur les services publics ça veut dire une chose : ils ne savent plus quoi faire de leurs capitaux !


    • Fergus Fergus 23 octobre 16:12

      Bonjour, Surya

      Pour ce qui est des dégradations, d’accord avec vous, elles sont le fait de tous les types de voyageurs, qu’ils paient ou pas leur transport. Dans le cas des lycéens par exemple, ils n’ont même pas la sensation de payer car ce sont leurs parents qui achètent leur pass Navigo.

      Pour ce qui est de la voiture dans Paris, Hidalgo (mais c’est vrai également pour d’autres maires de grandes capitales) n’en a rien à faire des automobilistes, et cela parce que les Parisiens ont de moins en moins de voiture.

      « S’il y a gratuité, il y aura plus de monde, donc il faudra plus de rames, plus de bus »

      En effet. Or, si c’est encore possible pour les bus en site propre, cela ne l’est plus pour le métro ou le RER aux heures de pointe, l’intervalle de temps entre les rames ayant déjà été réduit au strict minimum imposé par les normes de sécurité !

      D’accord avec vous sur le traitement différentiel entre locaux et touristes : soit tout le monde paie, soit personne !


    • Surya Surya 23 octobre 18:04

      Bonjour Fergus,


      « les Parisiens ont de moins en moins de voiture »
      Et je ne les blâme pas ! Je n’ai même jamais voulu passer mon permis lorsque j’étais à Paris. D’abord, aucun besoin puisque les transports en commun vont partout, et surtout, l’idée de conduire à Paris me fichait la trouille. Puis, en plus de tous les frais d’esence etc, il faut trouver un garage.
      Paris, pour moi, c’est les balades en bus, prendre le temps de regarder autour de soi, d’apprécier l’architecture des quartiers qu’on traverse... Pas le temps quand on conduit.


      « l’intervalle de temps entre les rames ayant déjà été réduit au strict minimum imposé par les normes de sécurité »
      Et j’ai même l’impression qu’ils font se refermer les portes de plus en plus vite. Je sais pas ce que vous en pensez, quel souvenir vous en avez gardé, mais « dans le temps », comme on dit, on avait plus de temps pour laisser les gens descendre de la rame, puis on y montait tranquillement. Ensuite, ça sonnait. Maintenant, ça sonne avant même que tout le monde ait fini de descendre. Du coup tout le monde panique, se pousse pour pouvoir monter... c’est la foire d’empoigne et ça risque même de devenir dangereux. 

      Passez une bonne soirée  smiley

    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 18:34

      @JL
      Il suffit simplement d’ouvrir la concurrence à des acteurs aussi bien privés que publics : il n’y a aucun problème à ce qu’un service soit rendu par le public tant que son efficacité soit démontrée par le jeu de la concurrence et qu’il n’y a pas de recours à la coercition.


      Mais pour en revenir au sujet, j’émets un doute du fait que l’auteur propose que le service en question soit financé par l’impot du contribuable...hors dans le cas où le dit contribuable n’utilise pas le service, il n’a pas la possibilité de ne pas abonder au service ni meme d’y renoncer... Qui vous dit que ce contribuable n’aurait pas un meilleur usage de cet argent ? Et qui de la garantie de qualité de service dans ces conditions ?

    • JL JL 24 octobre 08:42

      @Yaurrick
       
      Qui vous dit que le contribuable n’aurait pas un meilleur usage de l’argent dépensé pour les interventions militaires hors de nos frontières ?
       
      C’est tout notre système politique que vous remettez en cause. Et je ne vous suivrai pas sur une discussion idéologique qui a déjà eu lieu cent fois : quand les protagonistes n’ont pas les mêmes valeurs, la discussion est toujours stérile.


    • Le421 Le421 24 octobre 08:52

      @JL
      Le ramassage des poubelles à Marseille, pourtant privé, démontre qu’aucun secteur n’est parfait lorsque c’est mal géré.
      Et majoritairement, le service du privé est plus cher « in fine ».
      Avantage illusoire, cela crée moins de dépenses publiques. En apparence seulement.
      C’est un jeu de bonneteau.


    • Alren Alren 24 octobre 14:37

      @Yaurrick

      "Donc selon vous, avoir un service efficace serait l’œuvre du secteur public tandis que le secteur privé est forcément synonyme de paradis fiscal et profits indécents.« 

      C’est effectivement le cas : du fait que le but du privé n’est pas le service au public mais strictement l’enrichissement des parasites sociaux qui s’auto-désignent »actionnaires« alors qu’ils ne font rien, mécaniquement dirais-je, le service public, qui ne paie pas de dividendes est moins coûteux pour la collectivité. C’est vrai par exemple pour l’enseignement ou les soins hospitaliers.
      Les assurances santé privées remboursent moins bien qu’autrefois la Sécurité sociale quand les gouvernants n’osaient pas s’attaquer à elle.

      Pour masquer au bon peuple cette évidence, les gouvernants à la solde des parasites sociaux étranglent financièrement les services publics et subventionnent parfois grassement le privé par toutes sortes de manipulations.

      Même au Royaume-Uni où l’on se défie du service public, les Britanniques ont vu s’envoler les prix des billets de train quand le chemin de fer a été privatisé et les voies laissées à l’abandon augmentant le risque d’accident.
      Le scandale est tel que des économistes »libéraux" demandent une renationalisation !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 octobre 18:11

      @JL


      Oui. Je le proposais il y a plus de 20 ans dans le cadre d’un programme pour le developpement de Montreal (Canada). A tous le avantages que souligne l’auteur, il faut ajouter :

      1. Même celui qui utilise sa voiture y gagne par la fluidité de la circulation qui augmente en fonction de la baisse de l’utilisation des véhicules privé. Un sondage a Montreal ; avait alors montré que plus de 70% des non-utilisateurs ses transports en commun étaient favorables à leur gratuité. Je parie qu’un un même sondage a Paris aujourd’hui donnerait un résultat similaire.

      2. Ne perdez pas de temps a vouloir faire payer le tourisme ; plus il se déplace facilement, plus il dépense ! L’en dissuader à vouloir lui arracher le prix d’un billet de métro est stupide.

      PJCA

    • Kostic 29 octobre 10:55

      @JL    Encore une inversion des valeurs sous couvert de social ! Alors remontons aux principes (schématiquement) :
      Piocher dans la poche des autres pour bénéficier d’avantages personnels est la conception de divers groupes sociopolitiques :


      - Les voleurs, parasites sociaux dans une société socialisée.

      -  Les ultralibéraux, renards dans un poulailler libre dont ils ont défini les règles. 

      - Les capitalistes, par le truchement de parlementaires acquis favorisant leurs avantages.

      -  Diverses tendances gauchistes et misérabilistes désireuses de bénéficier sans contreparties du fruit du travail du prolétariat ou de la classe moyenne (au choix).

      Devoir payer les frais qu’ils causent est acquis chez les libéraux, les capitalistes, les autres actifs, y compris pour leur progéniture.
      Pas chez les voleurs ni chez ces gauchistes. Les voleurs essaient de se fournir dans les poches des individus. Les gauchistes dans les fonds de la Société.

      Les premiers usent de la ruse et de la violence pour parvenir à leurs fins, les seconds de la tromperie et de la manipulation politique des crédules qui les écoutent.


      Selon ces derniers, devoir payer le juste prix des usages sociaux et/ou collectifs serait inadmissible. Le leur demander toujours de la ’’faute’’ de autres ! Au choix : ’’les capitalistes, les réactionnaires, les antisociaux (ils en font pourtant partie !), les libéraux, le F.N., les égoïstes (n’en sont-ils pas ?), et cætera … Et ils ont pour cela la langue d’autant mieux pendue qu’ils ne sont pas contributeurs et productifs en tant qu’actifs et travailleurs !


      Décider que la collectivité rende l’impôt obligatoire au paiement de leurs déplacements personnels d’inactifs, ben voyons ! Est-ce que demain je vais leur imposer à mon tour de devoir payer mes vacances, aussi ? Non, car je ne suis pas de cet acabit !


    • francois 23 octobre 09:15

      Sur la région d’Aubagne 13, les transports publics sont gratuits. 


      • covadonga*722 covadonga*722 23 octobre 09:34

        @francois

         les transports publics sont gratuits. 
        non ce sont les cochons de soumis a l’impôt qui paie , il a été calculé par exemple qu’a Marseille 
        ce sont les 27% de population soumise a l’impôt qui paie pour tout les autres 

      • Croa Croa 23 octobre 12:21

        À covadonga*722
        Tout le monde paye des impôts, au moins la TVA. Ceux qui en payent beaucoup profitent aussi des transports gratuits, au moins potentiellement.
        Quand c’est gratuit c’est que les coûts sont couverts autrement. Si c’est par l’impôt on ne peut faire plus juste puisque tu payes quand même certes, mais selon tes moyens... Et tu utilises selon tes besoins ! Elle n’est pas belle la vie ? smiley


      • covadonga*722 covadonga*722 23 octobre 13:01

        @Croa
         Et tu utilises selon tes besoins ! Elle n’est pas belle la vie



        non je paie pour des cas sociaux « ce qui est normal si ils sont français » et je paie pour une frange de parasites a majorité exotiques qui ce sont installés dans l’assistanat et qui de plus me casses les c.... tout en conchiant la géhenne raciste française !!!!

      • francois 23 octobre 14:21

        @covadonga*722
        et qui paye pour vous !


      • covadonga*722 covadonga*722 23 octobre 17:50

        @francois
         pas toi parasite 


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 octobre 19:35

        @francois
        Tant que les Collectivités locales le pourront, devriez-vous ajouter ... Car Bruxelles impose des économies budgétaires, donc moins d’argent aux Communes, aux Départements et même aux Régions. Les élus locaux sont furieux.


        Mais ce n’est pas tout.
        Pour Bruxelles, tous les services publics doivent être rentables, sinon il faut les privatiser. Y compris la santé, les écoles, les hôpitaux etc.

        « Les articles des Traités européens les plus toxiques. »


      • Croa Croa 24 octobre 09:14

        À Fifi Brind_acier
        Effectivement. Cependant l’UE admet le gratuit, la privatisation pouvant passer par une délégation de service public : Une collectivité locale passe un marché avec l’entreprise privée de transport la mieux disante, entreprise qui sera rémunérée par la collectivité au lieu de l’être par les usagers, et voilà !


      • Alren Alren 25 octobre 18:39

        @covadonga*722

        « à Marseille ce sont les 27% de population soumise à l’impôt qui paie pour tous les autres »

        S’ils paient davantage d’impôts c’est qu’ils sont plus riches. Pourquoi sont-ils plus riches ?
        Est-ce le mérite qui leur vaut cette aisance ou la rente qu’ils ont héritée de leurs ancêtres ?

        Et puis il faut voir ce qui reste après le paiement de cet impôt direct qui n’est qu’une faible partie des rentrées fiscales.

        Si ces gens aisés n’utilisent pas les transports en commun, ils sont bien contents que d’autres y soient contraints pour rendre leur circulation automobile individuelle plus fluide.


      • Fergus Fergus 23 octobre 09:26

        Bonjour, John Wo

        Vous avez évidemment raison. Mais en théorie seulement.

        Car si la gratuité permet en effet de supprimer de coûteux équipements et du personnel de vente, elle ne supprime pas le personnel mobile principalement constitué actuellement d’équipes de contrôle et de sécurité. Si tel était le cas, cela reviendrait à livrer l’espace aux pires dérives enn termes de délinquance alors que la possibilité - fût-elle aléatoire - de se trouver face à des agents constitue de facto une dissuasion.

        Pour ce qui concerne la Ville de Paris, se pose en outre un énorme problème : la saturation des réseaux aux heures de pointe. Il est évident que l’instauration de la gratuité entraînerait une augmentation significative du nombre des voyages. Or, les lignes gérées par la RATP seraient probablement incapables d’absorber la totalité de ce surcroît de trafic voyageurs. C’est notamment vrai pour le métro - très ancien et implanté dans un sous-sol saturé d’équipements divers - dont les quais ne peuvent être allongés ni les tunnels rehaussés pour permettre le passage de rames à étage.

        La mise en œuvre de la gratuité devrait donc passer préalablement par un renforcement très significatif du transport de surface - bus et tram -, ce qui impliquerait la création de très nombreux kilomètres de site propre sur la voirie. C’est possible, mais cela demanderait de revoir complètement la politique des déplacements dans Paris.

        J’ajoute que cette question de la gratuité n’est pas nouvelle : elle faisait déjà l’objet d’études il y a 50 ans !


        • Fergus Fergus 23 octobre 09:30

          Bref, ce qui est facile à mettre en œuvre en province sur les réseaux de surface l’est beaucoup moins dans une ville comme Paris à très forte densité urbaine. Le même problème est posé à Londres !


        • John Wo 23 octobre 11:05

          @Fergus
          Effectivement, la mise en place de la gratuité implique deux difficultés à gérer : cela peut générer un afflux de voyageurs supplémentaires ce qui pose problème pour les lignes déjà saturées (je pense pr exemple au RER A en région parisienne). Le second problème concerne la sécurisation des lignes. Néanmoins, à mon avis la gratuité devrait permettre de désenclaver des quartiers et avoir un impact plutôt positif pour ces quartiers.

          D’un point de vue économique seulement, la gratuité semble être plutôt efficace. La mise en place de la gratuité relève plus d’une volonté politique que d’un problème de financement.

        • Croa Croa 23 octobre 12:36

          À Fergus,
          La saturation des réseaux posera un problème certes mais on peut la minimiser et ce pour deux raisons :
          - L’inconvénient gêne remplacera l’inconvénient prix, suite à quoi il y aura toujours des usagers qui n’utiliseront pas les transports collectifs, et ce surtout aux heures de pointe. La différence c’est que ce ne sera pas les mêmes usagers qui renonceront à l’utiliser, ce qui est un détail.
          - Les capacités peuvent être encore augmentées. Notamment par accélérations des fréquences grâces aux progrès techniques. Une rame toute les trente secondes aux heures de pointe, c’est possible à condition d’investir dans les équipements de régulation.


        • Alren Alren 23 octobre 12:46

          @Fergus

          « La mise en œuvre de la gratuité devrait donc passer préalablement par un renforcement très significatif du transport de surface - bus et tram -, »

          Tout à fait exact.

          « ce qui impliquerait la création de très nombreux kilomètres de site propre sur la voirie. »

          La forte diminution de véhicules privés en stationnement libérerait déjà beaucoup d’espace.

          Pour éviter les embouteillages au maximum, il ne faut pas « geler » les voies utilisées par les transports en commun (bus électriques alimentés par le sol comme le tramway de Bordeaux), les interdire aux véhicules privés et taxis (électriques) mais y rendre les bus publics prioritaires en incrustant dans le sol des lumières rouges s’allumant avant l’arrivée d’un chaque bus pour signifier aux particuliers qu’ils doivent libérer la voie.
          Ces lumières s’éteignent après passage du bus. À l’arrivée d’un bus à un croisement le feu passerait au vert pour lui.

          À propos des taxis, s’ils doivent rester payants, il est souhaitable qu’ils soient eux aussi subventionnés pour une concurrence équitable. Pour cela il faut maintenir le différentiel (important) entre le prix actuel du ticket de bus et le prix de la course en taxi.


        • Croa Croa 23 octobre 14:19

          À Alren,
          Les taxis ne sont pas des transports en commun. Il n’y a aucune raison de les subventionner et encore moins qu’ils soient gratuits ! Ils doivent même rester contingentés et protégés de toute concurrence.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 octobre 19:43

          @John Wo
          Je crois que vous n’avez pas bien compris que nous sommes dans l’ Europe. L’argent des impôts, ce n’est pas pour l’intérêt général, mais pour les entreprises et les riches.


          Les services publics en France redistribuent 50% de la richesse nationale, c’est un acquis du Conseil National de la Résistance.
          Une horreur, disent -ils !

          Il faut donc , non seulement que rien ne soit gratuit, mais que tout soit privatisé et payant. Comme les autoroutes, qui étaient à nous, nous les avons financées avec nos impôts, elles ont été privatisées. C’est ça le modèle.

          Si cela ne vous convient pas, alors il faut rejoindre l’ UPR pour sortir de l’ UE.
          There is no alternative !

        • HELIOS HELIOS 24 octobre 04:51

          @Alren


          Techniquement, les petites lumières, les feux auto-commandés pour les bus (comme pour les pompiers)... c’est impossible a gerer !
          Pourquoi ? tout simplement parce qu’il n’y a pas UN bus de temps en temps. en periode de pointe , ce sont des queues de bus... et donc les lumières seront toujours rouges, comme les feux. plus rien de passera et même les bus entre eux vont se bloquer : le verrou mortel, bien connu dans les bases de données.

        • Alren Alren 24 octobre 14:24

          @Croa

          Les taxis ne doivent pas être gratuits : je n’ai pas dit ça !!!
           
          Mais il serait équitable que l’écart de prix entre le prix d’un ticket de bus ou de métro et celui d’une course en taxi soit maintenu à ce qu’il est actuellement.
          Si les transports publics étaient gratuits, cet écart augmenterait sans justification.


        • Alren Alren 29 octobre 12:32

          @HELIOS

          Les feux rouges dans le sol pour interdire la voie aux véhicules privés se gèrent très facilement avec l’informatique actuelle si les véhicules publics (bus, véhicules de pompiers) ou d’utilité publique (taxis , ambulances privées) émettent un signal donnant exactement leur emplacement, des capteurs étant disposés tout au long de cette voie et communiquant avec une unité centrale.

          Naturellement, c’est évident, c’est élémentaire, ces véhicules continuent de rouler sur une voie dont les feux rouges sont allumés ! Simplement les conducteurs doivent s’attendre à avoir devant eux un autre véhicule prioritaire. Comme déjà pour les bus, ils seront prioritaires pour emprunter provisoirement la voie générale afin de dépasser par exemple un bus à l’arrêt pour prendre des passagers sur la voie « réservable ». 


        • Franck Einstein Franck Einstein 23 octobre 09:38

          Au 19eme siècle, le populo était aussi en bétaillère, ça marchait très bien. Uber doit remettre des fiacres avec chevaux pour les riches bobo « En Marche »
           
          En 1973 il n’y a avait que 53 millions d’habitants quand la fécondité est tombé en dessous de 2
          Sans l’immigration le grand bétonnage pollueur n’aurait pas lieu.


          • Sozenz 23 octobre 10:20

            Dernièrement, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé vouloir bannir la voiture à essence de Paris à partir de 2030.

            2030. elle sera encore la Nana ?

            quand on voit tous les reves ou toutes les idées qui vont dans le sens , moins de pollution , mieux vivre .. c est toujours pour plus tard quand le moment est venu .

            on le voit avec les reformes , macron . les reformes a merde c est pour tout de suite . et les autres . on y refflechit
            quand allez vous commencer à voir ce mecanisme ?
            arretez de rever .

            ils finiront par faire en sorte que les gens ne boiugent plus de chez eux sauf pour aller taffer ;...
             on parie ?

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John Wo


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