• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Retraite complémentaire individuelle, plan d’épargne retraite (...)

Retraite complémentaire individuelle, plan d’épargne retraite (PER)... méfiance

Dans le maquis des propositions qui incitent les français à épargner pour compenser une perte attendue de leur niveau de vie au moment de la retraite, les offres de compléments retraite sont légion.

Les fonctionnaires s’en voient proposer une particulièrement sulfureuse ; « la retraite et la prévoyance de la fonction publique  » de Préfon-retraite.

Préfon-retraite c’est quoi ?

Un contrat vendu depuis des décennies aux fonctionnaires notamment pour compenser un écart salaire/retraite significatif au motif que leurs revenus comportent une part de primes qui n’entrent pas dans le calcul de leur retraite.

Les fonts baptismaux de cette caisse annonçaient le paradis avec des anges gardiens au-dessus de tout soupçon. Promise aux fonctionnaires, créée en 1964 par quatre syndicats de fonctionnaires (CFDT, CGC, CFTC, FO) et des hauts-fonctionnaires, adoubée par la Direction générale de la fonction publique et la Caisse des dépôts et consignations, cette caisse de retraite complémentaire ne pouvait qu’inspirer confiance. Sur plus de 5 millions de fonctionnaires, elle compte encore 400 000 adhérents.

Qu’en est-il chiffres en mains ?

Les nombreux événements qui ont défrayé la chronique pourraient nous éclairer longuement sur cette caisse nationale de prévoyance qui porte mal son nom. On se limitera ici à un graphique et un exemple.

Le graphique.

Source ARCAF

L’association nationale des fonctionnaires épargnants pour la retraite(ARCAF), avait pourtant déjà attiré leur attention, « …ceux qui ont cotisé en 2002 et liquideront leurs droits à 65 ans à partir de 2026 subissent d’ores et déjà une baisse de 39% de la valeur réelle de leurs droits constitués en 2002. »

 

L’exemple.

 

Une jeune retraitée de la Fonction publique territoriale, curieuse d’explorer les solutions que lui offrait son contrat Préfon-Retraite après 23 années de cotisations réglées rubis sur ongle par prélèvement sur son salaire, a été amenée à en découvrir les « bénéfices ». Elle a comparé avec des placements sans risques, ce que lui offre Préfon-Retraite après ses versements à raison de 75 €/mois pour un montant de 20 700€.

Si elle les avait déposés sur un livret A pendant la même période, elle aurait aujourd’hui près de 25 000 €, si elle avait préféré un compte Assurance vie (support en euro), son capital s’élèverait à environ 30 000€. 

Préfon-Retraite lui propose aujourd’hui deux options ; une sortie en capital, elle récupère le montant de ses versements et les dividendes attendus de tout placement, ou le versement d’une rente qui constituera son complément de retraite.

Bilan.

Pour l’option versement en capital Préfon lui annonce une perte de 3 000€, son capital ne s’élève plus qu’à 17 700€ compensé par une plus-value de 3 000€ mais imposable à hauteur de 513€.

Après impôt, il ne lui reste donc plus que 20 187€ (17 700€ + 3 000€ de plus-value – 513€ d’imposition), un montant inférieur au total de ses versements 20 700€ !!

Elle a comparé la perte avec Préfon (-513€), aux gains qu’auraient générés des versements identiques pendant la même période sur un Livret A + 4300€, ou sur un compte assurance vie + 9300€.

Pour l’option rente, le montant mensuel proposé à vie correspond à celui de ses versements pendant 23 ans, soit 75€. Le calcul de l’assureur est facile à deviner, le montant de son capital a été divisé par le nombre de mois restants jusqu’à l’âge statistique de son espérance de vie. Le hasard a voulu que ses 23 années de versements correspondent au nombre d’années statistiques (23 ans) qui lui restent à vivre.

Cerise sur le gâteau de l’assureur, la rente ne sera pas revalorisée. Que pèseront 75€ dans 23 ans ?

Les intérêts produits par le capital seront au bénéfice exclusif de Préfon-Retraite et de son acolyte CMP assurance.

En cas de décès avant l’âge statistique, bingo pour Préfon qui ne reversera pas le capital non consommé aux ayants droit.

Pour ceux qui hésiteraient.

  • L’avantage « déduction fiscale » des versements en cas d’imposition, de cette retraite complémentaire est un avantage présenté par Préfon (mais financé par l’Etat) qui sera repris par l’imposition de la rente.
  • Sur la base de la rente Préfon imposable, notre jeune retraitée aurait pu percevoir la même somme non imposable jusqu’à ses 107 ans avec son Assurance vie (hypothèse 1,5%/an).
  • En cas de décès, Préfon ne reversera ni rente ni capital aux ayants droit quand l’Assurancevie leur reverserait le capital restant.

 

Préfon-Retraite mériterait une distinction pour avoir croqué les intérêts des cotisations de notre jeune retraitée pendant 23 ans et ceux à venir de son capital constitué pour les 23 ans à venir si elle décidait le versement de sa petite retraite complémentaire.

Qu’on se le dise.

 

 

Nota : l'avis des spécialistes : 

  • pour le magazine Challenges et le site Retraite.com qui distribuent des “Labels aux meilleurs PER”, PréfonRetraite a mérité en 2021 d’être récompensée dans la catégorie Meilleurs PER à points.
  • un jury d'experts du magazine "les dossiers de l'épargne" lui a décerné le Label d'Excellence 2021, un gage de qualité.

Préfon a élargi sa zone de chalandise en proposant ses contrats à des non fonctionnaires.

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

31 réactions à cet article    


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 12 février 17:59

    Oublions les calculs et théories des économistes et des politiques, et repartons de quelques règles de bon sens.

    Observez votre vie et celles de vos concitoyens ...
    Et remarquez ce que vous consommez.
    Quand les biens et services consommés ont-ils été produits ?

    Si vous prenez le bus ou l’avion, c’est qu’il y a un conducteur et un pilote en temps réel.
    Votre yaourt et votre beefsteack ne date pas de Mathusalem ...
    Bref l’essentiel de ce que nous consommons en une année est produit dans l’année.

    Qu’en déduire ?

    Quel que soit le systeme de retraite, et les modes de financement associés, au moment de la retraite nous partagerons la production du moment.

    Les bonnes questions à se poser sont donc

    1. la production sera t-elle suffisante pour tous
      pour l’instant on peut penser que oui, car le principal problème des entreprises semble plus de vendre que de produire, et nous n’arrivons pas a utiliser tous les humains capables de produire (chomeurs)
    2. quelle part les actifs/producteurs doivent-ils « donner » globalement aux inactifs (les jeunes et les seniors)
      et en reflechissant a grosse maille, on voit que pour en 40 ans de production permettre 80 ans de consommation (durées approximatives de la vie active et de la vie tout court), pas de mystère, le taux de prelevement sera de l’ordre de 50% (sous forme de difference entre net paye et superbrut comme je le propose, ou sous forme d’impôts taxes etc)
    3. ensuite, les divers calculs sur les systemes de retraite ne servent qu’a repartir la masse globale retraite entre tous les retraités.

      Perso, le systeme « un euro cotisé = même droit pour tous » me semble le plus équitable. A chacun de choisir en toute liberté sa date de départ en retraite, et le montant ne dépend que de 2 choses = les sommes cotisées et l’esperance de vie au moment de la retraite.

    Et oublions les débats age pivot, duree de cotisation, age de retraite, capitalisation ou repartition, PER, Perfon etc .... qui fachent tout le monde et qui ne servent à rien


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 13 février 17:42

      @lecoindubonsens
      A ce qui mettent une etoile sur ce commentaire, ce serait plus constructif d’expliquer ce que vous contestez smiley
      Préférez vous réellement les grandes théories à de simples évidences de bon sens ?
      Et gardez en tête que quel que soit le total des euros sur nos comptes, nous ne nous partageons que la production réelle du moment. En caricaturant, si personne ne travaille, ne produit, malgré des millions sur vos comptes, vous ne pouvez rien consommer smiley


    • Le421... Refuznik !! Le421... Refuznik !! 14 février 08:26

      @lecoindubonsens
      J’ai bien peur que si vous cherchez des gens qui réfléchissent sur Avox, il va vous falloir une loupe...
      Il vaut mieux un bon commentaire avec une étoile qu’une réflexion idiote notée trois étoiles par le club de facholand...


    • ZenZoe ZenZoe 14 février 11:21

      @lecoindubonsens
      Perso, le systeme « un euro cotisé = même droit pour tous » me semble le plus équitable. A chacun de choisir en toute liberté sa date de départ en retraite,

      Je suis d’accord avec vous.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 février 13:37

      @Le421... Refuznik !!
      merci smiley


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 février 13:39

      @ZenZoe
      Si nous sommes au moins 2, je me sens beaucoup moins seul, merci smiley
      Cela me semble tellement evident, facile, simple et equitable que toujours un peu de mal a comprendre les opposants smiley


    • pemile pemile 14 février 13:45

      @lecoindubonsens « simple et equitable »

      Mais à moduler pour prendre en compte la pénibilité et l’espérance de vie par profession, non ?


    • Aristide Aristide 14 février 14:46

      @ZenZoe

      Perso, le systeme « un euro cotisé = même droit pour tous » me semble le plus équitable.

      Apparemment, mais il faut tenir compte actuellement que la partie de la retraite du RG est plafonnée, ceux qui dépassent le plafond cotisent sur la totalité alors que leur retraite du RG sera au maximum sur le plafond. Ils cotisent sans que cela ouvre des droits supplémentaire. AGIRC et ARCO, c’est sur la totalité à la fois en cotisations et en droit ouvert.

      Si on passe à un régime total et unique de points, il n’y aura plus de plafond et donc mécaniquement les revenus plus élevés bénéficieront plus de cette réforme, toutes leurs cotisations ouvriront à un droit ...


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 février 18:59

      @pemile "« simple et equitable »Mais à moduler pour prendre en compte la pénibilité et l’espérance de vie par profession, non ?

      "

      Vous avez raison, la pénibilité et l’espérance de vie par profession sont des paramètres importants, MAIS ...

      A mon avis, il ne faut pas les traiter dans le dossier retraite, et garder la règle simple que je propose

      Par contre, à prendre en compte dans les rémunérations : un métier pénible voire dangereux devant logiquement être mieux payé.

      En procédant ainsi, c’est beaucoup plus simple a gérer, surtout dans le cas de carrière avec des métiers multiples de durées variables, et cela respecte le choix individuel, la liberté de chacun.

      En étant payé plus, celui qui a un métier pénible paie plus de cotisations (plus d’euros cotisés) et donc il atteint avant un autre la possibilité d’avoir une retraite d’un montant donné.

      C’est à mon avis la grosse erreur du gouvernement Macron d’avoir parlé d’age de la retraite, de durée de cotisation, d’age pivot ... alors qu’il suffit de s’en tenir aux 2 principes

      • un euro cotisé = même droit pour tous
      • chacun choisit librement son age de départ

      mais naturellement, en parallèle il faut sans doute revoir les grilles de rémunérations par métier (mais indépendamment des retraites)


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 14 février 19:11

      @Aristide
      "Si on passe à un régime total et unique de points, il n’y aura plus de plafond et donc mécaniquement les revenus plus élevés bénéficieront plus de cette réforme, toutes leurs cotisations ouvriront à un droit ...« 

      EXACT, cela semble logique que les cotisations retraites portent sur l’ensemble des revenus. Mais cela ne permet pas de dire »les revenus plus élevés bénéficieront plus de cette réforme".
      En fait, si l’on admet que nos cotisations retraites sont des économies pour nous permettre un pouvoir d’achat plus tard ... on peut imaginer un taux de cotisations retraites legerement modulable par le salarié.

      Celui, la cigale, qui veut jouir immédiatement de la vie au detriment de sa periode senior prendra le bas de la fourchette
      Celui, la fourmi, qui prefere amasser pour plus de pouvoir d’achat ulterieur prendra le haut de la fourchette du taux de cotisation.
      Cela sera en fait une forme de retraite complémentaire au choix du salarié.
      Tout cela géré dans un seul organisme pour optimisation des moyens (fusion sécu agirc arcco etc ...)


    • titi titi 14 février 19:12

      @lecoindubonsens

      Le problème de la pénibilité c’est que ce seront encore ceux qui ont la capacité de faire le plus de bruit qui seront reconnus comme « métiers pénibles », et pas les métiers vraiment pénibles.

      C’est couru d’avance.


    • Aristide Aristide 15 février 12:06

      @lecoindubonsens

      EXACT, cela semble logique que les cotisations retraites portent sur l’ensemble des revenus. Mais cela ne permet pas de dire »les revenus plus élevés bénéficieront plus de cette réforme".

      Actuellement deux cas pour le RG de salariés qui sont  :
        salaire sous le plafond : la totalité du salaire est pris en compte pour le calcul des cotisations et ouvre droit à la retraite
        salaire au dessus du plafond : la totalité du salaire est pris en compte pour le calcul des cotisations(*) mais seule la part sous le plafond est pris en compte. 
      (*) deux taux différents sous et dessus


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 15 février 12:06

      @titi
      Vous abordez le dossier « quelle est la bonne rémuneration pour chaque métier » (et pour chacun d’entre nous), c’est effectivement un point important à traiter.
      Dans mon projet de 2016, je propose une méthode
      cf. http://lecoindubonsens.unblog.fr/2019/03/23/les-syndicats-des-metiers/

      Méthode qui me semble équitable et efficace.
      Un syndicat/chambre par métier gère la définition du métier, les compétences nécessaires, estime les besoins futurs et organise les formations pour avoir des professionnels compétents au bon nombre en temps et en heure.

      Concernant les rémunérations, cette chambre du métier propose une fourchette raisonnable.
      Ensuite c’est la loi de l’offre et la demande qui garantit l’équité.

      Parmi tous ceux potentiellement compétents et intéressés pour exercer le métier, s’il y a trop de candidats = baisser la fourchette de remuneration et réciproquement. Garantie d’équité ! Si vous êtes compétent pour le métier, et que vous le trouvez trop payé = soyez candidat ! Chance pour tous.

      A l’intérieur de la fourchette, c’est le superviseur (chef) qui est le mieux placé pour décider (car l’on sait que dans tous les métiers, il y a les excellents et les bons smiley


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 15 février 12:11

      @titi
      OK
      donc plus équitable que le montant des retraites soit directement lié au montant des cotisations (avec suppression de tous les plafonds).


    • LeMerou 13 février 15:29

       smiley

      Trop fort. Ca commence bien :

      « Une jeune retraitée de la Fonction publique territoriale, curieuse d’explorer les solutions que lui offrait son contrat Préfon-Retraite après 23 années de cotisations »

      Je ne peux que saisir l’occasion....

      Connaissez vous un vieux retraité de la fonction publique..... smiley

      En retraite après 23 ans de bons et loyaux services pour l’état  smiley

      ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------Je ne connais pas spécialement « Préfon », par contre d’autres contrat oui, il ne faut rien en attendre de mirobolant, 75 € par mois c’est insignifiant comme placement pour en attendre quelque chose.

      Par contre pour l’organisme 1 000 000 de fonctionnaires qui versent chaque mois 75 €, mis sur le marché boursier, rapportent, et l’ont ne verse (ou versera) que des subsides aux cotisants..

      Ca me rappelle une histoire ou un banquier me proposait un contrat similaire, alléchant me faisant miroiter monts et merveilles, la promesse d’une retraite heureuse, nantie, ou j’aurais presque pu aider mes enfants ou petits enfants. Un taux de rentabilité dit dans un chuchotement discret, presque confidentiel, argumenté d’un graphique attestant de sa véracité.

      Un instant plus tard, étant revenu de la plage sous les cocotiers je demande à revoir le graphique ressemblant plus à une scie égoïne étrange, et pointe du doigt une valeur et si je prends ma retraite là !

      Ben non Mossieur, là, vous avez perdu plus de la moitié de votre capital, mais là, soit six ans plus tard, j’étais de nouveau « riche ».....

      Sachant que l’ont à rien sans rien et que l’argent ne profite qu’aux riches (bénéficiant de conseils avisés, et de grand levier), le taux de rentabilité à deux chiffres étaient finalement associé à des conditions libératoires soumises à l’impôt (les prélèvement sociaux......etc...), bref la rentabilité tombe à un chiffre et en plus soumise aux bons désirs des gouvernements successifs.

      La seule chose qui est intéressante dans cette affaire c’est pour ces organismes de récupérer des sous qu’ils placerons, replacerons, faisant des profits inconvenants et de vous en verser des miettes, si vous êtes toujours vivant......

       smiley.


      • L'apostilleur L’apostilleur 14 février 11:11

        @LeMerou
        « ...il ne faut rien en attendre de mirobolant, 75 € par mois c’est insignifiant comme placement pour en attendre quelque chose... »
        Si elle avait pu cotiser davantage, elle l’aurait probablement fait. Elle n’avait peut-être pas vos moyens.

        « ...En retraite après 23 ans de bons et loyaux services pour l’état... : »
        Les années de cotisation sont indépendantes de l’ancienneté.


      • jymb 13 février 19:36

        Ma méga escroquerie n’est pas là

        Avec Prefon d’antan, on liquidait à la carte, dés 55 ans, en acceptant une décote de la pension le cas échéant

        Avec les PER on ne peut liquider qu’à l’âge légal de départ en retraite. Si demain on passe l’âge légal à 70 ans... votre argent restera dans d’autres mains pendant ce temps

        REFUSEZ LES PER !!


        • titi titi 14 février 09:26

          @L’auteur

          Une solution de retraite, quelle qu’elle soit, c’est un pari à très très long terme.

          Un pari fait à un moment de votre vie, où la société, l’environnement économique, et même géostratégique, n’a aucune chance d’être celui en place au moment où vous toucherez ou pas les résultats de votre pari.

          Si je suis sceptique sur un pari à 30 ou 40 ans sur des solutions « privées », je le suis encore plus avec des solutions publiques ou « garanties par l’Etat » quand cet Etat a été incapable de présenter une budget à l’équilibre depuis 50 ans, et qu’un jour, il faudra bien régler la facture.

          Les PER, les PERCO, et tous les autres dispositifs qui dépendent d’un « trait de plume » d’un fonctionnaire de Bercy, comme l’assurance vie, ou les investissements locatifs, je n’y crois pas une seule seconde.


          • L'apostilleur L’apostilleur 14 février 11:10

            @titi
            « ...Une solution de retraite, quelle qu’elle soit, c’est un pari à très très long terme... »

            On peut le comprendre.

            Cependant, si les risques avaient été présentés aux fonctionnaires ou tout autre cotisant, croyez-vous que ces personnes auraient choisi cette organisme ? En l’occurrence l’engagement de Préfon n’explique toujours pas aujourd’hui la vérité financière de sa proposition qui ment par omission.

            Si un PER n’offre pas plus de garantie que la bourse, les salariés risquent d’acheter des actions ou de se constituer un fond de pension avec l’Ecureuil.

            Le principe actuel de la retraite par répartition semble réaliste et équitable. Plutôt qu’une capitalisation risquée, une offre à la carte devrait pouvoir être proposée aux salariés qui décideraient d’améliorer leur retraite avec un taux de cotisation supérieur.


          • titi titi 14 février 18:00

            @L’apostilleur

            « Le principe actuel de la retraite par répartition semble réaliste et équitable »
            La répartition est exactement basée sur le principe d’une chaîne de Ponzi.

            Elle fonctionnait bien quand il y avait peu d’ayant droits et beaucoup de cotisants comme dans les années 70.

            Mais aujourd’hui les limites du système sont atteintes.

            Le risque d’effondrement est tout aussi présent qu’avec la capitalisation.


          • L'apostilleur L’apostilleur 14 février 21:52

            @titi

            Oui un équilibre entre les cotisants et les ayants droit est nécessaire, mais l’effondrement supposerait un grave déséquilibre (*) qui serait précédé d’un réajustement à la baisse des pensions. 

            (*) Par exemple le refus des français d’immiter les allemands et leur million d’immigrés, ou sinon d’envisager des mesures pour la natalité. 

            Ponzy suppose des malhonnêtetés, espérons que ce ne soit pas le cas de nos caisses


          • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 février 10:50

            @titi
            « Si je suis sceptique sur un pari à 30 ou 40 ans »

            Ce n’est sans doute pas qu’une question de privé ou public.
            La garantie que nous avons tous, c’est que 30 ou 40 ans plus tard, nous nous partagerons les biens et services produits à ce moment. Et selon les règles en vigueur à ce moment.

            Donc sans doute raisonnable de faire en sorte

            1. que le gateau à se partager soit le plus gros possible : favoriser la production France, rechercher l’efficacité, la productivité
            2. d’avoir des règles publiques admises et n’évoluant que lentement, par exemple
              « les actifs partagent leur production avec les jeunes et les seniors via des prelevements sur leurs revenus »
              « la somme annuelle consacrée en moyenne à un jeune, à un actif, à un retraité est la même (ou toute autre règle à préciser). Ceci permettrait un calcul automatique du taux de prelevement en fonction de la demographie.
               »dans chacun des budgets globaux alloués aux 3 categories jeunes, actifs, retraités ...
              . jeunes : même somme pour tous
              . actifs ; remuneration en fonction des services rendus (valorisation des métiers,etc)
              . retraités : un euro cotisé = mêmes droits pour tous (partage en fonction des montants cotisés et de l’esperance de vie au moment librement choisi du départ en retraite)

          • zygzornifle zygzornifle 14 février 11:18

            Chaque centime sera ratissé ....


            • ZenZoe ZenZoe 14 février 11:25

              Le meilleur système consisterait à avoir une part de public, la même exactement pour chacun et correspondant au moins au Smic, et une part d’épargne personnelle-employeur. Et on oublie tout le reste.


              • JPCiron JPCiron 14 février 13:49

                Ce système Préfon s’adresse toutes catégories de fonctionnaires : de quelques poignées d’euros mensuels à € 600 par mois.

                Le graphique est parlant : on s’est payé la tête des cotisants.

                Un point me semble nécessiter des investigations ’’indépendantes’’ : la gestion des fonds récoltés ont été ’’déléguée’’ à des assureurs ayant pignon sur rue. Avec une visibilité claire sur la période moyenne d’investissement et sur les retraits prévisibles pour le versement des retraites, il y avait des opportunités de placements intéressants.

                Aussi, il me semble vraiment surprenant d’arriver à ces performances médiocres. Il faudrait voir les contrats de ’’délégation-abandon’’, les clauses et les options... Car le résultat ressemble à un gâteau offert à quelques compagnies.

                Par ailleurs, je n’ai pas trouvé les méthodes pour le calcul des points attribués pour chaque cotisation, ni le mode de détermination de la valeur du point en cours de vie et à terme. Il y a sûrement quelque chose à approfondir de ce côté.

                En tout cas, personne n’est responsable de cette gentille plaisanterie Préfon.


                • titi titi 14 février 19:10

                  @JPCiron

                  « Aussi, il me semble vraiment surprenant d’arriver à ces performances médiocres »
                  Le seul moyen d’avoir des performances « non médiocres » c’est d’aller sur les marchés et d’y prendre des risques.

                  Prendre des obligations rock’n’roll, comme celles de l’Etat Vénézuélien.

                  Il n’y a que dans les discours de la LFI que les performances boursières ont deux chiffres.


                • JPCiron JPCiron 15 février 09:37

                  @titi
                  Quand on a une longue période d’investissement garantie, il y a plein de méthodes et d’outils pour atténuer les risques et se couvrir...
                  Mon sentiment est qu’on les a laissé se goinfrer, les compagnies à qui a été délégué-abandonné la gestion...


                • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 février 11:02

                  @JPCiron
                  « surprenant d’arriver à ces performances médiocres »

                  Ce serait bien que collectivement nous comprenions que le systeme financier ne produit rien !
                  S’il est facile de comprendre que le travail du boulanger ajoute qqs baguettes dans le gateau commun a se partager, que le travail du conducteur de train ajoute qqs voyages possibles, etc.

                  admettez que le travail d’un trader, et plus globalement du système financier, n’ajoute rien dans le gateau.

                  Si tel ou tel fond a de bonnes performances, la bourse étant un systeme a bilan nul, c’est que d’autres en ont des mauvaises.

                  Si votre gestionnaire de retraite est un bon et gagne, tant mieux pour vous, mais c’est parce que d’autres perdent. Est ce bien moral, est ce une bonne organisation collective « egalité, fraternité ».

                  Bon égoiste, vous vous dites, l’essentiel c’est que MA retraite soit bonne.
                  Position compréhensible, c’est humain, mais ne venez pas pleurer si avec cette organisation inéquitable et stupide, vous êtes du côté de ceux qui perdent.

                  Dans mon projet, la répartition est équitable. Ni perdant, ni gagnant, à chacun la part méritée. N’est ce pas cela le « tous gagnants » ?


                • L'apostilleur L’apostilleur 16 février 11:24

                  @lecoindubonsens
                  « ...Dans mon projet, la répartition est équitable. Ni perdant, ni gagnant, à chacun la part méritée... »

                  Sauf à imaginer un monde économique figer, sans inflation, régulé, avec des prêts sans intérêts... cette approche pourrait s’entendre. Sinon admettez que notre jeune retraitée aurait du pouvoir bénéficier d’une compensation au moins égale à l’inflation ou partager une part des produits financiers réalisés par l’organisme gestionnaire avec ses cotisations.

                  Ps : les sumériens avaient déjà conçu le prêt avec intérêts il y a 5000 ans, le changement n’est pas pour demain. 


                • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 février 12:16

                  @L’apostilleur

                  « un monde économique figer, sans inflation, régulé, avec des prêts sans intérêts »

                  il est évident que c’est une course sans fin : si l’argent génère de l’argent pour un même gateau réel à se partager, plus d’argent pour acheter la même chose donc inflation. Et demande d’intérets sur les comptes pour compenser cette inflation.
                  Il faut savoir casser cette boucle infernale.
                  Et un monde « sans inflation, prêts sans intérêts » est plus « de bon sens » car plus simple à gérer que la course infernale.

                  « les sumériens avaient déjà conçu le prêt avec intérêts il y a 5000 ans, le changement n’est pas pour demain »
                  mais que de choses avons nous réussi a changer depuis 5000 ans : la terre n’est plus plate, l’homme a atteint la lune, ...
                  Par contre, éloignement du concret, et pièges à gogos de croire que l’argent génère de la richesse (même si dans le système actuel, les plus malins y arrivent ... au détriment des autres, car bilan toujours nul dans un système financier)


                • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 février 12:13

                  « un monde économique figer, sans inflation, régulé, avec des prêts sans intérêts »

                  il est évident que c’est une course sans fin : si l’argent génère de l’argent pour un même gateau réel à se partager, plus d’argent pour acheter la même chose donc inflation. Et demande d’intérets sur les comptes pour compenser cette inflation.
                  Il faut savoir casser cette boucle infernale.
                  Et un monde « sans inflation, prêts sans intérêts » est plus « de bon sens » car plus simple à gérer que la course infernale.

                  « les sumériens avaient déjà conçu le prêt avec intérêts il y a 5000 ans, le changement n’est pas pour demain »
                  mais que de choses avons nous réussi a changer depuis 5000 ans : la terre n’est plus plate, l’homme a atteint la lune, ...
                  Par contre, éloignement du concret, et pièges à gogos de croire que l’argent génère de la richesse (même si dans le système actuel, les plus malins y arrivent ... au détriment des autres, car bilan toujours nul dans un système financier)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité