Retraites : solidarité, équité et volonté politique... le compte n’y est pas !
Retraité en colère
Cher(e) ami(e) ,
je m'adresse à toi afin de partager un « détail » qui me semble assez important concernant la réforme des retraites et plus précisément le « déséquilibre des cotisations entre les actifs et les retraités ». Plus clairement, les cotisations des actifs n'arrivent plus à financer les très « nombreuses retraites »...
D'où le besoin de corriger cette « anomalie ». Le gouvernement veut créditer une retraite par points, rejetée par les actifs et non sans raisons, car dans un système prôné par « L'Europe libérale », tout est bon quand 'il s'agit de dépouiller les actifs afin d'augmenter les profits des plus riches.
Effectivement, il existe une anomalie clairement observée au quotidien. Il suffit d'emprunter une autoroute pour s'apercevoir que le péage automatique a remplacé l'être humain et ce dernier a disparu dans une bonne quantité de banques, de supermarchés, de pompes à essence, etc...Le compteur Linky fera disparaître un bon nombre de contrôleurs, suivi bientôt par celui du gaz, de l'eau, etc...
Ceci implique évidemment moins de cotisations car les machines, en travaillant jour et nuit, ne sont pas assujetties à cotisations, pour le grand bonheur des actionnaires, de ce fait de plus en plus riches...Bien sûr le progrès est là, mais il devrait profiter à tous.
Une grande partie de la solution pour parvenir à un équilibre consisterait donc à faire payer à ces grosses entreprises les sommes équivalentes aux cotisations perdues afin de rétablir l'équité et donner des solutions à ce gouvernement « si soucieux des déséquilibres ».
En ce qui concerne les régimes spéciaux de retraites, là aussi il y a omerta sur les vrais objectifs de cette confrontation entre travailleurs, bruyamment présentée par ce gouvernement comme injustice entre retraités jouissant de privilèges et d'autres démunis de ceux-ci.
Bien entendu, cette « action égalitaire » n'a rien de tel. Il s'agit tout simplement de supprimer toute conquête sociale afin de rendre attractifs des secteurs publics (dont celui des cheminots) afin de procéder à une privatisation bradée à des prix plus qu'intéressants pour la finance internationale, tout en respectant les consignes d'une Europe ultralibérale. Tout ça en dépit de l'expérience anglaise catastrophique concernant la privatisation du rail.
L'égalité entre secteurs « privilégiés » et les autres n'aura jamais lieu car les députés, sénateurs et autres « serviteurs de l’État » n'accepteront jamais une retraite à points...Comme quoi il s'agit bien de privatisations…
L'argent dans ce pays coule à flot, il suffit également d'aller le chercher chez les fraudeurs... Juste un exemple, plus d'un tiers des filiales étrangères des banques françaises est situé dans des paradis fiscaux et ce n'est pas pour profiter du soleil... Plus de 14 milliards d'euros génèrent ces placement, sans compter l'optimisation fiscale et autres arguties mensongères permettant de détourner de la fiscalité des sommes faramineuses. Celles-ci, sciemment et équitablement utilisées, pourraient améliorer la vie de tous.
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