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Accueil du site > Tribune Libre > Robert Ménard, son sens de la provocation : Quand un train peut en cacher (...)

Robert Ménard, son sens de la provocation : Quand un train peut en cacher un autre !

 

 

Pendant longtemps j’ai aimé Ménard. . Un gars qui faisait le buzz, qui se retroussait les manches. Il avait fondé « reporters sans frontières », à Montpellier en 1985 avec trois autres journalistes. Rémy LouryJacques Molénat et Émilien Jubineau). Sa devise est : « Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu ». Une organisation non gouvernementale internationale reconnue d'utilité publique en France1 se donnant pour objectif la défense de la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes. http://bit.ly/2BW7yer

 L’express tirait encore en 2008 « l’emmerdeur sans frontières » http://bit.ly/2BdVubG

     Il avait commencé sa carrière en s’opposant à une filiale "d’union carbide", qui fabriquait à Béziers, le Temik, l’insecticide responsable de la catastrophe de Bhopal.

   Lire ses actions, à l’époque, c’est comme de lire la liste des albums de Tintin. Par exemple il avait soutenu envers et contre tout une radio multiethnique lors du siège de Sarajevo. C’était le gars à qui j’aurais voulu ressembler, qui me culpabilisait sur ma condition de pantouflard, gueulant sur l’état du monde, assis près de sa cheminée. Avec sa grande gueule, ses actions spectaculaires, cette capacité d'attirer l'attention des gens, de faire bouger les lignes, il faisait partie de cas d’école qui sont l’omega du journalisme lavant plus blanc que blanc. Les Kessel, et autres Kapuscinski, l’auteur « D’ébène »… .http://bit.ly/2BbIIdN.

      Mais quand donc obtiendrait-il le prix « Albert Londres » ?

     A un certain moment, j’ai cru en écoutant distraitement la radio qu’il avait un homonyme, ou alors un frère, un cousin, un type situé à l’extrême droite, avec lequel il serait fâché depuis longtemps.

     C’est vrai, à la téloche, ce type un peu fielleux ayant l’air de sortir d’une traction avant de la milice ressemblait drôlement à mon Robert Ménard chef de cordée, quoiqu’en version plus pincée, plus grise.

    Il a bien fallu que je me rende compte que j’avais affaire au même homme. Tout cela me rendait perplexe. Change-t-on à ce point ? Etait-ce l’effet d’un vieillissement précoce ? L’usure des rails peut provoquer la chute d’un beau TGV, après tout…. Ou s’était-il trompé à ce point sur lui même ? Ou alors nous nous étions trompés à ce point sur lui ? A moins qu’il y ait au cœur de chaque homme une part de mystère ? Le bien le mal, le ying et le yang comme deux balles qu’on lance en l’air, avec parfois le risque que l’une tombe par terre. …

     Sans compter l’explication médicale, le syndrome du choc frontal.

     Allez savoir si le gars un jour n’avait pas été éjecté d’un train au bout du monde, en Chine où il s’était fait remarquer dans sa défense des droits de l’homme, des mots qu’on ne traduisait plus là bas ; Ou était il tombé du haut d’un immeuble comme Sylvain Tesson l’avait fait un soir de cuite...

      Les deux gars étaient copains et avaient accroché ensemble des drapeaux, afin de protester contre les jeux olympique en chine, en rapport avec le portage de la flamme dans la capitale. Faut-il préciser que ces drapeaux n’étaient pas nationalistes, mais représentaient les anneaux olympiques sous forme de menottes…. Déjà le choc des photos, pour remuer l'opinion. 

    On se relève plus ou moins bien, les copains vous demande « Ca va.. ? » Vous les rassurez, vous époussetez votre pantalon. C’est à peine si vous vous êtes aperçu de cette petite bosse sur le front…. Mais pourtant à partir de ce moment là on ne vous reconnaît plus. Comme si un autre s’était glissé en vous, passager clandestin de votre vie. Il vous vient comme un strabisme du regard qui vous fait sauter les rails de votre petite loco, vous faisant insensiblement passé du rail de gauche à celui de droite.

     Je sais, mes comparaisons ferroviaires sembleront peut être douteuses à chacun, mais elles ne sont pas justement ici par hasard.

    D’ailleurs y a-t-il un hasard ? Généralement, ceux qui ont été gâté par la vie vous répondront que non ! Que tout est du à leur mérite. Les autres oui.

    Tout dépend donc dans quel compartiment on est assis au départ. Généralement le même d’ailleurs qu’à l’arrivée. En première ou en deuxième classe. Excepté ceux qui voyagent sans billet. Mais mieux vaut les ignorer, faire comme s’ils n’étaient pas là. Ou alors les dénoncer aux contrôleurs, si on a le courage pour ça. 

    Pour ma part j’ai toujours adoré les trains. Je ne parle pas des trains à bestiaux verts-de-grisqui s’enfonçaient dans la nuit des années 40, mais des trains bleus, genre « Orient express »…. Déjà tout petit j’avais eu un train mécanique. Mon copain le fils du notaire avait un train électrique mais le mien me suffisait bien. Je le regardais tourner jusqu’à ce qu’il s’épuise, puis je remontais le ressort. J’avais des ampoules au doigt à cause de cette clé en fer blanc que je perdais souvent. Parfois il m’arrivait de mettre des obstacles devant le train, rien que pour le voir dérailler. Mes petits soldats en effet ne s’en laissaient pas compter, et condamnaient mes instincts de pervers polymorphe. Ma loco ne parvenait pas à leur couper les jambes. J’en étais quitte à la redresser laborieusement. Devoir réparer ses conneries et en tirer un apprentissage est la meilleure école de philosophie au monde.

     Je ne sais pas si Adolph Hitler fut victime d’une chute de vélo, en revenant de ce concours d’entrée à l’école des beaux arts, où de toute façon il fut recalé. L’humanité ne sans remettra jamais tout à fait. C’est dommage, Adolph aurait pu devenir un « créatif » ! C'est comme cela qu’on appelle ainsi tous ceux qui se lancent dans la manipulation publicitaire. D’autant qu’Adolph avait de vrais facilités. N’avait-il pas en 1918 alors qu’il était simple soldat un stage de formation de bourreur de tête ? Nous parlerons encore ici au figuré. Il s’agissait de former des gens possédant les éléments de langage pour faire front au communisme, et s’adressant à tous ces benêts en uniforme dans les cours des casernes ! Ne risquaient-ils pas de boire comme du petit lait les paroles de Lénine, de l’autre coté de la frontière. Un type qui prétendait que si t'as pas la médaille suprème du parti à 50 ans, t'as râté ta vie. 

       

      C’est ce qu’on appelle « L’enfance d’un chef  »... Il y a ceux qui ne supportent pas la parole devant les autres, et qui se mettent à bredouiller, alors qu’on les croyait forts. Et puis d’autres, curieusement, qu’on ne pensait pas avoir ce don, et eux mêmes les premiers. Ils sont moches, petits, pas trop assurés, nuls en foot, toujours remplaçants, et puis un jour ils sont montés sur une scène à l’occasion d’une pièce de théâtre, que donnait l’école. Alors tout le monde s’est tu. Dès qu’ils ont pris la parole, on a senti qu’il se passait quelque chose.

 

       Je ne sais pas à quel moment Robert Ménard s’est aperçu qu’il avait ce talent d’être une sorte de chef de gare, commandant aux locomotives, les regardant dans les yeux, les hypnotisant, leur faisant avaler leur fumée.

    « Quand tu l’as, tu l’as »… Comme disait France Gall dans cette belle chanson à propos d’Ella….. Ne pas glisser sémantiquement vers « Quand tu l’as, tue la !

      Le pouvoir des mots est redoutable. Et ceux qui détiennent le verbe, ont le pouvoir... Les livres soi-disant saints sont pleins de ces prophètes montés sur une butte, et arrogant les foules, après avoir été bergers.

       On note au passage la facilité qu’ont les gardiens de chèvres et de moutons à diriger le peuple, sans même faire de stage de reconversion. C’est à se demander si nous ressemblons pas davantage à cette sympathique bête à laine bouclée qu’au cochon ? Cochon dont nous partageons, chacun le sait, l’anatomie, la lubricité, l’amour de la bouffe, et pas mal d’idées. « On a tous quelque choses de cochon ! » Pourrait on dire…. Pauvres cochons, pauvres moutons, victimes de nos projections hasardeuses, et de notre goinfrerie, de notre tentative de nous déculpabiliser de leur assassinat. 

 

      Je ne sais pas si Adolph avait petit un train électrique. Peut-être pas. Allez savoir si ce n’est pas pour cela qu’il voudra devenir chef de gare en chef, et qu’il mettra tous les trains d’Europe au service de son projet pervers. Trains sinistres, où il faut le dire, les aiguillages ne fonctionnaient pas tous seuls, et étaient dans la tête des administrateurs de ce système abject.

      Personne ne reprochera à ceux qui utilisent les pires qualificatifs pour parler de cette fosse vidange que fut le nazisme. De grand maîtres de la propagande, la grande soeur de la pub. On a changé le nom pour faire plus classe. « Mal nommer les choses, c’est ajouter à la misère du monde ! » Comme disait Albert Camus qui retombait toujours sur ses pieds, et prenait la balle au bond, en rapport avec son instinct de gardien de but.

    Je ne sais pas ce qu’il penserait de cela, si tant de colère est vraiment adaptée. Je veux parler de la réponse accordée à la dernière provocation de Ménard, fidèle à lui même, avec cette façon particulière d’interpeller par voie d’affiche…... Vous savez, cette femme ligotée sur les rails, alors qu’au loin se profile une locomotive…. Image portée par un message brut de coffrage « Avec le TGV elle aurait moins souffert ! »...

     Il y a presque un demi siècle les bonnes âmes se mobilisaient contre la une de Hara Kiri, tirant à boulets rouges contre le journal qui se moquait de la mort du général, l’unissant à un fait divers tragique qui avait précipité dans la mort, les jeunes danseurs d’une boite de nuit. 

      Est-il utile de sortir la clé passe-partout habituelle, celle l’on sort dans ce genre de situation. Je parle de la sortie plus ou moins apocryphe attribuée à Voltaire ; « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrais pour que vous puissiez l’exprimer ! »

     «  L’horreur et la provocation n’ont pas de limites » Ai je lu dans les médias. Je vois tout de suite les censeurs qui s'agitent. Et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, a demandé pour sa part au préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel, d’étudier tous les recours possibles. « Le maire de Béziers a, une nouvelle fois, lancé une campagne d’affichage marquée au sceau de la vulgarité  », a regretté ce dernier dans un communiqué.

    « Il se sert du corps de la femme pour faire passer des messages populistes et la met en scène en victime de violences. Alors qu’une femme sur trois est victime de violences au cours de sa vie, M. Ménard ne mesure toujours pas la souffrance physique et psychologique qu’engendrent ces atteintes à leur intégrité, pas plus que la mobilisation contre ces violences faites aux femmes qui est une priorité du gouvernement. »

   Belle déclaration ! Mais cette indignation n’est elle pas à géométrie variable, et surjouée ? Il n’y a pas plus réactionnaire que la publicité ! Celle ci nous entoure, nous agresse de ces messages consuméristes, jouant sur les pulsions primaires que sont l’envie, le besoin d’identification, la soif de pouvoir, ! Elle encourage les comportements d’addiction. Bref, elle nous aliène au moins autant qu’un commissaire du peuple de l’ex pays frère !

 

 

      Des campagnes très limites ont été faites en se servant du corps de la femme. Femme bonne à soumettre, à acheter, à s’approprier ! Tout cela par la magie de l’objet de pouvoir qu’on arbore, la belle voiture, la belle maison, celle de vous qui fera de vous l’objet de convoitise, ce chef de meute susceptible de construire une famille !

 

    Ce message sera évidemment d’autant plus dangereux qu’il se cachera ses attentions sous tout un tas d’artifices élégants. Il s’attachera donc à viser votre inconscient, en retirant les fusibles de sécurité.

    L'affiche "dite de Béziers", brut de coffrage, semblant sortie d’une bande dessinée, serait-elle par son aspect direct, encore plus trouble ? Pourtant elle ne vise qu’à créer un effet de sidération, propre à réveiller la réponse médiatique, le but finalement espéré :

   « Nous la seule chose qui nous intéresse, nous dit monsieur Ménard ce 11 décembre sur france inter, c’est d’attirer l’intention sur le TGV ! Il y a 30 ans, 30 ans qu’on manifeste, qu’on pétitionne, qu’on essaie d’attirer l’attention des pouvoir publics ! On n’a toujours pas le TGV !…. Depuis 1883, c’est les mêmes deux voies de chemin de fer, qui arrivent à Béziers ; donc j’ai envie que ça change ! J’ai manifesté, j’ai pétitionné, j’ai été à Toulouse, à Montpellier, à Perpignan, avec les autres élus. Manifestement, on nous prépare une fin de non recevoir. On n’a plus envie d’attendre, donc on interpelle l’opinion publique, en faisant référence à de l’humour. . S’il y en a qui n’ont pas d’humour, je me demande comment il faut faire ? Qu’est ce que vous voulez ? L’ordre moral ? C’est ce que vous voulez, c’est ce que vous aimez ! Oui on peut faire des affiches insipides. Mais vous la presse, vous n’en aurez jamais parlé. Pardon de vous le dire mais comme les journalistes, j’ essaie de faire des titres accrocheurs. Pour qu’enfin cela attire l’attention du grand public, et au-delà du grand public, de nos décideurs »......

 

    « Elle s'appelait Emilie, elle avait 34 ans et 4 enfants. En juin 2017, son mari l'a assassinée en l'attachant sur les rails du TGV. L'ignoble @RobertMenardFR la tue une 2ème fois »

     L'ancienne ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, a tenu ainsi à parler d'Emilie, une jeune femme de 34 ans tuée par son mari en juin 2017 après qu'il l'a attachée sur les rails du TGV. De son côté Marlène Schiappa a annoncé avoir saisi le préfet.

     Robert Ménard aurait-il fait allusion à ce terrible fait divers, et par cela, ne se moquerait-il pas de la mémoire de la victime, et de sa famille ? Le pas a été franchi par Laurence Rossignol, qui a tenu à évoquer cette similitude, et a demandé le retrait immédiat de cette campagne, et veut engager des poursuites….

      Mais cela est-il recevable ? On peut penser ce qu’on veut de cette affiche, mais cette iconographie fait partie d’un vieux thème du cinéma de western. Il n’y aucune raison de chercher le diable où il n’est pas, quand on toutes les raisons et le devoir de le débusquer où il se trouve. Dans les années 60, Henri Salvador connut un beau succès estival avec son tube « Zorro est arrivé  »….Quel adulte, quel gamin n’en connaissait pas les paroles, reprenant en chœur parfois, malicieusement ce « et alors, et alors….. »

     

 

Extrait des paroles : -Et Jojo le Bouffi dans un sac fourrait Suzy, disant « Donne moi ton ranch, eh boudin ! Ou j’vais t’balancer sous le train ! » Puis il l’empoigna... Et alors ?

   Ben il l’a ficela... Et alors ?…. Sur les rails il l’a fit rouler…. Et alors ??…. Ben le train arrivait, les copains…. Et alors ??http://bit.ly/2AMsAwR

    Il est vrai qu’on apprenait que Zorro arrivait juste à temps…... C’était dû sûrement aux trente glorieuses, où l'on trouvait toujours une solution, un sauveur de la société civile. A cette époque il est vrai que les trains arrivaient toujours à l’heure, et que le pays était pourvu de multiples gares, un reseau ferré qui était un vrai espace républicain, où les agents munis de grands bottins se faisaient fort de vous expédier de n'importe quel endroit à l'autre bout de la France…

     .Ménard se prendrait-il pour Zorro ?... Il n’a rien perdu il faut l’avouer de son sens de la provocation, comme il le dit lui même.

        "Avec le TGV elle aurait moins souffert !" 

    L’affiche nous demande une complicité impossible, celle de demander au tueur de passer plus rapidement à l’acte. De refuser ce fameux « Encore cinq minutes monsieur le bourreau » que demanda Madame Du Barry sur l’échafaud. Pas sûr donc que le sadisme de l’acte, énoncé si crûment, puisse donner des désirs d’identification aux pervers potentiels, qui détestent qu’on leur impose un scénario.

     Cette image pourrait être utilisée dans une campagne choc contre l’indifférence. On peut faire dire n’importe quoi aux images en changeant la légende. Il y eut une femme qui porta plainte, après avoir vu son image exploitée successivement dans des campagnes contre le proxénétisme, la solitude, l’alcool, le tabac… Tout cela parce qu’assise sur une chaise à prendre une consommation, dans une position que certains trouvèrent suggestive, elle avait été prise en photo à son insu par un journaliste qui vendit le cliché à une agence de publicité.

    Il y a plus d’un demi siècle, Clouzot, au fait de sa gloire, se lance dans un projet hallucinant de modernisme cinématographique. C’était un film sur la jalousie, le pouvoir, la séduction, la perversion, thèmes chers au cinéaste, d’un film à l’autre.

     Cela devait s’appeler « L’enfer  ! »

     Mais la production fut arrêtée. Il semble bien que le tournage, prisonnier des recherches formelles et mégalomanes du cinéaste, se soit transformé lui même en antichambre de l’enfer. Un document exceptionnel a été fait en exploitant les rushes, et reste visible sur arte jusqu’au 15 décembre, montrant les rouages de l’appareil, miné de l’intérieur. Quel scandale, si le film avait vu le jour ! ( L'enfer, film maudit : http://bit.ly/2AuDEln )

      L'enfer d'Henri-Georges Clouzot - ARTE - YouTube http://bit.ly/2ygIjRY&nbsp ; (jusqu'au 15:12...)

      Les acteurs furent soumis à un régime qui fait référence au titre du film. Sur une scène, on peut voir Romy Schneider, ligotée sur les rails, sein à l’air, attendant que le fameux train homicide lui passe sur le corps. Romy Schneider - Scène du train (L'enfer) - YouTube http://bit.ly/2jyO77U

 

      La connotation sexuelle dans ce rush étonnant n’a rien de suggérée. Elle est claire, en tant qu’acte de viol, et de mort. Toute la pulsion morbide du psychopathe anime ces images, qui joue au allumettes avec les fantasmes du metteur en scène !

 

 

      Cette scène loin d'être nouvelle n'est pas issue de l'immaginaire de Ménard, c'est un classique du genre. Pas la pire version. S’il fallait la défendre, dans une tâche impossible, vis à vis de la critique déchaînée qui court après le chien qu’on lui montre, je dirais qu’elle n’a pas le potentiel pulsionnel à haute valeur érotique, source de tous les fantasmes et de tous les pousses au crime, qu’on voit dans ce rush du film « L’enfer », ou encore dans la pub ; avec la représentation de femmes superbes, offertes, soumises au mâle, entravées non pas par des liens à des rails, mais par leur propre bêtise suggérée, de victimes consentantes…..

 

 

 

      De vraie grosses bécassines propres à être baisées, au propre et au figuré, excusez mon langage ! Mais je me met au niveau de ces vendeurs de soupes, qui nous ferait la peau, et le bec, et la tête, comme dans une chanson enfantine.

 

 

       J’attends de Madame Rossignol qu’elle s’émeuve, qu’elle demande arrêt de toutes ces publicités immondes, qui sont elle les vrais pousses au crime. .

     Au moins cette femme hurle, proteste contre le sort qui lui est fait ! Elle nous demande de l'aide, n'est pas complice des assassins . 

   

    C’est peut être notre devoir à tous de nous réveiller, de ne pas tomber dans les gros pièges qui nous sont tendus. De tacher de penser à ces représentations sur lesquels les enfants se construisent, les passages à l'acte s'établissent ; dans, et hors de trains et des voies ferrées plus ou moins balisées. 

    Nous avons tous à intervenir sur rles affaires du monde, sans attendre qu’un Zorro hypothétique nous sauve.

       J’aimerais terminer ce billet par un peu de poésie. Car tous les trains, loin de là, ne sont pas homicides. D’ailleurs les vaches les regardent passer. C’est bien la preuve qu’ils sont gentils, qu’ils savent faire leur Johnny. Je me souviens des chroniques d’Alexandre Vialatte. Celles qu’il écrivait dans le journal « la montagne »….. Elles se terminaient invariablement, à l’aube de ces années 60, toujours par la même formule : « Et c’est ainsi qu’Allah est grand ». On voit pas là que cet homme était un voyant.

    Il écrivit cette rubrique qui se nomme «  le train bleu du soir  ». En voici un petit extrait. Ne me demandez pas ce qu’il vient faire la dedans. J’ignore même s’il s’arrête à Béziers.

  L’homme entre dans le soir de sa vie comme dans un pays étranger. Les gares sont plus petites et plus rares. Les voyageurs deviennent moins nombreux. Ils ont changé de costume. On ne voit plus de bérets basques. Les quais sont de plus en plus déserts. Les affiches, dans les salles d‘attente, ne parlent plus des mêmes montagnes. Et sou­dain, au bout d’un tunnel, l’horizon lui-même a changé. Quels sont ces longs pays bleuâtres ? Des plaines s’éten­dent, qu‘on n‘avait jamais vues ; transfigurées par on ne sait quel reflet. Plus loin, au loin (mais à quelle distance exactement ? les distances trompent), plus loin, c‘est la terre de la mort. »


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50 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 12 décembre 2017 18:55

     
    Au début de la pub, une fabrique de lait en poudre américaine avait fait une pub télé où on voyait une mère pleurer, des petits chaussons vides devant la cheminée de Noël avec un truc du genre :
     
    « Si elle avait acheté le lait 1ère enfance Candia , ses enfants ne seraient pas morts »
     
    Pour les gogochons actuels c’est guère plus sophistiqué : la pub vante le gogochon sportif, intégré, famille, dynamique, écolo, « in », dans le vent, geek, responsaaaaable, duraaable, climatiiik etc , pas le produit en lui-même.
     
    « Les conflits sociaux étaient légion. La société de consommation est née en réponse à cette crise et au développement colossal des capacités productives, les deux phénomènes étant inséparables l’un de l’autre [...] La société de consommation offrait un monde de plaisirs et d’émotions qui faisait concurrence aux remèdes drastiques proposés par les libertaires (comprendre vrais socialistes). » La société de l’indécence Stuart Ewen
     


    • velosolex velosolex 12 décembre 2017 19:14

      @Choucas
      Un homme heureux n’est pas un bon consommateur. 

      Juste le malheur les intéresse. 
      Toute la publicité, la réclame, la propagande, comme on appelait cette chose est de cultiver le malheur, afin de vous faire croire que l’achat comblera votre blessure.
      Il va de soi qu’un tel système a une durée de vie très limitée, en rapport aux conséquences induites, qu’on cache sous le tapis. . 
      Il y a presque 150 Thoreau écrivait « walden ou la vie dans les bois ». 
      Pas un manifeste politique, dans le sens qu’il ne propose pas un système d’analyse, mais juste une réponse au malheur du monde : 
      Se restreinte, cultiver son propre jardin,, régner sur l’indispensable sacralisé, et qui devient luxe, en rapport au regard. 

    • Christian Labrune Christian Labrune 13 décembre 2017 09:09

      @velosolex
      Je n’ai pas la moindre sympathie pour le Ménard en question. Je me rappelle avoir lu dans Causeur une interview du bonhomme et avoir trouvé incongru qu’on fût allé tendre un micro à un type proche (ou même membre ?) d’un parti truffé de nostalgiques de la collaboration. Cela dit, son affiche m’a fait rigoler. Deux types plutôt intelligents habituellement en débattaient hier soir sur une chaîne d’info. A ma grande surprise, ils affectèrent un dégoût révulsé et je me suis demandé un instant si je n’étais pas moi-même un parfait salaud avant de me dire que le conformisme avait plus que jamais le vent en poupe.

      C’est d’un mauvais goût extrême, le même qu’on trouve dans Charlie Hebdo que je n’achète jamais parce que si j’aime bien rire à l’occasion, je ne songerais quand même pas à me chatouiller pour me faire rire. Vous avez raison, le mauvais goût est partout dans la publicité, et la question n’est pas de généraliser la censure des Tartuffe mais plutôt de demander aux cons de la fermer à propos de cette affiche.

      On parle constamment de l’image des femmes maltraitée par la publicité. Mais on ne dit rien de celle qu’elle produit des hommes. Or, je vois depuis quelques temps une publicité pour SFR que tout le monde aura remarquée. Elle met en scène un couple dont on voit rarement l’épouse, même si on l’entend, mais le plus souvent hors-champ. Lui, en revanche, est toujours au premier plan. Son rôle est interprété par un acteur que je ne saurais nommer mais qui parvient à jouer génialement, un peu à la manière de Bourville, la plus profonde imbécillité. Ce type voyant son fils avec un nouveau téléphone portable auquel son abonnement lui donnait droit a cru qu’il l’avait volé. Il a donc entraîné son fils dans la forêt et il a passé trois quarts d’heure à LE (le fils ou le téléphone ?) cacher dans un terrier de lapin. Une autre fois, il croit que sa petite tortue, sur le canapé, fait apparaître de nouvelles chaînes sur l’écran de télévision. Sa femme en doute et s’esclaffe. Il veut recommencer l’expérience, mais ce ne marche pas : « C’est les piles qui sont usées », dit-il, en retournant la pauvre bête. Comme tous les cons, ce pauvre bougre ne rêve évidemment que de voir du sport à la télé. L’épouse, qui lui donne du « chéri ! » ne paraît pas trop affectée d’une si extrême débilité : tous les hommes sont évidemment comme ça. Cette publicité est assez révélatrice d’un pseudo-féminisme imbécile et castrateur, mais je me garderai bien d’en être ulcéré : mieux vaut en rire, « pour ce que rire est le propre de l’homme », comme dit Rabelais.


    • velosolex velosolex 13 décembre 2017 11:16

      @Christian Labrune 
      Il n’y a jamais rien de plus réactionnaire que la pub. Ils ont mis en scène le bonhomme Banania, à l’époque de la colonisation. Le kaiser à l’époque de la guerre de 14, avec des boches qui partaient en morceaux pour montrer les mérites détonnant des produits français. C’est un tour de prestidigitation, de pub....D’avoir réussi à nous faire avaler un jour que l’’affaire relevait de la modernité et de l’information. (Le consommateur a le droit d’être informé...)

      L’affaire Ménard, ou ce qu’on nous en dit tend à vouloir nous priver d’intelligence. On nous impose une vision simpliste et dirigée de l’analyse, qui est une attaque contre son auteur, en disgrâce des bien pensant. Je n’ai pas non plus un quelconque intérêt pour ce type. Je remarque juste que le lynchage n’est pas justifié dans cette affaire, et qu’on invite la foule à être moutonnier d’une indignation surjouée. 
      Sur le coup d’ailleurs, j"accorde à Ménard une certaine logique : C’est un fait, c’est un professionnel, il sait que pour marquer l’opinion, comme il le dit, il ne suffit pas de demander gentiment, en levant le doigt. Il faut marquer les esprits. Certains montent en haut d’une grue...Une façon d’être et d’agir d’ailleurs qu’on applaudissait à l’époque où il était vu par ses pourfendeurs comme faisant partie de leur camp. 
      Cette affiche gag n’a rien de scandaleux. N’importe quel bande dessinée de gamin, (mais lisent ils encore même les BD ?) connait par cœur ce scénario, aussi éculé que le type qui reçoit un seau d’eau en équilibre sur une porte, ou tombant dans une bouche d’égout ouverte. Le fait que ce soit une femme sans doute a été vu comme une circonstance aggravante. Mais alors dans le cas contraire, la situation aurait elle vue comme discriminante ?...Mais propos sans doute seront jugés si choquant à certains, qu’une cellule de soutien psychologique sera évoquée. Non, cette image n’a pas la percussion néfaste de messages plus insidieux, dont le début de scénario est juste évoqué, à charge au consommateur de le compléter, et de s’approprier la conduite, et d’avoir envie d’acquérir le produit. ( je fais référence aux exemples que vous évoquez, et qui sont terriblement aliénant)


    • Choucas Choucas 13 décembre 2017 14:19

      @belonulex
       
      Alors on censure le petit commentaire sur Thoreau ?
       
      On se sent trop crasse ?
       
      Pléonasme gogochon toujours jouissif. smiley


    • velosolex velosolex 13 décembre 2017 16:38

      @Choucas
      Perso, je ne suis pas au courant. je n’a d’ailleurs jamais bloqué aucun commentaire, même quand ils me plaisent pas, même quand ils sont injurieux. 

      D’une part parce que je pense qu’ils sont une vitrine de l’opinion
      D’autres part parce que e considère qu’ils en disent davantage sur celui qui les écrit, bien souvent, que sur celui à qui ça s’adresse. ...Alors qui a fait ça ? Faudrait demander à l’hercule Poirot de l’orient express qui sort sur les écrans. Réunir tout le monde dans le wagon restaurant 

      Belonex ?...
      Je sais mon pseudo à petite cylindrée en font sourire certains, et pire. Ils semblent prendre l’avatar pour la réalité, un peu d’ailleurs à l’image de cette image ferroviaire dans laquelle ils se mirent. . 

      Me serais je appelé Harley que j’aurais été mieux considéré par ceux qui s’appellent Davidson. 

      Hors mégalomanie, c’est toujours intéressant pour un prince de se déguiser en mendiant, et de se promener les jours de marché. Louis onze en était coutumier. 
      Et Haroun el rachid. dans les 1001 nuits
      Perso, je n’ai rien contre les choucas, ni les cervidés.
       Animaux très intelligents, méprisés à cause de leur cri, de leur couleur noire qui à l’époque du moyen âge, en faisaient des suppôts supposés de Satan. 


    • Le Panda Le Panda 12 décembre 2017 19:10

      @Velosolex

      Vous êtes une personne que je viens saluer et je prépare mon article et le posterai plus tard. Cordialement J’ai commis l’erreur de répondre aux destructeurs. Après un débat houleux je reconnais que j’ai eu tort mais eu aussi. Donc point et essayons de repartir de de bonnes bases.

      Je pense que certains savent que je ne suis pas homme à baisser la tête. Mais parfois à tort la colère prend le pas sur le calme. Mais je suis un représentant du peuple celui de ma France Cordialement


      • Montdragon Montdragon 12 décembre 2017 20:00

        Bonjour très vénérable Mélomolex, vous me faites plaisir en rejoignant la meute des imbéciles (si vous êtes nés quelque part), qui s’en donnent à cœur joie contre des individus qui osent et un certain sens de l’humour que vous n’avez plus, ou jamais eu soyons fous.
        Les images sont très belles et très divertissantes, merci.
        La logorrhée molasse les accompagnant m’a fait sourire, néanmoins pas autant que l’affiche du sus-cité Ménard, qui elle m’a fait m’esclaffer.
        Je vous invite à vous pencher sur les cadeaux des petits ou arrière- , votre haut mérite n’en serait pas moindre.
        Très humblement, etc...


        • velosolex velosolex 12 décembre 2017 20:25

          @Montdragon

          e vous remercie de m’accordez ces quelques lignes, qui m’apparaissent en fait aussi vide qu’un slogan publicitaire. 

          Mais peut être êtes vous un de ces créatif, bien que je distingue pas si vous avez une rollex à votre poignée. 
          Aussi humblement que vous l’entendez, mais sans etc.

        • Montdragon Montdragon 12 décembre 2017 20:37

          @velosolex
          Ouhh elle est fâchée !!


        • Cateaufoncel 12 décembre 2017 20:01

          L’auteur a oublié de mentionner l’expression Tout lui a passé dessus, sauf le train.

          Son article en est considérablement affaibli.


          • velosolex velosolex 12 décembre 2017 20:11

            @Cateaufoncel

            Bonjour. 
            .C’est pas un escarbille de plus ou de moins sur la voix férrée qu’aurait changé la nature des choses....
            On peut voir les choses comme on veut. 
            Moi je pense simplement que l’indignation est sélective, et que les bonnes âmes s’émeuvent sur cette campagne d’affichage, alors qu’il y a bien pire. 
            Car il y a le coté manifeste, et le coté latent d’un message, comme pour les bombes, dont l’explosion est à plus ou moins longue échéance.
             Et les messages publicitaires sont la plupart du temps bien plus dangereux que cette photo très gore, à l’identification impossible. 
            Mon propos n’était donc pas de prendre la défense de Ménard, mais de la restituer dans le paysage, Et il faut avouer qu’il est salement pollué, dans les magazines, à l’entrée et à la sortie des villes ; 
            Je retire le haut, et le mois prochain je retire le bas....Je ne parle pas de mon article. 

          • Cateaufoncel 12 décembre 2017 23:22

            @velosolex

            On n’est pas toujours compris quand on opte pour le deuxième degré smiley

            Cela précisé, je souscris à la démarche de Ménard, parce qu’il sait d’expérience, et moi aussi, que pour être entendu, il ne suffit pas de parler, il faut faire parler de soi.


          • velosolex velosolex 12 décembre 2017 23:41

            @Cateaufoncel
            Il y a dans sa démarche une réelle continuité, mais selon l’humeur du jour, le prince l’encense, ou le méprise, et les laqués, sans réfléchir, hochent du cou et sifflent. 

            Noir et blanc, une fois pour toutes, il faut choisir votre camp. 

          • arthes arthes 12 décembre 2017 21:27

            Merci pour cette occasion qui m’est donnée de visionner un peu de ce dernier film inachevé de G.H Clouzot qui reste mon cinéaste français préféré...J’avais entendu dire et lu que ce dernier souffrait vraiment , genre pathos, d’être ravagé par la jalousie, vis à vis de sa propre épouse justement, Véra Clouzot qu’il avait mise en scène dans « Les diaboliques » et pour l’anecdote il L L aurait filméE vraiment (pour les besoins de l’histoire de ce film où il ne l’a pas ménagée) en train de faire une crise cardiaque, vu qu’elle y était sujet, pour plus de réalisme et avec un sadisme certain.

            Tous ces films sont empreints d’un réalisme à couper le souffle d’ailleurs, (le salaire de la peur, trop cruel !!!! smiley )on à le sentiment qu’il extirpe des acteurs leur propre substance pour l’exhiber, d’une manière impitoyable, comme si avec lui derrière, l’oeil de la caméra était empathique et permettait cette « magie » délicieusement cruelle..Avec l’Enfer, il a voulu sans doute aller trop loin, le « buffadou » a pas supporté le choc !


            • velosolex velosolex 12 décembre 2017 23:38

              @arthes
              Vos lignes me vont droit au coeur. Depuis que j’avais vu ce reportage, j’ai conseillé plusieurs personnes de le regarder, et cet article m’a donné un bon prétexte à en faire la promotion. 

              Surtout qu’il ne reste plus que quelque jour pour le visualiser. Je connaissais l’endroit pour m’y être arrêté en moto un soir d’automne, et d’avoir ressenti à l’hotel une ambiance particulière, avec ce pont construit par Eiffel. C’est un lieu étrange, comme hanté. Le reportage est vraiment bien fait, et offre un intérêt cinématographique sur ce que aurait pu être ce film...L’aspect sociologique est tout aussi étonnant. Comme jour de fête, il prend vraiment la température de l’époque. Comme vous dites, il a sans doute voulu aller trop loin. Je pense et le film l’évoque, qu’il avait été étonné par les films italiens de l’époque, terriblement novateurs, comme Antonioni, et qu’il a voulu se mettre à niveau de cette nouvelle génération, tout autant que la nouvelle vague française. Trop de moyen, trop de budget, trop d’ambitions peuvent amener le même échec à un cinéaste qu’à un vacancier. 

            • velosolex velosolex 13 décembre 2017 00:14

              @velosolex
              Il y aurait sans doute un livre à faire sur les films maudits, qui pour une raison ou une autre ont été une catastrophe pour les cinéastes, les producteurs....la plupart produits tout de même, comme « les amants du pont neuf », de léo carax, ou « les portes du paradis », de Michael Cumino, dont je sais qu’une version longue est sortie l’an dernier. 

              Un chef d’oeuvre qui aura eu raison de la carrière du cinéaste. Tati n’eut pas trop de bonheur avec son « trafic », à peu près à la même époque que ce film de Clouzot. 
              Mais le film ne convaint pas ; il n’a pas la grâce de « jour de fête »...
              Lui même comme Clouzot semblent à l’époque avoir été paralysé par les budgets énormes et la liberté totale qu’on leur donnait. 
              Les rushs en tout cas du film de Clouzot sont assez renversant. Je pense qu’il aurait donné un bon scandale quand on voit la critique de « la dolce vita » de Fellini à Cannes. 
              Toute la jeunesse de l’époque est dans ces deux films, avec les valeurs d’une génération vieillissante qui s’accroche, et les regarde danser, fascinés. Il y a dans le regard rétrospectif qu’on leur accorde une dimension sans doute qui échappait à l’époque

            • UnLorrain 12 décembre 2017 22:59

              Feuille trop longue,trop épaisse.

              Sans au lieu de s’en vers le début,un peu plus bas c’est arrangant au lieu de haranguant...je file. @++ smiley


              • velosolex velosolex 13 décembre 2017 00:41

                @UnLorrain
                C’est sûr, c’est pas un tweet,ces déclarations à deux neurones

                 Juste une version abrégée de « Guerre et paix ».....

              • zygzornifle zygzornifle 13 décembre 2017 08:21

                j’étais lecteur d’Hara-kiri et les affiches de Ménard me rappellent les bons souvenirs d’une époque ou la liberté n’avait pas encore été étouffée pas les sois disant bien pensant cherchant par tour les moyens a lobotomiser tout ce qui ne correspond pas a leur sacro sainte image de la bienséance et qui préfèrent laisser crever dans la misère les 9,5 millions de sous le seuil de pauvreté pourvu qu’ils n’impriment pas d’affiches  ....


                • L'Astronome L’Astronome 13 décembre 2017 09:24

                   
                  Qu’on arrête de nous bassiner avec cette histoire de TGV ! A-t-on fait procès, en son temps, à Jean-Christophe Averty qui obligeait Anne-Marie Peysson, la présentatrice bafouilleuse de la télé, à réciter à toute vitesse le générique, ligotée sur des rails de chemin de fer ?
                   


                  • L'Astronome L’Astronome 13 décembre 2017 09:27

                     
                    Il est vrai qu’alors le politiquement correct en général et les ligues féministes en particulier ne sévissaient pas, et J.-C. Averty put tranquillement continuer à passer ses bébés à la moulinette (émission Les raisins verts).
                     


                  • velosolex velosolex 13 décembre 2017 10:51

                    @L’Astronome
                    Les pudeurs ont bien changé. Anne Marie Peyson à l’époque fut virée de la télé, car elle avait eu l’audace, en tant que speakerine, de montrer ses genoux découverts. 

                    Un affaire qui mobilisa la France, et les chaines de vertu
                    Changement de paradigme. 
                    Les scènes du crime sont devenus le moment forts de séries policières. 
                    On autopsie le cadavre en échangeant le bout de gras (je ne sais pas si ça se dit encore), en plaisantant devant la petite stagiaire qui tourne de l’œil. 
                    Il nous faut intégrer vite fait les nouveaux éléments de langage et d’indignation pour continuer à courir avec la meute, et pour mordre les passants qu’on nous désigne. 

                    Et c’est ainsi qu’Allah est grand !

                  • L'Astronome L’Astronome 13 décembre 2017 13:34

                     
                    @velosolex
                     
                    « On autopsie le cadavre en échangeant le bout de gras (je ne sais pas si ça se dit encore), en plaisantant devant la petite stagiaire qui tourne de l’œil. »
                     
                    Le bout de gras ? Ça se dit toujours... Mais attention aux graisses saturées, hein ! Quant au / à la stagiaire qui tourne de l’œil, ça fait partie du bizutage classique des petits nouveaux dans la police. Parfois même, le légiste pousse l’horrible jusqu’à dévorer un casse-croûte après avoir retiré des organes d’un corps autopsié. Cf. les « séries » comme Les Experts.
                     


                  • Le Comtois 13 décembre 2017 18:04

                    @L’Astronome


                    c’était le bon temps les raisins verts....

                  • L'Astronome L’Astronome 14 décembre 2017 09:12

                     
                    @velosolex
                     
                    « Anne Marie Peysson à l’époque fut virée de la télé, car elle avait eu l’audace, en tant que speakerine, de montrer ses genoux découverts. »
                     
                    Je sais qu’elle a été licenciée après mai-68, en même temps qu’un groupe de journalistes qui déplaisaient à la direction de l’ORTF. Le seul « scandale » que je connaisse à propos d’Anne-Marie, c’est le fait qu’elle ait osé se montrer à l’antenne, alors qu’elle était enceinte : c’était jugé indécent à l’époque.
                     


                  • sweach 13 décembre 2017 09:52

                    « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! »

                    Léon Zitrone

                    « Qu’on parle de vous, c’est affreux. Mais il y a une chose pire : c’est qu’on n’en parle pas. »
                    Oscar Wilde


                    Robert Ménard a bien comprit comment fonctionner les médias aujourd’hui, juste avide de petite phrase hors contexte, ou d’image sans cadre.

                    Je ne pense pas que le problème vienne de Ménard, mais des médias totalement incapable d’analyser sereinement et de donner des informations sans jugement.


                    C’est un peu comme si quelqu’un avait un accident de voiture et que tout les journalistes demandez des comptes au fabricant de la voiture, en occultant totalement les raisons réel de l’accident, en braquant l’image et l’opinion sur le fabricant, sans la moindre forme de procès et même sans jamais l’affirmer tout le monde est persuadé que l’accident est due à un défaut de fabrication.

                    Si Coluche était encore en vie, ça serait un déferlement médiatique sur ses sketchs
                    « Je l’ai pas violée. Pas plus que les autres. Et puis, violer c’est quand on veut pas. Moi, je voulais »
                    « Oui je sais, j’ai l’air un peu con. Mais l’uniforme y est pour beaucoup (…) Les gens y disent ’la police c’est un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulus à la SNCF ou aux PTT’. »
                    « Vous ouvrez le journal pour apprendre que 20 portugais, hommes, femmes et enfants, vivent ensemble dans la même pièce, un taudis, c’est horrible. Je dis non. Ces gens-là n’ont pas de raison de se plaindre, on n’est pas allé les chercher. »
                    « La CGT, c’est le cancer général du travail. A ne pas confondre avec FO, farce ouvrière (…) »
                    « Regardez les pédés, ça se reproduit pas, ben y en a de plus en plus. C’est formidable, c’est des générations spontanées (...) »
                    Coluche

                    • L'Astronome L’Astronome 13 décembre 2017 10:07

                       
                      @sweach
                       
                      « 

                      « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! »

                       

                      Léon Zitrone

                       
                      « Qu’on parle de vous, c’est affreux. Mais il y a une chose pire : c’est qu’on n’en parle pas. »
                       
                      Oscar Wilde
                       
                       »
                       
                      Dans le même esprit : «  Il croit qu’il devient sourd. Mais c’est parce qu’on ne parle plus de lui » (Talleyrand, à propos de Chateaubriand).
                       


                    • velosolex velosolex 13 décembre 2017 11:25

                      @sweach
                      L’enfer est pavé de bonnes intentions...Et de petites gens qui vous font la morale, refusant de voir autre chose que ce leurs maîtres leur désignent. 

                      Cette affaire est très intéressante sur les mœurs et les pudeurs du temps. 
                      De la hauteur du plafond au dessus de nos têtes, quand nous dit de nous réveiller, et de nous dresser, en nous disant que jamais nous n’avons été aussi libres.


                    • velosolex velosolex 13 décembre 2017 11:32

                      @L’Astronome
                      Les temps sont durs pour les humoristes, de se voir doubler par tout un tas de pékins qui ne sont même pas des professionnels , et qui font de l’humour sans même sans apercevoir. 

                      Brassens avait la qualité et la grâce, dans son chanson « le pornographe », de se faire le chantre de l’indignation et de la vertu, devant la généralisation des sautes au paf, qui portait préjudice aux filles de joies. 
                      Y a ces gamines de malheur, 
                      Ces gosses qui, tout en suçant leur, Pouce de fillette,
                      Se livrent au détournement, De majeurY a ces p’tites bourgeoises faux culs, Qui, d’accord avec leur cocu, Clerc de notaire,

                      Au prix de gros vendent leur corps, Leurs charmes qui fleurent encor, La pomme de terre.

                      Lors, délaissant la fille de joie, Le client peut faire son choix, Tout à sa guise,

                      Et se payer beaucoup moins cher, Des collégiennes, des ménagères, Et des marquises. et, vénalement, Troussent leur layette.


                    • leypanou 13 décembre 2017 12:08

                      @sweach

                      « Regardez les pédés, ça se reproduit pas, ben y en a de plus en plus. C’est formidable, c’est des générations spontanées (...) »
                      Coluche : si au lieu de faire parler Coluche, vous écrivez « voilà des pensées que j’ai », ce serait plus simple non ?
                      Allez, un peu de courage !

                    • sweach 13 décembre 2017 14:38

                      @leypanou

                      *Coluche : si au lieu de faire parler Coluche, vous écrivez « voilà des pensées que j’ai », ce serait plus simple non ?
                      Allez, un peu de courage* 
                      Certe j’ai utilisé des citations, mais je pensai avoir donné mon opinion sur le sujet.

                      Robert Ménard utilise les médias pour qu’on parle de lui et les médias sont assez idiot pour ne pas voir plus loin que la petit phrase ou l’image accrocheuse qui fait du buzz.
                      Le pire ce sont les gens incapable de voir qu’une opinion toutes pré-maché leur est fourni par les médias alors même qu’ils n’ont aucune information sur les tenants et les aboutissants donc dans l’incapacité de se former une opinion.

                      On arrive à un stade ou les gens s’insurge tout le temps contre tout alors même qu’ils ne sont pas en capacités de juger et reprennent bêtement des opinions clef en main fourni par les médias.

                      Ça me fait penser à l’association L214 qui sous couvert d’une pseudo protection des animaux, utilise des moyens incroyable pour parvenir à leur fin.
                      Le résultat :
                      - La recherche se retrouve privé de moyen parce qu’ils utilisent des animaux comme cobaye
                      - Les cirques utilisent moins les animaux alors que ces spectacles sont appréciés depuis des siècles
                      - Toute l’industrie du spectacle de la tauromachie se voit menacé
                      - Toute l’industrie de production, d’abattage et de vente voient ses normes sanitaire renforcé, ce qui fait flamber le prix et augmente les importations.
                      Plus grave
                      - Des mensonges sur les bienfaits d’une alimentation végan augmentent considérablement les cas de personne anémié, mais également de grave carence en acide aminé essentiel et en vitamine B12 principalement chez les enfants.

                      Aujourd’hui il suffi de montrer 30 secondes d’erreur dans un métier pour généraliser et chambouler toutes une profession.
                      Avant il suffisait juste de boycotter quelques chose avec lequel on n’était pas d’accord, aujourd’hui on harcèlent ceux qui ne sont pas d’accord avec l’opinion médiatique, ce qui n’a rien à voir avec la majorité.

                    • Hector Hector 13 décembre 2017 10:47

                      Sans oublier le : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. de Francis Bacon issue de Essai, sur l’athéisme »


                      • velosolex velosolex 13 décembre 2017 11:50

                        @Hector
                        Le cardinal de Richelieu avait coutume de dire :

                        « Donnez moi dix lignes écrites de la main d’un honnête homme, et je me fais fort de parvenir à le pendre sur l’heure ! »

                      • Hector Hector 13 décembre 2017 12:34

                        @velosolex
                        Ah, AH réaliste le cardinal !!!


                      • Fergus Fergus 13 décembre 2017 11:28

                        Bonjour, Velosolex

                        J’aime bien les trains, moi aussi. Et j’appréciais moi aussi Ménard naguère, au temps où il ne... déraillait pas.

                        Désormais, si je garde mon goût pour les trains, j’ai définitivement renoncé à voyager dans le même que le maire de Béziers.


                        • velosolex velosolex 13 décembre 2017 11:41

                          @Fergus
                          bonjour

                          Souhaitons alors qu’il ne prenne pas le train trop souvent, et que d’autres n’aient pas vos pudeurs. Car je vous le dis.
                           Il faudra mettre beaucoup de trains dans ce pays.
                           Mais peut être cela fera t’il l’affaire des chefs de gare, des fonctionnaires, et des vaches contemplatives. 
                          Pour le sort des femmes je n’ose rien dire
                          Ayant peur maintenant d’en dire trop ou pas assez
                          Et c’est une grande misère de n’être plus à l’aise avec ses compagnons de voyage ; 
                          Mais enfin c’est vrai il n’y a plus de compartiment. J’ai le regret non seulement du trans sibérien, que j’ai pris comme Blaise Cendrars,mais aussi des michelines de campagne, où l’on pouvait se mettre devant, et voir arrivé les rails, en dégustant son sandwich au paté
                          Par bonheur je n’ai jamais vu personne d’attaché devant sur la voie. Je suppose du moins que je m’en souviendrai. Mais je parle d’un époque où l’arrivée d’un train en gare de Sète faisait encore chanter les poétes. 
                          Je ne sais pas si Brassens les voit passer là bas, sur la vague en rêvant ; 

                        • leypanou 13 décembre 2017 12:09

                          @Fergus
                          Et j’appréciais moi aussi Ménard naguère, au temps où il ne... déraillait pas. : quand ?


                        • Fergus Fergus 13 décembre 2017 13:31

                          Bonjour, leypanou

                          Dans son rôle de président de RSF.


                        • oncle archibald 13 décembre 2017 16:55

                          @velosolex : Rassurez vous Brassens est le mieux placé pour les voir passer. Le « cimetière des pauvres » où il repose est situé au Nord-Ouest du Mont Saint Clair, immédiatement bordé par la voie ferrée. Juste après les rails l’étang de Thau sur lequel il aimait naviguer avec « les copains d’abord ». Rien à voir avec le « cimetière marin » très huppé, qui est au Sud Est, à deux pas du musée Paul Valery.

                          J’adore Sète et Brassens, j’aime nettement moins Béziers ou pourtant je suis né, heureusement bien avant que Monsieur Menard en devienne le Maire. Les changements dans cette ville en 70 ans sont extraordinaires, stupéfiants (à gogo) et horrifiques. Il ne m’étonne en rien que les Biterrois d’aujourd’hui se soient choisis un maire tel que lui avec l’espoir sans doute vain qu’il rende la ville un peu plus propre et un peu moins insécure.

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