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Sans diversité, pas de performance globale

Celui qui n'est pas né ici vient nous apporter la richesse de ce que nous ne sommes pas...

LA PUISSANCE COLLECTIVE NAÎT-ELLE DES SIMILITUDES ?

Qu'est-ce qui ressemble plus à une abeille à miel que sa soeur voisine ? Impossible de les distinguer. Pour nous, elles ne sont que des clones, et la force de la ruche vient précisément de cette unicité : une seule mère, toutes soeurs, toutes identiques.
Aucun conflit potentiel, pas d'étranger à surveiller, chacune n'a qu'un seul et même objectif : contribuer à la puissance du groupe. De la petitesse de chacune prise isolément, grâce à la merveille du collectif, naît ce que l'on appelle "l'esprit de la ruche". C'est la similitude qui permet la puissance du pack...

C'est ce que l'on a longtemps pensé : une seule reine, un seul patrimoine génétique, une tribu de jumelles parfaites.
Mais en fait, il n'en est rien, car si les abeilles ont bien une seule mère, elles n'ont pas le même père : lors de son vol nuptial, la reine est fécondée par une vingtaine de mâles, ce qui garantit une diversité génétique.

Mais est-ce si important, ou n'est-ce pas plutôt une source de faiblesse ? Une ruche ne serait-elle pas d'autant plus puissante que les abeilles qui la composent sont plus identiques ?

C'est sur cette question que portait l'émission "Sur les épaules de Darwin" de Jean-Claude Ameisen, le 14 septembre dernier : quel est le rôle du renouvellement permanent de la diversité.
Et la réponse est décoiffante, et apporte comme un vent frais, au moment où tant de racismes latents et de peurs de la différence hantent nos sociétés...
 

LA PERFORMANCE COLLECTIVE SUPPOSE DES DIFFÉRENCES

Parmi les problèmes complexes que doit résoudre une ruche, il y a celui de la température : comment la maintenir dans une plage étroite qui, seule, garantit la survie de l'espèce. Ni trop chaud, ni trop froid.

Pour nous, animaux à sang chaud, nous avons notre propre système de régulation de la température, et nous sommes capables de nous adapter par nous-mêmes aux variations extérieures, du moins tant que celles-ci restent à l'intérieur de certaines limites. Nous sommes en quelque sorte "auto-climatisé".

Rien de tel avec les abeilles. Or il est vital de maintenir la zone centrale de la ruche, là où se trouvent les larves, le plus proche possible de 35° C. Alors les voilà qui ventilent si la température au sein de la ruche devient trop élevée, ou vont chercher de l'eau pour qu'elle s'évapore. Si jamais c'est l'inverse, et que le centre est trop froid, elles frissonnent pour produire de la chaleur. Comment ceci est-il possible ? Parce que les abeilles sont "programmées" pour agir ainsi : dès que la température dépasse une certaine valeur, elles ventilent ; dès qu'elle devient inférieure, elles frissonnent. Efficace et simple.

Certes, mais imaginez que toutes les abeilles réagissent exactement à la même température de déclenchement : d'un seul coup, toutes les ouvrières ventileront ou frissonneront, et la température variera brutalement et de façon trop importante. Par exemple, si elles ventilent toutes ensemble, la température va devenir rapidement trop basse. Alors toutes ensemble, elles vont se mettre à contracter leurs muscles pour élever la température. Et cette fois, elle redeviendra trop élevée... Ainsi la température oscillera sans cesse, et les ouvrières n'auront jamais de repos, ne pourront jamais rien faire d'autre, et mourront d'épuisement.

Ce n'est pas ce qui se passe, car, parce que toutes les abeilles ne sont pas identiques, elles n'ont pas exactement la même température de déclenchement : au départ, seules, quelques-unes vont intervenir. Si c'est suffisant, les autres n'interviendront pas. Si c'est insuffisant, le nombre d'abeilles intervenant augmentera progressivement. Et ainsi la température est efficacement régulée.


La performance collective vient des différences, et non pas des similitudes. Ou plus exactement, des variations autour d'un comportement commun.

Mais ceci vient-il d'un processus d'adaptation et d'apprentissage, ou est-ce génétique ?
Ou formulé autrement, la performance collective suppose-t-elle une hétérogénéité structurelle et initiale, ou peut-elle être issue d'individus initialement identiques, et qui ont appris à être complémentaires ?
 

SANS DIVERSITÉ GÉNÉTIQUE, PAS DE SURVIE COLLECTIVE

La diversité est donc un élément essentiel pour garantir la performance collective : sans elle, pas de flexibilité, pas d'adaptation rapide à un changement dans l'environnement. Dans le processus qui, à partir de plusieurs, donne naissance à un nouvel être, doté de l'esprit de la ruche, le fait que ces plusieurs soient différents est important.
Mais donc, faut-il que cette diversité soit innée, c'est-à-dire que les abeilles soient génétiquement diverses, ou suffit-il qu'elle soit acquise, suite aux différences entre les expériences individuelles vécues ?

Poursuivant son émission consacrée au rôle du renouvellement permanent de la diversité, Jean-Claude Ameisen relate les expériences qui se sont déroulées depuis les années 2000, et qui ont démontré que la différence génétique était essentielle.

L'expérience la plus frappante est celle menée par Heather Mattila et Thomas Seeley (1). Ils ont comparé l'évolution au moment critique de la naissance d'une nouvelle ruche : qu'advient-il si la colonie provient d'une reine ayant été inséminée par un seul mâle, versus une où elle a été inséminée par quinze mâles différents ?

La réponse est sans appel :
- Au bout de deux semaines, les colonies issus d'un patrimoine génétique plus divers ont construit un tiers de rayons de cire en plus, et les butineuses y ont collecté 40% de réserves supplémentaires,
- Au bout d'un mois, lorsque la floraison est maximum, le nombre des ouvrières des colonies génétiquement diverses est multiplié par trois, versus une augmentation de seulement 50% pour les autres,
- Fin août, une baisse de température provoque la disparition de la moitié des colonies génétiquement homogènes, alors que toutes les autres survivent.
- À la fin de l'hiver, toutes les colonies génétiquement homogènes ont disparu, alors qu'un quart des autres ont réussi à survivre et seront toujours en activité au printemps.

Ainsi l'évolution est sans pitié, et élimine ce qui est génétiquement homogène : c'est bien la diversité des gènes qui apporte la puissance à l'esprit de la ruche. Être confronté à des expériences diverses ne suffit pas : si l'on est initialement homogène, on ne sait pas en tirer parti... et l'on disparaît.

Et dire que d'aucuns dans nos sociétés ont peur de la diversité, et voudraient cloisonner le monde...
 

LA RÉSILIENCE DES ENTREPRISES ET DES SOCIÉTÉS NAÎT AUSSI DES DIFFÉRENCES

Résumons donc ce que nous avons appris du fonctionnement d'une ruche et de ce qui assure sa survie :

- C'est la diversité qui permet la réactivité et l'adaptabilité. Sans elle, pas de performance collective : l'esprit de la ruche n'acquiert de la puissance que si il naît d'abeilles dissemblables.
- Cette diversité pour être efficace ne peut pas venir de la variété des expériences et des accidents de la vie. Seule un patrimoine génétique varié permet à la colonie d'être performante : la ruche est mieux construite, plus d'ouvrières naissent au bon moment, les réserves sont plus importants, la température est mieux régulée.

Résultat : seules les colonies ayant un patrimoine génétique divers, c'est-à-dire dont la reine n'a pas été inséminée par un seul mâle ont une chance de survivre.

Il est évidemment hasardeux de sauter directement des abeilles à miel aux organisations humaines et à nos sociétés. Mais pourquoi ce qui est vrai pour elles, ne le serait pas pour nous ? L'espèce humaine n'est pas née par rupture, mais par évolution. Elle est elle-même un construit du monde, et il y a fort à parier que ce qui est vrai pour les abeilles l'est aussi pour nous.

Aussi quelle erreur quand des dirigeants croient que la performance de l'entreprise viendra de la consanguinité ? Certes il peut être rassurant de s'entourer de camarades issus de la même école, et avec lesquels on a de nombreux points communs. Mais, comme pour les abeilles à miel, ce n'est vraiment pas la meilleure solution pour construire une entreprise résiliante...
 

Et quand je vois dans nos sociétés, et singulièrement en France, avoir peur de celui qui est différent, et croire que notre futur est dans l'enfermement et dans la fermeture, quel aveuglement !

La France ou l'Europe ne seront pas fortes en se protégeant de la diversité, mais au contraire, en relevant le défi d'une construction collective qui s'appuie sur les différences.

Et pour être efficaces, ces différences ne doivent pas être acquises, mais innées : celui qui n'est pas né ici vient nous apporter la richesse de ce que nous ne sommes pas...

(1) Genetic in Honey Bee Colonies Enhances Productivity and Fitness, Heather R. Mattila, Thomas D. Seeley, July 2007

 


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26 réactions à cet article    


  • DanielD2 DanielD2 1er octobre 2013 11:39

    L’auteur se croit encore dans les années 80.

    Le problème c’est que depuis, on a pu constater la formidable richesse qu’apporte la diversité, à Marseille et en région Parisienne par exemple ... Alors vos histoires d’abeilles ...


    • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2013 12:39

      La France a toujours progressé dans l’ouverture, et dans le métissage... comme toute l’Europe. La fermeture est la mort à terme


    • DanielD2 DanielD2 1er octobre 2013 12:57

      Je vous le répète, on est plus dans les années 80. A part quelques journalistes, quelques hommes politiques et quelques bobos, plus personne ne prend au sérieux ce genre d’affirmation gratuite alors qu’on voit bien que plus il y a de diversité quelque part, plus il y a de problèmes.


    • Castel Castel 2 octobre 2013 08:40

      Il y a juste besoin de survoler l’article pour savoir quelle thèse elle défend....


    • Castel Castel 2 octobre 2013 08:44

      « plus il y a de diversité quelque part, plus il y a de problèmes »

      Le mot diversité ne veut rien dire ou est mal compris. La France a toujours été diverse ; les Alsaciens, les Lorrains, les Corses, les Bretons... ça fait une sacrée diversité. Sauf que c’est une diversité consentie, voulue. C’est cela la base du succès. Actuellement, on subit une diversité non voulue, comme une grossesse non voulue : le résultat, on l’aura dans le cul.


    • MuslimADieu MuslimADieu 2 octobre 2013 09:09

      j’ai pas tout compris à l’article, sauf que si il y a une vague de froid à marseille, il ne restera plus que les populations non homogènes.


    • alinea Alinea 1er octobre 2013 12:07

      C’est super de voir ce que l’on veut voir ; démontrer ce que l’on veut démontrer !
      En ce qui concerne le rôle des abeilles dans la ruche, cela ne dépend pas des gènes mais de l’âge : au cours de la première semaine de vie, elles restent à l’intérieur et s’occupent du ménage et ventilent ; puis elles sortent et ramènent le nectar- là aussi il faut ventiler pour le sécher et de 90% d’humidité, le ramener à 17% ! etc.
      Quant à la fécondation, si une reine n’a été fécondée que par un mâle ( encore faut-il le prouver vu que personne n’a jamais vu la « saillie » !!) c’est qu’il y a eu des problèmes météo ; la reine alors ( qui n’a qu’une semaine pour le faire) n’a pas rempli sa spermathèque ; c’est une reine qui pond peu et mal et effectivement la ruche est merdique et ne vit pas longtemps : la reine a de quoi emmagasiner le sperme d’une dizaine de mâles, tout le monde comprend que si elle en a reçu dix fois moins,elle peut féconder ( puisque c’est elle qui décide de faire passer l’oeuf par la spermathèque ou pas) dix fois moins d’oeufs !! donc la ruche sera moins peuplée et plus fragile !
      Au contraire, une race pure est parfaitement adaptée à la région ; les mélanges faits par les apiculteurs ( pour avoir des abeilles moins agressives que la petite noire par ex.) les fragilisent terriblement !!
      Mais les fils de la reine ne la fécondent peut-être pas ; mais je voudrais bien rencontrer celui qui peut le prouver !!


      • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2013 12:38

        Avant d’affirmer ces contre-vérités concernant les abeilles, prenez donc la peine de suivre les derniers travaux des spécialistes, dont l’étude que je cite (il vous suffit de suivre le lien).

        Si lire en anglais vous rebute, écoutez l’émission de JC Ameisen du 14 septembre (le lien direct est aussi dans l’article)...

      • alinea Alinea 1er octobre 2013 12:56

        Je me méfie des spécialistes en chambre qui font dire tout et n’importe quoi ! Ce que je dis n’est pas contre-vérité ! je ne réfute pas votre opinion sur la diversité en ce qui concerne les humains mais alors ceux qui veulent faire passer leurs idées pour de la science me paraissent bas du plafond, dans leur petit domaine rationnel !! point n’est besoin d’impliquer les insectes pour dire qu’on est contre le racisme !
        Ce que je dis des abeilles - un peu spécialiste moi même sachez-le !- est encore valable !! ah ah, malgré le génie des chercheurs de l’an dernier ! smiley


      • alinea Alinea 1er octobre 2013 14:21

        Sauf depuis que j’ai lu votre profil ( vous devriez le modifier d’ailleurs, choisir si vous parlez à la première ou à la troisième personne !), donc je réfute car votre idéal de mixité, cela s’appelle l’ultralibéralisme, la mondialisation. Comme vous l’aurez constaté, je suis anarchiste, alors, forcément !!!


      • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2013 15:27

        Merci de vous être rendu compte de l’erreur dans mon profil. Mais je ne vois pas en quoi afficher qui je suis et ce que je fais me disqualifierait pour m’exprimer de façon indépendante !


      • alinea Alinea 1er octobre 2013 16:25

        Cela ne disqualifie pas, cela veut dire que nous ne mettons pas les mêmes choses sous les mêmes mots !


      • smilodon smilodon 1er octobre 2013 22:18

        @ alinéa : Ne soyez pas si méchant !...Le fils de l’abeille qui saute sa mère !... Y’ a que dans le code pénal que c’est mal !...... C’est quoi le « code pénal » du monde des abeilles ??!!...Vous mélangez tout et n’importe quoi !... Avouez !... Adishatz.


      • epicure 2 octobre 2013 01:23

        C’est vrai que c’est mieux une ruche monoclonale, un petit virus et c’est toute la ruche qui disparait. Une lignée pure c’est ce qui est de plus fragile.
        SI tu veux un exemple de pureté regarde les unions consanguines, la pureté fait aussi ressortir les défauts récessifs. En mélangeant les lignées les défauts récessifs se diluent, et donc diminuent la mortalité, et en plus cela apporte une meilleure résistance aux maladies.

        Un race pure est un fantasme dans la nature.
        S’il y a des espèces encore vivantes actuellement, c’est parce que les espèce en sont pas pure, mais qu’en leur sein il y a eu des individus qui ont apporté des variations permettant de survivre aux nouvelles conditions.
        La sexualité est devenue la norme dans les animaux et les plantes évolués parce que elle permet la diversité génétique par rapport à la simple duplication.

        L’article a raison, la diversité est la source du succès des espèces vivantes.
        C’est scientifique.

        Après il ne faut pas confondre diversité biologique, et confrontation des particularisme culturels et religieux. Ce n’est pas la même problématique, car ce dernier phénomène peut amener des tensions dans la société et même la fragiliser.

        Par contre les racistes qui considèrent que le métissage ne participe pas à la diversité sont des ignares ou des menteurs, il n’y a rien de plus divers que des métis de deuxième génération avec des combinaisons de caractéristiques qui sortent de l’uniformité des combinaisons des groupes classiques (noirs, blancs, jaunes etc...) qui font les clichés et caricatures sur chaque groupe.
        C’est vrai que par exemple des asiatiques blonds aux yeux bleus ça participe à la monotonie du peuple chinois ou mongol par exemple.....

        Certains confondent diversité avec clichés et caricatures.


      • le naif le naif 1er octobre 2013 12:35

        @ L’auteur

        Je vais aller dans votre sens et pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde. Imaginons que la reine soit fécondée par des « bobos » (bourdons bohèmes) qui n’en ont rien à foutre du miel et de la collectivité, mais préfèrent se promener au gré du vent en ne pensant qu’a leur petit confort personnel. Quid de la ruche ???

        Entre votre vision idyllique du métissage des abeilles et la vision tout aussi idyllique qu’avait Werber de la société « totalitaire » des fourmis, mon cœur balance....


        • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2013 12:40

          Ce n’est jamais en poussant les raisonnements jusqu’à l’absurde et en faisant dire à l’autre ce qu’il n’a pas dit, que l’on fait progresser un débat...


        • alinea Alinea 1er octobre 2013 12:58

          Les bourdons , Le Naïf, sont des pique-assiettes : ceux qui fécondent meurent, les autres les abeilles les tuent à l’entrée de l’hiver : ce sont des bouches inutiles !! donc il n’y aura toujours que le petit veinard qui peut sacrifier sa vie qui engendrera des filles travailleuses !! D’ailleurs les mâles sont faits avec des oeufs non fécondés, c’est dire !


        • smilodon smilodon 1er octobre 2013 22:20

          @ l’auteur : Ne poussez pas mémé dans les orties, SVP !... On sent bien, à sa réponse, que ça lui pique les fesses !.. Non seulement ce n’est pas agréable pour elle, mais, sans vouloir vous offenser, ce n’est pas gentil de votre part !... Adishatz.


        • Robert Branche Robert Branche 1er octobre 2013 15:27

          Le défi est effectivement de conserver des différences et de construire à partir d’elles...


        • Castel Castel 2 octobre 2013 09:46

          « Le défi est effectivement de conserver des différences et de construire à partir d’elles... »

          Qui construit quoi ? des sales cons de technocrates ? Tout ce que touchent les humains déforment et salit ce que la nature fait bien. Laissez les humains faire ce qu’ils veulent et les choses se feront naturellement. Nous aurons de toute manière ce qu’on aura mérité.


        • smilodon smilodon 1er octobre 2013 22:12

          Métissons-nous donc !.... C’est le maître-mot !....Tout de même marrant que pour aller au bout du bout de la « diversité », ce soit le « métissage », la réponse !... Quoi de plus « uniforme », en effet, qu’une population savamment « métissée » !... Tous et toutes « gris(es) clair(es) », où elles seront les différences actuelles, qui, soit-disant, font notre force ???!!.. Y’aurait-il un mec intelligent pour répondre à ma question ????!!.. Un seul ??!!.... Le « métissage » ne serait-il qu’un « clonage » coloré ???!!... Personne n’en parle !.. Pourquoi ???!!... Elle est si nulle ma question ??.....Adishatz.


          • soi même 1er octobre 2013 23:07

            merci pour messe dit par un Darwinien, c’est beau de bon sentiment naturaliste et c’est visiblement le sermon qui ma le plus toucher

             « Ainsi l’évolution est sans pitié, et élimine ce qui est génétiquement homogène : c’est bien la diversité des gènes qui apporte la puissance à l’esprit de la ruche. Être confronté à des expériences diverses ne suffit pas : si l’on est initialement homogène, on ne sait pas en tirer parti... et l’on disparaît.  »

            Des mots me revienne pour parachevé cette jolie prêche !

            Ce qui voie dans l’unité la multiplicité, et dans la multiplicité l’unité, vie dans l’équilibre !


            • GdeBell 2 octobre 2013 06:43

              À double tranchant : à force de métisser vous supprimez les différences si enrichissantes...


              • soi même 2 octobre 2013 11:32

                C’est un risque de confusion possible, surtout pour ceux qui prône l’effacement des races et autant ce lui table sur les races.

                Car il y a une confusion évidente entre ce qui est d’ordres biologique est forcement diversifier et ce qui est de l’ordre de l’Esprit qui est un point de vus différencier de l’Unité.
                Le danger est de pensé d’unifier l’esprit , à lors qu’il faut se haussé à l’Esprit pour percevoir l’Unité et non ravalé les esprits pour avoir l’unité.

                « Mon Royaume n’est pas de ce Monde  »


              • Castel Castel 2 octobre 2013 09:42

                "La performance collective vient des différences, et non pas des similitudes. Ou plus exactement, des variations autour d’un comportement commun.« 

                Très juste... donc, quand il n’y a aucun comportement commun, il est normal de considérer le groupe ou la personne en question comme étranger ou nuisible au groupe ?

                Effectivement, les humains forment une société qui ressemblent un peu à la ruche. Mais tout miser sur la »diversité" ne veut rien dire. Il y a toujours un équilibre entre identité et diversité. Je ne vais pas m’amuser à m’accoupler avec une personne qui n’a rien en commun avec moi.
                Finalement, l’analogie entre la maison familiale et la ruche est peut-être plus pertinent qu’avec la société.


                • armand 3 octobre 2013 17:55

                  Exact, aucun élevage possible en co-sanguin, le mélange est indispensable même pour le blé, alors pour l’Humain.... merci de votre article

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