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Se déplacer en 2020… (1)

 

Cette semaine je propose 3 publications différentes : deux témoignages qui mettent en lumière l’aliénation inouïe dans laquelle nous vivons désormais — et semble-t-il pour un certain temps — qui seront suivis, comme promis, d’une stratégie d’action.

 

Le journalisme étant particulièrement corrompu et le net tendant à remplacer la réalité, les témoignages directs deviennent indispensables. Seul le vécu donne l’énergie, assure l’orientation dans la recherche et maintient le bon sens. Si la science nous disait aujourd'hui qu’il faut marcher avec des boulets pour éviter le virus, il est fort possible qu’on finisse par réclamer des chaînes gratuites.

 

A ce propos, je rappellerai le conte d’Andersen « Les habits neufs du roi ». Deux escrocs prétendent tisser une étoffe qui possède l’étonnante propriété « d’être invisible aux yeux de ceux qui ne conviennent pas à leurs fonctions ou qui sont simplement idiots ». Le roi commande la précieuse étoffe aux deux escrocs, qui se mettent à faire semblant de tisser. Le roi se présente nu devant ses fonctionnaires qui, avertis des propriétés de l’étoffe, s’extasient à la vue du vêtement. La même aventure arrive au roi lui-même, qui n’ose dire qu’il ne peut rien voir. Le jour de la procession publique, chacun fait semblant de voir, craignant que l’on ne remarque qu’il ne peut rien voir, jusqu’à ce qu’un petit enfant cri : « Mais le roi est nu ! » 

 

Cri qui défait l’imposture, qui fait tomber les masques, qui révèle les choses telles qu’elles sont. Notre raison alliée à notre peur sont terrifiées à l’idée d’admettre une situation sanitaire aussi absurde que criminelle. Mais à la feinte envers soi-même et envers les autres, l’enfant (ou le peuple éveillé) préfère voir et dire, quitte à être seul contre tous. C’est le courage du bon sens. N’ayons plus peur de voir le réel et de transmettre ce que l’on voit. Sortons, écrivons, échangeons, pensons, agissons jusqu’à que, comme à la fin du conte, le cri de l’enfant soit repris en chœur par la foule.

Je dois aller à Torino (Italie) d'urgence. Dans le train je suis avec 3 jeunes italiens. Ils travaillent dans le multimédia. Ils avaient un gros contrat à Paris, mais ont du rebrousser chemin car une personne de la boite parisienne est suspectée positive covid : fin du contrat. Arrivés à Lyon, on les oblige à repartir illico à Milan. Ils sont dépités. On fait le même constat quant à l’absurdité de la situation sanitaire. Notre rapport au masque est compliqué. On le touche, on le met mal, on le met bien, on l’enlève, on le remet, on s’entend pas, on s’endort mal.

 

Le contrôleur fait du zèle. A moins que ce ne soit une directive. Rapide et régulier, il passe toutes les 20 Minutes : « Mettez votre bien votre masque sur le nez et la bouche… le nez et la bouche ! ». A chaque passage il sue de plus en plus. Ses yeux sont rouges. Il a du mal à respirer. On serait pris de compassion s’il ne menaçait pas de verbalisation. Sa frustration se décharge sur autrui. Il augmente la cadence. La contrainte imposée nous rend agressif les uns envers les autres. On ne se pose même plus la question de la justesse de la contrainte. On se soumet et on subit. Et si l’autre ne se soumet pas et ne subit pas, c’est injuste. Le stratagème fonctionne bien : moi j’en bave, il est juste que toi t’en bave aussi. A l’union collective pour une meilleure santé, se substitue la division hostile au nom d’une égalité fondée sur la frustration. Et quand cette éducation citoyenne à la frustration est faite d’incohérences, de contradictions et de nuisances physiques, il n’est pas difficile d’imaginer les herbes amères qui pousseront de ce terrain de haine.

 

La douane française passe. Les 2 noirs du wagon sont contrôlés : papiers, bagages ouverts, sortie de train, questions etc. Mes voisins italiens et moi-même sommes choqués de cette violence. Manque de bol, ma valise est un peu perdue sur le rack à bagage du wagon. « A qui est cette valise ? » Je me lève. Certes j’avais l’air fatigué et plutôt métèque avec ma barbe de 5 jours, mais quand même… Papiers, bagages ouverts, sortie de train, questions : « Vous allez où ? Vous venez d’où ? Vous restez combien de temps à l’arrivée ? Vous êtes resté combien de temps au départ ? Combien de fois par mois ? Dans quel but ? Vous faites quoi dans la vie ? » Je réponds un peu machinalement, mais c’est à ce moment, au fond de ma valise, que la policière découvre le chapeau à fleurs de ma petite fille. Arrêt soudain. Coup d’oeil à son collègue. Nouvelle batterie de questions : « Ca vient d’où ça ? C’est pourquoi ? Pour qui ? » Hypnotisé par le rythme, je commence à répondre, mais je me reprends : 

  • Ca suffit comme ça ! Vous êtes intrusifs ! Vous cherchez quoi à la fin !? 
  • Quand on a rien à cacher, on répond !
  • Ce n’est pas une question de cacher, c’est une question de surveillance. Ca vous plairait d’avoir quelqu’un qui vous surveille tout le temps ? Vous voyez l’atmosphère ? Ce n’est pas une question de dissimulation c’est une question d’intrusion ! 

N’ayant pas pensé à ça, il fait une pause :

  • Bon on va y aller directement : est-ce que vous avez de la drogue, des armes, des objets contondants ? 
  • Ah… là au moins ça a du sens ! Non désolé, je ne transporte pas ce genre de produit. Mais si je suis suspect, c’est apparemment à cause de ma valise ? Pourquoi ma valise ?
  • Mmmh… parce qu’elle est bleue. J’aime bien le bleu. C’est arbitraire… eheheh…
  • L’arbitraire c’est la base de la dictature Monsieur.

Il reprend une pause. Mais avant de sortir une phrase incroyable, sa collègue qui voit le coté ridicule que prend la conversation et qui ne voit plus dans le chapeau de ma fille l’indice pour incarcérer un psychopathe pédophile en cavale, me répond, un peu embarrassée : « vous pouvez juste dire : rien à déclarer ». On me rend mon barda sans plus mot dire et je retourne à ma place. Je rapporte cet échange à mes voisins qui prennent le parti d’en rire. Un peu trop visiblement, car une dame très convenue vient leur signaler sur un ton poli mais tendu : « On peut rire, mais riez doucement. Merci ». Pas le temps de reprendre son souffle qu’une voix nous annonce en plusieurs langues : « Mesdames et messieurs, des agents de contrôle vont passer pour prendre la température du corps ». Une minute après de nouveaux contrôleurs déboulent avec des thermomètres en forme de pistolet. Et clic sur ton front : vert tu restes, rouge, tu descends, tu vas en isolement. Au moment du clic je fais mine de prendre une balle dans la tête. Une voisine se met à rire. Le contrôleur la regarde avec sévérité. Silence.

 

On passe la frontière. Je me remets à écrire. Ca recommence. Cette fois on distribue des « Auto-déclarations d’attestation covid-19 » qui reprennent en gros les questions de la douane mais par écrit. Je continue d’halluciner. Ca me rappelle les ausweis. Je fais profil bas : je dois rejoindre Turin à tous prix. Manque de bol, je n’ai pas de stylo pour remplir le formulaire. J’en demande un au contrôleur italien : « On ne passe pas les stylos : ce sont des agents de contamination. Veuillez télécharger le code sur la table ». Je cherche désespérément un stylo, car je ne souhaite pas entrer dans la base de données du ministère de la santé et de la SNCF. Et pour cause : mon amie est encore en quarantaine depuis 10 jours. En entrant en Italie, il y a obligation de faire le test pour reprendre son travail. Mais le résultat du test il faut l’attendre des semaines en isolement chez soi. En revanche le passage des données sanitaires entre les ministères et les banques est instantané : quand elle a voulu prendre de l’argent au guichet, l’employée lui dit : « Je vois que vous n’avez pas encore le test. Pas de test : pas d’argent. Veuillez rentrer chez vous, merci ». A ce rythme là on a des chances de surpasser les chinois dans le gardiennage. Un autre contrôleur… je re-tente le coup : « Un stylo ? Oui tenez, mais il s’appelle revient ». Tandis que je remplis le formulaire, une autre contrôleuse me demande de bien ajuster le masque. C’est difficile de se concentrer dans ces conditions. Nouveau contrôle de température. N’ayant pas vu le pistolet qui s’approche, je sursaute. Cette fois le contrôleur ne peut retenir un rire. Je rends le papier. Il faut le refaire car l’écriture doit être absolument lisible. La contrôleuse re-passe et d’une voix glaciale, elle me lance : « Remettez le masque. A la troisième fois… » une pause elle aussi… « je vous verbalise ! » Je suis rassuré : elle aurait pu me dire « je vous envoie au goulag ». Avec mes voisins on n’ose même plus se parler. Mais au moment de sortir, on s’échange les coordonnées en sous-main comme si c’était le code secret du débarquement en Normandie. Je vais remercier chaudement le contrôleur pour avoir oser me prêter son stylo. Il ne comprend pas bien : « Ah oui c’est aberrant les gens ne rendent jamais les stylos ! » Je lui précise qu’il ne s’agit pas du stylo mais du fait qu’il n’a pas eu peur d’être contaminé par le stylo (Père Ubu au secours !). Aussi bien atterré que survolté, je lui raconte que j’ai vécu ce genre de contrôle seulement à Cuba pendant la dictature. Il me scrute. Il observe prudemment autour de lui. Et là, l’incroyable a lieu : il ôte son masque. Il me présente son coude en guise de salut de reconnaissance. On se fait un « coude à coude ». Il prend son stylo et me fait un clin d’oeil entendu.

 

Je rentre dans le métro. Une odeur forte mais connue m’agresse. Je manque de vomir. J’essaye de la reconnaitre… mais oui c’est le nouveau parfum à la mode… le parfum de l’hygiène… le parfum de la maniaquerie obligée : le gel hydro alcoolique ! Dans le wagon je rencontre les 2 noirs du train. On échange sur la psychose ambiante. Pour eux, le port du masque c’est comme un contrôle de plus parmi tant d’autres. Ils ont l’air résigné. En fait ils sont discrets : au moment de sortir, on lève ensemble le poing noir de la colère et de la liberté. Ca fait du bien. Je sors de la gare. Peu de personnes ont un masque. J’apprendrai plus tard qu’à Turin, il n’y a plus d’obligation… pour le moment. C’est déboussolant car à Paris quand tu es assis pour prendre un verre, le virus est immobilisé par un cercle magique d’incantation du nom de consommation. Mais au moment où tu te lèves, le cercle magique se brise. Le virus diabolique déferle du haut du ciel, s’abat comme un fléau et transforme le riverain en un démon anti-social prêt à entretenir la malédiction de l’irresponsabilité citoyenne. Avec des mots scientifiques et sur le ton calme de l’apocalypse permanent, c’est ce que nous décrivent les médecins-apôtres de l’Eglise-Capitale. Quant au fléau, il est plus connu de nous : « Eh vous là ! Vous avez mal mis votre masque : 135€ »

***

Retour à Paris. Rien à signaler : tout pareil. Sauf que les gens ont déjà téléchargé l’application du formulaire Covid-19. Je commence à m’habituer. Une longue bataille, peut être la plus difficile, commence : celle avec moi-même. Comment ne pas se conformer à l’étouffement ? Soutenir le refus de la contrainte folle ? Soutenir la vie tout court ? La civilisation nous fait entrer dans une logique où se perdent le corps donc la tête. On se met un torchon sur le visage, on respire notre merde et on marche sur la tête. Ne pas perdre pied. Ne pas céder à la dictature du nombre. Dictature courante, soumission intégrée, « banalité du mal ». Au sein d’une civilisation fondée sur l’ennemi, la liberté individuelle est vite rattrapée et coupée. A-t-elle même encore un sens ? Peut-être n’a-t-elle jamais existé qu’en relation avec notre degré de servitude ?

Il y a quelque chose d’autre à suivre. De plus profond et collectif. Je compte sur la manifestation du 12 septembre pour me remonter le moral.


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27 réactions à cet article    


  • xana 18 septembre 15:10

    Super histoire. Ca remplacera Soljenitsyne dans quelques années... dans les aventures glauques mais vécues.

    Personnellement je préfère ma petite vie en Transylvanie, sans masques et sans ausweiss. Mon père a connu les années de la francisque, j’ai connu les années du « socialisme roumain », je n’ai pas envie de connaître le médico-fascisme à la française.

    Grand bien vous fasse.


    • Le421 Le421 18 septembre 18:46

      @xana
      Et une petite remarque intéressante au passage.
      On se permets de dauber sur la dictature chinoise...
      Et ici, tout va bien merci.
      Quand on délègue le pouvoir à des cons, il ne faut jamais s’étonner qu’ils en abusent...


    • Adèle Coupechoux 19 septembre 10:05

      @Le421

      On ne daube plus sur la dictature chinoise, on la copie désormais.
      Comme vous dites, « tout va très bien madame la Maquise ! »


    • simir simir 19 septembre 11:25

      @xana
      Maintenant il n’y a plus de socialisme roumain mais les mafias de la traite des femmes règnent et les miséreux s’enfuient par centaines de milliers pour venir exercer leurs activités nauséabonde en France.

      « 52% des roumains estiment qu’ils vivaient mieux à l’époque du communisme »

      C’est France Info qui nous le dit.

      https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/roumanie-les-nostalgiques-de-nicolae-ceausescu_3758237.html


    • simir simir 19 septembre 11:26

      @simir
      « Nauséabonde » avec un s à la fin.


    • Tristan Tristan 19 septembre 20:25

      @xana
      Si vous voulez bien je viens vous voir en Transylvanie !


    • ondit 18 septembre 17:33

      "je lui raconte que j’ai vécu ce genre de contrôle seulement à Cuba pendant la dictature.

      "

      Dommage, là, vous gâtez tout.

      Parce qu’à moins que vous n’ayez connu la vraie dictature, je veux dire avant Castro, cela pipeaute tout votre travail auprès de ceux qui connaissent réellement Cuba.

      Ps : 

      Parlez nous plutôt des contrôles en Amérique du nord, là, point besoin d’inventer.


      • Le421 Le421 18 septembre 18:47

        @ondit
        Ouais mais Cuba ou le Vénézuela, ça fait plus « médias français ».
        C’est à la mode...
        Mmmmmmmm’béciles !!


      • Tristan Tristan 19 septembre 20:19

        @Le421
        Je ne me lancerai pas dans l’exercice difficile de distinguer la vraie de la fausse dictature. J’étais à Cuba en 97/98 pour apprendre la Santeria et à vrai dire le climat n’avait rien d’enchanteur. Et ce qu’on vit aujourd’hui en effet m’a ramené à cela. Il me reste en mémoire ce jour où je me fais arrêter en pleine rue par la police qui pour me dissuader de rester trop longtemps a eu la bonne idée de me faire visiter les prisons qui étaient dans un entre-sol immonde (je suis quand même resté...). La demande de papiers c’était tout le temps, avec le flicage des étrangers et des cubains. Et comme après je suis sorti du camp « touriste » pour la santeria, la vie cubaine oui était très contrôlée avec des hiérarchies communistes par quartiers que je n’ai en rien trouvé fomibable. Il fallait bien parler de Castro ou ne pas en parler. En plus c’était le début de la dollarisation de l’économie avec « las casas americanas » qui jouaient un rôle d’appât déstabilisateur, sans compter les bidons-ville impressionnants inaccessibles aux touristes.
        Vous restez sur une idée au mieux toute abstraite au pire bien endoctrinée de Cuba. Enfin bref il y aurait beaucoup à dire de cette période que j’ai pu traverser. Peut-être un jour... Bien sur qu’aux USA c’est une dictature également, et ici aussi. Mais le temps de l’opposition entre les blocs, « on critique l’un donc on est pour l’autre » c’est fini...


      • Tristan Tristan 19 septembre 20:23

        @Le421
        Je ne connais pas le Vénézuela. Donc je n’en parle pas. Vous oui apparemment. En revanche vos remarques semblent très inspirées d’une « gauche » bien française vieille école... comment vous dites mmmmm.....


      • alinea alinea 19 septembre 21:49

        @Tristan
        Ce à quoi me fait penser votre réponse au 421, comme d’autres témoignages que j’ai eus, c’est qu’un système politique étranger voire hostile au monde moderne dirigé par les américains, devient parano : un intrus peut s’infiltrer...et tout faire foirer, une idée, qu’honnêtement, au début je trouve bonne !
        Tout de suite après cette idée, je me demande pourquoi Israël est, pas de la même manière évidemment et pour cause, aussi parano ?
        Il y a un terreau malsain, une maladie de fond partout dans le monde : ce qui nous paraît juste se protège des agressions de ce que l’on sait fou. C’est une question de rapport de force, et me vient aussi que, suite à votre témoignage, on se demande pourquoi bouger sans cesse sans frontières ni limites devient si impossible tandis que c’est ce qui nous a été vendu comme Progrès summum ?


      • Xenozoid Xenozoid 18 septembre 17:42

        tant pis pour la manif peut etre demain ? le temps est tres relatif


        • boyardmais 18 septembre 19:57

          Sur la question des masques il existe depuis le 30 mai 2018 un avis et un rapport de l’anses, « Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail », sur « l’évaluation du bénéfice sanitaire attendu de dispositifs respiratoires dits antipollution ».

          Avis de l’Anses Saisine n° « 2015-SA-0218 »

          (30 Mai 2018, avis 20 pages, rapport 130 pages)

          L’avis est compréhensible par toute personne du niveau secondaire, lecture en moins de deux heures, le rapport est très technique, il donne les procédures, les tests, les résultats, la bibliographie.


          Il est disponible à l’adresse suivante : 


          https://www.anses.fr/en/system/files/AIR2015SA0218Ra.pdf


          Certes, il ne prend pas en compte les agents infectieux, mais ceux-ci sont également des particules ou portés par des particules, donc l’étude les concerne pour ce qui est de leur ingestion par la respiration ou par les muqueuses. Il étudie les particules d’une taille supérieur à 0,3 micromètres, le virus du covid-19 mesure entre 0,06 et 0,14 micromètres, il est donc de taille inférieure, 2 à 6 fois, aux particules polluantes considérées dans l’étude et dans l’avis. Or la conclusion de l’avis est très clair : ces dispositifs ne servent à rien pour les polluants étudiés. Comment expliquer qu’ils soient utiles pour protéger du Sars-cov-V2 ?


          Je diffuse ce lien depuis une quinzaine de jours, mais je n’ai jamais vu cette information reprise. Je souhaiterais que tout le monde puisse lire cet avis et puisse se faire ainsi une opinion argumentée techniquement, sur l’utilité ou l’inutilité du port du masque par la population générale en extérieur, et dans les lieux clos vastes et peu occupés, comme les églises :+((


          Extrait de la conclusion (avis, page 17)

          L’Anses souligne l’insuffisance des données disponibles en vue de pouvoir attester d’un bénéfice sanitaire lié au port de masques dits antipollution en conditions réelles d’utilisation par la population générale, considérant de surcroît que les dispositifs disponibles sur le marché revendiquent majoritairement une protection vis-à-vis des particules. Or, la pollution de l’air est également constituée de mélanges complexes gazeux contre lesquels de tels dispositifs sont inopérants. Ainsi, l’Agence ne dispose donc pas de bases scientifiques suffisantes pour recommander aux pouvoirs publics d’encourager le port de tels dispositifs par la population générale.


          • xana 18 septembre 22:15

            @boyardmais
            Merci Boyardmais pour cette information intéressante, même si ca ne fait que confirmer une fois de plus ce que nous savons depuis déjà deux ou trois mois : La totale inefficacité des masques disponibles pour un virus.

            Mais tout le monde a compris maintenant qu’il existe deux camps antagonistes : Ceux qui se sont soumis et veulent que les autres se soumettent aussi, contre ceux qui ne veulent pas se soumettre.
            Les premiers diront que toute mesure (aussi absurde soit-elle) est bonne à prendre, même si l’épidémie est terminée depuis trois mois, du moment que l’on ne comptabilisera pas les morts dûs au port du masque, s’il y en a.
            Les seconds diront que l’épidémie a été volontairement immensément dramatisée et que presque chaque année on pourrait rechercher une épidémie inaperçue dans les archives. La seule pandémie est d’ordre informationnel, c’est une panique volontairement répandue (par qui ? Pourquoi ?)

            De toutes les manières la vie des sociétés humaines devient schizophrénique. Si les hommes commencent à avoir peur de leur ombre, il leur faudra vivre dans des scaphandres à la surface de leur propre planète. Gageons que cela ne durera pas longtemps. La peur, ou l’humanité.


          • Adèle Coupechoux 19 septembre 17:12

            @boyardmais

            Merci pour ce lien. 

            Par précaution, il aurait mieux fallu ne pas obliger à porter de masque. 

            Et depuis le temps que l’on sait que la pollution de l’air cause chaque année plus de décès que n’importe quel virus, il m’est impossible de croire que les gouvernements quels qu’ils soient prennent des mesures pour notre santé. 
            Cela se confirme avec le stress et les humiliations qu’ils nous infligent.


          • Tristan Tristan 19 septembre 20:25

            @boyardmais
            Je vais consulter votre lien. Merci.


          • Tristan Tristan 19 septembre 20:28

            @xana
            « Les premiers diront que toute mesure (aussi absurde soit-elle) est bonne à prendre » absolument ! Et même mauvaise mais si l’Etat le dit c’est forcément bon... 


          • Tristan Tristan 19 septembre 20:37

            @xana
            et voilà : par qui et pourquoi ?


          • alinea alinea 19 septembre 21:35

            @Adèle Coupechoux
            Qui c’est qui vous, qui nous fait subir des humiliations, Adèle ?
            Le peuple, aux ordres, payé, va savoir drogué ? ( je pense au sadisme des flics depuis les Gilets Jaunes).
            Le Gouvernement, Macron pour être claire, a eu peur, très peur, début décembre 18, il a tâté des répressions féroces contre des manifestants pacifiques ; ça a marché, les trois quarts des gens ont cru la propagande et ont trouvé normal de tabasser des femmes à terre, juste parce qu’elles portaient un gilet jaune !
            Le stade d’après, c’est verbaliser, tabasser aussi, des citoyens pacifiques, juste parce que leur masque baille. Eux ne le portent pas ( quoique, on voit, aujourd’hui ils se forcent un peu), ils n’en ont rien à foutre parce qu’ils savent de quoi il retourne, mais ces rebelles à deux balles qui crient au mensonge scandaleux, il faut les mater, et comme ils sont une petite minorité, ça passe.
            Donc, le gouvernement compte sur tous ces collabos traqueurs de libertés interdites, et comme ils sont nombreux, appuyés par les silencieux, ça roule.


          • il faudrait 18 septembre 20:17

            bien dit et bien écrit, merci. Au fait, tu y étais à cette manif du 12 septembre ? Elle n’a pas fait beaucoup de bruit sur béheffèmetévé


            • Tristan Tristan 19 septembre 20:29

              @il faudrait
              Oui j’y étais toute la journée ! Regarde le prochain article. Purée c’était super dur...


            • Adèle Coupechoux 19 septembre 10:04

              Merci pour ce témoignage et cette analyse de ce qui se passe.

              Dès le confinement, et ensuite avec les masques, la punition a été acceptée parce que généralisée...Tout le monde punit, pas de jaloux.

              Pendant le confinement, vous habitiez en bord de mer, vous pouviez vous entassez dans les rues pour vous déconfiner, pas de problème si nous ne mettiez pas les pieds sur l’immense plage entièrement vide. Il n’aurait pas fallu que certains souffrent et pas d’autres. 

              En revanche, pas de punition pour les journalistes sur les plateaux télévisés, tellement visibles avec 5 ou 6 personnes qui déblatèrent sans masque. Si au moins ils fermaient leur gueule et n’avaient pas le culot de rappeler que cette merde, il faut la porter !

              Pour ceux qui ont travaillé pendant le confinement, pas de détente non plus sauf à ne pas sortir plus d’une heure et à de pas dépasser 1 km en ayant pris soin de remplir l’ausweis.

              La brimade est plus facile à avaler quand elle est subie par tous....Presque par tous.

              Comment ne pas craquer lorsque nous sommes conscients de cette ignominie...

              C’est aujourd’hui sur ce quoi je travaille. Parce que je vois de moins en moins le bout du tunnel. Tellement ils étaient là depuis longtemps, tous ces mensonges et cette haine de l’autre qui grossissent de jour en jour.


              • Tristan Tristan 19 septembre 20:34

                @Adèle Coupechoux
                Merci pour ce partage. Oui la brimade est plus facile quand elle est partagée par tous. On rate la cause de la brimade... ce petit reste dont vous parlez.
                Comment ne pas craquer : c’est la question à laquelle je me confronte également... mais j’ai quelques idées... le temps de mettre par écrit... non vous n’êtes pas seul(e) !


              • Adèle Coupechoux 20 septembre 09:25

                @Tristan

                Lundi, je reçois plusieurs personnes dans mon labo, j’appréhende le moment où je vais leur dire... Feel free.... de le porter ou pas...Je vais voir les réactions. 
                J’attends vos idées avec impatience. .. Et une réponse d’un chercheur concernant la tribune « COVID 19 : nous ne voulons plus être gouvernés par la peur » pour savoir où elle en est à ce jour.


              • ETTORE ETTORE 19 septembre 10:30

                EXCELLENT ARTICLE !

                Ou comment faire d’un pays, un goulag avec des millions de « Kapo » se surveillant mutuellement, simplement parce que, en mettant un masque sur la tronche de chacun d’eux, on ne reconnait plus celui qui va faire de la délation, de celui qui vas sanctionner.

                Après la mort par étouffement, largement relayé et médiatisé par les torchons torches culs, les seringues à perfusion de l’état de nuisances....

                Voilà la mort latente, la mort que nous créons chacun de notre côté, im self, pour nous, les autres, nos enfants.... Uniquement récompensés par cette « bourse de la traîtrise » à 135 euros !

                Ahhh, on les vois pourtant bien, on les connais pourtant bien, cette coalition d’empereurs qui ont le pouce baissé depuis si longtemps que cela en est devenu une mutation génétique enfantée par toutes les urnes.

                A quand des banderoles de masques suspendus en travers des Champs Elysées ?

                Devant l’assemblée Nationale..... Des masques, non portés, symboles de la parole libérée.

                Parce que si physiquement, ces monstres nous empêchent et nous bastonnent, le juste retour de ces masques, tous solidaires, seront l’expression muette de tous les cris qu’ils étouffent, le symbole du « ras la gueule » .

                Faudra y penser !


                • Tristan Tristan 19 septembre 20:39

                  J’adore votre salamandre.

                  Aujourd’hui j’ai vu une jeune couple s’embrasser tendrement avec la masque....


                  • alinea alinea 19 septembre 21:19

                    Mince !!! Ils vont tous débouler à la campagne, les citadins !

                    Rien de tel chez nous, il y a peut-être des gouttes mais on peut ne pas les recevoir, même les voir ! même les flics ne sont pas venus pour la reprise des ronds-points le 12, et nous, au village, réboussiers, le 13 !

                    Mais vous savez, vous autres citadins, voyageurs, consommateurs, « in » quoi, vous avez l’habitude, d’être fouillés aux aéroports, à l’entrée des concerts, et je ne sais où encore.

                    Quand je suis arrivée devant le Cratère, le théâtre d’Alès, et qu’on a voulu que j’ouvre mon sac, j’ai failli fuir mais me suis retenue par égard pour l’amie avec laquelle j’étais. On fait ça dans les tribunaux.

                    Mais vous, le désir de vous envoler ou de voir le spectacle était si grand, que vous avez laissé faire.

                    Le pistolet sur la tête, c’est juste le stade au dessus : pour votre sécurité, tant le monde dans lequel nous vivons est dangereux.

                    Ils ont été nombreux à louer l’efficacité de Taïwan, Corée ou Chine, au début de l’épidémie : mais la surveillance est totale là-bas, depuis déjà un moment.

                    Notre modèle de société n’est plus l’Amérique, mais la Chine.

                    Alors, gare à vous, gare à nous... le tapis se déroule pour les nouveaux rebelles : quand c’est trop c’est trop !!

                    Merci Tristan pour ce morceau choisi, flippant, mais bon, c’est vous !

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