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Accueil du site > Tribune Libre > « Sois raisonnable et humain » : analyse philosophique

« Sois raisonnable et humain » : analyse philosophique

Avant de mourir, le père d'Axel Kahn a laissé ces mots à son fils dans une lettre : "sois raisonnable et humain  !". Bien étrange legs ! C'était il y a trente-trois ans et le généticien n'a jamais oublié cette ultime parole paternelle qui le hante encore aujourd'hui comme une énigme. Mais s'agit-il véritablement d'une énigme ? Et si ce n'était pas plutôt une évidence et même une évidence vieille de 2500 ans ?

Dans la lointaine antiquité grecque furent gravées au fronton du temple d'Apollon à Delphes les deux devises suivantes : "connais-toi toi-même" et "rien de trop". Je vais montrer que l'injonction "sois raisonnable et humain" n'est autre chose que la reformulation moderne - et habile - de ces deux préceptes. (J'ai consulté Wikipédia qui dit que le père d'Axel Kahn était philosophe...)

I - Sois humain

Cette injonction est contenue dans le précepte "connais-toi toi-même". Il s'agit d'une injonction divine à l'intention de l'humanité et qui le somme de se limiter à son état d'être humain sans chercher à égaler les dieux ou à comprendre leur monde. Voici ce qu’en dit le grand humaniste Erasme dans son livre sur les adages :

"595. Connais-toi toi-même" (extraits) : Le premier (adage) est le : « Connais-toi toi-même » qui recommande sagesse et mesure, et nous détourne de rechercher des objets que nous ne pouvons pas atteindre ou qui sont indignes de nous. Les recueils de proverbes grecs citent ce vers d’Antiphane : Agis au mieux, mortel, en tournant tes pensées vers des objets mortels. Il y a presque le même précepte chez Pindare : Aux mortels siéent choses mortelles.

Erasme le dit bien, le précepte émane d'une bouche divine et signifie à l'homme de rester homme et donc d'apprendre à connaître ses limites par rapport aux dieux. Que l'homme accepte sa condition de mortel et ne laisse pas son imagination le gagner au point de se prendre pour un dieu ou de prétendre défier les dieux. Gare à l'esprit de démesure, à l'hybris (ou hubris) ! Car si les dieux appartiennent au ciel, l'humain appartient à la terre comme étymologiquement le mot l'indique (l'origine lointaine est "humus" selon Alain Rey de l'Académie française, auteur du célèbre dictionnaire sur l'origine des mots de la langue française).

L'humain est lié à la terre : il y est même enfoui - "inhumé" - après sa mort. Mais être humain ne signifie en rien s'humilier. L'humain doit être digne de sa condition (par exemple, il honore ses morts, il se distingue des bêtes en recherchant le bien) et ne doit pas s'en affliger.

II - Sois raisonnable

L'injonction "sois raisonnable" résulte à la fois du premier précepte et du second "rien de trop" qui invite à la mesure et à la tempérance. Ce second précepte dit à l'être humain de renoncer à ses prétentions à égaler les dieux. Ces derniers n’obéissent à rien ni à personne. Obéir est, au contraire, le lot de l’être humain : obéir à la nature et à ceux qui ont la légitime autorité (parents, maîtres, chefs).

L’injonction dit aussi de maîtriser ses propres limites et capacités sur la terre au milieu de ses congénères. Erasme donne un exemple tiré de l'Iliade d'Homère : "Certains pensent qu’il (*) vient d’Homère (cet Océan), car Hector, dans Homère, alors qu’il se battait contre tous les autres, refusa de combattre Ajax, qu’il savait plus fort que lui. Le poète le dit ainsi : Il fuit l’assaut d’Ajax, le fils de Télamon."

(*) (l'adage "connais-toi toi-même")

Etre raisonnable, c'est penser. C'est aussi, quelquefois, dire "je pense donc je fuis !" comme Hector devant Ajax.

Erasme donne une autre illustration du caractère raisonnable qui échoit à l'homme : il s'agit pour l'être humain d'admettre les limites de son savoir, à l'exemple de Socrate :

"Socrate, quand l’oracle d’Apollon jugea qu’il était le seul à mériter le nom de sage, alors que la Grèce en comptait tant, expliqua qu’il le devait au fait que les autres professaient qu’ils savaient ce qu’ils ne savaient pas, alors que lui avait triomphé sur eux, parce qu’il savait qu’il ne savait rien, et qu’il professait que c’était la seule chose qu’il savait."

Etre humain, c'est admettre son ignorance de ce qui n'est pas à notre portée. C'est la "docte ignorance".

III - Sois sage sans rejeter toute folie

C'est folie que de se vouloir (ou se croire) trop sage. C'est ici à une autre œuvre d'Erasme que je ferai référence : le célèbre "Eloge de la folie". Bien qu'il s'agisse d'une satire, Erasme y énonce clairement ses pensées. Il dit que ce serait folie de se priver de folie et que quiconque s'en prive n'est plus humain. Car la folie fait partie de l'homme.

Erasme : "Si la vie demeurait triste, elle ne s’appellerait pas la vie, et ce n’est que par de tels moyens qu’elle échappe à la tristesse et à son proche cousin, l’ennui." (Chapitre XVIII)

Erasme : "XXIX - Elle (la folie) revendique pour elle-même la palme de la sagesse vraie

Puisque le bon sens tient à l’expérience, l’honneur en doit-il revenir au sage qui n’entreprend rien, tant par modestie que par timidité de caractère, ou au fou qui est exempt de modestie et ne saurait être timide, puisque le danger n’est pas connu de lui ? Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n’y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens. Homère l’a bien vu, malgré sa cécité, lorsqu’il a dit : « Le fou s’instruit à mes dépens. » Deux obstacles principaux empêchent de réussir aux affaires : l’hésitation, qui trouble la clarté de l’esprit, et la crainte, qui montre le péril et détourne d’agir. La Folie en débarrasse à merveille ; mais peu de gens comprennent l’immense avantage qu’il y a à ne jamais hésiter et à tout oser."

Le président Macron a admis avoir manqué de cette forme de sagesse en déclarant que l'Europe et lui-même n'ont pas fait acte de folie nécessaire dans le marché des vaccins. Mais, si pour Erasme, la folie peut être utile et bienfaisante, elle doit, pour rester bonne, rester en deçà de certaines limites : il ne s'agit pas de se faire passer pour un grand épidémiologiste quand on n'a ni les compétences ni les diplômes. « Humain » veut dire aussi « humilité.

Erasme : "Disons la chose comme elle est ; la Fortune aime les gens peu réfléchis, les téméraires, ceux qui disent volontiers : « Le sort en est jeté ! » La Sagesse rend les gens timides ; aussi trouvez-vous partout des sages dans la pauvreté, la faim, la vaine fumée ; ils vivent oubliés, sans gloire et sans sympathie. Les fous, au contraire, regorgent d’argent, prennent le gouvernail de l’État et, en peu de temps, sur tous les points sont florissants." (Chapitre LXI)

Nous pardonnerons ici Erasme qui, s'il avait connu Donald Trump (entre autres...), aurait apporté quelques mots de nuance à la suite de ce propos !

Erasme : "Les vivants qui obéissent à la Sagesse sont de beaucoup les moins heureux. Par une double démence, oubliant qu’ils sont nés hommes, ils veulent s’élever à l’état des Dieux souverains et, à l’exemple des Géants, munis des armes de la science, ils déclarent la guerre à la Nature. À l’inverse, les moins malheureux sont ceux qui se rapprochent le plus de l’animalité et de la stupidité. (Chapitre XXXV)"

Cette phrase résonne un peu en faveur de l'écologie, ne dirait-on pas ? Sois humain veut aussi dire n'abuse pas du pouvoir que tu tires de la science.

IV - L'adage illustré par un noble exemple

C'est bien joli, me direz-vous d'avoir démonté les mécanismes de la pensée des anciens Grecs et de nous avoir éclairés sur le sens de l'injonction "sois raisonnable et humain" mais il nous faut un exemple vrai, humain ! Eh bien figurez-vous que j'en ai un. Il s'agit de Montaigne. Ce sage homme a raconté dans ses Essais en trois volumes ce que signifie véritablement être raisonnable et humain. Je vous invite à le relire à la lumière de la démonstration de mon article car il me serait impossible de citer tous les extraits qui le montrent. Je ne saurais vous quitter sans en citer quand même quelques-uns.

L'acceptation de la condition d'être humain (de mortel), Montaigne l'a montrée en reprenant ce que disait Cicéron : "Philosopher ce n'est autre chose que s'apprêter à la mort », « La préméditation de la mort, est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir », « Je suis pour cette heure en tel état, Dieu merci, que je puis déloger quand il lui plaira, sans regret de chose quelconque », « Je veux qu'on agisse, et qu'on allonge les offices de la vie, tant qu'on peut : et que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d'elle, et encore plus de mon jardin imparfait. »

L'acceptation des limites du savoir humain, Montaigne l'a résumé en ces mots "que sais-je ?" : « Il n'y a que les fous qui soient sûrs d'eux et catégoriques ». Montaigne cite Dante « Non moins que de savoir, douter m'est agréable ».

La connaissance doit servir à bien vivre et à apprendre à mourir : « Je souhaiterais avoir plus parfaite intelligence des choses, mais je ne la veux pas acheter si cher qu'elle coûte. Mon dessein est de passer doucement, et non laborieusement ce qui me reste de vie. Il n'est rien pourquoi je me veuille rompre la tête : non pas pour la science, de quelque grand prix qu'elle soit. Je ne cherche aux livres qu'à me donner du plaisir par un honnête amusement : ou si j'étudie, je n'y cherche que la science, qui traite de la connaissance de moi-même, et qui m'instruise à bien mourir et à bien vivre. »

Ainsi, l’injonction « sois raisonnable et humain » n’est-elle pas une injonction parentale mais une injonction divine formulée il y a quelque 2500 ans. Le précepte « connais-toi toi-même » est paradoxal en ce qu’il nous invite à prendre notre autonomie (le « toi-même ») et qu’il nous enjoint aussi à obéir (c’est une injonction divine). Sois humain mais sois totalement humain : renonce à ce qui te dépasse et au contraire rends-toi maître de ce qui dépend de toi, y compris du temps, ce capital qui t’appartient comme une ressource. A toi d’apprendre à bien l’utiliser. C’est ainsi que le précepte conduit au libre arbitre.

 


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24 réactions à cet article    


  • Albert123 7 avril 12:01

    « Avant de mourir, le père d’Axel Kahn a laissé ces mots à son fils dans une lettre : »sois raisonnable et humain  !"


    c’est le conseil que l’on donne à un individus qui peut vite sombrer dans la folie et la monstruosité,


    et quand c’est un parent qui le prononce à l’intention de sa progéniture c’est que ce même parent à quelque part conscience que sa progéniture est potentiellement tout sauf raisonnable et humaine, 


    il faut en effet une grande lucidité chez un père pour reconnaitre que son fils est potentiellement un psychopathe détraqué et un potentiel pervers narcissique et que le seul conseil qu’on lui lègue c’est celui de se comportement autrement qu’en monstre.


    • binary 7 avril 15:10

      « Sois raisonnable » : c est indiquer qu il faut appliquer une méthode particulière pour faire ses choix de vie.

      Mais « sois humain » : qu est ce que cela veut dire ?

      Macron, Véran, ... sont à priori des humains. Doit on les conseiller comme exemple à suivre ?


      • Taverne Taverne 7 avril 19:44

        @binary

        Je dirais à Véran « docteur, vous n’avez pas le monopole du ’care’ ! » Prendre soin n’est pas quelque chose qui doit être laissé aux seuls médecins.
        Je dirais à Macron « tu n’es pas Jupiter, tu n’es pas non plus un grand épidémiologiste ».


      • binary 7 avril 20:44

        @Taverne
        Je voulais surtout remarquer que « sois humain », est une expression qui sonne bien, mais qui ne veut rien dire.
        Quant à « sois raisonnable », c est un voeux pieux dont l application dépend autant du contexte que de la volonté.

        Du coup, j ai du mal à comprendre pourquoi ces « conseils » empêchent quelqu un de dormir. Le problème doit être ailleurs.


      • Ausir 8 avril 12:35

        @binary

        Tout à fait c’est le problème des petits garçons qui sont devenus grands mais qui sont toujours inféodés au désir de leur père .


      • Laconique Laconique 7 avril 16:13

        « Se justifier soi-même est la plus grande entreprise de l’homme, avec l’esprit de puissance, ou plutôt après la manifestation de cet esprit. »

        Jacques Ellul, L’Éthique de la liberté


        • Taverne Taverne 7 avril 18:44

          @Laconique

          Je note que la construction est calquée sur le « connais-toi toi-même » sauf que dans la phrase d’Ellul le « soi-même » est en trop et crée un pléonasme. A moins qu’il y ait un sens qui m’échappe, je dirai que « se justifier » suffit. Pour le précepte grec, le « toi-même » est nécessaire parce qu’il souligne l’effort d’autonomie : connais-toi par toi-même, cherche à te connaître, toi, plutôt que de t’épuiser à sonder les mystères qui te dépassent (les dieux, l’univers).

          La phrase d’Ellul se rapporte à la liberté alors que le précepte de Delphes traite de l’autonomie. Il n’y a pas à se justifier pour s’autonomiser. C’est une nécessité pour accéder au libre arbitre. La liberté est un autre thème.


        • Laconique Laconique 7 avril 20:06

          @Taverne
          Ce qu’Ellul dénonce, c’est la prétention perpétuelle de l’homme à se « justifier », se présenter comme juste, maître de ses choix, et c’est exactement ce que vous faites.

          Gollum avait raison, vous n’avez pas l’esprit philosophique, vous n’êtes pas fait pour ça. Vous votre truc c’est le droit, manier les textes de loi, c’est là que vous êtes bon. Mais en philo vos concepts sont flous, mal délimités, non définis. Votre pensée manque de précision, de nerf. L’« autonomie », qu’est-ce que cela veut dire ? Êtes-vous autonome ? Vous êtes-vous donné l’existence ? Pouvez-vous vous passer d’oxygène, de nourriture ? Êtes-vous libre par rapport aux multiples contingences de votre quotidien ? Vous maniez des mots, mais cela ne renvoie à rien de réel. Les stoïciens étaient bien plus rigoureux que vous, pour eux l’autonomie c’était uniquement le pouvoir de la volonté de se tourner vers des choses qui dépendent de nous (Épictète). On sent chez vous le désir permanent d’accéder à une sagesse athée, de justifier votre existence par des concepts abstraits, rationnels, tirés de vous-même, sans prise de risque, sans rencontre avec l’autre, dans une solitude superbe et stérile. C’est comme cela que je vois votre autonomie. Si vous voulez aller dans cette direction, très bien, mais il faudrait le faire avec plus de rigueur, moins de dilettantisme, d’autres que vous sont allés bien plus loin que vous dans cette direction, vous inventez l’eau tiède, commencez par bien les lire, bien les comprendre (les stoïciens, Descartes, Kant) et essayez d’apporter quelque chose de nouveau, de personnel, ou alors soyez plus humble dans vos formulations, là on dirait que vous nous apportez la vérité révélée, et je ne suis pas sûr que vous ayez vraiment en magasin de quoi justifier ces prétentions. 


        • Taverne Taverne 7 avril 20:47

          @Laconique

          Oui, je suis athée. Mais que cela ne vous mette pas dans de tels états. Je ne suis pas épaté non plus par vos nombreux articles pompeux à la gloire du christ. Mais je suis tolérant.


        • Laconique Laconique 7 avril 21:12

          @Taverne
          Oui, bon, vous n’avez pas la pugnacité dialectique d’un Socrate ou d’un Protagoras. Ce n’est pas en vous que je trouverai un adversaire digne de ce nom. Une autre fois peut-être. Merci en tout cas pour vos réponses.


        • Taverne Taverne 7 avril 21:20

          @Laconique

          Pourquoi pas mais à l’avenir, vous m’obligeriez à vous montrer laconique et non lapidaire.


        • artheslichepèdetologue arthes 7 avril 16:18

          Est ce encore et de nouveau un énième thème sur le sujet du « suicide assisté » ???


          • Taverne Taverne 7 avril 19:00

            @arthes

            Montaigne a écrit : « Si vous avez fait votre profit de la vie, vous en êtes repu, allez vous-en satisfait. Si vous n’en n’avez su user ; si elle vous était inutile, que vous chaut-il de l’avoir perdue ? à quoi faire la voulez-vous encore  ? » (Essai I / 19)

            Cela ne répond qu’en partie à la question du suicide assisté, opération qui requiert la participation active d’un tiers (consentement d’autrui) dans le respect du droit applicable (consentement de la société). Et encore je n’évoque pas le consentement de Dieu, pour les croyants.

            C’est une question que je ne traiterai pas ici car elle est vaste.


          • artheslichepèdetologue arthes 7 avril 19:13

            @Taverne
            Montaigne parlait très bien, bien mieux que ce que nous entendons à notre époque qui se veut éclairante mais qui s’obscurcit, et si nous le citons encore, lui et quelques autres, je pense hélas que la toute profondeur de sa pensée laquelle, pour moi, est produit de raison naturelle échappe à notre entendement , aussi  intellectuel soit il , de façon dramatique....Tragique même.
            Nous n’en entendons plus que des mots que nous identifions à des concepts de convention sociale.


          • Ausir 8 avril 13:05
            Je ne peux pas laisser dire que « connais toi toi même » impose de s’intéresser seulement à l’aspect apparent matériel des chose et de laisser tomber la métaphysique , donc de se limiter au coté matériel limité  , 
            l’auteur oublie la fin de la phrase qui est le plus important :

            « tu connaitras le monde et les dieux »    
            qui est le but suprême de la condition humain pour les anciens 

            ca implique en fait que la connaissance de soi-même est un tremplin d’accès au monde des dieux et de l’immatériel :
            ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas , et le but est toujours de viser le plus haut et non de rester tristement humain et limité .
            en connaissant déjà le plus petit on accède au plus grand , par analogie et correspondance , 

            Il ne s’agit pas de renoncer à ce qui nous dépasse et de nous limiter aux apparences du monde phénoménal , mais au contraire approfondir d’abord la connaissance de nous même sur tous les plans pour avoir accès à la connaissance du monde qui nous entoure .

            Quel homme se connait actuellement ?

            • Ma mère avait souvent raison qui me disait : borne ton bonheur à l’horizon de ton jardin. Ce qui me dérange un peu avec avec l’inscription de connais-toi toi-même, c’est que c’était inscrit sur le Temple ; D’Apollon. C’est souvent pour dire qu’il s’agit d’une personne narcissique. Appolon est associé au signe du lion qui est la personnification du narcissique. La connaissance de soi est justement le contraire du narcissisme puisqu’il s’agit de voir aussi le côté sombre qui réside en tout un chacun..Ovide : 

              l est ébloui par sa propre personne et, visage immobile,

              reste cloué sur place, telle une statue en marbre de Paros.

              3, 420

              spectat humi positus geminum, sua lumina, sidus 

              et dignos Baccho, dignos et Apolline crines

              inpubesque genas et eburnea colla decusque

              oris et in niueo mixtum candore ruborem,

              cunctaque miratur, quibus est mirabilis ipse :

              Couché par terre, il contemple deux astres, ses propres yeux,

              et ses cheveux, dignes de Bacchus, dignes même d’Apollon,

              ses joues d’enfant, sa nuque d’ivoire, sa bouche parfaite

              et son teint rosé mêlé à une blancheur de neige.

              Admirant tous les détails qui le rendent admirable,

              3, 425

              se cupit inprudens et, qui probat, ipse probatur, 

              dumque petit, petitur, pariterque accendit et ardet.

              Inrita fallaci quotiens dedit oscula fonti,

              in mediis quotiens uisum captantia collum

              bracchia mersit aquis nec se deprendit in illis !

              sans le savoir, il se désire et, en louant, il se loue lui-même  ;

              quand il sollicite, il est sollicité ; il embrase et brûle tout à la fois.


              • Apollon (Απόλλων en grec et Lester Papadopoulos dans sa forme humaine), est le dieu grec du... ... C’est ainsi que le laurier devint l’un des symboles d’Apollon. ... en mortel, il était évident qu’Apollon reste intensément égoïste, narcissique.. Les grecs étaient avant tout narcissique. Ce n’est pas par hasard que lesnazis s’en sont inspiré.....Blond au yeux. Les stades, le sport, se baigner nu dans l’eau. Voir le dilm : pain et chocolat. https://www.youtube.com/results?search_query=pain+et+chocolat+bande+baignade. Hélas, la scène où l’acteur se cache pour voir des allemands nus se baignant dans l’aurore n’est pas dans l’annonce



                  • LGBT, PMA et GPA : Les errements de la programmation génétique La guerre terminée, les enfants encore présents dans les Lebensborn sont rendus à leurs familles, pour les uns, transférés dans un centre d’accueil spécialisé des Nations-Unies, pour les autres. Dans le chaos de l’après-guerre, quelques enfants, nés à Wégimont, sont remis à l’Assistance publique française, à l’orphelinat de Commercy, le 4 août 1946. Le préfet de la Meuse étant le premier à avoir répondu à l’appel pour accueillir ces enfants. Au final, l’expérience reste traumatisante pour les enfants. Beaucoup souffrent de retards de développement et de carences physiques et psychologiques. On leur cache leurs origines « dans leur intérêt ». Lorsqu’ils en prennent connaissance, c’est souvent un choc pour eux d’apprendre qu’ils ont été conçus pour faire partie de la race des seigneurs du IIIe Reich. Face aux projets scientifiques de tri embryonnaire pour sélectionner le « meilleur embryon », il est légitime de se demander quelle sera la réaction des enfants issus d’une telle sélection ? S’ils sont « parfaits, » ils ne pourront s’empêcher de penser qu’ils n’auraient sans doute pas eu le droit de vivre si leur embryon avait été imparfait. De plus, quelles garanties peuvent offrir les scientifiques concernant les futures intelligence ou apparence d’un embryon ? Sur le plan de la sélection, le Lebensborn s’est révélé un échec. Nombre d’enfants ont perdu leur blondeur initiale en grandissant.


                    • Nous savons qu’Hitler (l’aryen type...) passa un temps dans la société de Thulé..


                      • Ces hyperboréens : 

                        D’après Pausanias, ils seraient venus et auraient fondé Delphes et son oracle..

                        Ces Hyperboréens (Ὑπερϐόρεοι), auraient inventé le vers de l’Epopée.

                        Ce peuple de Géants, serait ensuite revenu régulièrement protéger les grecs, tel Thésée à la bataille de Marathon.

                        Apollon, aurait passé un an, dans ces pays, aux sources du Danube (Istros) du monde Celte

                        Là « vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie ; le soleil y brille en permanence. »

                        Ces hyperboréens vivaient dans une zone froide, de terre fertile d’après Hérodote, grand-père de la géographie, je viens de lire un excellent livre : La chute de Thésée par Thésée par THAIS Barbieux


                        • Aujourd’hui les Hyperboréens sont Amazon, Google, Facebook, les GAFA...


                          • La fin de Babylone (qui voulait être l’égal de Dieu : 

                            Les prédictions de Deutéro-Ésaïe sur la chute imminente de Babylone et la glorification de Cyrus comme le libérateur d’Israël datent ses prophéties à 550-539 av. J.-C. et probablement vers la fin de cette période38.

                            Livre de Daniel[modifier | modifier le code]

                            Le livre de Daniel chapitre 5 raconte la dernière nuit de Balthazar, juste avant l’invasion perse. Dans l’histoire, Balthazar organise une fête, au cours de laquelle il invite ses dignitaires à boire du vin dans les coupes du trésors du temple de Jérusalem tout en louant les dieux babyloniens. Il voit alors une main écrire sur le mur du palais. Daniel est appelé à interpréter l’écriture car les sages, les devins, les astrologues n’en n’étaient pas capables. Balthazar est tué cette nuit là et Darius le Mède devient roi (Da 5:30–31).


                            • bertin 10 avril 08:39

                              Beaucoup de ces « grands philosophes » sont en réalité des harceleurs de la répression satellitaire secrète.

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