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Accueil du site > Tribune Libre > UDF, Modem, Nouveau Centre...

UDF, Modem, Nouveau Centre...

ou la mosaïque du Centre

A la veille de l’ouverture du Forum des Démocrates de Seignosse, je viens de lire une interview de Jean Arthuis que je vous invite à lire.
Comme vous le savez, au Centre, nous avons été secoué par un tsunami après le résultat des présidentielles.
Avec 17 %, François Bayrou a fait un score plus qu’honorable, je dirai même fantastique montrant les nouvelles attentes de nos concitoyens au regard de la politique.
Ce score, fantastique, n’a pas été suffisant pour être présent au second tour et être éventuellement élu président. Tout aurait été différent aujourd’hui, si tel avait été le cas. L’UDF serait le premier parti de France et pourrait enfin appliquer une politique conforme aux attentes des Français qui nous auraient suivis. LE débat n’est pas là.
Après le second tour, sans concertation avec les instances locales, départementales et nationales, François Bayrou a décidé de créer un nouveau parti (l’UDF n’était-elle plus suffisante ?), le MODEM, et a enregistré, il est vrai, le plus grand nombre de pré-adhésion qu’un parti n’ai jamais connu en aussi peu de temps. Quelle concrétisation, nous le verrons.

Toujours est-il qu’après son annonce, les cadres de l’UDF se sont éclatés, ont été tiraillés entre l’adhésion au MODEM, au Nouveau Centre ou l’UDF, laquelle conserve encore son existence puisqu’elle n’a pas été dissoute, absorbée ou morcellée entre les nouvelles composantes. En effet, il n’y a pas eu de Congrès fondateur du MODEM ou du Nouveau Centre et on ne sait toujours pas à quelle sauce sera mangée l’UDF.

Être libre ou inféodé ? Telle est la question que François Bayrou a posé à ses adhérents. Comme si la réponse était aussi simple. Comme je le répète souvent, ce n’est pas dans l’opposition systématique que l’on est libre ! Bien au contraire. Être libre, c’est nous autoriser à accepter les avis contraire et porter une réflexion commune sur un projet qui apportera davantage de consensus. C’est l’adhésion du plus grand nombre au projet d’intérêt général qui doit primer et non les considérations électoralistes des uns et des autres.

Dire d’un parti qu’il agit en fonction de son idéal ou de sa philosophie me semble être une vision réductrice de l’attente de nos concitoyens. Nous devons réfléchir non pas en fonction d’une idéologie qui asurément a fait son temps, mais bien en fonction de l’intérêt général. Des propositions de gauche sont toutes aussi valables que celles formulées par la droite. L’inverse est vrai aussi. Toujours est-il qu’il ne faut pas renvoyer aux calandes grecques des propositions nécessaires à la poursuite de l’activité économique, sociale et sociétale de notre pays.

Pour en revenir à François Bayrou et l’interview de Jean Arthuis, je citerai simplement cette phrase qui est le sentiment ressenti par certains, dont moi "Il y a d’abord un problème de gouvernance. La gouvernance mise en pratique par François Bayrou est aux antipodes de la démocratie. On a assisté à une centralisation du pouvoir, à une dilution des responsabilités. Le poste de secrétaire général n’a pas été pourvu depuis le départ d’Anne-Marie Idrac en 2002 et le siège du parti s’est transformé en QG de la fédération de Paris. On ne gère pas un parti comme on anime une secte."

De plus, bien que courtisé par un grand nombre de partis, le MODEM a décidé de présenter un grand nombre de listes aux prochaines Municipales. Peut-être avec un projet fédérateur, qui sait ?

Enfin, je ne comprends pas le score réalisé par le MODEM lors des législatives, malgré l’affichage des 70 000 pré-adhésions. Aurait-il fait le plein de ses voix avec ses pré-adhésions ?

Pour information, Jean Arthuis a été plusieurs fois ministre de l’Economie et secrétaire d’Etat aux Affaires sociales. Il a élaboré le programme économique du candidat Bayrou en 2007.

Quant à moi, j’ai déjà fait plusieurs billets sur les liens entre les différentes composantes du Centre, dont un sur la déclaration du Nouveau Centre et une question que je leur pose.


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69 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 16 septembre 2007 10:35

    à « vivelecentre » : Les éléments que vous apportez sur les dépenses d’habillement ne prouvent qu’une chose : la transparence du candidat Bayrou, puisque ce sont-là des informations transmises à une autorité publique qui en fait une large publicité auprès des citoyens. Cette façon de faire est largement préférable aux magouilles de toutes sortes. Par ailleurs, la réglementation laissant une grande part d’appréciation aux juges, les candidats soumettaient un maximum de dépenses pour laisser le Conseil trancher sur ce qui relèvent des dépense remboursables et ce qui n’en relève pas.

    Contrairmeent à ce que vous semblez propager comme préjugé, la vertu ne se confond pas avec la pauvreté. Et Bayrou a un rapport sain avec l’argent. Il investit le fruit de son labeur dans une activité comportant des risques et, en bon entrepreneur, il assume tant ses risques que ses gains. Il n’a donc pas un rapport culpabilisant avec l’argent, et c’est tant mieux car si c’était le cas, il serait mal placé pour défendre la libre entreprise.


  • La Taverne des Poètes 13 septembre 2007 13:13

    L’afflux d’adhésions vers le MoDem ne fait que traduire un fort mouvement démocratique, d’où le nom de ce nouveau parti qui n’est pas, contrairement à ce que vous dites, dans l’opposition systématique mais en situation d’indépendance. Bayrou a parlé de « coresponsabilité » des gens de droite, de gauche et du centre, face à l’avenir et de travail ensemble, à l’issue de son entretien avec Sarkozy à L’Elysée. Démarche constructive mais responsable et indépendante.


    • Ronath Ronath 13 septembre 2007 13:21

      On ne peut que être d’accord sur cette volonté affichée de cette démarche constructive. Mais ce que je dis dans mon post est que ce n’est pas dans l’opposition systématique que l’on se construit. Souvenez vous de cette parabole souvent utilisée par FB sur le Maître et l’Esclave : ce n’est qu’en travaillant à un but commun que l’on pourra s’entendre pour construire quelque chose de durable et non en s’opposant. Je le rappelle l’élan suscité par ses 17 % aux présidentielles ne l’exonère pas dans la responsabilité de son échec, même si vous et moi avons trouvé dans son score l’image d’une victoire. Le principe d’une formation politique est que l’on décide tous ensemble. Nous ne sommes pas tributaire du Chef, et la création du MoDem auquel 70.000 personnes ont décidé d’adhérer reste de se seule décision.


    • corsu 13 septembre 2007 13:38

      Je crois qu’il faut attendre pour voir.

      Cela dit, je rappelle, d’une part, que le Congrès de Lyon, dont je rappelle qu’il avait été convoqué sur l’insistance de ...M. de Robien (!), a adopté à une quasi-unanimité le principe de l’indépendnce de l’UDF par rapport à toute alliance automatique et , d’autre part, que le principe de la création d’un nouveau parti démocrate avait été annoncé par FB tout au long de sa campagne et avalisé par un Conseil national de l’UDF. Par ailleurs, le Modem ...n’existe pas encore ! Il sera créé par un congrès constitutif. Je comprends que certains centristes n’aient pas voulu suivre ce chemin ; mais ne cherchons pas sans arrêt des justifications a posteriori à des départs qui sont du ressort de la décision personnelle ! Quant à moi, je continue à soutenir FB, non seulement par défaut (même si Sarko m’y aide grandement ces temps-ci...), mais surtout parce que je me reconnais entièrement dans sa démarche éthique et politique.


      • Ronath Ronath 13 septembre 2007 14:14

        Oui, FB a dit qu’il créerait un nouveau parti après les présidentielles. Ce choix, même validé par un Bureau a validé le principe et non validé la décision de création annoncée unilatéralement par FB dans l’entre deux tours. Cela dit, il est évident qu’il faut attendre pour voir. C’est fait ou sur le point de l’être et chacun devra en tirer les leçons.


      • Abstention 2007 13 septembre 2007 21:31

        Oui, enfin... Pendant qu’Agoravox se prêtait à une campagne pro-Bayrou frénétique, ses modérateurs ont censuré en mars dernier cet article dont un extrait suit :

        http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=79

        François Bayrou, candidat entre deux eaux et à coloration variable

        (...)

        Huit siècles après la Croisade Albigeoise, dans une Europe qui a connu entre autres le fascisme, le nazisme et deux guerres mondiales, deux traits médiévaux s’affirment de manière inquiétante : la banalisation des partis par la politique et la pensée « uniques », et la mise en place controversée d’un pouvoir européen où les lobbies de la grande finance ont remplacé l’Eglise toute-puissante de jadis.

        A son tour, cet « ordre européen » s’inscrit de plus en plus ouvertement dans le cadre d’un futur « ordre mondial » qui ressemble fort au schéma de gouvernance préconisé par des cercles d’influence comme la « Commission Trilatérale ». A savoir, une direction à trois composantes (Amérique du Nord - Europe - puissances de l’Asie) des affaires planétaires, comme déjà envisagé dans les premiers documents de travail de cette Commission ou dans les comptes rendus de ses réunions annuelles. Le monde, gouverné par une théocratie de l’argent ? C’est ce que suggèrent la composition, les objectifs et le mode de fonctionnement de ce genre d’organisations fort éloignées des citoyens mais très actives et influentes.

        La création de la Commission Trilatérale est d’ailleurs intervenue à un moment (1973) où les Etats-Unis venaient de se désengager du Viêt Nam dans des conditions défavorables. D’où la stratégie, de la part des milieux financiers, d’impliquer dans la « gouvernance mondiale » l’ensemble des puissances du monde capitaliste de l’époque. Une orientation incontestablement intelligente, du point de vue de la défense des intérêts de la grande finance.

        Dès janvier 1974, on trouve le futur premier ministre français Raymond Barre parmi les membres la Trilatérale. En même temps qu’un certain James E. Carter, Jr, gouverneur de la Géorgie.

        Mais François Bayrou, membre également de la Trilatérale jusqu’en 2005 et héritier autoproclamé de la tradition « centriste », ajoute un troisième ingrédient à connotation médiévale à l’actuel panorama politique : l’appel à la paix civile, dans un pays où règne d’après lui : « Perpétuellement la guerre entre le PS et l’UMP, perpétuellement en embuscade l’un contre l’autre ». Raison pour laquelle, poursuit notre homme providentiel : « J’ai vu mon pays décliner, s’appauvrir ». Rien de moins. La mondialisation, les élargissements de l’Union européenne, le méga-espace économique du Conseil de l’Europe, les exportations de capitaux, les délocalisations, le marché mondial de la main d’oeuvre, le dumping social... n’y sont semble-t-il pour rien. Toute la faute revient à la « guerre entre le PS et l’UMP »... Curieux, dans ce cas, qu’on ait tant de mal à trouver des textes d’une législature franchement désavoués par la législature suivante après une « alternance ».

        Le discours de l’UDF sur les « guerres » entre partis et la nécessité d’un gouvernement d’union nationale ressemble à du pipeau pour distraire les électeurs des vrais problèmes auxquels personne n’entend apporter de solution. A quoi rime de promettre un « gouvernement rassemblant des compétences et des sensibilités différentes », voire même « un premier ministre de gauche », si de toute façon, comme le reconnaît François Bayrou, il n’existe aucune différence essentielle entre les courants qui ont gouverné le pays depuis les années 1970 ? Le slogan « union nationale » fait partie depuis des mois des lieux communs de la campagne électorale. Une manière, peut-être, de tenter d’imposer un « retour au bercail » aux électeurs réfractaires en rendant la « politique unique » incontournable.

        (...)


      • Icks PEY Icks PEY 13 septembre 2007 14:43

        @ l’auteur

        Vous dîtes : « Avec 17 %, François Bayrou a fait un score plus qu’honorable, je dirai même fantastique montrant les nouvelles attentes de nos concitoyens au regard de la politique. »

        Permettez moi de dire que je fais une toute autre interprétation des choses.

        Bayrou avait fait moins de 7% des voix en 2002. Croyez vous que les électeurs l’aient découvert en 5 ans ?

        Bien sûr que non, les 17% dont vous parlez ne sont le fruit que d’une coïncidence : Royal était loin de convaincre toute la gauche et Sarko était loin de convaincre toute la droite.

        De ce fait, Bayrou a joué le catalyseur des mécontents de gauche et des mécontents de droite.

        La preuve, c’est que Bayrou s’est effondré pour les législatives. C’était donc bien un problème de candidats et non de programme ou de « nouvelles attentes au regard de la politique ».

        Quant à l’avenir, j’ai des doutes sérieux sur l’attractivité d’un parti qui préconise constamment une sorte de consensus mou. A voir.

        Bien cordialement,

        Icks PEY


        • La Taverne des Poètes 13 septembre 2007 17:03

          Bayrou a fait une excellente campagne, ses adversaires même l’ont reconnu. Il a drainé tout un mouvement qui perdure, qui n’est pas qu’une simple vague momentanée comme ses adversaires ont pu l’espérer. Beaucoup se reconnaissent dans sa démarche. Y compris parmi les élites : est-il nécessaires de rappeler les démarches pro centriste de hauts fonctionnaires du PS, de Kouchner, de Rocard lors de la Présidentielle ? Mais c’est surtout une vague de fond démocratique, contrairement au « Nouveau Centre » qui n’attire pas d’adhérents nombreux.


        • La Taverne des Poètes 13 septembre 2007 17:07

          Il n’y a eu aucun effondrement aux Législatives. Le nombre d’électeurs s’est maintenu à un niveau élevé en dépit de la bipolarisation. Les maigres résultats en sièges sont dus au système de scrutin très français. Avec l’application d’un scrutin de type allemand, le nombre de sièges pourvus par le MoDem aurait été important.


        • Ronath Ronath 13 septembre 2007 19:04

          Je suis tout a fait d’accord avec vous. Sans positionnement clair, le MODEM n’a pour moi aucune chance d’exister et risque de lasser les mécontents


        • Icks PEY Icks PEY 13 septembre 2007 20:25

          @ La Taverne

          Permettez-moi, mon cher La Taverne d’illustrer mes propos de quelques chiffres :

          Bayrou au premier tour des présidentielles 2007 : 6 820 119 suffrages.

          Le Modem au premier tour des législatives 2007 : 1 980 355 suffrages (environ).

          Soit une petite baffe de plus de 4,8 millions de suffrages perdus, soit une perte de 70% des suffrages de la présidentielle !

          Le mode de suffrage que vous évoquez ne saurait justifier ce repli. Bien au contraire, le MODEM aurait pu, s’il avait maintenu un taux supérieur à 15%, provoquer des triangulaires dans de très nombreuses circonscriptions. Et pourtant l’écrasante majorité des électeurs de Bayrou du premier tour, à 70%, n’ont pas maintenu leur vote orange.

          En outre, les candidats ont répété à qui voulaient l’entendre que c’était le nombre de voix obtenus au premier tour des législatives qui déterminait la cagnotte des partis politiques pour les 5 années à venir. Malgré cette perspective de financer un futur partie politique, l’écrasante majorité des électeurs de Bayrou du premier tour, à 70%, n’ont pas maintenu leur vote orange.

          Donc, je considère qu’il y a ici la preuve que les français n’ont pas voté orange pour un hypothétique projet politique, mais ils ont voté Bayrou tout simplement par défaut. Votre Bayrou, s’il avait été élu, aurait été un président « par défaut », faute de mieux.

          Maintenant que vous avez rassemblé vos cotisants/partisans, je vais regarder, avec un certain amusement, je ne le vous cache pas, comment vont pouvoir travailler ensemble des gens issus des mouvements écologistes (Verts, Cap 21), de la gauche (PS, Radicaux) avec des personnes culturellement de droite (ex-UDF).

          Cela étant dit ... bonne chance quand même ...

          Bien cordialement,

          Icks PEY


        • La Taverne des Poètes 13 septembre 2007 21:36

          Icks Pey, vous oubliez qu’il y a eu un fort taux d’abstention générale au premier tour des législatives (d’où la chute du nombre). D’autre part, on ne peut pas comparer les élections présidentielles avec les élections législatives. Dans le second cas, les enjeux sont aussi locaux. les législatives reposent sur des partis bien structurés et implantés. Or, l’UDF était en plein éclatement.

          A l’avenir, tout va changer. Le MoDem va se structurer et placer des gens compétents localement pour les élections de 2008. Le forum de Seignossse a fait le plein de militants motivés. Vous croyez qu’ils sont allés là-bas « par défaut » ?


        • Icks PEY Icks PEY 14 septembre 2007 11:51

          Chère Taverne,

          Je note quand même que votre argument en réponse (taux de participation en baisse) ne justifie en rien la perte de 70% des suffrages Bayrou au premier tour : le fait qu’une partie d’entre eux ne soient pas allé voter du tout est aussi un signe d’échec de la mobilisation pour les listes oranges. En cela je fais peu de différence entre les non votants et les votants non Bayrou au premier tour des législatives : cela reste dans les deux cas un échec du MODEM.

          Vous dites également que les législatives sont des suffrages locaux, ce n’est qu’à moitié vrai car les députés sont sensé représenter dans sa globalité le corps électoral français même s’ils sont issus d’une circonscription donnée, mais je conçois que ce principe soit dévoyé en partie dans la réalité de la vie politique locale. En partie seulement.

          Enfin, vous avez l’orgueil de ceux qui sont passionnés. Selon vous le MODEM va placer des candidats motivés et compétents pour les prochaines élections. C’est sympa pour ceux qui étaient déjà en place : seraient-ils démotivés ou/et incompétents ?

          Cela étant dit votre enthousiasme fait plaisir à voir, même je crains pour vous d’amères déceptions ... au fait que devient votre égérie internautique qui se faisait fort d’être élue dans Paris et qui s’est faite blackboulée par nécessité de « real politik » ? Vit-elle ses ambitions politiques avec toujours autant de motivation et d’émerveillement ?

          Bien cordialement

          Icks PEY


        • PageNotFound 15 septembre 2007 14:11

          Quelle force de persuasion mon cher ICKS. Cela dit, quand on pense que tous les électeurs PS qui ont voté Bayrou faisaient parti de l’électorat le plus intelligent et le plus instruit, il est un peu normal qu’il soient retournés à un vote PS plutôt que MoDem aux legislatives, vu que ce dernier n’existait pas encore et que la plupart des députés UDF ont fait allégeance à l’UMP. Ce type de réaction était donc normal et même attendu, si tant est qu’on ait pris la peine de réfléchir un peu. Revenons donc au cas du MoDem : vu qu’il est en train de se construire, et vu que son futur président (certainement FB) ne retournera pas sa veste, on peut considérer que le taux atteint aux legislatives est un taux plancher et qu’il n’aura de cesse de progresser jusqu’à son taux normal qui se situera donc à 17,6 %, en déplaise d’ailleurs à certains. Je vous laisse d’ailleurs imaginer les prochaines élections présidentielles....


        • Eve 13 septembre 2007 15:21

          Mr Arthuis ferait mieux de regarder la secte de l’Elysée. Si Bayrou, d’après lui, se prend pour le messie, que dire du Président ? Et de ses adeptes, fascinés ?

          Bayrou avait des hypothèses en économie (2% de croissance) bien plus proches de la réalité.

          A part ça ? NS va aller chercher la croissance : le jet présidentiel est prêt.


          • LBB 13 septembre 2007 15:24

            Que ce serait il passé s’il n’avait pas créé le Modem ? Certains de ces anciens lieutenants aujourd’hui ralliés au gouvernement de Nicolas Sarkosy porteraient toujours l’étiquette UDF (et non pas du « nouveau centre ») et l’indépendance de François Bayrou vis à vis de la majorité présidentielle serait plutôt compliquée à gérer.

            En créant le Modem de sa propre initiative, il s’attendait sans doute à subir certaines critiques de la part de sa famille politique mais au moins son mouvement conservait sa liberté de parole !

            Lors de la présidentielle, François Bayrou a certainement bénéficié de l’affaiblissement du PS mais rien ne dit qu’il ne bénificiera pas les prochaines élections de son effondrement.


            • Ronath Ronath 15 septembre 2007 09:35

              @ LBB : est ce à dire que c’est un mouvement par défaut de projet sérieux à gauche ? Et s’il n’avait pas décidé de la création de son parti, seul, dans l’entre tours, rien ne dit que les cadres de l’UDF qui sont partis ne serait toujours pas avec lui aujourd’hui. Nous aurions un parti représenté de manière importante à l’Assemblée aujourd’hui. Mais, nous ne réinventerons pas le monde. Avec des si... Pour moi, FB porte toute sa part de responsabilité dans la colplexité de l’échiquier politique d’aujourd’hui


            • vicaire007 13 septembre 2007 16:31

              « Avec 17 %, François Bayrou a fait un score plus qu’honorable, je dirai même fantastique montrant les nouvelles attentes de nos concitoyens au regard de la politique. »

              N’y a-t-il jamais eu de candidat centriste bien placé dans une présidentielle ???

              « L’UDF serait le premier parti de France »

              Et au nom de quoi ?

              « Toujours est-il qu’il ne faut pas renvoyer aux calandes grecques des propositions nécessaires à la poursuite de l’activité économique, sociale et sociétale de notre pays. »

              Vérité à répandre au plus vite !


              • Ronath Ronath 15 septembre 2007 09:40

                 : @ vicaire Réaction intéeressante qui me demande un complément d’argument. Pour ce qui est du 1e parti de France, je me suis laissé aller à réver. S’il ne l’avait pas été, il aurait pu être un réel parti qui aurait compter dans le choix des décisions parlementaires. Pour moi le vrai pouvoir n’est pas celui détenu par le plus fort, mais par celui qui a la possibilité de faire chuter. En cela, aussi, l’UDF aurait pu jouer un rôle et infléchir les décisions gouvernementales lorsqu’elles étaient contraire à l’attente des français et au projet d’intérêt général défendu par FB. Quant à vous quel aurait ou quelle est la position de l’UDF aujourd’hui ?


              • Thomas Thomas 13 septembre 2007 16:49

                Je ne vois guère l’intérêt de votre article. Il ne verse rien au débat et sa seule finalité semble être de nous inciter à lire l’interview de Jean Arthuis.

                Concernant le MoDem, Bayrou a fait le constat d’une part de l’incapacité de la gauche à évoluer et se moderniser, d’autre part de l’absence de préoccupation sociale de l’UMP. Il est donc parti occuper cet espace, sans trop prendre le temps de se concerter avec le reste de son parti. Devant les sondages prometteurs, ceux-ci l’ont d’ailleurs volontiers laisser faire et le résultat est là (18,57% au 1er tour).

                Mais cette voie, pour judicieuse qu’elle soit, n’a pas été suffisante et nombre d’anciens UDF ont préféré se cramponner au pouvoir que de persister dans une voie dont Bayrou a démontré le bien fondé mais qui demeure aventureuse.

                Du coup, il existe deux tendances au centre :

                - Bayrou risque tout pour tenter de prospérer sur les ruines du PS, créer le parti social-démocrate vers lequel le PS n’a pas su évoluer, tout en essayant de garder une partie de son électorat traditionnel

                - Morin privilégie la sécurité et la continuité dans l’alliance avec l’UMP

                En principe, cette division devrait nuire à tous les centristes... sauf s’il existe un apport de voix de gauches et (dans une moindre mesure) de droite à se partager.

                Le grand pari et la grande incertitude de Bayrou, c’est l’effondrement de PS.


                • Voltaire Voltaire 13 septembre 2007 17:20

                  Je partage tout à fait cette analyse.

                  Il est évident que l’avenir de Bayrou et du MoDem dépend beaucoup de celui du PS. Mais celui-ci semble assez mal parti à court terme. Cela pourrait permettre au MoDem d’occuper l’espace et de s’organiser, même si les élections municipales seront nécessairement compliquées.

                  A centre-droit, le nouveau centre est mort-né, faute de financement politique. Le MoDem pourrait donc conserver cet électorat si la politique de Nicolas Sarkozy ne porte pas de fruits rapidement pour les classes moyennes.

                  Les élections municipales seront cependant un test intéresant. Tout parti a besoin d’élus locaux, pour servir de réservoir à candidats pour des élections nationales, pour élire des sénateurs, pour servir de relais dans l’opinion. Le MoDem va devoir faire preuve de souplesse sans apparaitre comme dépourvu de ligne directrice.

                  La critique de Jean Arthuis sur l’organisation de l’UDF ou du MoDem ne manque pas d’arguments. Bayrou doit trouver des cadres sur qui il accepte de se reposer pour l’organisation de son parti. Mais en revanche, son jugement poltiique et sociétal me semble erroné : la demande pour un parti politique comme le MoDem n’a pas disparue, et l’UDF ne peut remplir ce rôle.


                • Thomas Thomas 13 septembre 2007 18:14

                  Bayrou a perdu une grande partie de ses cadres avec la fuite vers le Nouveau Centre. Donc il ne faut guère s’étonner de le voir tenir seul la barre. Ce n’est pas du messianisme, c’est juste qu’il se retrouve bien seul. En plus de reconstruire une formation politique, il doit lui donner une stature, lui trouver des responsables sans se contenter de prendre tous ceux qui se présentent juste parce que les places sont vides, et reconstruire un état-major. Il existe forcément des perles dans les 45000 adhérents confirmés. Reste à les identifier !


                • Ronath Ronath 13 septembre 2007 19:08

                  Fianlement, mon article aura eu au moins le mérite de vous faire réagir. Effectivement, je vosu renvoi vers celui de J. ARTHUIS car pour moi, centriste, il me semble important de pouvoir réagir à cet article aussi. En ce qui concerne votre point de vue, il s’agirait, si je ne me trompe que d’une vision très sociale démocrate de la création du MODEM et de rassemblement des gens de la gauche ? Ca n’était pas ma vision de l’UDF quand j’ai suivi FB aux élections présidentielles...


                • Ronath Ronath 13 septembre 2007 19:14

                  Je vous rejoint en grande partie sur cette analyse sauf sur le fait que le Nouveau Centre est mort né. Tout comme le Modem, il va devoir aller aux municipales car c’est aussi une quesiton de survie pour ce parti. En l’absence de relais locaux, ce parti qui n’a plus les financements (encore qu’il faut voir comment ils vont se partager la cagnotte de l’DF), il disparaîtra avant son congrés constitutif. Je crois une alternative dans le Nouveau Centre


                • vivelecentre 13 septembre 2007 18:16

                  «  »Pour en revenir à François Bayrou et l’interview de Jean Arthuis, je citerai simplement cette phrase qui est le sentiment ressenti par certains, dont moi « Il y a d’abord un problème de gouvernance. La gouvernance mise en pratique par François Bayrou est aux antipodes de la démocratie. On a assisté à une centralisation du pouvoir, à une dilution des responsabilités. Le poste de secrétaire général n’a pas été pourvu depuis le départ d’Anne-Marie Idrac en 2002 et le siège du parti s’est transformé en QG de la fédération de Paris. On ne gère pas un parti comme on anime une secte. »«  »

                  cela fait du bien d’entendre certaines verités !!!!!


                  • Thomas Thomas 13 septembre 2007 18:25

                    Ce n’est pas faux. Mais Bayrou doit bien savoir qu’on ne construit pas seul un parti politique. Ses cadres ont pour la plupart subitement disparu et il doit se reconstruire un état-major, ce qui suppose préalablement d’identifier de nouveaux responsables à fort potentiel. Je ne serais pas choqué que ça prenne une année. Au delà, il y aura effectivement matière à s’interroger.


                  • Ronath Ronath 13 septembre 2007 19:10

                    Oui et non. Ses cadres sont partis car il les a abandonné. Pour le MODEM, vidé de tous ses cadres, ce parti aura au moins le mérite de proposer un renouvellement de sa classe politique et peut être faire émerger de nouvelles têtes avec de nouvelles idées. A suivre ?


                  • Thomas Thomas 13 septembre 2007 19:31

                    Dire que Bayrou a abandonné ses cadres est un abus de langage, mais il y a un fond de vérité.

                    Il est certain que Bayrou a infléchi la ligne directrice de l’UDF, et ceci remonte déjà à la précédente élection législative lorsqu’il a interdit aux membres de l’UDF de prendre part au gouvernement (De Robien est notoirement passé outre). Il voulait déjà se démarquer de l’UMP.

                    Il l’a encore un peu plus infléchi lors de la présidentielle, sans grande concertation apparente, sans doute parce que la piètre personnalité de la candidate PS lui laissait de l’espace à gauche et que la personnalité particulière de Sarkozy pouvait décourager les électeurs de centre droit de préférer l’UMP. Le contexte électoral et le calendrier ne permettaient guère d’organiser un congrès pour valider cette orientation.

                    Bien lui en a pris puisqu’il a presque triplé son score précédent !

                    Maintenant, je peux comprendre que certains UDF historiques, plus « UMP mous » que centristes regrettent ce temps là. Et Bayrou a du faire son calcul. Un de perdu, 3 de retrouvé... en principe.

                    On peut dire sans abus que Bayrou a abandonné une partie de ses électeurs par calcul électoraliste et sans doute aussi par conviction personnelle. Après, ses cadres se sont positionnés. Beaucoup ont refusé le calcul électoral profitable au parti (et répondant à une demande réelle des électeurs) pour un calcul électoral plus personnel.

                    Je pense que si ces cadres avaient eu un peu plus de courage politique, d’une part certains auraient été élus malgré la concurrence de candidats UMP, d’autre part l’UDF se serait d’emblée imposé comme un parti crédible et porteur de valeurs, face à un PS décati et une UMP à la ligne résolument conservatrice.


                  • Ronath Ronath 14 septembre 2007 09:29

                    L’UDF avait toutes ses chances, sauf que dans l’entre 2 tours, FB, n’avait pas besoin de créer un nouveau parti dans ce cas. Son score était suffisant pourcréer un nouvel élan politique pour les échéances suivantes. C’est cette rupture avec l’UDF qui pour moi nous a mis au plus mal


                  • Imhotep Imhotep 13 septembre 2007 18:50

                    Juste un correctif que l’auteur semble ignorer. La création du Modem a été approuvée par 2000 conseillers nationaux avec 97 % des voix - l’article est donc faux et veut prouver ce que pense l’auteur au mépris des faits. Ce n’est donc absolument pas une décision unilatérale de Bayrou mais un choix collectif après incitation du leader de l’UDF. Ensuite Sarkozy fait sans doute mieux comme leader tout puissant de parti et comme chef incontesté de secte. Il suffit de lire les réactions des sarkozistes qui approuvent tout et leur contraire : un seul exemple l’ouverture. En communion avec leur chef ils disaient que la France devait être gouvernée à droite ou à gauche que le choix était clair et limpide et même que ce qui est devenue l’ouverture était à l’époque antidémocratique. Donc avant l’élection c’est antidémocratique et impossible à réaliser, c’est terriblement mal mais après il suffit que Gargantua le propose pour que cela soit le summum de la politique. Ca oui c’est une secte. C’est une secte quand le Guide devient président de la République et que son parti accepte le dos courbé et le sourire lâche et satisfait aux lèvres que le président soit remplacé par trois vice-présidents et un secrétaire national avec deux adjoints, sexumvir qui vient chercher les ordres chaque mercredi à l’Elysée de façon tout à fait anticonstitutionnelle car le palais de l’Elysée n’est pas la direction occulte dans les locaux de la République de l’UMP.


                    • Justin Themiddle Justin Themiddle 13 septembre 2007 18:58

                      « Comme je le répète souvent, ce n’est pas dans l’opposition systématique que l’on est libre ! »

                      Mais FB ne s’est jamais positionné dans un démarche d’opposition systématique, non ? La liberté d’un mouvement politique se jauge par rapport à sa liberté de penser et de manoeuvrer. En l’occurence, cela implique une indépendance prononcée vis-à-vis des courants dominants. Le Modem s’inscrit dans la démarche de pouvoir lier des alliances sur la base des idées seulesc et cela implique qu’il ne soit pas rattaché de fait à un autre courant qui aurait la force de contenir la capacité du parti à émerger. La politique qui doit être suivi ne doit donc pas être la même que celle du nouveau-centre.


                      • Ronath Ronath 13 septembre 2007 19:11

                        Est ce à voir avec une politique du Centre Mou ? N’est ce pas le contraire de ce qu’il a défendu pendant les élections présidentielles ?


                      • Justin Themiddle Justin Themiddle 13 septembre 2007 19:16

                        ? ??

                        Je ne comprend pas votre interrogation. Qu’entendez-vous par politique du « centre mou » ?


                      • moebius 13 septembre 2007 21:49

                        ... le centre est mou mais il peut etre intransigeant et trés dur sur sa « molesse »....plaisanterie mise a part, le centre est « mou » parce qu’il ne prend pas parti pour l’un ou l’autre des camps qui s’oppossent eux dans une lutte a mort, manichéenne et trivialement binaire comme le sont toute les luttes... Ca nous le savons...Le centre politique et le tiéde raisonnable attend toujours la fin de l’empoignate pour se décider enfin apporter son petit appoint de force qui peut faire la différence. A ce point de conclusion, le centre entre enfin en action ; Au grand dam de ses électeurs qui n’avait pas compris ça, il se scinde en deux groupes. Un groupe rejoint le pouvoir un autre entreprend une courageuse et intransigeante traversée du dessert en vue d’une autre oasis...Bon ! ceci dit on sait que le modem lui penche ou mise sur la gauche...a moins qu’une autre formation a droite n’émerge pour couper l’herbe sous les pieds de la gauche...toujours possible tant ce centre est l’enjeu de toutes les attentions...toujours des calculs avec le centre, toujours...puisqu’il est au centre, la ou les forces s’annulent alors qu’elles se déchainent à la périphérie... Mais quand à voir un jour le centre gouverner ceux qui peuvent croire cela sont des imbéciles et ceux qui tentent de vous le faire accroire sont de fieffés menteurs et des cyniques de la pire espece. « Molesse » c’est cette nostalgie de « l’harmonie » ou cette volonte hyppocrite de taire le nom de cette lutte qui au fond nous motive et nous dynamise...Molesse oui mais molesse dure et soyons raisonnable demandons l’impossible... mon dieu !...


                        • moebius 13 septembre 2007 21:57

                          ..pourquoi les gens (je pense ici à des jeunes que je connais) n’acceptent plus le combat social...vous devez grandir ! non !..il n’y aura pas de grand bouleversements sociaux professionnels pour vous dites donc ! ou alors c’est que vous etre déja satisfait, mais tout le monde n’est pas dans votre cas.


                        • moebius 13 septembre 2007 21:59

                          ...lutte des classes... au centre on prend du bide


                        • Justin Themiddle Justin Themiddle 13 septembre 2007 22:39

                          Si l’on applique le qualificatif « molesse » du fait que le centre ne prenne pas systématique parti pour la droite ou la gauche alors on se trompe de raisonnement. Le centre n’est pas mou et je vais expliquer pourquoi.

                          Le centre n’est pas mou car à chaque thématique il apporte une réponse tranchée qui est bien la preuve qu’il n’y a pas d’indécision. Justice, entreprise, social, Europe... Le centre apporte des réponses et ceux qui pointent la molesse du centre en fixant la balance gauche-droite qui ne penche d’aucun cotés se trompent royalement car ils en oublient l’essentiel : l’apport de solutions aux problèmes rencontrés.

                          Alors oui, sur certaines thématique le centre se trouve plus à droite sur d’autres il se trouve plus à gauche, il est à alors facile de comprendre pourquoi il n’y a pas plus de raison qu’il penche à droite plutôt à gauche et vis versa.

                          Cela signifie-t-il pour autant qu’il n’a pas sa propre vision de la société ? Assurément non.


                        • moebius 14 septembre 2007 02:48

                          ...oui mais tranché dans le mou..oui tranché parfois a gauche parfois a droite..et le centre reste inflexible sur ce balancement... le centre c’est pas mou, c’est rock ,mais comme rockin chair...au coin du feu... la pipe le chien, la campagne, la petite maison ,la prairie, la modération, un conservatisme tranquille et satisfait... En apparence seulement parce que c’est le lieu ou les calculs sont les plus apres et les plus « politiciens » mais qui surtout ne se donne pas a voir.... Catholisisme de notable tiedes et de pharisiens


                          • moebius 14 septembre 2007 02:48

                            ..lutte des classes ?


                          • moebius 14 septembre 2007 03:04

                            ..soyez malin mettez un pied dans un camp et l’autre dans l’autre camp...dansez maintenant...une valse, le centre est une danse à trois temps, et ainsi écartelé et dansant, un deux trois, un deux trois... vous aurez toutes les chances de vous investir d’une façon efficace dans « la lutte » mais vous serez un sujet d’amusement et de moquerie pour vos rares amis qui aurons encore conservé un peu d’indulgence pour vous...intransigeance

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