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Accueil du site > Tribune Libre > Un nouveau terrorisme sémantique d’État ?

Un nouveau terrorisme sémantique d’État ?

Le 16 juillet 2017, jour de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’hiv’, le nouveau chef de l’État, Emmanuel Macron, termina son discours par cette profession de foi enflammée : «  Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » Il fallait entendre cette petite phrase comme un soutien ostensible à la politique de Benjamin Netanyahou, présent dans l’auditoire, étrangement invité à cette cérémonie alors qu’aucun dirigeant israélien n’y avait jamais été convié jusque-là. 

Selon Dominique Vidal, journaliste et historien, spécialiste du Proche-Orient et notamment du conflit israélo-palestinien, ces paroles prononcées par le président de la République représentent une voie de fait contre la liberté d’expression et une faute politique grave qui risque de valider le délit d’opinion [1]. D’ailleurs, à peine quelques semaines plus tard, comme en écho à ces propos présidentiels, le représentant du Crif, Francis Kalifat, s’empressera d’exiger qu’une loi soit votée pour sanctionner l’antisionisme. 

Pour l’auteur du livre Antisionisme = Antisémitisme ?, si l’antisémitisme est un délit, l’antisionisme est une opinion et, en les confondant, on vise à interdire toute critique de la politique de Tel-Aviv. 

Le gouvernement israélien, issu des élections de 2015, s’affirme aujourd’hui comme un des plus extrémistes qu’Israël ait connu. Le premier ministre Netanyahou est un pur produit du sionisme révisioniste de Zeev Jabotinsky – dont son père, Bension Netanyahou, fut le secrétaire particulier, dans les années 30. Un processus de radicalisation totalitaire a été enclenché qui n’a plus rien à voir avec ce mouvement des kibboutzim, l’une des plus prometteuses expérimentations sociales du 20e siècle, avant sa captation par le révisionnisme colonisateur.

L’historien Zeev Sternhell, dans une tribune publiée dans le journal « Le Monde » du 17/02/2018, n’a pas hésité à condamner : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts ». Cette déclaration a provoqué la réprobation instantanée des médias pro-sionistes. Dans son éditorial de la revue Causeur du 20/02/2018, Élisabeth Lévy a pourfendu le traître de sa plume acérée : « Zeev Sternhell, savant utile de l’antisionisme  ». On croirait réentendre le discours macronien du Vél’ d’hiv’ ! Selon cette rhétorique du terrorisme sémantique, toute critique du sionisme est inacceptable puisqu’elle fait le jeu de l’antisionisme.

Pour dénoncer l’antisémitisme en France, Dominique Vidal a eu évidemment recours au bouc émissaire bifide Dieudonné-Soral. Cependant, la prise en compte de données sociologiques récentes est des plus instructives. Nous y apprenons que les rapports annuels publiés par la Commission nationale consultative des droits de l'homme sur « la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » contredisent la théorie de la « nouvelle judéophobie » avancée par Pierre-André Taguieff.

Comme l’antifascisme, le chantage à l’antisémitisme est une technique de parasitage de l’esprit critique. Hannah Arendt a fait de l’instrumentalisation de l’antisémisme un des thèmes de son livre Les Origines du totalitarisme. L’identification de l’antisionisme à l’antisémitisme s’apparente à la stratégie de la reductio ad hitlerum conceptualisée par le philosophe Leo Strauss dans Droit naturel et histoire (1953). D’ailleurs, comme le fait observer Dominique Vidal, la répression des Juifs sous Staline suffirait a montré l’inanité d’une telle identification. En effet, la répression antisémite dans l’URSS de l’après-guerre, de 1947 à 1953, coïncide avec une des rares phases pro-sionistes des dirigeants soviétiques. Durant cette période, l’émigration en provenance des « démocraties populaires » et surtout les livraisons d’armes via Prague aux forces juives en Palestine permettront à ces dernières de l’emporter dans la guerre de 1947-1949. Plus récemment, Netanyahou a démontré que les antisémites étaient fréquentables s’ils soutiennent la politique sioniste d’Israël, en rendant visite, juste après son séjour à Paris pour la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’hiv, à son homologue hongrois Vicktor Orban qui venait de réhabiliter Miklos Horthy, collaborateur de l’Allemagne nazi. On voit que l’antisémitisme peut faire bon ménage avec le sionisme. Theodor Herzl, le fondateur du sionisme ne disait-il pas : « Les antisémites seront nos amis les plus sûrs et les pays antisémites nos alliés.  » [2] 

En vérité, le discours macronien du 6 juillet 2017 pourrait poser les prémisses d’une loi liberticide qui, sous la caution de la lutte contre l’antisémitisme, nous obligerait à accepter une annexion de la Cisjordanie. La loi dite de « régularisarion », adoptée par la Knesset, le 2 février 2017, est-elle la première étape de ce programme ? Cette loi, pour l’instant gelée par la Cour suprême israélienne, autorise l’annexion de l’ensemble des colonies illégales baptisées « avant postes ». Ainsi, à plus ou moins long terme, c’est toute la Cisjordanie qui passerait sous la souveraineté d’Israël.

Paradoxalement, si la Cour suprême validait cette loi, ce programme d’annexion sioniste relancerait l’idée d’un État unique. En effet, face à l’impasse du processus de paix, la persistance de l’échec des accords d’Oslo et le perpétuel morcellement des territoires palestiniens occupés, la constitution d’un État binational en Palestine apparaît de nouveau comme la seule alternative, toute la question étant le type de binationalisme qui serait mis en place. 

L’idée d’un État binational fut lancée dans les années 20 par Martin Buber et Judah Magnes, recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem. À partir de leur association du Brit Shalom, l’Alliance de la paix, et sur les traces du sionisme éthique d’Ahad Ha’am, ils soutenaient la réalisation d’un État binational, dans un esprit de totale égalité des droits politiques entre les deux communautés, juive et arabe. Hannah Arend se rallia à cette vision d’un État fédéré mais, après le plan de partage de l’ONU, entre deux États juif et arabe, l’idée binanationale fut totalement oubliée.

 À la fin des années 70, après la guerre de Kippour, une partie de la droite du Likoud proche du mouvement des colons envisagea de nouveau la possibilité d’un État binational, à la condition qu’il s’établisse selon les principes intangibles du sionisme révisioniste, c’est-à-dire un État juif avec une minorité arabe. Si un tel scénario devait se produire aujourd’hui, il faudrait s’attendre à des déplacements de populations afin que la démographie palestinienne soit maintenue inférieure à la population israélienne. La reconnaissance d’un État d’apartheid sioniste pourrait alors trouver une légitimation sous le prétexte de se prémunir de l’antisémitisme arabe. 

 Le subterfuge rhétorique du terrorisme sémantique repose sur cette équation : sionisme=judaïsme. C’est ainsi que Michaël Bar-Zvi, disciple de Pierre Boutang et de Zeev Jabotinsky, par le seul titre de son dernier livre [3] voudrait suggérer que le sionisme révisioniste proposerait une « politique de la transmission » alors qu’il a induit, au contraire, une politique de rupture et de séparation avec le judaïsme. L’idéologie sioniste se fonde sur la négation de l’exil : refus de la diaspora juive et déni de l’exil imposé aux palestiniens. 

Moïse, le fondateur du peuple juif, n’a jamais mis les pieds en Palestine et le roman sioniste a tort de se référer à lui. En effet, l’entrée dans Canaan aurait dû s’opérer miraculeusement, sans aucune intervention humaine. Par l’épreuve des « Eaux de Mériba » (Nombres, 20, 8-13), Yahvé ordonne à Moïse de faire couler l’eau d’un rocher en lui parlant : le miracle doit uniquement s’opérer par le Verbe divin. Mais Moïse frappe le rocher et utilise ainsi la violence humaine pour accomplir sa mission. Le Zohar explique qu’Israël a été chassé de sa terre parce qu’il y était entré par la guerre et la violence.

D’autre part, si Moïse a promis aux enfants d’Israël la terre de Canaan, aux fils de Lévi, c’est-à-dire à sa propre tribu, il a annoncé qu’ils ne possèderaient rien dans le pays d’Israël : « L’Éternel dit à Aaron : Tu ne possèderas rien dans leur pays, et il n’y aura point de part pour toi au milieux d’eux ; c’est moi qui suis ta part et ta possession au milieu d’Israël. » (Nombres, 18, 20.) Moïse lance l’histoire juive sur une voie dialectique. L’idéal des uns sera de conquérir et de coloniser la terre de Canaan, ce sera le sionisme de Jabotinsky ; l’idéal des autres sera de trouver en Israël non un territoire mais l’héritage du judaïsme, ce sera le sionisme de Martin Buber. Seul ce dernier type de sionisme pourrait un jour ouvrir la perspective d’un État binational laïc et démocratique où le citoyen juif vivrait son exil en terre d’Israël.

                                      ***

Un élément stratégique essentiel de la rhétorique pro-sioniste a été la réinterprétation du conflit israélo-palestinien à l’aune de la « théorie du choc des civilisations » de Samuel Huntington. Cette réinterprétation tend à disculper l’État hébreu en transférant l’espace local du conflit vers un espace global marqué par une guerre planétaire entre l’axe du bien et l’axe du mal. La peur de l’islam, notamment depuis les attentats du 11 septembre 2001, a resserré le sentiment d’appartenance.

 Le 26 septembre 2001, à peine deux semaines après le drame des Twin Towers, on pouvait lire dans le grand quotidien Haaretz, cette effarante déclaration de Roger Cukiermann, à l’époque président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) : « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il doit absolument mettre en place un ministère de la Propagande, comme Goebbels.  »

 En France, cette « méthode » préconisée par Cukiermann a été longuement planifiée, depuis plus d’une décennie, autour de la judéophobie et du terrorisme islamiste. Le glissement sémantique de l’antisionisme à l’antisémitisme a permis de procéder à une inversion des rôles dans l’opinion. Selon cette grille de lecture, le conflit israélo-palestinien n’est plus perçu comme un conflit politique mais comme un conflit ethnico-confessionnel. Cette analyse transforme les Israéliens en victimes d’une haine séculaire qui voudrait les éradiquer.

C’est ce glissement sémantique qu’a officialisé Emmanuel Macron, lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’hiv’. Espérons que sa déclaration n’annonce pas l’officialisation future du ministère rêvé par Roger Cukiermann !

 _____________

NOTES :

[1] Cf. Dominique Vidal, Antisionisme=Antisémitisme. Réponse à Emmanuel Macron, Éditions Libertalia, 2018.

[2] Cité par Hannah Arendt dans « Réexamen du sionisme » in Auschwitz et Jérusalem, Deuxtemps Tierce, 1993, p. 115-116)

[3] Michel Bar-Zvi, Pour une politique de la transmission. Réflexions sur la question sioniste, Les provinciales, 2016.


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72 réactions à cet article    


  • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 14:35

    "Selon Dominique Vidal, journaliste et historien, spécialiste du Proche-Orient et notamment du conflit israélo-palestinien, ces paroles prononcées par le président de la République représentent une voie de fait contre la liberté d’expression et une faute politique grave qui risque de valider le délit d’opinion."

    La plupart de ceux qui contestent que l’antisionisme soit la forme contemporaine de l’antisémitisme, soutiennent que l’islamophobie est le cache-sexe du racisme anti-arabes.

    Et, pour ma part, je n’exclus pas que la répression de l’antisionisme soit considérée, par nos gouvernants, comme un préalable indispensable à la pénalisation de l’islamophobie.


    • JL JL 2 avril 15:48

      @Pierre Sanders
       
       autrement dit : c’est pas demain la veille que l’islamophobie sera un souci pour « nos gouvernantes ».
       
       
      Je déteste ce mot « gouvernants » qui relève de la servitude volontaire.
       
      Pour moi, il n’y a que des dictateurs (y compris dans les oligarchies) et des élus. Quand les élus trahissent, hé bien ce sont des traitres, tout bêtement.


    • Allexandre 2 avril 16:20

      @Pierre Sanders

      Votre point de vue est irrecevable. Dans « islamophobie », il y a « islam », une religion donc, alors que dans « antisionisme » il y a sionisme", idéologie impérialiste se démarquant très vite du judaïsme par l’théisme de la plupart de ses dirigeants.
      Par conséquent, l’un est totalement dissocié de l’autre, malgré la volonté acharnée des sionistes de les relier pour mieux manipuler les esprits. Le CRIF et la LICRA, ou plutôt LICA, savent très bien que les antisionistes ne sont majoritairement pas antisémites. Terme qui par ailleurs est une usurpation des juifs, une de plus, puisque les Arabes représentent aujourd’hui près de 96% des Sémites.
      La sémantique prend ici, tout son sens !!!

    • #Shawford #Shawford42 2 avril 16:23

      @Allexandre

      Où se trouvaient les mines d’or décrites par Arnaud BERNIER dans son 1er article sur AV ?


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 16:58

      @JL

      « Je déteste ce mot « gouvernants » qui relève de la servitude volontaire. »

      C’est tout à fait subjectif. Personnellement, je ne le ressens pas comme ça.

      Qu’on le veuille ou non, le gouvernement gouverne, et c’est à ce titre qu’il prépare une loi pour assimiler le sionisme à l’antisémitisme, avant de faire une énorme fleur aux musulmans en prohibant l’islamophobie, puisqu’il y a longtemps que les pouvoirs (?) publics n’ont plus rien à leur refuser.


    • Cadoudal Cadoudal 2 avril 17:01

      @Pierre Sanders
      Devraient plutôt remercier les sionistes les muzzs et leur alliés :
       
      "Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et Israël sont arrivés à un accord permettant le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l’Etat d’Israël règlera le statut de ceux qui resteront sur place"’, indique un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

      https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/israel-annule-un-projet-controverse-d-expulsions-de-migrants-africains_2686346.html


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 17:07

      @Allexandre

      « Dans « islamophobie », il y a « islam », une religion donc, alors que dans « antisionisme » il y a sionisme »..."

      Et alors, en quoi est-ce que cela empêche d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme d’une part, l’islamophobie au racisme anti-Arabes, d’autre part ?


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 17:14

      @Cadoudal

      « Devraient plutôt remercier les sionistes les muzzs et leur alliés... »

      D’autant plus que quand les Israéliens veulent se débarrasser de leurs clandestins, ils peuvent compter sur les Juifs d’ici pour pousser à leur accueil.

      "La mémoire collective des fuites et des persécutions des juifs dans l’histoire pousse la communauté vers l’empathie et l’aide de ces nouveaux migrants."

      https://fr.timesofisrael.com/les-associations-juives-de-france-et-la-crise-des-refugies/


    • Cadoudal Cadoudal 2 avril 17:20

      @Pierre Sanders
      Les juifs comme les souchiens ont quitté la Seine Saint Denis pour laisser la place à leurs remplaçants..

      Le seul avantage des juifs c’est qu’ils ont un pays de repli, les souchiens vont se laisser égorger sur place...


    • JL JL 2 avril 17:43

      @Pierre Sanders
       
       
      La fleur c’est aux sionistes qu’ils la font ; vous e nous ferez pas rendre des vessies pour des lanternes.
       
      Je reconnais bien là le prosélytisme hasbara
       
       Pfff
       


    • Allexandre 2 avril 17:45

      @Pierre Sanders

      C’est ce que l’on appelle l’amalgame. Le français est une langue précise, si vous ne savez pas le manier, autant s’en abstenir. C’est tout.

    • Cateaufoncel 2 avril 18:14

      @JL

      « La fleur c’est aux sionistes qu’ils la font... »

      En fait, ils font coup double, juifs et musulmans sont gagnants-gagnants, sur le dis de ces billes d’indigènes - les vrais pas les ersatz à Bouteldja :

      https://www.youtube.com/watch?v=8qST8I3j0u4


    • Le421 Le421 2 avril 18:17

      @Allexandre
      les antisionistes ne sont majoritairement pas antisémites.

      Je confirme.
      Assimiler les deux est une belle escroquerie intellectuelle.
      Encore un exploit de Jupiter !!

      Cela laissera bien du grain à moudre pour les partisans de la théorie juif égal riche...


    • Cateaufoncel 2 avril 18:17

      @Allexandre

      « C’est ce que l’on appelle l’amalgame. »

      C’est le pain quotidien de l’anti-France. Le seul qui soit prohibé, c’est Islam = Islamisme.

      Ceux que j’ai indiqués sont permanents dans les médias mainstream.


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 18:29

      @Cateaufoncel

      « Le seul qui soit prohibé, c’est Islam = Islamisme. »

      C’est aussi le seul contre lequel existe un médicament, le Padamalgam 500mg.

      Par exemple, affirmer que l’Islam, c’est l’islamisme au repos, et que l’islamisme, c’est l’Islam en action, est de ces formules qu’il faudra bannir dans les plus brefs délais.


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 18:32

      @belin

      « Ben toi tu t’en fous , t’es bien planqué au Sénégal... »

      C’est quand même à 95 % musulman...


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 18:44

      @Cadoudal

      « ...les souchiens vont se laisser égorger sur place... »

      Et ils ne pourront même plus se réfugier en Angleterre...

      https://pbs.twimg.com/media/DZxf_X_VAAAeY-l.jpg:large

      https://pbs.twimg.com/media/DZxbKt3U8AAM9RI.jpg


    • Montdragon Montdragon 2 avril 19:10

      @Pierre Sanders
      Très bien, l’Islam est le héraut de Sion, c’est gentil de le confirmer par écrit.


    • Allexandre 2 avril 19:29

      @Pierre Sanders

      Quand on a un peu de culture du sujet, effectivement, islam et islamisme sont différents dans le fond. Mais la propagande et le racisme bête et crasseux en ont décidé autrement !

    • Christian Labrune Christian Labrune 2 avril 20:23

      @Pierre Sanders
      J’ai déjà expliqué maintes fois sur ce site que l’antisionisme est pire que le vieil antisémitisme. L’antisionisme ajoute à l’antisémitisme, qui est déjà la plus crapuleuse des passions propres aux minus habens, une intention carrément génocidaire. S’il y a encore des imbéciles que ne l’ont pas compris, je peux refaire la démonstration.


    • Dom66 Dom66 2 avril 21:36

      @Le421
      + 10000 voir mon post plus bas
       smiley


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 22:01

      @Allexandre

      « ...islam et islamisme sont différents dans le fond. »


      Dans le fond peut-être, mais sur le fond, ils se réclament tous les deux du Coran, de la parole d’Allah (hou calbar) incréée et éternelle.

    • Pierre Sanders Pierre Sanders 2 avril 22:02

      @Christian Labrune

      « J’ai déjà expliqué maintes fois sur ce site... »


      Alors, il vous suffit de mettre un lien renvoyant à l’une de vos explications...

    • Gogonda Gogonda 3 avril 08:34

      @Pierre Sanders

      On sait tous très bien que certains cache leur haine du juifs derrière l’antisionisme, mais on se sert d’eux pour faire croire que tout antisioniste est donc un antisémite et là je dis non ! pas toujours...





    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 3 avril 10:14

      @Christian Labrune

      « S’il y a encore des imbéciles que ne l’ont pas compris, je peux refaire la démonstration. »

      Oui, oui, je suis preneur. J’adore revoir les bons sketchs !


    • Cadoudal Cadoudal 3 avril 10:51

      @belin

      « Ben toi tu t’en fous , t’es bien planqué au Sénégal »

      Surtout n’essaye pas de venir nous emmerder ici avec tes idées d’athlètes petit salafistolgbtiste, tu seras reçu selon tes mérites avec un grand coup de pied au cul...


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 3 avril 11:05

      @JL

      Bonjour, d’ailleurs le mot Oligarchie ne s’applique pas à cette bande de ploutocrates ! Les mots sont importants.


    • Allexandre 3 avril 12:34

      @Pierre Sanders

      Autant qu’entre catholicisme et intégrisme catholique !

    • V_Parlier V_Parlier 3 avril 13:30

      @Pierre Sanders
      Je ne vois pas trop finalement quelles options vous soutenez. Mais à propos d’une toute autre chose, je lis dans l’article : « son homologue hongrois Vicktor Orban qui venait de réhabiliter Miklos Horthy, collaborateur de l’Allemagne nazi ».
      -> Bref, quand un manipulateur dénonce d’autres manipulateurs.

      Même Wikipedia français (pas tellement connu comme repaire des promoteurs de positions eurosceptiques et assimilées) décrit les choses beaucoup plus modérément :
      « Au vu des réticences d’Horthy à contribuer à l’effort de guerre de l’Axe ainsi qu’à livrer les juifs hongrois aux autorités allemandes, et après plusieurs tentatives infructueuses du régent de négocier avec les Alliés une sortie du conflit pour son pays, les troupes allemandes prennent le contrôle du royaume en mars 1944 dans le cadre de l’opération Margarethe. En octobre suivant, après avoir annoncé la fin des hostilités, l’amiral est mis en état d’arrestation par les Allemands puis contraint à l’abdication ».

      J’aurais préféré que l’auteur nous montre comme exemple BHL soutenant les bandéristes de Kiev, ça ça aurait de la gueule !


    • V_Parlier V_Parlier 3 avril 13:37

      @Allexandre
      L’islam inclut un volet politique dès sa source, indépendamment des dérives occasionnelles (et politiques) que connaissent les religions. Donc c’est beaucoup plus difficile de le « modérer », ça pourra toujours être considéré comme du « faux islam » par de nombreux réfractaires.


    • Pierre Sanders Pierre Sanders 3 avril 13:45

      @Allexandre


      « Autant qu’entre catholicisme et intégrisme catholique ! »

      Là, vous vous trompez complètement. Les intégristes rejettent les orientations du Concile Vatican II, en quoi ils ont parfaitement raison, puisqu’elles tendent, concrètement, à transformer l’Eglise catholique en assoce détachée de la foi. 

      Dingoglio ne vient-il pas de déclarer que l’Enfer n’existe pas, contrairement à ce qu’affirme le Credo ? 

      Par ailleurs, on remarque, un peu partout, des ouvertures à la communion pour les divorcés remariés et des complaisances à l’égard des couples homosexuels totalement contraires à une tradition chrétienne déjà sérieusement écornée par les protestants.

      Je vous concède que c’est leur affaire, mais je voulais souligner le fossé existant entre l’intégrisme catholique et l’Eglise officielle, le premier qui reste fidèle aux Ecritures et la seconde qui s’en éloigne de plus en plus.

    • Pierre Sanders Pierre Sanders 3 avril 13:52

      @V_Parlier

      « Je ne vois pas trop finalement quelles options vous soutenez. »¨


      Je ne soutiens pas d’options, j’observe la pratique et notamment, en l’occurrence, le fait que ce sont les mêmes qui dénoncent l’amalgame sioniste = antisémite, qui pratiquent l’amalgame islamophobe = raciste.

    • Christian Labrune Christian Labrune 3 avril 14:09

      ADDENDUM

      A propos de la distinction entre antisémitisme et antisionisme, certains feraient bien d’essayer de comprendre cette analyse de Judea Pearl que je recopie plus bas. Son fils Daniel avait été éorgé en février 2002 par des jihadistes qui ont filmé et diffusé cette scène atroce, notamment Khalid Cheikf Mohammed qui avouera plus tard avoir lui-même décapité et découpé en plusieurs morceaux le corps de Daniel Pearl. A la différence de beaucoup qui s’expriment sur cette page, Judea Pearl sait de quoi il parle.

      J’ai mis en gras les passages les plus significatifs, c’est-à-dire la fin, mais le début sera fort instructif pour ceux qui ne connaissent Israël que par ce qu’en disent des media français très peu informés en général, quand ils ne s’appliquent pas, sciemment, à désinformer.

      Plus récemment, voir aussi cette émission très intéressante, sur i24news, qui commence précisément par cette distinction, tout à fait élémentaire et évidente, entre antisémitisme et antisionisme : https://www.dailymotion.com/video/x6gudur

      -------------------------------------------------------------------------

      L’antisémitisme rejette les Juifs en tant que membres égaux de la race humaine.

      L’antisionisme rejette Israël en tant que membre à part entière de la grande famille des nations.

      Les Juifs sont-ils une nation ? De nombreux philosophes argueraient que les Juifs constituent d’abord un peuple et secondairement une religion. Par ailleurs, la narration de l’Exode et la vision de la traversée vers la terre de Canaan se sont imprimées dans l’esprit du peuple juif avant qu’il reçoive la Torah au Mont Sinaï. Mais, philosophie mise à part, la conviction partagée de leur éventuel rapatriement sur leur lieu de naissance historique a constitué le moteur alimentant la persévérance et les espérances juives à travers le périple tourmenté qui a commencé avec l’expulsion romaine en l’an 70.

      Plus important : l’histoire partagée, et non la religion, est aujourd’hui la force unitaire primordiale qui est au principe de la société laïque, multi-ethnique d’Israël. La majorité de ses membres ne pratique pas les règles religieuses et ne croit pas à une transcendance divine, ni à la vie après la mort. La même chose s’applique au judaïsme américain, qui est, lui aussi, largement laïque. L’identification à un ethos historique commun, culminant dans la renaissance de l’Etat d’Israël, est le nœud central de la collectivité juive en Amérique.

      Il existe, bien sûr, des Juifs qui sont non-sionistes et même antisionistes. Le culte ultra-orthodoxe des Neturei Karta et le culte gauchiste de Noam Shomsky en sont des exemples notoires. Le premier rejette toute tentative terrestre d’interférer avec le projet messianique de D.ieu, alors que le second déteste toutes les formes de nationalisme, et plus spécialement, celles qui réussissent.

      Il y a aussi des Juifs qui trouvent difficile de défendre leur identité contre la perversité croissante de la propagande anti-israélienne, et qui, éventuellement cachent, renient ou dénoncent leurs racines juives, en leur préférant la reconnaissance sociale et autres commodités.

      Mais ce sont là, au mieux, des minorités marginales ; les forces vives de l’identité juive, actuellement, se nourrissent de l’histoire juive et de ses dérivés naturels – l’Etat d’Israël, sa lutte pour la survie, ses réalisations culturelles et scientifiques et son inlassable quête de paix.

      Selon cette approche de l’idée de nation juive, l’antisionisme est, de plusieurs manières, plus nocif que l’antisémitisme.

      Premièrement, l’antisionisme prend pour cible la partie la plus vulnérable du peuple juif, précisément, la population juive d’Israël, dont la sécurité physique et la dignité personnelle dépendent, de façon cruciale, du maintien de la souveraineté d’Israël. Dit de manière brutale, le projet antisioniste d’en finir avec Israël condamne 5 millions et demi d’êtres humains, la plupart d’entre eux réfugiés ou enfants de réfugiés, à vivre éternellement sans défense dans une région où les incitations génocidaires ne sont pas rares.

      Deuxièmement, les sociétés modernes ont développé des anticorps contre l’antisémitisme, mais pas contre l’antisionisme.  Aujourd’hui, les stéréotypes antisémites provoquent la répulsion chez la plupart des gens de conscience, alors que la rhétorique antisioniste est devenue un signe de sophistication académique et de reconnaissance sociale, dans certains cercles autorisés de l’université américaine et de l’élite médiatique. L’antisionisme se travestit sous la grande cape du débat politique, en s’exonérant du sens et des règles de la civilité, qui président au discours interreligieux, pour s’attaquer au symbole le plus cher de l’identité juive.

      Finalement, la rhétorique antisioniste est un couteau planté dans le dos du camp de la paix israélien, qui soutient, de façon écrasante, la solution à deux Etats. Il donne aussi une crédibilité aux ennemis de la coexistence, qui proclament que l’éventuelle élimination d’Israël est l’objectif secret de tout Palestinien.

      C’est l’antisionisme, dès lors, et non l’antisémitisme, qui constitue une menace existentielle bien plus dangereuse pour la vie, pour le triomphe historique de la justice et pour les efforts de paix au Moyen-Orient.

       Judea Pearl

        Professeur à l’UCLA (Université de Los Angeles) et Président de la Fondation Daniel Pearl.

        On trouvera le texte entier à cette page :

      http://www.debriefing.org/28090.html


    • Christian Labrune Christian Labrune 3 avril 14:11

      @Luc-Laurent Salvador

      voir, plus haut, mon intervention du 3 avril à 14:09.


    • JL JL 3 avril 14:56

      @Christian Labrune
       
       ’’L’antisémitisme rejette les Juifs en tant que membres égaux de la race humaine.’’
       
      Ainsi, vous convenez que l’antisémitisme n’est pas un racisme ; l’antisémitisme serait donc selon votre définition, un ostracisme ; dont acte
       
       
      ’L’antisionisme rejette Israël en tant que membre à part entière de la grande famille des nations.’’
       
      Israël n’est pas un membre de « la grande famille des nations » pour la bonne raison qu’il n’y a pas de grande famille des nations : Israël est une nation à l’instar des autres. Si Israël est rejeté par les peuples, et non pas par les nations, nuance, c’est parce que c’est un état voyou.


    • l' hermite Cyrus 3 avril 15:53

      un petit peintre et un informaticien endeuillé ont quel qualification dans les domaine de la géopolitique ?

      Vous êtes l’ exemple même que la "radicalisation touche toute les communauté dans les quartiers a problèmes .




    • Allexandre 3 avril 18:05

      @Pierre Sanders
      C’est vous qui vous trompez. Le catholicisme a longtemps été lié au politique, quand il ne l’a pas créé. La monarchie de droit divin n’est rien d’autre.

      De même, la majorité des musulmans rejettent l’islamisme, mais comme beaucoup, vous ne connaissez pas l’histoire de cette civilisation, et vous vous permettez de juger, comme si vous aviez un droit supérieur. Excepté que vous ne l’avez pas.Quant à la tradition chrétienne, elle est contraire à la parole du Christ. Vous faites partie de ces gens coincés dans leur tête, qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas en se référant à une soi-disant tradition qui relève plus de la superstition que de la foi. Vous n’êtes pas un chrétien. Vous êtes partisan d’une certaine Eglise à la vision étroite et dévoyée de la parole et de l’Amour porté par Jésus. C’est triste et à vomir. Vous êtes un intégriste, donc, l’équivalent d’un djihadiste. vous êtes à mettre dans le même sac et à balancer par dessus bord. Nous serions alors bien tranquilles, croyez-moi. Vous n’apportez rien à personne exceptées la haine, la violence et la critique gratuite. Aucun intérêt donc !

    • Pierre Sanders Pierre Sanders 3 avril 18:55

      @Allexandre« De même, la majorité des musulmans rejettent l’islamisme... »


      Ils cachent bien leur jeu, alors... Et ils se bougent un peu plus le c... pour exonérer Ramadan que pour désavouer les assassins qui s’inspirent du même Coran qu’eux.

      « Vous n’êtes pas un chrétien, »

      Au moins sur ce point, vous avez raison : je suis agnostique.

      « Vous n’apportez rien à personne exceptées la haine, la violence et la critique gratuite. »

      Peut-être, mais ce n’est jamais moi qui enseignerait quelque chose à un gosse en lui agitant une kalachnikov sous le nez ;

      https://twitter.com/twitter/statuses/979688150820966400


    • Allexandre 8 avril 23:04

      @Pierre Sanders
      Un prof qui se laisse à ce point manipuler par les médias ou par ses obsessions, c’est assez horrible !


    • leypanou 2 avril 14:41

      En vérité, le discours macronien du 6 juillet 2017 pourrait poser les prémisses d’une loi liberticide qui, sous la caution de la lutte contre l’antisémitisme : la loi sur les fake news sera mille fois pire et elle est aussi en réflexion (tous ces pseudo-observatoires sur le conspirationnisme, et autres gadgets/outils (Facebook, Google, etc, etc) contre les « fausses » nouvelles de journaux comme Le Monde, ou autres, ici comme à l’étranger, vont dans ce sens).

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Alain Santacreu

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