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Accueil du site > Tribune Libre > Une balance nommée Protasevitch,

Une balance nommée Protasevitch,

 

C'est une bien embêtante affaire pour la Lituanie et pour la Pologne qui a ruisselé sur les autres pays de l'Union européenne. Ils se seraient bien passés d'une aggravation de la crise diplomatique avec leur voisin avec qui ils étaient justement en délicatesse et dont ils avaient récemment, avec l'appui d'agences occidentales, essayé d'inverser le résultat de l'élection présidentielle. Cette affaire ruine tout espoir de voir la Biélorussie rompre avec l'ennemi désigné par l'Occident, à savoir la Russie de Vladimir Poutine.

 

Grâce à une ruse liée à une menace d'attentat, un avion de Ryanair ayant à son bord un jeune dissident biélorusse, un peu aventurier et un peu néo-nazi, du nom de Roman Protasevitch a été contraint suivant les règles de sécurité de la navigation aérienne à atterrir à Minsk où ce dernier a été arrêté.

 

Photos prises au Donbass provenant du smartphone de Roman Protasevitch.

 

Avant les élections présidentielles d'août 2020, la Biélorussie d'Alexandre Loukatchenko était tiraillée entre l'Est et l'Ouest. La bourgeoisie aisée des grandes villes ainsi que leurs enfants étudiant majoritairement en UE penchaient vers un rapprochement avec l'UE via la Pologne et les Pays baltes. i Une partie de l'ouest catholique du pays, celle qui un jour avait appartenu à la Pologne, était aussi tentée par cette approche.

Globalement, l'armée, les forces de l'ordre, les paysans, les ouvriers et les retraités qui représentent la majorité de la population biélorusse n'étaient pas tentés par le Partenariat oriental. Vu la situation désastreuse en Ukraine, c'était pour eux l'exemple à ne pas suivre.

 

La Biélorussie avait un niveau de vie équivalent, peut-être un peu inférieur, à celui de la Russie avec une moindre pauvreté (5,6 % de la population au lieu de 12 %) et tout le monde avait conscience qu'il y avait beaucoup à perdre.

Le pays avait su préserver les avantages sociaux de l'ère soviétique tout en s'ouvrant à l'économie de marché pour presque tous les secteurs. ii Les secteurs clés restant sous le contrôle de l’État avec des hommes de confiance à leur tête.

Le pays a su éviter le pillage économique à l'inverse de la Russie ou de l'Ukraine où des oligarques ont réussi à mettre la main sur tous les joyaux industriels hérités de l'Union soviétique.

Alexandre Loukatchenko a aussi repoussé jusqu'à présent la pression de la Russie dont les oligarques se seraient bien emparés des florissantes entreprises d’État.

La crise de 2020 a très peu impacté l'économie du pays. Ni la crise de la COVID ni les manifestations massives n'ont arrêté le travail dans les fermes et dans les usines. Le PIB a reculé d'environ 1,1 % en 2020, ce qui est un des taux les plus bas du monde.

Avec une dette souveraine de 46% du PIB, la Biélorussie est un des pays européens les mieux gérés.

 

Tout le monde ne soutenait cependant pas le « Vieil Homme » iii en Biélorussie. Il y a l'usure du pouvoir mais pas que !

Dans la perspective d'un rapprochement avec l'Occident suite à la signature du Partenariat oriental, Alexandre Loukatchenko a commis l'erreur d'accepter l'installation d'ONG occidentales dans son pays. Celles-ci ne se contentèrent pas que de veiller au respect des droits de l'homme et des valeurs et normes européennes. Elles se chargèrent d'un travail de sape contre les systèmes politique et économique (entreprises d’État) que les Occidentaux estimaient être un reliquat du communisme.

Elles facilitèrent le développement de blogs hostiles au pouvoir en promouvant la liberté d'expression avec par exemple le site du YouTubeur Sergueï Tikhanovski iv qui voulait se présenter à la présidentielle de 2020.

Parallèlement aux ONG, Alexandre Loukatchenko ne s'est pas opposé à l'ouverture d'écoles privées financées par des fonds occidentaux. On y dispensait des cours de droits européen et international et aussi les règles libérales du marché. Ces écoles recevaient des conférenciers étrangers et les étudiants étaient invités à faire des stages en Occident. En bref, il s'agissait de former une nouvelle élite biélorusse pro-occidentale.

Sept ans après l'Euromaïdan, certains pensaient que l'heure du départ d'Alexandre Loukatchenko était venue et ils ont déclenché des manifestations massives dans le pays pour contester le résultat des élections présidentielles.

Ce que ces déclencheurs de désordre avaient mal évalué, c'est que les Ukrainiens en 2013 rejetaient massivement toutes leurs élites politiques alors que le président biélorusse gardait un fort soutien populaire à l'intérieur des secteurs clés du pays. De plus, la Biélorussie a des services de renseignements efficients et des forces de sécurité fidèles.

Les manifestations se sont finalement éteintes avant l'hiver 2020 mais le feu couvait encore toujours sous les cendres.

 

On ne saura pas avant longtemps si c'est un coup du hasard ou si c'est un coup monté par les services secrets biélorusses (cent fois plus probable) mais un des principaux instigateurs v des manifestations de 2020 est tombé dans les mains de la police biélorusse. Son avion s'est retrouvé à Minsk et Roman Protasevitch était à bord avec un précieux ordinateur, un smartphone et une petite amie qui ne semble pas être une oie blanche malgré son joli minois.

 

Après un moment de surprise, l'opposition biélorusse en exil et ses soutiens politiques et financiers occidentaux ont réagi à la détention de leur protégé avec une maladresse déconcertante.

Selon eux, Roman Protasevitch aurait été battu, torturé... Alexandre Loukatchenko serait même personnellement descendu dans la chambre de torture pour soutirer des aveux à un journaliste innocent.

Si ce n'était pas tragique, ce serait comique. Il y a malheureusement encore trop de personnes crédules prête à avaler ce genre de couleuvre et je trouve qu'une telle crédulité massive est désolante et même inquiétante vu que ce n'est pas le seul exemple d'implication de médias mainstrean dans des affirmations aussi infondées.

 

J'ai personnellement regardé la première interview de Roman Protasevitch avec un journaliste biélorusse. Il était mal à l'aise, stressé et il semblait inquiet. La mise en scène de l'interview était lugubre. Un face-à-face sans arrière-plan mais il est évident que les agents de sécurité biélorusses ne devaient pas être loin derrière la caméra.

 

http://www.youtube.com/watch?v=nyT6TSVQyLU

Roman Protasevitch lors de sa première interview.

 

Roman Protasevitch était tout différent lors de sa deuxième apparition devant la presse. Il était détendu, souriant et il plaisantait souvent. Il a même proposé à un journaliste qui l'interrogeait sur de supposés sévices de se faire examiner par un médecin neutre pour mettre fin aux rumeurs. L'interview était en marge d'une conférence de presse donnée par les autorités biélorusses. Les diplomates occidentaux ainsi que les journalistes anglo-saxons ont quitté la salle quand Roman Protasevitch est venu s'asseoir à l'extrême droite de la table.

Cela fait partie de la conception actuelle du journalisme. On ne parle pas d'événements qui contredisent le storytelling officiel mais malheureusement pour eux, les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore.

 

Conférence de presse avec Roman Protasevitch.

 

Alors, que s'est-il passé pour que Roman Protasevitch collabore avec les autorités biélorusses. ?

 

La vérité est bien plus prosaïque. Elle tient dans une technique classique que tous les services policiers connaissent : cela s'appelle « Good cop, Bad cop ». vi

 

La première interview avait lieu quelques jours après son arrestation. Le(s) mauvais flic(s) lui a (ont) dit ce qui l'attend pour ses actions au sein de sa chaîne « Telegram Nexta ». Il sera accusé de terrorisme et de haute trahison. Il risque la peine de prison maximum en régime sévère voire la condamnation à mort vu que la Biélorussie est le seul pays d'Europe à encore l'appliquer. On lui a fait aussi savoir qu'il risque d'être livré à la République populaire de Lougansk pour être (rudement) interrogé sur ses activités au sein du bataillon néo-nazi Azov. Je ne sais pas ce qu'il a pu faire avec ces fanatiques mais j'imagine que ce ne sont pas de jolies choses. Lors de cette première interview, il a d'ailleurs craqué lorsque le journaliste a évoqué ce moment de sa vie.

L'instinct de survie lui a fait comprendre qu'il ne sert à rien de jouer le héro avec un régime aussi déterminé que celui d'Alexandre Loukatchenko.

Quand il fut mûr pour collaborer, il passa dans les mains du(des) bon(s) flic(s).

On lui a fait comprendre qu'il devra purger une peine mais que s'il collabore pleinement et s'il formule des regrets, cette peine pourra être réduite et même éventuellement n'être que symbolique.

Roman Protasevitch a alors donné tous les mots de passe de son ordinateur, de son Smartphone, a livré tous les noms d'opposants dont il se souvenait et a parlé de leurs rôles dans la tentative de renversement de régime de 2020.

On voyait manifestement qu'il était heureux d'avoir soulagé sa conscience lors de sa deuxième interview. C'était même pathétique de le voir répondre calmement aux questions alors qu'en Occident, on hurlait aux aveux extirpés par la torture.

Je dirais que je comprends qu'à 26 ans, on a d'autre rêves que de finir ses jours en prison.

Il faut aussi dire qu'il n'était pas du tout prévu que Roman Protasevitch tombe un jour dans les mains des services spéciaux biélorusses. N'importe quel agent professionnel est préparé à être arrêté et sait ce qu'il doit faire et peut dire et surtout ne pas dire.

En Pologne, le lieu du siège de Telegram Nexta, il était sous protection policière. Il en était de même lors de ses déplacements. Il est évident que Roman Protasevitch ne comprend pas comment il a pu tomber dans la gueule du loup et il doit se dire que sa sécurité n'a pas été vraiment prise au sérieux.

 

                                       Sofia Sapega.

 

Sofia Sapega, c'est le nom de sa petite amie, fréquentait une de ces écoles fondées par des associations occidentales dans le but de former une élite pro-occidentale. Cette école avait d'abord ouvert ses portes en Biélorussie mais sa licence lui avait ensuite été retirée.

Elle s'est alors délocalisée en Lituanie et elle recevait là des étudiants russes et biélorusses.

Il est difficile de croire que Sofia Sapega était apolitique car rien que fréquenter cette école est un acte politique.

Elle a reconnu avoir tenu un rôle abject dans les événements de 2020. Elle a mis en ligne sur la chaîne Telegram extrémiste « Livre noir » les noms des agents des forces de l'ordre et de leurs familles qu'on lui communiquait.

Souvenons-nous de l'émoi quand le nom d'un agent des forces de l'ordre avait été écrit sur les murs dans une banlieue en France ! Il s'agissait en Biélorussie de milliers de policiers et de leur famille dont les noms et adresses ont été divulgués.

Sofia Sapega est russe et c'est semble-t-il suite à la visite d'un membre du consulat de Russie qu'elle a commencé à parler. On lui a dit que le consulat va s'occuper de son cas et en attendant, on lui a conseillé de pleinement collaborer avec la police biélorusse.

 

Les deux révolutionnaires en herbe ont dû pleinement collaborer et il n'y a plus grand-chose à en tirer. Ils ont tous deux été mis en résidence surveillée (séparément) en attendant leur procès.

Une résidence surveillée assez libre vu qu'il y a des photos qui attestent qu'ils se sont promenés ensemble dans un parc.

 

Roman et Sofia en promenade dans un parc à Minsk il y a quelques jours.

 

Avant de conclure, je voudrais faire un bref commentaire sur la valeur des témoignages de Roman Protasevitch et de Sofia Sapega. J'entends dire que ce ne sont pas des déclarations spontanées vu qu'elles ont été faites avec une menace de longue incarcération et de ce fait, elles ne peuvent être retenues.

Si on suit cette logique, aucun témoignage de repenti de la mafia sicilienne n'est valable. Aux États-Unis, il en est de même dans les tribunaux où un accusé peut négocier un aménagement de sa peine s'il plaide coupable.

 

Les autorités biélorusses ont maintenant une montagne de renseignements à trier, à classer et à exploiter. Il y a gros à parier que ces renseignements seront partagés avec les autorités russes.

Les opposants réfugiés en Occident vont bien hésiter et bien évaluer leurs responsabilités dans les événements de 2020 avant de revenir en Biélorussie. Il y a des preuves d'implications d'éléments étrangers dans l'organisation des manifestations de 2020 dans les mains des autorités biélorusses.

C'est aussi une épée de Damoclès au-dessus de la tête de ceux qui ont collaboré avec l'opposition en dissidence en Biélorussie même et notamment sur le ou les fonctionnaires qui ont transmis les listes de noms de policiers. Il y a une vaste enquête en cours pour le ou les démasquer.

En attendant, la rupture des liens entre la Biélorussie et le couple Pologne-Pays baltes se poursuit. Les importantes exportations de produits biélorusses (produits pétroliers et engrais potassiques) sont réorientés vers un port russe au détriment des Pays baltes dont les ports et les chemins de fer étaient déjà presque en faillite suite à la perte du transit russe.

Le réseau BRELL vii est rompu et le coût de l'électricité a déjà augmenté de 25 % en Estonie.

La Biélorussie a suspendu (rompu suivant les médias en russe) sa participation au partenariat oriental. L'UE a ainsi perdu une possibilité de regard sur les affaires biélorusses.

Les sanctions européennes vont une fois de plus nous faire du tort à nous-même.

Il est par exemple question de réduire les importations d'engrais potassiques de Biélorussie (environ 20 % de ses exportations sont pour l'UE) mais la Biélorussie pourrait facilement réorienter toutes ses exportations d'engrais potassiques vers l'Asie et laisser l'UE dans la pénurie ou à la merci de la Russie qui exporte les mêmes engrais.

L'UE et sa bureaucratie est une fois de plus dans l'incohérence et se cherche des difficultés pour des raisons liées à des valeurs qui ne sont même plus respectées par plusieurs de ses membres juste à un moment où elle a besoin de toute son énergie pour relancer son économie.

D'après les dernières nouvelles, la libération de Roman Protasevitch n'est plus demandée (en fait, il est quasi libre et n'a pas envie de retourner en Pologne). L'UE exige la libération de toutes les personnes arrêtées en 2020, plusieurs centaines de personnes, comme si la Biélorussie allait obtempérer le doigt sur la couture du pantalon.

Tout cela rapproche de plus en plus la Biélorussie de la Russie et une fusion des deux pays est à nouveau à l'ordre du jour.

Alexandre Loukatchenko n'est pas un tendre. Avec les confessions de Roman et de Sofia et le décryptage de leurs ordinateurs, il détient des informations de première importance sur l'opposition, son financement, ses liens avec l'étranger et ses objectifs.

Nul doute qu'il les utilisera à son avantage au moment opportun.

Pour finir, il faut dire un mot sur le projet d'assassinat d'Alexandre Loukatchenko et de son fils par des dissidents qui ont été arrêtés en Russie.

Il n'y a pas beaucoup de détails qui filtrent sur cette affaire et on ne sait pas si c'est un projet d'individualités sans lien avec l'opposition ou un complot dirigé par l'opposition.

C'est évidemment une affaire à suivre aussi.

 

 

iLe Partenariat oriental a été lancé en 2009 pendant la présidence du Conseil de l'Union européenne par la Suède avec l'appui de la Pologne. Il s'agissait d'attirer six pays de l'ex-URSS dans l'orbite de l'Union européenne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_oriental#cite_note-1

iiLa Biélorussie est le pays des start-ups. Cela prouve que ce n'est pas un régime soviétisé comme on cherche à nous le faire croire. https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-bielorussie-inattendu-eldorado-des-start-up-en-europe-de-l-est-20190825

iiiAlexandre Loukatchenko est surnommé starik (старик) par certains médias biélorusses et leurs lecteurs. Je n'arrive pas à le voir comme un vieil homme d'autant plus qu'il est sportif (hockey sur glace) et n'a que 66 ans (Vladimir Poutine, 68 ans). Il est depuis longtemps aussi surnomé "batkou" (Батьку) qui veut dire "papa".

ivOn peut faire un parallèle entre Sergueï Tikhanovski et Alexeï Navalny : utilisation d'Internet pour dénoncer le régime avec pour les deux, des dérives farfelues, financement par des fonds provenant de l'étranger, ambitions politiques et attaques contre le chef de l’État. Sergueï Tikhanovski a été arrêté et il attend son procès.

vRoman Protasevitch n'était certainement pas une tête pensante de la tentative de renversement d'Alexandre Loukatchenko. Il avait un rôle médiatique de coordination des protestations mais les instructions venaient d'ailleurs. Je crois qu'il s'en rend compte et que cela le frustre profondément. Il a l'impression de payer à la place d'autres.

viTraduction : « Bon flic, Mauvais flic ».

viiLe réseau BRELL est un réseau électrique de l'époque soviétique qui relie la Russie, la Biélorussie et les Pays baltes. Il a permis de fournir jusqu'à présent une électricité 25 % moins chère aux Pays baltes qui n'ont pas d'usine de production d'électricité digne de ce nom.


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69 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Lampion 5 juillet 08:20

    La Bratva n’est plus ce qu’elle était.. la formation laisse à désirer.


    • Pierre Pierre 5 juillet 09:03

      @Lampion
      Je ne crois pas qu’on peut parler de confrérie en ce qui concerne l’opposition biélorusse en exil. Il y a trop d’opposants qui ont des ambitions présidentielles et des objectifs différents.. 

      • Tikhanovskaïa veut être nommée présidente pour passer le flambeau à son mari.
      • La Pologne a ses propres ambitions et mettrait bien un homme de paille à la tête de la Biélorussie pour fusionner les deux pays.
      • Les gros bras néo-nazi ukrainiens étaient déjà entrés en action contre les forces de l’ordre biélorusses. Ils ont déjà fait passer des centaines d’armes d’Ukraine en Biélorussie en vue d’une révolte de type Euromaïdan. Loukatchenko a dû faire fermer la frontière pour mettre fin à ce trafic..
      • Il y a aussi une opposition pro-russe qui place ses pions.

      Si Loukatchenko lâche la bride, il risque d’être très vite débordé et il y aura le chaos en Biélorussie comme en Ukraine.


    • Gégène Gégène 5 juillet 09:01

      « L’UE exige la libération de toutes les personnes arrêtées en 2020 »

      et sinon, c’est quand que l’UE exige la libération de Julian Assange

      (ou de Georges Ibrahim Abdallah en France) ???


      • Pierre Pierre 5 juillet 09:08

        @Gégène
        J’ai entendu récemment une idée très drôle.
        Pourquoi Vladimir Poutine ne propose-t-il pas d’échanger Alexeï Navalny contre Julian Assange ? Il n’y a peut-être pas encore pensé !


      • Gégène Gégène 5 juillet 09:17

        @Pierre

        un « principal opposant » aussi tarte, on ne le lâche pas comme ça smiley


      • xana 5 juillet 10:27

        @Pierre
        Parce que VP sait très bien la valeur d’échange de Navalny : Pas un kopeck, même aux yeux des occidentaux.
        Sa seule valeur est d’être un « martyr » aux yeux des médias occidentaux.

        Et puis imaginez qu’un échange se fasse. Navalny n’est même pas capable d’écrire un bouquin. Et d’ailleurs les occidentaux ont été échaudés avec Soljenitsyne. Non, ces gars-là sont plus intéressants pour l’Empire dans les prisons russes...


      • Pierre Pierre 5 juillet 10:43

        @xana
        J’ai la même opinion que vous sur Navalny. 
        Ce qui compte, c’est qu’il le propose. Il offre la liberté un « martyr » qui ne reviendra plus et relance la polémique sur l’emprisonnement illégal de Julian Assange. 
        J’espère qu’il va y penser.


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 5 juillet 09:14

        La Biélorussie est le pays des start-ups. Cela prouve que ce n’est pas un régime soviétisé comme on cherche à nous le faire croire

        Quel mal y-a-t-il a être un pays soviétisé ? D’autre part, il doit y avoir dans les 70% d’entreprises publiques. C’est quand même assez soviétique...


        • Pierre Pierre 5 juillet 09:34

          @Opposition contrôlée
          Combien y avait-il d’entreprises contrôlées par l’Etat en France il y a 50 ans ? 
          Est-ce qu’on doit dire que la France était un pays soviétisé ?
          La Biélorussie a très bien résisté à la crise de 2008-2010. Elle sort de la crise de 2020 avec très peu de pertes.
          Je constate simplement qu’avoir beaucoup d’entreprises publiques permet de mieux contrôler son économie en cas de crise.


        • roman_garev 5 juillet 11:15

          @Pierre
          Ces soi-disant « sorties des crises avec très peu de pertes » biélorusses semblent avoir pour véritable cause le soutien caché de la Russie estimé à $100 milliards...
          L’économie biélorusse devient de moins en moins concurrente. Son échec définitif serait imminent et et de plus en plus proche. 


        • roman_garev 5 juillet 11:17

          @roman_garev
          $100 milliards de dollars US, évidemment. Pas de roubles. 


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 5 juillet 11:20

          @Pierre

          Combien y avait-il d’entreprises contrôlées par l’Etat en France il y a 50 ans ? 

          En terme d’effectif salarié, cela représentait 10%.
          En valeur ajoutée 12%.
          En capital brut 28%.
          (https://www.persee.fr/doc/reco_0035-2764_1983_num_34_3_408726)

          La Biélorussie a très bien résisté à la crise 

          Certainement, mais j’ai tendance à précisément attribuer ça à la nature soviétique de l’économie biélorusse.


        • Trelawney Trelawney 5 juillet 11:52

          @Pierre
          Combien y avait-il d’entreprises contrôlées par l’Etat en France il y a 50 ans ? Vous voulez parler de 1981 et des nationalisations à tout va. Et il me semble qu’on l’a payé très cher par la suite.

          Pour ce qui est de la Bielorussie, 25% de son PIB (63 milliards de $ c’est pas lourd) provient du privé et surtout du (tourisme et agriculture). Tout le reste provient du secteur public. Ce qui en fait un pays très fragile économiquement à moins qu’il se change en Corée du Nord.

          avoir beaucoup d’entreprises publiques permet de mieux contrôler son économie en cas de crise.
          On ne contrôle pas son économie en cas de crise. On fait le dos rond et on attend que ca passe. Pour la Bielorussie, le contrôle de son économie est de fermer les frontières et vivre en autarcie. PIB par habitant 7500$ à peu prés autant que la Cote d’Ivoire.


        • Gégène Gégène 5 juillet 12:09

          @Trelawney
          si ce pays était si fragile les occidentaux se seraient contentés d’attendre . . . 
          quant aux chiffres, suffit de les torturer pour qu’ils disent ce qu’on veut smiley


        • Trelawney Trelawney 5 juillet 12:31

          @Gégène
          quant aux chiffres, suffit de les torturer pour qu’ils disent ce qu’on veut
          C’est un concept communiste et je ne suis pas communiste



        • JP94 5 juillet 17:19

          @Opposition contrôlée
          précisons aussi que ces nationalisations sont le fruit du 8 mai 1945, qui est aussi une victoire de classe, minorée à l’ouest : le Patronat, collabo dès avant la guerre ( en vue de la mener contre l’URSS), une armée défaitiste, un PCF, incarnation de la classe ouvrière ayant résisté au fascisme ( et bien avant la guerre), Pierre Villon ayant rédigé le programme du CNR -le prestige et le rôle de l’URSS alors, tout ce contexte a permis les nationalisations  et même les luttes de libération ailleurs.

          Jusque dans les années 80, ( au début) nationaliser était encore au programme de la gauche donc dans toutes les têtes, on allait vers plus de nationalisations ! 

          C’est la chute de l’URSS qui a permis les privatisations en France-même...

          N’en déplaise à Roman Garev, les médias russes ont passé leur temps à dénigrer Loukachenko avant la tentative de coup d’Etat et sur quelles bases ? non, la Russie n’a pas soutenu économiquement la Biélorussie : je connais des ingénieurs russes spoliés par Gorbatchev et sous Poutine, certes la situation a évolué  peut-être aussi par crainte d’une nouvelle révolution ou retour au socialisme ? mais il n’empêche que tous ces ingénieurs soit sont au chômage, soit sont sous-employés, soit ont dû quitter la Russie, et ne sont certainement pas des libéraux ! 
          Mais pas non plus « pro-Poutine »...qui mène une politique antisociale. La casse des retraites, c’est comme ici ! la casse du Droit du travail, c’est comme ici ! l’obligation vaccinale et les mesures répressives et le passeport sanitaire qui permet d’aller se contaminer ailleurs puis de contaminer les autres ( merci Sobyanine et Mouachko les totalitaires) c’est comme ici !

          Par contre, ces Russes sont allés en Biélorussie, ou ont rencontré des ingénieurs biélorusses, ont discuté avec eux : et eux ils avaient du boulot, une situation stable ! et ne risquaient pas d’aller défiler en 4x4 avec le drapeau collabo que brandissaient les Hiwis à Minsk sous occupation nazie.


        • Pierre Pierre 6 juillet 05:53

          @roman_garev
          On sait que la Biélorussie est subventionnée par la Russie (notamment les rabais sur les hydrocarbures) comme l’était avant l’Ukraine. 
          Ce qu’on sait moins, c’est que Loukatchenko a voulu faire comme Ianoukovitch. Il a ouvert la porte aux Occidentaux (achat de pétrole américain notamment) et il voulait garder les avantages russes. Les Occidentaux l’ont trahi et il lui est presque arrivé la même chose qu’à Ianoukovitch. Les Occidentaux sont trop gourmands et pas assez patients. smiley
          Maintenant, il est au abois. S’il perd l’aide russe, il est cuit. Ce ne sont plus les bourgeois des villes qui vont descendre dans la rue mais ce sera les ouvriers et les fonctionnaires.


        • xana 5 juillet 09:23

          Merci Pierre pour cet article qui éclaire mieux l’affaire Protassevitch.

          Cependant j’en étais resté à l’hypothèse d’une trahison de R.Protass par ses petits copains de Nexta. Or ceci n’apparaît pas, et vous semblez penser que les services biélorusses auraient détourné l’avion Ryanair pour le capturer, ainsi que tous les médias occidentaux l’ont -évidemment— affirmé aussitôt.

          Protass a probablement tout avoué sur son rôle en Biélorussie, et ça lui donnera probablement une chance de ne pas être transféré à Lougansk où il risque beaucoup plus car son rôle chez Azov n’est pas clair.

          Un dernier point est le silence des médias occidentaux. Autant ils se sont agités lors de sa capture, autant maintenant ils se taisent. Amusant.


          • Pierre Pierre 5 juillet 09:59

            @xana
            Merci pour le commentaire.
            L’hypothèse de la trahison n’est évidement pas à écarter.
            Je pense cependant qu’il y avait des moyens plus faciles pour l’écarter à moins qu’on ait voulu en faire une victime expiatoire.
            Avec tout ce qu’il a balancé, je ne vois pas ce que l’opposition a gagné.
            Il y a aussi les 4 Russes qui n’ont pas embarqués sur Ryanair à Minsk ! A éclaircir.
            Je suis étonné que les médias occidentaux n’ont pas repéré leurs agents secrets favoris (Boshirov et Petrov)  dans les environs de l’avion. smiley


          • Pierre Pierre 5 juillet 10:07

            @xana
            Ce qui est intéressant pour les services policiers biélorusses, c’est de faire croire à Protasevitch qu’il a été trahi.


          • JP94 5 juillet 17:29

            @xana
            oui, c’est aussi ce que j’ai lu comme analyse, ne serait-ce que parce qu’apparemment, le KGB biélorusse ne savait pas que Protasevitch était à bord, mais le traçage de l’alerte et l’analyse chronologique exacte montrent une action étrangère. 
            Protasévitch était peut-être devenu inutile sauf à créer un incident...sur lequel les réactions occidentales « unanimes » semblent tout aussi dictées de l’étranger... et les précédents -occidentaux oubliés.


          • roman_garev 5 juillet 11:01

            Bonjour Pierre.

            Le 2 juillet Loukachenko a annoncé des nouveaux booms curieux.

            Sur les partisans visant à brûler les camions, sur la langue presque coupée de son propagandiste le plus ardent Azarionok. De sorte que Protass et son amie Sofia sont presqu’oubliés.


            • Pierre Pierre 6 juillet 06:14

              @roman_garev
              Bonjour Roman,
              Merci pour le lien.
              Oui, je suis au courant. Loukatchenko exploite l’effet de cette tentative de coup d’Etat (et d’assassinat) à fond pour le moment. 
              Les TV occidentales nous ont abreuvés d’images de foules pacifiques qui défilaient en 2020 à Minsk. Elles n’ont pas montré les images d’affrontements violents entre des émeutiers et la police avec tirs de balles en caoutchouc. Il y a un noyau dur formé à en découdre avec les forces de l’ordre en Biélorussie avec sans doute des renforts ukrainiens. C’est pourquoi Roman et Sofia feraient bien de rester confinés, ce ne sont pas les autorités biélorusses qui sont une menace pour leur vie.
              D’après ce que je lis, ces voyous sont identifiés un par un et ils se font arrêter au petit matin.


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 juillet 14:37

              @Pierre. LoukaCHenko !


            • Furax Furax 5 juillet 12:24

              Merci pour cet article fort bien argumenté.

              Il faut souhaiter que Loukachenko

              tienne face aux financements de la raclure Soros et aux bêlements des néocons européens (Jadot, Glucksmann...Macron pour ce qui nous concerne).

              Réponse du président Biélorussse à notre petit génie :

              “Premièrement. En tant que président et partant des principes énoncés par M. Macron lui-même (dans son appel à ma démission), je voudrais dire que, suivant sa propre logique, M. Macron aurait dû démissionner il y a deux ans déjà, quand dans les rues de Paris ont commencé à sortir les ‘gilets jaunes’. Les années passent, les ‘gilets’ sont toujours là et M. Macron est étonnamment toujours en poste."

              dans :

              https://www.courrierinternational.com/article/replique-pour-le-president-bielorusse-loukachenko-macron-doit-balayer-devant-sa-porte


              • Pierre Pierre 6 juillet 06:29

                @Furax
                Nous vivons dans un monde surréaliste. 
                On peut éventuellement reprocher à Loukatchenko d’avoir fermé la porte aux candidats pro-européens et pro-russes aux dernière présidentielles mais de là à me faire croire qu’une inconnue sans charisme aurait battu Loukatchenko à la présidentielle, il y a un abime en distance.
                C’est un peu comme si on essayait de me faire croire qu’Alain Soral a été interdit à la présidentielle mais sa femme a été autorisée à se présenter et elle aurait battu le président sortant. C’est ridicule de croire cela et c’est ce que les médias mainstream essaient de nous faire croire.


              • JMBerniolles 5 juillet 14:56

                Bonjour Pierre,

                Merci pour cet article bien construit et clair.

                A propos de l’ancien réseau électrique soviétique ;

                Il y a peu j’ai été sollicité par une revue pour donner mon avis sur la sureté de la nouvelle centrale électrique nucléaire construite à Ostrovets en Belarus qui vient de démarrer et qui se situe à 50 kms de Vilnius en Lituanie 

                La sureté de ces réacteurs nucléaires russes VVER avait été mise en cause de manière agressive par les Parlementaires européens, puis la commission européenne. Cette sûreté des VVER est conçue dans le même esprit que nos REP par exemple. Il n’y a pas de problèmes et l’affaire s’est dégonflée. 

                A cette occasion je me suis rendu compte que les pays Baltes étaient toujours dépendants de l’ancien réseau électrique soviétique. 

                Pour eux basculer sur un réseau indépendant et raccordé avec le réseau électrique des pays de l’UE nécessiterait un formidable investissement de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Tout cela pour se raccorder à un réseau qui a de gros problèmes. 

                C’est incroyable comme tous les éléments énergétiques, économiques... rattachent encore ces pays à la Russie




                • Pierre Pierre 6 juillet 06:57

                  @JMBerniolles
                  Bonjour et merci pour ce commentaire.
                  Oui, ce raccordement au réseau BRELL est une anomalie vu la russophobie ambiante mais c’est pour le moment le seul réseau qui existe.
                  On parle aussi d’un raccordement par câble à la Suède mais qui va payer pour cela ?
                  Les Baltes sont habitués à voir leurs infrastructure financées par l’UE. Ils voudraient aussi voir une ligne TGV arriver chez eux avec une prolongation vers Helsinki mais ce n’est pas rentable et nous sommes en régime libéral.
                  Les Baltes ont crû qu’ils seraient toujours indispensable pour le transit des exportations russes. C’est raté, les Russes ont construit leurs propres ports sur la Baltique et les Baltes ont perdu leur vache à lait.
                  Les ponts sont rompus et Lavrov ne répond même plus aux sollicitations de négociations des Baltes.
                  Ils ne doivent pas craindre pour leur sécurité, la Russie n’a pas envie d’encore s’encombrer de suceurs de sang. Les Pays baltes resteront l’appendice est de l’UE tant que l’UE survivra.
                  .


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 juillet 12:34

                  @Pierre
                  la Russie n’a pas envie d’encore s’encombrer de suceurs de sang

                  la Russie poutinienne dans ses oeuvres :

                  baltes ukrainiens, arméniens, tous des suceurs de sangs qui finiront dans la ruine et le chaos.

                  Il ne vous reste plus que l’amitié de ce brave Erdogan... jusqu’à ce qu’il prenne trop confiance et vous morde les mollets à son tour :
                  2 crocodiles dans le même marigot


                • Pierre Pierre 6 juillet 14:11

                  @Olivier Perriet
                  Si Boris Eltsine a fait une chose de bien pour la Russie, c’est bien de laisser partir les républiques qui formaient l’Union soviétique. Le transfert de richesses de la Russie vers les autres républiques était continu et appauvrissait la Russie, le noyau central de l’Union soviétique. 
                  Poutine a tort s’il pense que la fin de l’Union soviétique a été une catastrophe. D’accord sur un certain plan vu le brassage de population mais d’un point de vue économique, la Russie sort grande gagnante. 
                  Poutine a raison de dire qu’il va cesser de donner à manger à des chiens qui mordent la main qui les nourrit.


                • JP94 5 juillet 17:36

                  A propos, il s’est crée un site : ça peut intéresser certains ici ...

                  http://belarusolidarite.eklablog.com/


                  • titi 5 juillet 21:08

                    @L’auteur

                    Vous êtes amusant avec vos amis à essayer de justifier l’injustifiable.

                    Il y a quelques semaines le détournement n’en était finalement pas un mais un détournement volontaire du pilote (avec recopie in extenso des communications avec la tour)

                    Je sais plus quel lauréat du Poutine Méga Top Suce Boule, nous expliquait que c’était tout à faire normal que l’avion n’aille pas « au plus court » pour un atterrissage d’urgence.

                    Là maintenant vous essayez de noircir le portrait de l’opposant à Loukachenko.

                    Avec de photos « issues de son portable »... Obtenues comment ?

                    C’est super mais à force de chercher bonnes excuses sur bonnes excuses vous n’êtes plus du tout crédible : ca montre que vous n’êtes pas du tout là pour servir la vérité, mais uniquement pour fabriquer une multitude de théories, créer un nuage de fumée... la « fabrique de l’ignorance ».

                    Le fait que vous soyez une douzaine sur ce site à essayer de justifier les actes de Poutine ou de Loukachenko, montre que ces deux fiers à bras n’ont pas tant les coudées franches.

                    Quand on fait n’importe nawak, on devient n’importe nawak. 


                    • Pierre Pierre 6 juillet 01:26

                      @titi

                      Juste quelques éléments supplémentaires pour souligner votre mauvaise foi.

                      • Je me suis renseigné. Quand il y a une alerte à la bombe dans un avion, le pilote ne doit pas atterrir à sa destination parce qu’une balise peut la déclencher ou un complice peut avoir une commande à distance. Le pilote a suivi la procédure normale.
                      • Le Mig 29 qui a décollé ne s’est jamais approché à moins de 40 km de l’avion civil. Ni le pilote ni aucun passager n’a vu d’avion militaire et il n’a donc pas contraint le Ryanair à changer de cap..
                      • Le pilote était à 2 minutes de la frontière lituanienne et il aurait pu commencer sa descente vers Vilnius. C’est lui qui à décider de suivre la procédure normale et de mettre le cap sur Minsk après avoir consulté la direction de la compagnie.
                      • Pour ce qui est des vrais détournements d’avions, je peux vous en citer une dizaine commise par les Occidentaux. Le premier à ma connaissance a été commis par les Français en 1956 et elle a coûté la liberté à 5 dirigeants politiques du FNL dont Ben Bella.  https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9tournement_de_l%27avion_du_FLN
                      • Je n’ai pas à noircir Protasevitch.. Il se décrédibilise lui-même en balançant tout. La deuxième vidéo est claire et il ne faut pas connaître le russe pour comprendre qu’il collabore pleinement avec les autorités biélorusses.
                      • Les médias occidentaux avaient repris en chœur les accusations de tortures lancées par l’opposition en exil. C’est vrai qu’ils employaient souvent le conditionnel mais je n’ai pas lu de démenti depuis la conférence de presse.
                      • Les photos de son portable sont une preuve accablante de son idéologie néo-nazie. Ce que vous ignorer mais c’est normal, vous ne sucer pas de boules mais vous êtes un ignorant. Une interview d’un volontaire qui se battait dans le bataillon néo-nazi Azov était parue dans un magazine ukrainien il y a quelques années. Il évoquait sa haine des Russes, son désir de tous les tuer etc. L’article était illustré par une photo en uniforme du volontaire en question avec le visage flouté et on a retrouvé dans son portable la photo originale et c’était le visage de Protasévitch. Alors, vous restez encore toujours aussi supporter de votre opposant à Loukatchenko ?
                      • Je ne peut m’empêcher du plaisir de vous donner les résultats d’un sondage en Biélorussie. La majorité des manifestants de 2020 regrettent d’avoir défilé et ils ont honte d’avoir été manipulés. Il reste les gros bras qui se sont crus sur le Maïdan et qui tapaient sur les flics. Un par un, ils sont identifiés et ils tremblent comme des feuilles quand on vient les arrêter au petit matin. Ce n’est pas la même chose quand on est seul ou quand on est 100 face à des flics.

                      A nawak, nawak et demi. Bonne journée et n’intervenez plus pour des sujets dont vous ignorez tout.


                    • reptile cyrus 6 juillet 01:57

                      @Pierre

                      Je suis bien conscient du personage peut recomendable qu’ est l’ ancien de la legion azov .

                      Mais je pense qu’ on devrais considerer les transit comme des ambassade diplomatique quand un atterissage de securité est demandé .

                      Imagine le cas ou un avion soit detourner sous ce pretexte , atterisse chez daech , et que tout les non virege , non parié soit marié de force selon la loi islamique ...

                      exemple tiré par les cheveux et outrancier , mais je pense parlant ...
                      il est bien plus sur , d’ arreter les gens a la descente d’ avion normal avec un mandat interpol que de metre le doigt dans l’ engrenage des detournement d’ etat .


                    • Pierre Pierre 6 juillet 05:27

                      @cyrus
                      « ...je pense qu’ on devrait considérer les transits comme des ambassades diplomatiques... » 
                      Vous faite bien d’utiliser le conditionnel parce que cette règle n’existe pas.
                      Je vais vous donner un exemple tiré par les cheveux inverse.
                      Un avion avec Ben Laden à bord doit faire un atterrissage de sécurité aux États-Unis. Les Américains ne pourraient pas l’arrêter ! Vous pourriez mettre Edward Snowden à la place de Ben Laden pour faire moins tiré par les cheveux et vous demander si son avion ne serait pas contraint d’atterrir s’il survole les Etats-Unis.
                      En 1985, des avions US interceptent un avion sur la ligne régulière Le Caire-Tunis avec à bord les pirates qui avaient pris les passagers de l’Achille Lauro en otage (et tué un passager américain) et l’avait contraint à atterrir en Italie.
                      Est-ce que cela a fait un grave incident entre les pays européens et les États-Unis et est-ce que les États-Unis ont été sanctionnés ?
                      La vérité, c’est que Roman Protasevitch est un inconscient et il n’aurait jamais dû prendre un vol qui passait au-dessus de la Biélorussie.


                    • titi 6 juillet 23:37

                      @Pierre

                      « Je me suis renseigné. Quand il y a une alerte à la bombe dans un avion, le pilote ne doit pas atterrir à sa destination parce qu’une balise peut la déclencher ou un complice peut avoir une commande à distance. Le pilote a suivi la procédure normale. »

                      La procédure normale c’est celle là :
                      D’abord baisser l’altitude pour équilibrer les pressions entre intérieur et extérieur de l’appareil.
                      Ensuite le pilote choisit soit de continuer sa route, soit de se dérouter vers le lieu permettant l’atterrissage le plus rapide.
                      En clair il y avait deux choix possible : continuer, ou se poser à Grodno (GNA)

                      Il y a une exception : si un avion militaire vient à sa rencontre alors le pilote doit suivre l’avion militaire.

                      Votre histoire de télécommande c’est de la guignolerie... enfin de la Poutinerie plutôt.



                    • titi 6 juillet 23:42

                      @Pierre

                      « Est-ce que cela a fait un grave incident entre les pays européens et les États-Unis et est-ce que les États-Unis ont été sanctionnés ? »

                      Oui cela a déclenché une crise diplomatique entre l’Italie et les USA.
                      L’Italie avait acheté la paix avec les terroristes palestiniens : aucune arrestation contre aucun attentat (même si il y a eu un accident...)
                      L’arrestation des pourritures de l’Achille Lauro sur le sol Italien remettait en question ce marché.


                    • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 juillet 12:29

                      Bon, puisque vous êtes sûr qu’A Loukachenka a gagné les élections à 85%, effectivement, il n’y a plus rien à dire. En fait, tout part de là, et ce n’est pas un détail de l’histoire. Il aurait pu aussi être réélu « normalement », à 55%. Mais allez savoir pourquoi il ne l’a pas fait.

                      J’avais vu un reportage sur le sujet il n’y a pas longtemps, et ça faisait effectivement penser aux gilets jaunes... Des manifestations rituelles tous les samedis, surtout de jeunes (mais les jeunes c’est l’avenir...) et le pouvoir qui fait le gros dos avec la police. Et cela ne dégénère pas au delà du week end. Le lundi tout le monde retourne au boulot. Donc ce n’est pas si grave que cela.

                      À la différence toutefois que Macron n’est pas réélu sans discontinuer depuis 30 ans. Mais vous allez me dire qu’il s’agit de dirigeants interchangeables qui font tous la même chose, et que tout cela revient toujours au(x) même(s) :

                      on arrive toujours à construire une analyse pour légitimer ce qu’on veut, quitte à tordre un peu le bras aux faits.

                      Bon sinon, si on part dans les délire, moi aussi je peux développer une fiction osée :

                      les troubles en Biélorussie sont le fait du Krémlin. Objectivement, c’est clairement à Moscou que « profite le crime ».

                      Les relations entre Poutine et Loukachenko n’étaient pas si bonnes contrairement à ce que l’on pourrait penser. D’où sa légère inclinaison vers l’Europe de l’Ouest. Le président bielorusse n’avait pas particulièrement apprécié la récupération de la Crimée. La Biélorussie se voyait la suivante sur la liste.

                      Grâce aux manifestations, Poutine s’est donc fait d’un rival indocile un obligé. CQFD.

                      PS : entre ça et l’Arménie qui se fait casser la gueule par les turco-azeris encouragés par Moscou, il n’est pas très agréable d’être dans le voisinage russe. Je crois que la prétention russe à être une puissance d’équilibre est morte de l’attaque azerbaïdjanaise de septembre 2020 pour punir le gouvernement arménien « indocile ».


                      • Matlemat Matlemat 6 juillet 13:45

                        @Olivier Perriet
                         La France, confinement total pendant deux mois, masque obligatoire et couvre feu. La Biélorussie, quelle mesures sanitaires ?

                         Avons eu plus de liberté en 2020 en France ou en Biélorussie ?

                         Pour la Russie, qui pèse le plus et avec qui il ne vaut pas mieux s’embrouiller ? l’Arménie ou la Turquie plus l’Azerbaïdjan ?
                          


                      • Pierre Pierre 6 juillet 13:56

                        @Olivier Perriet
                        Vous dites à la fois des choses vraie et des absurdités.

                        • Ou avez-vous lu que j’ai dit que Loukatchenko a été élu avec 85 % des voix. Même Poutine ne le croit pas.
                        • Sociologiquement, les gilets jaune et les manifestants de 2020 en Biélorussie n’ont rien en commun. Les gilets jaunes, c’est le pays profond. Les manifestant biélorusses, ce sont des fils de bourgeois des villes et leurs mères, la même classe sociale que les manifestants de mai 68.
                        • « ...les jeunes c’est l’avenir... » Mon œil ! Quelles que soient les époques, les jeunes ont toujours été en révolte contre le pouvoir établi, leurs parents en premier mais il leur manque du recul. Ils n’ont pas l’expérience de la vie qui fait voir les choses de manière plus nuancées. Ils muriront et deviendront moins radicaux quand ils auront des responsabilités familiales et professionnelles.
                        • Pour moi, un dirigeant politique peut être réélu un nombre indéfini de fois tant qu’il ne commet pas d’erreur. Voyez Merkel. Elle aurait encore pu être élue au moins deux fois si elle n’avait pas commis l’erreur d’ouvrir l’Allemagne à l’immigration. Loukatchenko a commis une erreur en s’acoquinant avec l’Occident, il ne se représentera plus à une présidentielle.
                        • C’est vous qui tordez le bras à la vérité. Les faits prouvent que les manifestations ont été organisées de l’étranger, la Pologne et la Lituanie en l’occurrence. Que diriez-vous si le mouvement des gilets jaunes avait été coordonné de Biélorussie ? 
                        • Vous inversez l’ordre des choses. C’est Poutine qui n’apprécie pas le double jeu de Loukatckenko. Il profite des frontières ouvertes avec la Russie pour laisser passer tous les produits sanctionnés. Vous imaginez le littoral biélorusse... OK ? Eh bien la Biélorussie est le premier fournisseur de crustacés de la Russie ! Et les pommes polonaises aussi sous sanctions transitent sans difficulté vers la Russie. Comme pour des raisons économiques, Poutine ne peut pas fermer sa frontière, il a décidé de réduire la ristourne sur le pétrole. Loukatchenko a alors décidé d’acheter du pétrole américain pour se venger. Tout cela est bien fini, il est devenu un parfait petit caniche de Poutine. Pour la Crimée, c’est l’étape suivante. Belavia a perdu ses créneaux vers l’Europe. La compagnie devra se réorienter vers l’Est et ce ne sera autorisé par la Russie que si elle dessert aussi la Crimée.
                        • L’Arménie a voté pour un candidat Soros. C’est son problème mais elle ne peut se passer d’une alliance avec la Russie, le seul pays qui ne l’a jamais trahi. Elle se trouverait sinon prise en étau entre le Turquie et l’Azerbaïdjan. Si l’Arménie avait reconnu la Crimée russe, il en aurait été autrement.

                      • JC_Lavau JC_Lavau 6 juillet 14:24

                        @Pierre : Аляксaндр Рыгoравіч Лукашэнка

                        Александр Григорьевич Лукашенко

                        Pas de tcha ! CHA !
                        Loukachenko en français.


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 juillet 15:07

                        @Pierre
                        Ou avez-vous lu que j’ai dit que Loukatchenko a été élu avec 85 % des voix.


                        Le résultat officiel est 80%.

                        Sociologiquement, les gilets jaune et les manifestants de 2020 en Biélorussie n’ont rien en commun. Les gilets jaunes, c’est le pays profond. Les manifestant biélorusses, ce sont des fils de bourgeois des villes et leurs mères, la même classe sociale que les manifestants de mai 68.


                        Et alors ? ça n’empêche pas le parallèlisme de la situation.

                        C’est vous qui tordez le bras à la vérité.


                        Oui, c’était une blague.

                        L’Arménie a voté pour un candidat Soros. C’est son problème mais elle ne peut se passer d’une alliance avec la Russie, le seul pays qui ne l’a jamais trahi. Elle se trouverait sinon prise en étau entre le Turquie et l’Azerbaïdjan. Si l’Arménie avait reconnu la Crimée russe, il en aurait été autrement.

                        Loukachenko n’a pas reconnu la Crimée non plus. La Russie a trahi l’Arménie en 2020 et tout le monde a vu ce que vaut l’alliance avec Poutine : c’est devenir son vassal. 


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 juillet 15:10

                        @Matlemat

                        Pour la Russie, qui pèse le plus et avec qui il ne vaut pas mieux s’embrouiller ? l’Arménie ou la Turquie plus l’Azerbaïdjan ?

                        On laisse à la Russie « eurasienne » le soin de s’allier à l’islam et aux turcs, jusqu’au jour où ils se boufferont mutuellement.
                        Mais qu’on ne vienne pas vanter la « loyauté » poutinienne.


                      • Pierre Pierre 6 juillet 16:06

                        @JC_Lavau
                        Merci pour m’avoir signifié l’erreur.
                        J’étais persuadé que son nom s’écrivait Лукащэнка.


                      • Pierre Pierre 6 juillet 16:40

                        @Olivier Perriet
                        Je connais très bien le problème du Haut-Karabagh. C’est hors sujet par rapport à l’article mais cela mérite quand-même une réponse.
                        Quand le Haut-Karabagh a proclamé son indépendance en 1991, il occupait un territoire plus grand que la partie arménienne historique. Dans les années 1990 et 2000, la Russie a à plusieurs reprise proposé sa médiation pour partager équitablement le territoire. L’Arménie avait refusé tout compromis territorial avec l’Azerbaïdjan. 
                        Maintenant, la situation est inversée. C’est l’Azerbaïdjan qui occupe une partie arménienne historique et la Russie y a des forces d’interposition pour garantir la paix.
                        L’Arménie ne reconnait même pas elle-même le Haut-Karabagh alors comment voulez-vous que la Russie s’engage militairement pour défendre ce territoire.
                        Des dirigeants arméniens intelligents auraient accepté un compromis territorial et auraient négocié une reconnaissance de l’indépendance du Haut-Karabagh contre la reconnaissance de la Crimée russe. Ainsi, la Russie aurait été obligée d’intervenir suivant le traité de défense avec l’Arménie.
                        Pour rappel. L’Azerbaïdjan n’a pas envahi le territoire arménien, auquel cas l’armée russe serait intervenue.


                      • Matlemat Matlemat 6 juillet 17:56

                        @Olivier Perriet

                         Donc plus de liberté en Biélorussie qu’en France , mais ça vous fait mal de l’admettre.

                         Il faut tenir compte des rapport de force et ne pas rentrer dans une stupide guerre de religion.

                        Ca vous ferait plaisir que Poutine aille faire la guerre à l’Islam ?


                      • Matlemat Matlemat 6 juillet 18:04

                        @Pierre
                         Est ce que la Russie aurait défendu l’Arménie dans le HK en échange d’une simple reconnaissance de la Crimée russe ?

                        On peut en douter vu que la Russie défend la Crimée seule sans besoin aucun de l’aide arménienne, allié de peu de poids. 


                      • Pierre Pierre 6 juillet 18:37

                        @Matlemat
                        J’ai bien précisé que c’est après un compromis territorial et sous-entendu garanti par la Russie. On ne peut dire quels auraient été les termes de cet accord mais il y aurait sans doute eu des troupes russes sur place pour garantir la sécurité des Arméniens.
                        On se serait trouvé exactement dans le même cas de figure qu’en Ossétie du Sud ou l’armée russe est intervenue sans même avoir un mandat. Non ?


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 juillet 11:52

                        @Matlemat
                        Donc plus de liberté en Biélorussie qu’en France , mais ça vous fait mal de l’admettre.

                        Je ne l’ai pas ouvert sur ce chapitre, donc vous répondez à une question que je n’ai pas posée. Je vous laisse donc parler seul.

                        Il faut tenir compte des rapport de force et ne pas rentrer dans une stupide guerre de religion. Ca vous ferait plaisir que Poutine aille faire la guerre à l’Islam ?

                        Alors si vous prônez le réalisme entre la Turquie et la Russie, mais vous prônez plus ou moins l’affrontement entre la France et les USA. Chacun son choix. Mais lorsque Erdogan enverra des réfugiés en Europe avec l’appui poutinien, vous en tant que Français pro Poutine, vous direz quoi ?


                      • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 juillet 11:58

                        @Pierre

                        Sauf que en 1991, la « libération » du Karabagh s’est évidemment faite avec l’appui russe, l’Arménie étant un nain par rapport à l’Azerbaïdjan.

                        Sauf que l’intervention turco azérie de 2020 s’est bien évidemment faite avec l’accord du Kremelin, qui ne s’est pas privé justement, de rappeler que la Russie ne garantissait que les frontières arméniennes officielles (autrement dit « allez y les gars ») D’ailleurs, lorsque Poutine a sifflé la fin de la partie, ça s’est arrêté en 3 jours.

                        Je passe sur le déversement de propagande qu’il y a eu à ce moment, sur le thème « Bien fait pour Paschinian ».

                        Voilà donc comment la Russie traite ses voisins, Biélorussie comprise.


                      • Pierre Pierre 7 juillet 15:58

                        @Olivier Perriet
                        «  ;; ;l’Arménie étant un nain par rapport à l’Azerbaïdjan. »  Pas au début des années 1990.
                        « Sauf que l’intervention turco azérie de 2020 s’est bien évidemment faite avec l’accord du Kremelin, » Où avez-vous trouvé ça ?!
                        « Bien fait pour Paschinian » Effectivement, il avait jusque là pris ses distances avec le Kremlin et personne sauf Poutine n’est venu en aide de l’Arménie quand l’Azerbaïdjan a lancé son offensive.
                        « Voilà donc comment la Russie traite ses voisins, Biélorussie comprise. » Si vous lisiez les médias russes, vous sauriez que la Russie a décidé de changer d’attitude avec ses voisins qui jouent un double jeu : vous nous soutenez et on vous aidera sinon, débrouillez-vous et assumez.



                      • Matlemat Matlemat 7 juillet 16:34

                        @Olivier Perriet
                        On va en rester la vu que vous choisissez ce qui vous arrange de répondre et vous racontez n’importe quoi sur le reste, je ne prone nullement l’affrontement avec les USA et ne suit pas non plus pro poutine, ce que je vous ai expliqué n’a servi visiblement à rien, vous ne changerez pas de logiciel.

                        Poutine soutient Erdogan sur l’envoi des migrants ? cela sort de votre imagination ?

                        Tout ce qui peut faire exploser l’UE est bon pour la Russie, et bon pour les européens alors.

                        La Turquie est essentielle à l’OTAN pour flanquer le sud ouest de la Russie, vous êtes nul en géopolitique, j’aurais essayer de vous faire évoluer un peu, sans succès.

                        Allez affronter Erdogan et les islamistes du monde, vous ne resterez pas en vie longtemps sans une solide protection.


                      • Luniterre 7 juillet 19:04

                        @Pierre
                        Précision :
                        La seule « version » qui se prononcerait « tch » (« Loukatchenko »), ce serait celle-là : « Лукаченко »

                        « Лукащенко », au contraire, se prononcerait limite « Loukachiennko » (...comme « ...chienne-ko » !).

                        Mais on a donc bien Лукашенко, qui se prononce « Loukachenko », le « o » final, n’étant pas accentué, se prononçant donc presque « a », en fait...

                        Les noms propres en terminaison « o » ne se déclinent pas.

                        Son surnom, Батька, « Batka », se décline, par contre, suivant, bien que masculin, la déclinaison de forme féminine due à la terminaison en « a », et on peut se dire « pour Loukachenko ! » : За Батьку !, « Za Batkou ! », on peut aussi arborer un signe « Я Батька »,(« Ya Batka »), style « Je suis Batka », genre « Je suis Charlie »..., souvent contacté en « ЯМыБатька », (« YaMouiBatka »), « Je suis, nous sommes Batka », ce qui, au pluriel, forme donc un groupe de « Ябатьки », (Yabatki), comme les loukachenkistes sont parfois désignés !

                        Une majorité de gens parmi les classes populaires, semble-t-il, et, en quelque sorte, ce que l’on appelait, en France, il y a quelques années encore, la « majorité silencieuse », celle qui, précisément et au grand désespoir de l’Occident, a finalement totalement (unanimement, en fait, sauf quelques étudiants...) refusé de faire grève le 26 Octobre, à l’appel de Svetlana Tikhanovskaïa, qui avait donc posé un « ultimatum » pour la démission de Loukachenko, à partir de ce Lundi 26 Octobre 2020. A partir de ce camouflet énorme, les manifs « hebdomadaires » déjà en fort déclin depuis plusieurs semaines, se sont progressivement complètement taries, et elles n’ont pas repris depuis.

                        Même au plus « fort » de la « contestation », en Août-Septembre, la classe ouvrière n’a que très peu participé à l’agitation, avec rarement plus d’1 à 2% de grévistes, à l’exception de la mine de potasse Belaruskali, où il y a eu une brève pointe, jusqu’à 23%, selon les chiffres des grévistes eux-mêmes, à l’époque.

                        Cette mine de potasse étant l’une des richesses sur laquelle les puissances occidentales espéraient mettre la main, à l’issue du conflit. Et l’espèrent encore, en étranglant l’économie de ce petit pays par des sanctions équivalentes à un blocus, pour l’obliger à céder.

                        Néanmoins, pour l’instant, l’effet est plutôt de resserrer cette base ouvrière autour du régime de Loukachenko, qui fait de son mieux pour maintenir la production et le niveau social dans tous les secteurs.

                        Alors même que Tikhanovskaïa disposait d’un budget quasi pharaonique pour financer les grèves...

                        Mais entre des « indemnités » plus ou moins conséquentes fournies par des « ONG » douteuses et un boulot durable qu’ils ont déjà depuis des années, pour la plupart, les ouvriers ont rapidement compris ce qu’ils avaient à perdre, et qu’ils ne retrouveront plus jamais, en cas de « passage à l’Ouest »...

                        Aucun régime n’est parfait, mais il est clair que si l’URSS avait été gérée, dans ses dernières années, comme l’est le Bélarus de Loukachenko, elle serait toujours debout, et même, prospère, vu l’ensemble des ressources qu’elle incluait.

                        Luniterre


                      • Luniterre 7 juillet 20:36

                        @Pierre
                        Précision supplémentaire :
                        La première interview de Protassevitch s’est fait dans le cadre d’une émission régulière dont c’est le style général, « interview choc », et non pas dans une ambiance « spéciale » pour Protassevitch, même si l’émission a fait un bon score, et continue sur le net, avec plusieurs versions, dont trois intégrales, la première, éditée par la chaine qui a produit l’émission, étant celle-ci, bénéficiant désormais de sous-titres corrects en anglais, établis par la chaîne elle-même, et non pas par Google.

                        https://youtu.be/Ov1K-f930UA

                        Néanmoins, il faut un compte « Google » pour y accéder, à travers plusieurs « filtres » d’« avertissement », ce qui peut s’apparenter à une censure. ...Au vu de l’ensemble, on comprend bien pourquoi : même si Protassevitch était encore sous le coup compréhensible de son arrestation, il est en fait déjà très spontanément coopératif, et les accusations de « tortures » n’étaient déjà plus crédibles dès ce moment.

                        Une étude juridique de son cas, publiée à peu près en même temps, expliquait déjà qu’au vu de sa coopération avec l’enquête, et selon les remises de peine codifiées par la loi biélorusse, il ne risquait déjà plus, au maximum, que six ans de prison, sauf éventuelle procédure provenant de la RPL, où il a évidemment exercé autre chose que du « journalisme », dans le bataillon Azov.

                        Mais aussi bien pour des raisons géopolitiques que diplomatiques, il parait improbable que Loukachenko le livre à la RPL. Cela semble même être exprimé par Protassevitch comme une sorte de d’échange de parole. Si « échange direct » il y a eu entre le Président et lui, ce qui n’est pas impossible, c’est vraisemblablement sur ce point qu’il a porté, et non sur des coups...

                        De plus, il n’avait que 19 ans à l’époque, et se croyait certainement enrôlé dans une unité plus ou moins officielle, et en tout cas, réellement approuvée par l’Etat ukrainien, ce qui est bien le réel scandale, et même, le réel crime, dans cette affaire, qui pousse donc de très jeunes gens à devenir des assassins fascistes.

                        Luniterre


                      • Luniterre 7 juillet 21:22

                        @Pierre

                        ...et pour ceux qui auraient encore un doute sur les dispositions mentales et psychologiques de Roman Protassevitch, à l’issue de la conférence de presse citée dans l’article, il a encore eu l’occasion de s’exprimer tout à fait « off », en quelque sorte, et carrément pendant une demi-heure supplémentaire, à la sortie de cette conférence, qui s’est ainsi « prolongée », avec les journalistes qui ont bien voulu rester, contrairement aux hypocrites occidentaux.

                        Trois enregistrements de ce moment, parmi les meilleurs, dont un avec des sous titres en anglais établis par une télé biélorusse :

                        https://youtu.be/pqIy4LPUUEY

                        https://youtu.be/jWy7DavC4JM

                        https://youtu.be/h3Rw-ZVsFjU

                        Il me semble avoir réellement compris, dans l’ensemble, que ses anciens « sponsors » étaient essentiellement intéressés par les prébendes que leur accorde l’occident pour leur statut d’« opposant » plus que par une réelle amélioration de leur pays d’origine. Le fait de voir quotidiennement la réalité de ces gens et de ceux qui les manipulent en vue de mettre la main sur le Bélarus a certainement joué un rôle important dans son choix de coopérer, finalement, avec les autorités de son pays natal.

                        Qu’il ait été réellement « planté » ou non par ses anciens collègues n’est pas complètement clair, mais il est certain qu’il avait déjà pas mal de problèmes avec eux, bien avant son arrestation.

                        Luniterre


                      • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 19:22

                        @Pierre. Pachinian est une créature de Soros, au sens où Soros est la couverture vantarde des services secrets anglo-USraéliens ; lesquels n’ont pas choisi une lumière.


                      • Matlemat Matlemat 6 juillet 19:50

                        On ne voit pas bien ce qui aurait pu inciter la Russie à occuper le HK pour le compte des Arméniens.

                         En Géorgie, c’est un peu différent, la pays est frontalier de la Russie et son envie d’entrée dans l’OTAN plus problématique.

                         On sait qu’un pays avec un conflit gelé ne peut entrer dans l’organisation atlantiste.

                         L’Azerbaïdjan a d’assez bons rapports avec la Russie, la situation serait certainement différente si ce pays menaçait d’entrer dans l’Alliance Atlantique, et du coup la Russie pourrait alors réactiver le conflit. 


                        • Matlemat Matlemat 6 juillet 19:52

                          @Matlemat
                          En réponse à Pierre.


                        • Pierre Pierre 6 juillet 20:03

                          @Matlemat
                          Mais c’est la situation actuelle. Les troupes russes sont positionnées dans le Haut-Karabagh ou du moins dans le quart du territoire d’origine qui reste.


                        • Matlemat Matlemat 6 juillet 20:14

                          @Pierre
                          Oui , exactement, et comme cela l’Azerbaïdjan doit se tenir bien tranquille vis à vis de la Russie.
                           Donc la Russie n’a rien perdu dans l’affaire. 


                        • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 juillet 11:59

                          @Matlemat
                          Donc la Russie n’a rien perdu dans l’affaire. 

                          Personnellement je m’en fiche, je ne suis pas russe, mais pour votre cas, je ne sais pas.


                        • Matlemat Matlemat 7 juillet 16:35

                          @Olivier Perriet
                          Occupez vous alors des intérêts de la France au lieu des intérêts US.


                        • Pierre Pierre 8 juillet 07:25

                          @Luniterre

                          Merci pour vos brillants commentaires.

                          Je viens de lire une interview de Roman Protasevitch sur Konsomolskaïa Pravda en date du 7 juillet. Il dit qu’il est en résidence surveillée et vit avec Sofia dans une maison hors de Minsk. Il est à nouveau sur Twitter et il communique activement avec ses abonnés. 

                          Serait-il passé d’opposant à partisan du régime ?

                          De mon côte, je suis sûr qu’il a dit beaucoup plus de choses lors de ses interrogatoires que ce qu’il livre sur Twitter et lors de ses interviews.


                          • Luniterre 11 juillet 11:42

                            @Pierre

                            Pour l’essentiel, je pense que Protassevitch, à 26 ans, est un jeune homme qui commence à réfléchir sérieusement, en fonction de son expérience vécue, sur les premiers engagements de sa jeunesse, d’une part, et qui, de plus, est assez intelligent pour comprendre, comme il l’exprime assez clairement et librement, du reste, que la plupart des « opposants » actuellement « réfugiés » à l’étranger sont désormais plus intéressés par les subsides qu’il peuvent ainsi obtenir de leurs « parrains » occidentaux que par la cause « démocratique » qu’ils sont supposés défendre...

                            Et donc en fin de compte, sans être pour autant nécessairement devenu Loukachenkiste à 100%, Protassevitch retrouve une conscience réellement démocratique en faveur de la défense de l’indépendance de son pays natal, le Bélarus, et choisit donc consciemment de faire objectivement le jeu de celui qui la défend aujourd’hui, à savoir, le Président Loukachenko.

                            Pour tous ceux que le sujet intéresse, d’autres éléments d’info apportés au débat, à la suite de :

                            Bélarus : aujourd’hui, l’économie, c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens !

                            Luniterre


                          • Pierre Pierre 11 juillet 12:09

                            @Luniterre
                            Vous avez peut-être et même sans doute raison quant à son état d’esprit actuel.
                            Je pense cependant qu’il a reçu un traitement psychologique pour l’amener à ainsi collaborer. 
                            Il me semblait mal à l’aise et pas aussi coopératif lors de sa première interview.
                            Il est évident qu’il ne dit pas tout lors de ses interview et sur Twitter.
                            Il a été briefé pour ne pas divulguer des informations qui pourraient servir à l’opposition.


                          • Luniterre 11 juillet 16:20

                            @Pierre
                            De facto, il a donc évidemment une sorte de « deal moral » à respecter pour bénéficier de sa semi-liberté. Et idem pour Sapega.

                            Du reste, dans ses maintenant multiples interviews, il répond franchement, et même avec une ironie et un air de défi, sur certains points : « Ça, je ne peux pas vous le dire ! Ça fait partie de l’enquête ! » ...Genre très à l’aise, comme s’il était lui-même, de par son attitude, le « communiquant officiel » de l’enquête !

                            En un sens, c’est peut-être la première fois de sa vie qu’il fait un vrai boulot de journaliste, même si avec les travers inhérents au job ! ...Alors, autant que ce soit plutôt pour la bonne cause !!!

                            Luniterre


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