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Accueil du site > Tribune Libre > Une cryptomonnaie citoyenne pourrait-elle renverser le système (...)

Une cryptomonnaie citoyenne pourrait-elle renverser le système ?

Inspiré des réflexions d'Etienne Chouard sur le thème « On fait quoi ? »

 

Constats préalables

Personne ne se satisfait du système dans lequel nous vivons, à part les 1% qui le façonnent.

A divers degrés, nous souhaiterions tous pouvoir le modifier ici et là.

Malheureusement, la fameuse proposition de Spinoza : « toute chose tend à persévérer dans son être » se vérifie ici parfaitement car le système actuel est d’une formidable inertie et ne cesse même d’accroître sa capacité à imposer ses objectifs de sorte que le citoyen voit bien l’impuissance à laquelle il se trouve réduit, et cela, surtout au plan politique.

En effet, comme dans la comédie des élections présidentielles étasuniennes qui font mine d’opposer deux partis pareillement soumis aux puissances d’argent, chacun peut constater que chez nous les majorités se suivent et se ressemblent en cela que d’un mandat à l’autre, rien ne change : la violence de la mondialisation se fait sentir toujours plus douloureusement, la situation économique et sociale s’aggrave, la crise s’accentue lentement mais sûrement.

Le hochet européen a fait long feu, il n’apparaît plus comme une solution d’avenir mais plutôt comme un problème vital pour des nations membres paralysées.

Nous avons surtout la conscience confuse mais de plus en plus ferme que le pouvoir nous ment constamment et que la psychose des politiciens et des médias quant aux théories du complot et des fake-news correspond avant tout à une peur panique que la vérité soit non seulement dite mais entendue ainsi qu’elle l’a été, par exemple, lorsqu’en 2005 Etienne Chouard a contribué à élever la conscience citoyenne en partageant ses réflexions sur le traité constitutionnel européen.

Le remplacement de ce dernier par le traité de Lisbonne ratifié en contradiction avec le vote populaire a parfaitement illustré l’idée nouvellement apparue que nous ne sommes pas et nous n’avons jamais été en démocratie. Nous sommes dans une « aristocratie élective » qui confine à la ploutocratie étant donné que, nous le constatons régulièrement, nos « élus » sont les laquais des puissances d’argent comme des lobbies de tous poils.

Face à ce tableau apocalyptique d’un Nouvel Ordre Mondial en marche (!) et inexorable, les personnes lucides recherchent désespérément une issue ou un moyen de dérailler cette machine monstrueuse avant la catastrophe qui avance sur l’horizon.

Elles cherchent donc des éclaireurs susceptibles d’indiquer des voies de passage vers une vallée plus heureuse.

Les candidats ne manquent pas. Internet regorge d’explications sur l’origine de la situation présente et nous n’avons, comme on dit, que l’embarras du choix.

Mais si nous retenons comme critère le fait de proposer une solution crédible pour renverser le système alors là, il n’y a quasiment plus personne.

Loin qu’il faille en faire reproche aux éclaireurs en question, il faut plutôt y voir un signe de leur sérieux et de leur honnêteté (tant qu’il est clair qu’on peut toujours trouver des exaltés du yaca faucon révolutionnaire).

De fait, les plus sérieux sont bien ceux qui se posent la question du « comment faire ? » et non pas ceux qui pensent l’avoir résolue sans voir qu’ils sont comme le lièvre de Zénon d’Elée qui ne peut jamais rattraper la tortue.

Des électoralistes

Parmi ces derniers, on trouve malheureusement Asselineau et l’UPR ainsi que ceux que j’appelle pour ma part les « électoralistes », c’est-à-dire, pour la plupart j’imagine, d’anciens fidèles de Chouard cherchant à instaurer une véritable démocratie via le processus électoral actuel. Les uns et les autres me paraissent comme le lièvre du paradoxe car le système est conçu pour qu’ils ne puissent réussir. Nul ne gagne actuellement une élection sans l’appui du pouvoir, j’entends par là cette sorte d’« état profond » qui, par l’entremise de réseaux occultes, met les politiciens et les médias au service des puissances d’argent. On a pu constater avec l’élection « miraculeuse » de Macron l’efficace de ce pouvoir et avec celle de Trump, l’exception fortunée à fort pouvoir médiatique qui confirme la règle.

Nous serons tous morts et enterrés avant que l’UPR n’accède aux responsabilités, si jamais il y accède. Car la mise en œuvre d’un processus électoral suppose une éducation des consciences, voire une évolution de la conscience collective et, donc, un processus d’autant plus lent que a) il s’opère au niveau de représentations sur lesquelles l’emprise du pouvoir médiatique reste exorbitante et b) les passages à l’acte électoral sont bien trop espacés dans le temps pour engendrer une dynamique populaire spontanée.

Autrement dit, pour rejoindre la logique mise en avant par Naomi Klein et qui constitue le b-a ba de l’ingénierie sociale, sans choc, sans événement particulier qui puisse engendrer un sursaut et amener le peuple à des révisions déchirantes qui se traduiraient par des actions collectives de grande envergure comme lors de révolutions, il n’y a, en l’état actuel des choses, rien à espérer de la voie électorale.

On fait quoi ?

Dès lors la question « on fait quoi ? » se pose dans toute sa brutalité étant donné le désarroi dans lequel se trouvent les personnes de bonne volonté qui ne s’en laissent pas conter.

C’est précisément cette redoutable question qu’a accepté d’affronter Etienne Chouard devant la caméra de Greg Tabibian sur J’suis pas content TV.

Bien qu’étant depuis longtemps un fidèle des fidèles de Chouard du fait que je me retrouve complètement dans ses prises de position les plus sensibles, je n’ai jamais vraiment pris le temps de le suivre dans ses nombreuses pérégrinations intellectuelles de sorte que je l’ai redécouvert ici avec un enthousiasme neuf.

Contrairement à un ami que je qualifierais de post-chouardien et qui, quelque peu blasé, a surtout reconnu dans cette vidéo les limites de la pensée et de l’(in)action de Chouard, j’ai été frappé par la fraîcheur de sa pensée au sens où il s’agit d’un véritable exercice de pensée, donc d’une recherche, pas d’un discours qui tient sa cible et fait mine de s’avancer pas à pas afin de susciter un maximum d’adhésion.

Pour tout dire, j’ai été frappé par le fait que Chouard, en dépit de son insistance presque monomaniaque sur la question de la constitution et des fameux ateliers constituants, est parfaitement capable, lorsqu'on lui donne une baguette magique pour changer trois trucs dans la constitution, d’écarter la proposition en déclarant : « la constitution, ça n'est pas l'important. » Et de donner l’exemple de la constitution soviétique de 1936 qui était, selon lui, excellente — car très protectrice de la souveraineté populaire, de la démocratie — mais s’est révélée incapable de faire obstacle à la dictature stalinienne.

Là où d’aucuns verraient, à tort, une forme de contradiction, je dirais que l'honnêteté intellectuelle à ce niveau-là, ça tient tout simplement du génie !

Complètement à l’opposé du très malhonnête « en même temps » de Macron.

Des ateliers constituants

J’avoue que mon enthousiasme est accentué par le fait que le principe des ateliers constituants ne m’a jamais vraiment convaincu. Il me semblait en effet qu’il n’y avait pas besoin d’en faire à perte de vue. Une fois qu’on s’est donné une bonne constitution, plus besoin d’en parler, on peut passer à autre chose.

Sauf que le peuple ignorant de la constitution ne peut veiller à son respect. Il se laisse aisément berner par ses « représentants. » D’où l’importance de l’éducation populaire que réalisent les ateliers constituants. Sans une population « édifiée » ou « éveillée », les professionnels de la politique auront tôt fait de reprendre les rênes du pouvoir.

Le problème, et c’était tout l’objet de la réflexion de Chouard, c’est que même s’ils transforment ceux qui y participent, les ateliers constituants ne font pas école, ils ne deviennent pas viraux, comme le constate Chouard à regret. Car on voit bien qu'il cherche de ce côté, il voudrait de la contagion, il est envieux des chansons qui font quatre milliards de vues sur Youtube.

Mon hypothèse est que les ateliers constituants, aussi intéressants et utiles qu'ils soient du point de vue de l'éducation populaire ne sont pas la solution parce qu'ils n'offrent rien de bien identifié comme désirable pour un groupe, une communauté ou même un peuple. Comme ils ne servent pas à chercher une constitution idéale mais seulement à s’entraîner, ils donnent au mieux de la lucidité, une certaine connaissance et même une intelligence de la chose constitutionnelle aux individus qui s’y consacrent. Ils ne donnent pas de pouvoir ou de liberté dont on puisse faire l’expérience, rien de concret qui puisse être exaltant pour un groupe et qui soit susceptible d’engendrer une contagion du désir, c’est-à-dire, de nouvelles recrues. Bref, pour dire les choses crûment et, peut-être, cruellement, ils ne donnent pas le sentiment d'appartenir à un groupe qui va pouvoir changer les choses à brève échéance. Ça ne peut pas être, comme disent les anglophones, the « real thing » (la chose vraie, réelle) vers laquelle tout le monde va se ruer.

Or, encore une fois, comme Chouard le voit bien, il faut absolument faire nombre car sans une large part de la population vigilante et politiquement active, la meilleure constitution du monde resterait vaine. Sans une dynamique populaire, la constitution resterait un texte sans vie, comme l'ADN d’un spermatozoïde égaré. Ce qui compte, c'est la vie, la vraie, qui s'incarne dans l'organisation cellulaire de l'ovule, la machinerie active qui peut faire sens du code génétique ou de loi. C’est l’action collective qui donne son sens aux textes de loi supposés la régir. Il faudrait donc que toute la société soient organisée à partir de et pour (le respect de) ce texte constitutionnel. Tant que cette boucle n'est pas bouclée, le texte est vain.

Alors, comment faire nombre autour de la constitution ?

Tous les couillons qui ont suivi Macron l'ont fait parce qu'ils ont bien senti qu'il y avait une dynamique porteuse, claironnée qu’elle était par tous les médias aux ordres. Ils se sont laissés séduire par l’espérance fallacieuse d’un air frais soufflant sur le vieux marigot politique.

Nous n’avons pas de tels moyens. La voie électorale classique pourrait sembler la seule issue, sauf qu’elle ne peut être la conclusion logique que d'un long et lent travail d'éducation des masses ; sauf qu’elle ne peut marcher que s'il y a iségorie, c’est-à-dire, égalité de parole. Comme le système tient les médias et que ces derniers ne constituent plus un quelconque contre-pouvoir, on peut se dire que c’est peine perdue. Toute avancée serait conquise de haute lutte et resterait minuscule. Nous retrouvons le paradoxe de Zénon d’Elée. En clair, nous n'avons ni le temps ni l'organisation des francs-maçons pour ce genre d'ingénierie sociale de longue haleine.

Comme Chouard le voit bien, il nous faut une dynamique explosive.

Or je pense l'avoir trouvée en écoutant sa vidéo car au moment où il prend ses distances avec la constitution, il évoque le pouvoir de la monnaie. Il en vient à dire en somme qu'il faut commencer par là.

Mais il ne sait pas dans quelle direction aller et on le voit flirter avec les lubies de Gérard Foucher — qui essaie de voir comment on pourrait se passer de monnaie.

Supposons ou, plutôt, disons pour faire simple qu’on ne peut pas, qu’on ne pourra pas se passer de (prendre le pouvoir sur la) monnaie.

Dans cette hypothèse — que pour ma part, je tiens pour certaine — le premier problème est que la monnaie est entièrement aux mains des banquiers.

Se saisir de la monnaie

Par conséquent, il est clair que les citoyens qui veulent VRAIMENT faire la révolution devraient commencer par se donner une monnaie entre eux et ensuite élargir le cercle, c’est-à-dire, comme toujours, faire nombre.

Même si la chose n'est pas forcément facile, le progrès technologique la rend tout à fait possible car si Chouard, avec ce qu'il draine de sympathie et de confiance, lançait une cryptomonnaie citoyenne et démocratique, nous pourrions espérer atteindre rapidement le seuil critique qui la ferait adopter par les marchands lucides ou cupides. Il conviendrait pour cela qu’elle crée rapidement son propre marché par exemple en assurant une convertibilité avec toutes les monnaies locales de France et de Navarre.

Comme Proudhon y songeait déjà, nous rappelle Chouard, il faudrait disposer d’une vraie et honnête banque populaire dont seraient clients TOUS les utilisateurs de ladite monnaie vu que les autres banques s'empresseront de la boycotter (et donc d'interdire des achats ou vente de cette monnaie comme Pierre Jovanovic l'annonce déjà sur son blog pour les autres cryptomonnaies). Par contre, en tant qu’elle serait légalement instituée et donc reconnue, elle ne pourrait pas, me semble-t-il, être boycottée par les autres banques. Dès lors, il deviendrait possible à chacun de couper les ponts avec ces dernières pour accéder enfin à une véritable autonomie citoyenne et une souveraineté collective.

Si cette banque véritablement populaire voyait le jour, elle le deviendrait.

En effet, son potentiel de viralité serait énorme si :

  1. elle pouvait effectivement bénéficier de l’aval, du soutien ou peut-être même de l’implication active d’Etienne Chouard car le critère de succès n°1 pour une monnaie, c’est la confiance.
  2. son « marché » — c’est-à-dire, ce que l’on est susceptible d’acheter et de vendre dans cette monnaie — est assez large.
  3. Sa convertibilité était assurée avec la plupart sinon toutes les monnaies locales de France et de Navarre
  4.  Elle est laissée accessible aux investisseurs tout en ayant des dispositions la rendant inutilisable pour les spéculateurs — par exemple une énorme masse monétaire, se comptant peut-être en trilliards, de manière à éviter toute espèce de flambée induite par la rareté. L’existence et la généralisation des taux négatifs est en soi la preuve que des liquidités cherchent la sécurité et quoi de plus sûr qu’une population unie autour de SA propre monnaie ?

Force est de reconnaître que cela fait beaucoup de si. C’est pourquoi, me semble-t-il, le principe de cryptomonnaie citoyenne reste « une idée nouvelle en Europe ». Sur l’internet français, on ne trouve qu’un seul projet datant de 2014 et resté sans suite.

Conclusion 

Bien qu’étant — faute de solides compétences en la matière — dans l’ignorance des obstacles et des détails diaboliques qui pourront apparaître, mon sentiment est néanmoins qu’il y a là une voie susceptible d’engendrer l’adhésion populaire dont nous avons besoin.

Mais il ne faut pas se leurrer, si cette stratégie de restauration de la souveraineté populaire sur la monnaie (puis sur toutes les institutions qui en dépendent) devait se révéler efficace, dès lors qu'elle apparaîtra telle au système, celui-ci n’aura de cesse d’en détourner les masses et visera ni plus ni moins que son anéantissement pur et simple, quitte pour cela à engager lesdites masses dans de grands sacrifices guerriers sources inépuisables de mythes à partir desquels les puissances de ce monde ont toujours réussi à établir leur emprise sur les peuples.

Chouard évoque cela avec les guerres voulues par les grands bourgeois à l'époque révolutionnaire afin de "calmer" les masses dangereuses.

Il résume l’idée en termes limpides : « Ils ne se laisseront pas faire. S’ils voient que nous arrivons à nos fins, ils vont nous massacrer. »

Car il est clair que le système a toutes les armes et tous les moyens de contrôle.

Bref, même si nous gagnons, il se pourrait bien que ce soit une victoire de courte durée car, tout bien pesé, vu le rapport de force, il semble assez probable que nous perdions.

Mais si, entre-temps, nous avons pu susciter l’espérance en montrant qu’il existe une alternative au système de domination financière et mentale actuelle, cela n’aura pas été en vain. Le nécessaire travail d’éducation et de mobilisation des masses aura été accompli. Tant que l’idée d’une pleine souveraineté populaire reste dans les esprits, il y a de l’espoir.


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230 réactions à cet article    


  • leypanou 1er mars 10:10

    Nous serons tous morts et enterrés avant que l’UPR n’accède aux responsabilités, si jamais il y accède : voilà une réflexion très lucide.

    Le nécessaire travail d’éducation et de mobilisation des masses aura été accompli : par la monnaie ? Je demande à voir.

    Ce serait déjà intéressant de savoir comment çà marche avec les monnaies locales un peu partout en France : nombre, impact réel, etc, etc.

    En tout cas, article qui fait réfléchir.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mars 11:54

      @leypanou

      Merci, oui, l’article vise à faire réfléchir, notamment sur l’articulation des monnaies locales avec une cryptomonnaie citoyenne. Je pense pas que le bilan des monnaies locales soit un préalable indispensable. L’important est qu’elles existent et qu’elles acceptent le principe d’une convertibilité avec la cryptomonnaie, ce qui, a priori, ne me paraît pas trop problématique vu qu’elles ont chacune, je pense, leur forme de convertibilité avec l’euro.
       
      Pour l’éducation par la monnaie, le principe serait de réaliser à plus grande échelle, ce qui a été fait à Wörgl en Autriche dans les années 30.
      Si j’étais provoc, je dirais que c’est aussi ce qu’a réalisé le banquier de Hitler.
      Dans les deux cas, le système n’a pas aimé ça et, de fait, nous avons perdu mémoire de ces petites révolutions financières.
      Donc, je dois reconnaître que ce n’était pas très concluant du point de vue éducation des masses, mais la différence, c’est qu’actuellement nous avons un média encore non contrôlé : internet. Alors l’informaton passera... smiley


    • Alren Alren 1er mars 13:38

      @Luc-Laurent Salvador

      « l’articulation des monnaies locales avec une cryptomonnaie citoyenne »

      C’est là, à mon avis, le nœud du problème.

      Donc, si nous avons une banque dédiée, pourquoi pas en créer une mutualiste, tout un chacun peut se présenter au « guichet » internet -car il n’est pas envisageable d’avoir des agences dans chaque ville- avec des euros (virement bancaire) pour acheter cette cryptomonnaie, qui ne devra pas être déjà installée et incontrôlable comme le bitcoin, mais nouvelle.

      Que fera la banque de ces euros ? N’aura-t-elle pas créé de la monnaie fictive en ajoutant à ces euros, une contrepartie en cryptomonnaie ?
       
      Et si les clients mutualistes de la banque ont besoin d’euros pour des achats qui ne peuvent se faire qu’en cette monnaie, la banque leur donnera-t-elle des euros thésaurisés ?


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mars 14:06

      @Alren

      Oui, vous êtes sur les aspects les plus difficiles à maîtriser dans ce projet : d’abord l’ancrage dans un marché, ce que la coordination avec les monnaies locales favoriserait et, ensuite, l’arrimage au monde financier via une banque qui consentirait à traiter dans cette monnaie en sus des autres, de sorte que des conversions pourraient être faites.
      Comme l’a pointé Pierre Jovanovic on risque d’aller assez vite vers une interdiction de la part des banques qui refuseront d’envoyer des monnaies officielles vers les plateformes de cryptomonnaies. Il en faudrait au moins une qui accepte sans réserve d’opérer des transactions de cette nature. Plusieurs, ce serait mieux bien sûr. Mais je pense que tout ce qui pourra faire obstacle sera utilisé. Donc il faudrait vraiment une banque citoyenne, populaire ou les deux smiley


    • Anatine 3 mars 12:37

      @Alren

      Il n’y a pas besoin d’une banque. Le pendant d’une constitution reglant le processus « crypto-monetaire » y suffit....


    • Anatine 3 mars 12:39

      @leypanou

      Du point de vue du processus d’adoption surement mais surtout parce que c’est une logique qui perlet de moduler la valeur de l’argent en fonction de son usage....


    • Anatine 3 mars 12:40

      @Luc-Laurent Salvador

      L’erreur consiste a penser qu’il y a besoin d’une banque ....


    • Alren Alren 3 mars 13:29

      @Anatine

      « Il n’y a pas besoin d’une banque. Le pendant d’une constitution reglant le processus « crypto-monetaire » y suffit.... »

      Je ne comprends pas la deuxième phrase. De quelle constitution parlez-vous ? De la Sixième République ? Et que dirait-elle cette Constitution pour que tout un chacun puisse convertir des euros en cryptomonnaie ?

      Que les banques existantes soient tenues de faire le change alors qu’elles savent combien l’euro est précaire et que la cryptomonnaie permet à son détenteur d’échapper à leur toute puissance sur son avoir ?


    • Anatine 3 mars 14:18

      @Alren

      Une crypto monnaie est (le produit d’) un processus evolutif dont les regles (la consitution) font elles-memes l’objet d’un consensus. Ce processus est totalement decentralise. Personne n’en n’est le proprietaire, ni ne le controle. Dans la pratique, des contraintes techniques introduisent des distorsions mais l’evolutiion de ces technologies permettra de garantir une totale decentralisarion. La « constitition » definit les proprietes que doivent verifier une ressource pour pouvoir etre utilisee partout, a tout moment, sans que personne ne controle ce qui permet de la creer et l’utiliser. Elle donne un cadre ouvert permettant le developpement de tout usage a la condition que cet usage n’aille pas a l’encontre de ces proprietes.


    • Anatine 3 mars 14:37

      @Alren

      C’est ainsi que peuvent etre développées des mecanismes tirant partie de ces proprietes, institutionalisant des usages comme le vote, la preuve, la mesure de la confiance (et oui .. ).... etc. Le lien symétrique entre une partie et le tout. ... pas evident d’en mesurer toutes les implications mais de facon certaine. En complement, un commentaire a ce sujet un peu plus loin, l’evolution conduira a une totale decentralisation de l’infrastructure garantissant ces proprietes pour que le seul moyen de la stopper soit sa destruction globale... autrement dit, personne ne peut s’y opposer autrement qu’en corrompant ceux qui pourraient en assurer la realisation...


    • Anatine 3 mars 14:50

      @Luc-Laurent Salvador

      « Comme l’a pointé Pierre Jovanovic on risque d’aller assez vite vers une interdiction de la part des banques qui refuseront d’envoyer des monnaies officielles vers les plateformes de cryptomonnaies »

      Dommage que les banques ne le fassent pas, cela accelerait le processus qui en feront des acteurs de second rang...


    • Alren Alren 3 mars 15:22

      @Anatine

      Je comprends bien comment la cryptomonnaie sera défendue contre les banques et les États.
      Mais vous ne me dites pas comment je pourrais échanger mes euros contre cette cryptomonnaie.

      C’est la question que poseront les milliers, dizaines de milliers, centaines de milliers ( plus ?) de personnes qui voudront protéger leur épargne du crash monétaire inévitable.
      Pourront-ils faire un virement ? Un chèque ?


    • Anatine 3 mars 19:36

      @Alren

      J’essaie de comprendre votre question....

      Voilez-vous dire qui garantie et assure la convertibilite de mon argent s’il.n’y a pas de banque ?


    • Anatine 3 mars 19:57

      @Alren suite

      Dans votre intervention, vous imaginez lque l’on pourrait creer une mutuelle bancaire pour assurer la convertibilite dans la phase de transition de l’economie. Risqué. .. La speculation sur les changes est une specialite de la finance et pas seulement...

      Je crois que cela doit etre inscrit dans le modele de la crypto-monnaie en integrant la conversion dans les mecanisme de creation et d’usage mis a disposition de l’economie reelle.


    • Anatine 4 mars 06:25

      @Alren Bien le mecanisme de conversion sera lie a l’economie reelle....


    • chantecler chantecler 1er mars 10:11

      Bonjour,
      J’apprécie assez E. Chouard qui s’est fait connaître lors du RTCE de 2005 .
      Ce fut un temps où beaucoup de gens d’ailleurs se sont réunis pour travailler un texte très complexe...
      Le pouvoir n’est pas prêt de rendre la parole à la population via un référendum , vu le fiasco qu’il a obtenu , malgré une ultra mobilisation des médias de l’époque en faveur du oui ....
      Chacun connaît la suite : ce m^me pouvoir , acquis au néolibéralisme et à la mondialisation s’est assis dessus .
      E.C a conservé des marottes : comment écrire une autre constitution , par exemple ....
      Pour le reste je le trouve aujourd’hui assez pessimiste ....
      Il n’est pas le seul .
      Sans grande mobilisation et sous le joug des médias et de nos politiciens « classiques », il n’y a je le crains, pas beaucoup d’espoir de changer la donne , jusqu’au jour où ?
      En attendant , faire le dos rond, dénoncer les innombrables abus , dont cette « démocratie » qui n’en a que le nom, mais n’est certes plus une réalité .
      On pourrait dire démocratie « potemkine », en trompe l’oeil ....
      Certains le contesteront et me diront : :« va voir dans d’autres pays : la Corée du Nord, la Russie de Poutine , la Syrie de BEA etc etc ... »
      Nous ne sommes pas tout à fait dans un état totalitaire , policier , avec police politique, certes ....
      Mais tout de même , nous sommes dans le totalitarisme de la mondialisation , des néolibéraux , des néoconservateurs ....
      Bref d’une clique de profiteurs .
      Ca crève assez les yeux et les oreilles ....
      Le tout dans un monde chaotique , avec des guerres localisées partout , un nombre de chômeurs et d’exclus plus qu’alarmant , et des données brutes : endettement et balance commerciale abyssales ....
      Nous avons perdu notre souveraineté et partant la possibilité d’inverser le cours des choses .
      Et voyons poindre le gros conflit dont le capitalisme débridé et en crise accouche périodiquement .


      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mars 14:48

        @chantecler

        Pessimiste, c’est le mot. Chouard a raison de l’être et je vois que vous l’êtes aussi.
        J’ai le sentiment de l’avoir toujours été et c’est pourquoi j’aime bien la phrase qui dit que l’optimisme est une erreur, l’espérance une grâce.
        C’est ce à quoi nous en sommes réduits je crois.
        Néanmoins tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
        Donc si quelque chose est possible par le biais d’une cryptomonnaie citoyenne, il faut le tenter, vous ne pensez pas ?


      • Jean Roque Jean Roque 1er mars 10:11

        Pas de peuple, pas de démocratie.
        Pourquoi être solidaire d’envahisseurs, si on est pas collabo ?
        Dans le multiculturel les capitaux seront bien gardés.
        Quand à une crypto monnaie, c’est enfantin pour le système de la dézinguer...


        • Paul Leleu 1er mars 15:46

          @Jean Roque


          oui... la cryptomonnaie c’est un énième truc pour amuser les naïfs.. genre le système va attendre les bras croisés de se faire dépouiller ! 

          « Vous ne pourrez pas faire la révolution en gants blancs » disait fort justement Lénine. 

        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mars 16:31

          @Paul Leleu

          Oui, la cryptomonnaie est fragile car elle n’est pas matérielle comme l’or. Sa vie ne tient qu’à un fil, celui de la toile.
          Si internet est fermé, volontairement par le Pentagone ou par effet de bord d’une guerre mondiale, adieu les cryptocoins citoyens.
          Mais tant qu’on en est pas là, on a de la marge de manoeuvre. C’est un peu comme une manif, elle se fait sur un parcours contraint par le pouvoir, mais ça n’empêche pas de la réussir.
          La citation de Lénine est néanmoins excellente !


        • Paul Leleu 1er mars 16:55

          @Luc-Laurent Salvador


          oui... merci... 

          je voulais juste dire qu’il serait peut-être temps de revenir aux fondamentaux de la Révolution... on fait pas la guerre avec des filets à papillon... et je pense que « la gauche » ou « les communistes » ou « les national-populistes » devraient peut-être s’interroger sur leur stratégie. L’Hydre se frappe à la tête ou au coeur, mais pas dans le gras du ventre ou dans le doigt de pied. 

          On a tiré jusqu’à la nausée le « bilan du communisme » dont il n’est même plus possible de parler. Mais on pourrait peut-être commencer à tirer le bilan de la social-démocratie dans toutes ses variantes et du national-populisme (sans parler des villages-vacances anarchistes) à travers le monde... c’est pas brillant non plus. Et leurs principaux succès venaient des concessions faites à la peur du communisme. Sans peur du communisme, les outils socio-démocrates ou national-populistes ne fonctionnent plus tellement (on le voit bien). 


        • Lucadeparis Lucadeparis 1er mars 18:58

          @Luc-Laurent Salvador
          Il faut savoir qu’il y a une possibilité que les téléphones mobiles créent leur propre réseau.C’est une option qu’ont empêché les opérateurs, car les oligopoles se créent sur l’hétéronomie.Voir par exemple : https://www.linformaticien.com/actualites/id/24621/serval-un-logiciel-pour-telephoner-sans-utiliser-de-reseau.aspx


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 2 mars 07:46

          @Paul Leleu

          Le problème des Révolutions c’est que si on y regarde de près elles ont toutes été téléguidées par les puissances d’argent. C’est valable pour la Révolution Française comme pour la Bolchévique. C’était déjà, en quelque sorte, des révolutions colorées, ce qui n’ôte rien à la sincérité de leurs acteurs qui, comme Robespierre cité par Chouard, avaient des positions valables et remarquables.
          L’intérêt d’une action directement sur la monnaie c’est la possibilité a priori de courtcuiter la violence de la prise de pouvoir institutionnel. Le problème est que cela suscitera une réaction violente des institutions menacées...


        • Anatine 3 mars 12:42

          @Jean Roque

          Tout depend. La question s’est pose pour ke web lui-meme et la lutte entre l’epee et le bouclier continue. .


        • Anatine 3 mars 12:50

          @Luc-Laurent

          Il pourrait y avoir un filtrage bien sur mais il est probable que l’evolution en cours conduira a encapsuler structurellement les mecanismes ds des structures decentralisees et reparties qui ne laisseront qu’une option pour etre brise : arretet internet. En gros arreter l’economie. Le danger aujourd’hui est l’emergence de technologie permettant de casser la crypto. Puis un jour l’intrication quantique mettre tout le monde d’accord. Pb de convergence dans les agendas....


        • Anatine 3 mars 14:55

          @Lucadeparis

          Ce n’est pas la premiere tentative mais velle ci est interessante smiley


        • alberto alberto 1er mars 10:19

          L’auteur : Oui, c’est bien vu.
          Je suis moi aussi un auditeur attentif de la parole chouardienne.
          Cependant conscient que la mise en œuvre de ses propositions reste pour le moins aléatoire !
          Tu proposes une ouverture par la mise en place d’une nouvelle monnaie dite crypto...
          Pourquoi pas ? Mais ainsi que tu l’expose, les obstacles sont nombreux !
          Mon idée, qui me trotte dans la tête depuis qqs temps : il doit bien exister, en France ou même en Europe, un banquier dégouté su système et du sale boulot qu’il s’oblige à faire, pour être à l’écoute de l’idée que tu proposes...
          Ce mec étant instruit des failles et chausse-trappes dans lesquelles nous ne manquerions pas de nous égarer pourrait piloter ton projet.
          Cette perle rare doit exister : il faut la débusquer !
          Bien à toi.


          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mars 11:57

            @alberto

            Oui, oui, nous sommes d’accord. Les compétences doivent être là parmi les fidèles de Chouard et, en particulier, chez des insiders du système. J’en suis sûr. Mais il faudrait aussi un stratège, un roi de l’organisation et de la lutte avec le système du niveau de Steve Jobs.
            Malheureusement, ce n’est pas mon cas smiley


          • Anatine 3 mars 12:53

            @alberto

            Cette banque est le produit d’un processus qui pourrait etre constitutionnel sur un modele propose par Chouard et adapte a la nature fu probleme pose...

            Il n’y a pas besoin de banque. Aujpurd’hui en phase de transition, le poison c’est la monetisation des crypto-monnaies dans l’economie financiere...


          • Spartacus Spartacus 1er mars 10:29
            Les intellos gauchistes parlent aux intellos gauchistes dans le langage de la « planète » intello-gauchiste.

            Quel décalage de la réalité et des métastases Marxistes ou socialo-nationalistes de gens qui ne comprennent plus rien de rien à l’économie et la monnaie...

            Confondre « moyen » et « pouvoir » est quand même drôle.... 
            La monnaie n’est qu’un vulgaire moyen. Et un indicateur d’échelle de valeur. 
            Le pouvoir depend de moyens mais n’est pas le moyen.

            Quand à la souveraineté (monopole d’état) de la monnaie, la remplacer par une monnaie tout aussi en monopole fusse t-elle nommée des mots vaseline de la gauche « citoyenne » elle ne resterait qu’un monopole...

            Aller encore un effort pour demander la liberté des monnaies privées, comme les libéraux le demandent...

            • alberto alberto 1er mars 13:05

              @Spartacus
              Bonjour, Spartacus : j’ai vu que tu avais soumis un article à la modération de ce blog ultra gauchiste.
              Comme je te sais un peu maso, j’ai voté « oui » pour sa parution, sachant que tu aimes te faire trainer dans la boue, ici ou ailleurs, suite à l’étalage de tes convictions de profiteur, d’esclavagiste, et d’arriviste égoïste pour qui tes contemporains ne sont que des proies utiles pour le sang que tu peux leur sucer.
              Je ne sais si ton article est paru...
              A+ alberto


            • Spartacus Spartacus 1er mars 15:59

              @alberto

              Bonjour Alberto

              Hélas non. L’article n’a pas passé la censure...
              Néanmoins smiley merci quand même d’accepter l’horrible contradiction des mangeurs de petits enfants libéraux que je dois certainement représenter.

              Ce n’est pas ce blog qui est ultra gauchiste, c’est la logique de la théorie de « tyrannie des communs » qui le fait ainsi.
              C’est que les concepts collectifs les uns tirent profits du collectif abusivement au détriment des autres. (le drame du socialisme).

              Tous tes amis gauchistes « profiteurs de gauche » ont plusieurs pseudos sous un seul nom, et ont décidé absolument de bloquer mes articles et s’en sont même ouvertement ventés d’avoir ce pouvoir...

              J’en veut pour preuve ton ami « Verdi » alias « Imhotep » alias bien d’autres pseudos, qui a ouvertement indiqué qu’il avait le pouvoir de me censurer me censurerait car il ne pouvait accepter la contradiction...

              Il faut dire qu’il tire « profit » d’une audience de gauche pour présenter des liens dans ses articles et la présentation de ses pseudo vers un site marchand qui vend sa production littéraire.

              Comme quoi les plus gauchistes d’entre vous sont les pires...

            • Paul Leleu 1er mars 16:21

              @Spartacus


              oui... c’est tout à fait cela... les gauchistes vont obtenir ce que les libéraux demandent : la dérégulation des monnaies. C’est toujours le même principe, les anarchistes sont les voltigeurs du capitalisme le plus totalitaire avec leur manie de la « dérégulation ». 

              Car dans la pratique, quand il n’y a plus de règles, et que la compétition est « libre » entre les puissants et les faibles, c’est les puissants qui remportent tout le morceau. 

              Je relisais hier comment Lénine mettait tout à fait en garde contre la « liberté de presse » et la « démocratie pure », et autres boulevards dérégulés pour la puissance des plus forts... comme si sur une autoroute rectiligne et bien goudronnée la 2CV de monsieur-tout-le-monde avait la moindre chance face à la Mercedès des gros-bonnets. 

              « Les marxistes ont toujours affirmé que plus la démocratie est développée, plus elle est »pure« , et plus la lutte des classes devient acharnée, plus aigüe et plus impitoyable, et plus le joug du capital et la dictature de la bourgeoisie se manifestent dans toute leur »pureté" . (4 mai 1919) 


            • alberto alberto 1er mars 17:42

              @Spartacus

              Merci de ta réponse par laquelle j’en apprends de belles !
              1 j’aurais pour « ami » Verdi«  !
              2 que Verdi et Imhotep seraient une seule personne sous 2 pseudos ?
              3 que AVox servirait de relai pour cet odieux personnage vers des sites »marchands«  : Pouah !
              4 que ton article n’a pas franchi la dite »censure" et ça me peine car j’avais vraiment espéré qu’il serait publié. Comme quoi l’intolérance est un concept qui franchi les convictions politiques...
              A+


            • Attilax Attilax 1er mars 23:31

              @Spartacus

              Moi aussi j’ai voté pour vous, Spartak, et pourtant vous savez que je ne suis pas des vôtres. Mais l’Agora doit représenter tout le monde, et votre article représentait une partie de la vérité que visiblement, tous ces gens ne veulent pas entendre. Et je dis ça, je suis fan du Che ! Dommage, ça aurait lancé de bonnes discussions... C’est des cons.
              Ce site n’est plus que l’ombre dece qu’il est censé être.


            • Attilax Attilax 1er mars 23:38

              @Spartacus

              J’ai fait un post sur la modé et le petit bouton de censure qui est apparu cette année, transformant de fait les auteurs en petits kapo de leurs posts. Pas un de ces enfoirés n’est venu essayer de défendre ou justifier sa petite dictature... Comme c’est sûrement pas la vergogne qui les a retenu, ça doit être de l’indifférence ou du mépris, je ne sais pas. Mais on les a pas entendu.

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sur-la-censure-et-les-derives-201681


            • alberto alberto 2 mars 09:26

              @Attilax Bien d’accord, ce forum, pardon, cette agora, est en train de perdre une partie de ce qui en avait fait son succès du fait de quelques intolérants qui ne supportent pas la contradiction : Voltaire, revient vite !


            • leypanou 2 mars 10:25

              @Attilax
              doctorix est intervenu -le seul à ma connaissance-, sa réponse est . Il a justifié son action.
              Cela étant, tout cela est très discutable : un commentaire qui n’a rien à voir avec un article ou un commentaire doit-il être être toléré ? Daniel Roux par exemple, banni par Christelle, a préféré quitter agvx.
              Bref, débats sans fin.


            • Attilax Attilax 2 mars 12:58

              @leypanou

              C’est vrai pour la censure des commentaires, c’est un des rares à avoir tenté de se justifier, mais je ne le comptait pas forcément parmi les cooptants de la modé... Après, je ne juge pas les opinions de chacun quand à la censure, mon choix d’une liberté totale est minoritaire je le sais bien, je dis seulement que la voix de l’agora doit en principe représenter tout le monde, sans exception, et qu’un média censé représenter le peuple dont l’élite modératrice autoproclamée ne tolère pas le vulgaire, c’est juste grotesque.


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 2 mars 16:18

              @Attilax

              Moi aussi, je suis pour la liberté totale de parole mais je suis aussi d’accord pour qu’on en mette certains au pilori.
              Plutôt que de les effacer, on pourrait juste les mettre à l’écart, comme la case prison du Monopoly et ceux qui veulent aller voir peuvent toujours y aller.
              Comme ça la parole reste libre mais passé un certain degré de violence ou d’insanité on est mis derrière une vitre de sécurité smiley
              Et après un certain nombre de passage au pilori, on est mis au ban, avec juste un lien vers son site où l’intéressé pourra mettre toutes ses vomissures.
              Donc la parole n’est jamais étouffée ou interdite, on met juste une certaine distance en place.
              Bon voilà, c’était une idée en passant...

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