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Université de Lyon II : annulation d’un colloque qui offrait une tribune aux laïcophobes et à l’islamisme

Le samedi 14 octobre 2017 devait se tenir au sein de l'université de Lyon II un colloque intitulé « Lutter contre l'islamophobie, un enjeu d'égalité ». Il a été annulé. Ce colloque était porté par un collectif d’associations et organisé par la Chaire« Égalité, inégalités, discriminations », en partenariat avec l’ISERL (Institut supérieur d’étude des religions et de la laïcité). Il conviait des associations comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Etudiants musulmans de France (EMF), Participation et spiritualité musulmane (PSM). On connait l’orientation victimaire de celles-ci, qui font de « la lutte contre l’islamophobie » un cheval de Troie contre notre République laïque, accusée de racisme d’Etat, en raison ne pas laisser libre cours au communautarisme et à une conception de l’islam qui rejette toute adaptation à la modernité. 

De nombreuses associations ont dénoncé cette opération (1), dont la LICRA et le Comité Laïcité République qui, dans un appel commun (2), ont pointé du doigt « un meeting laïcophobe » et à réagir « contre l’instrumentalisation politique de l’université. » Laurent Bouvet, Professeur de sciences politiques à l’Université de Versailles, cofondateur du « Printemps Républicain », a dénoncé « un colloque plein d’intervenants islamistes sous couvert académique ». L’essayiste Céline Pina, dans une tribune accordée au Figaro Vox (3), sous le titre « Jean-Louis Bianco et le drôle de colloque sur « l'islamophobie d'État », alertait vis-à-vis de « cette caution politique accordée à des organisations antirépublicaines ».

 

Une présidence de l’Université de Lyon II qui, à contrecourant, persiste et signe 

 

Dans le communiqué de la présidence de l’Université (4) qui annonce l’annulation du colloque, loin de faire montre de prise de conscience au regard des dangers de cette initiative, elle la regrette. Après la justification de l’annulation, « Les conditions n’étant pas réunies » selon elle, pour garantir « le bon déroulement des débats autour de la question de l’islamophobie et de ses enjeux politiques », elle apporte « tout son soutien à la Chaire Egalités, Inégalités et Discriminations, à l’Institut Supérieur d’Etude des Religions et de la Laïcité (ISERL) », ainsi qu’aux universitaires impliqués dans ce colloque. Elle remercie aussi « les nombreuses associations » avec lesquelles a été préparé l’événement « dans une perspective de co-construction des savoirs », et invite même à « prolonger la réflexion scientifique (..) sur la place de l’Islam dans la société. »

 

Il est question d’avoir donc empêché « des débats autour de la question de l’islamophobie et de ses enjeux politiques », une entreprise de « de co-construction des savoirs » et tout simplement, un travail universitaire sur « la place de l’Islam dans la société. » Regardons de plus près ces affirmations qui tentent de nous égarer, en nous arrêtant sur le fond, les associations en cause, et certains intervenants.

 

La supercherie de « la lutte contre l’islamophobie » comme fond de commerce

 

Cette initiative était censée poursuivre une première journée d’étude organisée en partenariat avec l’Institut supérieur d’Etude des religions et de la laïcité (ISERL) le 5 mars 2016, présentée sous le titre : « Islamophobie, le poids des mots, la réalité des maux ». Selon les organisateurs du colloque annulé, « son objet était de réfléchir à l’émergence des mots et de leur usage, qu’il s’agisse de l’islamophobie ou de l’antisémitisme. L’objet de la journée était de mettre en évidence la réalité des discriminations face aux polémiques visant à délégitimer l’usage du mot « islamophobie » comme manière d’interdire toute critique de l’islam. » On voit ici un renversement opportun de la charge contre le concept d’islamophobie, qui au contraire, vise à interdire toute critique de l’islam. Concept qui revient à identifier toute limitation de l'islam à un délit, et concoure ainsi au rétablissement du délit de blasphème. Le prétexte pris dans ce parallèle entre antisémitisme et islamophobie n’échappera à personne. On cherche à faire adopter par la justice la même valeur juridique au terme islamophobie qu’à celui d’antisémitisme, avec en toile de fond la référence à un passé colonial de la France que l’on agite comme un chiffon rouge, à défaut de pouvoir prouver des discriminations d’ampleur contre les musulmans ou un racisme d’Etat fantasmé qui n’est jamais très loin de ce genre d’argument. Il n’y a pas de hasard que l’un des temps du colloque s’intitule : « Peut-on parler d’islamophobie d’Etat ? » Rappelons, si nécessaire, que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme dans son dernier rapport de 2016 sur « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie », montre un indice de tolérance des Français qui ne cesse dans ce domaine d’être meilleur, tout en soulignant ce que cela peut avoir d’exceptionnel dans une période marquée par des attentats.

 « La lutte contre l’islamophobie » se présente comme participant à la lutte contre le racisme, alors que, bien au contraire, elle lui tourne le dos. La lutte contre le racisme a pour but des valeurs universelles comme la liberté, l’égalité des droits. Elle n’a rien à voir avec la volonté d’imposer les canons d’une religion au reste de la société, en bafouant au passage les autres convictions et croyances, et donc les droits et libertés individuels de tous. La lutte contre le racisme unit, favorise le mélange entre tous à les considérer d’abord comme des égaux, quand la « lutte contre l’islamophobie » divise, oppose, pousse à l’affrontement entre tous, en utilisant la sacralisation de la différence pour arriver à ses fins.

 

Des associations et des intervenants, pour faire à sens unique le procès de l’Etat républicain

 

CCIF, CR, EMF, PSM, autant d’associations toutes proches du Parti des indigènes de la République, qui ne cache pas sa haine de la France et de la République, de ses lois, et toutes aussi proches de l’influence des Frères musulmans. Y étaient invités à s’exprimer, Abdelazziz Chaambi, ancien dirigeant des Indigènes de la République (Lyon), fondateur des éditions Tawhid qui publient la propagande Frères musulmans, accessoirement fiché S, Djamila Farah, responsable de la CRI (Coordination contre la racisme et l’islamophobie), militante contre la loi de 2004 d'interdiction des signes religieux ostensibles à l’école, pour le rétablissement du délit de blasphème et dont l’association s’affirme proche des frères Ramadan et de Hassan Iquioussen, le « prêcheur des cités ». Djamila Farah qui s’est présentée en France aux élections législatives sous l’étiquette du parti Egalité Justice du président Erdogan, parti qui réclame un moratoire sur la laïcité, l’interdiction du blasphème, le port du voile à l’école et veut lutter contre le « libertinage de la société française ». Lila Charef, co-directrice du CCIF, ne peut qu’être à l’aise dans ce décor, organisation qui ne cesse d’intenter des procès aux intellectuels qui osent critiquer publiquement les dérives de l’islam communautariste, milite pour l’abrogation de la laïcité à l’école et conteste de façon générale les lois laïques de la République.

On y retrouve l’universitaire François Burgat, proche de Tariq Ramadan, dont on connaît les positions antilaïques et le déni des responsabilités de l’islamisme dans le drame algérien face au FIS. Souhail Chichah, enseignant à Lyon 2, qui a participé à empêcher physiquement Caroline Fourest de tenir une conférence au sein de l'Université Libre de Bruxelles, université dans laquelle il était professeur ! Ismahane Chouder, membre du parti islamiste marocain Adi Wal Ihsan, favorable à la non-mixité et au séparatisme, porte-parole de la « marche de la dignité » appelant à la « lutte des races. Gilles Devers, avocat, qui à l’occasion a représenté le CRI, et a livré sa pensée dans un ouvrage, Droit et religion musulmane (5), où après avoir rejeté toute intervention de la puissance publique pour garantir le choix de changer de religion, ou d’en sortir, affirme : « Le droit est sans prise sur la foi » ( !). Il y a aussi un certain Vincent Geisser, sociologue et chercheur au CNRS/IREMEM à l’université d’Aix-Marseille, mais surtout militant islamo-gauchiste, aux côtés de Tariq Ramadan, et invité en grande pompe par l’Union des organisations islamiques à sa rencontre annuelle du Bourget (UOIF).

 

Une légitimation de l’initiative par des représentants de l’Etat et des personnalités diverses

 

Ce colloque a reçu à front renversé, l'onction de Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité qui avait fait parvenir un communiqué qui devait être lu lors de l'introduction de la matinée. Attaqué pour cela, notamment par la tribune de l’essayiste Céline Pina sur le Figaro Vox, il parle d’ »Attaques mensongères et ridicules » et de cette dernière comme « visiblement en mal de notoriété », de façon pitoyable. Il se défend en expliquant, « J’ai toujours condamné l’expression « islamophobie d’Etat » (…) J’ai transmis une communication très claire sur « La République et la laïcité ». Comme sa contradictrice l’expliquait dans sa tribune : « Peu en importe la teneur, le mal est déjà fait, sa présence dans le programme légitime son contenu et transforme une ribambelle d'haineux en interlocuteurs des pouvoirs publics. » Elle ajoutait : C'est d'autant plus impardonnable que l'homme est coutumier du fait. Sa vision extrêmement accommodante et purement juridique de la laïcité a provoqué la démission de l'Observatoire des républicains authentiques que sont Jean Glavany, Françoise Laborde et Patrick Kessel. »

Il a également reçu l'approbation du Préfet, du maire de Lyon, des responsables universitaires, qui n’ont de toute évidence pas bien mesuré ou voulu voir l’étendue du désastre d’une telle manifestation. On comptait aussi parmi les intervenants David Friggieri, coordinateur à la Commission européenne chargé de « la lutte contre la haine antimusulmane », venant offrir à ce colloque une légitimité qui pour le moins détonnait… La représentante du Défenseur des Droits devait être aussi là, à contre-emploi ! On notera la très regrettable participation à cette journée de Jean-Michel Ducomte, ancien président de la Ligue de l’enseignement, qui souligne un éloignement inquiétant avec la laïcité. 

 

Une instrumentalisation politique de l’Université pour donner la parole à l’islamisme

 

N’a-t-on pas là, bien des ingrédients susceptibles d’encourager une radicalisation déjà galopante (au moins 20.000 radicalisés aujourd’hui), alors que le dernier rapport du Sénat à ce sujet met en garde sur le fait que le communautarisme, que défendent précisément ces associations, soit le principal terreau de la radicalisation ? Cette initiative n’engage-t-elle pas une lourde responsabilité, dans un climat sur ce sujet très bien identifié par l'Institut Montaigne dans sa dernière étude à ce sujet, qui expose que près de 30% des musulmans interrogés considèrent la charia comme au-dessus des lois de la République, et leur religion comme un instrument de révolte contre notre société ?

Nous assistons ici à une dérive dangereuse au sein de l’Université, alors que ce type de manifestation tend à s’affirmer depuis qu’a eu lieu en 2014, à l'Université Paris VIII, "La journée internationale contre l'islamophobie". On se remémorera la tenue, au printemps dernier, à l’Espé de Créteil, de journées d’étude sous le titre « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation ». On connait les dégâts de ce nouveau concept, « l’intersectionnalité », qui vise à créer l’agrégation de courants se réclamant de lutter contre toutes les formes de discriminations, pour servir essentiellement un discours porté par le thème récurant de « la lutte contre l’islamophobie » (sic !).

On s’empresse dans un article paru sur Rue 89 (6) dont le contenu est repris dans un papier de Libération (7), de défendent dans un style à peine voilé Jean-Louis Bianco, mettant en avant les réactions de la faschosphère et laissant ainsi planer l’amalgame avec les défenseurs de la laïcité et de la République, au risque de les faire passer pour les « idiots utiles » de l’extrême droite. Sur le Bondy blog (8) on va même plus loin, en faisant sans vergogne l’amalgame, et en donnant la parole aux défenseurs de cette initiative avec laquelle ils sont en collusion. On se demande bien dans cette affaire qui sont les « idiots utiles » ? Ceux de l’islamisme, particulièrement, qui encouragent par ce type de méthode l’extrême droite dans son « hold-up » sur la laïcité.

 

Une République laïque fière de ses idéaux et des libertés qu’elle défend !

 

C'est la République laïque par ses idéaux qui a su dépasser les contradictions de l'histoire pour imposer l'égalité entre tous, indépendamment de l'origine, la couleur, la religion. Elle en a porté le principe au-dessus de nos convictions personnelles tout en les protégeant. Elle a ainsi créé les conditions d’un Etat impartial, qui regarde les membres de la société avant tout comme des citoyens, fondement du mélange des individus par-delà les différences et d’un vivre ensemble harmonieux. Un bien commun qui a été édifié historiquement souvent dans la douleur, et qu’il s’agit ici de défendre contre les prêcheurs de haine bien sûr, mais aussi en alertant vis-à-vis de ceux qui se rendent complices par leur démission de cette entreprise de démolition de nos plus belles valeurs, et des lois impartiales tout autant que protectrices, qui reposent sur elles.

 

1 Voir et dire ce que l’on voit », Vi(v)re la République, Laïc'art, La France de Marianne, La Brigade des mères… www.voir-et-dire.fr

2-« Un colloque « laïcophobe » à l’Université Lumière Lyon 2 ». https://www.licra.org/5264-2/ - Laïcophobie : la dérive de certains universitaires (CLR, 30 sep. 17). http://www.laicite-republique.org/laicophobie-la-derive-de-certains-universitaires.html

3- Tribune de Céline Pina sur le Figarovox. « Jean-Louis Bianco et le drôle de colloque sur « l'islamophobie d'État », http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/09/28/31003-20170928ARTFIG00350-le-drole-de-colloque-sur-l-islamophobie-auquel-participera-jean-louis-bianco.php

4-Communiqué de l’Université Lyon II – « Annulation du colloque « Lutter contre l'islamophobie, un enjeu d'égalité ? ». http://www.univ-lyon2.fr/universite/presse-medias/cp-annulation-du-colloque-lutter-contre-l-islamophobie-un-enjeu-d-egalite—742793.kjsp?RH=archivesCP

5- Gilles Devers, Chems-eddine Hafiz, Droit et religion musulmane, Dalloz, pages 35, 36.

6- « L’Université Lyon 2 annule son colloque sur l’islamophobie. http://www.rue89lyon.fr/2017/10/03/luniversite-lyon-2-annule-colloque-lislamophobie/

7- « L'université Lyon 2 annule un colloque sur l'islamophobie. » http://www.liberation.fr/direct/element/luniversite-lyon-2-annule-un-colloque-sur-lislamophobie_71672/

8- « La présidence de l'université Lyon 2 annule un colloque sur l'islamophobie ». http://www.bondyblog.fr/201710031716/la-presidence-de-luniversite-lyon-2-annule-un-colloque-sur-lislamophobie/#.WdQ1tlu0OM8

 

 

Guylain Chevrier, Vice-président du Comité Laïcité République.


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42 réactions à cet article    


  • covadonga*722 covadonga*722 4 octobre 2017 09:34

    yep , pauvres sociau-démocrates après avoir remplacé la population de ce sol , ils leur faut convaincre leur nouvel électorat de leur soumission la plus totale 


    • Christ Roi Christ Roi 4 octobre 2017 22:29

      C’est une excellente nouvelle. Cela montre que les athées doivent désormais arrêter de passer leur temps à attaquer les croyants (qui eux vont dans leurs églises sans s’occuper des athées). Que les athées continuent de se voir comme des singes s’ils le veulent mais en silence ! smiley


    • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 10:23

      à l’auteur,
      Article tout à fait intéressant, et qui fait bien voir l’urgente nécessité d’en finir avec l’islamophoblie, c’est-à-dire avec la peur panique inspirée aux pouvoirs publics par la montée de l’islam dans les banlieues. Trouille infâme qu’auront renforcée ces dernières années un certain nombre de plumitifs ayant accès aux media et qui mériteraient bien, comme disaient les Romains,d’être « privés de l’eau et du feu », c’est-à-dire frappés du plus radical ostracisme et repoussés hors des limites de la République.
      J’ai reçu hier, et commencé à lire, le bouquin de Waleed al-Husseini, ce Palestinien qui a tâté de la prison et de la torture chez Abou Mazen pour avoir exprimé dans son blog l’horreur que lui inspirait l’islam et assumé son athéisme. Son bouquin s’intitule « Une trahison française » et le sous-titre permet aisément de concevoir l’objet, que nous ne connaissons que trop, de son étude : « Les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés ».
      La France non seulement se trahit, explique-t-il, mais elle trahit ceux-la mêmes qui, comme lui, dans tous les pays de la Oumma, s’efforcent de lutter contre l’obscurantisme, le fanatisme et la violence atroce de ce nouveau fascisme que constitue le totalitarisme islamique. J’ai bien écrit « islamique », et non pas « islamiste ». Ceux qui connaissent l’islam de l’intérieur, cet auteur mais déjà aussi Wafa Sultan, savent bien, comme le disait déjà cette dernière, que « c’est l’islam qui est le problème », et non pas seulement ses formes les plus radicalisées.
      Je me contenterai, parce que je n’ai pas beaucoup de temps ce matin, de recopier ce qu’écrit al-Husseini à propos de l’islamo-gauchisme français :
      « Ces révolutionnnaires à la tête vide rêvent de l’application, aussi stricte qu’utopique, d’un système communiste basé sur la dictature du prolétariat ; ils pensent pouvoir trouver dans la communauté musulmane le soutien idéal, se figurant que la masse de ceux qui la composent constitue une base populaire solide et des soldats potentiels pour réaliser leur révolution rouge, qu’ils ont leur place dans la société idéale qu’ils cherchent à créer. Ils se fourvoient complètement. Ils n’imaginent pas à quel point l’idéal islamique est loin de leur rêves utopiques, voire en désaccord parfait. Ces politiciens et intellectuels sont atteints d’un »Alzheimer politique« . Les plus extrémistes d’entre eux veulent exploiter les musulmans dans un projet politique que ces derniers combattent. Pis encore, les musulmans considèrent les communistes comme des athées et des renégats passibles de la peine de mort. »
      Et le malheureux exilé d’exprimer l’horreur qu’il ressent, tout de suite après l’attentat contre Charlie Hebdo, quand il se rend compte que dans l’immense défilé de protestation se trouve, non loin d’une délégation de l’Arabie Saoudite où un autre athée vient d’être condamné à mille coups de fouet, la vieille ganache de l’Autorité palestinienne qui, quelques jours plus tard, de retour à Ramallah, fera emprisonner encore un autre contestataire coupable des mêmes attaques que les siennes contre une religion de paix et d’amour qui ensanglante le monde.


      • Alren Alren 4 octobre 2017 14:36

        @Christian Labrune

        "Ces révolutionnaires à la tête vide rêvent de l’application, aussi stricte qu’utopique, d’un système communiste basé sur la dictature du prolétariat ; ils pensent pouvoir trouver dans la communauté musulmane le soutien idéal« 

        On sait très bien que les religieux sont à droite, qu’il s’agisse de cathos, de juifs, de musulmans, d’hindouistes en Inde, de shintoïstes au japon, etc. etc.

        À part peut-être Bibeau, le Québecois, qui doit rattraper en quelque sorte le retard philosophique de la culture de l’Amérique du Nord par un extrémisme ridicule, plus personne ne soutient l’idée de »dictature du prolétariat« et de »grand soir".

        Soit vous le savez et vous êtes de mauvaise foi, soit vous l’ignorez et je vous conseille d’élargir votre culture politique.


      • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 15:55

        @Alren
        C’est à l’auteur de ma longue citation qu’il faudrait demander raison de cette phrase. Nous savons très bien, effectivement, que le PCF a renoncé, dès le 25e congrès (1975) à la notion de dictature du prolétariat et que, ce faisant, il devenait nécessairement un parti réformiste, mais l’auteur, à l’époque n’était peut-être pas encore né et baignait dans une tout autre soupe idéologique : l’islam, c’est bien autre chose. En tout cas, je m’étais fait en le lisant la même remarque. Il reste que sur le fond, et si on passe sur ces nuances, il a raison.

        Vous parlez de « gauche » et de « droite ». A mon tour de vous faire un reproche : ces notions n’ont plus aucun sens depuis des années en France : le FN s’est efforcé de retirer de sa vitrine les thèmes crapuleusement antisémites hérités du vieux père : cela faisait mauvais genre, mais ces même thèmes, qui rendent particulièrement odieuse l’extrême droite des années trente, qui les aura exhibés, ces dernières années, sinon la gauche radicale qu’on aura vu marcher, dans l’été 2014, aussi bien à Sarcelles qu’à Barbès, sous les drapeaux d’un Hamas qui est bien, comme le Hezbollah, une organisation néo-nazie ? On peut bien dire que l’extrême gauche est fasciste, je n’y contredirai certes pas.

        Qu’est-ce qu’entendaient les insomniaques de la République, l’année dernière, par la notion de « convergence des luttes », sinon un mouvement révolutionnaire qui rassemblerait ce qui reste d’extrême gauche à prétention révolutionnaire (NPA, France soumise) et les derniers damnés de la terre que sont ces pauvres musulmans, anciennement colonisés par les parfaits salauds que nous sommes, et premières victimes des attentats à Charlie Hebdo et ailleurs ? N’essaient-ils pas de capter, ces agités relativement minoritaires, comme une formidable masse de manoeuvre, les millions de musulmans français pour les induire à foutre le bordel d’où surgira le grand soir ? S’ils font allégeance à l’islam, s’ils se soumettent, comme un Mélenchon, ou les sbires du NPA, est-ce par amour de l’islam ou bien par calcul ? C’est sans doute par calcul, mais c’est exactement comme si, pour gagner quelque chose, ils acceptaient d’entrer dans le cercle d’une partie de bonneteau où ils peuvent être sûrs, à la fin, d’être plumés s’ils ont un minimum de cervelle. Mais ils n’ont pas de cervelle, et c’est bien pour cette raison que l’auteur pense, et je le pense également, qu’ils sont atteints d’une sorte de maladie d’Alzheimer.


      • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 16:09

        ERRATUM

        où ils peuvent être sûrs, à la fin, d’être plumés s’ils ont un minimum de cervelle.

        L’oubli d’une virgule après « plumés » est ici une erreur vraiment abominable et fait dire à ma phrase le contraire de ce que je voulais exprimer. Il aurait fallu tourner la phrase autrement et dire  :

        où il peuvent être sûrs, s’ils ont un minimum de cervelle, de se trouver plumés à la fin.
        Excuses


      • Alren Alren 4 octobre 2017 17:30

        @Christian Labrune

        "Vous parlez de « gauche » et de « droite ». A mon tour de vous faire un reproche : ces notions n’ont plus aucun sens depuis des années en France : le FN s’est efforcé de retirer de sa vitrine les thèmes crapuleusement antisémites hérités du vieux père" 

        Effectivement le racisme anti-arabe, anti-noir et plus généralement contre l’immigré du « Sud » a remplacé l’antisémitisme au FN, quoi qu’il en reste des traces dans les consciences des ultra-cathos façon Maréchal Le Pen qui a fini par quitter l’organisation.

        Soutenir la cause palestinienne n’est pas soutenir le Hamas et de dérive en dérive faire croire à un soutien des terroristes « vengeant » leurs coreligionnaires martyrisés sur leur territoire et privés de patrie par le force brutale de l’état israélien.

        Le Hamas après le Fatah a choisi la voie de la violence pour défendre la cause palestinienne sur fond de guerre religieuse : c’est une erreur totale, car il était vaincu d’avance par des colons européens (en majorité) techniquement plus avancés et croyant lutter pour leur survie.

        Il aurait plutôt dû s’inspirer des luttes de Gandhi, Martin Luther King ou encore Nelson Mandela.

        Reprendre les résolutions constantes de l’ONU et ramener le territoire israélien aux frontières de 1967 - les colons pouvant rester ou quitter les terres qu’ils occupent illégalement et illégitimement à condition de se soumettre au gouvernement palestinien et à ses lois - cela n’est pas soutenir une organisation violente, c’est défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à l’autodétermination et, dans ce cas précis, c’est aussi défendre les Droits de l’Homme.

        Quant à la différence droite-gauche, il y a actuellement un bon discriminant comme diraient les mathématiciens : la gauche combat les lois Macron, la droite et l’ultra-droite les soutiennent ou au mieux ne les combattent pas.


      • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 18:38

        Le Hamas après le Fatah a choisi la voie de la violence pour défendre la cause palestinienne sur fond de guerre religieuse : c’est une erreur totale, car il était vaincu d’avance par des colons européens (en majorité) techniquement plus avancés et croyant lutter pour leur survie.
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        @Alren
        Certes ! Mais s’il y avait un islam pacifiste, cela se saurait ! Il y avait effectivement de la place pour deux peuples en Palestine ; c’est ce qu’avaient pensé les Anglais, et même bien des décideurs égyptiens de l’époque. Les choses se sont gâtées dès le début des années 20 avec, en 21 le nouveau mufti de Jérusalem qui finira par essayer d’obtenir de l’Allemagne une extension à la Palestine de la solution finale. Par ailleurs, dès 28, les Frères musulmans commencent, bientôt soutenus par l’Allemagne hitlérienne dans le courant des années 30, à fanatiser les population de la région. La guerre de 48 et toutes celles qui ont suivi, dont l’objectif était génocidaire, sont la conséquence de cette pathologie islamique désastreuse.
        Les « Palestiniens » ne sont toujours pas sortis de cette logique infernale. Ne me parlez pas de « cause palestinienne » : la cause d’un peuple qui rêve d’en éliminer un autre et qui dilapide la moitié des aides internationale pour arroser les familles de tueurs de femmes et d’enfants, comme c’est encore le cas aujourd’hui, est totalement indéfendable.


      • rogal 4 octobre 2017 13:04

        « laïcophobes ». Une pseudo-phobie de plus ?


        • Alren Alren 4 octobre 2017 14:29

          @rogal

          Moi je trouve le néologisme « laïcophobe » excellent et parfaitement adapté pour dénoncer les adversaires de la laïcité française, autant les islamistes que les catholiques, que Trump, Merkel, Macron Le Pen etc.


        • Doume65 4 octobre 2017 13:56

          « Tariq Ramadan, dont on connaît les positions antilaïques »

          Justement pas, bien au contraire. Il est accusé de cela par la Fourest, mais je n’ai rien lu ou entendu de lui allant dans ce sens.
          J’espère que le reste de l’article n’est pas à l’image de cette allégation, sinon il s’agit d’un pur fantasme. Ce serait dommage, car il est certain qu’il faut rester vigilent.


          • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 14:27

            Il est accusé de cela par la Fourest, mais je n’ai rien lu ou entendu de lui allant dans ce sens.
            -------------------------------------------------------------------
            Doume65
            Si votre surdité est récente, il y a des moyens de la corriger assez efficacement. Je vous communique un lien, au bas de cette page, qui pourra vous être utile. Ne voyez là aucune démarche de nature publicitaire : je ne suis actionnaire dans aucune de ces sociétés qui mettent au point les prothèses auditives.
            Même s’il s’agit d’une surdité de naissance, je crois bien qu’il reste la possibilité, dans certains cas, au moyen d’électrodes implantées dans l’oreille interne, de rétablir quelque peu la fonction auditive.
            Mais vous pourriez aussi lire (si vous n’êtes pas aveugle !) les oeuvres complètes de Tariq Ramadan. Je ne l’ai pas fait parce que j’ai l’oreille fine, je l’ai entendu, et je connais déjà par coeur sa philosophie. C’est très exactement celle de Hassan el-Banna, son grand papa, dont il est assez difficile de trouver des traductions, mais quand on a lu Gilles Kepel, on sait très bien de quoi il retourne : les principes sont d’une grande simplicité et une seule page suffirait à les résumer, et même une seule phrase : il y a l’islam, et il n’y a rien d’autre. Le monde doit être converti, par la force s’il le faut, pour y faire régner partout la loi d’Allah qui est la charia.
            Dans cette perspective, ce que les jihadistes ont tenté avec leur Califat, ce serait vraiment très bien, sauf que c’était du travail d’amateurs qui voulaient mettre la charrue avant les boeufs. C’est bien au même résultat que les Frères musulmans prétendent arriver un jour, mais d’une manière beaucoup plus discrète, habile et efficace. Il importe pour cela que les kouffar ne puissent même pas se rendre compte de ce qui leur arrive. Qu’est-ce qui se passe ? Mais rien du tout, cher Monsieur : je puis vous assurer que je n’ai rien vu et que je n’ai rien entendu.
            Apparemment, on en serait déjà là !

             http://www.quel-appareil-auditif.fr/


          • Jonas 4 octobre 2017 21:14

            @Doume65 « Tariq Ramadan, dont on connaît les positions antilaïques » « Il est accusé de cela par la Fourest, mais je n’ai rien lu ou entendu de lui allant dans ce sens. »


            Tariq Ramadan prêche dans les mosquées et dans ses ouvrages l’avènement d’un califat, un État gouverné par un imam, sous les lois de la charia islamique :

            « Il se trouve dans le Coran à peu près 228 versets (sur 6 238) qui traitent de la législation générale (code civil et pénal, droit constitutionnel, relations internationales, ordre économique, etc…) »
            (page 36)
            « La Révélation traite en effet de toutes les sphères de l’activité humaine : de l’ordre économique, du projet social, de la représentativité politique. »
            (page 35)

            « De fait, en matière législative, les choses sont claires. Le Droit Islamique, dont on parle tant aujourd’hui, c’est d’abord l’ensemble des règles générales stipulées par le Coran et la Sunna. »
            (page 38)

            « En nous appuyant sur ces considérations, en tenant compte également de la diversité des pratiques de la consultation dans l’histoire de la civilisation islamique et des réflexions produites par les ulémas (savants), on peut dégager sept principes inhérents à la notion de shûra (délibération)  :

            1. Le politique doit offrir à la communauté les moyens de la délibération et donc de la participation dans la gestion de ses affaires. Ce sera soit par des élections directes, soit sous le modèle de la représentation : la forme peut dépendre des situations historiques, des habitudes ou des structures sociales existantes.

            2. La création d’un « conseil de la shûra (délibération) » – majlis a’-shûra – s’impose et nécessite de structurer le mode de consultation du peuple qui permettra l’élection des membres de ce conseil. Élections directes, formation de conseils régionaux, ou autres : toutes ces formes sont acceptables dès lors qu’elles permettent la participation et la consultation de la base selon la formule coranique.




          • Jonas 4 octobre 2017 21:15

            @Jonas

            3. Les membres du conseil sont choisis en fonction de leurs compétences selon le rôle spécifique dévolu au conseil. Il paraît évident qu’il faudra y trouver deux types de compétences : d’une part, celles qui sont liées aux connaissances des principes d’orientation islamique reconnus, auxquelles doit s’ajouter la maîtrise des affaires sociales, politiques ou économiques selon les domaines où la réflexion est engagée. Le système de commissions mandatées que l’on trouve dans les parlements aujourd’hui peut légitimement faire l’affaire. C’est à l’intérieur de cette instance ou d’une autre mandatée par elle que doit s’élaborer la pratique de l’ijtihâd dont nous avons déjà parlé et qui fait le lien entre les sources et les réalités concrètes. C’est le rôle de ceux qui sont connus dans la juridiction islamique sous le nom de « gens qui lient et qui délient » (ahl al hal wal-’akd). Impossible aujourd’hui de laisser cette fonction aux seuls théologiens ; les sciences sociales, politiques, économiques ou encore médicales et expérimentales ont atteint un tel degré de complexité qu’il ne peut s’agir de traiter les questions juridiques et éthiques qui y sont relatives sans concertation avec les spécialistes de ces domaines.

            4. Le choix du responsable de la nation (le président ou l’imâm – celui qui se place devant -) peut être délégué au Conseil de la shûra (ou aux conseils régionaux, s’il en est) mais il peut également être le fait de la population. Encore une fois, le principe de choix du peuple est inaliénable en islam ; la forme que prendra sa réalisation peut dépendre d’un grand nombre de facteurs historiques, géographiques et même culturels. L’idée d’un mandat à durée déterminée ne contrevient pas aux enseignements islamiques.

            5. Le président de la nation est donc choisi par la communauté (hommes et femmes doivent avoir le droit de participer à ce choix). Comme n’importe quel président lié par la constitution de son pays, il se doit de respecter les principes de références islamiques et en cela, il en est le garant devant le Conseil de la shûra (et devant le peuple) à qui il doit rendre compte de sa politique générale et de celle de ses ministres. C’est très exactement ce que faisait Abou Bakr et Omar, et c’est bien en ce sens que s’articulent, dans les sociétés modernes, les instances exécutives et législatives.

            6. La séparation des pouvoirs est l’un des principes fondamentaux de l’organisation de la cité et il a été respecté dès l’arrivée de Abou Bakr au califat. Les juges (coudâ’, pluriel de câdi) devaient exercer leur fonction de façon autonome et selon le principe de l’égalité de tous devant la loi. Omar, en ce sens, avait adressé des recommandations très fermes à un juge de l’une de ses provinces qui sont d’ailleurs restées célèbres.



          • Jonas 4 octobre 2017 21:18

            @Jonas

            7. La population, dès lors que les principes d’élection ont été respectés, fait acte d’allégeance (bay’a) à celui que la majorité a choisi. Cette allégeance suppose des conditions et ne peut être le fait d’une soumission aveugle. Elle exige une conscience critique de la part du peuple à l’égard de celui qui a la responsabilité de gérer ses affaires : cette participation critique, pour l’islam, est l’un des devoirs fondamentaux du citoyen. Une tradition rapporte : « Le musulman doit écouter et obéir pour ce qu’il aime et pour ce qu’il déteste sauf s’il s’agit d’une désobéissance (aux principes du Créateur) : si on lui impose une telle désobéissance, alors il n’y a plus d’écoute, ni d’obéissance ». Un président, un roi, qui répandrait l’injustice, le déni de droit et la corruption ne peut recevoir d’allégeance : il trahit le message qu’il dit défendre. La population doit user de tous les moyens légaux pour en changer. »
            (page 97-99)

            « on appelle les citoyens n’étant pas de confession musulmane les « ahl dhimma » ou « al mû ahidun », « ceux qui ont passé un contrat », ce contrat est clairement un contrat de protection des personnes et de leur droit fondamentaux. L’Etat s’engage à leur offrir toutes les conditions qui leur permettent de vivre sereinement. lIs ne sont pas soumis à l’impôt social purificateur(zakat) qui est le troisième pillier de l’Islam, ni au service militaire : en échange de cette protection, ils sont tenus de payer un impôt, la « jazya », qui est l’équivalent d’une taxe militaire. »
            (p118)

            « Dans le domaine politique, comme c’est le cas pour la sphère sociale ou économique, il existe aussi un cadre de référence islamique défini par le Coran et la Sunna qui correspond à peu de choses près au statut de la loi fondamentale, la Constitution, (en ce qu’elle va permettre sa formulation) vis à vis des législations nationales. [...] Ce cadre est d’origine Divine et les directives qui y sont liées sont intangible. »
            (p93)
            Tariq Ramadan - « Islam, le face à face des civilisations »

          • Jonas 4 octobre 2017 21:28

            @Doume65


            Lors du congrès annuel de l’UOIF au Bourget du 6 au 9 avril 2012, des prédicateurs antisémites, comme Youssouf Al-Qaradawi ou Safwat Hijazi qui expliquent, devant plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs sur les chaînes Arabes (Al-Jazeera, Al nas-tv , Tv Al-Aqsa, etc…) vouloir unifier les Musulmans afin de finir le travail d’Hitler, punir et exterminer les Juifs, ont été interdits de se présenter à ce congrès.
            Tariq Ramadan a, dans un article, pris la défense de ces prédicateurs antisémites et a condamné Nicolas Sarkozy pour cette mesure, dans un vibrant plaidoyer rendant hommage à ces « savants musulmans de renommée mondiale » injustement bannis du territoire français.

          • Doume65 5 octobre 2017 17:08

            @Christian Labrune

            J’aurais préféré un lien vers une vidéo ou un fichier prouvant tes dires. En attendant une prothèse sera inutile, vu qu’il n’y a rien à entendre. Contrairement à toi, j’ai lu Ramadan. Le seul argument un peu sensé dans ton raisonnement est la référence à son grand-père. Et c’est vrai qu’il ne le renie pas. Moi non plus je ne renie pas le mien, mais il était raciste et je ne le suis pas. Chez les frères Mehra, on trouve de tout, y compris un dénonciateur de la perversion de l’islamisme.


          • Doume65 5 octobre 2017 17:21

            @Jonas
            Merci pour le lien
            Que peut-on lire en préambule :

            « Le Gouvernement français entretient l’amalgame en associant des savants musulmans de renommée mondiale aux dérives violentes et extrémistes de groupuscules que ces derniers ont eux-mêmes condamnés. »

            Ramadan soutient donc des gens qui condamnent les dérives islamistes. Je n’y vois rien là qui aille contre la laïcité (C’est de ça dont on parle)

            Un peu plus loin dans le texte :

            « j’aimerais savoir quand et où j’ai pu tenir des propos antirépublicains »

            Difficile d’être contre la laïcité si on n’est pas contre la république.

            Je continue la lecture :

            « Je n’ai eu de cesse, depuis vingt-cinq ans, d’appeler les Français de confession musulmane à aimer et à servir la France, même s’il y a parfois de quoi perdre espoir avec certains de ses intellectuels.  »

            Aimer la France... sans restriction, donc y compris avec sa laïcité.

            Le texte de Ramadan dit donc exactement le contraire de ce que tu y vois.Si je suis aveugle et de sourd, je suis contredit par des affabulateurs.


          • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 21:22

            J’aurais préféré un lien vers une vidéo ou un fichier prouvant tes dires.
            --------------------------------------------------------------
            @Doume65
            Des liens et des videos, on en trouve partout sur ce site. C’est quelquefois intéressant, mais quand ça renvoie à de la propagande, comme il arrive dans la plupart des cas, ça ne prouve rien du tout.
            Il me semble que Jonas a pris soin de recopier un certain nombre d’extraits des oeuvres du prêcheur de haine en question, et ils sont sans ambiguïté.
            Je crois me souvenir qu’à une époque le bonhomme avait été interrogé dans un débat médiatique à propos du verset 38 de la quatrième sourate (les femmes). Faut-il battre sa/ses femme(s). Il s’était défilé, proposant un « moratoire » sur cette question. C’est une position d’une très grande et franche clarté, n’est-ce pas ? Et vous, vous en pensez quoi, de cette question ?
            Je vous recopie la sourate, mettant en capitales les termes les plus intéressants :

            38-LES HOMMES SONT SUPERIEURS AUX FEMMES à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs bien pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont OBEISSANTES ET SOUMISES ; elles conservent soigneusement pendant l’absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous aurez à CRAINDRE L’INOBEISSANCE ; vous les reléguerez dans des lits à part, VOUS LES BATTREZ ; mais aussitôt qu’elles vous OBEISSENT, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.

            je vous suggère de demander à votre compagne ce qu’elle en pense. Attention quand même au rouleau à pâtisserie : ça peut faire mal !

            Au salon du livre d’Alger, l’année dernière, un bouquin d’inspiration salafiste avait été exposé, et qui traitait de cette importante question : battre ou ne pas battre. Le responsable du salon sommé, cette année, de s’expliquer, s’est enfoncé dans des explications d’une imbécillité islamique tout à fait transcendante. Résultat : beaucoup d’intellectuels algériens ont résolu de boycotter l’actuel salon.


          • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 21:29

            @Doume65

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Taq%C3%AEya

            Si vous voulez des liens, en voici un. Il renvoie à un article de Wikipedia consacré à la takiya. Si on veut avoir quelque chance de comprendre quelque chose au discours islamique, c’est un de ces mots dont il ne faut absolument pas ignorer le sens !


          • Jonas 5 octobre 2017 22:58

            @Doume65 « Le texte de Ramadan dit donc exactement le contraire de ce que tu y vois »


            Tariq Ramadan adapte son discours à son auditoire, sa protestation est adressée à juppé et Guéant, il ne va pas dire qu’il est pour la mise en place de la charia !

            Par contre curieusement, sur sa protestation contre l’interdiction de la venue des prédicateurs vous ne soufflez mot :
            Tariq Ramadan soutient l’invitation des prédicateurs antioccidentaux et antisémites Ayed Bin Abdallah Al Qarni, Safwat Al Hijazi, Youssef Al Qaradawi et Ahmed Al Masri, qui profèrent des discours publics d’une violence antisémite extrême devant des millions de téléspectateurs sur les chaînes de télévision arabes, que même Adolf Hitler n’aurait jamais osé prononcer !
            Du nazisme puissance dix !

          • Jonas 5 octobre 2017 23:50

            @Doume65

            Tariq Ramadan et les piscines islamiques, les hommes ne doivent pas regarder les femmes en maillot de bain :

          • Doume65 6 octobre 2017 10:02

            @Christian Labrune
            Qu’essaye-tu de faire ? de me convaincre du côté archaïque de l’islam. Pas besoin, j’en suis totalement convaincu. Pour moi, l’islam est la pire des religions, basée sur un livre pire encore que l’Ancien Testament, c’est pour dire ! Mais la discussion porte sur l’acceptation de la laïcité par Ramadan. Ce hors sujet montre que tu manques sérieusement d’argument. Quant au moratoire, Ramadan s’est parfaitement expliqué là-dessus. Tu as le droit de ne pas vouloir l’écouter, mais rappelle-toi : Tu as prétendu que tu as l’oreille fine, et que je suis sourd...


          • Doume65 6 octobre 2017 10:03

            @Jonas
            Hors sujet, encore !


          • Doume65 6 octobre 2017 17:34

            @Christian Labrune

            « Si vous voulez des liens, en voici un. Il renvoie à un article de Wikipedia consacré à la takiya. »
            Article intéressant, merci.
            Mais quel « grand danger » menacerait Ramadan s’il ne dissimulait pas ses convictions, sinon de perdre sa place de prof en Suisse ? Ne préférerait-il pas un beau palais en Arabie Saoudite où il est interdit de séjour pour ses idées réformatrices ?


          •  C BARRATIER C BARRATIER 4 octobre 2017 19:29

            Les islamistes de l’inégalié s’attaquent tous et toujours à la laïcité qui suppose le respect des philosophies et de l’égalité hommes femmes

            Est ce de l’islamophobie que de combattre la violence islamiste ? les catholiques intégristes n’ont plus cette violence. Mais il faut les surveiller. Leur point commun est le refus de l’agalité
            En table des news :

            Femmes : Interdire une secte violente

            http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=83

            • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 22:10

              les catholiques intégristes n’ont plus cette violence. Mais il faut les surveiller.
              -----------------------------------------------------------
              @C BARRATIER
              Je n’ai pas grand chose à voir avec les paroissiens de Saint-Nicolas du Chardonnet ou de Saint-Eugène, je n’apprécie guère leur idéologie, étant athée autant qu’on peut l’être, mais il me semble, même si on examine les dix dernières années, qu’ils n’ont quand même pas tué beaucoup de monde. Je n’ai pas les statistiques en tête, mais mis à part ce vieux prêtre normand qui avait égorgé un jeune musulman dans son église - ce qui me paraît être, vraiment, le comble de l’horreur et de l’intolérable !- aucun autre exemple ne me vient pour l’instant à l’esprit et il me paraît que spéculer sur ce qu’ils POURRAIENT faire lorsqu’on est en train d’évoquer des exactions de l’islam qui, elles, n’ont rien de virtuel, c’est vraiment se moquer du monde ou noyer le poisson.
               


            • Jonas 4 octobre 2017 23:36

              @Christian Labrune « Je n’ai pas grand chose à voir avec les paroissiens de Saint-Nicolas du Chardonnet ou de Saint-Eugène, je n’apprécie guère leur idéologie »


              Qu’est-ce qu’ils ont fait de mal ? Ils ont même des chorales plutôt sympa :

            • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 11:47

              Qu’est-ce qu’ils ont fait de mal ? Ils ont même des chorales plutôt sympa :

              @Jonas

              Ils sont même assez sympathiques. Passant un jour devant Saint-Nicolas du Chardonnet, je suis arrêté par un groupe de paroissiens qui distribuent je ne sais quel tract.
              - Est-ce que vous connaissez notre église ?
              -Ben oui, évidemment : j’ai des milliers de photos de toutes les églises de Paris. Je suis athée , mais j’adore les églises, et celle-là en particulier.
              Ils m’invitent à en faire le tour : on ne sait jamais, et ils évoquent le cas de Claudel près du 2e pilier de notre-Dame...
              Pourquoi pas ; je ne me le fais pas dire deux fois, et je profite de l’occasion pour faire encore quelques photos.
              Je les retrouve à la sortie.
              -Alors ?
              -Alors rien !
              Suit une petite conversation où j’essaie de leur parler d’Anselme de Cantorbery et de sa preuve ontologique, mais ils ne connaissent pas. Je comprends très vite que, pour eux, un athée est forcément un imbécile absolu. C’est dit avec tous les ménagements qu’on peut imaginer dans cet arrondissement fort policé, mais c’est dit. Mon athéisme a dû leur faire peur ; je n’avais quant à moi aucune raison de m’inquiéter : pas l’ombre d’un manche de couteau sortant d’aucune poche !  


            • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 12:33

              @C BARRATIER
              Ce que vous écrivez sur cette page où il est question des exactions de l’islam à propos d’un intégrisme chrétien, vous ne m’en voudrez pas si je vous le dis sans ménagement, c’est l’un des symptômes les plus constants de l’islamophobie.
              Par peur des réactions des musulmans, on noie le poisson. Ce n’est pas à vous en particulier qu’on s’en prend paraît-on dire, mais aussi bien au judaïsme et au christianisme. Et au besoin, on emmerdera les fidèles de ces deux religions pour bien vous prouver que vous n’êtes pas tout seuls à être visés.
              Mais combien d’attentats sanglants commis depuis un siècle par les autres religions ? Combien de passants poignardés au nom du Bouddha, de la Torah ou de Jésus-Christ ?
              Pour l’athée que je suis, toutes les religions sont parfaitement tolérables dès lors qu’elles ne prétendent pas faire prévaloir leurs dispositions particulières sur les lois de la République. Il n’est même pas nécessaire de souhaiter leur disparition : elles s’effacent progressivement dans nos pays développés qui sont, comme le dit très bien Marcel Gauchet, « sortis du religieux ».

              Prenons le cas du christianisme. Que l’Eglise ait été durant des siècles un système quasi totalitaire, cela ne fait aucun doute, mais vous ne trouverez pas un seul catholique qui veuille aujourd’hui justifier ou même simplement nier les horreurs de la Saint-Barthélémy de 1572 ou les dragonnades contre les protestants après la révocation de l’Edit de Nantes. Les Turcs d’Erdogan en sont encore, eux, à nier le génocide arménien.

               On ne saurait tenir les catholiques actuels pour responsables de guerres de religion déjà si lointaines. On ne songerait pas plus à reprocher à nos musulmans les conquêtes arabes. Trois siècles après la mort de son prophète, l’islam a colonisé tout le pourtour de la Méditerranée ; cela va de l’Espagne jusque bien au-dela de la péninsule arabique, jusqu’aux rives de l’Indus à l’Est, et au nord jusqu’au Caucase. Nous autres occidentaux, nous avons renoncé à la colonisation, mais ce n’est évidemment pas le cas de l’islam. Les Coptes seront majoritaires en Egypte jusqu’au XIVe siècle. Les Frères, aujourd’hui, rêvent encore de les exterminer jusqu’au dernier, et ils ne font pas que rêver ! Comme ils partagent encore avec les chiites le rêve d’exterminer les Juifs d’Israël.
               
              Il n’y a aujourd’hui en Europe qu’une seule religion qui ne tolère pas les autres et qui tue désormais quasi quotidiennement. Ne nous trompons donc pas d’ennemi.


            •  C BARRATIER C BARRATIER 4 octobre 2017 19:30

              j’ajoute « et le refus de la laïcité » bien sûr


              • zak5 zak5 4 octobre 2017 22:00
                Encore une fois, l’islamophobie n’est pas un délit comme le prêtant le CCIF. La critique de la religion même si elle est ravageuse est une culture en France et si ça ne plait pas aux islamistes c’est a eux de changer de point de vu et non à la culture française de se mettre a genoux. S’il est vrai que les racistes peuvent utiliser l’islamophobie pour s’exprimer, ceci est le cas pour un peu n’importe quoi, on peut par exemple utiliser l’insécurité du permis du port d’arme aux USA pour interdire la chasse.

                Certains pensent que les islamistes parlent de racisme quand ils parlent d’islamopobie, il en est absolument rien de cela, si les islamistes étaient des avant-gardistes de la lutte contre le racisme ça se saurait. Les islamistes c’est le délit de blasphème qui les intéresse et non pas la lutte contre le racisme. Pour les Islamistes le danger de la liberté de parole sur la religion améne à l’apostasie et c’est ça qui les terrorise et absolument pas le racisme. La preuve, un islamiste quand il est sincère (cad quand il ne distribue pas un discourt a un public non musulman) vous dira que conformément a la charia, un apostat de l’islam doit être exécuté, pourquoi ? tout simplement parce que l’apostasie est l’ultime blasphème. 

                • Christian Labrune Christian Labrune 4 octobre 2017 22:37

                  Encore une fois, l’islamophobie n’est pas un délit comme le prêtant le CCIF.
                  ------------------------------------------------------------
                  @zak5
                  L’islamophobie, il faut le dire et le répéter, est une phobie, c’est-à-dire une peur. La peur de l’islam. La plupart des phobies ont quelque chose d’irrationnel : il n’y a aucune raison d’avoir peur, comme certaines personnes, des chats, des papillons ou des araignées de nos régions. Il y a donc dans ces sortes de phobies quelque chose de pathologique et les thérapies comportementales, en général, sont relativement efficaces. La phobie de l’islam est-elle irrationnelle ? Je ne pense pas que c’est ce que diraient les proches de ceux qui ont été fauchés au Bataclan, aux terrasses des cafés, ou de celles qui sont mortes poignardées la semaine passée à la gare Saint-Charles. Il y a pour ceux-là toutes les raisons d’avoir peur de l’islam, et ceux qui ont lu le Coran et les textes fondateurs du jihadisme auraient de bien plus fortes raisons de s’inquiéter. Il y a encore très peu de Français qui aient lu le Coran.
                  Que les attentats cessent demain définitivement, et l’islamophobie disparaîtra, mais les attentats ne cesseront pas avant la disparition non pas de l’islamisme, mais de l’islam. Encore quelques années, et ce sera fini. La dernière et la plus sanguinaire des religions monothéistes sera aussi la première à disparaître parce que dans la guerre qu’elle prétend nous faire, qui serait dans le style de la Saint-Barthélémy de 1572, elle a tout simplement des siècles de retard. L’islam ne fait pas le poids. Or, comme le remarquait avec beaucoup de bon sens Bussy-Rabutin dans une lettre de 1677 : « il est d’usage que Dieu soit du côté des gros bataillons contre petits ». N’en déplaise aux musulmans, les gros bataillons ne sont assurément pas de leur côté, et Allah sera forcément du côté des plus grands ennemis de l’islam. Les jihadistes du Califat sont déjà en train d’en faire l’amère expérience, et ce n’est qu’un début.


                • Durand Durand 5 octobre 2017 00:28

                  Pourquoi s’inquiéter..., les forces de l’ordre les surveillent, non ?





                  • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 10:52

                    @Durand
                    Le document que vous signalez est très intéressant parce qu’il fait intervenir le commentaire d’un arabisant qui comprend très bien le verset qui est utilisé par l’imam lors de cette prière de rue. Ce verset est le 36e de la sourate IX (Le repentir). Je le recopie ci-dessous dans la traduction Kasimirski (ed. Garnier Flammarion) :
                    36 - Le nombre des mois est de douze devant Dieu : tel il est dans le livre de Dieu depuis le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés. C’est la croyance constante. Pendant des mois n’agissez point avec iniquité envers vous-même, mais combattez les idolâtres dans tous les mois, de même qu’ils vous combattent dans tous les temps, et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent."

                    Ce verset 36 explicite le cinquième, que j’avais déjà commenté dans un article paru sur ce site au lendemain de Charlie Hebdo :

                    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/islamophobie-islam-islamisme-162277

                    J’y écrivais ceci :

                    Considérons cette recommandation maintenant bien connue transmise par un porte-parole du « Califat » à tous les musulmans de l’oumma :

                    « "Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français- ou un Australien ou un Canadien, ou tout citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière.Tuez le mécréant, qu’il soit civil ou militaire. Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. »

                    Le modus operandi qui se trouve décrit là, c’est celui des attentats qu’on a pu voir en Israël et qui risquent de devenir assez vite notre lot quotidien en Europe. Or, ce texte n’est qu’une paraphrase du 5e verset de la sourate IX concernant « Le repentir ». Le voici :

                    « Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux. »

                    L’indulgence et la miséricorde ont disparu du texte émanant du Califat. Le verset 5 ci-dessus concerne la manière de se comporter avec les idolâtres qui ont trahi les engagements contractés avec les musulmans (verset 4). On est tenu de respecter ces idolâtres jusqu’au terme du contrat, mais pas au-delà, et s’ils se dérobent avant le terme, il leur en cuira. Les pays de la coalition, qui ont déclaré la guerre à Daech, cela va sans dire, n’ont aucune intention de se « repentir » et encore moins de se « convertir ». Ils n’ont donc rien à attendre du Dieu « indulgent et miséricordieux » ; on peut allègrement, si on est un bon musulman, faire l’économie de cette clause.


                  • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 11:24

                    @Durand
                    J’ai écouté ce matin France Info. Interview du député Christian Jacob, une grande gueule de LR qui m’a toujours paru assez sympathique. Je considère cette droite-là moins dangereuse, même si je n’apprécie guère ses positions de plus en plus anti-sociales, qu’une gauche du ressentiment plus disposée, on l’aura bien vu de Mitterrand à Macron, à tout détruire du système républicain.
                    Le journaliste qui est un crétin entre sans difficulté dans la doxa du macronisme visant à faire croire que LR se rapprocherait de plus en plus du FN. Et il lui tend le piège suivant : quelqu’un, chez les Républicains, aurait parlé d’un « fascisme islamique ». Qu’en pense-t-il ? Et l’autre, flairant le piège, embarrassé, de déclarer très bêtement que lui-même n’aurait jamais dit ça, cautionnant ainsi le rienàvoirisme ordinaire : il y aurait les bons musulmans « modérés » d’un côté, et de l’autre les méchants jihadistes dont les premiers seraient au fond les premières victimes.
                    L’arabisant que montre la video que vous nous avez signalée rigolerait de ces précautions de langage.
                    Waleed Al-Husseini que j’évoquais en haut de cette page, et dont je suis en train de lire le bouquin, écrit à la page 56 : « Il faut démanteler son totalitarisme [celui de l’islam] et le le FASCISME qui le caractérise. Car si le terme peut choquer, le parallèle entre fascisme et islamisme est plus qu’évident ».

                    Le terme ne choquera évidemment que les plus ignorants, comme cette voisine avec qui j’avais parlé dans l’ascenseur il y a quelques années, qui était résolument « antisionisite », à qui j’avais parlé du Mufti de Jérusalem.
                    - Qui ?
                    -Mohammed Amin al-Husseini !
                    - ??...connais pas !
                    Je lui avais illico copié sur un DVD un documentaire très bien fait concernant la vie et l’oeuvre de ce brave homme.
                    Si on veut avoir une idée très précise des rapports étroits qui se sont tissés entre le nazisme et l’islam dès le milieu des années 30, qu’on lise l’étude extrêmement documentée de Matthias Küntzel : « Jihad et haine des Juifs », publié il y a un an ou deux en traduction française.

                    NB. Je vois qu’il y a deux fois dans cette page le nom al-Husseini. Il n’y a évidemment pas le moindre rapport entre les idées de l’auteur que je commentais et le sinistre mufti, mais en Palestine, ce nom est très répandu. Quand bien même ce serait la même famille - mais je n’en sais rien -, on n’est pas comptable des crimes de ses ancêtres. 


                  • CHALOT CHALOT 5 octobre 2017 08:50

                    Ce type de colloque est un meeting de propagande de soutien aux islamistes.

                    Les épigones et amis des Indigènes de la République, sans vergogne utilisent l’Université qui ne devient plus un espace d’études, de recherches et de savoirs mais yn haut parleur d’idées qui de fait donnent des armes à tous les xénophobes. qui confondent les gens, le peuple et l’islamisme politique.


                    • legrind legrind 5 octobre 2017 09:54

                      C’est bien, super boulot du Printemps Républicain et de la « facho-sphère »  smiley


                      • zak5 zak5 5 octobre 2017 11:16

                        @legrind
                        Salem alikoum fréro

                        on ne va tout de même pas vous laisser vous installer facilement


                      • Christian Labrune Christian Labrune 5 octobre 2017 11:56

                        C’est bien, super boulot du Printemps Républicain et de la « facho-sphère »
                        ------------------------------------------------------------------
                        @legrind
                        Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
                        On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...

                        Je vous renvoie à la tirade du nez dans « Cyrano de Bergerac ». Cela vous donnera une sorte de canevas sur lequel vous pourrez broder à loisir.

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