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Accueil du site > Tribune Libre > Vème siècle, siècle des grandes invasions. Migrants, trahisons, alliances (...)

Vème siècle, siècle des grandes invasions. Migrants, trahisons, alliances et résistance

Non ! Malgré mon titre accrocheur, mon intention n'est pas de rajouter de l'huile sur le feu quant au grave problème de l'immigration qui se pose aujourd'hui à notre pays et au monde. Lecteur de Teilhard de Chardin au temps de ma jeunesse utopiquement humaniste, prenant conscience, à l'évidence, au cours de ma carrière militaire, de l'aveuglement d'un monde incapable de réguler sa surnatalité d'une façon intelligente, je reviens à mes études historiques, à une époque où nos rois et nos dirigeants essayaient de conduire notre Histoire par la Raison... sauf accidents.

Dès l'an 70, le général romain Cérialis avait mis en garde les cités gauloises contre le risque d'une désunion face à la pression migratoire sur la frontière du Rhin... « Croyez-vous vraiment qu'un empire gouverné par Tutor ou Classicus sera plus modéré et qu'avec moins d'impôts, on puisse maintenir sur pied de guerre les armées nécessaires pour tenir tête aux Germains et aux Britanniques ? Prenez garde ! car si les Romains sont repoussés — plût au ciel qu'il n'en soit pas ainsi — il se passera la chose suivante, que toutes les nations se feront la guerre entre elles. Il a fallu huit cents ans de bonne fortune et de discipline pour élever cet édifice. S'il y en a qui veulent le renverser, qu'ils se disent bien qu'ils seront eux-mêmes entraînés dans sa chute. C'est vous qui êtes dans la situation la plus critique, avec votre or et vos richesses, causes principales des guerres. Remerciez la ville de Rome qui a décidé de laisser aux vaincus que vous êtes les mêmes droits qu'aux vainqueurs. Aimez-la et honorez-la ! Mais n'oubliez pas les leçons que vous a données la fortune bonne ou mauvaise. Entre l'entêtement qui vous conduira à la ruine et l'obéissance qui vous apportera la sécurité, Gaulois, choisissez ! » (Tacite : Histoires, IV, 73, 74).

Pour la clarté de ma thèse, sachant que le Rhin a commencé à être franchi par les Barbares vers 406/407, date qui marque le début de l'invasion, je me limiterai principalement à deux textes concernant les années qui suivent et pour lesquels je propose une autre interprétation : l'un favorable aux migrants, le chant de Walther que je date entre l'an 436 et l'an 450, l'autre opposé, lettres que Sidoïne Apollinaire a écrites de 470 à 480. Nous avons là une tranche d'époque suffisamment étalée pour comprendre le phénomène.

J'écris dans la suite de mes articles des 3, 22 mai et 10 juin 2013, tout en les approfondissant.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aux-origines-de-la-chanson-des-135168

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-chant-de-walther-etonnant-136033

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-burgondes-histoire-patrimoine-137046

Qui est Attila ?

Surgi du fond des steppes orientales, installé en actuelle Hongrie, roi des Huns de 434 jusqu'à sa mort en 453, les raids d'Attila en Gaule sont de véritables razzias qui sèment la terreur en Europe. Les villes murées n'y échappent qu'en payant un tribut conséquent. Après avoir pillé la Gaule, Attila poursuit sa route en Italie où il connaît ses premiers échecs. Sa sévère défaite aux champs catalauniques, en 451, met fin à ses incursions. Wikipédia : L'armée d'Attila qui envahit la Gaule romaine est alors une coalition hétéroclite de peuples divers... Il n'est pas fondé sur la domination exclusive des Huns sur les peuples vaincus, mais sur l'intégration de ceux-ci au sein de l'armée hunnique en vue de nouvelles conquêtes... l'exemple le plus notable de cette intégration est celui des Ostrogoths, de 375 à 455.

Qui est Walther, le héros du chant dit de Walther ?

Le poète le présente comme un Goth, natif d'Acquitaine, fils du roi Alpher, livré en otage à Attila, roi des Huns. Devenu ainsi tributaire d'Attila, Walther mène les Huns au combat, notamment contre les Francs qui gardent la frontière du Rhin. Finalement, il rejoint l'Acquitaine dans l'intention de se marier avec l'héritière burgonde, prélude à un règne faste de 30 années. Dans ma thèse, Walther est une allégorie glorifiant le peuple migrant wisigoth qui s'est installé en Acquitaine et qui, au temps d'Attila, continue à y venir. Ceci, avec l'intention évidente de s'y installer en force, le concurrent étant les Francs qui gardent la frontière du Rhin, de Worms, au centre, jusqu'à son embouchure, l'allié potentiel étant les Burgondes de Bourgogne. Pour fruit de cette alliance, l'auteur du chant prévoit un règne faste de 30 ans, prophétie hasardeuse ! En 493, en effet, c'est le roi franc Clovis qui l'emportera en épousant la burgonde Clotilde. Et, "en l'an 534, les rois francs Clotaire et Childebert se dirigeant sur la Bourgogne, firent le siège d'Augustodunum (Mont-Saint-Vincent/Bibracte, l'antique capitale éduenne et non Autun), puis, ayant mis en fuite Godomar (roi burgonde qui y siégeait), ils occupèrent la Bourgogne " (Grégoire de Tours, Hist. III, 11). 

Qui est Gunther, roi des Francs ?

Pour le poète, Gunther est le roi franc qui règne sur le trône haut, à Worms, sur la frontière du Rhin et qui en interdit le franchissement. Il y a succédé à un "père" qu'il présente comme franc, nommé Gibich. Problème ! Il a bien existé un Gibica, mais c'était un roi burgonde, père de Gondicaire, qui fut également roi burgonde, à Worms. Dans mon interprétation, il faudrait donc comprendre que les rois burgondes de Gibica et de son fils Gondicaire ont bien régné à Worms en y gardant la frontière du Rhin jusqu'en 436-437, dates où Gondicaire et ses Burgondes furent battus par le romain Aetius qui mit un terme à leur expansion, puis exterminés par les Huns (à l'avènement d'Attila ?). Ce serait donc à partir de 437 que le roi Gunther franc du chant leur aurait succédé à Worms, les Burgondes rescapés ayant dû, probablement, se fondre dans les nouveaux arrivés francs. Pour l'auteur du chant, ce sont les Francs de Gunther qui, désormais, gardent la frontière du Rhin alors que l'empire romain commence à se déliter et à s'effacer.

Qui est Hagen ?

Pour l'auteur du chant, c'est un ami de jeunesse du goth Walther. C'est un Franc. Il a été livré en otage à Attila par Gibich car Gunther était alors trop jeune. À l'avènement du roi franc Gunther, quelques années plus tard, Hagen s'enfuit de la cour des Huns pour le rejoindre. Franc d'origine sicambre, il devient ainsi son tributaire et va désormais combattre sous ses ordres, du côté franc. Dans ma thèse, il s'agit d'une allégorie de l'ancien peuple germain, sicambre de la région rhénane du Nord, franc de la première immigration, dominée par les suivantes. 

Qui est Hildegonde ?

C'est la fille unique de Heirich (Hendicos ?), roi burgonde (à Cabillo, Chalon-sur-Saône), royaume burgonde du sud qui a survécu à l'anéantissement de 437 du royaume burgonde de Worms. Unique héritière, et donc, appelée à régner. Dans ma thèse, il s'agit, là aussi, d'une allégorie, une allégorie de la nouvelle société burgonde qui se met en place, femme pour les besoins du poète pour promouvoir une alliance entre la Burgondie - ancien pays éduen - et le royaume wisigoth puissant d'Acquitaine, face aux Francs. Il s'agit d'une élite intellectuelle, gestionnaire, cultivée, artiste, servante, celle qui rédigera la loi Gombette. 

Qui est l'auteur du chant ?

D'après certains manuscrits, l'auteur se présente comme un certain Geraldus, sollicitant l'indulgence du lecteur pour son modeste grésillement de cigale (comparée aux grands poètes latins de l'Antiquité), indulgence sollicitée auprès d'un important personnage nommé Erckambaldus (?) malheureusement inconnu à cette époque. S'agit-il, sous le pontificat de Léon Ier (440-461) d'un prélat, partisan du dogme trinitaire d'avant le concile de Calcédoïne qui se tint en 451 ? L'entrée en matières est manifestement une profession de foi religieuse.

Geraldus est un nom gallo-romain usuel qu'on retrouve dans les chartes. Erkambaldus est peut-être un Archambault germanisé. Malheureusement, on n'a pas trouvé d'indices vraiment crédibles allant dans ce sens. En revanche, il semble bien que l'auteur de l'épopée soit un clerc ou un moine instruit et cultivé, lecteur des anciens poètes, Virgile et Prudence, dont il copie des passages ; un érudit plutôt de langue germaine d'origine qui écrit dans un latin moins pur. Sachant que les Burgondes, de langue germanique, étaient présents en Bourgogne dès 413, rien n'interdit de penser à un auteur âgé de moins de 37 ans en 450, d'origine burgonde, voire de sang mêlé gallo-romano-burgonde, de famille noble et donc instruit. 

Ma thèse : un auteur de Bourgogne.

J'en veux pour preuve le début du récit. Redoutable et redouté, Attila dirige ses pas vers le royaume des Francs de Worms. Le roi franc Gibich préfère livrer en otage Hagen plutôt que Gunther trop jeune et un important butin plutôt que de se défendre. De même, le roi burgonde Herrich de Bourgogne livre sa fille Hildegonde. De même, le roi wisigoth Aspher d'Acquitaine livre Walther. Or, il faut remarquer que si l'auteur relate la première affaire et la troisième comme n'importe qui pouvait en être informé par ouï-dire ou par le courrier normal, il relate celle de Chalon avec une précision de détails qui m'amène à penser qu'il a vécu l'évènement. et qu'il connaît les lieux.

Cabillodunum, ancienne forteresse de Taisey, sur une colline dominant la ville des bord de Saône (Cabillo).

Je cite (traduction Adrien Wendel, site internet Remacle) : D'aventure Herrich se trouvait à Chalon... Non ! "Forte Cabillonis sedit Herricus" doit se traduire ainsi : "Le hasard a voulu qu'Herrich siégeait alors à Chalon". Il siégeait en tant que roi, avec son sceptre (sceptris, tel qu'on le voit dans la fresque ci-contre pour Sigismond)... quand le guetteur, levant les yeux, s'écria : « Quelle est cette poussière qui monte en nuage épais ? C'est un ennemi qui vient, fermez les portes ! » Il est bien dit "un guetteur" et ce guetteur ne pouvait se trouver qu'aux créneaux de la tour de Taisey, sur la hauteur, et non au bord de la Saône, dans les creux. Les portes qu'il fallut fermer sont les portes de la tour et de l'ancien oppidum gaulois de Taisey.

Attila avait, en effet, le choix, soit d'assiéger la ville des bords de Saône pour la mettre à feu et à sang, soit d'exiger un tribut en se dirigeant vers la forteresse où siégeait alors le roi burgonde. C'est le hasard qui a fait que celui-ci était descendu de son repaire de Mont-Saint-Vincent pour tenir ses assises à Taisey.

Le roi savait déjà ce que les Francs avaient fait ; il réunit tous les seigneurs ("seniores" : le conseil des Anciens ?). Il leur dit : « Si une nation tant vaillante, à laquelle nous ne pouvons nous comparer, a plié devant les Huns, nous croyez-vous capables d'en venir aux mains avec eux et de défendre notre douce patrie ? Le mieux est de faire un arrangement et de leur laisser prendre un tribut. Ma fille unique, je n'hésite pas à la livrer pour le salut du pays. Allez seulement et assurez la paix. »

Les députés s'avancent, dépouillés de toutes armes ; ils exposent le mandat dont le roi les a chargés, et prient les ennemis de cesser leurs ravages. Attila, le souverain, les accueille avec douceur, suivant son habitude, et dit : « J'aime mieux traiter que de livrer des batailles. Ce que les Huns préfèrent, c'est de régner par la paix, et ils ne prennent les armes qu'à regret, pour frapper des rebelles. Votre roi n'a qu'à venir ici donner et recevoir la paix. »

Herrich sortit de la ville... Non ! L'auteur dit seulement "qu'il sortit" (de la forteresse de Taisey) apportant d'innombrables trésors ; il conclut le traité et il laissa sa fille en otage. Son plus beau joyau prit le chemin de l'exil.

Cabillodunum.

Wikipédia écrit : on ne connait pas de traces archéologiques de la ville de Chalon pour la période antique. Elle est mentionnée pour la première fois dans la Guerre des Gaules de Jules César sous le nom de Cavillonum.

C'est un scandale ! Après tout ce que j'ai écrit, c'est un scandale de persévérer dans cette ineptie, notamment dans l'actuel PLU, plan local d'urbanisme du grand Chalon. C'est un scandale de la part des élus chalonnais de ne pas exiger que des fouilles archéologiques se fassent sur le site de Taisey qui domine la ville de Chalon.

L'antique capitale de fait de la Gaule, plaque tournante des premières voies de l'étain, c'est Taisey et non le mont Beuvray. La forteresse du roi Gontran, des princes burgondes et francs jusqu'aux comtes de Chalon, telle qu'elle figure sur leurs sceaux, c'est Taisey. La trêve qui mit fin aux guerres de religion qui ensanglantèrent le royaume de France, c'est à Taisey qu'elle fut signée. L'oppidum d'où le tribun romain Aristius fut chassé par la population, c'est Cavillonum, Taisey (DBG VII, 42-43). Quand, après avoir remporté la bataille d'Alésia, César reçoit la soumission de la cité en lui rendant ses prisonniers, c'est la cité dont parle Strabon, c'est-à-dire, Cabillodunum, Taisey (civitatem). La Vème légion qui prit ses quartiers d'hiver à Chalon, c'est sur le plateau des Alouettes qu'elle campa, à côté de la forteresse, en y oubliant un lingot de plomb. La fabrique d'armement d'Argentomagus de la Notitia dignitatum, c'est Taisey. La médaille en or de Vercingétorix retrouvée près du plan d'esu par les anciens propriétaires, les vestiges d'arbalètes, le chemin de Vercingétorix, c'est Taisey. L'oppidum chalonnais, castrum, du cartulaire du monastère de Saint-Marcel, c'est Taisey. Les archives de Dijon qui parlent du castellum, du lac qui se trouve derrière, c'est Taisey.

Hildegonde à la cour d'Attila.

Confiée à la reine des Huns (au vers 99 du poème), devenue son enfant chéri (au vers 379), désignée gardienne des affaires par la puissance publique (v.261), probablement par un conseil des Anciens, les "patres" (v.402), tous les matins, Hildegonde lui apportait ses vêtements (v.370). Elle fut même préposée à la garde de tous les trésors, avec un pouvoir presque royal, car elle faisait en toutes choses à sa volonté (vers 114 et 115)Il faut, bien sûr, comprendre que, de même que le goth Walther avait pris le contrôle de l'armée, de même la burgonde était devenue, en fait ( nemque : v.261), la régente du royaume... jusqu'à leur décision commune d'abandonner Attila et de se rallier à leurs concitoyens installés en Gaule.

Ne soyons pas naïfs ! Il s'agit là, de la part du poète de Chalon, d'un appel à l'immigration "goth" pour renforcer les immigrés déjà en place.

Régente, de fait, du royaume hunnique, la burgonde Hildegonde a pu préparer, à l'instigation du Goth, leur évasion commune, ordonnant sans intermédiaire aux bottiers de fabriquer les paires de chaussures nécessaires (v.268) et aux forgerons, les hameçons, pour pêcher au cours de la longue marche (v.271).

Puis, après avoir dérobé la vestimentaire royale qu'Attila porte au combat, elle vole sans opposition le trésor que le chef hun avait précédemment volé au roi Gibich en exigeant de lui l'important tribut que l'on sait (v.261 et suivants). 

Le fabuleux trésor des Nibelungen.

Il s'agit de deux coffrets d'importance moyenne pouvant être soulevés à hauteur de poitrine après avoir été remplis de bracelets pannoniens (vers 266) et dont le héros charge un cheval nommé "lion" (v.327). Le lecteur averti comprend qu'il s'agit d'une longue colonne d'animaux de bât lourdement chargés. D'où viennent ces bracelets, ainsi que les pierres précieuses qui, en s'entrechoquant avec les bracelets d'or, font un bruit caractéristique (v.462) ? L'explication se trouve au vers 662 quand les deux fugitifs arrivent à la frontière du Rhin.

 Le roi franc Gunther envoie le gouverneur gallo-romain de Metz, nommé Camelon (Gamelon), avec ordre d'intercepter le goth Walther qui s'apprête à franchir la dite frontière. Celui-ci, d'abord, se rebiffe se disant acquitain - ce qu'évidemment, le roi ne croît pas. Alors, Walther lui propose, pour prix de son passage, cent bracelets d'or rouge (vers 613), puis deux cents bracelets (662).

Que faut-il comprendre ? Primo : que Walther est, en réalité, une troupe de cent hommes ? Secundo : que l'immigré fortuné pouvait cependant passer la frontière à condition de payer un dessous de table... un bracelet ou une pierre précieuse par migrant illégal ? Ne serait-ce pas ainsi que Gibich aurait accumumlé son trésor en exploitant les migrants ? Un trésor qu'Attila lui a volé ? un trésor que le goth Walther a repris aux Huns ? un trésor que le roi franc Gunther voulait récupérer, en toute justice, si l'on peut dire ?...

(à suivre si j'en ai le courage)

Emile Mourey, 14 février 2018

 


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11 réactions à cet article    


  • cathy cathy 15 février 12:02

    Vous dites : Sachant que les Burgondes, de langue germanique, étaient présents en Bourgogne dès 413, rien n’interdit de penser à un auteur âgé de moins de 37 ans en 450, d’origine burgonde, voire de sang mêlé gallo-romano-burgonde, de famille noble et donc instruit. 


    Cela ne fait pas tilt dans votre tête, burgondes et Bourgogne ?
    Si les blancs se métissent entre eux, alors où va t-on ?

    • Montdragon Montdragon 15 février 13:06

      @cathy
      Très bon ! tout comme l’Empire français était très inclusif, la France province dirigée par un gauleiter devient un lieu où le blanc ne peut plus assimiler.
      Chute de Rome à méditer.


    • popov 15 février 15:52

      @cathy


      Ils y étaient tellement présents qu’ils ont donné leur nom à la Bourgogne. En anglais, un vin de Bourgogne s’appelle encore un Burgundy.

    • cathy cathy 16 février 08:24

      @popov
      Oui, les bourguignons étaient une tribu germanique. Nous avons encore beaucoup de déclinaisons, bourg, burg, Habsbourg etc... 


    • popov 17 février 02:33

      @cathy

       
      Il faudrait que je vérifie, mais il me semble que les Autrichiens étaient aussi en grande partie des Burgondes, ce qui expliquerait leur alliance tardive avec la Borgogne et leur vielle rancœur contre les Francs (Maximilien Ier et Marie de Bourgogne).

    • Diogène Diogène 15 février 13:39

      Cérialis prêchait pour la « pax romanis », c’est-à-dire une conquête impérialiste destinée à drainer vers Rome matières premières, taxes et impôts et diffuser le mode de vie romain, à commencer par le droit et la structure administrative.

      Mais il ne s’agissait pas plus de « paix » que la restructuration du moyen orient par l’empire américain présenté lui aussi comme « processus de paix ». D’autre par, les peuples situés au nord du territoire que les Romains appelaient « les Gaules », Belges, et Leuques, étaient aussi germaniques que leurs cousins germains. Le flou entretenu sur la langue gauloise tient au fait que les parlers du nord étaient plus germaniques que celtes.
      Il faut toujours se méfier du récit fait pas les conquérants et les vainqueurs, surtout s’ils sont les deux à la fois.
      Malheureusement, nous n’avons pas d’autres versions disponibles.

      • JBL1960 JBL1960 15 février 21:51

        @Diogène = Si je puis me permettre, si nous avons d’autres versions disponibles et fort heureusement.

        Il y a le Pr. Jean-Paul Demoule ; dans « Barbares » et « civilisations » notamment mais surtout, sur le sujet de cet article, vous avez  La France amnésique au passé réglementé ou comment retrouver l’histoire de France en 3 parties, que j’ai réunifiées dans un PDF de 21 pages ICI. Et en complément Société Celtique, société Gauloise, société contre l’État et en appui du Défi Celtique d’Alain Guillerm et en version PDF de 34 pages, .

        De fait, l’histoire officielle de la France, celle que nos élites politiques et intellectuelles veulent mettre en avant a dû s’accommoder de trois grandes défaites successives :

        La première est celle des Gaulois face aux Romains. Nos ‘ancêtres les Gaulois’ sont avant tout des vaincus, qui plus est, décrits par leur vainqueur comme des barbares. […] À ce titre, il est effarant de constater que ce qu’on nous répète à longueur de bouquin d’histoire scolaire insipide au sujet de “nos ancêtres les Gaulois”, ne couvre en fait que la toute fin d’une civilisation qui a essaimé en Europe du Danube à l’Irlande pendant plus de 800 ans !.. […]

        L’auteur, à mon sens, ne remonte pas assez loin, et il pourrait élargir son champ de recherches, en intégrant, par exemple, les travaux de recherche de la Paléontologue Marylène Patou-Mathis. Mais ce n’est qu’une simple recommandation. Par ailleurs, en étudiant les sociétés dites « primitives » et que l’on nomme première, on s’aperçoit en fait, que certaines pratiquaient l’auto-régulation. En cela, vous avez la préface de Pierre Clastres, du livre de Marshall Sahlins Âge de pierre, âge d’abondance L’économie des sociétés primitives(Éditions Gallimard, 1976, 1ère édition en anglais, 1972) et là on découvre plein de choses et des préjugés, mythes, voir mythos s’effondrent...


      • cathy cathy 16 février 08:17

        @Diogène
        Les celtes étaient cousins des germains les goths. 

        Les celtes de type tribal comme les germains, ont toujours été en guerre avec Rome. Les celtes ont toujours humiliés les romains jusqu’à Vercingetorix.

      • Emile Mourey Emile Mourey 16 février 10:08

        @JBL1960

        Pas d’accord avec Jean-Paul Demoule. Voyez mon article https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-prehistoire-de-la-gaule-l-114316.

        M. J.P. Demoule veut réécrire l’histoire des origines de la France en s’appuyant sur les dernières trouvailles archéologiques, ou plutôt sur les réinterprétations qu’il en donne. Erreur ! Il faut commencer par bien traduire les textes les plus anciens. Il faut raisonner à partir d’une Bibracte qui se trouve à Mont-Saint-Vincent et non au mont Beuvray, et cela change tout.

        Je suis plutôt traditionaliste. Je ne cherche qu’à mieux comprendre l’Histoire et ne remets pas fondamentalement en question la façon dont on me l’a enseignée. Je ne fais pas de politique et vote plutôt à droite par tradition familiale.

        Merci pour votre commentaire. 

      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 15 février 18:04

        @ Auteur,


        Vous avez censuré mon commentaire ? Ce n’est pas bien !

        • Eric F Eric F 16 février 11:25

          J’ai relevé dans l’article la phrase de Tacite « S’il y en a qui veulent le renverser, qu’ils se disent bien qu’ils seront eux-mêmes entraînés dans sa chute », que Montaigne avait reformulé « celui qui donne le branle à un état se trouve le premier entrainé en sa ruine » . Je me demande si Montaigne n’était pas à ce point imprégné des ’auteurs’ qu’il en intégrait parfois les idées voire les formules, devenues siennes.

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