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Accueil du site > Tribune Libre > Vers la fin du nouvel ordre mondial ?

Vers la fin du nouvel ordre mondial ?

Pour la première fois depuis la chute de l’URSS et l’avènement du nouvel ordre mondial, la Russie mène une opération militaire hors de ses frontières, dans un pays voisin et souverain et ce afin de défendre des citoyens russes. Le jeudi 7 août 2008 restera dans les annale car l’opération militaire russe actuellement en cours va modifier à "jamais" les relations internationales.

Comment en est-on arrivé là et pourquoi cette petite bande de territoire semble avoir tellement d’importance pour Moscou, Tbilissi, Washington ou encore l’UE ? Et quelles sont les perspectives ?

La Géorgie est un vieux pays du Caucase occupé par les Arabes (VIIe au XIe siècle), puis par les Mongols et la Horde d’or (du XIIe au XVe) puis partagé entre Ottomans et Perses (XVIe) avant de recevoir la protection de la Russie en 1783. La libération des terres géorgiennes se fera au long du XIXe siècle et sera achevée en 1864. La Géorgie déclara son indépendance en 1918, avant d’être occupée par l’Armée rouge en 1921 et de devenir la République socialiste soviétique de Géorgie en 1936. A la chute du l’URSS, la Géorgie se retrouve face à sa destinée, et à ses régions russophiles d’Ossétie et d’Abkhazie, une région de l’Empire byzantin incorporée de force à la Géorgie au XVIe siècle. Le nouveau gouvernement géorgien fait face à un conflit avec ces provinces et notamment l’Ossétie du Sud dès 1991. Celle-ci déclarera son indépendance en 1994 et en 2006, par référendum. Néanmoins la communauté internationale ne daignera jamais reconnaître cette indépendance, sauf la Russie de Vladimir Poutine et la situation restera très tendue entre la province et l’Etat géorgien, ce jusqu’en 2003 où le gouvernement d’Edouard Chevardnadzé tombe, remplacé par celui de Mikhail Saakachvili.

La Géorgie, pion du grand échiquier

En novembre 2003, la Géorgie a été victime d’un « coup d’Etat démocratique » : la Révolution des roses, une des Révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des Etats jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques. Ont principalement été visés des Etats comme la Serbie, l’Ukraine ou encore la Géorgie (lire à ce sujet mon article).

La Serbie parce que alliée de la Russie dans les Balkans, l’Ukraine et la Géorgie parce que stratégiques dans la volonté d’encerclement (containment) de la Russie, ces deux Etats étant membres actifs du GUUAM.

Depuis la prise de pouvoir de Mikhail Saakachvili, la Géorgie est devenue un allié indéfectible de Washington, le président a lui-même été formé par Georges Soros, l’homme derrière les Révolutions colorées d’Europe centrale, l’investisseur du groupe Carlyle... Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël, lire à ce sujet cet article extrêmement bien documenté. À la mi-juillet, les troupes états-uniennes et géorgiennes ont tenu un exercice militaire commun dénommé « réponse immédiate » impliquant respectivement 1 200 États-Uniens et 800 Géorgiens.

J’ai déjà également traité de l’importance de la guerre énergétique en cours et notamment du pipeline BTC. Ce pipeline devant permettre de passer outre la Russie, et de desservir l’Europe du Sud via la Géorgie, la Turquie et Israël, qui souhaite par ce biais jouer un rôle essentiel dans la région bien sûr, en contournant la Russie, mais surtout dans la ré-exportation du pétrole vers l’Asie ! La revue russe Kommersant ne titrait-elle pas le 14 juillet 2006 que : « Le pipeline BTC a considérablement changé le statut des pays de la région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé pour la construction de l’oléoduc vers la Méditerranée, Washington a pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël. »

Ces coups d’Etats fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l’extension à l’est de l’Otan, l’installation du système de radars américains en Europe centrale, les négociations d’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan (bloquées fort heureusement par l’Allemagne), mais surtout l’extension de l’UE (désormais sur la mer Noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considérées par la Russie comme autant d’agressions indirectes et de viol du droit international qu’on lui prétend lui « opposer » pourtant officiellement partout.

Juillet / août 2008

Le 12 juillet 2008, une annonce du ministère géorgien de la Défense déclarait que les troupes états-uniennes et géorgiennes « s’entraînent durant trois semaines sur la base militaire de Vaziani » près de la capitale géorgienne, Tbilissi (AP, 15 juillet 2008). Ces exercices, qui se sont achevés à peine une semaine avant l’attaque du 7 août, étaient la répétition générale évidente d’une opération militaire qui, selon toute probabilité, avait été planifiée en étroite coopération avec le Pentagone.

Dans un premier temps, la Géorgie, puissamment armée et entraînée par l’Amérique et Israël, a contesté l’organe chargé de régler le conflit – la Commission mixte de contrôle – qui est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud.

Le 7 août, coïncidant avec la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Beijing, le président de Géorgie ordonne d’attaquer militairement tous azimuts la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali. Une attaque militaire d’assez haute intensité pour « rétablir l’ordre constitutionnel ». La Russie a alors réagi comme se doit de réagir un Etat souverain chatouillé sur sa frontière et dont les citoyens sont menacés militairement. Elle a répliqué afin de chasser les soldats géorgiens et de protéger ses citoyens. L’attaque contre l’Ossétie a abouti à l’affrontement direct avec les forces russes.

Ces cinq derniers jours, les combats ont été extrêmement violents, ce soir, mardi, l’armée géorgienne a été repoussée hors d’Ossétie et les combats entre troupes russes et géorgiennes se seraient rapprochés de l’est du pays, vers la capitale Tbilissi. Comme l’affirme Alexandre Lomaia, le chef du Conseil national de sécurité géorgien, «  Nous n’avons pas capitulé, notre armée reste en bon ordre malgré les pertesJe peux vous assurer que nous recevons une aide militaire de l’étranger… Et nous la recevrons jusqu’à ce que nous ayons chassé les Russes du pays. »

Le Kremlin a ouvertement accusé l’Amérique de « favoriser  » la Géorgie. Comme le Premier ministre, Vladimir Poutine, l’a dit lui-même : « Ce n’est pas le cynisme des politiques (américains) qui étonne (...) mais c’est le niveau de ce cynisme, la capacité à présenter ce qui est blanc en noir, ce qui est noir en blanc, la capacité à présenter l’agresseur en victime de l’agression  »«  Saddam Hussein devait être pendu parce qu’il a détruit quelques villages chiites, mais les autorités géorgiennes actuelles doivent être défendues alors qu’elles ont rayé de la Terre en une heure des dizaines de villages ossètes, qu’elles ont écrasé vieillards et enfants avec leurs chars et qu’elles ont brûlé vif les gens dans leurs maisons ». Pourtant malgré l’aide internationale l’armée russe est en train de « très sérieusement » affaiblir la force militaire géorgienne, afin de simplement éviter qu’une opération d’une telle ampleur ne puisse se reproduire.

«  Qu’est-ce qui peut empêcher les Russes d’aller jusqu’à Tbilissi ? … Saakachvili a pensé qu’il allait pouvoir regagner du terrain par la force. Imaginer que cette petite avancée tactique serait acceptée par la Russie est le calcul de quelqu’un de stupide », reconnaissait hier un diplomate européen plein d’amertume. Effectivement, si l’on regarde les forces en présence, on ne peut comprendre le geste de folie de Mikhail Saakachvili, sauf si ce dernier a naïvement cru que le fait d’être dans les bonnes grâces des Occidentaux lui donnait tous les droits…

Jugez vous-même :

RUSSIE : 1 000 000 d’hommes / 23 000 tanks / 26 000 pièces d’artillerie / 1 802 avion de combats / 1 932 hélicoptères.

GEORGIE : 32 000 hommes / 128 tanks / 109 pièces d’artillerie / 8 avions d’attaques / 37 hélicoptères.

Comment dans ces conditions et sans l’aval de certains le Petit Poucet géorgien pouvait-il penser faire tomber l’ogre russe, ce dernier bénéficiant en plus de l’appui des milices ossètes et des volontaires cosaques ! Les vrais responsables des tragiques événements ne sont pas la Russie, qui ne fait que défendre des citoyens russes victimes d’une agression militaire de l’armée géorgienne, mais bel et bien la politique de fou de l’Amérique dans cette partie du monde, Amérique qui a fait miroiter à Saakachvili tout et n’importe quoi, de l’Union européenne à l’Otan, celui-ci n’ayant en fait servi que de marionnette pour permettre la création du pipeline BTC sus-cité, et servir de fusible pour chatouiller l’ours sur sa frontière…

Comme tout fusible, ce dernier va finir par brûler et ce sont les civils géorgiens et ossètes qui vont et ont déjà commencé à en faire les frais. Parallèlement, un second front s’est ouvert en Abkhazie. La Géorgie vient tout simplement de disparaître en tant qu’Etat souverain.

De l’Ossétie au Kosovo, l’échec de l’Otan

Derrière le conflit qui aboutira sans doute à la partition territoriale de l’Ossétie et de l’Abkhazie, comment ne pas voir un des ricochets de la politique irrationnelle de Washington dans les Balkans et notamment la sombre affaire du Kosovo ? Certes, les cas de figures sont différents, certes les Ossètes n’ont pas envahi l’Ossétie comme les Albanais le Kosovo, mais puisque les Américains ont prouvé que l’on pouvait modifier les frontières des Etats sans aucune raison au mépris des peuples et de toutes les règles de droit international, pourquoi ce qui serait valable pour les Kosovars ne le serait pas pour les Ossètes ou les Abkhazes ? Vladimir Poutine avait parlé de l’Amérique dans des termes "post-guerre froide", comparant ce pays à : "un loup affamé qui mange et n’écoute personne"… Au début de cette année, le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, avait prévenu son homologue américain que : "la reconnaissance du Kosovo constituerait un précédent pour l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud". Mais celui-ci n’a pas été écouté.

Naïvement, Saakashvili a pensé que d’être dans les bonnes grâces du Pentagone lui conférait un blanc-seing et le droit de recourir à la force sans aucune raison. En ce sens, un parallèle est faisable entre le viol de la souveraineté territoriale de la Serbie (à savoir la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, alors que la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU - qui réaffirmait sans ambiguïté la souveraineté de la Serbie sur ce territoire) et l’agression militaire contre l’Ossétie de jeudi dernier.

Néanmoins, s’il est facile d’agresser un voisin faible, il l’est beaucoup moins contre un voisin fort, à savoir la Russie. Cette dernière affirme en outre que près de 2 000 civils auraient péri dans les combats, que 30 000 réfugiés auraient fui en Ossétie du Nord et parle habilement et ouvertement de génocide à l’encontre du peuple ossète, des termes qui rappellent ceux utilisés par l’Otan pour justifier sa campagne de bombardements en Serbie en 1999.

En ce sens, la réaction russe de ces derniers jours est non seulement parfaitement justifiée, mais elle est saine pour l’Europe et l’humanité tout entière : elle prouve que l’Otan ne peut impunément violer les règles de droit international sans que personne ne s’y oppose. Si l’implication de Washington semble évidente pour les Russes, il semble certain que les premiers qui le nient ont lourdement sous-estimés la capacité de réaction russe.

Vers la fin du nouvel ordre mondial

L’opération militaire en cours a un sens bien plus important que le seul affrontement russo-géorgien. En effet, pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, la confrontation Russie-Amérique vient de tourner à l’avantage des Russes. Pour la première fois, un coup d’arrêt clair et net est imposé a l’aigle, par un ours réveillé et en colère. Pour la première fois surtout, la Russie vient de s’opposer militairement et de façon "indirecte" à l’Amérique en dehors de ses frontières. Il ne faut pas se tromper sur le sens réel des événements et essayer de comprendre la démonstration de forces des Russes. Le trio "Medvedev-Poutine-Lavrov" vient simplement de mettre fin au système unilatéral agencé par l’Otan pendant la guerre du Golfe de 1991.

Après la décennie de l’effondrement (de 1990 à 1999), la décennie de l’extension à l’est de l’Otan et parallèlement du réveil russe (de 1999 à 2008), il est fort plausible que nous entrions dans la décennie du reflux à l’Ouest et du regain d’influence russe sur les anciennes marches de l’Empire.

Eltsine n’avait rien pu faire face à l’endormissement de l’ours, Poutine l’a réveillé, celui-ci est désormais éveillé et attentif. Alors que se tendent les relations russo-américaines via l’Europe de l’Est et le Caucase, se dessinent sensiblement de nouvelles frontières du monde de demain.

Plus qu’un message à l’humanité, la Russie a montré sa détermination et sa capacité à répondre désormais à toute agression injustifiée. Pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l’heure approche où il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer à très court terme de se séparer de l’Otan pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd’hui : l’alliance continentale Euro-Russe, seule garante de la paix sur notre continent.

Dans le cas contraire, l’Europe se coupant de la Russie et de ses voisins se suiciderait littéralement, condamnée à ne rester que la vassale de l’Amérique, en froid avec son principal fournisseur énergétique.


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368 réactions à cet article    


  • karg se 13 août 2008 10:44

    RUSSIE : 1.000.000 d’hommes / 23.000 tanks / 26.000 pièces d’artillerie / 1.802 avion de combats / 1932 hélicoptères.

    GEORGIE : 32.000 hommes / 128 tanks / 109 pièces d’artillerie / 8 avions d’attaques / 37 hélicoptères.

    C’est pas les chiffres brutes qui compte mais la disponibilité (Guerre des Malouines), la qualité des équipages (Guerre israelo-Arabes) et l’équipement de l’infanterie qui peut faire la différence (Liban 2006).

    La Russie n’a sans doute pas déplacé toute son armée pour attaquer la Géorgie, l’éccart des forces brutes est sans doute beaucoup moins important et l’opinion publique à toujours un capacité limité a accepter les pertes (élevé en Russie, faible en Occident).



    • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 13 août 2008 23:35

      Moi je pense qu’il s’agit plutôt là d’un coup arrêt à l’unilatéralisme.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 août 2008 00:38

      C’est la fin de l’Amérique en unique superpuissance.  Une excellent nouvelle. Elle perd ce status en se couvrant de honte, laissant simplement tomber son alliée la Georgie.  Une bonne leçon pour tous les Quislings, et d’abord  ceux qui se sont déshonorés en donnant d’avance quittance è l’Amérique de ses exactions avant même que ne débute l’invasion de l’Irak.

       Quant à une alliance entre l’Union Européenne et les Russies, je n’ai jamais caché que j’y voyais le seul salut posssible pour la civilisation occidentale.

       Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org/5104.html
       http://nouvellesociete.org/5182.html


    • COLRE COLRE 13 août 2008 10:46

      Dommage, un article encore une fois à sens unique : c’est blanc ou noir. Impossible de s’informer correctement avec ce genre de texte qui ressemble, de fait, à une propagande.


      • Olga Olga 13 août 2008 11:03

        COLRE

        En même temps, si les informations sont exactes (et donc non démenties), il est difficile de comparer ça à de la propagande.


      • COLRE COLRE 13 août 2008 11:10

        @Olga, mais comment voulez-vous savoir que les informations sont exactes ??!! non démenties ? vous plaisantez, qui va démentir cette succession de citations et de références ?

        Donc, oui, je ne peux que comparer cela à de la propagande. J’ai idée que toute cause, même les pires, ne sont pas blanches ou noires, et que toute cause pourrait être traitée à charge et à décharge.


      • Olga Olga 13 août 2008 11:24

        @COLRE

        " mais comment voulez-vous savoir que les informations sont exactes ? "

        Vous remarquerez que j’ai dit, " si les informations sont exactes ".
        Vous pouvez dire la même chose de n’importe quel article, de n’importe quel journal : mais comment voulez-vous (pouvez-vous) savoir que les informations sont exactes ?
        C’est vrai que l’article semble pencher vers un point de vue pro-russe, mais il n’est pas interdit de publier des articles avec des opinions orientées d’un côté ou de l’autre. D’autant plus que les commentaires permettent  de critiquer le point de vue de l’auteur et d’autres articles peuvent amener un avis différent sur le sujet.


      • COLRE COLRE 13 août 2008 11:39

        @Olga,

        Vous remarquerez que j’ai dit, " si les informations sont exactes ".
        Bien sûr, « si », mais c’est cela le pb ! Pour moi, il y a 2 sortes de jouranlisme :

        1.Le journalisme d’opinion, voire de polémique. Il annonce la couleur, c’est le domaine de la croyance. Ok, si c’est clair et affiché. On a le droit d’avoir ses religions.
        2.Le journalisme d’investigation : celui-ci enquête, comme un historien, comme un juge d’instruction. Celui-là informe, déchiffre, analyse les points de vues.

        Mais le pire, et cette catégorie qui s’étale tous les les jours dans la presse, professionnelle ou soi-disant citoyenne :
        3. celle qui voudrait faire croire qu’elle informe alors qu’elle déploie une propagande à sens unique.

        Qu’on ait des convictions et des sentiments : ok, mais qu’on veuille faire croire que ce sont des faits et des réalités objectives : NON.

        Je l’ai souvent dit ici : rien n’est plus détestable dans l’expression intellectuelle et politique que l’IMPOSTURE.


      • Djanel 13 août 2008 11:44

        Colre ne sait plus si elle est de gauche ou de droite.

        .

        Elle a cru trouver une réponse en se définissant au centre mais comme il lui faut toujours prendre une décision pour choisir entre le pour et le contre ; et, parce qu’elle ne peut se résoudre à tant de réflexion, elle finit par rejeter tout ce qui la contredit comme étant de la propagande.

        Manque de maturité et de courage pour regarder la réalité telle quelle.

        Quant à moi, je trouve cet article très bien documenté. Je vais donc prendre mon temps pour le relire en cliquant sur les liens.


      • K K 13 août 2008 11:56

        L’auteur vit à Moscou selon ses propres dires, il a donc accés complet à l’information publiée en Russie. Cet article est donc très interessant de ce fait. Il est de plus très documenté comme vous le reconnaissez. Nous avions de par la presse occidentales d’autres sources plus favorables à la Georgie.

        Pour se faire une opinion, il est important de pouvoir connaitre les argumentaires de chaque partie. Pour ma part, je reconnais que je sais peu de choses sur la Georgie. Donc toutes les informations sont à lire et analyser. Je ne les prends pas comme argent comptant, elles représentent pour moi une autre face du problème.

        Traditionnellement et historiquement , la puissance dominante locale est tout de même la Russie. Les USA ne se sont implantés que bien plus récemment.


      • COLRE COLRE 13 août 2008 11:58

        Tiens ! Olga, v’là votre ami qui se sent visé ! et qui moinsse, avec son petit doigt fébrile… quand on n’a pas d’idées, on fait ce qu’on peut, on clic, on censure, on insulte, on prend celle des autrs… En voilà encore un qui croit que « de gauche=antiaméricain ou pro-russe » ou vive versa !


      • COLRE COLRE 13 août 2008 12:09

        @K

        Pourquoi pas, K, toutes les documentations sont bonnes à réfléchir, même les négationnistes, mais vous ne pouvez pas faire une thèse d’histoire sur chaque article et chaque thème ! En une semaine, on lit sur la Géorgie, sur l’Iran, le Pakistan, la Colombie, le Rwanda, et que sais-je encore !
        Vous êtes peut-être homme ou femme au foyer, ou rentier ou je ne sais quoi, mais moi non. Or, il est IMPOSSIBLE de s’informer correctement sur tous ces sujets à la fois.

        C’est pour cela que je tiens à faire remarquer que cet article est complètement à sens unique, et donc à prendre avec des pincettes.


      • Calito 13 août 2008 13:05

        Je souscrit aux propos de Colre.

        Tout d’abord je citerai aristote (pour djanel, cf. Wikipedia).
        "La vérité a souvent un pied dans le camp de l’adversaire".

        S’il est bien un fléau ma chère Olga, c’est ce bipartisme intellectuel.
        Il s’agit en fait de prêt à penser. Sous pretexte qu’un individu serait de droite ou de gauche, et selon ses propres idées on s’interdit de réfléchir.

        Ce "positionnement automatique" n’est jamais ébranlé par la moindre certitude. La plupart du temps, ce positionnement, ce qui fait que l’on se dit de gauche ou de droite, provient d’un court instant de reflexion, fortement influencé par la cellule familiale.

        On a beau jeu ensuite de dénoncer les erreurs du passé. Si comme le dis Djanel, ne pas se définir de gauche ou de droite est un signe d’imaturité... que penser de ceux qui ont eu l’intelligence de ne pas se laisser embrigader dans telle ou telle faction, et ont ainsi sauvé leur peau.

        Car la chair à canon, comme l’on dit, est constitué de gens comme vous tous, qui acceptent d’aller se faire tuer pour des concepts, des idées, que les siècles futurs jugeront stériles ou vains.

        Certes il est de nobles causes. Justice, liberté, égalité, fraternité.... Mais par quels sophismes arrievent-on à nous faire gober que ces vertuis méritent que l’on meurent pour elles ? Surtout quand les commandants en chefs se distinguent par leur crapuleries...

        Se choisir un maitre. C’est cela que Djanel réclame et dont il a besoin. Qu’on lui dise ce qu’il faut penser et ce qu’il doit faire. Qu’on lui donne un ennemi, il se fait fort de l’insulter. Qu’on lui donne une raison de vivre car il est si bête qu’il ne saurait s’en inventer une.

        Oh certes, on va me dire que ne pas trancher, ne pas choisir constitue une reculade. Et depuis quand refuser de choisir entre la corde et le fusil serait un mal ?

        La russie et les USA s’affrontent à nouveau indirectement. Comme au "bon vieux temps" de L’URSS que certains regrettent. Je me demande comment de sgens comme vous, qui haissent poutine et sa guere de tchétchénie, et Bush et sa guerre d’Irak, vont arriver à concilier tout cela pour trouver qui il faut soutenir et qui il faut condamner.

        Et là je rejoint Colre. C’est déjà bien assez que d’essayer de comprendre ce qui se passe dans cette région du monde. La crise est complexe, les torts partagés... se choisir un responsable du fait de son "positionnement".... quelle bêtise.


      • K K 13 août 2008 13:06

        C’est vrai qu’il est orienté, je ne le nie pas dans mon commentaire précédent. Mais les autres étaient aussi orientés. Difficile d’avoir une information totalement neutre pendant un conflit. C’est pour cela que je pense qu’il est nécessaire de lire les arguments des deux parties.
        Je travaille aussi. Il se trouve que cette semaine j ai un peu de temps libre. Cordialement...

        Par contre, il est incompréhensible de voir que vous avez eu des votes négatifs et moi aussi par la même occasion lol Pourtant, pas d’insultes ni de hors sujet... un mystère


      • Calito 13 août 2008 13:09

        J’ajouterai que Djanel, qui s’est tiré involontairement une balle dans le pied durant son service militaire (encore heureux qu’il n’ait tué personne), n’a pas tiré les leçon de son expérience.


      • Calito 13 août 2008 14:24

        Vosu savez, je ne regarde même plus les notes. Quelle importance ?
        Je n’ais pas besoin que l’on me dise ce qui est bien ou mauvais à lire.
        Cordialement.


      • Pilule rouge Pilule rouge 13 août 2008 17:46

        Peut importe qui de la Russie ou de la Géorgie est à l’origine du conflit ; ou que le rédacteur soit pro-russe. Il y a une information cruciale à retenir.

        L’Amérique cherche part tout les moyens de nouvelles sources de pétrole. Les Etats-Unis accusent une dette à peine soutenable, une crise économique qui n’en finit pas, et surtout l’impact du "Peak Oil". L’époque du pétrole pas chère qui dopait l’économie Américaine, et qui assurait leur place de première puissance dans le monde, est révolue. Les manipulations en Géorgie pour créer le pipe line, ne sont pas différentes des raisons qui ont poussés les alliés à envahir l’Afghanistan. Ce sont aussi les même raisons, qui ont poussé le gouvernement Bush à envahir l’Iraq. Les tractations entre l’occident et l’Iran (deuxième producteur de pétrole) cachent un enjeu plus important que la prolifération nucléaire. De plus, "le président américain George W. Bush a fait le premier pas pour lever l’interdiction de forage qui prévaut, tant sur les côtes Atlantique et Pacifique qu’en Alaska" : http://www.universnature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3256
        Ce conflit profite aussi à une Russie qui apparaît de nouveau comme une grande puissance sur qui il faut compter. En mal de reconnaissance depuis la chute de l’Union Soviétique, le gouvernement Russe a une occasion inespéré de montrer ses muscles face à une Europe envahissante et l’OTAN. Et les échanges tendues à l’ONU avec les Etats-Unis, sont sans rappeler les vieux démons de la guerre froide.
        Alors que le monde entier à les yeux rivés sur Pékin à compter ses médailles, c’est un jeu de poker menteur qui se joue entre grandes puissances.






         

      • fred 13 août 2008 20:46

        On peut appeler ça une vision caricaturale même si ça n’en est pas une.

        Développer une vision des choses impose que l’on puisse caricaturer certains évènements. Tu portes bien ton avatar smiley J’aime beaucoup les singes.


      • Cascabel Cascabel 13 août 2008 22:20

        @ Calito

        La situation est plus simple que cela.
        Aujourd’hui nous avons le choix entre soutenir le projet des mondialistes ou défendre la souveraineté des nations. Dans le premier cas on choisit le camp de l’OTAN, dans le deuxième celui des non alignés comme la Russie. Et comme nous sommes en temps de guerre nous pouvons difficilement rester neutres.


      • Alexandre 14 août 2008 00:17

        @ COLRE
        En quoi les informations données dans cet article sont-elles de la propagande ?

        Elles ne font que conforter l’opinion de la totalité de la presse française sur
        le retour sur la scène internationale de la Russie ( en tous cas la manifestation spectaculaire de ce retour)
        et la fin de la toute puissance américaine qui date de la guerre en Irak de 91.

         


      • Calito 14 août 2008 10:18

        @cascabel.

        C’est moi qui décide si je suis en guerre avec qui que ce soit.
        Je ne délègue pas ce droit à notre président, attendu que l’abstention et la somme des non-inscrits pèse plus lourd que ses electeurs.

        Partant de là, je ne considère pas être en guerre. Et si elle doit se faire, elle se fera sans moi. J’ai autre chose à foutre que de défendre des idéaux. Je pense que les monuments à la guerre de 14 ne servent visiblement pas à grand chose.

        Cordialement,

        Calito.


      • Djanel 14 août 2008 10:45

        Calito

        .

        « La vérité a souvent un pied dans le camp de l’adversaire ».

        Je ne connais pas beaucoup Aristote mais il y a de forte chance pour qu’il parle ici de l’antithèse. Dans le même genre de remarque, je peux affirmer qu’il n’y a pas d’ombre sans lumière ( ou de lumière sans ombre ) ou que les concepts de vérité ne prennent toutes leurs significations que dans un rapport avec le mensonge.
         smiley

        Si tu affirmes que la terre est carrée, tu as au moins dis une vérité indubitable parce que tu admets forcément qu’elle a une forme et qu’elle existe dans l’espace mais que tu n’es pas d’accord avec l’idée qu’elle soit une sphère ce qui veut dire que ta thèse ne prend sa signification que par rapport à l’antithèse. C’est à dire avec l’idée du contraire. C’est ainsi que je comprends que chez l’adversaire, il y a forcément une part de vérité.

        Mais tout ceci n’est qu’un jeu de logique sans grande signification sinon que tu dois forcément admettre que j’ai aussi souvent raison que tu as tord de me contredire.

        Découvrir Aristote dans wikipédia prouve seulement que tu ne le connais pas et que tu le cites sans connaître le contexte.


      • Calito 14 août 2008 11:28

        Decidemment, tu est bête à manger du foin...

        Je connais Aristote autrement que par Wikipedia. J’ai considéré que tu devais ignorer cet auteur alors je t’ai conseillé Wikipedia pour t’instruire. De toute évidence, tu as répondu sans savoir qui étais Aristote, et à fortiori sans te renseigner plus avant. Ce qui démontre ton besoin incontinent de répendre ton vernis de culture puis de l’étaler jusqu’à approcher l’épaisseur d’un atome.

        Apprend à lire
        Papy te l’a répété 100 fois, et ca ne rentre décidemment pas !

        Avant de te lancer dans ton inutile supputation, tu aurai du prendre le temps de te renseigner.
        Ne serait-ce que sur l’époque ou a vécu Aristote. Il n’y a pas besoin de chercher des sophismes, tu confonds (du fait de ta culture scolaire, hélas) avec Socrate et l’enseignement à la mode qui veut qu’il soit sophiste...

        Dans chaque conflit entre peuple ; les torts sont souvent partagés. Souvent Djanel, Souvent.
        Et non pas toujours. Ce simple mot casse ta réthorique foireuse.

        Par ailleurs, Aristote, par ailleurs précépteur d’Alexandre le Grand, ne s’exprime pas au sujet de tes querelles avec maman au sujet de tes chausettes. Ses vues sont plus hautes et ses considérations ne portent pas sur des broutilles. Ici encore, ton esprit etriqué t’empêche de peser le poid des mots.

        Ignare et inculte.

        Par ailleurs, il convient de rapeller que tu t’es signalé dernièrement par un message particulièrement nauséabond ou tu reprenais à ton compte les propos de Goebels. Propos qui ont fait scandale et qui auraient du te valoir l’exclusion de ce site. Part égard pour le peuple juif, je ne reproduirai pas ici tes propos.

        Désormais, Djanel, si tes propos pèse moins que le silence, veille à te taire.
        Tu as réclamé à notre groupe de faire ton éducation afin d’acquérir plus d’éloquences, ou du moins pour rattrapper ton retard scolaire. J’ai donné mon accord car Papy le réclamait. Si tu me fatigue, on en revient imédiatement aux coups de batons. Compris.

        Et cesse de menacer tout le monde. Mon petit lapinou.


      • Djanel 14 août 2008 13:37

        T’as perdu toute notion Calito. Où as tu vu que je menaçais quelqu’un sur le fil ? Tu dis n’importe quoi. Va te coucher ça nous fera des vacances.


      • 5A3N5D 13 août 2008 11:00

        @ L’auteur, 

        La Russie a alors réagi comme se doit de réagir un état souverain chatouillé sur sa frontière et dont les citoyens sont menacés militairement. Elle a répliquée afin de chasser les soldats géorgiens et de protéger ses citoyens.

        Bon, résumons-nous : si l’Espagne envahit le sud-ouest de la France au motif qu’il y a des "indépendantistes" basques-espagnols qui s’y trouvent, elle ne violera pas la frontière française. C’est ça ? J’ai tout compris ?

        Par ailleurs, le 7 août 2008 correspond effectivement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, mais c’est aussi l’anniversaire d’un autre événement : le lancer de missiles russes par des avions russes, le 7 août 2007, sur le territoire géorgien. Dans cette histoire, personne n’est ni tout blanc ni tout noir.

        Comment dans ces conditions et sans l’aval de certains le petit poucet Georgien pouvait il penser faire tomber l’ogre Russe, ce dernier bénéficiant en plus de l’appui des milices Ossetes et des volontaires cosaques !

        Cette question est si pertinente qu’elle fait apparaître l’attaque de la Géorgie contre la Russie comme un simple gag ! De plus, on pourra s’étonner de la rapidité de la riposte russe. Sauf si on sait que les troupes russes étaient, par un curieux hasard, en manoeuvres dans le Caucase en juillet :

        http://www.france24.com/fr/20080715-grandes-manoeuvres-larmee-russe-le-caucase-non-loin-georgie

        Une "petite" provocation ossète contre la Géorgie n’a-t-elle jamais eu lieu ? Ne me dites pas le contraire, on sait que les "incidents frontaliers" sont monnaie courante dans cette région.

        Article de pure propagande.


        • wesson wesson 13 août 2008 11:18

          @5A3N5D

          "De plus, on pourra s’étonner de la rapidité de la riposte russe. Sauf si on sait que les troupes russes étaient, par un curieux hasard, en manoeuvres dans le Caucase en juillet  :"

          D’une part ça fesait 3 ans que la géorgie achetait des armes en quadruplant son budget militaire tout en indiquant que cela allait servir en ossétie et abkhazie, et d’autre part les Russes n’étaient pas les seuls à faire des manoeuvres dans le caucase en Juillet-Aout...

          la rapidité de réaction de l’armée russe tient au fait qu’ils avaient compris ce qui allait se passer, et s’y était donc préparé. Il se sont même payé le luxe d’attendre une attaque objectivement indéfendable de l’armée géorgienne (le bombardement de Ts’khinvili qui ne contenait que des civils) pour intervenir.

          Rien d’anormal ni de regrettable en cela.



        • wesson wesson 13 août 2008 11:21

          Bonjour Alexandre,

          Excellent article, effectivement la russie a livré une partie en forme de leçon magistrale.

          La messe est dite dans le caucase, et une fois le bruit des canons éloigné, il va y avoir de sérieuses remises en cause chez certains nouveau venus en Europe. Il va effectivement y avoir un après 7 Aout 2008




        • manuelarm 13 août 2008 13:48

          Juste une petite info, il y a près de 80000 hommes qui sont stationné dans cette région, donc aucune surprise pour la rapidité de l’operation. N’oublié pas que la tchechenie n’est pas loin.


        • plume plume 13 août 2008 18:45

          "si l’Espagne envahit le sud-ouest de la France au motif qu’il y a des "indépendantistes" basques-espagnols qui s’y trouvent, elle ne violera pas la frontière française. C’est ça ? J’ai tout compris ?"
          non ,
          c’est plutôt comme si la France tué des espagnols dans le sud-ouest de la France et que les espagnols envoyé leur troupe pour défendre leurs ressortissants


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 13 août 2008 19:02

          @5A3N5D,

          Bonjour,

          Vous pratiquez la novlangue avec délice : « incident frontalier » alors qu’il s’agissait purement et simplement d’une opération militaire d’envergure destinée à résorber le problème ossète par les armes et la purification ethnique. Les premiers à avoir fait les frais de cette intervention sont les forces de maintien de la paix sur place (des casques bleus) : plusieurs y laissèrent la vie dès le début du conflit... Franchement on sent que le Président Saakachvili voulait purement et simplement faire table rase du problème ossète.

          Il a tout gagné : l’Abkhazie et l’Ossétie refuseront désormais tout observateur et encore moins drapeau Géorgien sur leur territoire. Revenir au statu quo ante bellum comme préconisé est illusoire tant les rancoeurs sont à vifs et qu’il n’est certainement pas question qu’une force mixte russo-géorgienne puisse voir le jour dans ces régions qui prendraient cela pour une provocation.

          De plus, à quoi ont servi toutes ces manoeuvres Géorgiennes exécutées de concert avec l’armée Américaine début juillet ? On se le demande bien...

          Cordialement


        • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 13 août 2008 19:19

          Article de pure propagande

          nous avons pu récemment lire dans vos commentaires reguliers votre Russophobie que vous masquez sous de la Kremlinophobie ..


        • OmegaDG OmegaDG 13 août 2008 21:37

           @wesson

          ’’La messe est dite dans le caucase, et une fois le bruit des canons éloigné, il va y avoir de sérieuses remises en cause chez certains nouveau venus en Europe. Il va effectivement y avoir un après 7 Aout 2008’’

          Je suis sidéré par l’analyse ponctuelle, courte, judicieuse et efficace de votre commentaire.

          Sans flagornerie de ma part, vous faites partie d’une étude de statégie militaire quelquonque dites moi ?

          Je surveillerai attentivement vos prochains commentaires.
           


        • wesson wesson 13 août 2008 23:05

          @OmegaDG

          merci d’avoir mis en évidence la vacuité de mon commentaire.

          J’espère que à l’avenir je pourrai étoffer un peu plus avant mes brillantes analyses géostratégiques.

          Je ne suis effectivement pas un spécialiste, ce qui me qualifie tout à fait à gloser sur ces évènement. Vu ce que les spécialistes en ont fait, il est temps de laisser faire ce qui n’y connaissance ou n’y entendent rien au rang desquel j’ai l’honneur de me compter.

          Songez qu’en étalant mon incompétence sur Agoravox, je ferais nettement moins de mort qu’en étalant ma compétence au service par exemple d’un gouvernement !


        • 5A3N5D 14 août 2008 09:47

          @ Patrick Harrel,

          Désolé de ne pas avoir pu répondre plus tôt à votre commentaire.

          "Les premiers à avoir fait les frais de cette intervention sont les forces de maintien de la paix sur place (des casques bleus) : plusieurs y laissèrent la vie dès le début du conflit..."

          Je pratique peut-être la "novlang", mais vous parlez sans rien connaître à la situation dans la région depuis un an. Non, monsieur, ce ne sont pas des "soldats de la paix" (casques bleus) qui ont été tués lors de l’ "attaque" géorgienne, mais des soldats russes.
           
          Si vous aviez une réelle envie d’informer objectivement les lecteurs d’Agoravox, vous n’auriez pas manqué de mentionner que depuis le 29 avril dernier, la Russie avait "renforcé" ses troupes en Ossétie du Sud et en Abkhasie (c’est-à-dire sur le territoire géorgien), ce qui ne pouvait être perçu que comme un acte d’agression après les incidents survenus entre Russie et Géorgie en avril dernier.

          Le 8 juillet dernier, des avions de combat russes violent, une fois de plus, l’espace aérien géorgien.

          Il y avait donc des bruits de bottes depuis longtemps dans la région, et on ne peut plus soutenir la thèse d’une agression uniquement géorgienne. Soyez un peu objectif, voulez-vous ! Lorsqu’on masse des troupes le long d’une frontière, c’est rarement pour maintenir la paix. Ce fait, bien connu des instances internationales puisque l’ONU s’en est préoccupé, a permis d’ailleurs à des pays comme l’Ukraine, la Pologne et les Pays-Baltes d’adopter une attitude délibérément hostile à la Russie.

          Quand vous parlez de "novlang", essayez d’abord de savoir lequel des interlocuteurs la pratique : l’incident du 20 avril (drone abattu au-dessus de la Géorgie par un MIG 29 russe) a donné lieu à un communiqué de la présidence de l’Union Européenne, que je reproduis ci-dessous :

          Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne (Bruxelles, 6 mai 2008)

          L’Union européenne demeure vivement préoccupée par les événements qui se sont récemment succédé et ont aggravé les tensions entre la Géorgie et la Fédération de Russie. Au nombre de ces événements figurent notamment la déclaration faite le 29 avril par le ministère russe de la défense, qui a annoncé une augmentation du nombre de soldats déployés par la CEI pour maintenir la paix en Abkhazie et la mise en place de quinze nouveaux points de contrôle le long de la frontière administrative, et l’incident survenu le 20 avril, au cours duquel un drone géorgien a été abattu dans l’espace aérien de la Géorgie.

          L’Union européenne invite l’ensemble des parties à s’abstenir de toute mesure qui serait susceptible d’aggraver les tensions et les engage à s’employer à rétablir la confiance.

          L’Union européenne confirme son attachement profond à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, ainsi que l’a tout récemment réaffirmé le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 1808 du 15 avril 2008.

          L’Union européenne réaffirme qu’elle soutient les efforts déployés par la communauté internationale pour faciliter un règlement pacifique des conflits en Abkhazie et en Ossétie du Sud, et plus particulièrement le travail réalisé par l’ONU et son Représentant spécial en Géorgie, avec le concours du Groupe des Amis du Secrétaire général des Nations unies et l’aide de l’OSCE.

          Le Représentant spécial de l’Union européenne et la Commission européenne continueront de mettre en œuvre l’ensemble de mesures visant à restaurer la confiance, afin de contribuer à la résolution des conflits.

          La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et l’Azerbaïdjan se rallient à la présente déclaration.

          Vous trouverez ci-dessous le texte de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en date du 15 avril 2008, appelant au respect de l’intégrité du territoire Géorgien, résolution évidemment violée du fait même de l’envoi de troupes russes en Ossétie et Abkhasie pas plus tard que le 29 du même mois.
          http://www.ladocumentationfrancaise.fr/monde/chronologies/pdf/onu1808.pdf


           


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 14 août 2008 10:41

          @ 5A3N5D

          Bonjour,

          Heu... mon prénom est Yannick, pas Patrick smiley

          Je vous confirme et prouve par ce lien provenant du côté Géorgien (comme quoi vous voyez, totalement impartial) avec tous les documents nécessaires pour parfaire votre culture juridico-linguistique que la JPKF est belle et bien une force des Nations Unies. Que ces casques bleus aient été Russes ne change rien à l’affaire : ils oeuvraient dans un cadre reconnu INTERNATIONALEMENT et ne pouvaient faire l’objet d’une prise à partie.

          Si les Russes se sont renforcés dans le secteur, c’est qu’ils étaient conscients que les drones et l’acheminement de matériel militaire depuis l’étranger sur le territoire Géorgien n’étaient pas juste là pour une parade avec feu d’artifice à la clef... La différence entre la Géorgie et la Russie a tenu à ceci : les Russes sont venus protéger des alliés (et même des citoyens puisqu’ils bénéficient pour une bonne part de passeports Russes) tandis que la Géorgie manoeuvrait pour inciter ses soutiens occidentaux à justifier l’invasion de l’ossétie (que je préfère appeler pour ma part Alanie).
          Ah oui et dernière chose : la Géorgie au mépris d’accords de paix signés en 1994 et 1998 a déplacé une force armée en pleine région de la vallée du Kodori en 2006. Armée dont elle a toujours nié la présence... jusqu’à ces derniers jours où le Ministère de la Défense a indiqué que celle-ci venait de quitter les lieux ! Or la Géorgie savait ce que signifiait un renforcement de sa présence militaire dans une zone censée être libre de toute force armée...

          Vous voyez, la situation je la connais un peu. Et je la connais d’autant mieux que j’ai eu l’occasion de cotoyer des peuples du Caucase ces dernières années. Mon seul regret, comme déjà exprimé dans un commentaire précédent, fut de ne pas avoir eu la permission de me rendre sur place pour visiter l’Abkhazie notamment...

          Cordialement


        • 5A3N5D 14 août 2008 11:58

          @ yannick Harrel ;)

          Je vous confirme et prouve par ce lien provenant du côté Géorgien (comme quoi vous voyez, totalement impartial) avec tous les documents nécessaires pour parfaire votre culture juridico-linguistique que la JPKF est belle et bien une force des Nations Unies. Que ces casques bleus aient été Russes ne change rien à l’affaire : ils oeuvraient dans un cadre reconnu INTERNATIONALEMENT et ne pouvaient faire l’objet d’une prise à partie.

          Je crois qu’il sera très difficile que nous tombions d’accord : je n’ai jamais nié la présence légale de soldats Russes, Ossètes et Géorgiens en Ossétie, dans le cadre purement légal d’une mission des Nations Unies. Néanmoins, le nombre de soldats de la paix de la Fédération de Russie était limité à 500 hommes, selon le document que vous me fournissez (page 1 de la résolution 1 en date du 4 juillet 1992.)

          Ce que je conteste, c’est la violation, par la Russie, de ces résolutions par l’envoi de troupes, décidé unilatéralement, sur un territoire contrôlé par les soldats de l’ONU. Je ne parle bien évidemment pas des casques bleus russes.

          Que la présence de troupes US en Géorgie ait été vue comme une provocation du côté Russes et Ossètes me paraît difficile à nier. On ne peut cependant pas affirmer que l’agression du 7 août 2008 soit uniquement le fait des géorgiens, puisque que la Fédération de Russie violait sciemment ses engagements dans la région, en plus de se livrer périodiquement à des violations de l’espace aérien géorgien.


        • OmegaDG OmegaDG 14 août 2008 22:40

          @wesson

          Désolé si vous avez attribué du cynisme ou de l’ironie dans ma question ou mon commentaire.

          Au contraire vous avez vu juste à mon humble avis. La messe est dite au niveau politique, la Russie s’est affirmé avec vigeur comme étant à nouveau une puissance majeure dans la région du Caucase et son influence vient de reprendre ses assises. La réaction américaine en fait foi. 

          Voilà pourquoi votre commentaire m’a étonné, je venais te terminer une discussion avec mon frère, professeur au Collège militaire royal du Canada. Vous avez exprimé son point de vue en une phrase.


        • wesson wesson 15 août 2008 14:48

          @OmegaDG

          bonjour, j’avais vraiment cru qu’il s’agissait d’ironie dans votre réponse. Bon nombre de commentateurs la pratiquent, y compris moi qui aurait même tendance à en abuser ...

          Je vous prie de m’excuser pour ma méprise .



        • fredleborgne fredleborgne 13 août 2008 11:01

          Réveil russe. Décadence américaine. Et toujours une résolution des conflits par une démonstration de force et par la manipulation de populations sensibles. Les russes ne sont pas des enfants de coeur, même si cette fois Poutine semble seulement réagir à une "agression".
          Les "conseils" donnés à l’Europe de se doter d’un commandement indépendant sont bons, mais est-ce bien la volonté de celle-ci, aujourd’hui noyautée par les ultra-libéralistes.
          Retour de la France dans l’OTAN, un E.M européen qui stagne alors qu’il a passé toutes les procédures de validation.
          Aujourd’hui, la France est en même temps à la présidence européenne et responsable du commandement des forces en Afghanistan, avec à sa tête un président qui démantèle l’armée française, et paralyse les réserves par manque de financement. Dans le même temps, il continue de creuser le déficit de l’état, crée les conditions d’une agitation sociale désordonnée, légifère en faveur des investisseurs étrangers qui rachètent les entreprises françaises pour ensuite aspirer leur trésorerie et les démanteler. Pour finir, il profite des medias à la solde de ces industriels et participe à l’abêtissement des masses et à la désinformation, comme d’autres dirigeants européens. La Bourse de Paris sera bientôt supprimée et les actions des entreprises françaises devront se négocier à Londres. L’anglais prend le pas sur les autres langues européennes...La vassalité s’organise. Vivendi se fait condamner, mais y’a t-il autant de contrôle sur les autres sociétés de trust américaines ? Non, elles, en cas de besoin, sont soutenues par l’Etat Américain. 3 M d’américains risquent perdre leur maison d’ici décembre ? L’état donne 3 Milliards de dollars pour les particuliers, 300 Milliards aux deux principales banques... Le monde selon Carlyle ?
          La Russie est-elle pour autant plus propre ? Après l’enrichissement des anciens dirigeants communistes, la poigne de fer de Poutine a su rétablir l’ordre dans la population et les mafias non communistes. Finalement, ceux-ci ont récupéré le pouvoir, d’abord par l’argent, puis en réutilisant les nouvelles règles "démocratiques". Que manque t-il donc à l’Europe pour exister d’elle-même ? Un peu de tyrannie pour organiser ses forces ? Un peu d’intelligence pour chasser les marchands des abords du Parlement et un vrai traité simplifié serait déjà un bon début pour la reprise en main du destin européen.

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