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Accueil du site > Tribune Libre > Vésubie, séquence érosion : assassins et collabos (suite)

Vésubie, séquence érosion : assassins et collabos (suite)

En Vésubie on assiste à un épisode intense d'érosion naturelle. On avait oublié que ce n'est pas seulement un schéma dans un livre de classe. C'est aussi dans la vraie vie.

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceCécité

L’érosion naturelle des montagnes n’est pas une catastrophe en soi, sauf bien sûr si l’on construit dans le lit des rivières. Mais quel humain raisonnable irait construire sa maisona dans le lit d’une rivière de montagne ? Il faut être insensé, aveugle et amnésique.

Alors on reste sidéré devant les infos. On regarde cette maison qui tombe dans le torrent, avec ses deux habitants, emportés dans un courant d’une puissance hallucinante. Les rochers charriés par la Vésubie les auront assommés avant qu’ils se noient.

Sidéré par ce pont emporté, brisé net, un petit pont moderne incapable de contenir la pression de tonnes d’eau déboulant à la vitesse d’un train, alors que de vieux ponts romains supportent sans se fendre les éléments déchaînés.

Mais la sidération de circonstance ne cache plus le péché originel des autorités. La montagne bouge et les autorités restent immobiles. Elles n’ont pas prévu, pas anticipé. Il y a pourtant des lois, depuis 25 ans, et des plans qui localisent très précisément les risques naturels majeurs.

Comme ailleurs, on a délivré des autorisations de construire qui niaient la mémoire collective, celle des anciennes catastrophes. Sans passé et sans mémoire : comment les absoudre de cette cécité volontaire ? Comment leur faire encore confiance ?

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceConstat

Il y a une autre manière de voir les choses, que je suggère pour le débat. Une manière brûlante et douloureuse. Elle est la suivante : les maires qui ont semé des droits de construire en zone vulnérable récoltent maintenant les cadavres.

Ils savaient. Ils ne pouvaient pas ne pas savoir. On ne peut pas dire : « C’est le réchauffement, on ne pouvait pas prévoir ». Pas d’accord. Il est de moins en moins possible de se défausser sur le réchauffement. Ces épisodes ont toujours existé. Les anciens savaient.

De son côté une partie de la presse s’est transformée en gardienne de la nouvelle religion climatiste mais elle omet de faire les rappels historiques nécessaires sur le climat. Elle collabore avec les idéologues du Giec, sans plus aucune réflexion ni vérification. Elle encourage à la peur et à l’angoisse. À tort.

Parfois pourtant, une autre parole tente de se faire une petite place. Il y a deux ou trois jours, sur Soir Info de la chaîne CNews, à 22'15'', un architecte spécialiste des risques majeurs , Boris Weliachew (image 2, clic pour agrandir) fait d’abord ce constat incontournable pour qui cherche des causes :

« Il faut savoir qu’on est dans une zone avec un climat agréable. Depuis l’après-guerre, elle s’est urbanisée énormément, plein de gens sont venus vivre dans cette région. Si les cœurs du village étaient perchés sur des monticules, bien au-delà du niveau de l’eau, ces villages sont progressivement descendus avec leurs infrastructures au bord de l’eau. Cela a mis en danger certaines constructions. »

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceNégligence

Trop de mairies, soucieuses d’augmenter le nombre de leurs administrés et donc les rentrés fiscales, n’ont pas respecté les plans et les zones à risque précises. Ils ont donné des autorisations dangereuses en connaissance de cause.

C’est-à-dire qu’ils ont envoyés des gens au casse-pipe pour défendre la bonne cause de la ruralité, du développement, et de la croissance du tissus local. Sans cela, pour certains villages, c’était la mort programmée, l’exclusion socio-économique.

Soit, admettons que c’est une bonne cause. Mais ne peut-on aussi y voir de l’homicide par négligence ? Car il suffisait de s’intéresser à l’histoire du climat pour savoir que les drames dus à l’érosion surviennent régulièrement dans cette région, partout, n’importe quand. Seule la date de ces hécatombes et le nombre de morts étaient inconnus.

Et ma foi, du point de vue de la nature, la crue de la Vésubie et des autres petites rivières proches est une magnifique séquence érosion, digne des livres de classe.

Maires et habitants (on le suppose) espéraient, contre toute raison, que les crues du passé ne reviendraient pas, ou alors à faible intensité. Car des crues, ils en ont forcément vues dans leur village, sur la durée d’une vie. Mais il n’y avait pas la télé, alors les anciennes grandes crues ont moins marqué les esprits.

De la terrible crue de juin 1957 dans la Maurienne. il reste cette image d’une maison dont seule la façade tient encore debout comme par miracle (image 3).

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceMémoire

Des crues, il y en aura d’autres, là ou ailleurs, avec encore des lamentations et une bonne couverture médiatique pour en grossir chaque détail. Mais on les oubliera aussi, comme on a déjà oublié Vaison-la-Romaine (images 4, 5 et 6) et les autres, 1940, 1891, 1820, etc, etc. Et les journalistes collabos du Giec continueront à incriminer le réchauffement et à nous culpabiliser.

J’y vois, sous-jacente, une volonté de nous éduquer et de diriger nos vie. Le temps de la police morale et des collabos est revenu. L’ADN autoritariste reprend du poil de la bête. Il y a trop d’imprégnation gauchiste dans la grande panique climatique.

Ensuite le journaliste enchaîne :

« Les scientifiques nous disent que ce sont des phénomènes qui vont se reproduire plus souvent avec le temps qui passe. »

En effet, ils se reproduisent même déjà, des Alpes provençales aux Pyrénées en passant par les Cévennes. Cela dure depuis des siècles et davantage. C’est documenté. Tout le monde le sait sauf nos climatologues modernes et nos collabos, qui pensent que le monde vient de naître avec eux.

« On parle là de morceaux du village qui ont été emportés. »

Comme ailleurs avant. Ô peuple sans mémoire, peuple déconnecté qui vit dans la bulle des salles de rédaction et leurs petites coteries, tu as tout oublié devant les sirènes du modernisme.

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceOn savait

En effet, cela s’est déjà produit dans le passé, dans d’autres villages comme je l’ai relaté ici. Je peux même ajouter la crue de Saint-Michel-de-Maurienne en juin 1957 (image 3 et courte vidéo en fin de billet). Rien de nouveau sous le soleil… ou sous le déluge. Le pire a déjà eu lieu, et il se répète.

Le journaliste reprend la loi scientifique : à chaque degré supplémentaire dans l’atmosphère, l’air se charge de 7 % de plus d’humidité. Donc le réchauffement ferait pleuvoir davantage.

Pourtant on est bien plus en situation de sécheresse chronique que d’excès d’eau. Ce n’est pas logique. Ensuite on sait qu’il y a toujours eu des extrêmes dans le midi à cette période. Si l’on avait respecté la loi et les traditions des anciens, qui construisaient des ponts solides comme à Vaison-la-Romaine contrairement à celui qui a été englouti à l’écran, et si l’on avait fait de la prévention, on n’aurait jamais construit en zone inondable.

Le réchauffement est une excuse facile mais insuffisante. Il fallait penser avant, prévenir. Car on savait. Les maires qui n’ont pas anticipé ont mis en danger des vies. Ce n’est plus la peine de pleurnicher chaque année sur les morts, on sait qui est le coupable et comment il a commis son crime.

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,franceÉrosion

Le terme assassin est certes trop fort, provocateur, mais il donne un coup de projecteur sur les carences humaines derrière le rideau de pluie. Car les petites rivières ont depuis toujours creusé de grandes vallées.

Pour enfoncer le clou le site des Alpes-Maritimes donne cette information :

« Jusqu’au XIXe siècle les nécessités de l’autosubsistance ont entraîné une surexploitation des pentes et un déboisement intensif des zones de montagne qui ont accru l'érosion et le ravinement.

L’histoire du département des Alpes-Maritimes est jalonnée d’innombrables crues plus dramatiques les unes que les autres.

Non seulement la torrentialité des cours d’eau s’était amplifiée avec la prolifération des sols dénudés, mais un autre phénomène, l’urbanisation, augmentait l’ampleur des dommages sur la zone côtière à la fin du XIXe siècle.

Près du littoral, les conséquences des crues se sont nettement aggravées au XXe siècle en raison de l’occupation des secteurs inondables par des zones urbanisées et des lotissements industriels et par le manque d’entretien et de curage des cours d’eau.

Aucune vallée n’est totalement à l’abri. »

 

crues,montagne,réchauffement,érosion,vésubie,sud,france1919

« …jalonnée d’innombrables crues plus dramatiques les unes que les autres » : difficile d’être plus clair. Et si ce texte concerne le département des Alpes-Maritimes, il est applicable aux autres zones vulnérables du sud de la France. C’est l’érosion naturelle.

Bon, j’ai oublié de mentionner la grande crue de Noël 1919 en Alsace (image 7) et dans le nord-est de la France. Crue extrême suivie d’une seconde deux semaines plus tard, le 12 janvier 1920. Il y a 100 ans.

C’est la faute à pas de chance.

Il faut refuser la panique. C’est elle qui nous précipitera dans le mur.

 

Au nord du Mont Ventoux, le Toulourenc en crue, lame d'eau impressionnante et rapide :

 

Inondation de 1957 :

 


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50 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 12 octobre 12:47

    il y a eu des épisodes cévenoles dans le passé DONC ceux qui arrivent de nos jours n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique ...

    il y a eu des canicules dans le passé DONC celles qui arrivent de nos jours n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique

    ...

    le fait que ces manifestations météorologiques extrêmes se multiplient n’a aucune espèce d’importance ... c’est dèjà arrivé, c’est donc normal !


    • pemile pemile 12 octobre 12:54

      @nono le simplet « c’est dèjà arrivé, c’est donc normal ! »

      Salut nono

      Le fond de l’article est plus sur l’urbanisation et les autorisations de construction en zone vulnérables, non ?


    • nono le simplet nono le simplet 12 octobre 13:02

      @pemile
      salut
      oui c’est vrai et c’est une vraie honte ... j’ai en souvenir le « massacre » de la Faute dans ce lotissement construit dans une zone particulièrement inondable dont je connais les membres d’une famille endeuillée ...
      mais reste ces petites piques semées ça et là ... qui m’agacent ...


    • velosolex velosolex 12 octobre 22:47

      @nono le simplet
      C’est toujours le même argumentaire en effet. Mais Vésubie ou pas, les catastrophes climatiques sont en hausse de 50% en vingt ans...Bien sur les spécialistes de l’onu n’ont pas la compétence de l’auteur de l’article, qui surement fera appel. 

      « Le changement climatique est le principal responsable du doublement des catastrophes naturelles dans le monde en vingt ans, a alerté lundi l’ONU. L’organisation signale que les désastres naturels ont tué plus de 1,2 million de personnes depuis 2000.

      Au cours des vingt dernières années (2000-2019), 7348 désastres naturels ont été enregistrés dans le monde (pour un coût évalué à près de 3000 milliards de dollars), soit près de deux fois plus qu’entre 1980 et 1999, révèle un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNSDIR) »

       

      .


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 23:03

      @velosolex. Il ne te viendra jamais à l’esprit que l’ONU a été acheté et ment.


    •  John  John 12 octobre 23:08

      Salut Velosolex !

      « Au cours des vingt dernières années (2000-2019), 7348 désastres naturels ont été enregistrés dans le monde (pour un coût évalué à près de 3000 milliards de dollars), soit près de deux fois plus qu’entre 1980 et 1999, révèle un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNSDIR) »

       

      Ouais,, sauf que c’est pas vraiment un argument valable en ce qui me concerne ... Du fait que pendant les années 2000-2019 les constructions ont été trois voir quatre fois plus importantes qu’elles l’ont été dans les années avant ou pendant 1980-1999 ... Alors chiffrer ça économiquement n’as réellement pas vraiment de sens ... 

      Je ne nie pas qu’il ne se passe rien ... Je dis juste que cet argument est un non sens ! 


    • velosolex velosolex 12 octobre 23:23

      @JC_Lavau
      Le meilleur thermomètre, c’est la vigne, et elle ne ment pas, et n’est pas corruptible. Les vendanges ont été avance sensiblement d’un bon moins en 30 ans....

      En fait c’est difficile de trouver une zone qui n’a pas été touché par une catastrophe climatique dans un rayon de 50 kms si l’on va d’un axe chute occidentale des cévennes, à l’arrière pays Niçois. Je me souviens qu’il n’y avait guère que Sommières à une époque pour représenter le risque inondation. Faire le décompte des catastrophes qui marque chaque année après l’autre serait fastidieux maintenant. .La
      D’autre part, ayant vécu dans tous les départements Bretons je connais tout de même assez la région pour connaitre à peu près toutes les zones de submersion du littoral, et les efforts faits pour combattre la mer, qui s’attaque à la barrière dunaire. Parfois en pure perte. C’est à vous dégouter de couler du béton. 
      L’onu ne fait que conclure ce que tout le monde d’un peu équilibré et n’étant pas assujetti à un lobby quelconque voit de ses propres yeux. Septembre s’avère battre les records de chaleur à cette époque de l’année. Mais peut être me direz vous que je n’ai qu’à mettre mon thermomètre au frigo


    • velosolex velosolex 12 octobre 23:29

      @ John
      Il va de soi que le désastre de la Vésubie sera comptabilise pour l’ensemble des maisons et des destructions, et non nomativement....

      J’ai pas envie de me perdre dans une querelle de chiffres d’assurances. Mais voilà tout de même une petite mise au point


      Arnaud Chneiweiss : Il y a incontestablement plus de catastrophes naturelles et celles-ci sont aussi d’une sévérité plus grave. Les statistiques montrent ainsi qu’au niveau mondial nous sommes passés de moins d’environ 50 catastrophes naturelles par an dans les années 1970 à presque 200 aujourd’hui. La France n’échappe pas à cette tendance. Dans les années 1980, le coût moyen des catastrophes naturelles était d’environ un milliard d’euros par an. Il a triplé et atteint aujourd’hui 3 milliards par an.

    •  John  John 13 octobre 10:19

      Salut Velosolex !

      « Les statistiques montrent ainsi qu’au niveau mondial nous sommes passés de moins d’environ 50 catastrophes naturelles par an dans les années 1970 à presque 200 aujourd’hui. »

      Ça je ne le nie pas ... C’est une réalité !

      « La France n’échappe pas à cette tendance. Dans les années 1980, le coût moyen des catastrophes naturelles était d’environ un milliard d’euros par an. Il a triplé et atteint aujourd’hui 3 milliards par an. »

      Par contre encore au niveau des chiffres ça veut rien dire ... Dans les années 80 un paquet de clope ne valait pas ce qu’il vaut aujourd’hui ... Enfin bref tout est beaucoup plus cher de nos jours ... Alors chiffrer et comparer ne me semble pas avoir vraiment du sens ...


    • velosolex velosolex 13 octobre 12:24

      @ John
      Salut
      Il me semble aller de soi que les sommes sont toujours actualisés selon l’inflation, dans ce genre de comparaison. 
      Les assureurs ne paient pas en paquets de clopes. . L’inflation tient compte de beaucoup de paramètres, mais c’est un repère tout de même assez intéressant pour mesurer l’évolution, à la fois des budgets, et des différents produits, qui évoluent énormément. L’alimentation était comme l’habillement autrefois des budgets conséquents. Mais même à Paris, on pouvait se loger sans grand frais. Je viens de lire un classique en livre de poche « l’éducation sentimentale » de Flaubert. Les prix sont judicieusement ramenés en euros ce qui permet de mesurer l’évolution des budgets, et comment certains ont explosé depuis, pour vivre à paris. 
      Le monde est dynamique, et tout s’adapte. La valeur n’a de sens que parce qu’un bien est recherché. Des bulles peuvent se dégonfler à toute allure, car elles sont spéculatives, basées sur la certitude de pouvoir faire des marges à la revente. Que le doute s’installe, en rapport avec des paramètres, et celui climatique en est un, et la valeur plonge. Aussi, le bien peut être menacé par la destruction lié aux risques climatiques, mais en amont, perdre de sa valeur en rapport avec la peur, ce qui engendre perte d’attractivité. Il suffit d’aller se balader dans les Vosges pour s’en rendre compte, par exemple. Naguère prospère et riche, une ville comme Plombières, ville d’eau ou Napoléon 3 avait ses habitudes est devenue quelque peu sinistre. Mais je ne veux pas me mettre les habitants à dos. Néanmoins, j’avais été saisi d’effroi, en visitant cette belle région, des villages devenus presque abandonnés, des maisons de maitre laissés aux courants d’air. 
      Nous sommes concernés par bien des prévisions alarmantes. Celles d’hier se sont révélées exactes, peut être trop optimistes dans leur pessimiste, alors brocardé. Je fais référence à celles des magazines écologiques des années 70, comme celle du « Sauvage », que je lisais alors, et que beaucoup trouvaient ridicules quand ils osaient avancer des évolutions du climat et de la montée des océans, qui se révèlent maintenant bien basses par rapport à la réalité. 


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 octobre 19:50

      @velosolex. Micro-détail : tu mets toujours « climatique » là où le mot juste est « météorologique ». Ça te donne l’illusion de sçavoir de grands secrets, et d’incarner l’élite des citoyens conscients.


    • hommelibre hommelibre 13 octobre 23:35

      @velosolex

      L’aggravation des catastrophes naturelles est discutable. Les chiffres diffèrent, les méthodes et moyens d’observation, la qualification de l’événement et les critères, etc. L’augmentation que l’on annonce varie selon l’agence (ONU, OMS, autres) et augmente fortement à partir des observations satellites.

      « L’augmentation de la fréquence des événements est surtout le fait de la multiplication des événements de petite intensité. En effet, si l’on ne considère que les événements les plus importants (ayant fait au moins 5 victimes ou plus de 10 blessées et / ou ayant causé des dommages matériels notables à une échelle au moins régionale), on constate que leur nombre annuel n’évolue guère sur la période contrairement aux événements de plus faible intensité.Il y a donc certes davantage d’événement mais cette augmentation est davantage à rechercher dans la démultiplication des petits événements que dans un nombre accru de catastrophes naturelles de forte intensité.

      Une des explications principale à cette observation est l’évolution démographique globale qui augmente mécaniquement les expositions (davantage de population dans des villes toujours plus étendues et à proximité des littoraux qui sont des zones toujours fortement exposées (présence de cours d’eau, situation en zone sismique, forte exposition aux risque tempête / cyclone...). La corrélation importante entre la courbe du nombre d’événement et de la population mondiale corroborerait en partie cette évolution »

      Par exemple Houston avait 45’000 habitants en 1900, et 2’200’000 en 2016. On ne peut donc comparer la période d’il y a cent ans avec aujourd’hui.

      https://www.catnat.net/documents/Bilan_2001-2015_monde.pdf

      On sait aussi que le nombre de victimes de catastrophes a baissé drastiquement depuis 1930.


    • velosolex velosolex 14 octobre 10:12

      @hommelibre
      Tout dépend si l’on vit dans le delta du Bengale menacé de submersion, l’australie hors Sydney et Melbourne, et une liste d’endroits longue comme un jour sans fin, ou Los Angeles peut être, bien que la sécurité relative liée à la richesse et à une relative sécurité liée aux investissements rassure les happy few. mais même là, la catastrophe est présente, dans cet oasis gagné sur le désert, où toute les cours d’eau sont pompés. Tout est systémique. Les lézardes iront se produire ailleurs, avant de menacer les fondations. 
      Le permafrost qui fond lui en Sibérie ne met pas beaucoup de monde en danger pour le moment, tant ces territoires sont immenses et désertiques, mais les cratères qui s’ouvrent laissent les autorités dans l’expectative, les riverains dans l’épouvante, et les scientifiques interdits, sur la suite des événements. . 
      Vous pouvez vous boucher les oreilles et les yeux, mais le réel est tétu, et la posture à la Trump « ceci n’existe pas car je ne veux pas » ne fait que ramener le problème non au système mais à la personne qui l’exprime, signifiant une posture infantile de déni. 


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 octobre 10:35

      @velosolex. Tu as encore oublié que tous les deltas sont en subsidence naturelle locale : ce sont des sédiments compressibles. Leur équilibre dynamique tout relatif n’est assuré que par de nouveaux apports d’alluvions. Or tant le delta du Nil que celui Gange-Brahmapoutre sont menacés par les barrages en amont, qui s’engluent d’alluvions non relâchées.

      Il n’y a pas de subsidence globale sous le delta du Bangla-Desh, juste la compressibilité ordinaire.

      La propagande te jure que si tu la crois, alors tu deviens l’élite des citoyens initiés et conscients, et ça te gonfle vachement la doudoune. La propagande, ça sert à faire croire des choses qui ne sont point vraies.


    • pipiou2 14 octobre 20:15

      @JC_Lavau
      Oui, oui bien sûr, l’élévation du niveau des mers c’est de la propagande ...


    • JC_Lavau JC_Lavau 15 octobre 11:22

      @velosolex. Vois-tu, l’établissement commercial grec de Tauroentum (5e siècle BC) est actuellement en sommet de falaise. Particulièrement infernal de hisser des marchandises à dos d’homme depuis le niveau de la mer actuel, jusqu’aux traces actuelles du site commercial, 50 m plus haut. Quelque chose a changé, non ?
      Bah oui, s’il y a des falaises dans ce schiste assez peu résistant, c’est que le niveau de la Méditerranée a monté en 2500 ans, et a attaqué les collines de schiste éocambrien, du massif des Maures, pour faire des falaises friables et des grèves de quartzite.
      Depuis la fin de la glaciation de Würm, la Méditerranée n’a cessé de monter. Il y a eu même un moment où elle a forcé le détroit du Bosphore, et envahi l’actuel bassin de la Mer Noire, il y a 9000 ans environ.

      DONC il faut que tu t’excites en guerre de religion contre tous tes contemporains, puisque la propagande te dicte de t’exciter contre eux, tous « coupables » du délit d’exister...


    • JC_Lavau JC_Lavau 15 octobre 21:14

      @pipiou2. Rectificatif : 40 m plus haut. La pointe de Mouret s’avance davantage dans la mer que la Gardiole, mais l’altitude de son sommet est moindre, or on a 45 m, au plus haut de la pinède derrière la Gardiole.


    • Clocel Clocel 12 octobre 12:51

      11 Dans les lits majeurs tu ne bâtiras !

      Ce qui est fascinant chez les hommes, c’est cette capacité de tout faire en dépit du bon sens, les lits majeurs offrent les meilleurs espaces de culture qui s’enrichissent eux-mêmes, mais non, c’est là que l’homme moderne a choisi de poser sa maison, et d’acheter sa salade mazoutée au supermarché.

      Ça libère du coup un champ d’expression à Darwin qui veille implacable à maintenir la survie des plus aptes, des plus raisonnables en l’occurrence.


      • Aristide Aristide 12 octobre 13:19

        @Clocel

        Vous confondez plaine et vallées de montagne en l’occurrence ...


      • Clocel Clocel 12 octobre 14:44

        @Aristide

        Ah... Et... Vous cultivez les sommets, de montagne en l’occurrence ?


      • Aristide Aristide 12 octobre 13:18

        Les coeurs de village très anciens ont été tous touchés. Et évidement des habitations plus récentes autour ou au dessous l’ont été également, mais aussi des routes et des ponts, des équipements sportifs, des zones artisanales, des habitations légères, des campings, ...

        Ces zones de l’arrière pays sont en danger pas seulement de crues torrentielles exceptionnelles, mais de mort. Le risque existe, il faut l’étudier, ce qui est fait d’ailleurs, et surtout y parer pas seulement par l’interdiction de construire.

        Il existe des solutions pour consolider les bâtiments en zone de crues torrentielles, il faut laisser vivre cet arrière pays ... Reconstruire et protéger. 


        • pemile pemile 12 octobre 13:31

          @Aristide « Les coeurs de village très anciens ont été tous touchés. »

          Très peu.

          "Et évidement des habitations plus récentes autour ou au dessous l’ont été également, mais aussi des routes et des ponts, des équipements sportifs, des zones artisanales, des habitations légères, des campings, ...« 

          Vous avez des évidences à retardement  ! Et votre »Incertitude péremptoire" à quelques problèmes avec la notion d’imprévisible ! La vallée de la Vésubie a été victime d’un événement exceptionnel, imprévisible


        • velosolex velosolex 12 octobre 23:00

          @Aristide
          L’effet cévenol est pas trop compliqué tout de même à comprendre. La chaleur remontant du sud, de plus en plus torride, la rencontre du froid installé sur les montagnes. je sais beaucoup ici ont refusé de croire les thermomètres. Les pluies exceptionnelles en fait ne sont plus exceptionnelles. On le voit de visu !. Chaque année amène maintenant sa grande catastrophe dans le sud...
          J’ai vu dans les alpes que je connais tout de même assez bien les glaciers reculer sans qu’il n’y ait besoin même de mesurer, pour s’en apercevoir au grés du paysage qui évolue. Le permafrost qui fond n’affecte pas que l’Asie, il entraine des descentes de montagnes vertigineuses dans les alpes, dont les rochers ne tiennent plus les uns aux autres que par la grâce du saint esprit, jusque au moment où la montagne te tombe sur la gueule quand tu cherches une prise. Et tout cela à l’échelle d’une vie humaine....Evaluer le risque ?...Si on établissait un périmètre de protection, à condition que cela soit vraiment possible scientifiquement, au vue de l’évaluation très difficile des glissements de terrain, cela déclencherait une vague d’expropriation si considérable que les assurances seraient ruinées. Consolider ?...Avez vous lu « Barrage contre le pacifique »...


        • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 23:10

          @velosolex : « à l’échelle d’une vie humaine »... Sûr que l’échelle d’une vie humaine, c’est vachement pertinent pour comprendre les oscillations océaniques, et les fluctuations amples de l’étoile variable qui est à huit minutes et dix secondes d’ici.
          L’échelle d’une vie humaine, ça te permet de comprendre le refroidissement climatique qui a chassé les Wisigoths et les Ostrogoths de leur Suède natale ?


        • velosolex velosolex 12 octobre 23:34

          @JC_Lavau
          Comme d’habitude vous tentez de noyer le poisson dans l’eau qui monte, et un jargon à prétention scientifique qui réveillerait un ostrogoth endormi sous l’échelle de Richter.


        • Aristide Aristide 13 octobre 08:39

          @pemile

          Un événement exceptionnel imprévisible, pas facile à comprendre pour le petit du neuneu que la nature même de ces catastrophes ne peut être prévisible tellement leur fréquence, leur intensité, leur durée est variable ... L’aléa du temps, cela vous dit quelque chose ? Non, pas étonnant ...

          @velosolex

          Je ne vous ai pas attendu pour connaitre la nature de ce phénomène torrentiel. 

          J’ai simplement essayé de poser la notion de risque. Dans notre société où le principe de précaution est devenu indiscutable, où le risque zéro est posé en prérequis à toutes les actions que l’on mène, ...il s’agit de prendre en compte les risques en les évaluant et surtout à ne pas bloquer toute la vie.

          Pour ce qui est de la protection des bâtiments contre les crues torrentielles, il existe des solutions qui sont d’ailleurs mise en oeuvre dans de nombreuses vallées. Concernant ces mesures de protection, je préfère pour ma part m’informer sur les études et réalisations que sur un roman de fiction ...


        • pemile pemile 13 octobre 08:58

          @Aristide "Un événement exceptionnel imprévisible, pas facile à comprendre pour le petit du neuneu que la nature même de ces catastrophes ne peut être prévisible"

          Ce qui est imprévisible c’est quand l’événement peut arriver, construire au fond d’une vallée de montagne encaissée la catastrophe est tout à fait prévisible.


        • Aristide Aristide 13 octobre 09:14

          @pemile

          Ce qui est imprévisible c’est quand l’événement peut arriver

          Ouahh, mais avec ce genre de résonnement, il faudrait déplacer 80 % de la population mondiale : celle qui vit sur les cotes en Asie qui est susceptible de vivre des tsunamis, vider toutes les villes proches de volcans comme Naples et le Vésuve, abandonner toutes les villes le long de la faille de San Andreas et donc San Francisco et ses 6,2 millions d’habitants, ...

          Imprévisible, la mort est inéluctable, elle n’est heureusement pas prévisible ... Vous comprenez ? Non , pas étonnant !

          construire au fond d’une vallée de montagne encaissée la catastrophe est tout à fait prévisible.

          Non, les pas le fond, dans une vallée, .... Pfff, le boulet ....


        • pemile pemile 13 octobre 09:29

          @Aristide « Imprévisible, la mort est inéluctable, elle n’est heureusement pas prévisible ... Vous comprenez ? Non , pas étonnant ! »

          Si, si, j’ai bien compris que les principes de précautions ou la création de lois pour gérer les zones vulnérables ne sont pour vous que des gènes aux développement économique.


        • Aristide Aristide 13 octobre 09:53

          @pemile

          Des gènes ? Indécrottable, le risque est indissociable de la vie, qu’elle soit économique ou personnelle, on ne cesse de faire des compromis avec le risque, les plus prudents s’assurent. 

          Le risque, vous connaissez, ce qui est inéluctable mais qui ne doit pas empêcher de vivre, de décider, d’avancer, ... et bien sur de le connaitre mais ne pas en être esclave.

          Vous ne prenez pas l’avion, ni la voiture ? Vous ne marchez pas sur un trottoir et ne passez pas sous une échelle ?


        • pemile pemile 13 octobre 09:57

          @Aristide « Vous ne prenez pas l’avion, ni la voiture ? Vous ne marchez pas sur un trottoir et ne passez pas sous une échelle ? »

          Un rapport avec la fait d’accorder un permis de construire en zone vulnérable ?


        • velosolex velosolex 13 octobre 12:45

          @Aristide
          Les post ne sont pas exhaustifs, et n’ont pas la malléabilité de la parole. Sans doute bien des habitants vont se cramponner. Et je ne parle pas que des habitants de la Vésubie, mais de tous ceux qui sont confrontés à une catastrophe climatique. On ne quitte pas son pays facilement. On recours d’abord comme pour une maison sinistrée à des aménagements, des renforts, des travaux. En Bretagne, bien des municipalités tentent de contenir le littoral devant l’assaut des vagues qui envahie l’espace dunaire, et casse des routes.
          Il ne s’agit pas de situations si paroxystiques que celle caricaturale à tous les niveaux comme celle de « La Tranche sur mer » qui révèle là plus de l’irresponsabilité des décideurs, mais d’un travail d’érosion, qui laisse sidéré par sa vitesse relative, car il s’agit des éléments de la nature qu’on pensait connaitre, de plages balisées depuis des lustres, et non plus d’aménagements contemporains
          Rester. Deux fois , trois fois les gens s’investiront. Car ils n’ont pas le choix. Et je ne parle pas des habitants du Bengladesh qui eux n’ont pas d’ailleurs, qui seront refoulés par les indiens s’ils veulent s’exiler. Nous savons maintenant le sens du mot « tsumani »...


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 octobre 19:53

          @velosolex. Donc tu as vachement compris cette pseudo-science balbutiante qui se prétend « climatique »...


        • McGurk McGurk 12 octobre 15:24

          Il n’y a pas que dans cette région que les permis de construire sont légion dans des zones à risque.

          Ce que vous appelez « zones inondables » désigne en réalité les terres arables au bord des cours d’eau. Elles doivent donc rester soit naturelles soit permettre une activité agricole/horticole qui prend en compte le contexte local et les risques qui y sont liés.

          En région parisienne, je vois de plus en plus de projets immobiliers insolents à deux pas de la Seine ou bien nez-à-nez. A Neuilly par exemple, ils ont réussi à faire une résidence juste au bord du fleuve (grâce à une grande tôle de fer tout le long) alors que la crue battait son plein. Je n’imagine pas les infiltrations que cela engendrera du fait que, même à 1 km de celle-ci, les gens en ont.

          Or, ce n’est pas un secret, de nombreuses vieilles villes (le cœur historique) sont situées sur les hauteurs car on connaissait déjà tous les risques et que les zones non habitables étaient destinées à d’autres activités (ici l’agriculture ou l’élevage).

          Je suis toujours sidéré de cette inconscience folle et refus de la réalité.


          • paco 13 octobre 04:52

            @McGurk... en effet, je me suis toujours dit que les anciens devaient être très cons pour aller se faire chier à construire leurs villages de m... sur des hauteurs et des travers non accéssibles aux déambulateurs...C’est si facile de construire en bas, et au moins ta piscine, elle est pas en pente


          • McGurk McGurk 13 octobre 14:22

            @paco

            Après, selon la configuration de la région, certaines zones agricoles sont elles aussi sur les pentes des montagnes et collines, mais c’est en général pour ce qui touche aux vignes et vergers, afin de profiter le plus possible du soleil.

            En dehors des zones à risques, l’une des raisons peut être historique parce que purement défensive (collines escarpées, rocs, etc.).


          • eddofr eddofr 12 octobre 15:44

            « Mais on s’en fout !

            C’est des pauvres, ils s’installent là où ils peuvent, pas trop loin de leurs maîtres (enfin, de là où leurs maitres les font travailler).

            Et puis s’ils meurent, ils sont remplaçables. » pourraient dire les CAC40eurs

            Trêve de billevesées, il n’y a pas longtemps, je cherchait une maison et on m’en a proposé une, au bord du Morin, avec un ponton privatif, la promesse d’inondations annuelles et l’équipement d’endiguement approprié.

            Je ne comprends même pas qu’une telle maison puisse être mise en vente. Elle devrait être rachetée par la Mairie et détruite.


            • Gasty Gasty 12 octobre 18:28

              @eddofr

              Mais la mairie a seulement donné son accord pour sa construction, pas une promesse de rachat pour en faire une salle de classe. Pour la destruction , le Morin s’en chargera.


            • air pur air pur 12 octobre 18:38

              La Loire a connu plusieurs crues centennales en une petite centaine d’années, la dernière en 1907, après cela c’est calmé, la dernière crue notable mais « classique » date de 2008. Les crues de la Loire ont un « avantage » c’est que l’eau monte « doucement » laissant le temps aux populations d’évacuer contrairement à ce qui se passe dans le midi.

              Ces crues font l’objet d’une littérature abondante et les zones inondables sont parfaitement référencées mais cela n’empêche pas les communes de laisser se construire des maisons neuves dans ces zones, c’est honteux ! comme est honteuse la nouvelle loi qui doit permettre à l’état de se désengager de l’entretien des digues et de confier cela aux communes. Une digue c’est comme une chaine, sa rupture se fait au maillon faible c’est à dire sur la commune qui n’aura pas eu les moyens d’entretenir sa digue.

              Une prochaine crue centennale est sans aucun doute à venir, ce qui c’est produit se reproduira, c’est maintenant qu’il faut se préoccuper de ces problèmes, pas après la crue et ses dégâts.


              • HELIOS HELIOS 12 octobre 19:21

                 ...bonjour l’auteur, bonjour tous les autres...

                Juste une question : vous ne vous sentez pas bien dans votre tête, forts de vos conseils, de vos impératifs, de votre autoritarisme etc... 

                De quel droit interdiriez vous a un proprietaire de terrain de construire sur son terrain ? Au nom de quoi allez vous interdire de reconstruire...

                Parce que c’est dangereux dites-vous... et pour qui est-ce dangereux ? celui qui est dedans ou vous-même ?

                La mairie n’a qu’un seul devoir : informer.. cette information doit etre accessible a tous. L’interdiction ne fait pas partie de ses attributions, elle s’est imposée depuis que tout est pris en charge par l’état et les collectivités, mais c’est une anomalie.

                Alors s’il y a un élément de liberté fondamentale qu’il faut avoir,... c’est d’informer le proprietaire et le mettre devant sa propre responsabilité :

                 les assurances ne le couvrirons pas ou peu en fonction des cotisations.

                Les parties privées spécifiques (voies d’acces réseau doivent etre payées par le proprietaire.

                une clause de responsabilité doit lui etre opposée le jour où il y a accident (mise en danger d’autrui) chez lui dans la zone déclarée dangereuse.

                Celui qui s’installe fait un choix, c’est tout... et c’est suffisant ! ! !

                =======================

                y’en a marre d’entendre les gens dire.. « ah, mais j’ai eu le permis, c’etait constructible... » . et la responsabilité du constructeur, où est elle ?

                La réponse est simple : met plus de pierres, de béton, protege de l’eau, du vent, du feu, c’est chez toi.... ou bien fait comme en Asie : construis leger et reconstruis apres chaque sinistre !


                • Le421 Le421 12 octobre 20:35

                  Vous me permettrez de penser que ces maisons n’ont pas été construites, pour la plupart, dans la dernière décennie et sous des mandatures de gauchistes irresponsables.

                  C’est pas le genre de la région...

                  Et les écolos n’ont certainement pas eu leur mot à dire.

                  Ceci dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

                  Et j’entendais encore ce matin, sur le réseau France Bleu Périgord, une brave dame qui se battait avec le conseil départemental pour réhabiliter un ancien hôtel pour en faire une maison d’accueil pour personnes dépendantes, au Lardin St Lazare...

                  Un problème de PPRI.

                  Ben voyons !!


                  • Jeekes Jeekes 12 octobre 21:59

                    ’’Mais quel humain raisonnable irait construire sa maison dans le lit d’une rivière de montagne ?’’

                     

                    Et allez donc, on va encore s’la jouer.

                    Déjà des ’’z’humains raisonnables’’ MOUARFFF !

                     

                    Bon, quel humain ?

                    Ben mon vieux des centaines de millions, au bas-mot.

                    Voire des milliards !

                    Ceux-là mêmes qui construisent leurs maisons (taudis parfois) et qui cultivent leurs champs, sur des pentes de volcans en activité, dans les polders hollandais, dans des zones inondables comme dans le ’’bing-la-dèche’’ et dans les ’’autoroutes’’ des cyclones amères-loques, sur la banquise, dans les couloirs d’avalanches en montagne, ou dans les environs des centrales nucléaires. Et même sous le niveau d’inondation des crues de la Seine ! (suivez mon regard)

                     

                    Tous aussi cons, et depuis la nuit des temps, hein ?

                    Ou alors, pragmatiques prit à la gorge, ou un poil optimistes, j’sais pas trop. Pour certains confiants dans le fait que leur assurance paiera ?

                     

                    Mais y’en a marre de lire ces conneries de bobo-écolo, qu’à assez de thunes pour s’offrir son p’tit sam’suffit à l’abri des aléas climatiques.

                     

                    Ces gens, qui n’en peuvent mais, ils construisent où ils peuvent. Et souvent là où ils sont nés et où ils vivent... C’est chié, nan ?

                    Les autres connards qui en font autant c’est parce que c’est là que le prix du terrain le leur permet.

                    Les enculés de maires qui autorisent ça font du clientélisme.

                     

                    Quoi de nouveau sous le soleil ?

                    Est-ce que ça mérite un énième n’artik qui ne veut rien dire ?

                    Tiens va expliquer ça au paysan italien du Vésuve, au misérable indonésien, aux faméliques bangladais. Pi aussi aux crétins des Alpes Françaises... 

                     

                    On va rigoler...

                     

                     

                     


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 octobre 22:27

                      @Jeekes

                      Ah merde les paysans qui vont cultiver au pied des volcans parce que la terre y est riche , puis viennent y construire leurs habitants...


                    • Jeekes Jeekes 12 octobre 22:30

                      @Aita Pea Pea
                       
                      Ben ouiche.
                      Sont cons, non ?
                       
                      Faut dire qu’on leur a pas tout expliqué... 
                       
                      M’enfin, ça ou crever de faim !
                       


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 octobre 22:45

                      @Jeekes

                      C’est pour ça qu’il faut mettre des systèmes d’alertes...ça vaut que dalle aujourd’hui mis à part l’expertise.


                    • velosolex velosolex 13 octobre 12:30

                      @Aita Pea Pea
                      On arrive à Pompei, qu’on avait oublié, comme pas mal de choses liés à l’empire romain. La fin du monde romain a été une fin du monde en soi. On a perdu des techniques, une organisation de la cité. Mais l’étude de la collapsologie des empires disparus nous montre que souvent, ils obéissent à la fois à des dépressions liés au confort, à la perte de combativité initiale, mais aussi à des catastrophes sanitaires liées à la gestion des eaux, quand l’empire s’accroit en exigence hydraulique, du fait du gonflement des populations. 


                    • paco 13 octobre 04:24

                       Suite au réchauffement climatique, en octobre 1957, à Valencia, en Espagne, il y eu une énorme inondation qui engloutit son demi million d’habitants ( à ce jour 2.7 M) et fit selon les sources entre 80 et 500 morts. Le coupable était le fleuve Turia, moins de 200 km de cours à tout casser, et qui alimenté par des pluies intenses sur les montagnes, de torrent en torrent inonda tout car il traversait toute la ville, depuis toujours, avec plein de ponts un peu comme la Seine à Paris.

                       Les autorités, fort autoritaires en ces temps là, un peu dictatoriales disons le franco, décidèrent un pari fou : détourner le cours du fleuve. Comme des écolos en ces temps-là, ben yen avait pas, le fleuve fut détourné .Depuis c’est moins humide...

                       


                      • zygzornifle zygzornifle 13 octobre 08:14

                        Rendez vous dans quelques années pour l’épisode 2 ....


                        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 14 octobre 19:50

                          Boisements et reboisements des terrains de montagnes.

                          Heureusement que dans les années 1850 des hommes se sont attelés à ce problème.

                          https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prosper_Demontzey

                          deux forêts que je connais bien dans le 04 entre Digne les Bains, et Gap. Celle du Labouret, et celle de la Blanche à Seyne les Alpes

                          FM_XII-1_3.pdf

                          L’histoire du déboisement des Alpes.

                          https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1923_num_11_1_5498

                          @+P@py

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