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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les votes des députés du Front National à l’Assemblée nationale de (...)

Les votes des députés du Front National à l’Assemblée nationale de 1986 à 1988

Le Front National a eu 35 députés élus aux législatives du 16 mars 1986 jusqu’à la réélection de Mitterrand qui a dissous l’Assemblée, le vote des 5 et 12 juin 1988 n’en n’ayant réélu aucun.

Il est intéressant de savoir comment ces députés ont voté et pour quelles lois. Marine Le Pen et ses amis disant qu’elle veut le bien des Français ne précisent jamais de quels Français elle parle. En examinant les votes ont comprend mieux :

  • L’institution d’une cotisation sociale au taux de 12,6 % sur les revenus du capital : CONTRE
  • Prélèvement sur les revenus du capital pour le financement de la Sécurité sociale : CONTRE
  • Rétablissement de l’impôt sur les grandes fortunes : CONTRE
  • Fixation à 50 % du taux de l’impôt sur le bénéfice des sociétés : CONTRE
  • Suppression du forfait hospitalier : CONTRE
  • Privatisations : POUR

Donc Marine Le Pen veut donner du travail, augmenter les salaires, rendre au peuple sa dignité perdue ? Tout cela en refusant la redistribution par l'impôt le meilleur moyen de justice sociale ou de s’en prendre aux capitalistes qui défendent farouchement les centaines de milliards accumulés. C’est pourquoi le FN soutient et a toujours soutenu les puissances de l’argent comme celles du CAC 40, tout en ayant l’air de les combattre.

En 2009 le FN proposait une solution à la crise en « conserver le modèle du capitalisme » d’utiliser « de manière équilibrée le capital humain et le capital financier ». Parisot qui propose que le salarié soit seul face à son patron pour discuter a donc sa faveur. Il est bien connu que ce salarié est égal à son patron quand ils sont seuls face à face… l'un a le pouvoir de retirer son gagne pain à l'autre si ça lui chante.

En 2010, en pleine action pour la défense des retraites le FN préconisait la liberté de choix du départ à la retraite (soit sans date limite légale), la constitution d’une épargne retraite personnelle une étape marquante vers la disparition du système collectif de retraite actuel et un chemin sur pour aller vers la privatisation… les pauvres auraient-ils ainsi de cotiser pour une retraite vivable financièrement ? ou alors elle a prévu d'augmenter le smic d'une manière conséquente… mais elle reste très discréte sur ce point aussi.

Et naturellement pas un seul mot sur la nécessité de faire payer les employeurs ! Il ne s’agit là que d’un aperçu mais combien éloquent de ce qu’est le FN : un parti au service du capitalisme.


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46 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 11 juin 2012 11:31

    rien d’etonnant, le FN n’en a rien a foutre des ouvriers, ce qu’il veut c’est leur vote, voir :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/17/le-fn-defenseur-des-classes-populaires/


    • J-J-R 11 juin 2012 11:46

      Faux. Les temps ont changé, la ligne idéologique du FN s’est affinée, le programme économique du FN est très clairement de gauche.
      Au petit jeux des votes, rappelons que c’est l’UMPS qui est au pouvoir depuis des décennies, et lui seul. MLP est une populiste, au sens noble du terme qui défend la nation, la patrie, la souveraineté populaire et la démocratie locale. Tout l’inverse des mondialistes de l’establishment qui ne travaillent que pour leurs maîtres de l’internationale libérale et du post communiste ( immigration incontrôlée, appauvrissement généralisée des classes populaires et moyennes). C’est le fameux soumettre pour contrôler plus avant. C’est le fameux démettre le peuple de sa souveraineté, de son indépendance, de sa cohésion nationale. Une vaste arnaque idéologique sous couvert de pseudo « humanisme » relativiste.


    • Annie Stasse Annie Stasse 11 juin 2012 12:34

      @jjr et le peuple elle lui veut du bien ? d’après les votes ça me semble évident qu’elle ne fait aucune différence entre classes exploitées et classes exploiteuses.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 11 juin 2012 13:00

      "Faux. Les temps ont changé, la ligne idéologique du FN s’est affinée, le programme économique du FN est très clairement de gauche.« 

      Le FN n’est ni de gauche, ni de droite, mais bien d’extrême-droite. Sa politique économique fait la part belle au libéralisme et le soi-disant changement d’orientation n’est que cosmétique.

      Une sortie de l’euro ? Le retour au Franc serait suivi de fait d’une dévaluation de 40 % environ. La charge de la dette augmenterait d’autant, et ce serait toujours à VOUS de la payer.

      L’indépendance de la Banque de France et le retour à la planche à billet ? L’inflation, jusque là maîtrisée à 2 %, repartirait à la hausse. Cela aura pour effet mécanique de baisser votre pouvoir d’achat car renchérissant le cout des importations. Et ne me parlez pas du »produire en France" : il faudrait des années, voir des décennies pour rapatrier assez de production locale pour en atténuer les effets, sans parler que la France manque de toute façon de matières premières comme le gaz ou le pétrole. Le litre de super à 3 euros ne sera pas une utopie avec Marine.

      Très social, comme programme économique...

      Rejeter l’immigration ? Les immigrés travaillent, et paient des impots. S’en priver est impossible, à moins de cloitrer les femmes dans les cuisines et de les faire pondre. Comptez aussi une petite vingtaine d’années avant que les effets ne s’inversent, à moins de faire travailler les gamins dès 6 ans.

      De plus, une fermeture des frontières ne fera qu’encourager les réseaux clandestins qui s’enrichiront encore plus. Marine va donc enrichir les réseaux mafieux. Très intelligent.

      Il faut vous rendre compte d’une chose. Le FN se fiche de vous. Tout ce qu’il veut, c’est votre voix et il vous dira ce que vous avez envie d’entendre pour cela. Ils ont beaucoup de points communs avec NS sur ce plan là.

      Quand à ceux qui arguent qu’ils n’ont jamais été aux manettes, ils oublient que le FN a été chargé de gérer 4 grandes villes. Toulon, Orange, Marignane, Vitrolles.

      Le bilan ? Un maire pris pour corruption avant même la fin de son premier mandat, deux exclus du FN et le dernier viré par les électeurs.

      Glorieux.


    • Annie Stasse Annie Stasse 11 juin 2012 16:54

      @Mmarvinbear

      l’inflation et l’influence des prix de l’import va dépendre du rapport qu’un pays a entre import et export. Par ex. la Grèce aurait intérêt à sortir de l’euro car ses exportations telles qu’elles étaient auparavant repartirait et son export représenterait environ que 20/25%. J’avoue que je l’ignore pour la France… mais je suppose que vu la baisse de notre industrie depuis 10 de droite ça ne serait pas confortable…


    • Onecinikiou 12 juin 2012 02:51

       »Le FN n’est ni de gauche, ni de droite, mais bien d’extrême-droite. Sa politique économique fait la part belle au libéralisme"

      Le FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il s’inscrit logiquement et à terme dans un processus de sortie programmée de l’Union européenne qui est le vecteur n°1 du carcan néolibéral tel que nous l’avons connu jusqu’à présent, c’est à dire depuis notamment l’Acte unique européen et le Traité de Maastricht voulus tout deux et paraphés dois-je le préciser par l’appareil du Parti socialiste français, l’ex-sénateur Mélenchon en tête, et Chevènement excepté. il faut donc rendre à César ce qui lui appartient et arrêter de déformer sciemment la réalité afin de la faire correspondre à vos phantasmes.

      Le FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il appel à rompre radicalement avec l’école monétariste désétatisante par excellence. Monétarisme qui est ici aussi promu par le corpus idéologique néolibéral puisqu’il en est l’une des pierres angulaires. Encore une fois relisez vos classiques, en particulier vos manuels économiques, car outre de chercher à enfumer la galerie, vous ne faites que vous ridiculiser.

      Le FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il est actuellement le seul parti à avoir fait plus de 5% des suffrages exprimés aux dernières élections à appeler, au niveau macro-économique, à réinstaurer par des propositions concrètes un protectionnisme intelligent aux frontières modulé en fonction du change monétaire et des secteurs productifs (et stratégiques) à protéger. Rompant là encore avec la doxa néolibérale à l’oeuvre chez tous ces concurrents politiques, de droite comme de gauche, en France comme partout en Europe.

      Le FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il est aussi le seul à souhaiter remettre en cause l’ouverture intégrale des frontières (abrogation de l’espace Schengen entre autre) et limiter conséquemment l’immigration de travail et/ou de peuplement (remettant ainsi en cause l’un des dogmes sous-jacent au libre-échange : à savoir la totale liberté d’établissement des individus) ; et ce alors même que nous connaissons déjà une pénurie de logements, que nous avons accessoirement 4 millions de chômeurs, 7 millions de travailleurs pauvres, 1800 milliards d’€ de dette, un niveau scolaire général en perpétuelle dégradation, un modèle d’intégration en panne ainsi que, pour toute ces raisons cumulées, un accroissement significatif des actes de violence et délictueux dans ce pays. 

      Que cherchez-vous donc par vos discours abêtissants et auto-légitimateurs : la guerre civile ?

       »Une sortie de l’euro ? Le retour au Franc serait suivi de fait d’une dévaluation de 40 % environ. La charge de la dette augmenterait d’autant, et ce serait toujours à VOUS de la payer."

      Argumentation totalement fantaisiste en plus d’être d’une infinie médiocrité.

      Sortir immédiatement, et en ordre si possible, de la monnaie unique, n’implique nullement ce que vous mentionnez. Et déjà pour la raison que vous-même ne comprenez pas ce que vous racontez.

      En effet, dans l’hypothèse où cette dernière conservant un statut de monnaie de réserve, la sortie de l’Euro impliquerait de convertir à cette occasion la dette libellée en euros en monnaie nationale respective nouvellement recréée (=pas d’appréciation de la dette). Dévaluer dans la foulée afin de regagner instantanément en compétitivité n’est pas un risque ou bien une menace qui pèserait sur nous : c’est le BUT recherché, puisque permettant de réduire notre déficit commercial et rétablir ainsi l’équilibre de notre balance des paiements. Ce qui induit également – et nécessairement en cas de dévaluation de fait (dans la perspective du flottement des monnaies et/ou d’un contrôle momentané des changes) de faire défaut partiel sur notre dette souveraine en la restructurant auprès de nos créanciers, ce qui est tout à fait envisageable. Et, sur ce point, le plus tôt sera le mieux. N’oublions pas qu’il est toujours possible pour les puissants, ce que nous sommes à défaut de l’être encore demain, de modifier les règles du jeu en cours de partie. Ce qui est le fondement de toute politique depuis Mathusalem, excepté pour les ignares ou les eunuques.

      De plus, se réapproprier le droit légitime et souverain des Etats à battre monnaie pour leur compte, ne faisant plus appel ainsi au seul marché, en re-nationalisant l’instrument de création monétaire, aura pour effet immédiat de tuer dans l’oeuf toute velléité spéculative, et plus encore d’assainir durablement nos finances publiques (comme de réduire notre dette extérieur contractée auprès de prêteurs étrangers). Cela passe par la dénonciation collective - ou non - des traités européens qui nous engagent sur ce point, et signe de facto la fin de l’indépendance des banques centrales, fort souhaitable.

       »L’indépendance de la Banque de France et le retour à la planche à billet ? L’inflation, jusque là maîtrisée à 2 %, repartirait à la hausse. Cela aura pour effet mécanique de baisser votre pouvoir d’achat car renchérissant le cout des importations."

      Vous ne maitrisez pas vos sujets, sincèrement. Car sinon vous sauriez alors que l’inflation est un faux problème pour le salariat du moment qu’elle se maintient à un niveau (relativement) raisonnable. Par exemple elle fut de près de 10% en moyenne au cours des années 70 mais les salaires étaient à l’époque indexés, l’effet richesse demeurait donc égal. Voire mieux, s’améliorait, comme le détail le lien Insee ci-joint qui rapporte l’historique du Revenu Disponible Brut (RDB) qui est, en France, l’indice chargé de mesurer l’évolution du pouvoir d’achat des ménages. Pour preuve, l’on y apprend à notre grande stupéfaction que celui-ci a crû en moyenne de 0,94% l’an de 1990 à 2008, quand il croissait de 2,25% l’an de 1970 à 1980 !

      http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat ... t_1603.xls

      Ainsi donc l’une des périodes de l’histoire contemporaine au cours de laquelle le pouvoir d’achat des Français a augmenté le plus vite est la période 1969-1972, qui faisait suite notemment à la dévaluation du franc de -11,6 % d’août 1969. Comment conciliez-vous ce fait avéré avec votre prévision catastrophiste ? C’est purement incohérent.

      L’inflation est en revanche un vrai problème pour le capital puisqu’elle le détruit ni plus ni moins lorsque placé sur le long terme à un taux fixe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la BCE fixe comme objectif absolument prioritaire de maintenir une inflation dans la zone euro de 2% « sans la dépasser ». Cela favorise grandement une économie de rente avec des rendements garantis sur le capital investit, par exemple sur les obligations d’Etats que ces derniers ne manqueront pas de souscrire suite aux déséquilibres fiscaux et budgétaires engendrés par une création monétaire qui désormais ne leur appartient plus, et responsable de facto d’un endettement croissant. Cela se vérifie d’ailleurs parmi tous les Etats occidentaux sans exclusive et induit logiquement depuis cette période une spirale mortifère dont ils ne peuvent sortir. Cette croissance de la dette semble absolument corrélée à la prise de décision qui a conduit à l’abandon pure et simple de l’instrument souverain de création monétaire.

      Comprendre aussi qu’il y a un rapport entre déficit de la balance des transactions courantes et endettement généralisé et collectif. Tous les pays en grave déficit sont aussi ceux qui exportent le moins, et inversement. Et ce n’est pas une coïncidence : l’accélération de la mondialisation de l’économie, d’une part, a éloigné lieux de production et lieux de consommation. D’autre par le dynamisme des importations, lié nécessairement à ce premier point, tend à provoquer un surplus de croissance de la demande domestique. Croissance elle-même purement virtuelle car en réalité c’est le surendettement des ménages occidentaux auquel on assiste (et que l’on constate factuellement) qui alimente cette surconsommation.

      Cette injection permanente de demande - pour sauver la croissance - clairement découplée en occident de l’augmentation des revenus salariaux non-financiés depuis le milieu des années 80 (découplage productivité/salaire et décrochage salaire moyen/médian) crée de l’inflation qui, rappelons-le, est fondamentalement un déséquilibre entre offre et demande. Dans une économie fermée, le déséquilibre entre l’offre et la demande provoque une hausse des prix. Dans nos économie ouvertes à tous les vents, en cas de déséquilibre entre l’offre et la demande, l’offre nationale qui manque est compensée par des importations. D’où nos déficits extérieurs et notre endettement.

       »Le litre de super à 3 euros ne sera pas une utopie avec Marine."

      Môsieur le brillant économiste : quand bien même nous dévaluerions de 50%, ce dont il vient d’être mis en évidence la totale aberration intellectuelle, il va falloir nous expliquer comment vous arriver à ce calcul, c’est à dire à près du doublement du prix du litre d’essence à la pompe avec un litre d’essence composé précisément de plus de… 60% de taxes ?!

      http://www.ufip.fr/?rubrique=1&ss_rubrique=323&inner=326&ss_inner=396&id=d_46

      Sachez que j’attends impatiemment votre démonstration arithmétique.

       »Il faut vous rendre compte d’une chose. Le FN se fiche de vous.">

      b>

      Il se fiche en l’occurrence de vos mensonges doublés d’un endoctrinement aveugle autant qu’il se révèle pavlovien. Nuance.


    • Jimmy le Toucan 12 juin 2012 09:19

      JJR, c’est de la bonne que tu fumes, c’est quel pays ?


    • Gabriel Maisonneuves Gabriel Maisonneuves 12 juin 2012 10:03

      Merci OneCinikiou pour ces mises au point nécessaires, un peu d’érudition ne nuit pas  :)


    • taktak 12 juin 2012 11:56

      @ OCECINIKIOU

      Votre argumentation sur la sortie de l’Euro et de l’Europe capitaliste est assez pertinente.
      Mais, j’en suis désolé, ce n’est pas vraiment là le programme du FN. Il ne s’agit que d’un vernis « social » de façade, propre à attirer le peuple, qui se désole de ne voir à gauche aucun grand parti n’ose défendre la sortie de l’UE capitaliste. C’était pourtant jusqu’à encore récemment (en gros la gauche plus rien de Jospin et l’euro-communisme) le combat du PCF.

      S’agissant de l’UE, le FN ne propose absolument pas d’en sortir. Encore moins de mettre fin au libéralisme économique qui en est la religion. Il y a de grande parole sur « le mondialisme ». Mais si on lit le programme du FN on y trouve ceci :
      "a mise en place de protections intelligentes aux frontières face à la concurrence internationale déloyale [...] c’est-à-dire vis-à-vis des pays qui nous concurrencent de façon déloyale (par exemple la Chine ou certains pays d’Europe de l’Est, mais non les pays de niveau économique, social et environnemental comparable comme l’Allemagne ou les Etats-Unis)". Il ne s’agit donc nullement de remettre en cause le dogme de la concurrence libre et non faussée, mais de dire au gens ce qu’ils ont envie d’entendre. Car dans le programme du FN, on ne retrouve rien sur la dérégulation de large pans de l’économie (énergie, santé, éducation, poste, transports...) qui sont les fondements de cette concurrence libre et non faussée. On ne trouve rien non plus sur les exigences en matières de droit des travailleurs. On trouve en revanche qu’il est nécessaire de baisser le cout du travail (suppression de charges sociales financés par des taxes sur la consommation).
      Sur la question de l’euro, le FN prône non pas un retour à une souveraineté populaire sur la monnaie (que vous avez l’air d’appeler de vos vœux), mais un système monétaire européen alligné sur l’Allemagne. Au fond, rien de bien différent de l’euro, puisqu’il n’y aura là pas d’indépendance de la politique monétaire. Qui plus est, vous dites que la dévaluation n’est pas un problème à condition de faire en partie défaut sur la partie de dette illégitime. Certes. Mais le FN veut que l’on rembourse la totalité de la dette. Il souhaite également que tous les pays européen fassent de même, et ne veut pas intervenir pour contrer les attaques de la finance mondiale sur la Grèce l’Espagne. On peut donc légitiment mettre en doute la sincérité de ce programme.

      Quant à la question de l’immigration, le FN ne propose absolument pas, comme le fait le FdG par exemple, de lutter efficacement contre sa source : le travail clandestin. Vous noterez d’ailleurs qu’aucun parti politique n’a en france dans son programme d’augmenter ou d’encourager l’immigration. Bref, là dessus, le FN détourne l’attention vers un bouc émissaire facile, habituel, pour ne pas incriminer les vrais responsables qui sont l’oligarchie capitaliste.

      Je ne veux pas être trop long, mais une lecture attentive du programme du FN permet de voir derrière une présentation habile faite d’un diagnostic général largement partagé par le peuple, que les mesures proposées ne cachent que de vieilles lunes patronales, d’inspirations au fond très libérales et mondialiste

      Au final, en décortiquant le programme du FN, on retrouve les fondements d’un programme économique au service du patronat, des capitalistes pour exploiter les travailleurs. Qui plus est, le discours sur l’immigration ne sert qu’à diviser les français entre d’utopique « de souches » et des immigrés assimilés aux musulmans. Il y a d’ailleurs là une grave attaque contre la laicité républicaine qui ne reconnaît aucun culte dans le domaine publique. Et le FN et ses soutiens ultra-catho mène croisade contre l’islam.

      Pour conclure, je crois que sur le plan économique, le FdG propose quelque chose de bien plus pertinent pour le peuple , il reste effectivement que sa position bien trop timide sur la question européenne nuit à sa crédibilité.
      Je suis absolument convaincu que le FN n’est pas la réponse pour faire évoluer ce point et traduire par exemple les aspirations du non au TCE en 2005. Bien au contraire, avec le FN on garderait l’europe capitaliste, les délocalisation, la finance débridée, mais on passerait juste notre temps à faire une croisade contre l’Islam. A ce titre, rappelons que les modèles du FN c’est les Tea party, ou le FPÖ, qui ne sont pas des modèles d’anti libéraux....


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 12 juin 2012 12:06

      "Le FN fait tellement la part belle au libéralisme«  : à ce que je vois, le Président vous a inspiré pour l’anaphore (^^).

      Mais cette litanie ne masque pas le fait que vous ne répondez pas à mes arguments. Quid de l’ explosion de la dette que le passage au Franc provoquera ? Quid de l’explosion du coût des matières premières dont le pays est dépourvu ? Pensez-vous envoyer l’armée au Moyen Orient pour prendre de force les puits de pétrole ?

      Quid de l’inflation, qui ruinera les ménages encore plus rapidement, si le gouvernement fait marcher la planche à billets ? Pensez-vous que les marchés étrangers ne réagiront pas en poussant le Franc à la baisse, à la dévaluation ? Plus la masse monétaire est disponible, moins elle a de valeur. Une première année d’ économie le sait.

      Le FN a adopté une théorie économique en s’imaginant que l’économie française est seule au monde, telle une île sur l’océan. Ce n’est pas la réalité des choses et c ’est pourquoi le lepénisme économique est voué à l’échec.

       » Dévaluer dans la foulée afin de regagner instantanément en compétitivité n’est pas un risque ou bien une menace qui pèserait sur nous : c’est le BUT recherché, puisque permettant de réduire notre déficit commercial et rétablir ainsi l’équilibre de notre balance des paiements.«   : Bah non, avez vous oublié que la majeure partie de nos bien d’équipement sont IMPORTÉS ? Dévaluer renchérira leur valeur et creusera la dette. Je l’ai déja dit : il faudrait des années, voir des décennies avant de pouvoir rapatrier toute la production qui se fait à l’étranger. Et on ne pourra pas le faire pour les matériaux. L’acier pour construire nos maisons et nos immeubles en sera d’autant plus cher : accession à la propriété plus difficile et hausse des loyers en vue ! et ne venez pas pleurer à propos des mines de Lorraine ! Leur production est trop faible pour couvrir les besoins du pays, l’importation est inévitable, à moins d’aller annexer la Ruhr !

       »
      De plus, se réapproprier le droit légitime et souverain des Etats à battre monnaie pour leur compte, ne faisant plus appel ainsi au seul marché, en re-nationalisant l’instrument de création monétaire, aura pour effet immédiat de tuer dans l’oeuf toute velléité spéculative, et plus encore d’assainir durablement nos finances publiques«  : Ah ! Comme si même au temps du Franc et de la monnaie battue au pays, la spéculation monétaire n’existait pas sur les marchés ! C’est précisément cette spéculation qui a forcé les dévaluations successives des années 50 et 60, le pays évitant la banqueroute en créant un Nouveau Franc par un jeu d’écriture comptable et en déplaçant la virgule de deux rangs !

       »Car sinon vous sauriez alors que l’inflation est un faux problème pour le salariat du moment qu’elle se maintient à un niveau (relativement) raisonnable. Par exemple elle fut de près de 10% en moyenne au cours des années 70 mais les salaires étaient à l’époque indexés, l’effet richesse demeurait donc égal.«  : Si vous aviez un minimum de connaissances en économie, vous sauriez que l’inflation, même modeste, a pour effet pervers de RENCHÉRIR les exportations et de FAVORISER les importations. Et inutile de compter sur une augmentation des taxes douanières. Vous ne réussirez qu’ à pousser les pays étrangers à remettre en place des barrières contre NOS produits exportés. D’où une baisse des ventes, et une nouvelle dégradation de la balance commerciale. Avec son corollaire : chômage et fermetures d’usines.

      Toute action appelle une réaction. C’est un principe physique qui est aussi valable en économie.

       » Pour preuve, l’on y apprend à notre grande stupéfaction que celui-ci a crû en moyenne de 0,94% l’an de 1990 à 2008, quand il croissait de 2,25% l’an de 1970 à 1980 !"  : C’est normal que le revenu augmente en période de croissance économique. Et se réduise en période de crise. N’oubliez pas que les années 70 étaient les dernières années des Trente Glorieuses avant que la fin de la reconstruction du pays et les crises pétrolières ne mettent fin à la fête. Comparez ce qui peut l’être, que diable !


    • Onecinikiou 12 juin 2012 14:18

      @ Taktak,

      « Quant à la question de l’immigration, le FN ne propose absolument pas, comme le fait le FdG par exemple, de lutter efficacement contre sa source : le travail clandestin. »

      Vous prenez la proie pour l’ombre en inversant les causalités : le travail clandestin n’est pas la source de l’immigration (tous les immigrés rentrant sur notre territoires ne sont pas clandestins, loin s’en faut), mais l’immigration clandestine EST la source du travail clandestin. Ce qui est incontestable.

      Or, très exactement, le Front national est actuellement le seul parti d’importance appelant à tarir l’immigration qu’elle soit d’ailleurs légale ou clandestine. 

      Par conséquent votre argumentation se retourne fort logiquement contre vous, le Front national étant le seul à permettre de lutter efficacement contre des flux migratoires trop importants, voire clairement déraisonnable dans le contexte socio-économique actuel, et donc contre ses corollaires, dont notamment le travail clandestin. CQFD.

    • Onecinikiou 12 juin 2012 14:33

      @ Mmarvinbear,


      « Mais cette litanie ne masque pas le fait que vous ne répondez pas à mes arguments. »

      A peine. 

      Votre première assertion, jetée en l’air, consistait à affirmer que le Front national était toujours d’extrême-droite (s’il ne l’a jamais été) sous prétexte que son programme fut libéral. 

      Outre qu’il a été patiemment démontré qu’il n’en était rien, du moins que son projet global s’inscrivait dans une critique générale du libéralisme à l’échelon macro-économique, et qu’il était le SEUL à le faire ; sous-entendre qu’il suffirait de soutenir un projet néolibéral pour se voir affubler des oripeaux de l’extrémisme de droite (et pourquoi pas du fascisme en dernière instance) est proprement hilarant, dans la mesure où depuis plus de trente ans TOUS les partis constituant l’éventail politique se sont soumis intégralement au néolibéralisme (et pour certains même au libéralisme-libertaire) ! 

      Je m’occuperai du reste plus tard.

    • taktak 12 juin 2012 17:07

      @ Onecinikiou

      Vous prenez la proie pour l’ombre en inversant les causalités : le travail clandestin n’est pas la source de l’immigration (tous les immigrés rentrant sur notre territoires ne sont pas clandestins, loin s’en faut), mais l’immigration clandestine EST la source du travail clandestin. Ce qui est incontestable.


      Je vous remercie d’avoir pris la peine de me répondre. C’est justement ce point qui est absolument contestable. Car ce qui est incontestable, c’est que faute de ressource, il ne serait pas possible à un immigré clandestin de rester durablement en france. Ces ressources, c’est le travail clandestin, qui rappelons le est aussi illégal que l’immigration clandestine. Or il est indéniable que les immigrés clandestins n’ont pas de peine à trouver du travail, bien aidé en cela par un patronat qui trouve là le moyen de contourner la réglementation sociale et de faire là son profit. Vous ne pouvez niez l’entière et totale responsabilité des employeurs qui font travailler des clandestins et qui privent ainsi les citoyens français et immigré légaux de travail. Ce sont avant tout eux les premiers responsables. Vous constaterez d’ailleurs bien volontiers comme moi que le MEDEF est pour l’immigration. C’est là le premier point. Pour lutter contre l’immigration clandestine, il faut en premier lieu lutter contre les patrons voyous qui portent là la plus grande responsabilité.

      Or, très exactement, le Front national est actuellement le seul parti d’importance appelant à tarir l’immigration qu’elle soit d’ailleurs légale ou clandestine.

      Cela n’est pas le cas, aucun parti de l’échiquier politique n’appelle à maintenir ou augmenter l’immigration. Le sujet c’est donc bien la méthode. Et celle proposée par le FN est la même que celle de l’UMP : traque et charters. Elle est extrêmement couteuse et inefficace puisque justement elle ne s’attaque pas à la source : les employeurs. Les 10 derniers années ont fait la preuve de son inefficacité.

      L’ennemi ce n’est pas l’immigré, mais bien le patron et le banquier. Car c’est lui qui exploite le citoyen travailleurs, et qui pour renforcer cette exploitation utilisent tout les moyens de la délocalisation à l’immigration clandestine, en passant par les règles de libre échanges. Pas l’immigré qui n’a que le choix entre crever de faim chez lui dans un pays sous developpé par le pillage par ces mêmes banquiers ou patrons ou risquer sa vie pour tenter sa chance à l’étranger, majoritairement dans un pays limitrophe, dans de rares cas en europe. Dans ces conditions, il est d’ailleurs assez illusoire de croire que l’on peut assurer un contrôle totale des flux migratoires.

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 12 juin 2012 18:11

      « Votre première assertion, jetée en l’air, consistait à affirmer que le Front national était toujours d’extrême-droite (s’il ne l’a jamais été) sous prétexte que son programme fut libéral. »

      Oui, le FN est un parti d’extrême-droite. Il a été fondé comme tel et il se trouve toujours à ce positionnement politique.

      Qu’est-ce qui permet de justifier ce positionnement ?

      Sa fondation, d’abord : Le FN est fondé en octobre 72 pour permettre au mouvement Ordre Nouveau de participer aux législatives de 73. Ce mouvement, interdit peu après, avait la Croix Celtique pour emblème, insigne récupéré par les militants fascistes. Dès cette époque, l’immigration est la cible principale du mouvement.

      Son idéologie ensuite : les paroles peuvent varier, mais la musique reste la même. Sous couvert de patriotisme et de nationalisme, le mouvement cible les Etrangers, qui sont d’office affublés de tous les maux. Voleurs, parasites, profiteurs. Notons ici que si la France a des problème, ce n’est jamais la faute des Français. C’est toujours le rital, le gitan, le melon qui est le fautif.

      Il est inutile de rappeler les nombreuses déclarations de JMLP au sujet des chambres à gaz, ainsi que ses récidives à ce sujet. On peut aussi user de ses fréquentations, sa participation annuelle au bal d’anciens de la SS autrichiens, désormais accompagné par sa fille Marine. Ou la participation du FN au côtés de partis ouvertement d’extrême-droite, comme le British National Party ou le FPO autrichien.

      Dur, avec une telle carte de visite, d’imaginer le FN comme étant neutre.


    • Onecinikiou 13 juin 2012 03:48

      @ mmarvinbear,

      « Quid de l’explosion de la dette que le passage au Franc provoquera ? »

      Votre problème est très facile à cerner car vous réfléchissez dans l’absolu, sans prendre aucun compte du contexte monétaire environnant qui sera alors surdéterminant.

      Soit deux solutions les plus probables en cas de sortie, concertée ou non, de l’euro :

      1/ Vous réintroduisez le franc unilatéralement sans passer par un système monétaire intégré (type SME+) instaurant l’Euro comme monnaie non plus unique mais commune, vous convertissez alors votre dette à la valeur d’un franc pour un euro en opérant un contrôle des change momentané, puis vous laissez flotter votre monnaie qui subira, selon nos cassandres, une dévalorisation par rapport à un euro qui sans doute, et selon toute vraisemblance, n’existera déjà plus ou sera en passe de disparaître (mais admettons). Soyez logique : QUI serait amené à subir cette dévalorisation, l’emprunteur ou le créancier ?

      2/ Vous sortez de manière concertée et conjointement à vos partenaires, gardant l’euro comme monnaie de réserve mondiale dans un système monétaire intégré et avec le statut de monnaie commune.

      Etant acquis que chaque monnaie nouvellement recrée, appartenant aux différents Etats-membres de l’ex-eurozone, s’appréciera l’une vis à vis des autres afin de refléter de façon optimale la compétitivité de leurs appareils productifs respectifs ; que d’autre part la France se situe certainement - selon ce critère - dans la fourchette haute sinon a minima médiane comparativement à l’ensemble de ses partenaires avec qui elle a partie liée au sein de ladite zone ; qu’enfin la valeur de l’euro sur le marché des change internationaux, en tant donc que monnaie commune, reflètera nécessairement le niveau de compétitivité moyenne de l’ensemble monétaire sur lequel il s’applique ; comment pouvez-vous alors soutenir que la France aurait un connaitre une explosion de son endettement puisque, selon ce postulat, son taux de change serait approximativement équivalent sinon strictement paritaire avec celui de l’euro monnaie commune ?

      Dans les deux cas votre raisonnement tendancieusement catastrophiste est caduc.

      « Quid de l’explosion du coût des matières premières dont le pays est dépourvu ? »

      Vous raisonnez là encore hors contexte. Refermez les frontières en bridant le libre-échange mondial c’est à coup sûr provoquer dans un premier temps une récession d’ampleur planétaire (laquelle nous sommes de toute façon condamnés, sauf à continuer d’opérer une véritable fuite en avant par un phénomène de cavalerie type pyramide de Ponzi, mais qui ne serait qu’un sursit) dont les émergents – Chine en tête, qui doit chaque année accueillir 15 millions de nouveaux entrants sur le marché du travail – auraient à subir un sévère contrecoups., et qui est la contrepartie impérieuse et nécessaire de notre sursaut et je dirai même de notre survie. Qui peut croire dans ces conditions de récession généralisée que les matières premières, en particulier les hydrocarbures, connaitraient une explosion de leurs coûts ?

      Vous oubliez également de préciser que notre pays, et même notre continent, sont autosuffisants d’un point de vue alimentaire, ce qui est appréciable et qui est loin d’être le cas pour tout le monde sur notre planète (la Chine est importatrice nette de riz par exemple). Comme vous faites abstraction, commode et je l’entends, de la remarque qui concernait la structure du prix des hydrocarbures importés sur notre territoire, et qui comme rappelé précédemment, met en parfaite évidence que la part majoritaire est constituée principalement de taxes nationales diverses et variées. Ce qui, le cas échéant, limite d’autant la volatilité des coûts.

      « Pensez-vous envoyer l’armée au Moyen Orient pour prendre de force les puits de pétrole ? »

      Le jeu bien compris de l’offre et de la demande se suffira à lui-même dans un premier temps. Dans un second temps, et vous n’avez pas tout à fait tord, la géopolitique et le temps long de l’histoire reprendront leurs « droits » légitimes, fussent-ils illégaux au regard du droit international ou de la saine « morale » universaliste.

      « Quid de l’inflation, qui ruinera les ménages encore plus rapidement, si le gouvernement fait marcher la planche à billets ? »

      Argumentation fallacieuse qui est exactement, à la conjonction près, celle usitée généralement par les détenteurs de capitaux et leurs affiliés. Vous avez dit paradoxe ?

      Outre qu’il a été démontré dans mon intervention précédente – chiffres officiels à l’appui – qu’une inflation même importante (10% en moyenne sur plus de dix ans) ne rime non seulement pas avec une baisse systématique du pouvoir d’achat, mais qu’au contraire elle peut s’accompagner sous certaines conditions (indexions des salaires notamment) d’une hausse simultanée et soutenue du pouvoir d’achat ;

      « Pensez-vous que les marchés étrangers ne réagiront pas en poussant le Franc à la baisse, à la dévaluation ? »

      Non ils n’auront aucun avantage à le faire effectivement puisque cela reviendrait à jouer contre leurs intérêts, dans la mesure où il a été dit en introduction de mon propos que notre dette anciennement libellée euro aurait été préalablement convertie en franc. Or savez-vous qui détient la dette négociable de l’Etat français à plus 65% ? Précisément les mêmes en capacité de spéculer et qui n’auront par conséquent aucun intérêt à le faire.

      « Plus la masse monétaire est disponible, moins elle a de valeur. »

      C’est indéniablement vrai. Exception faite qu’on ne constate pas obligatoirement et dans tous les cas de hausse généralisée des prix. Théoriquement l’un et l’autre des phénomènes peuvent tout à fait être décorrélés, par exemple en cas de période de concentration accentuée du Capital, et concomitamment d’une (très) mauvaise optimisation de l’allocation des ressources.

      « Une première année d’économie le sait. »

      Rassurez-vous, je ne crois pas être à mon désavantage dans notre petite discussion.

      « Le FN a adopté une théorie économique en s’imaginant que l’économie française est seule au monde, telle une île sur l’océan. Ce n’est pas la réalité des choses et c ’est pourquoi le lepénisme économique est voué à l’échec. »

      Vous vous méprenez : c’est parce que le lepénisme comme vous dites à parfaitement bien intégré l’idée que nous sommes vulnérables dans la mondialisation, en l’état actuel du rapport de force mondialiste, que précisément il adopte - et adapte, gage de survivabilité - son corps de doctrine aux évènements qui s’imposent à nous. Et dont on ne peut pas exactement lui faire endosser la responsabilité, lui qui n’a jamais été au pouvoir. A contrario sans doute de beaucoup de gens que vous soutenez...

      « Bah non, avez vous oublié que la majeure partie de nos bien d’équipement sont IMPORTÉS ? Dévaluer renchérira leur valeur et creusera la dette. »

      Vous limitez vos raisonnements à un simple et vulgaire économisme, sans vouloir comprendre que le destin d’une nation prospère et de la défense de son statut de puissance passera nécessairement par une refonte de notre modèle de développement libéral actuellement à l’oeuvre - et je dirai même : schumpeterien - qui nous condamne en creusant notre perte, bilan désastreux de ces trente dernières années (c’est à dire depuis l’avènement de la mondialisation économique sous couvert de néolibéralisme) faisant foi. Selon cette vision stratégique et de civilisation, l’un des buts fondamentaux est donc, à terme, de relocaliser la production en particulier industrielle, et qui est l’un des attributs de l’indépendance (autonomie de décision), de la souveraineté, et donc in fine de la puissance. 

      « Je l’ai déja dit : il faudrait des années, voir des décennies avant de pouvoir rapatrier toute la production qui se fait à l’étranger. »

      Qui a dit le contraire ? Quand bien même : cette relocalisation est non pas souhaitable, mais nécessaire.

      « C’est précisément cette spéculation qui a forcé les dévaluations successives des années 50 et 60, le pays évitant la banqueroute en créant un Nouveau Franc par un jeu d’écriture comptable et en déplaçant la virgule de deux rangs ! »

      Et bien oui, et alors, cela ne s’est-il pas fait à notre plus grand bénéfice ? Je le crois.

      D’autre part vous oubliez encore certainement une chose, c’est que dans la perspective d’une réappropriation de l’outil de création monétaire, d’une fin programmée de l’indépendance de la Banque de France, vous réintroduisez également la notion que celle-ci puisse prêter en dernier ressort à qui de droit, à tout hasard le Trésor (quand dans l’état actuel des statuts de la BCE et du traité de Lisbonne cela est purement interdit, bien que contourné désormais). Cela équivaut non pas à un casus belli à l’encontre des marchés financiers, mais bien de facto à un éteignoir à velléités. Comme le prouve magistralement le calme plat qui règne sur les marchés obligataires des Etats-Unis et du Royaume-Uni, et dont les taux de refinancement sont parmi les plus bas au monde non pas malgré mais bien grâce à ce facteur parfaitement bien intégré par tous les opérateurs financiers et autres agents économiques.

      « Si vous aviez un minimum de connaissances en économie, vous sauriez que l’inflation, même modeste, a pour effet pervers de RENCHÉRIR les exportations et de FAVORISER les importations. »

      Arrêtez de vouloir faussement révolutionner la science économique et parallèlement feindre de ne pas comprendre a minima les raisonnements de vos contradicteurs. Puisque l’on vous dit que le but est de dévaluer, DONC de regagner en compétitivité, cela aura pour effet (vérifier de Ricardo à Keynes) de relocaliser la production et de limiter d’autant, puisqu’il y aura à terme MOINS d’importations, l’effet néfaste que vous susmentionnez. Capito ?

      « Et inutile de compter sur une augmentation des taxes douanières. Vous ne réussirez qu’ à pousser les pays étrangers à remettre en place des barrières contre NOS produits exportés. »

      Parce que ces barrières n’existent pas à l’heure actuelle à notre encontre ? N’y a-t-il pas  dors et déjà de taxes très importantes sur les véhicules importés en Corée du Sud, de quotas d’exportation de Terres rares en Chine ? De raison d’Etat concernant les marchés militaires aux Etats-Unis ?! Non vraiment, il faut être aliéné à l’idéologie dominante auto-légitimatrice pour assener de telles fabulations.

      Renversement remarquable de perspective sur la concurrence distordue par F. Lordon, la vôtre en l’occurrence :

      http://blog.mondediplo.net/2009-02-17-La-menace-protectionniste-ce-concept-vide-de-sens

      « D’où une baisse des ventes, et une nouvelle dégradation de la balance commerciale. Avec son corollaire : chômage et fermetures d’usines. »

      Ce qui est drôle et à la fois abscons dans votre logique, c’est que si l’on vous suit : puisque que nous sommes de fait en régime de libre-échange (et que vous condamnez sans procès et de manière inconséquente le protectionnisme, qui serait coupable de tous les maux), alors nous aurions du connaître une période de prospérité, de croissance économique, de faible taux de chômage, et une amélioration de notre balance commerciale ? Or c’est simplement et radicalement l’INVERSE que nous constatons ! Voilà qui décrédibilise de façon durable cette vulgate sans pertinence aucune. Sans mauvais jeu de mot : elle est totalement démonétisée.

      « Toute action appelle une réaction. C’est un principe physique qui est aussi valable en économie. »

      De la part de quelqu’un qui manifestement témoigne avoir renié sa volonté de puissance (et capacité de nuisance) et déjà pour la raison du refus de l’idée même de rapport de force, j’y vois ici l’hommage du vice à la vertu.

      « C’est normal que le revenu augmente en période de croissance économique. Et se réduise en période de crise. N’oubliez pas que les années 70 étaient les dernières années des Trente Glorieuses avant que la fin de la reconstruction du pays et les crises pétrolières ne mettent fin à la fête. Comparez ce qui peut l’être, que diable ! »

      Diantre, il va falloir nous expliquer alors pourquoi de 2001 à 2008, période à la plus forte croissance que le monde n’ait jamais connu, la zone euro fut celle à la plus faible parmi celui-là ?

      Et si je vous suggérais que l’euro est sans aucun doute possible le responsable numéro un de cette situation scabreuse. Qu’il est parfaitement illusoire de penser une seule seconde que nous pourrions d’autant mieux rembourser notre dette et les intérêts y afférant sans croissance (ou avec une croissance atone, soit celle que nous avons connu ces dix dernières années), comme de résorber notre chômage (Loi d’Okun), que cela vous inspirerait-il donc, je serais curieux de le lire ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 juin 2012 12:14

      "comment pouvez-vous alors soutenir que la France aurait un connaitre une explosion de son endettement puisque, selon ce postulat, son taux de change serait approximativement équivalent sinon strictement paritaire avec celui de l’euro monnaie commune ?«  : Vous négligez deux points important.

      - vous prenez comme postulat de départ une sortie plus ou moins négociée qui se ferait à l’avantage du pays. Qui vous dit que ce serait le cas ? Depuis une vingtaine d’années, le pays a perdu une grande part de son industrie, délocalisée ou victime de la concurrence. Le pays est beaucoup moins riche et fort économiquement que vous l’imaginez.

      - vous oubliez surtout le fait qu’ un retour à une monnaie nationale mettra le Franc à la merci des marchés financiers. Avez-vous oublié à quel point le Franc était une des victimes favorites des traders ? Vous appellez de vos voeux aussi au retour de la Lire, de la Peseta et de l’ Escudo. Vous oubliez que ces monnaies seraient ravies de se voir dévaluées plus fortement encore. Ce que le Franc gagnerait face au Mark, elle le perdrait face à la Lire qui se laisserait dégrader plus encore.

       » Qui peut croire dans ces conditions de récession généralisée que les matières premières, en particulier les hydrocarbures, connaitraient une explosion de leurs coûts ?«   : Donc, vous PROVOQUEZ volontairement une récession mondiale ? Le public sera ravi d’apprendre que le FN va VOLONTAIREMENT accroitre le nombre de chômeurs !

       »Ce qui, le cas échéant, limite d’autant la volatilité des coûts.«   : des taxes non perçues doivent être compensées d’une façon ou d’une autre. Soit par l’augmentation de la TVA par exemple (adieu, pouvoir d’achat), soit par un arrêt des investissements, donc une forte dégradation des services publics.

      ( mode ironie on) Il n’y a pas à dire, le programme économique du FN est bien pensé ! (mode ironie off)

       » Dans un second temps, et vous n’avez pas tout à fait tord, la géopolitique et le temps long de l’histoire reprendront leurs « droits » légitimes, fussent-ils illégaux au regard du droit international ou de la saine « morale » universaliste.«  : Ah, le retour des Croisades, maintenant ?

      Décidément, MLP est d’ un modernisme à tout crin !

       »Argumentation fallacieuse qui est exactement, à la conjonction près, celle usitée généralement par les détenteurs de capitaux et leurs affiliés. Vous avez dit paradoxe ?«   : Là encore, vous oubliez qu’une monnaie trop répandue est une monnaie faible. La perte de pouvoir d’achat se double d’une fragilisation de la monnaie sur les marchés extérieurs, et par contrecoup, sur le niveau des taux d’intérêts auxquels le pays emprunte. L’ Euro permet à la France d’emprunter sur les Marchés à 1 ou 2 %. On ne vous a jamais appris qu’en empruntant à des taux supérieurs, on creuse la dette encore plus ?

       »Vous vous méprenez : c’est parce que le lepénisme comme vous dites à parfaitement bien intégré l’idée que nous sommes vulnérables dans la mondialisation, en l’état actuel du rapport de force mondialiste, que précisément il adopte - et adapte, gage de survivabilité - son corps de doctrine aux évènements qui s’imposent à nous.«   : On ne vous a jamais appris qu’on ne gagne jamais un combat en tournant les talons ?

      Le pays a de nombreux atouts à faire jouer, mais face à la situation actuelle, faire cavalier seul, c’est vouloir se jeter sur les plages normandes avec un pédalo !

      Les années 90 nous ont bien montré la chose, avec le début de l’intégration économique globale couplée avec les monnaies nationales européennes : il ne ne passait pas 18 mois sans que la Lire, la Peseta, le Franc même, ne soient attaqués sur les marchés financiers. La Livre Sterling elle-même a dû dévaluer et sortir un temps du SME.

      Au moment du passage à l’Euro, la puissance combinée européenne a dégouté les spéculateurs qui se sont tournés vers les monnaies asiatiques.

      Je me demande pour qui vous travaillez vraiment.

       »
      Selon cette vision stratégique et de civilisation, l’un des buts fondamentaux est donc, à terme, de relocaliser la production en particulier industrielle, et qui est l’un des attributs de l’indépendance (autonomie de décision), de la souveraineté, et donc in fine de la puissance. «  : Sauf que nous n’aurons toujours pas les matières premières nécessaires au redéploiement industriel. A moins d’annexer l’ Arabie et la Ruhr...

      Vous glosez sur l’ Indépendance et la Souveraineté. Mais voyons les choses en face. Nos couilles ont toujours été dans d’autres mains.


       »
      Comme le prouve magistralement le calme plat qui règne sur les marchés obligataires des Etats-Unis et du Royaume-Uni, et dont les taux de refinancement sont parmi les plus bas au monde non pas malgré mais bien grâce à ce facteur parfaitement bien intégré par tous les opérateurs financiers et autres agents économiques.«  : Mauvais exemples. La Chine achète des obligations américaine par conteneurs entiers, ce qui limite les besoins américains de financement sur les marchés. Quand aux anglais, personne ne veut prendre le risque de perturber la City qui est un des coeurs du système financier actuel. Leur situation n’est cependant pas enviable car au premier coup de vent, ce sont eux qui tomberont.

       »
      Puisque l’on vous dit que le but est de dévaluer, DONC de regagner en compétitivité, cela aura pour effet (vérifier de Ricardo à Keynes) de relocaliser la production et de limiter d’autant, puisqu’il y aura à terme MOINS d’importations, l’effet néfaste que vous susmentionnez. Capito ?«  : C’est vous qui ne Capitez pas !

      Nous ne serons JAMAIS compétitifs face à des salariés payés 100 euros par mois ! Pour compensez, vous seriez obligé de lever des droits de douane si important que l’ensemble du commerce mondial trouvera plus intelligent de boycotter nos exportation et de nous faire payer nos matières premières à un prix si élevé que cela finira de ruiner le pays !

      Et durant toute la période de transition, vous ruinerez le système de distribution, le commerce, et aussi le transport.

      Dans les années 80, Reagan a milité pour la relocalisation de la production de l’acier en favorisant les mines du pays. Le résultat ? Les USA on gagné quelques milliers d’emplois en terme de production, et PERDU des dizaines de milliers d’autre en terme d’importation et de distribution.

      Intelligent, non ?

       »
      Or c’est simplement et radicalement l’INVERSE que nous constatons !«  : En ce moment, oui. Mais l’économie est toujours cyclique, et ce n’est pas parce que nous sommes au creux de la vague que nous y resterons. La situation des Trente Glorieuses ne reviendra jamais, sauf à subir un conflit armé sur notre territoire avant. Les années 90 et 2000 ont connu de bonnes périodes qui reviendront une fois les déséquilibres compensés et les bulles spéculatives explosées.

      Bon, il faudra aussi voir à réguler tout cela quand même, car le libéralisme sauvage, cela ne marche pas.

       »De la part de quelqu’un qui manifestement témoigne avoir renié sa volonté de puissance (et capacité de nuisance) et déjà pour la raison du refus de l’idée même de rapport de force, j’y vois ici l’hommage du vice à la vertu.«  : L’action est toujours possible. Mais vous vous y prenez mal. Comme tout bon Français, vous êtes en retard d’une guerre, et vous alignez des cavaliers face aux Panzers !

      Consolez-vous, vous n’êtes pas le seul.

       »Diantre, il va falloir nous expliquer alors pourquoi de 2001 à 2008, période à la plus forte croissance que le monde n’ait jamais connu, la zone euro fut celle à la plus faible parmi celui-là ?" : Il est normal que des zones moins développées bénéficient mécaniquement d’une croissance supérieure à une zone déjà bien achalandée.

      Et puis, tout bon économiste sait qu’un chiffre de croissance brut ne veut rien dire. L’ URSS affichait une croissance de production de chaussures de 300 % annuels, cela ne les empêchait pas de sortir 1 000 paires par an au final.



    • Scual 11 juin 2012 12:32

      Merci pour cette mise au point.

      Et surtout n’allez pas croire que le FN a changé, tout ça c’est du vent. Ce qui a changé c’est que les médias ne les mettent plus face à leurs contradiction, et que donc ça ne se voit plus.


      • leypanou 11 juin 2012 15:23

        @Annie Stasse :

        Même si l’audience est dérisoire, il faut continuer à publier. Les pro-FN sur ce site font un déni de réalité, car ils n’ont plus le jugement pour voir les choses en face. Et puis, il faut faire une distinction entre les pauvres bougres qui servent de marche-pied ou de colleurs d’affiches aux apparatchiks qui peuvent profiter de leur situation en haut de la hiérarchie.

        Le FN anti-système ? Commençons par le parachutage : champion toute catégorie. C’est tout de même extraordinaire qu’un militant local doive laisser sa place à une jeune fille (de 22 ans), sous prétexte qu’elle est la petite fille du président fondateur. Je n’ai jamais entendu quelqu’un parler de l’aberration de cette situation, même au PS ils n’ont pas osé pareil.

        Alors que le FdG doit se battre contre les médias pour ses idées, eux, ils ont l’aide de ministres de la république pour leurs idées, devant des millions de téléspectateurs. Et le PS ne peut tabler que sur les triangulaires ou le système d’élections législatives anti-démocratique pour gagner, leur programme social-libérale étant incapable intrinsèquement de mobiliser la population. Car si avec tout le rejet provoqué par N Sarkozy, F Hollande n’a eu que moins de 52% de voix, c’est qu’il y a quelque chose.

        Le FN est anti-progrès social, anti-liberté, bien sûr sous couvert de protection des frontières. La lutte idéologique est difficile, car les armes à disposition ne sont pas égales. Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras.


        • Annie Stasse Annie Stasse 11 juin 2012 17:05

          @leypanou
          merci pour cet encouragement.

          pour parler vrai en fait tous ces fachos qui m’agaçaient au début de ma fréquentation de agoravox finalement m’instruisent… car je n’en fréquente ni n’en croise pas souvent (il y a quelques années oui, plus du tout ces dernières années) dans la vraie vie je lis avec beaucoup d’intérêt leurs arguments ils m’apprennent dans quel sens nous devons aller pour les détourner du chemin qu’ils ont pris :

          1- ils n’ont absolument aucune culture
          2_ ils répètent ce qu’ils ont entendu ou lu sans jamais l’avoir vérifié par eux-mêmes.

          Je ne les méprisent absolument pas. Ils font parti du peuple… ils sont comme ceux qui ont soutenu ou continue à croire en Hitler, Mussolini, Franco, Pinochet… mais ne connaissent pas la politique économique ni sociale qu’ils ont tenu POUR DE VRAI.

          ils ne connaissent que la propagande pas les faits.


        • BlackMatter 11 juin 2012 19:17

          Le Medef est contre le FN car l’immigration permet de peser sur les salaires.

          C’est donc par pur intérêt financier. Et puis, la mondialisation, ça permet les délocalisations et donc d’augmenter les profits.

          Pour le reste, vous avez raison. Le FN n’a rien d’un parti de gauche et encore moins d’un parti social. Il suffit d’écouter les membres et les cadres de ce parti (hors caméra) pour s’en convaincre.

        • mbdx33 mbdx33 11 juin 2012 18:21

          @Actias

          Je suis bien d’accord avec vous le FN n’est pas un parti anti-capitaliste, il n’est pas non plus libéral mais ultra libéral.

          En ce qui concerne le système de retraite qui est selon vous un machine à enc les plus pauvres, proposez au moins un système qui soit plus avantageux que le système actuel par répartition.


        • HerveM HerveM 11 juin 2012 15:59

          Etre pour le capitalisme entrepreneurial dans les années 80, en prenant pour modèle le « Miracle économique Américain », je n’y vois rien de condamnable.

          Le développement de ce capitalisme vers le monstre financier qu’il est devenu aujourd’hui est en revanche condamné depuis un bon moment par le Front National. Aujourd’hui par Mr Philippot et avant lui par Mr Soral.

          Il est facile de dire aujourd’hui que les députés frontistes avaient tord alors qu’à l’époque, tout semblait leur donner raison....


          • mbdx33 mbdx33 11 juin 2012 18:28

            Vous vous foutez de qui le système capitaliste des années 80 a produit la gauche caviar et les « années fric » que les caciques du FN dénoncent (à juste titre pour une fois) à longueur de temps. C’est aussi les années Tapie, les premiers regroupements industriels et les premiers partenariat public- privé qui ont dépecé les services publics à l’échelle de l’europe. Comme modèle capitaliste on fait mieux. C’était juste les prémices de ce qu’est le système actuel.
            Laissez Philippot cet opportuniste là où il est.
            Quand à Soral ce pseudo libre penseur de toilettes publiques, aidez le à tomber dans la cuvette, tirez la chasse et aérez après (longtemps).
            Les frontistes avaient tort parce qu’ils n’ont et ne seront jamais anti-système. Ils sont parfaitement d’accord pour que les pauvres soient pauvres et les riches plus riches, et sont toujours prêts à donner le pouvoir aux plus riches y compris par la force.


          • agathe zeblouze 11 juin 2012 17:15

            il est plaisant de lire dans les commentaires de certains « mais entre 86 et aujourd’hui , le FN a changé »en substance « tout le monde change », et en même temps d’entendre ces mêmes personnes dire que les politiques ne changent pas ... la vertu du renouvellement dans un parti dirigé pendant... allez , une trentaine d’année par un homme , puis sa fille... que ne dirait-on si le PS etait encore dirigé par mitterand puis son fils, ou le RPR par chirac puis sa fille, et soyons fou : le PC par le fils de georges marchais ... 



            • BA 11 juin 2012 18:07
              France : la droite ne fera pas barrage à l’extrême-droite.

              La droite française n’appellera pas à voter contre l’extrême-droite dans les 20 circonscriptions qui mettront aux prises un candidat de gauche et un candidat du Front national, a-t-on appris auprès du parti conservateur UMP.

              Cette décision du ni-ni (ni Front national, ni gauche) a été prise lors du bureau politique de l’UMP lundi alors que le Parti socialiste avait appelé la droite à appliquer le désistement républicain. L’un de ces duels opposera notamment Marine Le Pen à un candidat socialiste à Hénin-Beaumont (nord).

              « Pas question d’appeler à voter pour le Front national, ni d’appeler à voter pour le candidat socialiste », a lancé lors de cette réunion le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé.

              Le ni-ni constitue déjà une semi-victoire pour le Front national, qui appelle à une recomposition de la droite, car il revient à mettre sur un même plan extrême-droite et gauche.

              Par ailleurs, l’UMP a demandé le maintien de tous ses candidats partout où ils sont qualifiés pour le second tour dans une triangulaire avec un candidat socialiste et un candidat du Front national, a-t-on indiqué à l’AFP.

              La consigne de l’UMP sur le maintien en toutes circonstances connaît des ratés, certains candidats distancés par la gauche et le Front national étant tentés de jeter l’éponge pour gêner le Parti socialiste, dans le sud-est.

              C’est le cas de Roland Chassain, arrivé 3ème à Arles dans les Bouches-du Rhône, qui a annoncé lundi à l’AFP qu’il se retirait pour tenir sa position qui est : « tous contre Michel Vauzelle, le député sortant socialiste ».

              Il pourrait être imité par un autre candidat de l’UMP, Etienne Mourrut, dans le département voisin du Gard.

              (©AFP / 11 juin 2012 17h17) 

              • titi 11 juin 2012 18:44

                « car il revient à mettre sur un même plan extrême-droite et gauche. »

                Ce qui est le cas.


              • soimême 11 juin 2012 18:42

                Rien que Trolls en définitif élues députés !


                • titi 11 juin 2012 18:57

                  @L’auteur

                  «   Privatisations : POUR »

                  Jetons un oeil aux volumes de privatisation de nos différents legislatures...

                  Chirac 86-88 : entre 72 MF et 100 MF => entre 24 et 33 MF/an
                  Balladur 93-95 : 114 MF => 38 MF/an
                  Juppé 95-97 : 40 MF => 20 MF /an
                  Jospin 97-2002 : 210 MF => 35 MF/an

                  Le FN n’a eu des députés que de 86 à 88...

                  Le PCF a eu des députés pendant toutes ces périodes dont 6 ans où il faisait partie de la majorité qui privatisait à 35 MF/an pour un total de 210 MF.

                  Donc là encore le PCF est bien mal placé pour donner des leçons.

                   

                   


                  • BlackMatter 11 juin 2012 19:48

                    Certes. Mais pendant Jospin, la dette a baissé de 3.5 points de PIB soit l’équivalent de 70 milliards d’euro d’aujourd’hui). Les privatisations ayant rapporté 30 milliards d’euro, on peut dire que l’ensemble de la somme a été affecté au désendettent mais aussi à alimenter le fond de réserve des retraites créé par Jospin. Ce fond disposait de 34,5 milliards d’euro en 2010 (contre 300 prévu à l’origine pour cette année) et était fait pour financer la période 2020-2035 (papy boomer provenant du baby boom de 45). Après 2035, il y aura détente sur les retraites puisque les retraités issus du baby boom seront majoritairement morts et on retrouvera une pyramide démographique plus supportable.

                    Je parle au passé concernant le fond puisque la droite sarkozyenne a malheureusement puisé dedans ces dernières années. D’ailleurs c’est bien l’UMP ça. Non seulement il font une réforme qui ne finance les retraites que jusqu’en 2018, mais en plus, il vide la caisse qui permettait de les financer à partir de 2020.

                  • titi 11 juin 2012 22:09

                    @Blackmatter

                    Vous détourner le sujet.

                    L’auteur indique que le FN n’est pas proche du monde ouvrier parce qu’il a voté les privatisations de 86-88.

                    OK.

                    Le PCF a-t-il oui ou non voté les privatisations de l’époque Jospin ?
                    C’est une questin simple qui demande une réponse simple.
                    Et dans l’affirmative cela fait il du PCF un parti traitre à la cause ouvrière ?


                  • titi 11 juin 2012 22:21

                    Mais puisque vous abordez le sujet sachez que nos politiques ont un outil formidable : la CADES.
                    La CADES leur permet de planquer sous le tapis les « déficits » et les dettes trop voyant.
                    Comme tous ses prédécesseurs, et ses successeurs, Jospin a eu recours à la CADES pour « réhabiller la mariée ».
                    Il n’y a pas eu de miracle sous Jospin : les budgets n’ont jamais été au vert. Et ce malgré les privatisations record.


                  • mbdx33 mbdx33 12 juin 2012 02:08

                    Pour mémoire :
                    Total privatisations depuis 1986 :
                    UDF/RPR/UMP = 32
                    PS/GP= 11
                     
                    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Privat...
                    Gouvernement Jacques Chirac 1986 -1988 => 2ans, 11 privatisations soit 6.5/an
                    1. Saint-Gobain, 1986
                    2. Paribas, 1987
                    3. TF1, 16 avril 1987
                    4. Crédit commercial de France, 1987
                    5. Compagnie générale d’électricité (la CGE devient Alcatel-Alsthom puis Alcatel en 1998) 1987
                    6. Société générale, 1987
                    7. Mutuelle générale française, 1987
                    8. Banque du bâtiment et des travaux publics, 1987
                    9. Matra, 1988
                    10. Suez
                    Gouvernement Michel Rocard 1988-1991 => 3 ans, 1 privatisation soit 0,3/an
                     Crédit local de France, 1991
                    Gouvernement Édouard Balladur 1993-1995 => 2 ans, 6 privatisations soit 3/an
                    1. Rhône-Poulenc, 1993
                    2. Elf-Aquitaine, 1994
                    3. Renault, 1996
                    4. UAP, 1994
                    5. SEITA, 6 février 1995
                    6. TOTAL
                    Gouvernement Alain Juppé 1995-1997 => 2 ans, 7 privatisations soit 3,5/an
                    1. AGF, 1996
                    2. CGM (Compagnie générale maritime), 1996
                    3. Péchiney, 1995
                    4. Usinor-Sacilor, 1995
                    5. Compagnie française de navigation rhénane (CFNR), 1996
                    6. BFCE, 1996
                    7. Bull, 1997
                    Gouvernement Lionel Jospin 1997-2002 => 5 ans, 10 privatisations soit 2/an
                    1. Air France, 1999
                    2. Autoroutes du sud de la France, 2002
                    3. Crédit lyonnais, 1999
                    4. France Télécom, 1997
                    5. Eramet, 1999
                    6. GAN, 1998
                    7. Thomson Multimédia
                    8. CIC, 1998
                    9. CNP, 1998
                    10. Aérospatiale (EADS), 2000
                    Gouvernement Jean-Pierre Raffarin 2002-2005 => 3 ans, 4 privatisations soit 1.3/an
                    1. Autoroutes Paris-Rhin-Rhône
                    2. SNECMA
                    3. Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France
                    4. Thomson
                    Gouvernement Dominique de Villepin 2005-2007 =>2 ans, 5 privatisations soit 2/an
                    1. Gaz de France, 2005,
                    2. SNCM (privatisation partielle)
                    3. Électricité de France,
                    4. Aéroports de Paris,
                    5. DCNS, ancienne Direction des constructions navales

                    Il faut aussi pour que votre comparaison soit juste évaluer les sociétés suivant les 3 derniers bilans avant privatisations et regarder ensuite ce qu’elles sont devenues ( rachat, augmentation CA, valeur du rachat, fusion, etc) parce qu’une société qui était moribonde avant nationalisation , mais qui se retrouve capitalisée et des finances assainies mais avec un prix de revente faible ne veut pas forcément dire une société sans avenir. Certaines des privatisations avaient un potentiel fort et ont été vendues à bas coût.


                  • titi 12 juin 2012 09:54

                    « Certaines des privatisations avaient un potentiel fort et ont été vendues à bas coût. »

                    Et vice versa....

                    Thomson Multmédia valant aujourd’hui entre rien et pas grand chose.


                  • taktak 12 juin 2012 16:08

                    Malgré tout, Titi a raison, Mélenchon et le PC mutant se sont compromis dans le gouvernement de la gauche plus rien. Cela a donné rappelons le le 21 avril 2002...

                    Rien ne sert donc de se voiler la face, c’était là une erreur, comme le soutient de Mélenchon à Maastricht en 1992 (reconnu en tant que tel par lui même dans son livre qu’ils s’en aillent tous !).

                    Cela n’éxhonère en rien le FN de ses responsabilités. Il n’a jamais combattu les privatisations, la casse des services publiques et des entreprises publiques, ou ne s’est opposer aux réformes détruisant les conquètes sociales (retraites notamment). Voir son comportement en 2010 ou il s’est trouvé au coté de Sarkozy face au millions d’hommes et de femmes qui se sont opposés légitimement à une réforme inique. Le FN fait chaque jour la preuve qu’il est l’allié objectif de l’UMP et des libéraux du PS. Pour ces législatives, en échanges de fromage électéraux, il est parfaitement pret à soutenir l’UMP.

                    Il faut plutôt à gauche que l’on tire les conclusions de cette erreur : le FdG ne doit en aucun cas aller dans un gouvernement de Hollande. Au delà, il doit arrêter se discours purement idéaliste sur l’europe sociale. Il y a très peu de chance d’arriver à révolutionner l’UE et l’Euro. Si d’aventure nous arrivions au pouvoir nous aurions déjà beaucoup à faire avec la réaction française (FN en tête n’en doutons pas), pour devoir en plus négocier l’assentiment des capitalismes européens. Ayons le courage et la lucidité nécessaire à un programme de gauche, démocratique et pour une république sociale : défendons la souveraineté de la Nation condition de la souveraineté pleine et entière du peuple en assumant de sortir de l’UE et de l’Euro.

                    Il nous faut à gaucher porter un Front pour l’Indépendance, l’Emancipation et la République sociale exigeant la sortie de la France de l’UE et la reconstitution des acquis du CNR sans craindre pour cela un affrontement décisif avec le capitalisme en crise permanente et avec son Union européenne de malheur. 

                    pour répondre entièrement à Titi, tout cela n’exonère en rien le FN de ses responsabilités. Il n’a jamais combattu les privatisations, la casse des services publiques et des entreprises publiques, ou ne s’est opposer aux réformes détruisant les conquètes sociales (retraites notamment). Voir son comportement en 2010 ou il s’est trouvé au coté de Sarkozy face au millions d’hommes et de femmes qui se sont opposés légitimement à une réforme inique. Le FN fait chaque jour la preuve qu’il est l’allié objectif de l’UMP et des libéraux du PS. Pour ces législatives, en échanges de fromages électoraux, il est parfaitement pret à soutenir l’UMP.
                    Il a toujours préféré détourné l’aspiration des travailleurs à sortir du joug de l’exploitation capitaliste en une division par la haine contre l’immigré.


                  • titi 13 juin 2012 00:15

                    «  pour répondre entièrement à Titi, tout cela n’exonère en rien le FN de ses responsabilités »

                    Euh... vous prenez le sujet à l’envers.

                    Moi personnellement que le FN aie assumé une politique de droite, ca me parait la moindre des choses. Que le FN aie voté contre un impot sur le capital, ca me parait être plutot un signe d’intelligence.
                    Par contre que des gens du front de gauche prétende que le FN trahi le monde ouvrier alors même que le PCF/PS/Vert a assumer la même politique de 97 à 2002, je me dis que certains ont beaucoup plus de mal que le FN a assumer leur responsabilité.

                     


                  • francesca2 francesca2 11 juin 2012 20:52

                    Cet article manque singulièrement de sources.
                    Annie Stassie, vous pourriez mettre des sources SVP ?


                    • loulou 11 juin 2012 21:11

                      Madame, j’ai apprécié vos articles sur l’esclavage. Ils étaient clairs et justes.Je pense comme vous que Le fn relève plutôt du clan familial. Qu’au passé, il était clairement économiquement à droite. Je ne saurais dire si sa récente évolution est réellement plus sociale ou si ça n’est qu’une posture. Mais vous au front de Gôche est-ce que vous n’êtes pas également dans une posture. Vous rejouez sans arrêt les grandes heures de la lutte contre le fascisme, les scènes 1-2-3 du prolétariat contre les puissances d’argent, bref , tous les grands mythes qui bercent le discours de gauche. Après tout ça serait très bien, si au passage vous aviez enfin quittez celui de l’internationalisme que vous êtes persuadé de défendre .Vous ne voulez pas voir que l’immigration de masse qui fait le fond de commerce du FN a travers sa critique , bouleverse les classes populaires.Non seulement, elle se tape le chômage, la précarité,les conditions de vie dégradées, mais en plus trop souvent la violence, le racisme anti-blanc, la sensation d’être exclu de chez soit. Si vous n’avez jamais ressenti , ni vécu charnellement ça, vous ne pouvez pas comprendre les raisons du votet FN. Ils votent FN, justement souvent après avoir longuement attendu qu’enfin, parce que c’est votre rôle de défendre les classes populaires, vous regardiez la réalité de ce qui se passe et des souffrances qu’ils endurent en silence.En silence car tout ce que vous savez faire c’est les qualifiez de Faschos ! Ils voient vos illusions sans cesse rappelées sur cette question . Alors ils se disent : : s’ils se trompent sur ce qui crève les yeux, pourquoi ne se tromperaient ils pas sur le reste..Pour ce reste sur les questions économiques , ils savent que nous sommes dans une période de mondialisation capitalistes et se méfient des grands discours et des lendemains qui chantent peu être un peu trop fort.


                      • Cocasse Cocasse 11 juin 2012 21:43

                        C’est bien mignon, mais ce temps là est fini depuis bien longtemps. A l’inverse de l’UMPS, le FN est un parti qui a changé depuis les années 1980.

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