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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Lettre à mon banquier

Lettre à mon banquier

Il y a un peu plus d’un mois, je suis tombé sur la vidéo d’Eric Cantona proposant une alternative aux manifestations traditionnelles dans les rues, celles-ci n’ayant plus le moindre effet sur nos dirigeants autistes. Étant déjà informé de la nature prédatrice des banques grâce au documentaire L’argent dette de Paul Grignon, son raisonnement m’a aussitôt semblé pertinent. Peu de temps après, quel ne fût pas ma surprise de découvrir qu’une initiative franco-belge avait lancé cette initiative, et en appelait à une action de « bank run » à la date du 7 décembre 2010, et que cette initiative s’étendait à de nombreux autres pays grâce à l’internet. Hélas, mon compte étant quasiment à sec, je ne voyait pas comment participer concrètement et significativement à cette action. Alors je me suis dit qu’une simple lettre informant mon banquier de ce que j’avais appris sur le fonctionnement du système bancaire pourrait faire office de manifeste - à tout le moins, marquer le coup. Voici cette lettre.

Cher banquier,

Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous informer que, longtemps resté dans l’ignorance des mécanismes financiers, j’ai résolu de combler cette lacune. Je ne saurais dire avec certitude quel fut le déclic qui motiva cette soudaine résolution. Fort probablement le crash de 2008, on en a beaucoup parlé aux infos, vous vous souvenez ? Pourtant, je ne sais pas pourquoi, tout ce que j’ai entendu dans les diverses émissions ou débats, tout ce que j’ai lu dans les colonnes des quotidiens, ne parvenait pas à satisfaire ma quête de compréhension de ce phénomène. Au contraire, il y avait dans ces "explications" un je ne sais quoi qui ne collait pas. Il restait un doute. Comme une écharde dans mon esprit, vous voyez ? Le doute est une incitation à la recherche, et la recherche n’est-elle pas le chemin de la vraie connaissance ?

Alors je me suis décidé à faire quelques recherches sur internet. Assez rapidement, je trouvai une piste intéressante : un film documentaire sous forme d’animation du canadien Paul Grignon et dont le titre est "L’argent dette". André Gunthert, chercheur en histoire visuelle à l’école des hautes études en sciences sociales indique que cette vidéo est une « remarquable et très pédagogique description du système financier ». En somme, la vulgarisation qui était nécessaire à éclairer ma lanterne sur les questions que je me posais. J’ai ainsi appris que ce que je croyais jusqu’alors concernant les banques, leur rôle, leur mode de fonctionnement ainsi que la création et l’origine de la monnaie était largement faux et relevait en réalité d’un mythe trompeur.

« Un mythe est une idée qui, même si elle est communément admise, est fausse. Dans un sens plus subtil – dans un sens religieux – un mythe est une histoire qui sert à orienter et à mobiliser le peuple. L’accent n’est pas mis sur le rapport entre l’histoire et la réalité, mais sur la fonction qu’est censé exercer le mythe. Une histoire ne peut fonctionner à moins d’être supposée vraie par la communauté ou la nation. Il n’y a pas de débat possible. Si certaines personnes ont le mauvais goût de mettre en doute l’authenticité de l’histoire sacrée, les gardiens de la foi et de l’orthodoxie refuseront de discuter avec elles. Ils les accuseront de blasphème ou, au mieux, les ignoreront. » David Ray Griffin - professeur de théologie et de philosophie des religions.

La réalité, elle, était monstrueusement plus sinistre. Je croyais par exemple que la création monétaire était une prérogative des états (droit régalien), servant ainsi les citoyens pour leurs échanges. Pas du tout. Cela fait un moment déjà que ce n’est plus le cas. Les euros sont créé et géré par la BCE, qui est une banque centrale dirigée et contrôlée, non par les banques centrales des états membres de la zone euro, mais par une corporation d’organismes bancaires privés (au premier rang desquels on trouve certainement la séculaire dynastie Rothschild).

« Donnez moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une Nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois. » Mayer A. Rothschild - fondateur des banques Rothschild.

J’ai donc découvert, à ma grande stupéfaction, que nos dirigeants nous avaient trahis ! Et je pèse mes mots : car lorsque l’on permet à un organisme privé de créer et gérer la monnaie, ensuite que l’on emprunte à cet organisme privé l’argent dont l’état a besoin avec intérêts - alors même que ces intérêts seraient nuls si l’état avait conservé sa légitime prérogative -, j’affirme haut et fort que nous avons été trahis. Jamais je n’ai donné mon autorisation à qui que ce soit pour payer des intérêts faramineux pour rien à des consortium bancaires privés. Jamais je n’ai été consulté ni même informé de cela. Il est à parier que si les citoyens en avaient été informés, ils se seraient virulemment opposé à ce putsch. Moi, en tout cas, je m’y serais opposé.

« Tant que le contrôle de l’émission des devises et des crédits ne sera pas rendu au gouvernement et reconnu comme sa responsabilité la plus évidente, toutes les paroles au sujet de la souveraineté du Parlement et de la démocratie resteront vaines et futiles. Une fois qu’une nation perd le contrôle de son crédit, peu importe qui fait les lois. L’usure en situation de contrôle détruira n’importe quelle nations. » William Lyon Mackenzie King - ancien Premier Ministre du Canada.

J’ai ensuite également découvert que les monnaies du monde entier étaient tributaires du dollar américain - celui-ci faisant office d’étalon en lieu et place de l’or -, et que ce même dollar était lui aussi entre les mains d’un organisme privé, la FED, depuis 1913. Et de plus, le dollar qui a longtemps été calibré sur la valeur de l’or (billets échangeables en or ou argent), ne l’est plus depuis les années ’70. Et donc, nos euros sont en réalité une monnaie de singe ! Plus grave encore, j’ai appris que la monnaie "réelle" (déjà devenue monnaie de singe, mais ayant encore un aspect palpable) ne représente pas même 5 % de la masse des transactions internationales, le reste étant constitué de ... reconnaissances de dettes. Je commence à mieux comprendre les mécanismes ayant mené à cette crise - et à toutes les autres.

« Le gouvernement devrait créer, émettre et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour couvrir les dépenses du gouvernement et des citoyens. En admettant ces principes, des sommes immenses d’intérêts seraient épargnées aux contribuables. Le privilège de créer et d’émettre de l’argent est non seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité créative. » Abraham Lincoln - seizième Président des USA.

Puis viens la découverte de ce "merveilleux" - ou terrifiant (tout dépend de quel point de vue l’on observe les choses) système de réserve fractionnelle. Qu’est-ce que je vois ? Les banques ont le droit de prêter de l’argent dont elles ne disposent pas ? Et dans quelles proportions : 9 pour 1, 20 pour 1 et quelques fois jusqu’à 33 pour 1, selon le type de compte ! On en reste pantois... Comment une telle forfanterie est-elle possible ? Comment peut-elle être considérée comme légitime ? Ainsi, lorsque moi, simple particulier, je fais une demande de crédit, je dois montrer patte blanche, donner des garanties solides et mettre en gage des biens réels en ma possession (généralement immobiliers), alors que la somme qui m’est prêtée n’existe même pas, n’est pas en possession de la banque ? Mais quels pigeons nous sommes ! Que penseriez-vous, cher banquier, si la prochaine fois que je vous demandais un crédit, je vous fournissais la garantie pour le dixième du capital ? Cela ne vous semblerait-il pas plus équitable ?

« Le procédé par lequel les banques créent l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté.  » John Kenneth Galbraith - conseillé économique de trois Président des USA.

Ainsi, nous mettons nos biens en hypothèque et prenons des risques considérables pouvant nous mener à la rue, et la banque, non seulement ne prend aucun risque, mais fait des bénéfices faramineux sur ce qu’elle prête sans le posséder. Incroyable escroquerie ! Franchement, fallait l’oser. Là, je dois avouer que je sens la colère monter... Et je ne suis pas au bout de mes déconvenues ! Parce que je découvre également que par le fait même de ce système, la masse d’argent pouvant être créée dépend de la masse de dettes dont les banques sont créditrices. En fait, la quantité totale de monnaie pouvant être créée n’a qu’une limite : le niveau total de la dette. Une dette sans cesse croissante, qui ne peut forcément, à terme, qu’exploser et provoquer, de façon ponctuelle et régulière, des effondrements du système.

Effondrements qui ne sont, par ailleurs, nullement dû à de quelconques "dysfonctionnements" ou "excès" du système, comme on cherche à nous le faire croire pour nous tromper : ils sont un mécanisme du système. Mécanisme qui est à chaque fois (comme c’est étrange) très profitables à quelques-uns, souvent les mêmes d’ailleurs : Rothschild, Rockefeller, J.P. Morgan, etc. Une douzaine de dynasties bancaires et quelques autres multinationales échappent systématiquement à toutes les crises, et en profitent à chaque fois pour acquérir à vil prix de nouvelles sociétés, possessions, actions et rachat d’autres banques ou industries diverses, concentrant chaque fois un peu plus de pouvoir et de fortune entre leurs seules mains. A ce stade, ce n’est plus de la colère que j’éprouve, c’est de la rage. On va sûrement me traiter de conspirationniste (très à la mode, ces derniers temps), mais n’y aurait-il pas là à tout le moins un faisceau de présomptions menant à penser que tout cela n’est pas que le fruit du hasard ? Le "hasard" n’est qu’une commodité de langage que même le physicien considère comme source d’ambiguïté (cf. Trinh Xuan Thuan in L’infini dans la paume de la main).

« Il y a deux manières de conquérir une nation ; l’une par l’épée, l’autre par la dette. » John Adams - second Président des USA.

Un étudiant a un jour formulé un concept d’économie perfectionné en matière de mathématiques. En 1979, il a fourni la preuve mathématique que toute économie alimentée par une monnaie soumise à des intérêts finit inévitablement avec une dette impossible à résorber. Un papier, un stylo et 30 secondes suffisent à le démontrer ; P/(P+I) honoreront leur contrat ; I/(P+I) seront saisis. Lorsqu’on lui a demandé quelle est la chose la plus fantastique qu’il ait rencontré au cours de ses travaux, Einstein a répondu « les intérêts composés ». Soumis à une dette perpétuelle, l’argent des intérêts n’existe tout simplement pas. On peut donc parler sans conteste de création ex-nihilo de la monnaie.

« Quiconque croit encore que la croissance exponentielle peut se poursuivre sans fin est soit un fou, soit un économiste » Kenneth Boulding - économiste.

En septembre 2008, nous assistions à un crash boursier et économique sans précédent. Dans une (feinte ?) confusion et un apparent vent de panique, les gouvernements des grandes "puissances" (USA, UE, GB, JAPON, ...) en appelèrent unilatéralement, et dans un grand élan, à la collectivité pour sauver le système, l’économie et les banques. Après des décennies de profits privés, il fallait que les pertes soient collectivisées. Bien entendu, on ne demanda pas aux peuples ce qu’ils en pensaient. La perfidie ultime est que ceux qui possèdent ne fut-ce qu’un petit pécule (les petits épargnants), ont à craindre de tout perdre (et beaucoup ont en effet tout perdu en 2008). Pourquoi ? Simple : ils n’ont jamais rien possédé : leur "argent" n’était constitué que de quelques lignes comptables informatisées, et celles-ci étaient passées au rouge en même temps que celles de leur organisme bancaire. Quand un simple citoyen perd son emploi et ses revenus, et qu’en conséquence il ne peut plus honorer ses dettes, il reste responsable et débiteur à vie ; lorsque les banques jouent en bourse et perdent, elles se tournent vers les particuliers (les états - donc, en démocratie, le peuple) pour combler leurs pertes - et faire au passage de nouveaux profits juteux (cf. Eric Laurent - La face cachée des banques). Cherchez l’erreur...

 « Une des plus grandes faiblesses de l’espèce humaine, c’est son incompréhension de la fonction exponentielle. » Albert A. Barlett - physicien.

Lorsque le Président Bill Clinton a signé en 1999 l’acte d’abrogation du Glass Steagall Act voté en 1933 en réponse au crash de 1929, il a en même temps signé l’acte fondateur de la crise de 2008. La stricte séparation entre banques de dépôts et banques d’investissement était une garantie pour éviter que ne se reproduise la tragédie de la Grande Dépression. Cependant, on sait maintenant que Clinton ne faisait qu’entériner ce qui se faisait déjà dans la plus parfaite illégalité depuis les années ’70. Qui a dit "bankster" ?

Dites-moi, cher banquier, est-ce que ma banque mélange elle aussi activités de dépôts et activités de spéculation ? Parce que si c’est le cas, alors je serais fou de continuer à vous confier le peu d’argent dont je dispose. Qui sait, au train où vont les choses aujourd’hui, ce qui nous tombera dessus demain ? Je crains fort que le premier semestre 2011 ne nous soit guère favorable - surtout pour vous, les banques : vous allez encore morfler. Vous n’êtes pas sans savoir que l’économie américaine est agonisante - en train de crever à crédit. Le dollar va se casser la gueule, c’est inéluctable, et rien ni personne ne pourra l’empêcher.

Maintenant que je sais cela, le seul choix que je puisse faire est celui de faire soit partie du problème soit partie de la solution. Lorsque l’on dispose d’informations et que l’on décide de les ignorer pour ne pas s’impliquer, notre choix ne peut avoir aucune influence car ce sont les informations elles-mêmes qui nous impliquent. Il n’est pas possible de rester neutre dans la vie : ne pas agir, tout en étant informé d’une forfaiture, c’est se rendre complice de cette forfaiture. Nous ne pouvons pas être conscients de ce qu’il se passe et rester à ne rien faire. L’ignorant peut toujours justifier son inaction en prétextant qu’il ne disposait pas des informations, mais dès que l’information lui parvient, il n’y a plus de justification, excepté le déni. Ou alors, il peut changer d’avis à la suite de ce qu’il vient d’apprendre. Mais il n’est pas possible de revenir en arrière.

Comme l’expérience de Milgram le démontre, pris dans l’engrenage d’un mécanisme systémique où les responsabilités et les connaissances sont fractionnées, il est difficile de comprendre la portée réelle de nos actes quotidiens. Mais dès que l’on a une vue d’ensemble, alors nous n’avons plus que très peu de choix : la soumission au mécanisme (état dit "agentique") ou la rébellion, lorsque l’autorité ne nous parait plus légitime.

« Je n’ai encore jamais vu personne qui puisse justifier par la raison et la logique que le gouvernement emprunte son propre argent. Je crois que le temps viendra où les gens demanderont que cela change. Je crois que le temps viendra dans ce pays où nous seront blâmés, vous et moi et tous les autres membres du congrès pour n’avoir rien fait et pour avoir laissé se poursuivre ce système idiot. » Wright Patman - membre du Congrès des USA.

Cette autorité bancaire n’ayant objectivement aucune légitimité démocratique, vous comprendrez dès lors que je ferai tout ce qui est possible pour sortir de l’aliénation de ce système inique dont vous n’êtes, j’en ai conscience, qu’un simple rouage, sans grand pouvoir individuel. Vous aussi êtes aliéné. Nécessairement. Vous aussi avez sans doute des dettes et emprunts à rembourser. Vous aussi avez une famille à nourrir et des projets qui vous tiennent à cœur. Néanmoins, vous aussi êtes tenus en laisse par ce système. Nous le sommes tous.

« L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, et elle ne se distingue de l’ancienne que par son caractère impersonnel - il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave. » Léon Tolstoï - écrivain majeur de la littérature Russe.

J’ignore, puisque nous ne nous connaissons pas, si vous êtes ou non au fait de tout ceci. Je ne sais pas si vous aviez conscience de l’ampleur de cette forfaiture. Je serais curieux de le savoir. Peut-être devrions-nous nous rencontrer un de ces jours, devant un bon verre - ou même une bonne table, pourquoi pas ? Je suis sûr que nous gagnerions mutuellement à nous connaître. Ne trouvez-vous pas étrange que nous ne nous soyons jamais rencontrés, alors que vous êtes responsable de la succursale qui gère mon compte et mon argent ? Quand les chiffres, les numéros, les bilans et les traites envahissent nos vies, nous oublions l’essentiel : les rapports humains. Derrière chaque numéro de compte, il y a des hommes et des femmes. Pas des vaches à lait. Voici une bonne occasion de faire une pause et de revenir un moment à l’essentiel.

Veuillez recevoir, cher banquier, mes salutations les plus cordiales.


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141 réactions à cet article    


  • Defrance Defrance 30 novembre 2010 11:07

     ???
     Pas un commentaire ou tout a disparu ?


    • plancherDesVaches 1er décembre 2010 14:51

      Cet article aurait dû rester visible encore aujourd’hui.
      Et j’espère qu’il sera dans le meilleur de la fin de semaine.

      En attendant, et il est rare que je fasse la promotion de ce journal justement généraliste MAIS, vous constaterez par vous-même :
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/01/les-peuples-paient-la-crise_1447220_3232.html

      "Cet abus de légalité prend en otage des peuples qui supporteront tous les maux sans avoir leur mot à dire, c’est la loi de Wall Street qui s’est imposée à Obama comme au reste du monde. Elle constitue aujourd’hui la plus grave menace contre des Etats qui perdent toute légitimité quand ils imposent un ordre unanimement reconnu comme injuste.

      François de Closets, journaliste"

      Nous sommes en train de nous réveiller. Ne reste plus qu’à descendre dans la rue et prendre le pouvoir. Et nous y serons obligés.


    • Morpheus Morpheus 1er décembre 2010 16:49

      @ Plancherdesvaches

      François de Closet n’est pas très objectif non plus dans son analyse, notamment lorsqu’il écrit ceci dans son article :

      "Si l’on prend les deux crises financières qui se conjuguent, celle des finances publiques et celle des finances privées, il est vrai que les peuples furent largement complices et profiteurs de la première. Ils ont poussé à la dépense publique, ont bénéficié d’avantages sociaux non financés, il leur faut maintenant rembourser."

      C’est d’une double mauvaise foi, car d’une part, depuis quand le peuple prend-il les décisions concernant les finances publiques ? Ce sont les gouvernements - pas même le Parlement en France ! - qui décide ce que l’on dépense et pourquoi on le dépense. Je ne sache pas que la population ait jamais été consultée sur ces choix. François de Closet incrimine donc totalement à tort la population, se bornant à considérer que si elle en profite (ce qui reste à démontrer), elle est responsable ... C’est du sophisme ou je ne m’y connais pas.

      Ensuite, c’est encore moins vrai lorsque l’on évoque la loi de janvier 1973 (loi Pompidou - également nommée loi Rothschild) qui interdit à l’état Français d’emprunter à sa propre Banque Centrale, l’obligeant ainsi à emprunter aux privés - avec intérêt, ce qui a considérablement accrus la dette publique.

      Alors franchement, François de Closet, le grand donneur de leçons (il faut le voir sur un plateau de télévision) il peut aller se rhabiller avec ses raisonnements. Je rappelle qu’il a sérieusement défendu la réforme des retraites, disant qu’elle était nécessaire et courageuse...

      Complice et profiteur ...

      Sale con !


    • Antoine 3 décembre 2010 00:08

      L’est rigolo, celui qui traite les autres de sales cons ! Il est même ridicule quand il prétend que le « peuple » n’a aucune responsabilité dans l’endettement alors qu’il vote pour celui qui lui consentira les plus grands avantages, manifeste pour des augmentations de rémunérations, d’allocations, de subventions, etc...et contraint ainsi les pouvoirs publics à recourir à l’emprunt. Les dirigeants ne sont pas toujours pour autant de purs gentils qui ne balancent jamais l’argent par la fenêtre (et parfois dans leurs poches)


    • Morpheus Morpheus 3 décembre 2010 00:41

      @ Antoine

      Cela vous titille, n’est-ce pas, ce trait de grossièreté ? Vous pouvez y voir la marque de ma plus profonde indignation devant cette attitude arrogante de Monsieur de Closet, mais surtout ma colère face au dictat de cette aristocratie politique qui nous mène en bateau.

      Vous dites que les citoyens ont une part de responsabilité dans les choix politiques, simplement parce qu’ils ont voté, et vous en déduisez que je suis un « imbécile » (sic) de penser le contraire ?

      Je vous retourne la politesse, cher Antoine.

      Primo, parce que si vous considérez que tous les Français ayant voté Sarkosy en 2007 sont responsables (merci pour eux, je suis certain que pas mal d’entre eux seraient heureux de vous dire ce qu’ils en pensent), vous oubliez tous ceux qui n’ont pas voté pour lui, sans parler de ceux qui n’ont pas voté. Sont-ils responsables, eux aussi ?

      Deuxièmement, vous êtes un imbécile si vous croyez que le simple vote - même par suffrage universel - à encore le moindre poids dans les décisions des gouvernements. Cela montre que non seulement vous ne comprenez rien aux institutions de la Vème, mais en outre, moins encore à celle de l’U.E., à laquelle sont maintenant inféodés les 27 pays qui la constitue, et tout particulièrement les 16 de la zone euro.

      Ni les institutions de la Vème, ni celles de l’U.E. ne sont véritablement démocratiques. Loin, très loin de là.

      Si cela ne suffisait pas, il suffit de voir ce que fait le gouvernement de l’avis du peuple. En France, 55 % se prononcent CONTRE le TCE en 2005, et ce après une campagne de matraquage propagandiste pour le OUI sans précédent. Que fait ce gouvernement « démocratique » ? Il passe en force en passant par les parlementaires. L’avis du peuple ? Rien à foutre ! Bel exemple de démocratie. Pareil en Hollande. Pareil en Irlande (subtilité, là ils font revoter).

      Allez Antoine, reprenez votre pilule bleue et allez donc voir ailleurs si j’y suis.

      Bonjour chez vous.


    • Antoine 4 décembre 2010 00:17

      Vos insultes sont aussi vaines que déplacées même s’il est agréable de se faire traiter d’imbécile par un crétin. Le déficit constant des finances publiques n’est pas né à l’ère Sarkosy mais depuis le début des années 80, époque de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Je vous parle d’un tsunami et vous m’opposez des vaguelettes : amusant. Que l’europe soit peu démocratique (ce qui est assez vrai) n’y change pas grand chose. Je maintiens que l’on a les politiques que l’on mérite et qu’ils ont laissé déraper les finances publiques pour satisfaire les demandes toujours plus avides de leurs électeurs sans culture économique.


    • Morpheus Morpheus 4 décembre 2010 01:18

      Allons, cher Antoine (le « cher », aussi étonnant que cela puisse paraître, est absolument sincère), allons. Vous parlez d’insulte ? Prenez du recul. Je n’ai fais que vous renvoyer le nom d’oiseau que vous m’avez de prime abord adressé. Et à vrai dire, même si j’ai pu paraître, dans le ton de mes propos, en prendre ombrage, je vous assure qu’il n’en est rien. Tout ceci n’est qu’un jeu. Rien qu’un jeu ! Réfléchissez : que sont nos opinions ? Que valent-elles ? Que changeront-elles ?

      Allez, donnez-moi la main et montez avec moi sur la table. De la haut, vous verrez, la vue est différente. smiley

      Avouez qu’un imbécile donnant la main à un crétin, observant le spectacle grandiose de notre mirifique civilisation perchés sur un bureau d’écolier vaut le déplacement, non ? Surtout s’ils s’invectivent smiley

      Alors, argumentons, voulez-vous ? Nous ne sommes pas des sauvages, pas vrai ? Vous dites "Le déficit constant des finances publiques n’est pas né à l’ère Sarkosy mais depuis le début des années 80, époque de l’arrivée de la gauche au pouvoir.« 

      Pas d’accord. Le déficit à débuté en janvier 1973, lorsque VGD a signé la »loi Pompidou« , aussi appelé »loi Rothschild« . (rappelons, que Pompidou a travaillé pour le groupe Rothschild - si vous doutez, documentez-vous). Cette loi interdit depuis lors à l’État Français d’emprunter auprès de sa propre Banque Centrale (la Banque de France).

      C’est depuis ce moment que la dette à commencé à grimper en flèche. Je vous accorde volontiers que F. Mitterrand n’a rien fait pour abroger cette loi, cependant, je crains qu’une telle abrogation aurait été inutile. Parce qu’ensuite, sont venu les différents traités de l’UE (par ex. art. 104 du t. de Maastricht et art. 123 du t. de Lisbonne).

      Vous pouvez peut-être admettre qu’un état qui perd le contrôle de sa monnaie se trouve sévèrement handicapé, oui ?

      Vous persistez ensuite à dire que  »nous avons les politiques que nous méritons« . Bon, je comprend. J’ai déjà entendu ça, je crois même l’avoir non seulement déjà dit, mais pensé. Puis, je me suis aperçu que pareil pensée était conditionnée. Et
       non seulement fausse, mais assez ridicule.

      C’est la conception même de »démocratie« qui nous a été inculquée qui entraîne ce conditionnement. On nous a conditionné à penser que la démocratie, c’était le suffrage universel. Point barre.

      Alors, certes, le suffrage universel est une excellente chose et représente un réel progrès. Mais il n’est pas le garant de la démocratie. Bien au contraire. Il peut être un outil dans une démocratie, mais en y réfléchissant, pas forcément l’outil le meilleur, et pas l’essentiel.

      Permettez-moi d’argumenter cette pensée révolutionnaire (que je dois à Mr Étienne Chouard). »démocratie« signifie »le pouvoir du peuple« , n’est-ce pas ? Bien. Or, lorsque nous utilisons le système de votation pour élire un membre de l’assemblée, du sénat ou d’une chambre, ou encore le Président, nous votons de préférence pour le meilleur candidat, n’est-ce pas ? Dans le pire des cas, pour le moins mauvais (cf. 1995, Chirac vs Le Pen). Or, »le pouvoir du meilleur", cela se traduit par ... aristocratie !

      Bon sang, mais que signifie alors tout ce que l’on nous raconte en Histoire concernant 1789 ? Nos ancêtres ne sont-ils pas soulevé pour supprimer l’aristocratie ? ... Et bien non. Ce n’est qu’un mythe. En fait, la bourgeoisie a organisé cette révolte afin de prendre la place de la monarchie, et instaurer, non une démocratie, mais une aristocratie déguisée en démocratie, afin d’obtenir l’adhésion du peuple.

      Je sais, c’est très difficile à entendre, plus encore à accepter, comme idée. C’est toujours comme ça, la pilule rouge. Un goût salement amer en bouche.
       
      Cela dit, cher Antoine, crois ce que tu veux et dis ce que tu veux. On est en République, pas vrai ? smiley


    • Morpheus Morpheus 4 décembre 2010 01:49

      J’ajoute que l’argumentation d’avoir les dirigeants que l’on mérite est une façon de rendre le peuple injustement responsable des choix politiques opérés par les dirigeants, ce qui équivaut à culpabiliser le peuple pour des choix et décisions sur lesquels il n’a pas de prise.

      Culpabiliser = point neuf de la stratégie de manipulation.


    • Antoine 4 décembre 2010 02:06

      Vous finassez bien mais lisez mal : primo mon premier message ne contenait aucune insulte, deuxio j’ai par la suite évoqué un déficit « constant » . Après 1973, il n’y en pas eu pendant deux années consécutives et la gauche a gaillardement rectififé le tir histoire de tester sa démagogie, démonstration suffisante de mon point de vue en rien contrariée par votre littérature fumeuse...


    • Morpheus Morpheus 4 décembre 2010 02:16

      Je vous cite « Il est même ridicule quand il prétend que le »peuple« n’a aucune responsabilité » (en parlant de moi).

      Mais vous avez raison. Je ne vous ai pas traité de ridicule, je vous ai traité d’imbécile. J’ai enfin précisé que tout ceci était peu important, n’était qu’un jeu.

      Visiblement, vous aimez jouer : à présent, vous me prêtez une « littérature fumeuse ». De la part d’un imbécile, cher Antoine, je prend cela pour un compliment qui me va droit au cœur.

      Bonjour chez vous smiley


    • Antoine 4 décembre 2010 02:22

      Je n’avais pas aperçu votre ajout. Présentez-vous aux élections en exposant toutes les vérités avec les sacrifices qu’elles représentent et vous verrez si vous serez élu !!


    • Antoine 4 décembre 2010 02:40

      Décidément, vous êtes très en forme ! Dire d’un auteur de propos qu’il est ridicule de les tenir n’est pas une insulte (ou alors vous avez des problèmes de définition). Pour le reste, vous jouez tout petit bras en parfaite harmonie avec votre pensée.


       ( Ps merci pour vos insultes)


    • Antoine 4 décembre 2010 13:26

      Mauvais joueur...


    • Salsabil 30 novembre 2010 11:10

      Bonjour Morpheus,


      Excellent papier, bravo !

      • Fergus Fergus 30 novembre 2010 11:18

        Excellent texte, Morpheus, que j’avais déjà lu avec délectation en modération et que je viens de relire avec autant de plaisir.

        Cela dit, la seule question qui vaille est la suivante : un banquier est-il capable d’entendre cet appel, de comprendre que derrrière tout le grand cirque financier il y a des hommes et des femmes faits de chair et de sang, des hommes et des femmes parfois en grande détresse ? Un banquier peut-il entendre ce message ou n’est-il, définitivement, qu’une machine à faire du fric pour alimenter le profit des actionnaires ?

        Bonne journée.


        • Salsabil 30 novembre 2010 11:23

          Bonjour Fergus,


          Comme parfois lors de rebellions populaires, l’armée censée défendre les dirigeants conspués se tourne du côté des manifestants, l’employé de banque se placerait aux côtés de son humain de client.

          Un jour peut-être....

        • Defrance Defrance 30 novembre 2010 11:42

          @Salsabil,

           Vous avez raison, beaucoup d’employés, de banque, ou caissières de magasin vous incite a utiliser les Guichets Automatique sans se rendre compte qu’a terme leur employeur n’aura plus besoin d’eux !
           Il m’est arrivé a plusieurs reprise de passer cinq minutes a une caisse, et d’expliquer a la caissière qu’elle se tire une balle dans le pied en demandant aux clients qui font la queue d’aller a la caisse automatique !

           Si j’avais de gros moyens je ferais imprimer des tea-shirt avec ce slogan : Les Automates Tuent l’Emploi ! BOYCOTTEZ !


        • Defrance Defrance 30 novembre 2010 11:43

          vous incitent !


        • Fergus Fergus 30 novembre 2010 11:58

          Salut, Salsa.

          Les employés qui réagissent comme cela sont nombreux, y compris aux guichets des entreprises de transport, mais ils subissent de plus en plus la pression de leurs chefs pour vendre les produits les plus juteux et non donner au clinet le service exact dont il a besoin. Des pressions positives sous forme de primes, ou négatives sous forme de sanctions. Mais dans tous les cas, c’est le « client » qui passe à la caisse, ou plutôt le « cochon de payant ».

          Je te souhaite une excellente journée.


        • Fergus Fergus 30 novembre 2010 12:01

          @ Defrance.

          Dans le genre « employés qui se tirent une balle dans le pied », il y a aussi ces hommes et ces femmes dans les supermarchés qui incitent les clients à l’utilisation du scanner et au passage aux caisses automatiques.

          Bonne journée.


        • Defrance Defrance 30 novembre 2010 12:33

          @Fergus,
           
           Personelement, au supermarché QUAND JE SUIS OBLIGE D’Y ALLER si on me pousse vers ces machins là je déclare haut et fort que ce sont des fabriques a chômeurs pour qu’un maximum de victimes de la boite a enconnarder m’entende et eventuelement comprenne !


        • sonearlia sonearlia 30 novembre 2010 12:58

          Ça, c’est ce que vous voyez, mais la délocalisation a fait disparaître bien plus d"emplois.


        • Morpheus Morpheus 30 novembre 2010 13:24

          Je ne sais pas si nos banquiers (gérants de succursale) seront ou non sensible au message, mais disons qu’en leur envoyant un tel message, la balle est dans leur camps, et ils ne pourrons plus dire « je ne savait pas ». C’est surtout là que se situe ma démarche.

          Bonne journée à vous également (enneigée, pour ma part)


        • zelectron zelectron 30 novembre 2010 14:13

          Excellent article, en résumé, depuis John Law rien n’a changé !


        • Defrance Defrance 30 novembre 2010 16:20

          @Sonearlia,

           Nous savons tous que les délocalisation sont a la base de la destruction du systeme, mais on n’a que peu d’emprise sur les multinationales qui viennent nos « éponger » ?

           Beaucoup de mes collègues ont du « immigrer » de force en Irlande, ce cas ouvre enfin les yeux a de nombreux d’entre nous ! Le paradis du début du millénaire y est devenu un cauchemard en moins de TROIS ans !


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 novembre 2010 20:58

          Vous êtes trop gentil : « un bon verre - ou même une bonne table ». Pour ces crapules j’envisagerais plutôt « une bonne cellule » dans « un bon centre pénitencier », comme pour Bernard Madoff.


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 novembre 2010 20:59

          Excellent papier.


        • Castor 30 novembre 2010 11:20

          Excellent article.

          Merci, bravo, encore !

          • Defrance Defrance 30 novembre 2010 11:36

             Désolé Morpheus,

             J’étais sur de l’avoir lu hier et je m’étonnais que personne n’ai fait de commentaires, en fait j’ai même pensé a un pb de serveur AGORAVOV .. En fait je l’ai lu et voté, mais en moderation, avant sa publication .

             Je fais moi même la grève des sousous à la banque depuis plusieurs années. Je vis au jour le jour de ma retraite, je ne cherche plus les économies, je donne ce que j’ai en trop a mes enfants ... Bref à la BANQUE OBLIGATOIRE, il n’y a que le nécessaire, le Crack Bancaire ne m’effraye point !


            • Ariane Walter Ariane Walter 30 novembre 2010 11:47

              Cher Morpheus,

              J’ai mis un commentaire ce matin mais tout à coup Avox a eu un hoquet informatique et tout est passé à la trappe !
              je disais donc que votre itinéraire était exactement le mien. Que je croyais aussi que les Pays battaient toujours monnaie. Le docu « l’argent-dette », que j’ai d’ailleurs découvert grâce à Agoravox, m’a ouvert les yeux comme à vous.
              J’irai donc retirer mon argent le 7 décembre. (J’ai déjà loué un tracto-pelle !) et je leur donnerai votre lettre. Vous me le permettez ?
              Excellente initiative et excellent article.
              Merci !


              • Defrance Defrance 30 novembre 2010 12:03

                EN TRACTO-PELLE  ! Vous allez tout de même pas leur demander en pièces de 1 centimes uniquement, à la Francis Blanche si je ne trompe pas  ?

                 


              • Ariane Walter Ariane Walter 30 novembre 2010 13:00

                Si ! justement !


              • Defrance Defrance 30 novembre 2010 13:23

                En fait Ariane, vous avez raison, les pieces de 1 Centimes, en cuivre rouge, valent a ce jour plus de 1 centime ! 


              • Morpheus Morpheus 30 novembre 2010 13:32

                Cher Ariane,

                vous avez mon autorisation pour dupliquer cette lettre et la communiquer à votre banquier.

                Bonne journée à vous et merci de votre appréciation smiley


              • JL JL 30 novembre 2010 11:47

                Excellent en effet.

                Vous dénoncez le scandale qui consiste à : « (permettre) à un organisme privé de créer et gérer la monnaie, et ensuite lui emprunter l’argent dont l’état a besoin avec intérêts »

                La cerise sur le gateau du scandale est évidemment cette histoire d’intérêts obligés : j’assimile cette façon de faire unilatérale à du terrorisme.

                Mais revenons en aux fondamentaux. Si l’on est dans une économie dirigée, il est clai, par définition, que l’Etat ne saurait déléguer l’un de ses droits régaliens au privé.

                Si l’on est en économie libérale, et l’argent n’étant autre chose qu’une reconnaissance de dette à défaut d’être porteur de valeurs intrinsèque, alors, chacun doit être libre d’émettre sa monnaie, et en contrepartie, chacun est libre de la refuser. Il semble que cela pose de gros pb, mais ce n’est pas mon affaire.

                Là où ça devient intolérable, c’est quand les citoyens se trouvent avoir les inconvénients des deux systèmes sans en avoir aucun des avantages : je veux dire, quand l’Etat s’est départi de son droit régalien et qu’il assure le monopôle de celui ou ceux à qui il a remis ce droit.

                J’appelle un tel système le fascisme.


                • Defrance Defrance 30 novembre 2010 12:11

                  Le problème est que l’on a du mal a savoir ou on est ?

                   On est pas dans une économie dirigée puisque l’état n’émet plus sa monnaie, on n’est pas non plus en libérale puisque par exemple les « Grains de Sel » n’arrivent pas a se généraliser ?

                   Par contre dans les petits villages l’ébéniste vous répare une chaise cassée contre la mise a jour ou le dépannage de son ordinateur, on échanges ses patates contre des haricots ou des pommes selon la saison ...


                • JL JL 30 novembre 2010 12:23

                  Defrance, vous avez essayé de payer votre taxe d’habitation avec autre chose que des euros ?


                • Defrance Defrance 30 novembre 2010 12:56

                   vous avez essayé de payer votre taxe d’habitation avec autre chose que des euros ?

                   Non, je paye mes impots en espece a la tresorerie, mais pas de taxe d’habitation !

                   Au Vietnam je paye en Euro, en Dollars en or... mais je n’ai jamais tenté de payer en DONG en France, car dans ce cas le tracto-pelle serait nécessaire pour mes petits impôts (1 Euro = 20 a 25 000 Dongs selon appréciation du jour )

                   


                • Tarouilan Tarouilan 30 novembre 2010 20:59

                  Et le comble...... avant d’être intégré dans le système monétaire européen, n’oublions pas que ce sinistre procédé a été créé en France par Georges Pompidou qui a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.

                  La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros (*), déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts.

                  1327 – 1306 = 21 Milliards d’Euros ! : Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.

                  http://infoguerilla.fr/wp-content/uploads/2010/05/Dette_evolution_avec_et_sans_interets_G.jpg


                • frugeky 30 novembre 2010 12:01

                  Faisons leur rendre gorge.
                  Reprenons, d’abord, ce qui nous appartient puis, votons pour ceux qui proposeront que l’Etat soit responsable de la création monétaire.
                  On entend souvent dire par la clique d’économistes aux ordres que l’Etat ne sait pas gérer mais quand on constate la science des gérants privés, on remarque que si ils savent gérer, ce qui reste à démontrer, ils sont profondément malhonnêtes.

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