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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Vue de Russie, la France de la « diversité » et des « chances pour… » (...)

Vue de Russie, la France de la « diversité » et des « chances pour… » est-elle encore la France ?

Gros plans sur le Paris de la “diversité”. Où sommes nous ? N’importe ou dans le monde ? Le tiers monde ? Non ! Mais il faut zoomer sur la tour Eiffel pour que l’on devine. « Croyez le ou pas », nous disent les commentateurs Russes, « d’où que vous veniez, quelle que soit la couleur de votre peau, votre religion, en théorie, si vous avez un passeport Français, vous êtes français, à part entière. Mais en réalité », ajoutent-t-ils, « ce n’est pas si simple… »

 Ainsi débute une série d’émissions de la première chaîne nationale de la télévision russe : la France et Qu’est-ce qu’être français ? Le Tour de France, avec Vladimir Posner et Ivan Ourgant, en 12 épisodes de 52 minutes. Pour eux la réponse est assez claire. Nous sommes envahis et la France est en train d’être défigurée…..

Faute d’une version traduite, les images des premières minutes sont parfaitement parlantes.
 
La traduction du titre russe de l’article - ‘’Понаехали в бедным французам черно..пые бездельники’’ - est en revanche difficile. Elle résume en jargon populaire le sentiment profond de nos amis russes….Dans cette riche langue slave, le terme Понаехали Po naiehali, fait référence à « des étrangers arrogants et désinvoltes qui viennent s’installer chez vous sans faire grand-chose et en s’asseyant avec mépris sur vos traditions et votre culture… ».Il se prononce avec une nette nuance d’exaspération. (« Indignés ? ») On pourrait traduire littéralement, « Pauvres français, les c… noirs paresseux occupent la France ».
 
Pourquoi cette insistance sur le « français a part entière » ?
 
En Russie il y a deux mots différents pour les détenteurs de passeports. Les russes (Ruski) et les « Rossianin, » ( russiens ?), Intraduisible aussi. C’est pire que « français de souche ». Vous pouvez ne parler que russe, avoir une famille présente en Russie depuis toujours, être orthodoxe et boire de la Vodka, si vous vous appelez Satouiev, Naibourov ou Noureev (Noms Tatares) aucun russe ne vous confondra avec un russe. Preuve de respect pour la « diversité » ? Pas vraiment. Les russes se considèrent comme de la « glaise » par opposition aux français, plus « grains de sable ». Ils distinguent les « nôtres » (nashi) et les « pas nôtres ». En Russie aussi, en pratique, il vaut mieux appartenir aux premiers qu’aux seconds.
 
La France vue par l’ethnologue et le Persan
 
Vladimir Posner est une star de la télévision sovieto russe. Il est né en France en 1934 dans la clandestinité d’une mère au passeport français et d’un père juif apatride et espion soviétique. La famille fuit aux Etat Unis pendant l’occupation. Chassé par le Mac Carthysme, refusée en France, elle quitte l’Amérique pour Berlin Est. Posner passera les années suivantes en Union soviétique. Il fut le porte parole médiatique du pays pendant la guerre froide puis un symbole télévisuel de la perestroïka. Il ne remettra les pieds en France que 30 ans plus tard. Posner a donc au moins une quadruple culture, Française américaine soviétique et russe. Dans la série, il est le « passeur » : celui qui maîtrise les deux cultures et l’analyste : le journaliste d’investigation formé à l’américaine. Urgant est un jeune animateur TV et acteur de Saint Petersbourg. Il joue le rôle du Russe de base aux réactions spontanée et naïves. Le Persan.
 
 
Au delà des stéréotypes, la confrontation de deux visions impériales.
 
On n’échappe pas à un certains nombre de clichés : Champagne, Mode, Fromages et Saucissons, et avec des majuscules partout s’il vous plait ! Mais c’est néanmoins passionnant parce que l’URSS était, elle aussi, un empire multinational. On rabâchait à ses peuples qu’ils étaient tous des citoyens soviétiques, mais ils ne le croyaient pas vraiment. Pourtant, dans une certaine mesure, c’était assez vrai. Il existait un « Homo Sovieticus ». Les français sont restés longtemps convaincus qu’effectivement, dés lors qu’on avait un passeport, on était un français à part entière, alors qu’effectivement, en pratique, ce n’était sans doute pas si simple. 
 
Les uns et les autres donnent aujourd’hui le sentiment de découvrir les limites de leurs modèles respectifs. C’est sans doute le regard qui a changé plus que la réalité. La confrontation de ces deux visions a la fois impériales, universalistes et, aujourd’hui, doutant d’elles mêmes, est vivement intéressante.
 
Chacun pourra y butiner. « Si même les étrangers trouvent que nous avons trop d’étrangers, alors , oui, nous avons un réel problème ! » Ou, au choix, « si les étrangers de passage sont fascinés par des modes de vie qu’ils nous envient, par la force et la richesse de notre culture et de notre identité, au combien plus encore ceux qui vivent chez nous devraient ils finir par les adopter ! »
 
Quelques fils directeurs de la série
 
Les comparaisons avec la Russie, évidemment, mais aussi avec les Etats-Unis.
 
La précédente série se déroulait aux USA. Dans l’ensemble, elles nous sont plutôt favorables. La France apparaît aux russes comme un « milieu d’or ». D’un coté, le monde anglo saxon ou chacun vit dans des règles claires et assez strictes, y compris intérieurement. De l’autre la « liberté intérieure russe » qui fait qu’on ne peut jamais savoir ce qu’il y a au fond d’un russe.
 
C’est une des dernières russes blanches encore née en Russie qui le leur révèle.
« Pourquoi ces affinités entre la France et la Russie ? » 
« C’est une histoire de proximité intellectuelle mais aussi de caractère. Mais, êtes vous américain ou français ? »
« Quelle différence ? Disons américain ».
 « Elle est énorme ».
 
Sous entendu, un américain ne saurait comprendre la liberté russe. Un français, lui, pourrait la soupçonner ?
 
Nous voila fixés. Pour les russes, nous sommes quelque part a mi chemin entre l’est et l’ouest !
 
Truisme géographique me direz vous, mais encore ?
 
Suivant le principe du pessimiste et de l’optimiste et de la bouteille à moitié pleine ou vide, toute la série peut se comprendre de deux manières.
 
Les déclinistes pourront comprendre que nous sommes presque aussi bureaucrates et bordéliques que les russes mais à coût plus élevé et sans le gaz. Presque aussi ultra libéraux que les américains avec la richesse en moins et la sécurité sociale en plus.
 
Les optimistes au contraire, concluront qu’il fait globalement bon vivre en France, pays de la mesure, du juste milieu et de l’équilibre. De l’Art de vivre et du Savoir Faire…..
 
Les russes, eux, ont fait leur choix. Mais pour ne pas tomber dans un optimisme excessif, signalons que pour eux, le type même du génie français, alliant une fantaisie débridée à une logique rigoureuse, c’est l’invention du Velib…..
 
Au temps pour la France des droits de l’Hommes ! Mais il est vrai que pouvoir mettre des vélos en libre service dans la rue, sans qu’ils soient immédiatement volés ou dégradés, comme ce serait peut être le cas en Russie (les russes le pensent) donne l’image d’une société globalement apaisée et policée.
 
Les souvenirs d’enfance de Posner.
 
Sa naissance dans le 16 eme, ses vacances à Biarritz, sa fuite depuis Marseille. Quand il explique aux russes l’occupation, le Vichysme, quand il échange avec Juliette Greco, Marek Halter, il est de plain-pied avec l’histoire de France et avec son histoire personnelle. Cela donne une touche intimiste mais aussi un poids particulier à ses questions comme à ses propres réponses.
 
La fraîcheur du ton. Le politiquement correct n’en est qu’a ses tout débuts en Russie.
 
On sait que les babushka orthodoxes (grand mères) ratonnent les Gay Pride à grand coup d’icônes, sous l’œil attendri des OMONs (sorte de CRS locaux, dont l’appellation en cyrillique, déchiffrée dans un rétroviseur se lit HOMO !) et avec l’approbation des autorités pour lesquelles l’homosexualité, je cite : « n’est pas favorable au redressement démographique du pays »...
 
Dans l’ensemble, les russes restent assez éloignés des grandes modes intellectuelles occidentales. Ils disent les choses comme ils les voient et les pensent.
 
Les deux animateurs portent donc sur notre pays un regard, neuf pour nous, amoureux certes, mais dans l’ensemble sans complaisance.
 
Ce qui surprend quand on a l’habitude des medias français, ce sont des questions qu’on a pas le droit de poser, des réponses qu’on a pas l’habitude d’entendre, des images qu’on a pas l’habitude de voir.
 
L’écologie et le multiculturalisme ne les convainquent pas.
 
Les Enfants de Tchernobyl, sont fan du nucléaire à la française !
 
La fine équipe va visiter La Hague, puis interviewe un militant anti nucléaire. Conclusion, les français sont très fort. Leur système nucléaire est remarquable. Ils ont le sens de l’anticipation à long terme. Les écolos ne sont pas convainquant. Pourquoi se battent ils contre les centrales quand la voiture tue plus, directement et indirectement ? Ah, si nous avions en Russie une filière nucléaire aussi sure et performante !
 
Il y a trop d’étrangers !
 
Le Marseille de 2009, n’est plus celui de 1942. Posner n’est clairement pas enthousiasmé par la différence. « Les français peuvent dire ce qu’ils veulent, et faire semblant d’y croire, nous ne sommes pas persuadés des beautés du multiculturalisme ».
 
Les russes qu’ils rencontrent, Les jeunes étudiants sibériens à Polytechnique par exemple, sont sur la même longueur d’onde « Zeymourienne ». "Il y a trop d’étrangers d’où, vols, insécurité et dégradation culturelle"….Sainte Marie de la mer : (sur un ton de tranquille évidence) « tous le monde sait que les Tziganes ne travaillent pas. Donc c’est qu’ils volent. Et en plus, les français leur financent des places de camping…. !
 
Une exception : un Légionnaire russe : pas de français, pas d’étrangers, que des légionnaires ! » Un modèle pour une société harmonieuse ?
 
Les russes furent très frappés par les images de nos émeutes urbaines plus ou moins ethniques. Tous les touristes russes vous font des réflexions sur « l’envahissement » de la France. Chez eux, un africain dans la rue, cela reste d’un exotisme torride. Ils reviennent de Paris atterrés et ils nous plaignent ! Posner confirme. Pour lui, la France n’a pas su décoloniser pacifiquement comme l’Angleterre, elle a été virée par ses colonies. Pour se faire pardonner, elle a ouvert grand ses portes et elle se perd elle-même.
 
Toutes ces opinion sont d’ailleurs largement partagées par la plus part des nombreux migrants qu’ils interviewent. Ils se sentent français. Posner est un peu sceptique. Et pourtant ! Un animateur social d’origine algérienne lui explique qu’il ressent profondément l’insécurité. « Le fait d’être Arabe ne change rien. Ce sont les « jeunes » qui sont intenables…. » Bel exemple d’intégration…Un français d’origine africaine lui fait part de ses difficultés. « Oui, il y a du racisme ». Ses filles se sentent françaises, mais elles doivent à chaque fois faire leur preuve et elles fréquentent surtout des noirs… Mais incidemment, on apprend que ses 4 garçons sont mariés à des compatriotes blanches. Un président Noir ? Peut être demain, un de mes petits enfants métis…
 
La France, un modèle pour la Russie ?
 
En attendant, les, russes, sont confrontés à leurs propres « diversités » : La résurgence de l’Islam chez certains des « russiens ». L’arrivée de travailleurs des anciennes républiques soviétiques. Ils se demandent comment réagir. Cela est très nouveau pour eux dans la forme actuelle. D’ailleurs, ils utilisent souvent le mot allemand faute d’un équivalent soviétique. « Gestarbeiter ».
 
Les longues explications enthousiastes sur les tenants et aboutissants des lois successives sur le voile laissent penser qu’il y a de fortes chances qu’une fois de plus, la Russie cherche l’inspiration auprès de la « France des lumières….. ». D’autant plus paradoxal, que la bonne russe orthodoxe se ballade souvent en foulard et ne saurait en aucun cas pénétrer dans une église sans son « voile »
Evidemment, « quid de la tradition de la liberté en France ? » Mais on sent que là aussi c’est presque un nouveau reproche aux étrangers. « A cause d’eux, la France est contrainte de renier ses propres traditions d’ouverture et de tolérance…. »
 
 La Russie un modèle pour la France ?
 
En matière de « diversité », les russes sont très en avance sur nous. En gros, je ne connais pas un russe qui ne soit mâtiné d’autre chose. Même, surtout, les plus racistes. En dehors de la vodka et de la bouillie de sarrasin, et encore, il n’est pas une spécialité dite « russe », qui ne soit d’origine « étrangère » du bortsch ukrainien a la salade Olivier française, en passant par le chachlik caucasien. Tout le monde cohabite, mais cela ne saurait se concevoir que dans un strict respect de la « grande culture du grand peuple frère russe et de sa grande langue ». Y mettre un minimum d’obséquiosité ne nuisant nullement au caractère chaleureux des relations interethniques. Sur bien des églises orthodoxes, cela est symbolisé par la présence d’un croissant islamique sous la croix. L’islam a toute sa place en Russie, qu’on se le dise : A la botte !
 
 La recherche du religieux leur parait être une étape obligée de la définition de l’identité nationale.
 
 Pour des russes, c’est une évidence, la religion est liée à l’identité nationale et vice versa ! L’émission s’attarde donc volontiers dans les lieux de culte. Posner est un adepte d’un « athéisme positif ». Il nie être vraiment militant, mais il réaffirme régulièrement ses convictions. Passage à Notre Dame de Paris ou il fut baptisé..., la tombe de Thomas d’Aquin à Toulouse, mort sur le chemin d’une éventuelle réconciliation avec l’orthodoxie. 
 
Lourdes ! Posner est physiquement mal à l’aise face aux souvenirs et autres Saint sulpiceries, l’argent, les « superstitions ». Il ne le cache pas. Mais il montre aussi la somme des dévouements, donne la parole aux pèlerins, aux malades, aux prêtres. Quel contraste avec nos propres medias !
 
Comme tout français, j’ai entendu parler du pèlerinage de Lourdes. Jamais je n’avais vu, en France, un reportage montrant à quel point c’est un événement de masse.
 
La manière dont les problématiques religieuses sont maniées avec des pincettes, voire occultées dans les medias et les débats publics français contraste très fortement, et pas en bien, avec la place qui leur est accordée dans les débats équivalents en Russie, même par des journalistes plutôt hostiles. Oui, ce sont de vraies questions et les censurer ne pourra qu’entraîner leur résurgence dans des termes pas nécessairement apaisés.
 
L’attachement des français à leur histoire nationale et familiale : mémoire, continuité ou stagnation ?
 
En URSS, tout a été fait pour éradiquer le passé physiquement comme symboliquement
 
Il est rare qu’un russe ait des idées précises sur sa famille au delà de la troisième génération. Posner est fasciné par l’attachement des français à leur histoire. On navigue de musée en artisanat d’art, de célébrations en son et lumière, de souvenirs de famille en espoir de transmission. La leçon récurrente pour le téléspectateur russe : Pour avoir un avenir, il faut connaitre son passé. Pour le français ? Qu’est ce que nous le connaissons bien ! Peut être gagnerions nous même à nous tourner un peu plus vers l’avenir ?
 
Mais ce n’est pas tant en réalité l’histoire qui est en jeux que la continuité. Etre russe aujourd’hui, c’est ne pas savoir de quoi demain sera fait. Vivre dans l’instant avec tous les charmes mais aussi l’insécurité que cela implique. A Blois, Posner retrouve un café ou il est passé il y a 30 ans lors de son premier retour en France. C’est toujours la même famille. Ah ! Ce n’est pas Moscou ou les enseignes changent en permanence !
 
Stabilité et continuité ou immobilisme et conservatisme ?
 
 Le faible niveau de matérialisme des français…. !
 
L’URSS fut philosophiquement matérialiste. La Russie l’est désormais économiquement. La France le serait peu. Ils n’en reviennent pas. D’autant que l’idéologie officielle, c’est que « l’âme spirituelle russe » s’oppose au matérialisme occidental ».
 
Pour le vigneron, ses vignes sont moins une réalité économique qu’une passion. Les deux russes essayent d’évaluer la valeur du vignoble et Urgant ne comprend pas que le propriétaire continue à travailler. Il pourrait vendre et vivre très largement, lui et ses descendant.
 
Les « femmes françaises s’intéressent a l’argent, comme toutes les femmes (sic) », mais elles préfèrent encore un « homme qui parle bien » à un « homme riche ». « Les français jouent, mais pas pour de l’argent, juste pour la tournée ».
Cela pourrait paraître positif, mais dans l’esprit russe, il y a aussi le sentiment d’une certaine mesquinerie, voir avarice. Avare comme un français est un proverbe russe…. (En réalité, c’était pour ne pas dire radin comme un juif, mal vu en l’URSS. On nous explique que comme « la loi interdit les anecdotes sur les juifs les noirs et les arabes », les français eux, en sont réduits à raconter des histoires belges…)
 
 Modeste et de bon goût.
 
Les russes adhèreraient bien au bon goût, mais ne sont pas vraiment adeptes du modeste. Depuis une « Grrande Rrrussie », ou tout est « grrand », ils ne comprennent pas vraiment comment avec leur « petites voitures, leur petites maisons leurs petites villes leurs petites femmes, leur petits plats, leur petits salaires, les français peuvent globalement donner l’impression d’être heureux.
A quoi cela sert il de gratter à longueur de journée une terre qui vaut 90 millions d’euro si c’est pour ne même pas rouler en Rolls ? Interview de Bocuse : vous êtes un grand artiste !? Non, je suis un modeste artisan qui aime le travail bien fait.
 
Les russes rêveraient d’une France plus bling bling ? Peut être. D’ailleurs, ils cherchent vainement un vrai d’Artagnan, flambeur et flamboyant, un Portos avec son baudrier plaqué or. France Rollex ! Ou es tu ?
 
 Des interviews, de personnalités comme d’inconnus, mais d’une grande variété et qui parlent (presque) vrai :
 
Au nombre des personnalités, que du beau monde, Sophie marceau, Alain Dominique Perrin, Marek Halter, Juliette Greco, Chevènement, des maires, des députés, des artistes, des entrepreneurs, des militaires des journalistes
 
Les français aiment les russes. Du coup, on a le sentiment qu’ils se « lâchent » et sortent un peu des langues de bois habituelles. Assez rafraîchissant. Le propriétaire de la Romanée Conti leur ouvre ses portes, parait il pour la première fois a une télévision. « Recevrez vous un jour la TV française ? » « Jamais, ou en dernier ! » Les choses importantes, on ne prendrait pas le risque de les raconter à des journalistes français. Qu’est ce qu’être française ? Pour Sophie Marceau, c’est être, à la fois une bonne maman, une bonne maîtresse de maison et une bonne épouse…L’aurait elle dit dans ces termes sur une chaîne nationale ?
 
Une constante : tous, ne sont pas peu fiers d’être français….
 
L’art de vivre et le savoir faire. Cela revient en boucle. C’est très vrai. Mais par moment, cela en devient presque gênant de nombrilisme et d’autosatisfaction. D’auto persuasion ? On veut apprendre aux « barbares russes » comment il est de bon ton de vivre. Comment boire son Champagne….
 
Un producteur de vin porte un toast. Aux honorables hôtes étrangers, comme en Russie ? Pas du tout, c’est à la Bourgogne et à ses vins ! Qu’ils vivent à jamais !
Même en faisant la part du coté dépliant touristique, on a parfois l’impression que les français sont de bons vivants qui passent leur temps à faire la fête, et à picoler. Mêmes nos manifs donnent un peu cette impression ! C’est vous dire !
 
Plus d’un interviewé, quand on lui demande ce que sont la France et la culture française, répond par le pinard. Par moment, on en viendrait à penser que la passion gastronomique et viticole cache peut être d’autres vides plus existentiels comme l’amour du passé pourrait cacher une appréhension de l’avenir.
 
La meilleure définition est donnée par un Héritier de la Maison Hermès. « Etre français, c’est être persuadé qu’il n’est pas de sort plus enviable dans le monde, vouloir le faire partager au reste de l’humanité et être capable de rire de cette conviction ». A la fin, c’est l’humour qui nous sauverait d’une certaine arrogance. Problème : ce n’est pas vraiment le fort des russes. Mais ils nous aiment tellement qu’ils nous pardonnent, même si ils n’en pensent sans doute pas moins…
 
 Tous fiers ? Oui !
 
Les basques, les bretons, les marseillais. Et les migrants ! Du reste, preuve de leur intégration, ces derniers résument l’ambiguïté de leur double appartenance dans des termes parfaitement français. « Nous faisons le ramadan, nous ne mangeons pas de porc, mais nous buvons du vin ! Comme si les différences théologiques culturelles et civilisationelle entre islam et occident étaient avant tout question de gastronomie !
 
A la fin cela tourne au modèle systématisé. On est Basque, Breton, russe, algérien ET français. Le deux compères finissent même par croire, au vu des doubles noms des rues, que l’occitan existe encore vraiment et que les toulousains sont occitans et français.
 
C’est vrai que cela ne conviendrait pas mal à la Russie. Le problème, c’est que les tatares sont tatares et « rossianin », pas tatares et Russes.
 
 Un bémol la Femme Française : ne pas nous endormir sur nos lauriers.
 
Consensus : En Russie, ce n’est pas le grand amoureux français qui fait rêver, mais La Française. Bon, sur le terrain qu’en est-il ? « Elles sont quand même en moyenne moins grosses que les américaines ». « Comparées au Russes ? Pas terribles ». « Oui, mais quel Charme ! » Notre propagande fonctionne encore pas mal. Et de partir à la chasse aux « charmantes »…
 
A grand peine, ils en trouvent deux qui auraient le profil. Ce sont des italiennes…
Peut être vivons nous un peu trop sur nos acquis ?
 
Paradoxalement, alors que les observateurs russes semblent avoir des positions très sensiblement à droite de celle du front national, ils nous montrent une France dotée d’une identité en béton armé et ou au final, les choses ne se passent pas si mal.
 
Et puis vient le moment de vérité. Et les russes dans tous cela ? Et Posner ?
 
Parce que tant que l’on parle des autres, on peut se permettre approximations et interprétations. Mais quand on parle de soi même…
 
Trois moments forts.
 
L’orchestre de balalaïka des russes blancs quatrième génération.
 
Ils parlent tous russe. « Vous vous sentez russes ou français ? » Longue hésitation, « Russes oui russes. Mais nous sommes français, juste pas tout à fait comme les autres et c’est très important ». « Oui mais vous parlez français entre vous ? » « Oui, mais on est russes quand même ! ». Et puis la question centrale, celle qui révèle tout, qui dissipe tous les faux semblant, les réponses de circonstance ou de courtoisie. « Dans les matche de foot, vous êtes pour la France ou pour la Russie ? » « Pour la Russie pour la Russie ! ».
 
 Oui mais voila. Au match France Russie, ils jouaient de la balalaïka dans la tribune VIP. Quand la Russie a gagnée, ils étaient pour la Russie, certes, mais en même temps, ils se sentaient coupable d’avoir battu la France…
 
Cela rappel le moment de bravoure dans « la promesse de l’aube » de Romain gary. Un juif polonais critique devant lui les officiers polonais patriotes, leur « honour polski » et leur antisémitisme congénital. Dans son polonais sans accent, hérité d’une enfance a Varsovie, Gary, lui-même juif, le remet vertement a sa place : « Etant lui-même un patriote polonais, il ne saurait tolérer que l’on dise du mal de cette grande nation amie de son pays, La France. »
Un peu de mal à s’y retrouver ?
 
Tous les autres russes blancs interviewés quand on leur demande si ils vont en Russie, si ils souhaiteraient y vivre, disent en substance avoir pas mal fréquenté ce pays de toutes leurs espérances dans les années 90. Par la suite, ils ont pris progressivement leurs distances. Ils sont un peu déçus par les évolutions…. Tu parles ! Je les ai vu arriver et repartir. En réalité, pour beaucoup d’entre eux, ils ont découvert que même sans le communisme, la Russie ne deviendrai pas la France et ils ont fait un choix…
 
Si l’Algérie avait gagné le match ou fut sifflé la Marseillaise, je soupçonne que certains beurs auraient été fiers pour elle, mais malgré tout, au fond, sans le dire peut être, un peu triste pour la France. Leur pays. Mais bien sur, je peux me tromper.
 
Et Posner et Urgant ?
 
Les votes les plus convainquant sont ceux que l’on exprime avec ses pieds. Sur les bords de Loire et dans la « douceur angevine », Posner se confesse. Il veut achever son chemin en France.
 
Oui mais pourquoi ? Il cite Du Bellay, « France, mère des Armes des Arts et des Lois ». Il aurait aussi bien pu citer « Heureux qui comme Ulysse », car en vérité, il a fait un beau voyage. Il a traversé le 20eme siècle au cœur des grandes cultures mondiales et a la fin, il choisit la France. Même réputée en passe d’être défigurée par les « invasions barbares ». Il reconnaît encore sans peine son visage…. Plus son petit Lyré que le mont des oiseaux (ex mont Lénine a Moscou) ?
 
Mais est ce pour les arts et les lois ou parce que la France est, somme toute, une confortable maison de retraite ?
 
Et Paris ?
 
Assis à la terrasse d’un café, Posner résume : « c’est cela être parisien, prendre son petit noir le matin avec ses voisins de quartier et bavarder. Urgant :
« Vladimir Vladimirovitch, Eh ! Vladimir Vladimirovitch ! Est ce que j’ai l’air d’un vrai parisien ? » « Montrez vous de profil ? », « Non ! (Sans illusions et légèrement agressif) de profil, je sais très bien à quoi je ressemble. Mais de face ? » « Oui, toute personne qui est assise le matin dans un café est parisienne, c’est cela Paris, la France ! ».
 
Pour nous, cela n’a l’air de rien. Mais avec ou sans passeport, baptisé ou non a Notre Dame, il n’y pas un russe qui ne sache qu’Urgant et Posner, de face comme de profil, ne sont pas russes et ne sauraient l’être. Ils sont juifs. Et, circonstance aggravante, membre de l’élite intellectuelle juive.
 
Et oui, sans doute, ils sont des vrais parisiens, comme d’ailleurs les « diversités » (si on est de gauche) ou les « chances pour la France » (si on est d’une certaine droite) qui sont attablés à la même terrasse. D’ailleurs, ils ne les remarquent même plus. Pas plus que chez FonFon, ( « spécialité ancestrale de Bouillabaisse ») ils ne semblaient avoir remarqué que si le patron est bien un descendant du fondateur, le cuisinier, lui, est africain…
 
A la fin du voyage, le regard russe s’accommode à la réalité française ?
A chacun de décider si la bouteille est a moitié pleine ou vide.
 
Paris sera toujours Paris !
 
C’est, entre autre, le titre d’une BD d’anticipation de Gérard Lauzier, ou l’on voit des parisiens, aux prix de grands efforts et difficultés, parvenir a s’intégrer…. a la culture émigrée…(« depuis que mon mari s’est convertit a l’islam, ses ouvriers musulmans n’essayent presque plus de le sodomiser dans les vestiaires… »).
Mais Lauzier est aussi le scénariste du film, « Le plus beau métier du monde » dont la thèse lucide et optimiste est que « oui, c’est dur, parfois même très dur, mais qu’on y arrivera ! » (À vivre ensemble).
 
 Des russes, issus de l’homogénéité culturelle de façade soviétique, portent sur une France qu’ils jugent envahie, un regard inquiet. Personnellement, j‘ai trouvé dans leur émission, beaucoup de raisons de voir l’avenir avec optimisme. En deux trois générations, nous avons « bouffé » une élite intellectuelle russe armée d’une riche culture et « d’une âme tellement différente de la notre ». L’émigration actuelle arrive avec un faible bagage de diplômes. Elle oublie généralement sa propre langue des la seconde génération. Elle se trouve très vite fascinée par nos habitus et notamment nos fixations alimentaires. Même les manifestations pour le voile sont peut être un signe d’intégration. Ou, dans un pays arabe, des fondamentalistes enverraient ils des femmes défiler dans les rue, même bien encadrées, pour exiger un libre choix, fusse-t-il celui d’être voilées ?
 
 Contre les partisans de la « diversité », contre ceux des « chances pour », contre les russes, je crois que la France, avec toutes les difficultés qu’implique le processus pour tous le monde est bien partie pour réussir l’intégration.
Passeport ? Double nationalité ? Triple appartenance ? Nos russes, comme beaucoup de français sont passé à mon avis à côté de l’essentiel. Lino Ventura n’a jamais voulu être français. Amilakvari a toujours souhaité rester apatride. Qui douterait qu’ils furent des « nôtres » (nashi) ?
 
 Oui ! Paris sera toujours Paris mais, n’en déplaise aux russes, pas principalement par la grâce de la Tour Eiffel….
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Posner
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Ivan_Urgant

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85 réactions à cet article    


  • ak47 8 juillet 2011 12:23

    et pour terminer le pouvoir est entre les main des sioniste israelite !! faut pas l’oublié !! 


    • Yvance77 8 juillet 2011 12:49

      Salut,

      Très bon post et assez complet.

      Ayant vécu une partie de ma vie en Europe de l’Est et étant marié à une Russe (avec un enfant bi-national) je retrouve très bien ce qui fait le charme ou ce qui fait grincer des dents.

      Il est vrai que les Européens de l’Est, quand ils viennent en France pour la première fois, sont choqués (c’est vraiment le terme qui vient en premier) de voir autant de noirs et d’Arabes sur le territoire national, alors qu’ils restent scotchés aux images d’Épinal — béret, baguette, saucisson, pinard — et aux filles ayant des moeurs légères.

      À croire que la France s’est arrêtée à : « La Belle Époque ».

      Ceci étant la Russie est un pays assez magique (je ne connais que la partie occidentale). Peuple froid quand on ne le connait pas, il sait être très chaleureux et, une fois adopté, c’est à la vie à la mort.

      Fiers de ce qu’ils sont, ils n’ont jamais très bien compris pourquoi il y a eu tant de haine parfois à leur égard et ils savent le faire payer ou rendre la monnaie.

      D’apparence rude ils peuvent aussi se montrer fragiles, et non pas encore pleinement conscience de leur potentiel et de tous les atouts qu’ils possèdent.

      Gens intelligents et éduqués, bonne main d’oeuvre, résistant aux maux les plus divers, richesses naturelles énormes, etc. ils ont tout pour être leaders dans ce monde. Mais là, cela coince encore.

      Le jour où ils passeront ce cap.. cela fera très mal.


      • eric 8 juillet 2011 15:12

        Yvance, je viens de commencer un Volkof qui raconte la Russie sans la révolution, dominant le monde, « Alexandra » d’après les enfants qui l’ont déjà lu c’est passionnant et justement, surtout compréhensible par des binationaux.


      • Sandrine Lagorce Sandrine Lagorce 8 juillet 2011 12:57

        Excellent et passionnant article. Merci !


        • eric 8 juillet 2011 15:12

          A Sandrine Lagorce Merci a vous


        • Georges Yang 8 juillet 2011 13:21

          Les Russes peuvent être quelques fois lourds, mais ils sont sincères et ils aiment la vie
          Il est évident que la culture françaises est plus apte à comptrendre les Russes que les Anglais ou surtout les Américains
          Renforcer les liens culturels économiques et politiques entre les deux pays est souhaitable


          • Cocasse Cocasse 8 juillet 2011 13:54

            Non, ce n’est pas la France, c’est un tas de merde.


            • eric 8 juillet 2011 15:15

              A cocasse, je vous trouve pessimiste, peut être complexe et d’une certaine maniere, devalorisant notre beau pays et notre « grrrande culturre » vous ne pensez pas qu’avec le temps, nous allons bouffer tout crus tous les nouveaux arrivant ?


            • Pie 3,14 8 juillet 2011 14:07

              Un article très intéressant, merci à l’auteur.


              • zelectron zelectron 8 juillet 2011 16:21

                A part les ahuris du gvt actuel ainsi que ceux probablement du suivant, le sentiment français à l’égard de la Russie me semble assez bienveillant hormis le souvenir prégnant d’une certaine époque qui s’efface petit à petit.


                • eric 8 juillet 2011 17:18

                  A zelectron, dans l’émission, même si bien sur ils ont un peu choisit les interlocuteurs, l’enthousiasme des français pour les russes fait chaud au cœur. Maintenant au niveau gouvernement, les choses sont un peu differentes. Si la rencontre avec n’importe quel russe est en general sympa, c’est un pays dur, violent. Les rapports de forces sont très important et la morale ne compte pas Tous les coups sont permi. Dans des rapports intergouvernementaux, il est absolument indispensable de plutôt montrer sa force et son intransigeance, de pas faire trop confiance et cela permet de bonne relations. Plus ou moins idem dans le business. Et cela n’a pas l’air de s’effacer vite. Je peux vous donner un exemple. Les services russes avaient attrapée en tchetchenie un « diversité » engage chez les tchetchenes et disposant d’un passeport francais. Bien sur, en gens poli, ils ont demande a leur collegue et correspondant local francais ce qu’il fallait faire avec. ( il faut dire aussi qu’ils avaient passe a celui ci, des cassette récupérées chez les tchétchènes ou ceux ci montraient des exécutions d’otage, et que notre officier, qui s’était tape un certain nombre de conflits post coloniaux africains, disait n’avoir jamais vu de trucs pareil. Comme en plus il n’etait pas tres porte par sa culture personnel sur « les chances pour la france », il etait assez d’avis d’oublier pudiquement ce type entre les mains du FSB et qu’ils en fassent bien ce qu’ils veulent. J’ai du pas mal insiste pour le convaincre que des lors qu’il avait un passeport lui devait exiger tous les droits que cela emporte, pas tellement pour le type lui même que pour le respect pour la France des russes, même si par ailleurs, l’impétrant devait évidemment répondre de ses actes en Russie devant la loi russe. C’est ce qu’il a fait et je crois qu’il s’en est bien trouve. Vous pouvez demander a n’importe quel ressortissant de pays de l’est. Les russes individuellement sont souvent délicieux, mais collectivement et au niveau des états, ils ont un peu tendance a se comporter de façon moins chaleureuse.


                  • zelectron zelectron 8 juillet 2011 19:37

                    Les fameuses « zélits » auxquelles je fait référence ci-dessus ne parlent pas russe, ni d’ailleurs aucunes langues étrangère à part quelques uns ( parfois l’anglais baragouiné comme les vaches espagnoles) : ceci explique cela.
                    Votre article mérite pleinement sa place sur Agoravox ce n’est pas les cas pour d’autres.


                  • Laratapinhata 8 juillet 2011 17:59

                    Un article très subjectif... au début j’ai pensé dégueulasse.... qui prouve simplement que la société russe, en crise, est torturée elle aussi par des réflexes identitaires...
                    L’auteur vit en Russie, il nous décrit sa perception de climat actuel... c’est un témoignage pas inintéressant, qui en dit aussi beaucoup sur l’auteur lui-même... mais ce n’est pas une étude sociologique... ni ethnologique.

                    Moi aussi je connais bien les Russes, d’aujourd’hui, d’hier et d’avant-hier... et je note simplement qu’avant ceux qui en avaient une , étaient fiers de leur ascendance tatare (ou autre), de leur pommettes hautes et de leurs yeux en amandes.. maintenant ils seraient discriminés, diantre...
                    Bref on ne dépasse pas la conversation de comptoir..


                    • krolik krolik 8 juillet 2011 18:25

                      Panorama bien vu.

                      Les Russes considèrent bien souvent que la «  »Culture« est à l’Ouest, Paris capitale du monde..

                       »La mission historique de la Russie est de protéger la culture Occidentale, c’est pour cela que nous avons installé les Cosaques aux frontières du Sud et de l’Est. La Russie a arrêté toutes les invasions barbares, et ne faillera pas à sa mission !!« fermez le ban.

                      Alors bien sûr lorsqu’ils viennent en France ils sont surpris de voir les couleurs de l’immigration. Les émeutes de 2005 dans le Nord de Paris, abondamment relayées par les TV du monde entier ont fortement impressionné.

                      Un ami russe m’a proposé à cette époque de venir me réfugier dans sa datcha du Caucase...Je n’ai pas forcément été rassuré.

                       »Pourquoi n’ouvrez vous pas plus votre frontière aux Russes ? Les Russes blancs se sont bien adaptés, et là nous pourrions remplacér vos immigrés africains, on s’en chargerait sans problème." Là vous avez comme un frisson dans le dos.

                       

                      Mais tout cela rejoint ce que raconte l’auteur.

                      Description de la Russie de l’effondrement de l’URSS, si vous avez le temps : 165 pages tout de même...

                      @+

                       


                      • eric 8 juillet 2011 18:59

                        Bonjour Krolik, merci pour votre commentaire. Je vous recommande l’épisode sur la visite de l’usine de retraitement de la Hague et le dialogue avec le leader ecolo, le 6 je crois.


                      • krolik krolik 8 juillet 2011 19:29

                        oh oui, j’avais bien vu ce passage sur la visite de La Hague.

                        @+


                      • Castel Castel 10 juillet 2011 16:13

                        En effet, les russes, secondés par quelques pays de l’Europe de l’Est, sont très attiré par la France et surtout la « culture » de Paris. Il faut savoir par exemple que beaucoup de Russes parlent (ou essayent de parler) français, ça fait bien là-bas, alors qu’il est assez difficile de trouver cela en Europe du Nord, notamment. 

                        D’ailleurs, c’est grâce à Paris que notre pays est si populaire aux yeux des Russes, je trouve cela dommage car la France, c’est loin d’être Paris !

                        Globalement, dans les pays scandinaves et germaniques, ils méprisent parfaitement les Français. c’est pourquoi, cela fait quand même plaisir l’amitié culturelle Franco-Russe, qui ressemble d’ailleurs, pour moi, à l’amitié Franco-mexicaine.

                      • eric 10 juillet 2011 16:34

                        A castel, ça, c’était au début, maintenant, les russes découvrent la province et achètent des résidences secondaires un peu partout. Par ailleurs cette emission donne vraiment envie de sortir de Paris...


                      • eric 8 juillet 2011 18:42

                        A Laratapinhata : j’admets très humblement n’avoir tente ni une thèse de doctorat ni un mémoire de troisième cycle, mais bien un compte rendu sur une émission de télé russe.
                        En ce qui concerne les tatares, je pense qu’il s’agit moins de discrimination que de hiérarchisation. En gros, a Moscou, les tatares, c’est le JEK, si vous connaissez bien la Russie
                        En ce qui concerne la fierté de russes d’origine tatare, cela pourrait en dire long aussi sur vous même et vos fréquentations, parce que les seuls russes qui sont vraiment fier de telles ascendances et en font état, sont les Princes russes « naturalises » lors de la conquete, Youssupov ( Khan Tatare) , Micherski (bulgares musulmans, pas ceux de bulgarie) etc...
                        Pour le reste de la population, ils expliquent volontiers l’existence de pommette chez certains par le fait que leurs grands mères auraient été violées par les tatar mongols quand la Russie en était tributaire, C’est même comme cela qu’il se distinguent des Ukrainiens.
                        Les français aiment les pommettes et les yeux en amandes, mais il n’est pas sur que les russes en soient aussi friand. A nouveau, pour nous Noureev est un danseur russe. Vu de Russie xametovitch.....

                        Ah ! Et le comptoir,mais c’est justement le charmes de la France et du « journalisme citoyen ». On a le droit de ne pas aimer


                        • Laratapinhata 9 juillet 2011 01:20

                          Bien vu...

                          Oui j’aime beaucoup les Russes, et c’est vrai que j’ai commencé avec les Russes de l’émigration...
                          Ceci dit, j’habite la ville préférée de la nouvelle émigration, Nice , et Monaco est à deux pas...

                          Je ne dis pas que votre témoignage , qui m’attriste, soit bidon...
                          Si vous avez vu Lunapark de Pavel Lounguine, ça fait un certain temps déjà, que cet état d’esprit prospère...mais enfin, c’est malheureusement pas très différent de ce qu’on peut observer avec les identitaires des pays occidentaux...surtout les cas niçois...

                          Je côtoie des Russes de la classe moyenne, installés ici qui s’y plaisent, qui y font des tas d’enfants...à la différence de leurs concitoyens restés en Russie...Il me semble qu’ils ne manquent pas de lucidité sur la crise que traverse leur pays... ils sont bien conscients que tout ne va pas pour le mieux en France... et chaque fois je suis surprise parce qu’ils ne sont très semblables à nous... à la différence de leur parents de l’ère Brejniévienne, ou de leur grands-parents...
                          Très riches, ou très modestes ils ont perdu leur côté « général Dourakine »..


                        • Laratapinhata 9 juillet 2011 01:28

                          PS : je côtoie des familles russes par le biais d’activités culturelles et sportives... Et je peux témoigner qu’on ne tarie pas d’éloges sur l’éducation de leurs enfants.


                        • eric 9 juillet 2011 04:45

                          A laratapinhata
                          IL y a de longs passages dans l’émission sur les russes de Nice notamment.
                          J’ai vu lunapark, mais cela date pas un peu. Dans le genre inverse, il y a« le petit fils de Gagarine » ou un identitaire raciste russe se prend d’affection pour un orphelin africain russe qui lui, se prend pour le petit fils de Gagarine.
                          Sur l’éducation, il y aurait beaucoup a dire, a apprendre mais aussi a critiquer. En gros l’école n’ pas connu 68, pour le meilleur et pour le pire ( beaucoup de par cœur, peu de place a l’initiative, mais vaste culture, Dans la famille idem. C’est vrai que le gamin russe bien dresse est un enfant formellement en apparence très adapte. Maintenant, les crises d’adolescence, je ne vous raconte pas.


                        • Bulgroz 8 juillet 2011 18:56

                          Un jour, les Russes nous libéreront de nos colonisateurs venus d’Afrique.


                          • eric 8 juillet 2011 19:06

                            Bulgoz, si vous comprenez le russe, je peux vous envoyer un lien sur une émission russe sur la question ou l’on voit un député de la région de Tver qui doit se nommer genre jean Baptiste Koulibali....


                            • Bulgroz 8 juillet 2011 19:41

                              Eric,

                              Je n’ai pas eu la chance de vivre autant à l’est. Ce que je sais est que de nombreux Africains ont étudié en URSS et ses sattelites.

                              et j’ai eu l’occasion de voir ce Koulibali. mais ailleurs,

                              http://sethkokohongrie.over-blog.org/pages/Devenez_membre_de_notre_coordination-2558783.html

                              http://sethkokohongrie.over-blog.org/article-mamadou-koulibaly-l-inclassable-53567384.html

                              Un Africain en chapka, ca vaut son pesant de cacao.


                              • eric 8 juillet 2011 19:54

                                A bulgroz Jusqu’à très récemment, les africains implante étaient essentiellement d’anciens étudiants, maries sur place. Haut niveau de culture, de diplôme. Pas mal ont acquis la nationalité. Pas mal de reussites spectaculaire.J’ai un copain qui est ingénieur dans une usine d’armement fermée russe.... Le fait nouveau, c’est le debut d’une immigration plus purement économique, plus a travers des études.


                                • ali8 8 juillet 2011 19:55

                                  bon : ïa idou damoï

                                  mais moi, je trouve qu’il y a trop d’étrangers en Irak en Côte d’Ivoire, au Tchad....et çà défigure ces pays surtout avec leurs bombes

                                  et les réfugiés politiques des pays mentionnés, que voulez vous en faire ?? au four peut-être ??


                                  • eric 8 juillet 2011 20:57

                                    A ali, je rajouterai que c’ est un peu comme chez nous. Le jour ou les locaux accepterons de faire le sale boulot eux même a la place des etrangers, il se sentiront peut être un peu moins envahis. Accessoirement ;, ils auront aussi peut erre un peu moins de réfugiés politiques...


                                  • eric 8 juillet 2011 20:06

                                    a ali8, vous n’avez pas lu l’article, c’est dommage, je croit que cela aurait pu vous intéresser...mais il est vrai que ce n’est pas un préalable pour un esprit eclaire, pour se faire une opinion.


                                    • Bulgroz 8 juillet 2011 20:29

                                      D’un côté, je comprends la détresse de nos colons Africains.

                                      Quand ces types se baladent en France, en Occident, ils constatent avec effroi et consternation que rien, rien, rien, absolument rien de tout ce qu’ils y voient, de tout ce qu’il utilisent, de tout ce dans quoi ils baignent, ne doit quoi que ce soit aux siens. Rien

                                      Ni l’organisation sociale et politique (liberté d’expression, élections..) ni technologique (raffinage du pétrole, avions, production d’électricité, automobile, bateaux, numérique, agriculture traditionnelle ayant façonné les paysages, agriculture innovante permettant l’autosuffisance alimentaire et permettant de distribuer des sacs de farine au Zimbabwé, en Somalie...) ni la science (physique, chimie, médecine, recherche fondamentale), ni la philosophie, ni le patrimoine culturel (cathédrale, églises, prieurés, abbayes, ouvrages d’art, ), rien, rien, rien.

                                      Quand il tourne ses yeux vers les USA, la Chine, vers le Japon, vers la Corée, c’est la même chose.

                                      Rien n’a été conçu grâce à leur aide, leur contribution, leur participation.

                                      Le monde Africain n’aurait pas existé, la civilisation occidentale serait strictement la même.

                                      alors, je comprends que ça leur fout les boules.


                                      • Bulgroz 8 juillet 2011 20:42

                                        Désolé, j’ai posté au mauvais emplacement.


                                      • eric 8 juillet 2011 20:42

                                        A bulgroz, ce n est pas vraiment le sujet ici. On pourrait en discuter, mais pour moi, c’est une sénégalaise qui a accouche ma fille et un Beninois qui l a baptise, et comme ce n est pas moi non plus qui ai invente le raffinage pétrolier.......


                                        • Bulgroz 8 juillet 2011 20:45

                                          Re-désolé, je voulais parler de ce rappeur non pas de ces Africains qui ont choisi de se fondre dans le pays d’accueil.


                                        • Sarbacane 8 juillet 2011 21:00

                                          C’est un fait que quasiment tous les étrangers qui viennent visiter notre pays sont effarés par l’ampleur de l’immigration et le remplacement de population, qu’ils viennent d’Asie, de Russie, d’Europe du Nord et même d’Afrique. Voir la capitale d’un pays européen peuplée à plus de 60pc de non-Européens, c’est spécial.


                                          • Pie 3,14 8 juillet 2011 21:24

                                            Toutes les capitales sont cosmopolites, Paris l’est depuis la fin du XVIIIème siècle. C’est un signe de puissance et d’ouverture au monde. Cependant, il n’y a évidemment pas 60% d’étrangers dans la capitale même en y ajoutant les multiples touristes de passage.


                                            A l’auteur,

                                            J’ai beaucoup aimé le ton de votre article, je pense que certains n’ont pas vraiment compris et en profitent pour déballer une xénophobie qu’ils supposent implicite de votre part.

                                            Grâce à vous, j’ai appris des choses sur les russes aujourd’hui.


                                          • courageux_anonyme 8 juillet 2011 21:52

                                            Pour Paris, je ne sait pas, mais dans l’ensemble de l’île-de-France, 54 % des nouveaux-nés sont d’origine africaine :
                                            http://www.scribd.com/doc/31803808/Depistage-Neonatal-Drepanocytose
                                            (page 7)


                                          • Pie 3,14 8 juillet 2011 22:07

                                            Un lien bidon (drépanocytose), une page (7) avec une carte ou le chiffre 54% n’a rien à voir avec ce que vous dites.

                                            Ce n’est pas très sérieux tout cela...c’est même lamentable.


                                          • eric 9 juillet 2011 06:02

                                            A pie 3,14, je pense que vous avez raison, mais c’est de ma faute et c’est délibéré ! J’ai remarque que sont particulièrement lus ici les articles sur le sexe et sur les positions extrêmes de gauche ou de droite, très polémiques. C’est a dessein que j’entame avec tous les termes qui hérissent et il est donc normal que certains réagissent au premier degré, surtout quand il ne lisent pas la suite.
                                            Maintenant, pour être parfaitement honnête, sur ce sujet, je comprends les positions des uns et des autres, tant les « chances pour la France » que les « diversités »Le marche a Belleville, ou a Saint Denis, c’est plein de charme, mais je ne suis pas sur que je serai ravis que mes enfants aillent dans les écoles du coin. Il faut aussi faire la part d’une tendance française qui a mon avis a échappée aux russe qui est l’amour de la controverse a tous prix, quitte a monter rapidement a des extrêmes qui ne reflètent pas nécessairement le sentiment profond des gens, pour l’amour de l’art en quelque sorte. Ici, il est de mauvais ton de parler des sujets qui fâchent ou d’avoir ouvertement une opinion qui différe du consensus général, et plus généralement de parler politique.
                                            Je dirai aussi que mon optimisme concernant l’intégration est plus une pétition de principe qu’une certitude. Comme Lauzier, je veut croire que c’est possible, mais je suis convaincu que ce n’est pas de la tarte... !


                                          • nilasse nilasse 9 juillet 2011 11:13

                                            @ sarbacane


                                            alors que doivent penser les touristes dont vous parlez de londres,bangkok,new york,delhi,rio de janeiro ou de dakar ?!!

                                          • eric 8 juillet 2011 21:04

                                            Bah, c’est comme a washington....( mais je pense que vos chiffres sont erronés)

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