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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise immobilière : Après l’entrée, le plat de résistance…

Crise immobilière : Après l’entrée, le plat de résistance…

Nous ne reviendrons plus sur la crise immobilière liée aux prêts subprimes qui a débutée aux USA, avec toutes les conséquences qu’elle a engendrées dans la finance mondiale. Après notre gouvernement qui avait minimisé l’ampleur au 3ème trimestre 2008, il n’y a peut-être plus que des martiens qui ne sont pas encore au courant.

A tous ceux qui prétendent, que nous avons déjà absorbé le pire des dégâts, je tiens à les rendre attentifs, que notre système, nos très chères banques à qui nous avons déversé des milliards d’euros pour sauver leur peau (et pour maintenir leur train de vie, alors que la populace boit la tasse), sont en train de dissimuler les dégâts liés aux actifs toxiques dans leurs bilans. Le FMI parle de 4 000 Milliards d’Euros supplémentaires !!! Le très sérieux hebdomadaire Allemand Stern a déjà mis le doigt sur la quote-part allemande : 800 Milliards d’Euros !!! Cela nous donne une idée des futures “affaires” que les banques nous réservent en France.

Pourtant, tout ceci n’était que l’entrée, une mise en bouche de ce qui nous attend. La future crise liée aux LBO, celle des entreprises de Cartes de Crédit US (American Express and co) ? Pas encore.

En fait, nous n’en avons même pas encore fini avec la crise immobilière :

Voici, une étude poussée sur la Californie, véritable baromètre de la situation immobilière aux USA. Faisons court. On pensait avoir déjà bu la grande tasse au 4ème trimestre 2008, lorsque le nombre de mises en demeure des emprunteurs pour défaut de paiement avait atteint les 121 000 (Avec toutes les saisies qui en suivirent). Pourtant, ce triste record vient d’être battu au 1er trimestre 2009, avec 135 000 mise en demeure. Mais attention, il ne s’agit plus d’emprunteurs qui avaient souscrits des prêts “subprimes” (ce morceau de la crise, nous l’avons digéré sous forme d’une belle indigestion mondiale), mais des emprunteurs qui avaient contracté des emprunts dits“Alt-A” tout à fait standards, et qui n’avaient même pas à justifier de leurs ressources tellement les dossiers étaient réputés sûrs. Ce sont donc des personnes touchées par les conséquences de la crise des “subprimes”, se trouvant maintenant en situation de défaut de paiement. Par ailleurs, dans ce chiffre, il y a également des emprunts dits “Pay-Option ARM”, les pires des emprunts, ceux dont les remboursements, actuellement, ne payent même plus l’intégralité des intérêts, sans parler de l’amortissement. En somme, leur dette ne fait qu’augmenter au fur et à mesure qu’ils payent !!!

nod-and-foreclosures

Voilà donc la nouvelle vague qui nous attend, et qui, chiffres à l’appui, sera pire que la première. Bienvenu au plat de résistance de la crise, celle qui fera passer la crise de 1929 pour “un amuse-gueule”.

 
Jerome Milac

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27 réactions à cet article    


  • EXPAT456 30 avril 2009 15:08

    Sujet particulierement interessant pour appuyer sur le fait que la crise nous reserve encore de mauvaises suprises.
    Les travaux de Friggit montrent en particulier a quel point la seconde vague des subprimes sera violente :
    http://www.adef.org/statistiques/index.htm
    Par ailleurs, on y releve le manque de realisme de la france qui tarde a accepter la baisse des valeurs immobilieres.
    Plus dure sera la chute !

    Il faut souhaiter que ’le monde d’apres" sera meilleur :
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/du-liberalisme-equitable-ou-54588


      • batman67200 30 avril 2009 15:51

        Effectivement, je me suis limité à des liens hypertextes. Merci à Manusan pour le précision.


      • manusan 1er mai 2009 09:55

        ça fait plaisir qu’un commentaire donne lieu à un article. Ceci dit, on a une explication en français sur marianne2 ou nouvel-obs, je crois.


      • Marsupilami Marsupilami 30 avril 2009 15:31

        @ L’auteur

        Comme dit plancherdesvaches tu aurais pu citer ta source principale, mais peu importe. On attend la seconde vague du tsunami financier en attendant la 3e, celle des défauts de paiement des cardes de crédit US, même si American Express cherche à se rassurer. Ça va être très punk-rock...


        • Serge Serge 30 avril 2009 16:44

          Dans le concert médiatique de la pensée unique qui nous sert chaque jour la sauce libérale il arrive parfois que des vérités soient dites ; vite étouffées ou passées sous silence.
          Ainsi , l’éditorialiste du journal économique « La Tribune » écrivait le 11 avril « un papier » dont le titre significatif était :

          « BANQUES : LE GRAND MENSONGE. »

          « En janvier 2009 le FMI prévoyait 2 200 milliards de dollars de pertes mondiales pour les bilans bancaires.Ce chiffre a été réévalué à 4 000 milliards dont UN TIERS SEULEMENT A ETE COMPTABILISE. La conclusion coule de source.Les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation.Et les autorités financières sont COMPLICES DE CE GRAND MENSONGE.
          Ce n’est pas une seule banque qui est en cause mais toutes les banques mondiales en même temps. »

          Pensez-vous que l’auteur de ce « scoop » ait fait la une des médias écrits et des TV et radios ?
          Non !!! ce fut le silence de plomb !
          « Celui qui dit la vérité doit être exécuté. »


          • plancherDesVaches 30 avril 2009 16:59

            Serge, ces chiffres sont encore trés en-deça de la réalité.
            Mais comment avoir des chiffres, alors que les états ne savent OBSOLUMENT rien de se qui se passe dans les banques....
            Nous nous étions amusés, un groupe de potes buvant des bières, à estimer le virtuel qui allait se casser la figure...
            Sachant que les banques chinoises ont une obligation de capital de 15,5% et TOUTES les autres banques mondiales, 1 à 2 %....
            Lorsque l’on voit le chiffre d’affaire de l’ensemble des banques au niveau mondial mais aussi des organismes tels que les hedge funds, compagnie d’assurance, états, collectivités,..., nous avions jugé , au pif, et en considérant que l’ensemble des ventes/achats de logements avait subit une spéculation à la hausse de 100%, que le trou serait de 600 000 milliards de dollars... C’était en octobre.
            Un cabinet américain vient, il y a un mois, d’estimer le trou à 1 400 000 milliards....


          • goc goc 30 avril 2009 16:55

            le plus curieux c’est que malgré la crise, les bourses mondiales se portent de mieux en mieux

            une société annonce des pertes, le DJ monte, le chomage augmente, le cac40 aussi.

            On a un peu l’impression que les speculateurs reprennent du poil de la bete, et sont en train de repartir dans l’euphorie des années fastes. Je crains que ce jeu se termine en catastrophe a la prochaine phase de la crise (par exemple l’effondrement des cartes de credit).

            En tout cas, en France, les prix de l’immobilier ne baissent toujours pas


            • batman67200 30 avril 2009 16:58

              Vous avez tout à fait raison. La santé outrageuse de la bourse m’inquiète beaucoup. Comme dirait le dicton US : What goes up, must come down. Plus dure, sera la chute.


            • plancherDesVaches 30 avril 2009 17:04

              Les bourses ne peuvent, pour l’instant que bien se porter.

              Les banques (les plus grosses) ont reçu l’assurance que les états allaient socialiser leurs pertes. Ainsi : elles vivent sur le compte de chaque humain de la planète, mais, plus grave encore : sur le dos des générations futures.

              L’ensemble de la finance est donc confiant sur le fait qu’il tient les états et chaque personne en otage.


            • 9thermidor 30 avril 2009 17:21

              pourtant les prix de l ’immobilier ne baissent pas à Paris

              dans cette crise , l’ immobilier prend le statut de valeur refuge , un bien réel et tangible face au papier-assignat 


              • plancherDesVaches 30 avril 2009 17:40

                Hhmm..
                Sortez de la France, au moins 1 fois par semaine.
                Toute la propagande faite par les agences immobilières leur sert en premier lieu, pour garder un niveau de prix, et surtout :
                Notre pays a TOUT fait pour promouvoir l’investissement dans la pierre. Merci à le Notre Président. (voir les lois votées d’avantages fiscaux... )
                Ce qui se passer est pourtant simple :
                Plus d’acheteurs, donc, vous braderez au premier et seul acheteur venu....

                Aux US, ils ont une solution plus simple : ils détruisent les maisons....
                http://blogduglobe.wordpress.com/2009/04/28/illustration-de-la-gravite-et-de-labsurdite-de-la-crise/
                (blog de Monsieur Bunker)


              • armand armand 30 avril 2009 17:52

                Cela dépend où - il est impensable que Paris demeure pour longtemps PLUS CHER désormais que New York ou Londres, où les salaires sont, dans l’ensemble, plus élevés (il y a deux ans c’était l’inverse). Les transactions à Paris sont simplement le fait de très hauts revenus, ou de déjà-propriétaires, les gens ’normaux’ même aisés, ne peuvent plus suivre. De plus, si les prix de présentation n’ont pas l’air de baisser, en fait, dans les négociations, on a des décôtes qui peuvent atteindre les trente pour cent.


              • Serge Serge 30 avril 2009 17:38

                Il est vrai que la « poignée de prédateurs » qui a la haute main sur la finance et l’économie mondiale ne subit pas la crise ;bien au contraire ils en tirent encore plus de profits sur tout les plans ( voir ce que dit le Pdg de Renault dans le « Financial Times »du 14 avril que j’ai cité dans un autre de mes commentaires. )

                Et j’insiste sur cette formule...« Tout changer pour que rien ne change. » car c’est ce que nous vivons.
                Je reviens au scandale « Enron » car c’est à la fois emblématique des fondements du libéralisme et que rien ne change...Enron déjà 8ans !!!

                La revue « Business Week » ( pourtant très conservatrice au sens politique US ) du 28 janvier 2002 (? ??) écrivait :

                « Ce désastre financier est BEAUCOUP PLUS QUE LA FAILLITE D’UNE GROSSE COMPAGNIE.LA CORRUPTION EXISTE MASSIVEMENT ET A GRANDE ECHELLE...Sous le signe de la DEREGLEMENTATION,des choses terribles infectent la manière de faire des affaires. »

                Aujourd’hui,30 avril 2009,est-ce différent ?


                • herve33 30 avril 2009 17:59

                  Les bourses remontent car on a truqué la comptabilité des banques pour ne plus faire apparaitre les actifs toxiques des banques au prix du marché mais à une valeur que les banques estiment elle-même , alors que ces actifs ne valent plus rien . Du coup , le bilan des banques semblent excellents , et les gogos de la bourse se font avoir ( en fait pas tant que cela , car de nombreux fonds de placements , réagissent sur le très court terme, voir même à la journée ) 

                  Suite aux renflouement des banques , les dettes publiques des Etats sont entrain d’exploser , d’autant que la récession diminue les rentrées fiscales . Tot ou tard les banques devront révéler leurs vrais bilans , ce qui risque d’entrainer la chute de grands établissements bancaires , et cette fois -ci , cela ne pourra plus etre financé par le contribuable , d’où faillite d’états , et écroulement du chateau de cartes financier . Rappelez vous , un seul grand établissement bancaire américain ( lehman brother ) peut créer un tsunami financier 


                  • batman67200 30 avril 2009 18:04

                    Tout à fait. On sent la cocotte qui bout à tout va, et nos banquiers qui empêchent la soupape de tourner et de délester la pression. On ne sait pas quand cela pétera, mais on sait que cela arrivera


                  • pendragon 30 avril 2009 20:05

                    L’auteur devrait se spécialiser dans les interprétations fantaisistes des Centuries de Nostradamus, il trouvera dans cet ouvrage archaïque d’autres raisons d’annoncer des catastrophes avortées.


                    • batman67200 30 avril 2009 20:16

                      Compte tenu de la gravité de ce qui se prépare, j’espère sincèrement faire erreur et me réorienter dans la fiction. Il y en a d’autres comme vous, qui ont fait les malins mi-2008 et qui sont repartis la queue entre les jambes. Il y en avait même un, notre président, qui aurait bien aimé implanter des prêts subprimes y croyant dur comme fer.


                    • thomthom 30 avril 2009 20:12

                      La flambée délirante des prix de l’immobilier à pris 10 ans environ. Vous n’espériez pas que la baisse elle, soit terminée au bout de 6 mois de difficultés du marché ?

                      Il semble raisonnable de penser que la baisse durera au minimum la moitié de la durée de la hausse , soit 5 ans.... entre 5% et 10% de baisse par an, je vous laisse calculer ou cela nous mène.

                      Au fait, qui a encore intérêt à immobiliser son argent (voire de l’argent qu’il ne possède pas encore : emprunt) dans un bien qui perd ne serait-ce que 5% de sa valeur par an ? ... 5% de la valeur d’un bien + l’entretien et l’impôt foncier, c’est plus que ce que coute un loyer !

                      Voila de quoi dissuader un nombre croissant d’acheteurs potentiels et accélérer la baisse.


                      • plancherDesVaches 30 avril 2009 21:48

                        Vous êtes bien, thomthom, de la race des « investisseurs »....

                        Vous êtes donc aussi un des responsables de ce qui va nous arriver tous.
                        Et, comme tout investisseur, vous n’avez rien compris à l’astuce.


                      • thomthom 30 avril 2009 22:08

                        ? ???
                        c’est surtout votre commentaire que je n’ai pas compris...


                      • wesson wesson 30 avril 2009 23:44

                        bonjour l’auteur,

                        merci pour votre article dont je regrette toutefois un petit peu la superficialité.

                        Vous reprenez un seul article du site doctor housing bubble blog (au passage un joli jeu de mot ...) et en faite une synthèse vraiment très très rapide.

                        Et cela vous fait écrire deux choses qui sont pas tout à fait exacte :

                        • les Pay Option ARM ne sont pas les pires, et loin de là. Même en France nous avions des crédits qui étaient des sortes de Pay Option ARM - c’est à dire en gros on peut payer ce que l’on veut, avec un magistral coup de vice final qui pouvait vous amener a casquer des mensualités insensés lors des derniers mois !
                        • les Alt-A, ce sont des crédits alloués aux personnes dont la situation financière est à priori connue, mais pas vraiment avec certitude. En pratique, ces crédits sont ceux apportés par des intermédiaires qui avaient pour habitude de surestimer les revenus de leur client ... pour faciliter leur acceptation par les banques. J’ai lu quelque part une statistique faisant état d’une surévaluation de revenus d’au moins 5% dans 98% des dossiers Alt-A, et pour 40% des dossiers, la surévaluation dépasse les 50%. Donc, Les Alt-A ne sont pas aussi catastrophiques que les Subprimes - les emprunteurs ont au moins un revenu, ce qui n’était pas forcément le cas pour les Subprimers - mais ça sent pas la rose non plus ! Par conséquent, on ne peut décemment pas les ranger dans une catégorie « normale ». Pour information, les crédits « normaux », pour les personnes solvables et dont la situation financière est bonne et connue, c’est la catégorie des crédits « Prime », par opposition à Sub-Prime (au dessous des Prime, en fait au 36ème dessous)
                        Voilà, votre effort de synthèse est tout à fait louable, mais peut-être auriez-vous dû bétonner un peu plus votre propos. En tout cas merci pour votre article.

                        • TALL 1er mai 2009 10:55

                          Bonjour Wesson

                          Un p’tit bonjour de la Royal Bank of Scotland  smiley
                          Par pudeur, je n’étalerai pas ici ma profonde douleur ( c’était à 10 pnc à la mi-janvier ), époque des brillants articles économiques de Michel Santi et John Lloyds qui prédisaient le grand soir pour avant-hier.

                          Aaaaah la la, qué la vie est dourte et sourte et amèrte comme le dit si bien Mme Conchita Rodriguez


                        • batman67200 1er mai 2009 12:17

                          Merci ces précisions. Mais il faut parfois faire des choix, entre une vulgarisation simple, long descriptif, et parfois le risque de perdre l’attention du lecteur. smiley

                          Par contre, pure curiosité. Qu’est-ce qui pourrait être pire que des Pay Option ARM ?
                          Encore merci pour votre commentaire constructif.

                        • wesson wesson 1er mai 2009 17:00

                          @Tall,

                          bonjour Tall,
                          héhéhé, c’est toujours un plaisir de voir une courbe qui monte, mais comme le disait si bien Einstein, tout est relatif.
                          Il suffit de cliquer sur l’onglet 5y (5 ans), et on a une vue toute autre du « succès » de RBS.

                          Je note que votre persistance à nous indiquer que, contre toute évidence, tout va super bien a un des petits airs de cette chansonnette « tout vas très bien, madame la marquise » traduit une certaine nervosité chez les boursicoteurs qui me mets toujours en joie.

                          Mais ne vous inquiétez pas Tall, lorsque le prochain mouvement cathartique arrivera, vous aurez bien quelques heures pour vendre et entasser votre argent sous votre sommier, avant qu’une dévaluation massive ne vienne rincer tout ce pécule bien mal acquis.

                          @l’auteur
                          Bonjour l’auteur,
                          Pire que les Pay-Option ARM ? le challenge est difficile, mais pas impossible. En 2006, en plein bulle immobilière, les banquiers proposaient un type de prêt délicieusement appelé NINJA. Et cette succulente appelation cachait l’acronyme suivant : No Income, No Job or Assets. Ce qui en bon Français pourrait se traduire par : « Pas de revenus, pas de travail ni de possesion ». Et oui, vous avez bien lu, en 2006 les banquiers américains commencaient à prêter de l’argent à des SDF. Malheureusement, les signes avant coureur de la crise en 2007 ont fait stopper ces prêts délicieux.


                        • Severe 1er mai 2009 12:08

                          Ce n’est pas seulement un article dans un blog, LEAP2020 avait aussi fait des prévisions allant dans ce sens.

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