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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise systémique, vers une dette européenne !

Crise systémique, vers une dette européenne !

On entend ici où là des voix affirmant que l’Europe va imploser et que la Grèce malgré l’adoption du plan d’austérité sera la première à tomber, suivie de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie.

Cela ne se fera pas car tous les pays européens sont interconnectés au sein d’un immense jeu de domino financier, de dettes. En effet, la défaillance de l’un entraînerait obligatoirement les autres dans leurs chutes.

Pour prouver ceci, rien ne vaut un bon graphique (ci-dessus) qui démontre l’interconnexion européenne des dettes.

De plus, de grandes banques européennes sont directement exposées en Grèce comme le Crédit Agricole qui est d’après le Wall Street Job Report la banque la plus touchée par la crise !
En août 2006, le Crédit Agricole avait en effet pris le contrôle de 72% de la banque Emporiki ( troisième en nombre d’agence et cinquième par les actifs en Grèce ) pour 2 milliards d’euros. Emporiki avait ainsi, selon Reuters, généré une perte nette de 582,6 Millions d’Euros en 2009, de gros soucis à venir donc !
 
Selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux, en ajoutant l’Espagne et le Portugal, l’exposition des banques françaises grimperait à 306 milliards de dollars, du suicide si l’on abandonnait ces pays !
 
La seule solution réside donc dans la création d’ une « structure de défaisance » nous permettant de racheter les créances douteuses, Une Agence Européenne du Trésor empruntant au nom de l’Europe comme je l’ai annoncé il y a plus d’un an dans mon article Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro).
 
Un CERS, Comité européen du risque systémique va être mis en place bientôt ainsi qu’un trésor européen (FME) associé à un Système européen de surveillance financière (SESF).
 
Pour s’en convaincre, il suffit de lire les déclarations récentes de l’ensemble des acteurs majeurs de cette crise systémique dont voici la liste :
- Dominique Strauss-Kahn directeur général du FMI en mars 2010 :
« On a besoin d’une autorité européenne de résolution (des crises) dotée du pouvoir et des instruments pour gérer au meilleur coût le cas des défaillances de banques transfrontalières ».
 
- Jacques Attali dans son article « Dirigeants de l’Europe , Agissez ! » le 4 mai 2010 :
« Il suffit de décider, dès demain, de la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fonds budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB. »
 
- Philippe Chalmin Professeur d’économie à Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre le 8 mai 2010 :
« Aux souverainistes qui tentent de vendre leur soupe anti-européenne à l’occasion de la crise financière, il faut répondre qu’aujourd’hui il ne faut pas moins d’Europe mais plus d’Europe. Dès le début, il a manqué à l’Europe, une gouvernance politique et les outils qui vont avec pour faire de l’Union européenne une entité efficace. L’Europe doit avoir son propre budget, son propre impôt pour intervenir directement sur les problèmes européens. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, fait ce qu’il peut mais par exemple, nous n’avons toujours pas de secrétaire au Trésor européen. »
 
- le ministre de l’Economie allemand Rainer Brüderle dans un article du 10 mars 2010 sur Reuters :
« Tout fonds européen qui serait créé pour renflouer des économies en difficulté de la zone euro ne devrait intervenir que si c’était l’ensemble de la région qui était menacé par le risque d’insolvabilité d’un Etat membre. »
Dans une lettre datée du 8 mars adressée au ministre des Finances Wolfgang Schäuble, Rainer Brüdler explique « qu’un éventuel Fonds monétaire européen (FME) ne devrait venir en aide qu’aux pays de la zone euro ayant des problèmes de déficit public et seulement en cas de risque d’insolvabilité. »
 
Cependant, il faut le rappeler, le problème économique actuel dépasse le cadre de la dette des états. Dans un de mes articles, j’écrivais :
Nous sommes en effet face à une crise de la dette, ce qui s’illustre par les différentes phases du krach actuel :

- dettes des particuliers et surtout des "pauvres" qui ne peuvent plus rembourser leurs crédits : les subprimes. Plus de 12 000 maisons sont saisies chaque jour aux USA !

- dette des banques, le problème du manque de liquidités par le non remboursement des crédits, l’impact de la crise et la chute des CDS. Il faudrait rajouter la dette des entreprises qui s’envole.

- dette des états qui injectent des milliers de milliards dans les banques et l’économie pour maintenir à flot le système.
Selon le FMI la Grèce sera endettée à 123 % de son PIB en 2010, l’Espagne à 68 %, le Portugal à 91 % et l’Italie à 130 %. Vu l’évolution des taux d’emprunts, ces chiffres devraient exploser !
 
Il faudra bientôt aller chercher l’argent ailleurs, dans une structure supranationale, le FMI avec ses petits satellites futurs (FME). Vous l’avez donc compris, pour résoudre le problème de la dette on va créer une nouvelle montagne de dette !
Une gigantesque fuite en avant car notre système économique fonctionne selon un triptyque qui n’a aucun sens : dette = consommation = travail. Il faudrait préciser de plus que la consommation détruit notre biosphère !
 
Pire que tout, le pacte social est brisé car c’est le peuple qui est en train de passer à la caisse pour une crise provoquée par le gotha de la finance. Les acquis sociaux, les aides sociales se réduisent comme peau de chagrin, les retraites ne seront bientôt plus qu’un souvenir et le nombre de personnes perdant leur emploi explose. La création d’un FME, CERS ou autre organisme ne pourra que retarder une échéance qui sera fatale et le chômage, quoi que l’on fasse, suivra l’exemple de l’Espagne qui a dépassé les 20 % (officiels) de chômeurs.
 
L’écrivain Frédéric Rotolo dans un de ses mails parlant de la crise grecque m’écrivait :
"Vous avez vu certainement les Grecs hier tenter de rentrer dans le Parlement... Comme l’idée de la République, l’idée d’une révolution nous viendra-t-elle d’eux ? Pourtant s’ils parvenaient à rentrer dans leur Assemblée, ou au ministère des finances, ils devraient alors s’apercevoir que, même de ces postes là, on ne peut plus contrôler l’économie mondiale... Que leurs gouvernants sont, au mieux, des exécutants de la grande finance, voire même des figurants, des fusibles. Les machines du trading quantique sont plus puissantes qu’eux. Ainsi la volonté humaine reste toujours soucieuse d’échapper à l’état de nature, de s’en éloigner le plus possible, de le nier puisqu’il met en cause sa puissance, quitte à verser dans un monde ou une économie tout à fait illusoire.
Quelle sera la réaction des peuples quand ils comprendront que le pouvoir est dématérialisé, virtuel, peut-être intouchable ?"
 
Le pacte social, le lien qui unit le seigneur à son esclave est en effet brisé car nos élites sont désormais incapables de garantir le minimum, c’est-à-dire fournir du travail.
Les lois se durcissent partout et la démocratie est aujourd’hui en danger. Les émeutes grecques ne sont que le signal de départ de troubles à venir.
Albert Camus affirmait : « Que préfères-tu, celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté ou celui qui veut t’enlever ta liberté pour assurer ton pain ? »
Nous pouvons répondre aujourd’hui, ni l’un ni l’autre, car la liberté n’est pas un cadeau que l’on reçoit mais un trésor que l’on arrache.
 

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62 réactions à cet article    


  • pierrot123 10 mai 2010 10:11

    Nous avons le privilège d’assister à la mise en place progressive du « Grand Nouvel Ordre Mondial »...
    Chapeaux bas !
    Et longue vie aux heureux nantis de ce Monde Nouveau !


    • Alpo47 Alpo47 10 mai 2010 12:14

      Pour faire simple, le crédo de nos « maîtres » a toujours été : « Privatiser les profits et mutualiser les pertes ».
      Ce qui est en cours n’en est que la énième démonstration ...


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mai 2010 14:47

      Si vous ne voulez pas que les contribuables garantissent les betises des entreprises, il faut voter liberal !
      reecoutez plutot

      2008
      http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-samedi-2008-10-04-sabine-herold-presidente-d-alternative-liberale-194077-81-186.html


    • saint_sebastien saint_sebastien 10 mai 2010 15:53

      mouais , ce ne sont pas les socialistes qui sont au pouvoir hein ...


    • Peretz Peretz 10 mai 2010 16:34

      Ne pas payer la dette, tout le monde l’a déjà dit. A condition de sortir de la zone…euro. Mais le plus simple, c’est, même si la Grèce n’en sort pas consiste à fabriquer des drachmes pour payer les fonctionnaires. Deux monnaies, pour tout le monde, c’est ce que je préconise, et le tour est joué. Restera à nationaliser les banques pour avoir de quoi redémarrer (sans indemnisation). Et pschitt des traités. Vous en connaissez-vous des traités éternels ? Voilà un vrai changement de système : supprimer le libéralisme financier en taxant les plus-values des grandes entreprises. Fi de la Bourse. Certes c’est du chacun pour soi, c’est un sauve qui-peut quand la maison brule. Après on retravaillera avec les rescapés.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 mai 2010 21:51

      L’immense majorité des gens ont compris. Mais le pouvoir est au bout d ’un fusil que le peuple n’a pas. Le Système a mis en place une corruption universell qui neutralise tous les gens « nomaux ». Ne peuvent abattre le systeme que ceux qui ne sot pas a vendre : des fanatiques. 


      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/06/les-fondamentalistes/

      C’est pourquoi le Système se donne tant de mal pour orienter le fanatisme potentiel vers le terrorisme, où il est inoffensif et ne sert que d’éxutoire. D’où tous ces pseudos attentats qui ne servent que d’excuses pour réduire les libertés.

    • BA 10 mai 2010 10:33

      Voici ce qui a été décidé lundi 10 mai 2010 :

      - 1- Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

      - 2- Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire.

      - 3- Troisième étape : la Banque Centrale Européenne va racheter aux banques privées ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché secondaire.

      - 4- Bilan de l’opération :

      - Les banques privées vont gagner des milliards d’euros.

      - La Banque Centrale Européenne va devenir une gigantesque fosse à merde.

      - Dans le bilan de la Banque Centrale Européenne, les obligations pourries des Etats d’Europe du sud seront stockées pendant des années.

      - Les CONtribuables paieront la facture.

      - CONtribuables, préparez vos chéquiers.

      A 09H52 (07H52 GMT), le CAC 40 gagnait 238,09 points (+ 7,02 %) à 3.630,88 points dans un volume d’échanges déjà fourni de 2,551 milliards d’euros.

      Le marché parisien était tiré par les valeurs bancaires qui gagnaient plus de 15 % et effaçaient leurs fortes pertes de la semaine passée.

      Crédit Agricole gagnait ainsi 20,54 % à 39,49 euros, et Société Générale gagnait 19,37 % à 10,81 euros.


      http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7e95ebd137191e5d996f6b0e9081d1ea


      • goc goc 10 mai 2010 10:58

        tout à fait d’accord !

        les message est limpide : les banques devront etre les grandes gagnantes de ce jeu de poker menteur !, et nous citoyens les grands perdants.

        sauf qu’a ce jeux-là le vrai risque c’est que, tel Prométhée, les banques se brulent les ailes en voulant monter toujours plus haut
        Mais contrairement à la légende, ils tomberont, non pas a cause du soleil, mais a cause d’une loi de la physique qui veut que pour voler, il faut de l’air et beaucoup, or tout comme la-haut l’air est de plus en plus rare, ici, ce sont les consommateurs qui vont devenir de plus en plus rares, à force de les appauvrir


      • Triodus Triodus 10 mai 2010 10:59

        " 09H52 (07H52 GMT), le CAC 40 gagnait 238,09 points (+ 7,02 %) à 3.630,88 points dans un volume d’échanges déjà fourni de 2,551 milliards d’euros.

        Le marché parisien était tiré par les valeurs bancaires qui gagnaient plus de 15 % et effaçaient leurs fortes pertes de la semaine passée.

        Crédit Agricole gagnait ainsi 20,54 % à 39,49 euros, et Société Générale gagnait 19,37 % à 10,81 euros."

        Rien que ça ça devrait déclencher une révolte et un bon arrachage de tripes sur la place publique !


      • astus astus 10 mai 2010 14:53

        a goc : je suppose que vous vouliez parler d’Icare et non de Prométhée.
        Lien ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Icare


      • Graindesable Graindesable 10 mai 2010 17:03

        A goc
        C’est Icare qui s’est brûlé les ailes. Mais d’accord avec toi au final.


      • Gavroche Gavroche 10 mai 2010 10:50

        ♫ Et Paris qui bat la mesure, nous murmure tout bas♫

        ♫ Une valse à mille milliards, c’est beaucoup plus troublant....♫

        T’aurai pas cent balles, pour manger..............


        • Gavroche Gavroche 10 mai 2010 10:52

          « un bon graphique » :

          Plutôt le pentacle du diable


          • Leviathan Leviathan 10 mai 2010 10:54

            Article publié sur le blog international du Collectif « indépendance des chercheurs », le 07/05/2010.

            « Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (I) »
            http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/07/bilderb erg-la-trilaterale-et-le-monde-i.html

            -------------------------------------------

            Article publié sur le blog international du Collectif « indépendance des chercheurs », le 08/05/2010.

            « Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (II) »
            http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/08/bilderb erg-la-trilaterale-et-le-monde-ii.html

            ------------------------------------------

            Article publié sur le blog international du Collectif « indépendance des chercheurs », le 09/05/2010.

            « Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (III) »

            http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/09/bilderb erg-la-trilaterale-et-le-monde-iii.html

            -------------------------------------------------

            Pour en savoir plus, lisez :
            - « La véritable histoire des bilderbergers » de Daniel Estulin.
            - « Rencontres au sommet » de Michael Gama.


            • Gavroche Gavroche 10 mai 2010 10:56

              Dominique Strauss-Kahn :

              « On a besoin d’une autorité européenne de résolution (des crises) dotée du pouvoir et des instruments pour gérer au meilleur coût le cas des défaillances de banques transfrontalières ».

              A vendre : DSK bien côté sur le marché, défense du libéralisme assuré, pas cher, 1000 millards


              • Néo-Résistant Néo-Résistant 10 mai 2010 11:01

                Ah, la dette, quel beau levier pour d’un côté bousiller tout ce qui reste de social, engraisser les financiers et faire payer la note aux européens d’en bas !

                http://www.everyoneweb.fr/marredelagauchecaviar/


                • goc goc 10 mai 2010 11:04

                  les décisions que nos politiciens ont pris ce week-end, vont totalement à l’opposé de ce qu’il faut faire

                  leur message clair :
                  Spéculateurs, allez-y franchement, on vous garanti 500 milliard de profit, et en plus on va imposer un plan de rigueur pour obliger les pays endettés a rembourser. Et quand bien même ils ne pourraient pas rembourser, alors ce sont nos concitoyens qui rembourseront à la place des grecs/espagnols/portuguais/etc

                  S’il vous faut une preuve flagrante de mes propos, alors essayez de trouver un plan de relance industriel accompagnant ces prêts et autres garanties..rien, nada !
                  pire même, avez-vous entendu parlé du fameux (fumeux) prêt national ??, celui qui devait relancer notre économie ??
                  non ??, moi non plus !!

                  et non seulement, il a disparu (sauf son remboursement), mais au lieu de plan de relance, « on » commence a distiller dans nos esprits, l’idée qu’on va devoir se serrer la ceinture, et payer plus.

                  Et quand les journaleux osent nous expliquer que sur les x fois 100milliards du plan européen, la majorité n’est qu’une garantie, ils oublient de rajouter que garantie veut dire, payer à la place des autres, si ils ne payent pas. Donc vu l’etat des « pigs », on va payer, vous pouvez en etre certain !. Et dans tous les sens du terme.


                  • pierrot123 10 mai 2010 11:04

                    Conclusion ce matin de Paul Jorion :

                    "Dans l’euphorie ambiante de ce matin, il ne faudrait pas perdre de vue que quelle que soit la radicalité apparente des mesures prises hier, le système qui siphonne l’argent du contribuable vers les plus grosses fortunes est toujours en place, et plus que jamais en excellente santé."


                    • LE CHAT LE CHAT 10 mai 2010 11:06

                      c’est marrant comment on trouve plus facilement des centaines de milliards qu’un malheureux milliard pour abonder le RSA ! consternant ! smiley


                      • bonsens 10 mai 2010 11:15

                        globalement d’accord , avec un petit bémol , les aides sociales ne diminuent pas , au contraire , elles augmentent ( et les besoins aussi , car chomage , precarité , salaires minables , vit devenue tres chere , meme sur les produits de base ) , et le gouvernment est bien contraint de compenser cahin cahe en en creant de nouvelles ( exemple la PPE), doncempilement d’aumones PPE ,API , allocs ,RSA , pret taux zero, APL , etc, etc... car vie devenut trop chere pour vivre avec les seuls salaires .
                        Ce sont les classes moyennes ( les vraies , pas celles que l’on a appelle ainsi pour leur faire plaisir ) qui voient leur niveau de vie apres impots ramené a celui des classes populaires . Ce sont elles qui payent , pas les classes popu . De nos jours , études supérieures donne parfois embauche au SMIC . Quand j’etais patit , on me disait ( sous de gaulle ) : si ut ne fiches rien à l’école , tu seras au SMIG . Cherchez l’erreur ....


                        • Totoro 10 mai 2010 23:09

                          Mitterand 1982 ?


                        • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 11:22

                          Un article de « solidarité et progrès », qui montre ce qui se joue actuellement.

                          Soit le système reste le même, et les « marchés » financiers gagneront la guerre qu’ils ont déclaré aux états, qui seront obligés de continuer leurs coupes sombres dans tous les services publics, les systèmes sociaux, le gel des salaires, le chômage, les délocalisations, la paupérisation croissante de la majorité des populations, et transformer l’économie en un énorme jeu de casino, avec spéculation ; aujourd’hui sur les dettes des pays, tout à l’heure sur les denrées alimentaires, et tous les biens nécessaires à la survie, mettant les citoyens du monde à genoux,

                          soit les politiques décideront, enfin, de reprendre la main, au delà des rodomontades, par une véritable REFORME MONÉTAIRE, qui supprime le pouvoir de création d’argent ex-nihilo aux banques et organismes financiers, et le redonne aux banques centrales, sous contrôle des états et des citoyens, et l’économie pourra repartir, comme pour les « trente glorieuses », débarrassée des spéculateurs, et orientée vers la progression du pouvoir d’achat des citoyens, et le progrès pour le bien commun.

                          Il est quand même stupéfiant de lire, aujourd’hui, après la réunion extraordinaire des ministres des finances de la zone euro, hier, que les fonds abondés par les Etats européens (soit environ 750 milliards d’€), pour prévenir la spéculation contre l’€uro, et contre les pays de la zone €uro endettés, sera « emprunté » aux marchés ! Hallucinant !
                          Pour essayer de contrecarrer l’opération de prédation et la guerre déclenchée par les « marchés », il n’y a d’autre solution que de leur emprunter de l’argent, quand la véritable arme, pour se défendre de leurs agression constante, serait, évidemment, de leur retirer l’argent (sa création), et de la restituer aux Etats, qui n’auraient ainsi, qu’à s’emprunter à eux-mêmes, sans taux d’intérêt, coupant leurs moyens de prédation aux organismes financiers.

                          Ce système est vraiment un suicide des États et des citoyens, face aux mafias financières, à qui on a donné toutes les armes pour assassiner définitivement les démocraties, et les biens publics.

                          Extraits de l’article :

                          Les principes oubliés de l’antifascisme économique

                          Les femmes et les hommes du monde qui ont combattu et vaincu le fascisme dans les heures les plus sombres de notre histoire, ont non seulement compris qu’il trouve toujours son origine dans le corporatisme financier, mais que pour s’assurer qu’il ne ressurgisse jamais, la dignité et le travail humain doivent être le motif directeur de toute politique économique.

                          En mars 1944, notre Conseil national de la Résistance (CNR) affirmait le « droit au travail » et à un salaire qui « assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine » ; « un plan complet de sécurité sociale » ; « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours » . Ces principes se retrouvent institutionnalisés dans le Préambule de 1946, repris aujourd’hui dans notre Constitution en vigueur.

                          Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, Franklin Roosevelt avoue à son peuple, le 11 janvier 1944, que « la recherche du bonheur » , clé de voûte de la Constitution américaine, n’est plus rien s’ils n’adoptent pas une « deuxième déclaration des droits » fondamentaux garantissant « le droit à un travail utile et rémunérateur », « le droit à des soins médicaux adéquats et la possibilité de jouir d’une bonne santé », « le droit à une protection adéquate contre les incertitudes économiques de l’âge, de la maladie, des accidents et du chômage » et « le droit à l’éducation ».

                          Réunis le 10 mai 1944, la Conférence internationale du travail adopte sa « déclaration de Philadelphie », refondant l’Organisation internationale du travail et s’adressant « à tous les humains  ». Elle affirme : « Le travail n’est pas une marchandise », « la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous », « une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », « tous les êtres humains (…) ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales »  ; cela « doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale ». On retrouve aussi dans cette déclaration tous les droits sociaux proclamés par le CNR et Roosevelt sur la santé, l’éducation, les loisirs, la sécurité sociale et bien sûr le travail. Et il y a là une source d’inspiration profonde pour nous aujourd’hui : il faut assurer « l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun ».

                          Mais l’avertissement le plus cinglant pour la France d’aujourd’hui est délivré par le CNR qui veut « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui ont les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires ».


                          • fhefhe fhefhe 10 mai 2010 11:30


                            Les Classes Moyennes Européennes vont « morfler » comme celle de l’ Argentine en 2002 qui ne s’en est toujours pas remise .
                            Il est à noter que dans ce pays ( Aucun MERdia Français n’en a parlé) la Présidente Christina Kirchner a « Nationalise » les droits de retransmission du championnat de football Argentin !!!!!!
                            La crise qui dure depuis 1998 est responsable de la faillite des clubs de foot .
                            Pour garantir la « Paix Sociale » le gouvernement a racheté les droits des chaînes cablées pour dix ans ....au prix de 600 millions de Pesos par an soit 1 milliards d’€ sur 10 ans !!!

                            Dans un mois c’est la Coupe du Monde en AFS .... et les MERdias vont s’en donner à coeur joie pour anesthésier le « Peuple Europeen » et acheter des « parts de cerveaux disponibles »
                             
                            Du JEU et du PAIN comme l’avait écrit Juvénal pour résumer la misère du peuple ROMAIN mais Rien n’est plus constant que le changement .(Boudha) .2000 ans plus tard avec l’ EMPIRE de LA FINANCE c’est du PAIN NOIR que la majorité de la population Européenne va manger .....




                            • pmxr pmxr 10 mai 2010 11:41

                              wai ... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’aluminium ! :->


                              • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 11:56

                                Mettre les banques au pas et redonner le la
                                LE GLASS-STEAGALL GLOBAL
                                ET LE PRECEDENT FRANCAIS

                                Il y a de constant dans les scandales financiers et les affaires d’Etat qui surgissent aujourd’hui, un dégoût prononcé de la vérité. Un Glass-Steagall global, c’est regarder en face l’escroquerie financière qu’est devenue notre économie. Les invocations à la régulation, à la moralisation et aux renflouements n’expriment que la résignation.

                                Pourtant la France fut bien dotée après-guerre : du combat contre le fascisme est né un système de crédit dirigé, dans lequel on ne cédait pas à la dictature de l’instant et de l’argent facile. Dès 1945, les banques ont été mises au service d’un avenir commun : c’était le Glass-Steagall français et son dispositif d’émission de crédit public. Face au péril, nous devons en raviver l’esprit.

                                C’est quoi d’abord, un Glass-Steagall ?

                                C’est l’un des instruments clés du dispositif de Franklin Roosevelt, qui permit de castrer légalement Wall Street et d’ouvrir la voie à une relance massive de l’économie physique américaine. Dès sa victoire présidentielle de novembre 1932, Franklin Roosevelt donna son appui à la Commission bancaire du Sénat pour faire juger Wall Street sur la place publique. En missionnant auprès de la commission le procureur de New-York Ferdinand Pecora, les représentants du peuple disposaient soudain des pouvoirs judiciaires nécessaires à une investigation méticuleuse. Les révélations furent stupéfiantes : les banques new-yorkaises s’étaient infiltrées au plus haut niveau de l’Etat, elles finançaient les régimes fascistes en Europe et leurs pratiques financières avaient délibérément provoqué le krach de 1929 et la misère et la faim qui s’abattaient sur le peuple américain. Ce fut un pari gagnant pour Roosevelt : en faisant connaître la vérité au peuple, il avait désormais la pleine légitimité pour remettre Wall Street à sa place. Promulguée le 16 juin 1933, la loi Glass-Steagall permit de briser les oligopoles bancaires et de dresser un coupe-feu entre activités de banque et spéculation. Elle établit une séparation stricte entre les banques d’affaires et les banques de dépôt.

                                1945, le Glass-Steagall français

                                « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine » , le gouvernement provisoire avait les coudées franches pour mettre à bas la « dictature professionnelle » qui avait dominé l’économie, donc la politique française. Le 2 décembre 1945, la loi 45-15 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit, venait concrétiser les résolutions prises sous l’occupation par le Conseil national de la Résistance. [*]

                                Cette loi définit clairement « trois catégories de banques : les banques de dépôt, les banques d’affaires, les banques de crédit à long terme et à moyen terme »  ; institue un Conseil national du Crédit, représentatif des forces vives de la nation, aux pouvoirs réglementaires et non simplement consultatifs ; établit un dispositif sérieux de « contrôle des banques d’affaires » en nommant pour chacune d’elles un commissaire du gouvernement, muni de pouvoirs d’investigation et chargé de veiller à la régularité de leurs opérations et à leur conformité avec « l’intérêt national ». Ce Glass-Steagall français est à l’opposé de ce qu’on appelle aujourd’hui « régulation ». Il ne s’agit pas d’une simple surveillance a posteriori des organismes de crédit, comme il est d’usage aujourd’hui, mais d’une réglementation intégrale des activités bancaires afin que l’allocation du crédit privé s’adapte aux lignes fixées par le Plan.

                                Les pouvoirs magiques du Glass-Steagall


                                Pris comme une simple mesure technique, séparer les banques ne sert à rien. Si le dispositif créé par la loi du 2 décembre 1945 a pu engendrer les Trente Glorieuses, c’est qu’il a créé les conditions d’un véritable système de crédit productif, implicitement anti-monétariste. En nationalisant la Banque de France, le gouvernement a pu déclencher une politique de crédit public sans précédent, en utilisant pour l’équipement à long terme la capacité du Trésor public de présenter ses effets à l’escompte de la Banque de France à des taux préférentiels. Il s’agit pour le Trésor (au nom du gouvernement), dans le cadre de la planification et d’une politique cohérente de développement du territoire, d’obtenir en création monétaire auprès de la Banque de France, l’équivalent des richesses futures que créera l’utilisation de ce crédit. Pour la première fois dans notre histoire, l’Etat put devancer le développement économique, assurant ainsi un cycle long de croissance physique.

                                D’ailleurs, nous devons bien avoir conscience que ce mécanisme vertueux ne pouvait avoir lieu que dans le cadre du système de taux de change fixe établi à la conférence de Bretton Woods, en juillet 1944. Des taux de changes flottant au bon gré des spéculateurs ne permettent pas de politique d’investissement à long terme. Le Glass-Steagall global de demain ne peut qu’aller de pair avec un nouveau Bretton Woods protégeant les systèmes de crédit au sein de chaque économie nationale.

                                L’esbroufe de la banque « universelle »

                                Aux Etats-Unis, la loi Glass-Steagall fut abrogée en 1999, par l’entremise du secrétaire au Trésor de l’époque Larry Summers (aujourd’hui conseiller économique en chef de Barack Obama), avec les conséquences que l’on connaît. La France, quant à elle, avait déréglementé bien plus tôt. C’est sous l’égide de Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, que la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984 (dite de « modernisation » !) abrogea la loi du 2 décembre 1945. Elle fit disparaître la distinction fondamentale des activités bancaires sous un titre unique, les « établissements de crédit » , les libérant ainsi de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs ressources. C’est ce qu’ils nomment fièrement « banque universelle » . A la tribune de l’Assemblée nationale, Delors avait prétexté la nécessité de s’adapter à l’environnement international pour justifier la création d’une véritable « communauté bancaire » au nom de « la liberté d’association » (sic) . La séparation « entrave le développement d’une saine concurrence » , disait-il. On a vu le résultat. Aujourd’hui, la banque française est devenue un véritable oligopole contrôlé par les « quatre gros » (ils ont tout avalé) : BNP-Paribas, Société générale, Crédit agricole et Caisse d’épargne-Banque populaire.

                                Investigation et mise en règlement judiciaire

                                Le premier scandale de la banque universelle fut probablement l’affaire du Crédit lyonnais. Ses activités financières hasardeuses entre 1988 et 1993 la menèrent à une faillite retentissante qui aurait vu disparaître les dépôts des épargnants si l’Etat n’avait injecté 130 milliards de francs (20 milliards d’euros). L’obsession financière et anti-économique de la banque universelle s’est encore affichée au grand jour depuis deux ans : des dizaines de milliards d’euros d’actifs dépréciés avec la crise des subprimes, le vacillement de la SG après l’affaire Kerviel (5,5 milliards de perte sèche), la très « familiale » Caisse d’épargne qui perd 700 millions sur des paris spéculatifs, etc. Nos prestigieuses banques « universelles » ne doivent leur salut qu’à l’aide accordée en 2008 par l’Elysée, au recyclage des actifs toxiques organisé par la BCE, au contribuable américain (elles ont touché 25 milliards dans le renflouement d’AIG organisé par Goldman Sachs) et à une comptabilité probablement très créative. Aujourd’hui encore, le mystère demeure sur l’état réel de leurs comptes. En février, Société générale a évacué vers une structure de défaisance (fosse septique) près de 45 milliards d’euros de titres toxiques.

                                Les partisans de la « régulation » n’ont plus le choix. Nous devons mobiliser l’opinion en constituant une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière, dotée de pouvoirs judiciaires. L’on pourra réquisitionner temporairement les banques pour aller librement éplucher leurs comptes et leur bilan. Fort des vérités qui auront été dites, il faudra profiter de l’élan pour rétablir un système de crédit productif, seul capable de servir le travail et l’équipement du territoire. Sans cela, les niveaux de vie continueront de baisser, durement et sûrement, et nous n’aurons plus qu’à planter des bananiers sur ce qui a failli être une république.


                                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mai 2010 11:57

                                  structure de defaisance = le contribuable qui paie, à un moment ou à un autre
                                  mauvaise solution donc

                                  il faut baisser les depenses publiques, c’est tout !

                                  http://leparisienliberal.blogspot.com/2010/05/rigueur.html


                                  • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 13:38

                                    Ah !

                                    Parce que le « contribuable » ne paie pas, dans le renflouement des banksters ?
                                    Le contribuable ne paie pas, en voyant détruire son système public, stagner ses salaires, diminuer son pouvoir d’achat, en raison de la dette, due à un système financier qui INTERDIT aux États ; non seulement de créer l’argent, mais, même d’emprunter aux Banques centrales, donc, les oblige à emprunter aux banques privées, qui se gavent des intérêts de la dette ?
                                    Le contribuable ne paie pas, quand 10% du PNB, produit par LES TRAVAILLEURS, passe, en quelques années, des salaires au capital ?

                                    Le bon petit kapo des mafias Eleusis, continue à nous prendre pour des cons, et à défendre son système de prédation, son système qui a déclaré la guerre aux démocraties, aux états, aux citoyens.

                                    Le bon petit kapo Eleusis est un de ceux chargés de jouer du fouet, pour faire rentrer les citoyens dans les rangs des condamnés à se faire égorger par les mafias financières et bancaires

                                    Le bon petit kapo Eleusis est du côté des assaillants, de ceux qui ont juré de privatiser le monde, et mettre les citoyens du monde à genoux, au profit des prédateurs de la finance.

                                    Le bon petit kapo Eleusis est un ennemi des hommes libres ; il est un être nuisible, que le juste soulèvement des peuples grugés, opprimés, égorgés, devra mettre hors d’état de nuire, le plus vite possible.


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mai 2010 14:30

                                    point godwin franchi, pourquoi ?

                                    traiter ceux qui ne sont pas d’accord avec vous de sous officiers de la Wehrmacht ou des camps de la mort, vous trouvez ca normal, vous ?


                                  • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 14:38

                                    Bon ; alors, pour vous, ce sera un point Soros !

                                    Destiné à tous ceux qui osent continuer de justifier ce système de prédation au bénéfice des mafias, et au détriment des citoyens du monde.

                                    D’ailleurs, vous ne répondez pas sur la fond ; vous vous contentez de vous faire l’écho des banksters et des mafias financières.

                                    Nous sommes en état de guerre déclarée par les « marchés » contre les démocraties, les états, les citoyens du monde.
                                    Or, en état de guerre, pas de position neutre.
                                    Vous êtes d’un côté ou de l’autre.
                                    Pour votre part, toutes vos déclarations prouvent à l’envi que vous avez choisi le camp des assaillants et des prédateurs ; je ne fais qu’en prendre acte.

                                    D’autant que, cette fois-ci, c’est beaucoup plus grave que les victimes des « camps de la mort », puisque les victimes se comptent, à l’échelle mondiale.

                                    Kapo vous a vexé ?
                                    Ok ; on va dire agent des forces d’oppression et d’esclavage.
                                    Ça vous convient mieux ?


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mai 2010 14:39

                                    Au fait Sisyphe, assis bien au chaud derriere votre ordi, quelque part en France, à ecrire des contes pour enfants (le Capital ? la theorie generale de Keynes ?) , ne donnez pas, s’il vous plait, de lecons sur les inegalités et sur l’exploitation, merci !


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 10 mai 2010 14:44

                                    agent des forces d’oppression et d’esclavage me convient mieux, puisque dans l’exprit des francais, l’esclavage n’est pas vraiment un crime contre l humanité.

                                    Blague à part, je note quand meme qu il est tres fort d’attribuer aux liberaux la responsabilité de ce qui se passe actuellement alors que ca fait deux ans qu’Alternative Liberale dit qu il faut privilegier les entrepreneurs et laisser les banques faire faillite http://www.youtube.com/watch?v=FUJRGeAdtLE (meme message sur France info fin 2008 http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-samedi-2008-10-04-sabine-herold-presidente-d-alternative-liberale-194077-81-186.html)

                                    verifiez par vous meme

                                    Les agents des marchés, en France, ce sont l’UMPS.


                                  • sisyphe sisyphe 10 mai 2010 14:59

                                    Les résultats de la réunion extraordinaire des Ministres des finances de la zone €uro, et leur décision d’injecter 750 milliards ; SOI-DISANT pour sauver l’€uro et les pays endettés :

                                    Bourse : les valeurs bancaires et de l’assurance s’envolent

                                    Fortement malmenées la semaine dernière, ces valeurs financières enregistrent une progression à deux chiffres ce lundi, rassurées par le plan massif de soutien mis en place par les ministres des finances européens ce week-end.

                                    Le soulagement en Bourse prend la forme d’une forte progression des actions sur le marché parisien, avec même des hausses à deux chiffres au sein du Cac 40. Ces hausses sont réalisées par les valeurs du secteur financier qui, ce lundi, décollent par rapport au reste du marché.

                                    Trop fort !

                                    Pour soi-disant sauver la zone euro de la guerre entreprise par les marchés (c’est à dire les banques, spéculateurs, et les organismes financiers), les états ne trouvent rien de mieux que d’approvisionner un compte euro de 750 milliards €, qu’ils empruntent...... aux banques privées !!  smiley

                                    Résultat : on a renforcé les armes des assassins, qui se frottent les mains, et vont pouvoir continuer, plus que jamais, leur action prédatrice !!

                                    Merci pour eux !


                                  • Agor&Acri Agor&Acri 10 mai 2010 12:58

                                    Oui, monsieur Bonafi :

                                    « Que leurs gouvernants sont, au mieux, des exécutants de la grande finance, voire même des figurants, des fusibles ».

                                    Il faut le dire et le redire et le redire encore jusqu’à ce que la majorité comprenne que le combat bi-partiste (UMP vs PS) est un leurre puisqu’il permet seulement de créer une illusion de démocratie, alors qu’il ne nous offre un choix qu’entre 2 pantins de toute façon préalablement cooptés par les cénacles qui dirigent le monde (Bilderberg, Trilaterale, CFR, ...)

                                    DSK, Cope, ...jusqu’à Manuel Valls (voir détail dans le MESSAGE N° 8 du forum LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

                                    et oui encore monsieur Bonafi :
                                    « Les lois se durcissent partout et la démocratie est aujourd’hui en danger ».

                                    Il faut rompre le mécanisme avant de n’avoir plus aucune prise sur cette gouvernance mondiale qui met en place tous les outils sécuritaire de contrôle des individus
                                    -flicage : mail, internet, réseau sociaux, bientôt le vote électronique ?
                                    -pistage : GPS voiture + téléphone + caméscope, caméras surveillance + bientôt la puce RFID
                                    -traçabilité : monnaie électronique = qui achète quoi, où et à quel instant..., compteur EDF électronique, ...

                                    Le diagnostic de la gouvernance entre les mains d’un cénacle de « Banksters » a été posé (depuis plus d’un an) et argumenté de façon très factuelle par l’auteur du forum :
                                    LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

                                    Sa pensée, que je partage, se résume ainsi :
                                    "Je suis parti d’un constat : les politiques et les journalistes, pourtant friands de sujets polémiques, n’évoquent jamais certains thèmes se rapportant à l’emprise du monde financier sur la gouvernance de la planète.

                                    Les Etats, les entreprises et les particuliers sont soumis, de manière directe et indirecte, à une forme d’impôt scélérat et se voient contraints de verser une sorte de dîme permanente au monde de la finance.
                                    Le caractère « systémique » et pyramidal de l’endettement des Nations permet à un cénacle de « banksters » de s’emparer progressivement d’une part toujours plus grande des richesses produites.
                                    Tels des parasites aliénant leurs proies."

                                    "Le combat que nous devons à présent mener, c’est celui d’une Démocratie atrophiée contre un système tenu par des financiers omnipotents, qui tiennent la bride serrée sur l’essentiel des Media et des Politiques.« 

                                    D’ailleurs, monsieur Bonafi, le graphique que vous utilisez pour démontrer l’interconnexion européenne des dettes, a été déjà commenté dans un
                                    Message posté le : le 03-05-2010 19:38:01 

                                    Plus on est de »porte-parole" de la réalité, plus la propagande recule.


                                    • stephanemot stephanemot 10 mai 2010 13:20

                                      La faillite, nous voila. avec en prime un Grand Emprunt.

                                      Ce qu’il y a de plus amusant dans l’histoire :
                                      1- les Etats renflouent les banques sans recuperer leur mise
                                      2- les Etats demandent ensuite aux memes banques de leur donner un coup de main, toujours au frais du contribuable
                                      3- 1+2 = non seulement la dette empire, mais les banques sont renflouees 2 fois sans contreparties. pas etonnant qu’elles bondissent de 10% ce matin.




                                      • Bélial Bélial 10 mai 2010 13:29

                                        « Vous avez vu certainement les Grecs hier tenter de rentrer dans le Parlement... Comme l’idée de la République, l’idée d’une révolution nous viendra-t-elle d’eux ? Pourtant s’ils parvenaient à rentrer dans leur Assemblée, ou au ministère des finances, ils devraient alors s’apercevoir que, même de ces postes là, on ne peut plus contrôler l’économie mondiale... Que leurs gouvernants sont, au mieux, des exécutants de la grande finance, voire même des figurants, des fusibles. Les machines du trading quantique sont plus puissantes qu’eux. Ainsi la volonté humaine reste toujours soucieuse d’échapper à l’état de nature, de s’en éloigner le plus possible, de le nier puisqu’il met en cause sa puissance, quitte à verser dans un monde ou une économie tout à fait illusoire.

                                        Quelle sera la réaction des peuples quand ils comprendront que le pouvoir est dématérialisé, virtuel, peut-être intouchable ? »


                                        ---> Le pouvoir n’est pas virtuel, pas intouchable, il se centralise et il s’éloigne, mais on parle de 300 personnes, qui parviennent à détourner la logique protégées dans leur tour d’ivoire car les humains s’achètent, sinon celle-ci voudrait qu’ils ne fassent pas le poids une demi-seconde.



                                        • furio furio 10 mai 2010 14:17

                                          L’air de rien ces « enculés » de l’ultra-libéralisme et de la géniflexion devant l’autel états-unien des sectes sont en train de nous forger les chaînes qui vont nous lier à la galère LIBERALE.
                                          Plus moyen de s’en sortir. Bosser comme un nègre pour peau de balle et balai de crin ! Et une retraite de miséreux en prime.
                                          La dette des nantis passe jours après jours dans la poche des pauvres ! 
                                          J’espère que tout le monde a bien compris. 
                                          En gros c’est ça !
                                          Ce jour, 8% du renflouement dans la poche des « spéculateurs » Merci les pauvres ! 


                                          • marie 10 mai 2010 16:20

                                            Italie : basta ! bloomberg en fait l’un des 3 pays les plus soldides avec le Japon et Honk kong.

                                            l’état est endetté mais l’endettement doit englober : entreprises et particuliers et sur ce plan là l’Italie est de loin la plus solide en Europe ; le peuple italien n’est,pas endetté au-delà du raisonnable, ses entreprises non plus. allez voir les français et les anglais et les etats-unis


                                            • BA 10 mai 2010 17:19

                                              Les opérations de rachat d’obligations d’Etats européens, décidées dans le cadre de mesures exceptionnelles visant à calmer les marchés, ont commencé « ce matin », a indiqué lundi le président de l’institut d’émission européen, Jean-Claude Trichet.

                                              La BCE est restée « totalement indépendante » et n’a pas subi de « pression » pour lancer ces mesures exceptionnelles, a assuré M. Trichet lors d’une conférence de presse à Bâle au siège de la Banque des règlements internationaux.

                                              Il a également indiqué qu’il était « absolument crucial » que les gouvernements européens atteignent leurs objectifs fiscaux, malgré le plan de soutien sans précédent lancé dans la nuit de dimanche à lundi.

                                              http://www.romandie.com/ats/news/100510125012.p35cwp4s.asp

                                              Le serpent « ZONE EURO » avait faim.

                                              Le serpent « ZONE EURO » était en train de mourir de faim.

                                              Alors, le serpent « ZONE EURO » a commencé à se dévorer la queue lundi 10 mai 2010.

                                              Le serpent « ZONE EURO » est rassasié momentanément : il ne mourra pas tout de suite.

                                              Mais il mourra bientôt.

                                              L’opération « Ouroboros » continue.


                                              • Jean Lasson 10 mai 2010 18:53

                                                En fait, d’après Paul Jorion (lien), ce plan est exigé par les mégabanques (Goldman, Morgan et Cie) pour qu’elles puissent revendre leur obligations de la zone Euro, car elles savent bien, comme tout le monde, que la faillite des états européens va arriver. Ce plan sert donc à sauver les banques. On comprend mieux pourquoi il était si indispensable, si urgent et si généreux...

                                                Extrait de l’article de Jorion :
                                                "Car ce que les marchés attendent – ils ne se privent pas de le faire savoir – c’est qu’elle [la BCE] engage un programme d’achats d’obligations d’Etat sur le marché secondaire, c’est à dire aux banques pour appeler les choses par leur nom. Celles-ci veulent se désengager sur la pointe des pieds d’un marché obligataire qui n’est plus le refuge qu’il était. Le marché (les mégabanques, pour continuer d’appeler les choses par leur nom) veut laisser les Etats et la BCE régler entre eux la crise de la dette publique et s’en laver les mains. Ils savent en effet que le risque est grand pour eux d’être mis à contribution demain, à l’occasion de restructurations d’ampleur de la dette, qu’ils pressentent inévitables."


                                                • Jean Lasson 10 mai 2010 19:02

                                                  J’ai oublié : d’après le graphique (source) de l’article, l’exposition française vis-à-vis des « PIIGS » est de 700 milliards d’euros...

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