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Accueil du site > Actualités > Economie > Et si nous laissions les banques faire faillite ?

Et si nous laissions les banques faire faillite ?

Depuis le début de la crise, les Etats soutiennent les banques à bout de bras. La socialisation des pertes bancaires en Europe a surtout pris la forme de recapitalisations. Recapitaliser, cela revient à augmenter les fonds propres d'une banque.

Dans le secteur bancaire, les fonds propres désignent l'argent qui, à la différence des dépôts des clients ou des emprunts effectués auprès d'autres établissements, n'appartient qu'à la banque. Dans le cas des banques en difficulté, l’ajout de capitaux propres a surtout servi à compenser les dettes qu’elles avaient contractées.

Effet levier

Le monde bancaire s’est, en effet, beaucoup endetté, ces dernières années, via ce que l’on appelle les effets de levier. L'effet de levier consiste à avoir recours à l'endettement pour augmenter la rentabilité des capitaux propres. Et pour que l'effet de levier fonctionne, il faut que le taux de rentabilité du projet sélectionné soit supérieur au taux d'intérêt à verser pour la somme empruntée. Les effets de levier sont devenus de plus en plus importants avec le temps.

Ce qui n’est évidemment pas sans poser problèmes. Ainsi, au printemps 2008, les banques d'investissement de Wall Street avaient des effets de levier qui oscillaient entre 25 et 45. Cela signifie que pour un dollar de fonds propres, elles avaient emprunté entre 25 et 45 dollars. Par exemple, Merrill Lynch avait un effet de levier de 40. Cette situation était évidemment explosive car une institution qui a un effet de levier de 40 pour 1 voit ses fonds propres effacés avec une baisse de 2,5% (soit 1/40) de la valeur des actifs acquis.

En choisissant de recapitaliser une banque, un Etat choisit de reprendre à son compte la totalité des actifs et des dettes bancaires. Cette technique doit être questionnée dans ses fondements économiques. En effet, l’endettement des banques n’a pas été contracté, dans sa totalité, en vue de financer la consommation des ménages et/ou des investissements productifs ayant pour objectif final l’augmentation du stock de capital des entreprises (achat de machines ou de bâtiments servant à accroître la production de biens et services).

Au contraire, les banques se sont endettées ces dernières années pour procéder à des opérations essentiellement spéculatives. On ne voit pas bien l’intérêt qu’il y avait, pour les Etats, à reprendre à leurs comptes cette partie de la dette bancaire alors que les titres spéculatifs que cette dette a permis d’acheter ne valent plus grand-chose aujourd’hui. On peut, d’ailleurs, raisonnablement douter que ces titres revaudront un jour quelque chose.

Dette publique (im)productive

Une opération de ce type équivaut à déstabiliser en profondeur les finances publiques. Pour saisir la nature de cette déstabilisation, il faut faire appel au concept de dépense productive introduit par Turgot (1727-1781). Turgot assignait pour fonction à la dette publique de dégager un surplus économique. En investissant dans des infrastructures, un Etat fait une bonne opération puisqu’il améliore la production et peut, ce faisant, récolter des rentrées fiscales supplémentaires.

Le trait commun à toutes les opérations de socialisation des pertes bancaires, depuis le début de la crise, est que les Etats se sont portés acquéreurs d'actifs financiers profondément dépréciés à un prix supérieur à leur valeur de marché. Cela constitue une dépense improductive. Et aujourd’hui, cette socialisation joue un tour aux banques tirées d'affaire puisque le transfert des actifs toxiques affaiblit la solvabilité des Etats. Or, certaines banques ont acheté des obligations publiques qui ont accusé de fortes diminutions de valeur dans la mesure elles ont été émises pour recapitaliser des actifs bancaires toxiques Aujourd'hui, ces obligations sont devenues de nouveaux actifs toxiques pour les banques qui les détiennent.

L’annonce, il y a peu, de taux d’intérêts négatifs sur la dette (à court terme) des pays du nord de la zone euro semble infirmer ce jugement. Après tout, si les banques jugent bon de perdre de l’argent en achetant de la dette publique, c’est que cette dernière n’est pas de si mauvaise qualité que cela. C’est là en substance le discours des grands argentiers de la zone euro. On fera remarquer que les taux d’intérêt négatifs portent sur de la dette à court terme (dette inférieure à deux ans) et ne modifient donc en rien le profil des finances publiques au sein de l’eurozone[1]. Plus fondamentalement, cette situation confirme l’hypothèse défendue au paragraphe précédent.

Si les banques achètent des obligations publiques, c’est parce que des investissements qui susceptible d’engendrer un surplus économique n’ont jamais été réalisés entretemps. Nos Etats seront, tôt ou tard, appelés à faire face à une dette croissante. En effet, si le schéma de socialisation des pertes bancaires continue à être de mise, la puissance publique sera appelée à la rescousse des banques qui auront perdu de l’argent en achetant des titres à taux d’intérêt négatif. Il en résultera, dès lors, une progression de l’endettement public. Un endettement public qui ne correspondra, par ailleurs, à aucun investissement productif susceptible de générer un surplus. Et le serpent de se mordre joyeusement la queue au risque de plonger l’Europe dans une forme de léthargie économique prolongée. Une telle politique ressemble furieusement au tonneau des Danaïdes[2].

Idéologie

Face à ces constats pour le moins dérangeants pour les élites politiques et économiques, il y a le mur de l’idéologie dominante dont l’objectif est d’assurer le maintien de la domination sociale des dites élites. C’est ainsi que le spectre des années trente a été agité avec vigueur par les décideurs politiques européens. Selon ce discours, si une banque tombait en faillite, il en résulterait automatiquement un effet domino désastreux pour l’économie dans son ensemble puisque les banques sont connectées les unes aux autres via le crédit interbancaire.

Dès lors, une série de faillites bancaires s’abattrait alors sur l’économie. Et cet effet domino conduirait inévitablement à un gel du crédit qui, lui-même, finirait par entraîner un recul prolongé de la production. Le nœud du discours dominant consiste donc à dire que la socialisation des pertes du secteur bancaire serait inévitable. Et tel serait le prix à payer pour que les banques continuent à accorder des crédits aux ménages et aux entreprises. Force est de constater que cette thèse ne correspond pas à la réalité.

Cinq ans après l’éclatement de la crise, le crédit reste toujours aussi gelé en Europe. En décembre 2011, le volume de prêts aux entreprises dans la zone euro avait chuté de 37 milliards d'euros, soit le plus fort repli jamais enregistré. Pour contrer cette évolution défavorable pour l’économie européenne, la BCE avait, à cette époque, prêté 489 milliards d’euros à 3 ans aux banques de la zone euro (523 banques) à un taux de 1 %. Il s’agissait de la ligne de crédit la plus longue jamais accordée par la BCE. Aujourd’hui, il est de notoriété publique que ces liquidités n’ont jamais été prêtées aux entreprises et aux ménages de la zone euro.

Alternative scandinave

Il existe une alternative à cette politique. Il nous faut, pour en discerner les contours, analyser les actions qu’ont menées les gouvernements scandinaves (Finlande, Norvège et Suède) dans les années nonante pour lutter contre une importante crise bancaire régionale. Nous nous intéresserons dans un second temps à la gestion de la crise bancaire de 2007-2008 en Islande. La crise bancaire des pays nordiques plonge ses racines dans la libéralisation des marchés financiers locaux du milieu des années 80. Ces réformes allaient toutes dans le sens d’un abandon du contrôle des taux d’intérêts et de l’octroi du crédit.

Cela a poussé les banques finlandaises, suédoises et norvégiennes à emprunter sur les grandes places financières internationales (principalement en Angleterre et en Allemagne) pour ensuite prêter aux ménages et aux entreprises de la région. La rentabilité de l’opération était assurée du fait que les taux scandinaves étaient plus élevés qu’à Londres ou à Francfort. Vu l’augmentation de leurs capacités d’emprunt, les banques ont multiplié les stratégies spéculatives, spécialement dans l’immobilier. Les prix des logements en Suède ont doublé en sept ans. La mécanique s’est grippée au moment où pour financer sa réunification, l’Allemagne décidait d’augmenter ses taux d’intérêt. Et la bulle immobilière de se dégonfler de manière particulièrement brutale. De 1990 à 1995, les prix accusèrent une baisse de plus de 40% pour l’immobilier d’affaires en Suède. En retour, le secteur bancaire était touché de plein fouet. Les cinq principales banques finlandaises, les quatre plus grosses banques norvégiennes et trois grandes banques suédoises demandaient l’aide des Etats. Et ces derniers sont intervenus. Mais pas n'importe comment.

La philosophie de base de ces interventions étatiques répondait aux trois axiomes suivants. Primo, le but des opérations était de sauver le système financier et pas une banque en particulier. Il était, dès lors, préférable d’acter d’un état de faillite plutôt que de s’acharner à faire survivre l’un ou l’autre canard boiteux. Secundo, les actionnaires devaient subir les pertes les plus importantes. Tertio, le CA et la direction responsable de l’échec de la banque devaient se démettre[3]. Comme nous le verrons plus loin, la Norvège est le pays qui a poussé le plus loin ces axiomes. Tout ceci tranche singulièrement avec les recapitalisations effectuées dans la zone euro où le prix de rachat des actions a été systématiquement supérieur à leurs cours en Bourse. Dans la zone euro, le contribuable a été clairement sacrifié au détriment de l’actionnaire.

En Suède, après la faillite de la Gota Bank en 1992, un important programme de nationalisations a été mis en œuvre. Mais l’intervention de l’Etat se faisait à une condition qui n’a jamais été imposée dans la zone euro ou aux Etats-Unis depuis le début de la crise. Le gouvernement suédois a, en effet, forcé les banques à procéder à des dépréciations massives d’actifs avant d’accorder son aide, ce qui ramenait le prix de vente de la banque à sa valeur économique. Cette opération constituait une perte pour l’actionnariat privé et un gain pour les finances publiques. Cette discipline financière a permis d’éviter au gouvernement suédois de se retrouver piégé dans des opérations consistant en des apports illimités de capitaux et de liquidités à des banques insolvables[4]. Sur la question de la valeur de rachat des banques, des trois pays concernés par la crise, la Norvège est celui qui s’est montré le plus radical à l’égard des actionnaires. En effet, les actions des trois grandes banques du pays présentant de graves difficultés ont été reprises par l’Etat sans aucune compensation financière pour les actionnaires[5].

Après la phase de nationalisation, les pouvoirs publics des trois pays scandinaves ont entrepris de restructurer le secteur bancaire. Pour cela, ils se sont attribué un rôle de curateur en procédant à l’intérieur des bilans bancaires au tri entre les bons et les mauvais actifs et donc entre les bonnes et les mauvaises dettes inscrites au passif. Des structures (les bad banks) ont été créées pour écouler les mauvais actifs. Le but de l’opération était de sécuriser les dépôts des particuliers en les isolant des actifs toxiques de façon à assurer la continuité du financement des entreprises et la consommation des ménages. Les mauvais actifs ayant été achetés à un prix relativement faible, les gouvernements pouvaient espérer retirer un profit de leur vente en cas d’amélioration du marché immobilier local. Par ailleurs, la capitalisation de ces bad banks, pour satisfaire aux règles prudentielles qui veulent que les banques possèdent un certain pourcentage de fonds propres par rapport à leurs actifs, était des plus faibles puisque les actifs avaient été achetés à un prix dérisoire. C’est ainsi que la capitalisation des bad banks suédoises était d’environ 24 milliards de couronnes, soit à peu près 1,5% du PIB du pays en 1992.

Au total, le coût de l’opération de sauvetage des banques scandinaves a été assez faible. En Suède, par exemple, le coût de la crise bancaire d’un point de vue budgétaire a finalement été de 2% du PIB[6] (à comparer avec les 7% du PIB[7] qu’a représenté le sauvetage des banques en Belgique). Si au moment de la nationalisation de Dexia en octobre 2011, l’Etat belge avait procédé comme les Suédois au début des années nonante, il aurait racheté le holding pour 500 millions. Au lieu de cela, il a payé 4 milliards d’euros pour Dexia Banque Belgique.

Enseignements belgo-islandais

Quels résultats donneraient aujourd’hui l’application des principes directeurs ayant guidé les autorités des trois pays scandinaves au début des années nonante ? Nous trouverons une esquisse de réponse à cette question en étudiant de plus près la gestion de la crise de 2007-2008 par les autorités islandaises. En octobre 2008, les trois principales banques islandaises (Glitnir, Landsbanki et Kaupthing) qui géraient essentiellement des actifs dans le reste de l’Europe et dont les bilans cumulés représentaient plus de dix fois le PIB du pays sont gravement touchées. Relevons, au passage, une donnée quantitative importante, à savoir la tendance au gonflement des bilans bancaires qui s’observe dans tous les pays industrialisés. En 1990, les dix premières institutions financières US possédaient 10% des actifs financiers de la nation. En 2008, elles en contrôlaient plus de la moitié. Dans les années nonante, aucune des 25 banques mondiales leaders n’affichait un total bilantaire dépassant le PIB de son pays d’origine[8]. Il en va tout autrement aujourd’hui. Les actifs bancaires des banques européennes représentaient quatre fois le PIB de l’eurozone[9]. Par comparaison, les bilans cumulés des banques suédoises en 1991 étaient légèrement inférieurs à 100% du PIB de la nation[10].

Dans ces conditions, il n’est pas difficile d’imaginer qu’une crise bancaire représente un choc économique plus important aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Par conséquent, l’approche norvégienne qui consiste à nationaliser sans dédommager l’actionnaire s’avère des plus intéressantes. C’est à cette conclusion qu’est parvenu dans sa gestion de la crise financière de 2008, le gouvernement islandais qui a proprement lâché le secteur bancaire et fait supporter la totalité des pertes aux actionnaires. Des moyens ont, de ce fait, été libérés pour soutenir l’économie.

Dans les années nonante, les pays scandinaves avaient mis au point un programme de garanties pour que les créanciers des banques restructurées ne perdent pas d’argent. Là encore, le gonflement des bilans bancaires rend beaucoup plus difficile ce type de pratiques. C’est ce qu’illustre à merveille le cas de Dexia. Après son démantèlement par les gouvernements belge et français, le holding Dexia est devenu une bad bank dont le portefeuille contient des actifs pour 250 milliards d’euros. Si ces actifs étaient vendus maintenant, la moitié de cette valeur serait perdue, dixit Luc Coene, gouverneur da la Banque Nationale de Belgique[11]. Et de fil en aiguille, les créanciers de Dexia seraient touchés. Pour protéger ces derniers, un programme de garantie de 90 milliards d’euros a été prévu dans le deal de restructuration de Dexia. Pour mémoire, 60% de cette somme (soit 54 milliards) est à charge du gouvernement belge. 54 milliards d’euros, cela représente à peu près 15% du PIB belge.

En 2011, Dexia a accusé une perte de 11,6 milliards d’euros. Cette situation pèse sur la rentabilité et la solvabilité de la bad bank. Au mois d’avril 2012, Luc Coene, gouverneur de la Banque nationale de Belgique estimait, que pour éviter d’activer la garantie, il faudrait réinjecter du capital dans Dexia. L’injection de capital évoquée par les analystes pour maintenir à flot Dexia oscillait entre 7 et 10 milliards[12]. Pour faire face à cette situation, les actionnaires de Dexia ont trouvé une astuce qui leur a permis de gagner un peu de temps. En mai 2012, l’assemblée générale de Dexia décidait d’une diminution de capital de 4,1 milliards d’euros. L'opération faisait chuter le capital de Dexia à 500 millions d'euros. Classiquement, une réduction de capital social intervient lorsqu’une société enregistre des pertes. L’objectif est d’aligner le capital sur l'actif réel. Cette solution ne fonctionne que si les pertes ont un caractère limité. Or, ce n’est pas le cas de Dexia. La presse économique[13] signalait, en août 2012, que Dexia aurait besoin d’urgence d’une recapitalisation. Pour le deuxième trimestre 2012, la perte de Dexia s'élève à 735 millions d'euros après celle de 431 millions au premier trimestre. Au rythme où vont les choses, les pertes de Dexia devraient dépasser les quatre milliards d’euros pour l’année 2012. Soit un chiffre de loin supérieur au capital social de la compagnie tel qu’établi en mai 2012. Le holding Dexia est donc virtuellement en faillite. Tôt ou tard, la garantie en faveur des créanciers devra être activée. Pour mémoire, le programme de garanties des Etats belge et français court jusque 2021. Tonneau des Danaïdes, disions-nous.

Et cette situation kafkaïenne a tout à voir avec le poids démesuré accordé aux créanciers dans les plans de sauvetage bancaire. Comment peut-on, en effet, garantir des dettes alors que tout le monde sait que les actifs qui servent de support au remboursement de ces dettes doivent être dépréciés ? Ne perdons, par ailleurs, pas de vue que les bilans bancaires sont de plus en plus spéculatifs et donc susceptibles d’accuser à l’avenir de brusques dépréciations. Ce qui n’a évidemment rien de rassurant. Les principales banques européennes ont récemment augmenté leurs engagements sur les produits dérivés. Ces derniers, en 2011, atteignaient 53% du PIB de la zone euro[14]. Par comparaison, cette prise de risque pesait pour 41,3% du PIB de la zone euro en 2010. Or, les produits dérivés sont des produits risqués car ils correspondent à un pari sur l’évolution d’un ou plusieurs actifs dits sous-jacents. 

Un troisième changement qualitatif s’est opéré depuis les années nonante. La libéralisation financière a amené une forte internationalisation des activités bancaires. En 2006, plus de la moitié des revenus des vingt plus grandes banques européennes avait été réalisée en dehors de leur marché national. Toute stratégie de restructuration d’une banque menée par un pays sur la base des modèles scandinaves sanctionnant prioritairement l’actionnaire ne manquera pas de mettre certains créanciers en difficulté dans d’autres pays. L’Islande constitue un cas d’école en la matière.

En décidant de ne protéger que ses seuls déposants nationaux, le gouvernement islandais a rejeté les demandes de remboursement d’une catégorie particulière de créanciers, à savoir les dépositaires de Landsbanki aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Si les garanties auprès des épargnants hollandais et anglais avaient été payées par l’Islande, cette dernière aurait été obligée de dépenser 4 milliards d’euros. Or, le PIB de l’Islande tournait à cette époque autour des 9 milliards d’euros. On fera remarquer que si les Pays-Bas et la Grande-Bretagne avaient adopté la même approche que l’Islande face à leurs banques en faillite, elles auraient éprouvé moins de difficultés à venir en aide à leurs nationaux clients chez Landsbanki.

Il y a 20 ans, acter d’un état de faillite quand un établissement était insolvable et laisser tomber les actionnaires n’avait rien de farfelu. Cela, les experts qui sont les principales sources d’informations du grand public dans les grands média ne le disent jamais. Etrange lacune qui pourrait s’expliquer par le fait qu’un grand nombre d’entre eux vivent de la finance…



[1] Les Echos, édition mise en ligne du 19 juillet 2012

[2] Dans la mythologie grecque, les Danaïdes sont les cinquante filles du roi Danaos. Un jour, Danaos fit venir ses cinquante neveux qui lui firent part de leur désir d'épouser ses filles. Danaos fit mine d’accepter. Il offrit à ses filles, pour leurs noces, une dague puis et leur fit promettre de tuer leurs époux pendant la nuit. Toutes le firent, sauf Hypermnestre, qui épargna Lyncée. Plus tard, Lyncée tua les 49 autres filles de Danaos. Et aux enfers, les Danaïdes reçurent une punition qui consistait à remplir d'eau un tonneau percé pour l’éternité. Depuis, le tonneau des Danaïdes désigne une tâche absurde et sans fin.

[3] Bent Vale, The Norwegian Banking Crisis, Norges banks Skriftserie, Occasional papers n° 33, Oslo, mai 2004, p.19.

[4] Ozgur Emre Ergungor, “On the Resolution of Financial Crises : The Swedish Experience”, Federal Reserve Bank of Cleveland (USA), Policy discussion paper, n° 21, juin 2007, pp.7-8.

[5] Knut Sandal, “The Nordic banking crises in the early 1990s-resolution methods and fiscal costs” in The Norwegian Banking Crisis, Norges banks Skriftserie, Occasional papers n° 33, Oslo, mai 2004, p.98.

[6] Peter Englund, “The Swedish Banking Crisis : Roots and consequences”, Oxford Review OF Economic Policy, Vol. 15, N°. 3, pp.94-95.

[7] Pour plus de détails comparatifs avec la Belgique, voir Xavier Dupret, “Banques made in Belgium“, Gresea Echos n°65, janvier-mars 2011

[8] Henry Kaufman in L’Echo, 29 décembre 2009

[9] Source : FMI, World economic outlook, avril 2012

[10] FMI, Financial stability report, janvier 2011

[11] La Libre Belgique, édition mise en ligne le 10 août 2012

[12] Le Figaro, édition mise en ligne 27 avril 2012

[13] L’Echo, édition mise en ligne du 10 août 2012

[14] Mediobanca, Dati cumulativi delle principali banche internazionali e piani di stabilizzazione finanziaria, Indagine biannuale sulle principali banche aventi sede in Europa, Giappone, Stati Uniti e Cina (Giugno 2012), (http://www.mbres.it/it/publications/major-international-banks-financial-aggregates-and-financial-stabilization-plan).


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81 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 22 août 2012 09:08

    Je pense aussi que sauver les banques a été la pire des solutions, si tant est que cela en était une.

    Les clients des banques ont aussi leur rôle à jouer.

    L’Etat n’a aucun intérêt à sauver une banque qui n’a pas de clients.

    Je vois bien que ceux là même qui dénoncent à juste titre les banksters continuent à en être complices en restant leurs clients.

    Déjà à l’époque du scandale du Crédit Lyonnais, la sanction des clients n’a pas eu lieu et il est fort à parier que la faillite de cette banque par manque de clientèle aurait fait réfléchir les autres banques.

    Le choix de sa banque est la seule arme , du moins la première arme que nous avons.

    voir :

    la NEF

    et

    le guide des banques des amis de la terre


    • Thorgal 22 août 2012 10:36

      Les produits dérivés sont un véritable cancer. Maintenant, il ne reste qu’une chose à faire : appuyer sur le bouton GLOBAL RESET.


      • Robert GIL ROBERT GIL 22 août 2012 10:42

        Les banques françaises étaient globalement nationalisées jusqu’en 1986. L’État les a rendues rentables, puis les a vendues en Bourse au rabais. Depuis 30 ans la dette publique a gonflé et servi de poule aux œufs d’or aux rentiers. Depuis 2008, l’État français a apporté sa garantie publique (pour 320 milliards d’euros) aux banques, fragilisé sa signature et doit finalement payer des taux d’intérêts plus élevés… à ces mêmes banques. Enfin, la BCE (l’autorité publique) prête à 1 % aux banques de l’argent avec lequel elles spéculent, et qu’elles prêtent… aux États à des taux bien supérieurs  ! Soit 30 ans de spoliation de la population au profit des actionnaires des groupes financiers. Exproprions donc les expropriateurs...............

        http://2ccr.unblog.fr/2012/04/18/mettre-au-pas-la-finance/


        • lebreton 22 août 2012 18:13

          oui cent fois oui mais il n’y a que deux solutions ,une guerre ou la révolution ça les sionistes sont prêt d’après la presse seulement prendre des bombes atomiques sur la gueule ça ne réjouit pas grand monde alors paroles ,paroles je fait peur ,je tue mais pas trop ou sont les criminels de guerre ! dans les bureaux de Paris a Moscou en passent par Washington ,c’est le grand jeu ,comme a l’époque des jeux du cirque dans les arènes ,il y avait moins de victimes certes mais les romains s’amusaient bien ,comme dassault et consorts et toute la clique des Emirats et aussi la bande a sarko ,les chinois se régalent en voyant cette pourriture d’occident se chier dessus ,eux dominent le monde commercialement ,trouver donc un objet en France qui ne vient pas de Chine ça dépasse l’entendement ! mais ainsi va la vie ! 


        • Olivier 22 août 2012 10:55

          Très bon article.

          Toutefois le problème de fond est politique, c’est-à-dire que les oligarchies politiciennes ne sont que les représentants du pouvoir financier dans la sphère exécutive et législative, et nullement ceux du peuple.

          Cela explique l’acharnement à sauver la mise des banques même si cela doit ruiner la population à qui des sacrifices toujours plus grands sont demandés. Les politiciens ne sont que des arrivistes corrompus et irresponsables qui exécutent docilement les mots d’ordres de la finance mondiale.

          Cette dérive ploutocratique est classique et presque inévitable dans les démocraties libérales.


          • colza 22 août 2012 17:21

            On voit bien, par la continuité de la politique néo libérale qui semble se dessiner pour la nouvelle équipe gouvernementale avec la politique sarkozienne, que le véritable pouvoir n’est pas à l’Elysée ou à Matignon.
            L’emballage sera différent, mais le contenu restera le même.
            La rigueur qui a du sens remplacera l’austérité.


          • vieux grincheux 23 août 2012 09:49

            je plussoie, oui il faut laisser les banques faire faillite. Pourquoi ?


            1- Parce que la Federal Reserve est née de l’ Association de 5 banques privées, lorsqu’ elle fait marcher la planche à billet, c ’est pour des intérêts privés qu’ elle le fait. Résultat 14.000 milliards de $ de dette.....POUBELLE LA VIE !!!!

            2- Or, (mais oui ! mais oui !) ces banksters ont fait trés fort : L’ or n ’est plus l’ étalon,mon cher Achille, ils ont réussi à imposer le $. Pourquoi ? 

            Parce qu’ aprés la guerre ce sont les citoyens français qui détenaient le plus d’ or sur la planète............bien plus que Fort Knox et Picsou réunis. 
            La banque de France, exilée au Portugal pendant l’ épisode maréchal nous voilà, payait les armes parachutées aux « partisans » en bon louis et lingot d’ or qu’ un émissaire convoyait aux States sur ordre de Londres, tu croyais qu’ ils nous en avaient fait cadeau, les marchands d’ armes des U Ass Hole ?? Grand naïf, va !!!.... 

            D’ ailleurs pourquoi les boutiques proposant de racheter de l’ or fleurissent-elles actuellement. ?..............Parce qu’ il y a toujours autant d’ or dans les patrimoines des citoyens français.........Ce qui veut dire que si on revenait à l’ ancien système, les amerloques sont à la rue.......Bretton wood ou l’ arnaque des banksters...

            3- La loi Pompidou (des sous ! manifestait-on à l’ époque) qui fut Fondé de pouvoir à la Banque Rotschild et Giscard de Janvier 73 interdit à l’ Etat d’ emprunter à la Banque de France. Pourquoi ? Giscard interrogé récemment a argué d’ une loi pour éviter l’ inflation.....Il botte en touche le bougre, tel un Vil.....oups ! un Vulcania qui n’ en finit pas de crever de sa non-rentabilité......

            Si on se rappelle le 2. Y’ avait aucun risque d’ inflation, la garantie apportée par les stocks d’ or détenus en France suffisait largement à réguler les flux monétaires. De plus, l’ Etat en empruntant à la Banque de France le faisait sans intérêt......prêt à taux 0, normal ,tu vas pas t ’ appliquer un intérêt si tu te prêtes à toi-même....

            Les seuls interréssés par ces prêts dorénavant avec un taux d’ intérêt........ce sont, ............ce sont.............., ce sont...................... les banksters évidemment, Rotschild en tête................

            4- Comment Rotschild a fait sa fortune ? C ’est peu connu, mais ça date de Waterloo......le bougre de Rotschild était présent sur le champ de bataille, côté anglais. Il disposait de pigeons voyageurs. Dès qu’ il sût que la défaite de Napoléon le boucher était inévitable, il envoya un pigeon avec un message (déjà l’ info est Kapital, mon cher Karl) annonçant la défaite de......................l’ Angleterre......admires bien la schtusse comme disait Mel Brooks, ...............et que croyez-vous qu’ il se passât, comme on dit chez Folks-Wagons..............la Livre sterling chût au stock exchange de la City pas bossa......les Rotschilds rachetèrent en masse de la £ dévaluée, et attendirent en tutoyant le cherry brandy, les cailles en gibelote et le Fouilly Puissé, puis la veuve cliquot que la £ remonte, trankillou-pépèrou, une fois la victoire anglaise connue ............POUBELLE LA VIE !!!!

            Conclusion : A-t-on encore besoin de ces crapules ? La réponse est évidente...mais au moment où c ’est plus nous qui fonçons dans le mur mais le mur qui nous fonce dessus, faudrait voir à pas trop lambiner.....

            KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

            Vieuxgrincheux.


          • Lea Andersteen Lea Andersteen 23 août 2012 10:19

            "Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde."
            Keynes.


          • lebreton 26 août 2012 00:51

            oups democraties liberales ça ce genre d’expression me donne envie de gerber , réfléchissez mrd ,


          • Alpo47 Alpo47 22 août 2012 11:19

            Bien entendu, la meilleure solution à moyen/long terme serait de laisser le système bancaire s’effondrer.
            Sur ses ruines, on reconstruirait immédiatement un système nationalisé, ne prenant aucun risque spéculatif, protégeant nos économies et finançant l’économie réelle. C’est possible et surement pas bien compliqué.

            Pourquoi est ce la seule solution qui n’est jamais envisagée par les « experts » ? Parce que l’effondrement du système est voulu et qu’il doit, in fine, leur profiter.


            • Romain Desbois 22 août 2012 13:31

              Mais il nous suffit de choisir notre banque, pourquoi attendre que les élus décident de changer les choses ?!

              Il existe des banques qui ne font pas de spéculation, des banques éthiques qui ne prêtent pas aux marchands d’armes, etc...

              Les autres feront toutes seules faillite sans avoir à les nationaliser.

              Une banque n’existe que par l’existence de ses clients.

              Il faut peut-être aussi que l’on cesse de pleurer et agir.


            • Alpo47 Alpo47 22 août 2012 13:47

              Pour ma part, choisir une banque dite « éthique » ne me poserait aucun problème, d’autant que j’ai une agence du Crédit Coopératif à proximité. Il y a tout de même un autre problème ou souci à considérer, c’est la préservation du capital, pour ma part résultat de plusieurs années d’économies avec mon travail.
              La question importante est : laquelle restera debout lorsque le système bancaire et financier s’effondrera. Y en aura t-il d’ailleurs une seule ? Et si l’euro s’effondre ?
              Si une banque présente ces garanties, j’y vais de suite ...


            • Romain Desbois 22 août 2012 17:01

              En cas de faillite l’état garanti à chaque citoyen jusqu’à 100 000 euros par compte et par banque.

              Bon si toutes les banques se cassent la gueule en même temps , je doute que l’etat honore ses engagements.

              Si l’euro se casse la gueule , personne ne peut garantir quoique ce soit. A vous si vous avez peur d’acquérir d’autre valeur, monnaie ou métal.

              Mais ça n’a plus rien à voir avec l’éthique.


            • colza 22 août 2012 17:27

              La plupart des gens ont au moins un prêt immobilier auprès de leur banque, qui les tient ainsi captif.
              Je suis fauché, donc le problème ne se pose pas, mais il est certain que si j’avais beaucoup d’argent, je le transfèrerais dare-dare hors de la zone euro.
              L’éthique, c’est un beau concept lorsqu’il est partagé, pas lorsqu’on est opposé à des hyènes.


            • rotule 22 août 2012 17:45

              > Il y a tout de même un autre problème ou souci à considérer, c’est la préservation du capital, pour ma part résultat de plusieurs années d’économies avec mon travail.

              Il faut sortir votre capital du système ! Donc le mobiliser sur du métal (pieces, lingots) ou des briques (terrains, appartements, immeubles) ou ce que vous voulez (qui se mange, se boit, ...) mais pas du papier bancaire !


            • Alpo47 Alpo47 22 août 2012 18:22

              Merci de vos commentaires,

              Par contre, pour ce qui concerne le fonds de garantie des dépôts, c’est une vaste fumisterie, dans la mesure où il n’a que 1,5 mds € en caisse. Soit 15000 comptes à 100000€j. Bon, je sais bien que tout le monde n’a pas cette somme sur son compte, mais cela montre que cette pseudo garantie cherche surtout à maintenir la confiance, tout en n’ étant absolument pas en mesure de vraiment garantir nos économies.

              Et pour finir, oui, je cherche une maison avec un jardin, et ce n’est pas pour y mettre une piscine.


            • vieux grincheux 23 août 2012 09:57

              En fait, choisir une banque ne sert à rien car elles se comportent toutes comme si il n’ y en avait qu’ une seule.....explication :  http://vimeo.com/1711304


              KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!!

              VieuxGrincheux

            • Georges 22 août 2012 11:55

              Votre article tombe à point, si je peux m’exprimer de la sorte. Il y a une chose malheureuse que je pointrais du doigt, c’est l’absence de d’information et d’analyse dans les presses nationales Européenne de ce qui se passe aux U.S. Nous considérons l’Europe financière et économique comme un système isolé, or rien n’est plus faux et nous subissont directement l’influence, particulièrement des US. Comment pouvons nous rester sans informer nos concitoyen de ce qui se profile actuellement la-bas. La presse alternative US est assez puissante pour nous donner des signaux d’alarmes justifiés par leur recoupement dans la presse tradionnelle US et les interviews, que quelque chose d’effroyable se dessine pour les prochains mois, probablement après les élections de novembre.
              1°) plusieurs département de la sécurité interieur, la SSA, DHS, ( Social Security Administration & Department of Homeland Security ), Custom office, NOAA, Immigration Office on dans les mois précedent passés commande pour plus d’un Milliards de munitions ( pas le cout, le nombre de balles ) dont la tête creuse rend ces munition hautement létal ( elles sont interdite dans les guerres ) Pourquoi des département de sécurités interne ont besoins d’une telle quantité de munition ?
              2°) Il semble que nous soyons à la veille d’un cataclysme financier et économique aux USA avec des répercussions mondiales jamais observée auparavent, peut-être même l’effondrement complet de l’économie mondiale, créant particulièrement aux States des révoltes, insurection des civils, troubles très violent.
              3°) Plusieurs Big Player de la finance ont vendu leur stocks d’avoir qu’ils possèdent des grandes institutions financières, Mr Soros à vendu ce qu’il possédait chez Citygroup, JP Morgan etc.... pour acheter de l’or.
              Je vous invite, même si cela peut faire penser à de la conspi à lire très attentivement le site de prison planet http://www.prisonplanet.com/?s=SSA+ammunition&nbsp ;
              Pour ceux qui ne connaissent pas Alex Jones, il peut sembler controvercial mais il faut toujours raisonner dans la mentalité du pays d’origine du journaliste, pas avec notre mentalité.
              Dans le site, je vous conseille de rechercher des info sur : DHS, ammunition, economy collapse, vous serez édifié. Le site est très bien documenté et de nombreux liens dans les articles vous renvois aux textes originaux.
              Cessont de nous regardez le nombril, les évènements qui nous toucheront vont provenir principalement de la crise US, nous nous devons de nous tenir informés puisque la faïllite, la fraude intellectuelle des organes de presses Européens, nos dirigeants corrompus et menteurs nous maintiennent dans un état d’ignorance voulu, c’est à nous de leur mettre leur nez dans leur M...E et de les jeter dehors vite fait.


              • gloupitch 24 août 2012 10:47

                Je suis totallement d’accord avec toi Georges. Je partage TOTALLEMENT ton analyse.


                Tu peux ajouter à la liste de mesure du gouvernement US les suivantes (mais tu y pensais peut être) que j’ai par ailleurs personnellement recoupées et vérifiées au terme d’un nombre d’heure important derrière mon écran et mes bouquins :

                - Autorisation généralisée au survol de drone dans l’espace aérien US,
                - Puçage prévu des citoyen « bénéficiaires » du la sécu obama (puce biométrique RFID prévues dans le programme HR 3200 de santé),
                - construction de centre de détention et de reprogramation psychologique sur le territoire US (!) applicable, le cas échéant, aux citoyens américains,
                - légitimation de la torture comme mode de preuve lors d’évènements « terroristes » (très large évidemment comme notion),
                - ...etc.

                Tout cela est édifiant et personne n’en parle.

                - Le dollars US ne vaut plus rien et a perdu 90% de sa valeur depuis 1910.
                - Le gouvernement Fédéral s’oppose depuis longtemps aux inspections de ses stocks d’or...
                - Les étudiants US ne peuvent plus rembourser leurs prêts (nouvelle bulle spéculative),
                - Un Quantitative Easing 3 est apparemment dans les cartons (= on repousse la limite de création monétaire de la FED = on fait empirer la situation pour ne pas affronter l’effondrement maintenant),
                MORALITE : La « reprise » ne viendra ni de la CHINE, ni du JAPON (!), ni de l’EUROPE. CONCLUSION : Il n’y aura tout simplement pas de reprise du tout, jamais !


                Précision à ceux que ces infos étonneraient : Je ne suis pas un fou, ni un parano complotiste.

                Cdt

              • samuel 24 août 2012 11:13

                La bulle des prêts étudiant avait déjà plus ou moins éclaté durant la crise subprime.

                Le gros des crédits douteux étaient alloués à des emprunts immobilier mais il y avait également des crédits à la conso, prêts étudiants. Bref, toutes les béquilles destinées à soutenir la consommation dans le capitaliste actuelle (pressurisation des salaires).

                 

                Il est clair que le gouvernement US se prépare à une insurrection. C’est inquiétant connaissant le caractère habitullement peu revendicatif du peuple américain bercé dans la lithurgie du « to small to save ».

                Bref, s’ils en sont là, alors c’est que c’est très grave.


              • alinea Alinea 22 août 2012 12:01

                Article très clair, merci ; juste cette phrase que je n’ai pas comprise :
                « dans la zone euro, le contribuable a été clairement sacrifié au détriment de l’actionnaire » ?


                • Leo Le Sage 22 août 2012 18:41

                  @Par Alinea (xxx.xxx.xxx.168) 22 août 12:01
                  Vous ne comprennez pas la phrase : «  » dans la zone euro, le contribuable a été clairement sacrifié au détriment de l’actionnaire«  ? »
                  Quelqu’un doit payer pour les déficiences bancaires, dans le cas d’espèce ils ont le choix entre donner moins d’argent aux actionaires ou augmenter les impôts pour renfloouer les banques.
                  C’est le seconde solution qui est privilégiée...
                   
                  Cordialement

                  Leo Le Sage
                  (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


                • pingveno 22 août 2012 12:09

                  Le monde bancaire s’est, en effet, beaucoup endetté, ces dernières années, via ce que l’on appelle les effets de levier.

                  Petit détail amusant, juste à droite de votre explication je vois une publicité m’expliquant « comment trader 40.000 € avec 100 € ».

                  Mais rassurez-vous : comme nos médias nous l’ont très bien expliqué c’est grâce à internet qu’on a eu droit aux révolutions du monde arabe, alors grâce à ce média libre et indépendant qu’est AgoraVox, on votera tous mieux la prochaine fois.


                  • Romain Desbois 22 août 2012 13:40

                    C’est là que le client lambda a son pouvoir. Plus une banque a de fonds dans les comptes clients et plus l’effet de levier est important.

                    Moins une banque a de clients , moins elle peut emprunter.

                    Mais surtout nous avons les moyens de choisir sa banque, donc nous ne pouvons nous exonérer de toutes responsabilités


                  • pingveno 22 août 2012 14:27

                    Euh, le comportement actuel des banques semble plutôt être le contraire : moins on a de fonds plus on use et abuse de l’effet de levier pour pouvoir faire des conneries quand même.
                    Non ?


                  • samuel 22 août 2012 16:59

                    @ Romain Desbois

                     

                    Et bien justement, notre responsabilité n’est que très limitée.

                    En cas de matérialisation du risque systémique, la société sera dans un tel chaos que personne ne sera à l’abri à moins d’avoir retiré toutes ses économies.

                    De fait, personne ne sera plus solvable et le crédit coopératif ne sera pas un îlot de résistance isolé puisque comme une banques normale, elle prête de l’argent qu’elle n’a que partiellement. Il faut voir le risque systémique comme un risque global.

                    Et de fait -ce que vous pronez-, un run de tous les clients des autres banques vers le crédit coopératif aurait pour propriété de matérialiser un risque systémique. Ce qui n’est pas très sympa pour le brave gars qui est resté au CA, à la SOGE pendant 30 ans sans jamais spéculer.

                    Le système bancaire c’est un peu « si je tombe, tu tombes ».

                     

                     


                  • Romain Desbois 22 août 2012 17:07

                    je n’ai jamais parlé du Crédit coopératif mais de La NEF (voir lien plus haut).

                    Mais je n’ai pas dit que ca évitera les conséquences d’un Krack , au contraire si on veut éviter un Krack il faut faire tomber une à une les banques en ne leur donnant pas son argent.

                    Mais je m’aperçois que je parle éthique et le seul truc qui vous préoccupe tous , c’est mais est-ce que je vais gagné plus et mon pognon va-til- être protégé.

                    C’est ça votre conception de l’éthique ?


                  • Romain Desbois 22 août 2012 17:11

                    pingveno

                    L’effet de levier est lié à l’encours , la loi prévoit un maximum qui est un coefficient multiplicateur (je crois qu’actuellement c’est dix fois max l’encours de la banque). donc plus la banque a de l’argent en stock (ente autre les comptes des particuliers) et plus elle peut emprunter à la BCE.


                  • samuel 23 août 2012 10:27

                    Je vous trouve très injuste dans votre procès d’intention.

                    A aucun moment je ne parle de « gagner plus » et « il n’y a que le pognon qui compte ».

                    L’éthique ne permet pas de se dispenser du principe de réalité. Votre solution si éthique soit-elle mènera la société dans un chaos social dont vous n’avez pas idée.

                    Le risque systémique c’est le retour au jardin potager pour celui qui en a un. Les autres n’auront plus qu’à crever de faim. C’est ça le risque systémique. C’est l’arrêt brutal de tout échange parce que le système bancaire dans son ensemble détient les moyens techniques de la continuité des échanges monétaires.

                     

                    Que les gens doivent prenne conscience de ce constat et on aura déjà fait un ENORME progrès. Mais la déconstruction de ce système ne se fera que par le haut à la condition impérieuse que la base pousse « le haut » à le faire.


                  • Romain Desbois 23 août 2012 17:12

                    injuste ?

                    La plupart des gens se foutent que leur banque magouille avec un paradis fiscal, qu’elle fricote avec les marchands d’armes, qu’elle pactise avec la mafia, qu’elle convole avec les traficants de drogue.

                    Non ils veulent des taux d’intérêts bas, des frais bancaires minime et du rendement de leur pécule.

                    30 ans que LA NEF existe !

                    Je suis agacé de lire et d’entendre depuis la crise les régurgitations de personnes qui ne font que pleurer sur leur sort en montrant un seul coupable : le banquier. Tout en continuant leur complicité avec ceux qu’ils dénoncent.


                  • Romain Desbois 23 août 2012 17:15

                    Samuel

                    « Votre solution si éthique soit-elle mènera la société dans un chaos social dont vous n’avez pas idée. »

                    Avez vous au moins été jeté un oeil sur le site de LA NEF ? J’en doute.

                    Mais expliquez moi en quoi cette banque éthique est elle responsable du bordel actuel ?


                  • samuel 23 août 2012 22:42

                    « injuste ?

                    La plupart des gens etc... »


                    Vous ne parlez pas à la plupart des gens là. Vous débattez avec moi et vous me faites un procès d’intention que j’ai légitimement le droit de trouver injuste.


                    « Non ils veulent des taux d’intérêts bas, des frais bancaires minime et du rendement de leur pécule. »

                    oui, je suis d’accord.

                    « 30 ans que LA NEF existe ! »

                    Jamais entendu parler avant que vous ne m’en parliez alors il ne faut pas trop n’énerver. Il y a juste eu un problème de marketting à LA NEF mais pas de détestation intrinsèque de la part du public.


                  • samuel 23 août 2012 22:51

                    " Mais expliquez moi en quoi cette banque éthique est elle responsable du bordel actuel ?« 


                    Le »bordel" actuel n’est en rien la matérialisation du risque systémique que j’exposais dans mon intervention. Je n’ai donc rien à expliquer sur ce que je reprocherai supposément à la NEF (ce que je ne fais pas si vous me relisez bien).
                    En revanche, je vous reproche de ne pas dire aux gens quelles serait les conséquences sociales du run bancaire que vous proposez.


                    Je vous ferai même remarquer que votre solution a déjà été mise en application en 2007.
                     Lors de l’épisode crise des subprimes, la plupart des institutions bancaires américaines étaient en faillite. Elles ont toutes été sauvées par le trésor américain.
                    Toutes sauf une... Lehman Brothers (ce nom vous rappelle quelque chose ?).
                    Pourquoi ? Pour l’exemple. Une espèce de signal envoyé par la FED qui a commencé à vouloir jouer des muscles.
                    La conséquence directe a été la faillite de bien d’autres institutions bancaires et un coût pour le trésor américain bien plus élevé.

                  • Romain Desbois 23 août 2012 22:52

                    pardon vous n’étiez pas visé particulièrement (relisez svp).

                    Sinon oui je déplore que LA NEF pousse le bouchon au point de refuser de faire de la publicité. et ce n’est pas peine d’avoir essayé de les persuader d’en faire, particulièrement au moment de la crise des supprimes

                    Pardon pour ma véhémence .... mais quand je vois sur ce fil encore des gens dire "mais il faudra que l’on sépare les banques, alors que plusieurs fois j’ai déjà écrit que ça existe, je pète un câble. J’ai l’impression que les gens régurgitent des trucs qu’ils ont entendus juste pour paraître intelligents ou comprendre quelque chose.


                  • manusan 22 août 2012 12:12

                    Sur la masse monétaires M1, M2 et M3 il ne resterais que du M1, soit de l’argent papier/pièce.

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_mon%C3%A9taire

                    ça ferait très très mal, et ça risque fort d’arriver, c’est pourquoi avoir trop en banque n’est pas bon du tout.


                    • Philippe MEONI Philippe MEONI 22 août 2012 16:10

                      Bon, désolé d’ouvrir le robinet de la douche froide car, bien que la solution que vous prônez, très bonne en soi, et que je partage entièrement, est déjà soutenue depuis 2008 par bon nombre de mouvements et associations...
                      Cependant, qui aurait le pouvoir de laisser les banques faire faillite ? Seuls les politiques pourraient le faire, mais, autant leur demander qu’ils se suicident...
                      La finance a pris le contrôle intégral de l’économie réelle, apprenez le, et que ce système est issu d’une loi scélérate française adoptée par Pompidou et Giscard en 1973, qui fut ensuite reprise dans le traité de Maastricht puis de Lisbonne...
                      Sauf l’emploi de la force, rien ne peut plus freiner la machine...


                      • Cassiopée R 22 août 2012 17:34

                        Il faut aussi y voir une cassure avec la vision d’ Aristote, qui disait que les classes moyennes étaient le moteur des sociétés, à la fois économique (surtout très présent de nos jours) mais aussi comme facteur stabilisant socialement.

                         

                        La rentabilité est passé par un productivisme des produits financiers, mélangeant aussi les assurances, dont moins dépendant des revenus des classes moyennes, qui ne sont plus vus (à tort) comme un modèle social pour développer des activités rentables par des circuits économiques.

                         

                        Les classes moyennes qui sont très faiblement actionnaires, n’ont pas de poids dans les choix financiers, donc n’ont pas d’importance concernant les choix des produits financiers à effectuer sur le marché. A la place, les classes moyennes (comme les classes populaires) sont vus comme des structures sociales qui ont des capacités financières, que l’on peut ponctionner par des prix de consommation élevés et une socialisation des dettes, que les Etats réalisent aux profits des banques. La machine économique ne fonctionne que par un circuit de consommation des revenus, par l’emploi, qui subit une délocalisation sans transition. 


                          • Georges 22 août 2012 18:25

                            Une fois de plus, je vous invite à allez voir les sites alter outre-atlantique ( voir mon post + haut )
                            Croire qu’il suffira de retirer son argent des banque et une idiotie, qu’allez vous retirer en terme de valeur lorsque la monnaie ne vaudra plus rien ? Avez vous oubliés ou pas connus la situation des allemands après guerre. Que ferez vous avec votre bas de laine lorsque les prix vont exploser, lorsque demain votre pain coutera 10€ par ex parce que la monnaie sera tellement dévaluée que ce sera une monkey money.


                            • lagabe 23 août 2012 09:42

                              clair

                              Au cours des 12 derniers mois, des centaines de cadres bancaires ont démissionné, des dirigeants d’entreprise ont bradé d’énormes quantités d’actions. Il m’a été dit personnellement qu’un nombre important de banquiers de Wall Street ont fait des emplettes pour des « propriétés survivalistes » pour se préparer au pire dans les communautés rurales cet été.

                              En attendant, il a été rapporté que le gouvernement américain stocke des aliments et des munitions, et Barack Obama a signé tout un tas de décrets qui pourraient potentiellement être mis en œuvre dans le cas d’un effondrement majeur de la société. Alors qu’est-ce que tout cela signifie ? Cela pourrait-il signifier quelque chose ou rien du tout ?

                              Ce que nous savons, c’est que l’effondrement financier viendra à un moment donné. Au cours des 40 dernières années, le montant total de la dette aux États-Unis a augmenté d’environ de 2 trillions de dollars à près de 55 trillions de dollars. C’est une recette pour un Armageddon financier, et il est inévitable que cette gigantesque bulle de la dette éclate à un moment donné.

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