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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Islande et le refus de l’austérité

L’Islande et le refus de l’austérité

Face à la crise économique, alors que l’Union européenne a choisi la voie de l’austérité et a décidé de sauver les banques, l’Islande a au contraire procédé à la nationalisation des institutions financières et a rejeté les politiques de restrictions budgétaires. Avec un taux de croissance de 2,7% en 2012, même le Fonds monétaire international (FMI) salue le redressement économique du pays.

 Lorsqu’en septembre 2008, la crise économique et financière a touché l’Islande, petit archipel du Nord de l’Europe peuplé de 320 000 habitants, l’impact a été désastreux, comme sur le reste du continent. La spéculation financière a conduit les trois principales banques à la faillite, dont les actifs représentaient une somme dix fois supérieure au PIB de la nation, avec une perte nette de 85 milliards de dollars. Le taux de chômage a été multiplié par 9 entre 2008 et 2010, alors que le pays jouissait auparavant du plein emploi. La dette de l’Islande représentait 900% du PIB et la monnaie nationale avait été dévaluée de 80% par rapport à l’euro. Le pays s’est retrouvé plongé dans une profonde récession, avec un recul du PIB de 11% en deux ans[1].

Face à la crise

 En 2009, lorsque le gouvernement a voulu appliquer les mesures d’austérité exigées par le FMI, en échange d’une aide financière de 2,1 milliards d’euros, une forte mobilisation populaire l’a contraint à la démission. Lors des élections anticipées, la gauche a remporté la majorité absolue au Parlement.[2]

 Le nouveau pouvoir a néanmoins fait adopter la loi Icesave – du nom de la banque en ligne privée qui a fait faillite et dont les épargnants étaient en majorité hollandais et britanniques – afin de rembourser les clients étrangers. Cette législation contraignait l’ensemble des Islandais à rembourser une dette de 3,5 milliards d’euros (40% du PIB) – 9000 euros par habitant – sur quinze ans à un taux de 5%. Face aux nouvelles protestations populaires, le Président a refusé de ratifier le texte parlementaire et l’a soumis à référendum. En mars 2010, 93% des Islandais ont rejeté la loi sur le remboursement des pertes causées par Icesave. Soumise une nouvelle fois à référendum en avril 2011, elle a de nouveau été massivement rejetée à 63%[3].

 Une nouvelle Constitution, rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats, composée de 9 chapitres et de 114 articles, a été adoptée en 2011. Celle-ci prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65) – 10% des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement –, ainsi que la nomination du Premier Ministre par le Parlement[4].

 Ainsi, contrairement aux autres nations de l’Union européenne dans la même situation, qui ont appliqué à la lettre les recommandations du FMI qui exigeait l’application de mesures d’une austérité sévère, comme en Grèce, en Irlande, en Italie ou en Espagne, l’Islande a choisi une voie alternative. Lorsqu’en 2008, les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, l’Etat islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe. Il a au contraire procédé à leur nationalisation[5].

De la même manière, les banques privées ont été contraintes d’annuler toutes les créances à taux variable dépassant 110% de la valeur des biens immobiliers, évitant ainsi une crise de subprime comme aux Etats-Unis. Par ailleurs, la Cour Suprême a déclaré illégaux tous les prêts indexés sur des devises étrangères qui ont été octroyés à des particuliers, obligeant ainsi les banques à renoncer à ces créances, au bénéfice de la population[6].

Quant aux responsables du désastre – les banquiers spéculateurs qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais –, ils n’ont pas bénéficié de la mansuétude en vogue à leur égard dans le reste de l’Europe où ils ont été systématiquement absous. En effet, ils ont été poursuivis par la justice et mis en prison, par Olafur Thor Hauksson, Procureur spécial nommé par le Parlement. Même le Premier Ministre Geir Haarde, accusé de négligence dans la gestion de la crise, n’a pu éviter un procès[7].

Une alternative à l’austérité

 Les résultats de la politique économique et sociale islandaise ont été spectaculaires. Alors que l’Union européenne se trouve en pleine récession, l’Islande a bénéficié d’un taux de croissance de 2,1% en 2011 et prévoit un taux de 2,7% pour 2012, et un taux de chômage oscillant autour de 6%[8]. Le pays s’est même offert le luxe de procéder au remboursement anticipé de ses dettes auprès du FMI[9].

 Le président islandais Olafur Grímsson a expliqué ce miracle économique : « La différence est qu’en Islande, nous avons laissé les banques faire faillite. C’était des institutions privées. Nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité[10] ».

 Contre toute attente, le FMI a salué la politique du gouvernement islandais – qui a appliqué des mesures aux antipodes de celles qu’il préconise –, qui a permis de préserver « le précieux modèle nordique de protection sociale ». En effet, l’Islande dispose d’un indice de développement humain assez élevé. « Le FMI déclare que le plan de sauvetage à la manière Islandaise fournit des leçons pour les temps de crise ». L’institution ajoute que « le fait que l’Islande soit parvenue à préserver le bien être social des ménages et obtenir une consolidation fiscale de grande ampleur est l’une des plus grandes réussites du programme et du gouvernement islandais ». Le FMI a néanmoins omis de préciser que ces résultats ont été possibles uniquement parce que l’Islande a rejeté sa thérapie de choc néolibérale et a mis en place un plan de relance alternatif et efficace[11].

 Le cas de l’Islande démontre qu’il existe une alternative crédible aux politiques d’austérité appliquées à travers l’Europe. Celles-ci, en plus d’être économiquement inefficaces, sont politiquement coûteuses et socialement insoutenables. En choisissant de placer l’intérêt général au-dessus de celui des marchés, l’Islande montre la voie au reste du continent pour sortir de l’impasse.

Salim Lamrani

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/24823/islandia+mostrou+o+caminho+ao+rechacar+a+austeridade.shtml


[1] Paul M. Poulsen, « Comment l’Islande, naguère au bord du gouffre, a pu se rétablir », Fond monétaire international, 26 octobre 2011. http://www.imf.org/external/french/np/blog/2011/102611f.htm (site consulté le 11 septembre 2012).

[2] Marie-Joëlle Gros, « Islande : la reprise a une sale dette », Libération, 15 avril 2012.

[3] Comité d’annulation de la dette du Tiers-monde, « Quand l’Islande réinvente la démocratie », 4 décembre 2010.

[4] Constitution de l’Islande, 29 juillet 2011. http://stjornlagarad.is/other_files/stjornlagarad/Frumvarp-enska.pdf (site consulté le 11 septembre 2012).

[5] Antoine Grenapin, « Comment l’Islande est sortie de l’enfer », Le Point, 27 février 2012.

[6] Marie-Joëlle Gros, « Islande : la reprise a une sale dette », op. cit.

[7] Caroline Bruneau, « Crise islandaise : l’ex-premier ministre n’est pas sanctionné », 13 mai 2012.

[8] Ambrose Evans-Pritchard, « Iceland Wins in the End », The Daily Telegraph, 28 novembre 2011.

[9] Le Figaro, « L’Islande a déjà remboursé le FMI », 16 mars 2012.

[10] Ambrose Evans-Pritchard, « Iceland Offers Risky Temptation for Ireland as Recession Ends », The Daily Telegraph, 8 décembre 2010.

[11] Omar R. Valdimarsson, « IMF Says Bailout Iceland-Style Hold Lessons in Crisis Times », Business Week, 13 août 2012.


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72 réactions à cet article


  • Autrepointdevue Bcapai 13 octobre 2012 11:54

    2 choses importantes :
    1) La faible population permet plus facilement un consensus
    2) L’Islande est peu dépendante des ressources énergétiques tirant celles-ci de la géothermie. C’est une grosse dépense en moins !


    • lloreen 13 octobre 2012 16:11

      Ils ont peut-être la géo thermie mais il y a un tas d’autres solutions pour ceux qui ne l’ont pas (bien qu’elle existe bien chez nous aussi) , dont celle-ci :

      http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/e-cat-se-chauffer-pour-20-eur-par-108390

      Quant au fait qu’ils ne sont pas nombreux, si on suit le même raisonnement que le vôtre, ils auraient pu attendre les mains dans les poches en se disant qu’ils ne sont « que » 320000.


    • Autrepointdevue Bcapai 13 octobre 2012 19:29

      Je connais l’Islande pour y avoir séjourné et étudié le volcanisme.
      Je peux vous dire que l’exploitation de la géothermie est autrement plus développée que chez nous car le manteau est à faible profondeur et les Islandais se permettent même de faire pousser des oranges.
      Ensuite, contrairement à notre tempérament latin, les discussions stériles et polémiques ne sont pas de mise, et circonstance bénéfique leur nombre permet une consultation directe. Je ne vois pas une telle chose chez nous même si je le souhaite.
      Au fait je connais la fusion froide voyez mon blog.


    • appoline appoline 14 octobre 2012 11:36

      Ils ont un bon sens que les latins ne sont prêts d’avoir et aussi une certaine sagesse ou sagesse certaine.


    • oncle archibald 13 octobre 2012 12:27

      L’expérience islandaise est intéressante sur les principes, mais ... sa dette est de l’ordre de 8O Milliards d’euros alors que celle de la France est de 1 840 milliards d’euros (si je ne m’abuse) ...

      C’est la monnaie que les banquiers internationaux peuvent se permettre de laisser sur la table du festin .. N’oubliez pas non plus que la population de l’Islande, environ 320 000 habitants, c’est en gros le tiers de la population de l’agglomération Toulousaine ... Question d’échelle ... Je pense que si l’Andorre ou San Marino étaient endettés cela n’empêcherait pas non plus les financiers internationaux de dormir ... 

      Je retiens comme excellente la possibilité pour les citoyens d’exiger de voter eux même par référendum à la place des députés une loi présentée au parlement, à condition d’être plus de 10% à le souhaiter .. Ce serait en France un foutu bordel, mais aussi une épée de Damoclès au dessus de la tête de nos vaillants politiques ...

      • colza 13 octobre 2012 18:06

        @ Oncle Archibald
        Si la France refusait de rembourser la part illégitime de sa dette, ça ne me dérangerait pas une seconde que cela empêche les financiers internationaux de dormir.
        Je dirais même que si les banques se retrouvaient au tapis, ça ne m’empêcherait pas de dormir, pour la simple raison que je n’ai rien chez eux que des dettes après le 20 du mois... dans les bons mois  smiley


      • Romain Desbois 13 octobre 2012 14:14

        Ha le mythe gauchiste des héros islandais !!!!!

        C’est oublier qu’ils ont bien profité du système des banksters en les accueillant avec force avantages fiscaux.

        L’Islande, paradis fiscal (anglais principalement ) et les Islandais ont bien une partie de responsabilité dans la crise des supprimes .

        quand on a des dettes , on les paient !!!!! C’est juste une question d’honneur, d’honnêteté. Il faut assumer les conneries que l’on fait quand on est honnête.


        • romain 13 octobre 2012 16:03

          Il semble que vous n’ayez absolument rien compris au système de la dette, un cours de rattrapage s’impose !
          http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs


        • Romain Desbois 14 octobre 2012 02:40

          romain
          Ne me prenez pas pour un con et si vous voulez en débattre je suis prêt à le faire volontiers.

          Ce que je viens de dire de l’Islande sont des faits. Alors, je veux bien comprendre que vous ayez besoin de mythe pour soutenir vos théories.

          Sauf que cela dessert plutôt que cela sert à la résolution des problèmes.


        • appoline appoline 14 octobre 2012 11:38

          Et après, c’est de bonne guerre de prendre le positif et larguer le négatif, ça s’appelle, la gestion


        • tf1Goupie 13 octobre 2012 14:14

          Y a aussi Jersey et Monaco qui marchent à donf et aussi la commune de trifouillis les oies ... c’est lequel qu’on choisit comme modèle parmi ceux qui représentent rien ?


          • lloreen 13 octobre 2012 15:27

            Par oncle archibald

            « les banquiers internationaux ».

            Vous voulez parler de ceux-ci ?

            http://www.dailymotion.com/video/xaxpgb_la-conspiration-des-banquiers-inter_webcam


            • oncle archibald 13 octobre 2012 16:57

              Curieux de nature j’ai essayé de me renseigner en suivant votre lien, mais hélas, les discours qui commencent par « au nom d’Allah le miséricordieux » ont pour effet de me faire cliquer sur la case de fermeture immédiatement ... désolé « pleureur ».



            • lloreen 13 octobre 2012 17:14

              C’est bien dommage, parce que tout discours est bon à entendre.A vous de prendre et de laisser.


            • lloreen 13 octobre 2012 17:15

              Je vous indique alors que vous avez manqué d’apprendre que le Coran interdit l’usure....bien intéressant à savoir...
              Autant que la Bible d’ailleurs.Mais qui s’en soucie ?


            • oncle archibald 13 octobre 2012 18:03

              Tout discours est bon à entendre, certes, mais si j’ai envie d’aller au catéchisme j’aime bien choisir celui qui va prêcher, et en l’occurrence je préfère l’enseignement des curés que celui des imans.


            • tf1Goupie 13 octobre 2012 22:15

              En gros les anti-européens et les pro-islam c’est la même chose.
              Ah ben là on a tout compris.

              Juste pour notre voilée Lloreen faudrait vous renseigner : les musulmans ont recours à l’emprunt, mais ils utilisent une astuce, ils passent par un intermédiaire qui contracte le prêt à leur place.

              Parce que ça a l’air con, mais même les musulmans vivent dans une maison ... et on a rien trouvé de mieux que le crédit pour acheter une maison par anticipation.


            • lloreen 13 octobre 2012 15:32

              On peut aussi parler de faussaires, c’est selon.

              http://www.youtube.com/watch?v=g9iubSM3W0g&feature=fvwrel

              Les islandais ont renvoyé tous les escrocs devant les tribunaux et l’ex premier ministre en avant-poste.....

              http://www.wikistrike.com/article-islande-le-proces-qui-en-fait-trembler-plus-d-un-104163567.html

              Une fois que les islandais ont élaboré leur nouvelle constitution ils ont pu annuler une partie de la dette hypothécaire de la population ilandaise0
              Toujours ça de pris à ces mafieux.

              http://www.express.be/business/fr/economy/une-autre-leon-tiree-du-nord-lislande-procede-a-lannulation-dune-partie-des-emprunts-hypothecaires-de-ses-citoyens/166179.htm

              Et encore une information qu’ils n’iront pas crier sur les toits.
              Raison de plus pour le faire .


              • kane85 kane85 13 octobre 2012 15:38

                Je sens que l’on va avoir toute la meute pro austérité qui va venir dire pourquoi le modèle Islandais n’est pas applicable au reste des pays de l’Europe.

                Pourquoi certains ont-ils l’air de se réjouir de l’arrivée de cette austérité ? Mais parce qu’ils sont persuadés que tous ceux qui sont « en dessous » d’eux et qui vont la recevoir de plein fouet sont des fainéants de chômeurs rémunérés à ne rien faire, des ouvriers payés hors de prix et des malades imaginaires qui leur piquent tout leur argent par l’intermédiaire des prélèvements sociaux (que l’on appelle aujourd’hui : charges) qu’ils aimeraient bien voir disparaître au profit de leur portefeuille...

                Ils sont persuadés que l’austérité va mettre de l’ordre dans tout cela et tous ces gueux au travail.

                Ils se disent que si ces « parasites » sont mis au turbin 10 heures par jour et 6, sinon 7, jours sur 7 avec un salaire de 300 euros par mois sans autres « charges » pour le patronat tout en procédant à la privatisation de tout ce qui peut l’être (ce qui permettrait d’éliminer tous les fonctionnaires) on est absolument sûrs de rembourser la fameuse « dette » et de relancer la compétitivité et la croissance.

                Il est fort probable que les dits, pro-austérité, font partie de la portion de population qui pense ne pas avoir à pâtir de l’austérité. Qu’elle n’est pas pour eux parce qu’ils sont plus intelligents, ont plus de revenus, ont mieux réussi de la « valetaille » etc...

                L’austérité commence, certes, par toucher ceux qui sont les plus nombreux et souvent les plus faibles. C’est à dire le petit peuple. Mais quand plus personne ne peut payer quoi que ce soit parce qu’il est au chômage (non rémunéré bien sûr) ou que son salaire est si bas qu’il ne peut que se contenter de survivre après une journée de 10 à 12 heures de travail 6 jours sur 7... Ceux qui se croyaient à l’abri se retrouvent aussi dans la merde... et la boule de neige n’arrête plus d’enfler et de toucher tous les secteurs. Même, et surtout, les artisans et petits commerçants... Puis viennent les grosses enseignes qui ne font plus de chiffre...

                En Grèce, même les pharmaciens ferment... par manque de médicaments (les labos pharmaceutiques ont cessé l’approvisionnement par défaut de payement du gouvernement) et de clients...

                L’Islande a eu raison de ne pas payer pour les banques. Les banques sont des établissements privés qui ont pris des risques privés et ont perdu ! Les spéculateurs qui étaient dans ces banques étaient bien contents quand ils faisaient tout un tas d’argent à l’aide de ces spéculations, ils pensaient sûrement pas partager leurs gains à ce moment là !... La banque perd, ils perdent et c’est normal !

                Personne n’aurait l’idée d’aller demander à un état de lui rembourser son billet de loto parce qu’il a perdu !

                On ne voit pas pourquoi on devrait soutenir ces établissements ! Au nom de quoi ? Ils vous soutiennent vous quand vous avez des problèmes d’argent ? Qui n’a pas eu d’agios à la con pour un dépassement de 1 ou 2 euros (je parle pas de découvert autorisé). Qui ne s’est pas vu retirer 20 à 30 euros pour un chèque qui est passé juste un jours plus tôt que prévu et s’est retrouvé impayé alors que la banque savait très bien que le salaire allait tomber le lendemain ?... Et il faudrait les aider parce qu’ils ont misé tout un tas de fric et l’on perdu ? Ben non !

                Les imbéciles, c’est nous ! Et la grande finance rigole bien qui a, une fois de plus, privatisé les gains au profits des actionnaires et mutualisé les pertes au détriment de tous !

                Quand à dire qu’on doit payer ses dettes quand on en a... Pas d’accord quand ces dettes ne servent qu’à renflouer des banquiers voyous ! L’Etat n’avait pas à s’endetter en notre nom pour ça !!!

                Qu’une banque se casse la gueule... Et alors ? Il y en a eu d’autres et le monde tourne toujours ! C’est ces pourris qui nous font croire que c’est la fin du monde s’ils disparaissent... Ils prêchent pour leur paroisse et c’est un peu normal non ? Mais on est pas obligés de les croire sur parole !

                Finalement, je pense que l’austérité sera une très bonne chose : cela montrera à tous ceux qui croient faire partie du trains des nantis intouchables que la grande finance se fiche autant d’eux que des petits et ne les considère que comme des pantins à utiliser pour assurer leurs positions... Elle n’a aucunement l’intention de les privilégier ! Ils plongeront comme les autres !

                Et ils seront encore plus à plaindre que les petits parce que, eux, ils n’auront absolument pas l’habitude de tirer le diable par la queue et ne seront absolument pas prêts à le faire smiley


                • lloreen 13 octobre 2012 15:49

                  Ils sont tellement manipulés mentalement qu’ils rabâchent bêtement ce qu’ils entendent à la radio, voient à la télévision et lisent dans la presse.
                  En oubliant (ou en ignorant, ce qui est encore pire...) que tous ces médias sont dans les mains mêmes de ceux qui financent leur esclavagistes.


                • Richard Schneider Richard Schneider 13 octobre 2012 17:11

                  kane 85,

                  Excellent Post. Il est toutefois remarquable d’observer que le FMI félicite les Islandais, bien que ces derniers aient fait l’inverse des habituels recommandations de cet organisme ultra-libéral !

                • julius 1ER 13 octobre 2012 19:07

                  Citizen « Kane »85, rien à redire si ce n’est qu’ encore une fois il faut expliquer comment une dette privée peut devenir publique ! ou l’on s’aperçoit encore et encore que la majorité des gens ne savent pas comment fonctionne cette dette et comment on a déjà payé 1700 milliards d’intérêts(pour la France ) et que cette dette n’est pas soldée ?????


                • sirocco sirocco 13 octobre 2012 20:15

                  Qu’ils proviennent des banques, des grandes entreprises ou de l’Etat, les déficits sont toujours publics et les bénéfices toujours privés. C’est la grande loi du capitalisme libéral.


                • alinea Alinea 14 octobre 2012 13:30

                  Très beau message Kane !


                  Et que dira-ton à propos de l’Islande ? Que c’est un petit pays, qui n’a pas de problème d’énergie grâce à la géothermie, et qu’il est loin de tout ?
                  Oui, et alors : prendre exemple, tirer la leçon, c’est une preuve d’intelligence.
                  On doit en manquer par ici dans le sud !

                • picpic 14 octobre 2012 19:26

                  Sachez chères Français que les agios et tous ces fameux frais bancaires dont je lis souvent l’existence dans votre pays, n’existent pas en Belgique.
                  Nos banques fonctionnent exactement de la même manière, sauf qu’apparement, elles nous volent largement moins.


                • lloreen 13 octobre 2012 15:46

                  Je rappelle, à tout hasard, que les français ont voté NON au traité de Lisbonne à 56%.

                  Par conséquent, tout ce qui en découle est absolument illégitime puisque contraire à la volonté des français.


                  • Romain Desbois 14 octobre 2012 02:42

                    répéter un mensonge n’en fait pas une vérité


                    • alinea Alinea 14 octobre 2012 13:41

                      merci pour ce lien très intéressant lloreen.


                    • lloreen 13 octobre 2012 16:27

                      Après que ces banques privées aient perdu leurs milliards, elles veulent se renflouer sur les deniers publics, c’est à dire qu’elles veulent exactement appliquer en France les recettes que les islandais ont refusées.
                      Serions-nous plus stupides que les islandais ?

                      Ces banques privées sont DEJA en faillite.C’est la raison pour laquelle ces escrocs pédalent à la vitesse V pour voter (de façon totalement illégitime puisqu’ils ne représentent qu’eux-mêmes !) des lois hallucinantes comme ce MES qui leur donnerait un statut qui n’existe pas : celui de s’exclure du champ d’application de la loi !


                      • Romain Desbois 14 octobre 2012 14:11

                        lloren

                        Oui vous avez raison , c’est exactement ça.

                        Heu ...... rappelez moi dans quelle banque vous êtes déjà ?

                        Il faut peut-être passer de la théorie à la pratique.


                      • Le péripate Le péripate 13 octobre 2012 18:15

                        L’Islande est avec l’Australie le seul pays d’occident a avoir amélioré son indice de liberté économique en 2012. C’est donc assez savoureux de voir un universitaire marxiste spécialiste des dictatures tropicales revisiter l’histoire pour s’approprier les bons résultats d’un pays qui a su renouer avec la liberté d’entreprendre.

                        Enfin le principal c’est d’être content.


                        • foufouille foufouille 13 octobre 2012 19:02

                          trop drole
                          ils ont pas paye la dette fictive de tes potes


                        • trobador 14 octobre 2012 00:06

                          @ Le péripate


                          Mais les marxistes ne sont pas contre la liberté d’entreprendre de foutre les banquiers au trou, ou plus si affinité. Le principal c’est des’en débarasser.

                        • Le péripate Le péripate 14 octobre 2012 09:54

                          Si vous êtes content mieux.

                           smiley

                        • trobador 14 octobre 2012 14:40

                          @ le péripate


                          ’ Si vous êtes content mieux. ’
                          Humour de maternelle avec syntaxe foireuse - et il est est con tant de lui l’abruti.

                        • Le péripate Le péripate 15 octobre 2012 09:33

                          Je me mets à votre niveau, ça devrait vous être agréable, non ?


                        • Peretz1 Peretz1 13 octobre 2012 20:54

                          Quand on a sa propre monnaie, tout est possible. Supposons la même chose en France : on ferait la queue pour essayer d’avoir un peu d’argent disponible dès qu’on saurait que les banques vont faire faillite. Or elles n’ont que 8 % de réserve par rapport à la masse de monnaie dont elles disposent (notre argent). Donc c’est la panique. Mais si elles sont nationalisées et que l’Etat a le pouvoir de battre monnaie, tout change. Moralité, sortons de l’Euro.


                          • Romain Desbois 14 octobre 2012 02:46

                            en cas de faillite d’une banque l’état français garantie les comptes jusqu’à 100 000 euros par banque !

                            Donc arrêter de faire peur pour rien.

                            Et si vous n’êtes content de votre banque, vous pouvez en changer.

                            Si tous les français avaient quitter leur banque pourries, il y longtemps quele problème aurait été réglé.

                            C’est un peu fort de gueuler contre les banskters et avoir un compte chez eux.

                            bande de faux -culs, hypocrites !!


                          • alinea Alinea 14 octobre 2012 13:44

                            Romain Desbois : c’est pas facile d’entrer à la NEF ; si vous avez le mode d’emploi, faites-le moi savoir !

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